A la Maison Généralice à Rome à 17h
Messe à la mémoire de Louis Blondel et de Gian Battista Maffi
28 - 01 - 2010

Tambour qui annonce la mort, photos du Cardinal Lavigerie, blé  richesse d'une vie donnée, Livre des constiturions et du chapitre 2004, photos et rosaires symbole des peres blancs, dessin de l'Afrique lieu d'apostolat,  et la bible
At the Generalate in Rome at 5.00 pm
Mass in remembrance of Louis Blondel and Gian Battista Maffi



Messe Présidée par le cardinal Jean-Louis Tauran,
président du Conseil Pontifical pour le Dialogue interreligieux.
Concélébrants principaux : Père Gérard Chabanon Supérieur Général et Michele Vezzoli Assitant Econome Général
Etaient aussi présents son Excellence, Monsieur l'Ambassadeur de France près le Saint Siège
et son épouse, Madame de Laboullaye,
ainsi que plusieurs représentants de congrégations religieuses et missionnaires.
Environ 100 personnes étaient présentes
Voir résumé de la célébration en français ci-dessous and In English (below)

6 Vidéos

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1 Entrée . 2 Vie de L. Blondel . 3 Vie de G.B. Maffi . 4 Rosaires sur les photos . 5 Par Lui... 6 Sancta Maria Final
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Texte sur la vie de Louis Blondel en français par Gérard Chabanon
Texte sur la vie de Gian Battista Maffi en italien par Michele Vezzoli

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Lectures - Readings
Romains 8, 31-39
Ps. 131
Jean 12, 23-26


De gauche à roite P Gérard Chabanon, Cardinal Jean-Louis Tauran, Michele Vezzoli

. Devant Mr l'ambassadeur et son épouse

. . .
Assistante Générale of the Sisters of the Holy Union .
First Reading by Sr Helen Meehan, Gospel by Georges Jacques


Homélie du cardinal en français et en italien

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Jeudi soir, le 28 janvier, les Missionnaires d'Afrique ont célébré une messe en mémoire de deux de leurs confrères décédés de mort violente et brutale aux mois de décembre et janvier. La célébration eucharistique a eu lieu à la Maison généralice des Missionnaires d'Afrique et était présidée par le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil Pontifical pour le Dialogue interreligieux. Étaient aussi présents son Excellence, Monsieur l'Ambassadeur de France près le Saint Siège et son épouse, Madame de Laboullaye, ainsi que plusieurs représentants de congrégations religieuses et missionnaires.

Les Pères Louis Blondel, Français, et Gian-Battista Maffi, Italien, sont décédés de mort violente et brutale. Le Père Blondel est décédé à l'âge de 70 ans, dont 44 de vie missionnaire essentiellement en Tanzanie, où il avait enseigné la philosophie pendant une quinzaine d'année, et en Afrique du Sud, depuis 1987. Il a été tué d'une balle en plein cœur par de petits voleurs qui se sont introduits dans la résidence où il habitait dans la nuit de dimanche 6 décembre 2009 au lundi. Il travaillait depuis plusieurs années auprès des plus pauvres. Il avait fondé " Cordis ", un centre comme ceux d'Emmaüs, et avait beaucoup travaillé au développement d'Orange Farm, une autre immense township de Johannesburg.

Le Père Gian-Battista Maffi, quant à lui, a péri dans les flammes qui ont dévasté la bibliothèque de l'Institut des Belles Lettres Arabes (IBLA), en Tunisie, le 5 janvier dernier. Nous ne connaissons toujours pas la cause de l'incendie, la police et les pompiers n'ayant pas terminé leur enquête. Le Père Maffi avait 54 ans, dont 26 de vie missionnaire au Mali, en Italie et en Tunisie. Rappelons que la bibliothèque de l'IBLA est une bibliothèque prestigieuse, à tel point que le Président de la Tunisie, M. Zine El Abidine Ben Ali, a ordonné d'apporter toute l'aide nécessaire en vue de restaurer le fonds de la bibliothèque en livres et ouvrages, de remplacer les titres tunisiens détruits en recourant au fonds du ministère, et de contribuer au réaménagement du siège de la bibliothèque et de sa rénovation. Ce geste témoigne des liens profonds de respects et d'amitié qui se sont créés au cours des années entre chrétiens et musulmans de ce pays.

Au cours de la messe célébrée à la mémoire de ces deux hommes qui avaient consacré leur vie pour l'Afrique et le monde africain, Le Père Gérard Chabanon, Supérieur général des Missionnaires d'Afrique, a rappelé le parcours missionnaire du Père Louis Blondel avec qui il avait vécu en Tanzanie, et le Père Michele Vezzoli, celui du Père Gian-Battista Maffi qui avait étudié au PISAI, à Rome, avant d'aller rejoindre ses confrères en Tunisie.

" Louis était un leader né. C'est l'expression que l'on trouve dans les appréciations de ses professeurs quand il était étudiant en théologie à Londres. Il avait cette capacité d'analyser rapidement une situation, d'en mesurer les risques et de prendre la bonne décision. Avec lui on se sentait en sécurité.

C'était aussi un homme d'action qui avait trouvé en Afrique du Sud, et en particulier dans les bidonvilles qui entourent Johannesburg, un terrain propice. Mais il ne bâtissait pas pour son propre plaisir. Ce qu'il faisait, c'était pour les jeunes et en particulier les jeunes défavorisés. Il était convaincu qu'en offrant à ces jeunes une éducation formelle, une formation technique ou informatique, on pouvait les aider vraiment à affronter l'avenir.

Pour accomplir cette mission, Louis Blondel avait su associer à ses projets un grand nombre de personnes, d'associations, de groupes industriels, en particulier dans la communauté française de Johannesburg, comme l'a bien souligné Mr. Bernard Kouchner, Ministre des Affaires Étrangères et Européennes, dans sa lettre de condoléances.

" Le P. Blondel est mort tragiquement, écrit Mgr George Francis Daniel, ancien Archevêque de Pretoria, et pourtant c'était un martyre car, comme l'ont signalé les médias, il a fait de grandes choses pour les pauvres. Nous sommes fiers de lui. "
Après le temps de la douleur, termine le Père Chabanon, c'est bien ce sentiment de fierté que nous partageons aujourd'hui. "

A propos du Père Gian-Battista Maffi, le Père Michele Vezzolo dit : " La mort tragique de Gian-Battista pourrait nous faire penser qu'il s'est trouvé au mauvais endroit, au mauvais moment. Mais je suis convaincu qu'il a donné sa vie pour la Mission. En effet, il se trouvait là où l'appelait sa vocation missionnaire. Il était à Tunis, dans la bibliothèque de l'IBLA, au service du dialogue avec nos frères musulmans. Il n'était pas un héros, il n'a pas voulu faire quelque chose d'extraordinaire, il n'a pas parcouru mers et montagnes pour convertir des peuples entiers. Mais il a vécu la mission qui lui était confiée par le Père : Gian-Battista a cherché à promouvoir le dialogue dans l'amour afin que le bon grain puisse fleurir et empêcher la zizanie de pousser.

On pourrait penser que la mort est venue anéantir son œuvre. Mais, connaissant Gian-Battista, je m'imagine volontiers qu'au Paradis, il continue à intervenir pour la cause dans laquelle il a cru. Sa mort a été une tragédie, mais je suis sûr qu'un jour nous verrons que cette mort a porté un grand fruit parce que la passion est toujours suivie de la résurrection. "

Le cardinal Jean-Louis Tauran a débuté son homélie par ces mots : " C'est une joie pour moi de pouvoir signifier par ma présence la solidarité spirituelle du Saint Père et de ses collaborateurs à l'égard des Missionnaires d'Afrique qui ont été éprouvés par la disparition des Pères Louis Blondel et Gian-Battista Maffi ".

Il ajoute : "Qui pourra nous séparer de l'amour du Christ ? - demandait saint Paul - Rien ! ". Les Pères Blondel et Maffi en étaient convaincus, à tel point qu'ils ont voulu consacrer leur vie à faire connaître autour d'eux cette Lumière, qui est plus qu'une lumière, qui est un bonheur : le bonheur de se savoir aimé par un Dieu qui est le Dieu de la vie.

Ils ont offert leur propre vie pour ceux qui étaient loin ou pour ceux qui croyaient autrement. Comme le grain jeté en terre, dans la discrétion et l'humilité, ils ont voulu être une présence croyante et amie, ils se sont efforcés de favoriser un échange de dons, avant tout spirituels, entre l'Afrique et Rome, entre Nord et Sud, entre juifs, chrétiens et musulmans. Et de cela nous devons rendre grâce à Dieu parce que nous croyons fermement que ce qu'ils ont semé germera, " grâce à Celui qui nous a aimé, le Ressuscité qui, aujourd'hui, à la droite de Dieu, intercède pour nous ".
Il termine en disant : En pensant à ce que les Pères Blondel et Maffi ont été pour nous et pour Dieu, un sentiment de grande sérénité doit remplir nos cœurs… "

Rédigé par Jacques Poirier M.Afr.

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MEMORIAL MASS AT THE MISSIONARIES OF AFRICA

On Thursday evening the 28th January 2010, the Missionaries of Africa offered Mass in memory of two of their number who died a violent and brutal death in December and January. The celebration of the Eucharist took place at the Generalate of the Missionaries of Africa. His Eminence Cardinal Jean-Louis Tauran, President of the Pontifical Council for Interreligious Dialogue was the Main Celebrant. His Excellency the Ambassador of France to the Holy See attended with Madame de Laboullaye, his wife, along with several representatives of Religious and Missionary Congregations.

Fathers Louis Blondel, French, and Gian-Battista Maffi, Italian, died a violent and brutal death. Father Blondel died at the age of 70, of which 44 of missionary life mainly in Tanzania, where he taught philosophy for about fifteen years; he had been in South Africa since 1987. In the night of Sunday to Monday the 6th December 2009, he was shot through the heart by young thieves who forced an entry into the house where he lived. For several years, he worked among the poorest of the poor. He founded 'Cordis', a centre like those of 'Emmaus' and had worked a great deal in development at Orange Farm, an immense township of Johannesburg.

Father Gian-Battista Maffi perished in the flames that devastated the library of the Institut des Belles Lettres Arabes (IBLA), in Tunisia, on the 5th January 2010. We still do not know the cause of the fire; the police and fire officers have not yet completed their investigations. The IBLA Library is renowned, to such an extent that Mr. Zine El Abidine Ben Ali, President of Tunisia, ordered every assistance to be given in view of restoring the library's assets in books and publications, replacing the destroyed Tunisian titles from the Ministry's reserves and contributing to the reconstruction of the central administration of the library and its renovation. This gesture bears testimony to the close bonds of respect and friendship that have been created over the years between Christians and Muslims in this country.

During the Mass offered in memory of these two men who had consecrated their lives for Africa and the African world, Father Gérard Chabanon, Superior General of the Missionaries of Africa, recalled the missionary journey of Father Louis Blondel, with whom he had lived in Tanzania. Likewise, Father Michele Vezzoli spoke in memory of Father Gian-Battista Maffi, who had studied at the PISAI, Rome, before going to join his fellow-missionaries in Tunisia.

'Louis is a born leader.' This expression is found in the evaluation of his professors when he was a student in theology at London. He had this aptitude of swiftly analysing a situation, calculating the risks and making the right decision. You could feel safe with him.

He was also a man of action who had found in South Africa, and in particular in the slums surrounding Johannesburg, a fertile soil for his energies. However, he did not build for his own sake. What he did was for young people and in particular for underprivileged youth. He was convinced that by offering formal education, technical and computer training to these young people, they could be equipped to face the future properly.

To achieve this mission, Louis Blondel knew how to associate a large number of people, associations, and industrial groups to his projects. In particular, they came from the French community of Johannesburg, as aptly underlined by Mr. Bernard Kouchner, the French Minister of Foreign and European Affairs, in his letter of condolences.

Emeritus Archbishop George Francis Daniel of Pretoria, wrote, 'Fr. Louis Blondel died tragically and yet it was a martyrdom, because the secular media listed the great things he did for the poor. We are proud of him.'

'After the period of grief', concluded Father Chabanon, 'it is precisely this feeling of taking pride in him that we share today.'

Concerning Father Gian-Battista Maffi, Father Michele Vezzoli said, 'The tragic death of Gian-Battista could make us think that he was in the wrong place at the wrong time. However, I am convinced that he gave his life for the Mission. Indeed, he was where his missionary vocation called him to be. He was in Tunis, at the IBLA Library, at the service of dialogue with our Muslim brothers. He was not a hero, he did not intend to do anything extraordinary, and he did not cross seas and mountains to convert entire populations. Nevertheless, he lived the Mission that was entrusted to him by the Father. Gian-Battista sought to promote dialogue in love, so that good seed would flourish and prevent the weeds from growing.

We could imagine that death came to wipe out his work. On the contrary, knowing Gian-Battista, I can readily picture him in Paradise, continuing to intervene on behalf of the cause in which he believed. His death was a tragedy, but I am sure that one day we will see that his death brought great results, because after the Passion comes Resurrection

Cardinal Jean-Louis Tauran began his homily with theses words: 'It is a joy for me to be able to represent by my presence the spiritual solidarity of the Holy Father and his co-operators towards the Missionaries of Africa, who have been sorely tried by the loss of Fathers Louis Blondel and Gian-Battista Maffi.

He added, 'Who can separate us from the love of Christ?' - Saint Paul asked. - 'Nothing!' Fathers Blondel and Maffi were convinced of it to such a degree that they sought to consecrate their lives to making this Light visible around them - which is more than a light, it is a joy: the joy of knowing we are loved by a God who is the God of life.

They offered their own lives for those who were distant or for those who believed otherwise. Like the seed scattered on the soil in discretion and humility, they sought to be a faith-filled and benign presence; they gave their all to promote an exchange of gifts, primarily spiritual, between Africa and Rome, between North and South, between Jews, Christians and Muslims. Moreover, for this, we need to give thanks to God because we firmly believe that what they planted will bloom, 'thanks to Him who loved us - he rose from the dead, and there, at God's right hand, he stands and pleads for us.'

In conclusion, he said, 'In consideration of what Fathers Blondel and Maffi were for us and for God, a prevailing sense of serenity should fill our hearts…'

Translated by Donald MacLeod M.Afr.

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