Les 100 ans du
Père Jean Berteaux



Pour le féliciter: un petit mail par l'intermédiaire du Secrétariat Provincial : mafr.secr.prov@belgacom.net
 


BENEDICTION du PAPE JEAN-PAUL II



FELICITATIONS
 
 
du SUPERIEUR GENERAL


des CONFRERES

 





DE TOUT CŒUR ...


...MERCI !

Présentation du Centenaire

par le Père Provincial

Jean Berteaux est né à Thuin dans le diocèse de Tournai, le 31 août 1904. Il y a donc 100 ans jour pour jour.

C'est en 1922 que Jean terminait ses humanités modernes au collège épiscopal de Leuze. Il avait 17 ans.
Ce n'est pourtant qu'en août 1925 qu'il sollicitait officiellement son admission en philosophie chez les Pères Blancs. Que s'était-il passé ? En 1924, une année plus tôt, Jean avait écrit au Provincial : "Ces deux dernières années, j'ai étudié les éléments du latin à la maison avec l'aide de mon père, médecin". Je m'étais toujours demandé pourquoi Jean était plus âgé que d'autres confrères de son année d'ordination, comme le Père Reginald Endriatis ici présent. J'ai enfin trouvé la réponse : c'était une question de latin !

Voici les étapes de sa formation :
- Philosophie à Boechout
- Noviciat à Maison Carrée
- Théologie, de 1928 à 1932, à Heverlee, où il fut ordonné prêtre le 29 juin 1932.

Après avoir accompli ce qui tenait lieu de service militaire à cette époque, Jean s'embarqua à Marseille, le 27 septembre 1933.
Arrivé au Rwanda, il s'initia au travail missionnaire et à la langue, le kinyarwanda, à Kaduha, paroisse en fondation. Il se rappelle encore tous les détails de leur installation rudimentaire dans les montagnes de Kaduha. Deux ans plus tard on le trouve à Kigali, qui n'avait encore rien à voir avec la ville que nous connaissons maintenant.
En 1937 il est nommé au centre du pays, dans la capitale royale de Nyanza. L'année suivante il en devient le Supérieur. Et de ce temps-là, chez les Pères Blancs, un Supérieur était un Supérieur. La taille n'y changeait rien ! En 1940, Supérieur à Shangi, puis à Mbirizi, dans le sud-ouest du pays, dans ce qui deviendra plus tard le diocèse de Cyangugu.

En 1946, premier congé en Europe, après 13 ans de mission.

Après son congé et la Grande Retraite, comme on disait de ce temps-là, Jean passa dans les paroisses de Kansi et de Kabgayi, où se trouvait la résidence de l'évêque, Monseigneur Déprimoz. Jean y était professeur au Petit Séminaire ; il enseignait entre autres les mathématiques. Suivent alors Save, de nouveau Mibirizi et Kaduha. Plus tard encore on le retrouvera à Cyahinda, à Muyunzwe... Je me rappelle de Jean et de sa 2CV qu'il chargeait patiemment lors de chaque départ en succursale, le mardi ; il ne revenait à la paroisse que le dimanche après les messes.

La population l'appréciait. "Il est frappant, écrivait un Régional du Rwanda, que dans les missions où il est passé, les gens parlent encore de lui : ils l'aiment beaucoup, parce qu'il est très doux, et toujours à leur service".

Son dernier poste au Rwanda fut Rwaza, où il passa 11 ans. Chaque missionnaire, outre son travail pastoral, a des œuvres de développement à son actif. Je ne sais pas si le Père Berteaux a beaucoup construit. Ce que je sais c'est qu'avec les gens il a tracé des kilomètres et des kilomètres de routes. Ainsi, à Rwaza, lors du génocide en 1994, les Sœurs Carmélites ont pu être évacuées de justesse grâce à une route tracée et réalisée par le père Jean Berteaux.

Jean a quitté le Rwanda le 20 juillet 1988.
Après un bref passage à Kain, il s'installa à Lobbes où il s'occupait de sa sœur. Il y fut très apprécié par les Sœurs de la Visitation chez qui il célébrait la messe tous les jours.

Depuis le mois d'août 2002, le "Sint-Jozefrustoord" d'Evere a la chance de le compter parmi ses habitants, aimable, tranquille et effacé, avec son beau sourire d'homme et de prêtre heureux.

Tout cela mérite bien une belle messe d'action de grâce et une petite fête !

Jef Vleugels, Evere 31 août 2004
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