Relations et dialogue avec les Chrétiens d'Orient.
Les relations et l'expérience que Lavigerie avait acquit auprès
les Chrétiens d'Orient, au cours de sa visite au Liban et
en Syrie, développèrent en lui un respect et un
grand amour envers non seulement la population mais également
envers leurs traditions chrétiennes et religieuses qui selon
lui devaient être préservées et protégées
de la politique de latinisation qui était courante en ce temps-là.
Aussi
lorsque se présenta l'occasion de recevoir la charge de l'église
Sainte Anne de Jérusalem, Lavigerie vit là une occasion
providentielle pouvoir mettre en pratique son désir de lutter
contre la latinisation des Églises d'Orient. La première
équipe partit le 14 Septembre 1878. Dans une de ses instructions
aux missionnaires, il écrivit :
Votre objectif doit être, non pas de convertir les Orientaux
au latinisme, mais bien de devenir vous-mêmes orientaux, selon
l'esprit de Saint Paul qui s'est fait tout à tous en vue
de tous les sauver (1 Cor.9;22).
Notre présence en
Éthiopie, depuis 1967, suit les mêmes principes
à l'égard de l'église Orthodoxe 'Tewahido', selon
les instructions de Lavigerie aux missionnaires de Jérusalem.
Le Concile Plénier qui se tint à Addis-Abeba, en 2007,
fut un autre geste envers notre engagement envers les Chrétiens
Éthiopiens.
Rencontre et dialogue cuménique en Afrique Sud-saharienne.
A la différence de nos confrères de Jérusalem,
les rencontres entre les missionnaires pionniers et leurs homologues
protestants, en
Afrique
sud-saharienne, furent le plus souvent empruntes d'un esprit de suspicion
et de compétition.
Cependant, des expériences magnifiques dans l'esprit de l'cuménisme,
eurent lieu entre ces deux groupes de missionnaires et leurs disciples.
L'un des plus beaux et des plus stimulants témoignages cuméniques
connu en Afrique est celui des Martyrs Ougandais. C'est ensemble que
les chrétiens catholiques et protestants furent condamnés
à être brûlés vifs sur le bûcher de
Namugongo (Nakiyanja) le 3 Juin 1886. Ils étaient au nombres
de 26, dont treize de chaque groupe.
Notre réponse à l'appel du second Concile cuménique
du Vatican.
Les Missionnaires d'Afrique ont répondu positivement à
l'esprit de ce concile. Le Chapitre Général de 1967,
un Chapitre de
renouvèlement
(Aggiornamento ) en accord avec les enseignements du Concile, présenta
le sujet par ces mots:
"Pour un missionnaire, l'activité cuménique
est d'abord d'établir une coordination basée sur l'entente
fraternelle avec les autres membres de la famille chrétienne,
qui comme lui ont pour intention d'annoncer le Christ et son évangile.
Nous devrions nous efforcer de promouvoir, avec eux, le témoignage
de notre foi chrétienne et aussi de collaborer dans les domaines
de l'éducation, de la moralité, les questions sociales
et culturelles, la connaissance et les arts." (§ 322)
Depuis ce temps plusieurs de nos confrères se sont investis
dans la formation et l'animation de communautés chrétiennes
catholiques à des niveaux différents, afin de les rendre
capables de s'impliquer dans des rencontres et des dialogues cuméniques.
Certains on même collaboré avec le
'Conseil Général des Églises' (WCC) tandis
que d'autres sont membres de Sociétés Bibliques cuméniques
nationales ou régionales chargées de la traduction de
la Bible en langues locales.