Addis-Abeba Le 8 septembre 2007
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Conseil Plénier 5
Toutes nos réflexions et nos discussions de ce vendredi de la première semaine ont porté sur le thème de la RENCONTRE. Dans la première séance de travail, Raphaël Deillon a repris cette question " Rencontre et Dialogue " à partir de la session de Bamako d'avril 2007. ( réservé M.Afr.) Il a souligné l'existence d'une certaine résistance envers cette question de la rencontre, notamment avec l'islam. C'est pourquoi, dans les discussions en petits groupes, les membres du Conseil Plénier ont réfléchi sur cette résistance pour en chercher les causes ou les racines.
Les racines de cette résistance sont diverses. Elle peut venir de l'éducation familiale, de notre histoire personnelle, de l'influence que nous subissons par la présentation qui nous est faite de l'islam dans les médias, des généralisations faites à partir de quelques expériences malheureuses. Il y a aussi la formation théologique reçue de l'annonce de la Bonne Nouvelle où n'étaient pas compris la rencontre et le dialogue interreligieux, etc
La formation au dialogue en milieu musulman est exigeante et peut faire peur à certains. Il a été demandé aux maisons de formation de bien voir à ce que la formation donnée aux candidats les prépare à la rencontre avec les non-chrétiens : non seulement avec l'islam, mais aussi avec les religions traditionnelles et les nouveaux mouvements religieux.
Les membres du CP ont aussi affirmé très fortement que la rencontre interreligieuse fait partie de notre charisme missionnaire. Et, pour des raisons historiques, la rencontre avec l'islam est un aspect de notre charisme de la Société. Plusieurs jeunes, aujourd'hui, sont convaincus de l'importance du dialogue et sont heureux de vivre dans des pays à majorité musulmane.
Au cours de l'après-midi, avec l'aide de Richard Baawobr, nous avons poursuivi notre réflexion sur la rencontre, mais cette fois-ci, avec les Religions Traditionnelles Africaines (RTA) et avec les Nouveaux Mouvements Religieux (NMR). Richard nous dit que " la plupart d'entre nous, Missionnaires d'Afrique, nous apprécions le travail remarquable qui a été fait par les pionniers dans le domaine de l'inculturation et les efforts fournis par tous pour bien apprendre la langue et la culture ".
Aujourd'hui, plus qu'hier peut-être, on respecte les coutumes et les objets de foi des gens que nous rencontrons. Pourtant les RTA et les NMR ne sont pas souvent considérés comme de véritables partenaires d'un vrai dialogue. Le problème, tel que le suggèrent certains confrères, réside dans le fait que, en tant que missionnaires, notre action principale a été et reste encore, probablement pour certains, de convertir les adeptes des RTA et de récupérer les chrétiens qui ont rejoint les NMR, plutôt que de dialoguer avec eux. Il est nécessaire de s'entendre sur ce qu'on veut dire par dialogue avec les RTA et les NMR.
Aujourd'hui est offerte une formation pour une meilleure appréciation de la culture et de son apport indispensable pour une évangélisation en profondeur.
Dans les petits groupes, puis ensuite en assemblée plénière, les membres du Conseil Plénier ont partagé sur deux questions qui nous ont été proposées :
1. Que pouvons-nous proposer aux confrères soucieux d'approfondir leur connaissance des RTA et d'acquérir une approche pastorale appropriée?
2. Qu'est-ce qui se fait dans votre Province au sujet de la formation, de l'information et de l'action pastorale concernant les NMR? Que peut-on faire pour mieux tendre vers une attitude pastorale de dialogue et de respect mutuel?
Comme vous le voyez, pratiquement toute la première semaine a porté sur la Rencontre et le Dialogue interreligieux. Cela a donné lieu à des échanges fructueux et permis de faire plusieurs suggestions pour que cette Rencontre et ce Dialogue soient mieux compris par tous et mieux intégrés dans notre mission de tous les jours.
Salutations fraternelles de tous les membres du Conseil Plénier
Michel Carbonneau M.Afr.
Le samedi, 8 septembre 2007
Addis-Ababa 8th September 2007
Plenary Council 5
All our reflections and discussions on this Friday of the first week were about the topic of ENCOUNTER. In the first working session, Raphaël Deillon took up 'Encounter and Dialogue' from the Bamako session of April 2007.(intranet) He underscored the presence of a certain resistance towards this issue of encounter, notably relating to Islam. For this reason, in the small group discussions, the members of the General Council reflected on this resistance, in order to uncover its causes or sources.
This resistance has a variety of origins. It can come from family upbringing, personal history, or the influence we underwent when Islam was presented to us in the media, in generalisations from unfortunate experiences. There is also theological training received relative to the proclamation of the Good News, in which understanding interreligious encounter and dialogue was not included, etc. Training for dialogue in a Muslim environment is demanding and can be frightening for some.
The houses of Formation were asked to ascertain carefully that the training given to candidates prepares them for encounter with non-Christians, not only Islam, but also traditional religions and new religious movements.
The members of the PC very strongly asserted in addition that interreligious encounter is part of our missionary charism. Moreover, for historical reasons, encounter with Islam is an aspect of our Society's charism. Several of our young members today are convinced of the importance of dialogue and are happy to live in Muslim-majority countries.
In the course of the afternoon, with the help of Richard Baawobr, we continued our reflection on Encounter, but this time with African Traditional Religions (ATR) and with New Religious Movements (NRM).
Richard told us, 'Most of us as Missionaries of Africa appreciate the remarkable work achieved by the pioneers in the area of inculturation and the efforts expended by all to learn the language and culture.' Today, perhaps more than before, we respect the customs and items of the belief systems of the people we meet. Nevertheless, ATR and NRM are not often considered as genuine partners in dialogue proper. The problem, as suggested by some confreres, lies in that as missionaries, our main activity was and probably for some still is to convert adepts of ATR and to rescue Christians who had joined NRM, rather than dialogue with them. It is crucial to understand what we mean by dialogue with ATR and NRM. Today, there is a training offered for a better appreciation of culture and its indispensable contribution towards in-depth evangelisation.
In small groups and then in plenary assembly, the members of the Plenary Council shared on these two questions proposed:
1. What can we offer to confreres concerned to deepen their understanding of ATR and to acquiring an appropriate pastoral approach?
2. What is being done in your Province concerning training, information and pastoral activity relative to NRM? What can be done to gravitate towards a pastoral attitude of dialogue and mutual respect ?
As you see, practically the whole of the first week was about Interreligious Encounter and Dialogue. It gave rise to a rewarding interchange and generated several suggestions for a better understanding and integration of Encounter and Dialogue into our everyday mission.
Fraternal greetings from all the members of the Plenary Council.
Addis Ababa, Ethiopia,
Saturday 8 September 2007
Michel Carbonneau, MAfr.
Translation Fr Donald MacLeod