Centenaire de l'évangélisation de Lubumbashi au Congo
1910 - 2010
Ouverture des célébrations le 2 décembre 2007
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La cathédrale Sts Pierre et Paul de Lubumbashi
par Placide Lubamba M.Afr.
Les chrétiens de Lubumbashi se préparent à célébrer le premier centenaire d'évangélisation de leur archidiocèse en 2010. C'est par une lettre adressée à tous les fidèles que Mgr Floribert SongaSonga, archevêque de Lubumbashi, a ouvert le dimanche 02 décembre 07, premier dimanche de l'Avent, les célébrations de ce grand événement qui s'étalent sur trois années.
Lettre de Mgr l'archevêque
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L'archevêque de Lubumbashi dans l'église Ste Bernadette lors de la messe du 14 octobre:
à sa droite, Jo Deneckere et Antoine Dembele, à sa gauche Placide Lubamba.
Chers frères et surs, chers diocésains,
Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ Il nous a bénis, il nous a choisis, il nous a délivrés, il nous a fait connaître son projet : nous réunir tous sous un seul chef, le Christ (cf. Ep 1, 3-10).
D'ici un peu moins de trois ans, nous allons célébrer le 1er centenaire de l'arrivée des premiers missionnaires catholiques chez nous. C'est en effet en septembre 1910 que les premiers bénédictins, guidés par Mgr de Hemptinne, arrivaient à Elisabethville par le premier train venant du sud. Ils seront suivis l'année suivante par les premiers salésiens, ensuite par les Surs de la Charité et progressivement par de nombreux missionnaires, religieux et religieuses de différentes congrégations, membres d'instituts séculiers et laïcaux, prêtres fidei donum, etc.
C'est de toutes ces personnes, quels qu'aient été leurs qualités ou leurs défauts, que le Père s'est servi pour nous faire parvenir la bonne nouvelle de son Fils Jésus. Depuis bientôt 100 ans, l'Evangile est annoncé chez nous, le sacrifice de l'Eucharistie est célébré sur notre terre, le témoignage de l'amour chrétien est visible sous nos yeux.
Vous comprenez qu'un centenaire de cette portée mérite d'être célébré avec joie et reconnaissance, et doit être préparé soigneusement. C'est pour cela que je demande à toutes les paroisses et à toutes les communautés ecclésiales d'entrer dans le chemin des célébrations du 1er centenaire de notre archidiocèse, dès le dimanche 2 décembre, premier dimanche de l'Avent d'une nouvelle année liturgique.
Pour les trois ans qui nous séparent encore de la date du Centenaire et de sa célébration, je propose le programme suivant.
L'année 2007-2008, la première du triennal qui nous prépare aux célébrations de ce grand anniversaire, est consacrée à l'analyse de la situation, à un regard jeté sur notre passé et sur notre présent, qui puisse nous aider à mieux projeter l'avenir, car le travail de l'évangélisation est loin d'être terminé.
La deuxième année 2008-2009 nous permettra de regarder notre vie à la lumière de la Parole de Dieu. En octobre 2008, la XIIe Assemblée Générale du Synode des Evêques portera justement sur " La Parole de Dieu dans la vie et la mission de l'Eglise ".
La troisième année 2009-2010, qui culminera avec la célébration du centenaire (autour du 15 août 2010), sera orientée vers la poursuite de la mission d'évangélisation.
Dans l'Instruction Nouvelle évangélisation et catéchèse dans la perspective de l'Eglise Famille de Dieu en Afrique, publiée à l'aube du 3e millénaire, les Evêques de la RDC ont déjà indiqué les trois étapes idéales de toute évaluation (cf.n° 59-101) :
1° Reconnaître les lumières, les grâces, les grandes choses que Dieu a faites pour nous au cours de ces 100 ans ;
2° Reconnaître aussi les ombres, confesser les faiblesses du travail des évangélisateurs et de la réponse des fidèles aux exigences de l'Evangile ;
3° S'engager dans une nouvelle évangélisation en profondeur, faite de conversion personnelle et de recherche de nouvelles formes d'apostolat, dans le but de ''faire de l'homme évangélisé un homme nouveau, en vue de transformer le monde dans lequel il vit et y rendre le règne de Dieu présent'' ( Nouvelle évangélisation , n° 92).
Concrètement, au-delà de tout triomphalisme, les célébrations du Centenaire nous invitent à faire une analyse sérieuse de la qualité de notre vie chrétienne.
Je fais mienne la question que mon prédécesseur, Mgr Kabanga, lançait aux chrétiens de Lubumbashi il y a plus de 30 ans, dans sa lettre Je suis un homme : " Comment se fait-il que les églises se remplissent de plus en plus, que le nombre des chrétiens augmente tous les jours, et que notre présence ait si peu d'influence sur la vie sociale ? "
Et je me permets de vous adresser à vous, chers diocésains, les réflexions que j'adressais en 1993 aux chrétiens de Kolwezi, dont j'étais alors le Pasteur : " Nous ne sommes pas vraiment chrétiens, parce que nous ne sommes pas réellement convertis à Dieu et à Jésus-Christ. En fait, notre christianisme, notre foi est seulement en surface, comme du vernis. Ils sont (très) peu nombreux, ceux qui sont réellement chrétiens ; ceux qui sont vraiment convertis à Dieu et à Jésus-Christ. Mais la majorité des chrétiens, chez nous, nous sommes évidemment baptisés ; nous croyons en Dieu, allons à l'église et recevons les sacrements.
Cependant, notre foi n'étant pas profondément enracinée, nous nous laissons très facilement balloter, et souvent nous continuons à subir très profondément l'influence néfaste du paganisme, l'influence mauvaise de nos anciennes pratiques et croyances ancestrales( ) Notre foi maque de racines profondes. Elle n'a pas encore pleinement saisi, elle n'a pas encore imprégné, elle n'a pas encore profondément transformé notre personne, notre être profond ; de telle sorte que tout, en nous : notre pensée, notre action, notre volonté, notre comportement, nos relations familiales, sociales, professionnelles et religieuses, bref, que toute notre vie soit profondément marquée et influencée par les principes chrétiens et évangéliques. " ( Message pascal, Kolwezi, 11 avril 1993).
Ces questions et ces réflexions sont encore actuelles, la façon dont nous avons vécu les récentes élections peut les confirmer. Elles ne doivent pas nous décourager. Au contraire, la reconnaissance de notre faiblesse doit nous pousser à une prière plus vraie et à un engagement renouvelé, basé sur la foi en la présence du Christ dans notre vie et dans notre histoire.
C'est Lui qui nous envoie : " Allez vous aussi à ma vigne " (Mt 20, 4.7). Avec le Christ, levons-nous et bâtissons notre Eglise, notre société, notre vie.
Chers frères et surs, chers diocésains,
Par cette lettre, que les prêtres liront et commenteront dans les messes du 2 décembre 2007, j'ouvre officiellement le chemin des célébrations du 1er centenaire de notre Archidiocèse.
Je vous invite dès maintenant à partager l'action de grâces et de confiance de Saint Paul, le grand missionnaire dont nous allons bientôt célébrer le 2e millénaire de naissance : " A celui qui peut, par sa puissance qui agit en nous, faire au-delà, infiniment au-delà de ce que nous demandons et concevons, à lui la gloire dans l'Eglise et en Jésus Christ, pour toutes les générations, au siècle des siècles. Amen. " (Ep 3, 20-21).
Je vous bénis de tout cur.
Lubumbashi, le 25 novembre 2007
+ Floribert SongaSonga
Archevêque de Lubumbashi* * *
Clôture officielle, à Lubumbashi, du procès de canonisation
de la Bienheureuse Bonifacia Rodriguez De CastroLa salle de l'archevêché de Lubumbashi a abrité le tribunal d'exception qui s'est penché sur une guérison présumée attribuée à l'intercession de la Bienheureuse Bonifacia Rodriguez De Castro, fondatrice des Surs Servantes de Saint Joseph. Le miraculé, M.Bavon Kasongo a témoigné. Tombé gravement malade en 2003 à Kayeye , une localité située dans le diocèse de Kamina au Katanga, alors qu' il exerçait son commerce, il avait été accueilli dans un hôpital tenu par les Surs Servantes de St Joseph. Son état ne cessait de se détériorer, et selon le médecin qui le soignait il n'en avait plus qu'un ou deux jours pour avaler son extrait de naissance.
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Les membres du tribunal pour le procès de la
guérison présumée miraculeuse de Bavon Kasongo.C'est ainsi qu'une religieuse des Surs Servantes de St Joseph lui remit une médaille de la Bienheureuse Bonifacia et lui proposa de prier en demandant à celle-ci de lui obtenir la guérison. Et à la grande surprise des médecins et de tout le monde, il s'en trouva guéri d'une manière inexpliquée scientifiquement et se mit à témoigner. Pour la petite histoire, ce miraculé est membre de l'Eglise Néo-Apostolique ! C'est grâce à l'intercession de la Fondatrice des Surs Servantes de St Joseph que ce miracle a été obtenu.
A la demande de la congrégation des causes des saints, l'archevêque de Lubumbashi, Mgr Floribert SongaSonga, a constitué un tribunal d'exception constitué d'un juge délégué, d'un promoteur de justice, d'un notaire, de la postulatrice de la cause, de deux médecins experts dont l'un est venu de Rome. Il y a eu aussi huit témoins assermentés, deux témoins d'office, ainsi que la documentation clinique de Bavon Kasongo.
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Vue de l'assemblée à la clôture du procès
Ouvert le mercredi 31 octobre 2007, ce procès a été clôturé le mardi 04 décembre 2007 par le vicaire général du diocèse, Mgr Denis Moto, qui représentant l'archevêque qui faisait sa retraite chez les bénédictins de Kiswishi. Les actes du procès ont été soigneusement fermés et scellés. Le tribunal a remi à l'archevêque les originaux. Deux copies authentiques ont été envoyées à Rome, à la congrégation chargée des causes des saints.
Placide Lubamba