Missionaires d'Afrique

L’APPEL


Nairobi, 11-17 septembre 2005. Compte rendu de la réunion des animateurs vocationnels d’Afrique Orientale et d’Afrique Australe avec les formateurs de 1ère étape d’Arusha, Jinja et Adigrat.

Faire connaître
la vocation MAfr

Éthiopie.
La ‘vocation missionnaire’ est quelque chose de nouveau dans ce pays de tradition orthodoxe et monastique. Il faut du temps pour la faire connaître. Nous avons deux étudiants en théologie, deux en stage et cinq doivent commencer l’année spirituelle à Kasama. Six candidats sont avec nous en 1ère étape. Vu l’immensité du pays, nous avons besoin que tous les MAfr vivant en Éthiopie soient des animateurs vocationnels.


G. à dr.: Aloysius Beebwa (Ethiopie) Emmanuel Adeboa (Kenya), Julian Kasiya (Malawi), Patrick Bataille (Zambie), Remi Vande Walle (Modérateur), Phelim Malumo (South Africa), Martin Wullobayi (Soudan), John Gould (Jinja), Marc Nsanzurwimo (Zambie), Jean-Pierre Roth (Adigrat), Erasto Shayo (Arusha), Adelard Munishi (Tanzanie), Don Anderson (Provincial TKS) et Venerato Deus Babaine (Ouganda).

Kenya.
Nous venons de célébrer l’ordination de Patrick Odhiambo. La dernière ordination d’un Kenyan remontait à huit ans. C’est l’ouest du pays qui nous fournit des candidats alors que les confrères vivent dans l’est, à Nairobi. Quand des jeunes nous écrivent, l’animateur vocationnel leur envoie un formulaire à remplir. Ils nous communiquent leur C.V., et quelques renseignements personnels. Pendant les vacances qui suivent, nous organisons un séminaire d’une semaine pour tous les aspirants. La plupart de nos candidats kenians y ont participé au moins deux fois. Ceux qui ont le niveau scolaire requis (C+) et que nous jugeons aptes sont invités à des rencontres complémentaires. Nous leur présentons la Mission, la Société des Missionnaires d’Afrique, son histoire et son charisme. Nous y prions et discutons de sujets qui touchent à la foi, au sida, à la sexualité, au discernement d’une vocation et à la vie de communauté.

Après cette expérience, ceux qui sont choisis entrent en 1ère étape de formation. Quelques-uns ont déjà de l’expérience de travail avec nous dans le projet pour enfants de la rue de la paroisse South B de Nairobi. Les confrères nous aident ainsi à rencontrer les aspirants. Quatre MAfr composent le comité de sélection des aspirants. Nous sommes en contact avec les prêtres et religieux des paroisses, avec l’association des animateurs vocationnels du Kenya. Cette association a produit un dépliant People of Courage (Des gens courageux). Nous avons fait imprimer notre dépliant Youth for Africa (Jeunesse pour l’Afrique). Ainsi, nous rejoignons plus d’aspirants potentiels. Une bonne partie de notre temps est consacré aux visites des familles et des paroisses.

Malawi.
La mission d’un animateur vocationnel le conduit à visiter les écoles et les paroisses et à entrer en contact avec les aspirants. L’animateur organise des réunions et prépare une rencontre qui dure trois mois avec les jeunes décidés à entrer en première étape de formation. Trois confrères y participent en donnant une introduction à la culture, à la bible, au français, à la Société et à la connaissance du Cardinal Lavigerie. Nous parlons aussi de la prière, de questions sociales et de la façon de se comporter en société.

Nous entretenons aussi de bonnes relations avec des candidats qui nous ont quittés pour les soutenir dans leur vie chrétienne, et leur montrer que les MAfr sont fiers d’avoir cheminé avec eux. L’an dernier, après 13 ans d’attente un Malawite a été ordonné prêtre dans notre Société. Nous avons deux étudiants en théologie, un en stage et 14 en philosophie. Dans l’avenir, nous voulons intensifier notre collaboration avec les équipes diocésaires de vocations. Nous pensons que plus de confrères pourraient nous aider pour la session de trois mois. L’animateur vocationnel est aussi responsable des stagiaires.

Afrique du Sud.
Nous n’avons pas encore de service vocationnel structuré puisque la nomination d’un animateur vocationnel ne date que d’un an. Une équipe travaille avec lui. Chacune de nos communautés doit s’occuper de promouvoir les vocations MAfr. Actuellement nous recevons des demandes d’aspirants originaires d’Afrique du Sud et du Lesotho. Nous les rejoignons par des visites dans les familles, par le courrier et par des dépliants. Nous faisons de la publicité dans Southern Cross, un magazine catholique. Nous pensons à un site internet. Nous travaillons en collaboration avec d’autres animateurs vocationnels et avec le clergé diocésain. Jusqu’à maintenant seul un candidat a poursuivi jusqu’au stage, au Nigeria.

Soudan.
C’est dans le diocèse de Khartoum que nous faisons de l’animation vocationnelle. Un confrère s’en occupe à plein temps, soutenu par les autres MAfr du Soudan. Les aspirants qui s’intéressent à nous viennent des familles du Sud, ‘déplacées’ et établies dans la capitale. Beaucoup ont abandonné l’école secondaire. Très peu on commencé l’université. Quelques grands séminaristes ont manifesté de l’intérêt pour notre vocation. Nous avons publié un livret en arabe (la version anglaise est en préparation). Cela nous aide à rejoindre des aspirants dans les écoles, les paroisses et autres lieux où les jeunes se rencontrent. Nous préparons les aspirants pendant un an en offrant des sessions, des retraites et un cours d’anglais de trois mois. Ensuite, ils peuvent rejoindre un centre diocésain de formation spirituelle et humaine ou encore vivre une expérience dans une de nos communautés. Quand ils sont jugés prêts, nous demandons leur admission en 1ère étape.

Tanzanie.
L’animation vocationnelle pour la mission se fait surtout en visitant les écoles où l’on pense trouver de futurs aspirants (surtout les écoles de niveau A - A level schools). Plusieurs évêques ne sont pas très favorables à ce que nous visitions leurs petits séminaires. Nous faisons des sessions d’animation en collaboration avec d’autres instituts religieux à Dar es Salaam, Arusha et Tanga. Nous aimerions en organiser en d’autres villes. Notre bulletin VIWAMI présente des renseignements sur les MAfr aux étudiants des universités et des écoles secondaires. Ils peuvent ensuite venir nous visiter et nous rencontrer lors de sessions ‘Come and See’ (‘Viens et vois’) organisées chaque année en novembre et décembre. Des aspirants trouvent alors l’occasion de se décider sur leur avenir. Fin juillet et pendant le mois d’août, des cours préparatoires sont offerts aux aspirants choisis pour demander l’entrée en 1ère étape. Plusieurs confrères de Dar es Salaam et d’ailleurs coopèrent avec notre projet d’animation vocationnelle. Six candidats sont en théologie, quatre en stage, deux au noviciat et 12 en philosophie.

Ouganda.
Le travail d’animateur vocationnel (‘vocation director’) a plusieurs volets. Habitant au Centre vocationnel Mapeera, l’animateur organise des rencontres pour les aspirants qui ont atteint ou dépassé le niveau scolaire A (A level). Seuls les aspirants de bon niveau scolaire et ayant suivi deux sessions Come and See sont présentés pour continuer comme candidats MAfr.

Les aspirants recoivent une formation à la vie de communauté, à la prière, à la bible, à la spiritualité et à l’histoire des MAfr. Pendant ces rencontres, nous apprenons à connaître les aspirants. Ceux qui nous paraissent sérieux dans leur démarche sont invités à une session plus longue. C’est alors qu’on fait un bilan de santé et que les documents de voyage sont préparés. L’animateur vocationnel a aussi soin d’aller rencontrer les familles de nos aspirants, les aumôniers, les prêtres des paroisses et les animateurs diocésains des vocations. L’animateur vocationnel voudrait inviter des laïcs et d’autres religieux à animer nos aspirants. Il voudrait réveiller la fibre missionnaire des aspirants. Il aimerait leur faire rencontrer un orientateur professionnel. Il aimerait faire connaitre les MAfr dans des diocèses où la Société ne travaille pas. Les candidats ont aussi besoin d’assimiler leur propre culture. Il faudrait également travailler plus étroitement en collaboration avec l’Ugarwa (Uganda Association of Religious Vocation Animators). L’animateur vocationnel est aussi le coordinateur des stagiaires MAfr.

Zambie.
Deux confrères travaillent à plein temps pour appeler des jeunes à se joindre à la Société. Ils travaillent en collaboration avec un confrère désigné dans chacun des sept diocèses (sur dix) du pays où nous sommes. Avec l’aide de prêtres et de religeux, l’animateur fait connaître notre vocation dans les paroisses et des établissements scolaires. Nous y distribuons des dépliants publicitaires et nous faisons paraître le bulletin Present deux fois par année. L’animateur visite les familles des étudiants et des confrères zambiens au moins une fois par année.

Les rencontres Come and See préparent les aspirants à une session de trois mois où toutes les matières utiles à la croissance humaine et sprirituelle sont présentées. Comme beaucoup d’aspirants et de candidats ont quitté la Société, cela semble nous donner une image négative et constitue un défi pour l’avenir de l’animation vocationnelle.


Martin Wullobayi et Marc Nsanzurwimo



 


Missionaries of Africa

The Call

Report on the meeting of Vocation Promoters of Eastern-Southern Africa with formators of Arusha, Jinja and Adigrat Formation Centres, Nairobi, 11-17 September 2005.

Promoting
MAfr vocations

Ethiopia.
Considering that we are in an Orthodox and monastic country, our type of missionary life will take time to be known. Two students are in Theology, two are on pastoral and community experience, five are about to start the Spiritual Year in Kasama, Zambia, and six are in the First Phase. Vocation work is a collective responsibility, which will be enhanced by contacts across this huge country.


L. to r.: Aloysius Beebwa (Ethiopia) Emmanuel Adeboa (Kenya), Julian Kasiya (Malawi), Patrick Bataille (Zambia), Remi Vande Walle (Facilitator), Phelim Malumo (South Africa), Martin Wullobayi (Sudan), John Gould (Jinja), Marc Nsanzurwimo (Zambia), Jean-Pierre Roth (Adigrat), Erasto Shayo (Arusha), Adelard Munishi (Tanzania), Don Anderson (Provincial TKS) and Venerato Deus Babaine (Uganda).

Kenya.
We were very happy to celebrate the ordination of Patrick Odhiambo, the first after eight years. Most of our vocations continue to come from the Western part of the country, though our confreres work in Nairobi. When applicants write, the Vocation Director sends a form to fill with their history and other personal data. Then he organises a weeklong session during school holidays. Most candidates attend such sessions for about two years. Those who meet the academic requirements (C+), and are judged suitable, are invited for extra sessions. Topics covered include Mission, the Society of the Missionaries of Africa, its history and charism, prayer and faith issues, HIV/AIDS and sexuality, discernment of vocations and community living.

After this experience, those who are selected continue to the First Phase. Some of them make their experience in the street children project based in South B Parish. Confreres are eager to help in many ways. Four of us form an ad hoc selection and presentation committee for applicants to the First Phase. Contacts with priests and Religious, networking with the Association of Vocation Directors are an important aspect of the Vocation Promoter ministry. This group has produced a leaflet called People of Courage. Together with the Society’s Youth for Africa leaflet, we reach out to more potential applicants. Finally, visiting families and parishes is a prime feature of vocation promotion in Kenya.

Malawi.
The mission of the Vocation Promoter consists in visiting schools and parishes making contacts with applicants. He organises meetings and prepares a three-month programme for prospective candidates. He also makes contacts with former students of the Missionaries of Africa in order to try to bring them together and to assure them that they are pillars of Christian communities wherever they are and that the Society is proud of them.

Three confreres help him in the teaching of subjects like introduction to culture, Bible, French, the Society and its Founder, ‘Training for Transformation’ and issues on society, prayer and etiquette. Another Malawian was ordained last year, thirteen years after the last one. Malawi has two students in Theology, one on ‘stage’, and 14 in Philosophy. Plans for the future include working in collaboration with diocesan teams and involving more confreres in the three-month programme. The vocation promoter is also responsible for stagiaires.

South Africa.
This ministry is not yet structured, because it is only last year that the Sector Council took the decision to have a full-time Vocation Promoter and a vocation team to work with him. Vocation promotion is a priority for each of our communities. We receive candidates qualified for university from both Lesotho and South Africa. We reach out to them by visiting their families and through correspondence and pamphlets. We also advertise in the Southern Cross, a national Catholic magazine. Soon we will create a website. We intend to develop collaboration with other Vocation Promoters and the local clergy. So far, we have one candidate doing his missionary experience in Nigeria.

Sudan.
Vocation promotion is concentrated around the Archdiocese of Khartoum. One confrere is fully involved in promotion. He appreciates help from other confreres. Most of our candidates are displaced Southerners living in the capital city. Most are secondary school leavers; a few come from universities, while some join us from the Major Seminary. One booklet in Arabic (an English version is in preparation) helps us to reach out to candidates in schools, parishes and other youth gathering places. A one-year programme to prepare them for the First Phase includes seminars, recollections, and three-month English courses. Then they are either sent to the Diocesan Spiritual Centre for a year of human and spiritual formation or something is organised for them within our community. Finally a select committee recommends and presents them to the First Phase.

Tanzania.
Vocation and missionary promotion is mainly done through visiting schools that are most promising, especially at A-level. Some bishops discourage contact with minor seminaries. Seminars are organised in collaboration with other Congregations in Dar es Salaam, Arusha and Tanga. We have agreed to extend workshops to other parts of the country. Our Newsletter VIWAMI provides more information about the Society to university, college and other students. The Residential Stay or ‘Come and See’ Session takes place from November to December. It helps the candidates to decide on their future. At the end of the July-August Preparatory Course, candidates are selected for the First Phase. There is considerable support, cooperation from other confreres in and around Dar es Salaam. 6 Students are in Theology, 4 on ‘stage’, 2 in the Novitiate and 12 in Philosophy.

Uganda.
The work of the Vocation Director at Mapeera Vocation Centre has many aspects. He organises sessions for applicants in A-level and above. The Vocation Director accepts a candidate only if he has fulfilled the academic qualifications required and has attended two ‘Come and See’ Sessions.

Applicants are introduced to: community life, prayer, Bible, Missionary of Africa history and spirituality. During the Session applicants are interviewed. Serious candidates are invited to a ‘long session’, during which medical tests are carried out and travel documents arranged.

The Vocation Director also goes upcountry to visit the families of applicants and contact chaplains, parish priests and diocesan Vocation Directors. The Vocation Director intends to face the following challenges:

Invite laypeople and other religious leaders to give Sessions to applicants; create more missionary awareness; invite someone for career guidance.
Develop an approach where there is no Missionary of Africa.
Help people get in touch with their culture. Work closely with ‘Uganda and Religious Vocation Animators’ group UDARVA. The Vocation Director is also the stagiaires’ coordinator.

Zambia.
Two confreres are full-time in this ministry. They work in collaboration with confreres who are contact persons in seven out of ten dioceses in the country. Elsewhere, promotion in parishes, and learning institutions is carried out through other partners including priests and Religious. In both cases pamphlets are used, as well as PRESENT, a twice-yearly newsletter. We pay a visit to the family of each student and confrere at least once a year.

After about a year of contact, ‘Come and See Week’ prepares applicants in their final year of secondary school or those with results by way of a three-month course. The staff or invited confreres and other resources persons teach the following courses: Jesus, missionary vocation, Lavigerie and the Church in Africa. Prayer life and the Eucharist, self-knowledge, human growth, our way of life, encounter and culture, Evangelical Counsels, Christian Doctrine and English. Challenges include a very high number of dropouts, affecting negatively the image of the Society.


Martin Wullobayi and Marc Nsanzurwimo