Nouvelles du 24 -01- 2008
Texte Pris sur le site AGENCE FIDES

VATICAN - Message du Pape Benoît XVI pour la Journée du Malade: « L’Eucharistie, Lourdes, et le soin pastoral des malades »

Rome (Agence Fides) - « L’Eucharistie, Lourdes, et le soin des malades » est le thème du Message du Saint-Père, le Pape Benoît XVI, pour la XVI° Journée du Malade, le 11 février prochain, fête de Notre-Dame de Lourdes. Comme l’explique le Saint-Père, le thème a été choisi en rappelant deux événements importants pour la vie de l’Eglise, qui se célèbrent cette année : le 150° anniversaire des Apparitions de la Sainte Vierge à Lourdes, et le Congrès Eucharistique International à Québec au Canada. « De cette manière, une occasion est ainsi offerte pour considérer le lien étroit qui existe entre le Mystère Eucharistique, le rôle de Marie dans le projet salvifique, et la réalité de la douleur et de la souffrance de l’homme ».

Le 150° anniversaire des apparitions de Lourdes nous invite à tourner notre regard vers la Sainte Vierge qui « est modèle d’abandon total à la volonté de Dieu » : « méditer sur l’Immaculée Conception de Marie, c’est donc se laisser attirer par le ‘oui’ qu’il l’a unie de manière admirable à la Mission du Christ, Rédempteur de l’humanité ; c’est se laisser prendre par Elle et guider par la main, pour prononcer à notre propre tout le ‘fiat’ à la volonté de Dieu avec toute l’existence entrelacée de joies et de tristesses, d’espérances et de déceptions, dans la conscience que les épreuves, la douleur et la souffrance rendent riche de sens notre pèlerinage sur la terre… On ne peut pas contempler Marie sans être attirés par le Christ, et on ne peut regarder vers le Christ sans remarquer aussitôt la présence de Marie ». Ce lien inséparable entre la Mère et le fils, nous le sentons « de manière mystérieuse, dans le Sacrement de l’Eucharistie », et ce lien « s’étend à l’Eglise, Corps Mystique du Christ ».

Jean Paul II a appelé Marie « la Femme eucharistique » par toute sa vie ; pour cela, à Lourdes, « au culte de la Bienheureuse Vierge Marie s’unit un rappel fort et constant de l’Eucharistie ». Les malades qui vont à Lourdes en pèlerins, et les volontaires qui les accompagnent, aident à réfléchir « sur la prévenance maternelle et tendre que la Vierge manifeste envers la douleur et la souffrance de l’homme… Marie souffre avec ceux qui sont dans l’épreuve, elle espère avec eux, et est leur réconfort en les soutenant par son aide maternelle ».

Le Message aborde aussi le prochain Congrès Eucharistique International qui « sera une occasion pour adorer Jésus-Christ présent dans le Sacrement de l’Autel, pour nous confier à Lui comme à une Espérance qui ne déçoit pas, à L’accueillir comme médicament de l’immortalité qui guérit le physique et l’esprit ». Le thème du Congrès, « L’eucharistie Don de Dieu pour la vie du monde », souligne combien « l’Eucharistie est le don de son propre Fils unique, Incarné et Crucifié, que le Père fait au monde. C’est Lui qui nous rassemble autour de la Table Eucharistique, en suscitant chez ses disciples une attention pleine d’amour pour ceux qui souffrent et pour les malades, dans lesquels la communauté chrétienne reconnaît le visage de son Seigneur ». Le Pape invite donc les fidèles à s’engager au service de leurs frères, et en particulier de ceux qui sont en difficulté, « parce que la vocation de chaque chrétien est vraiment d’être, avec Jésus, le pain rompu pour la vie du monde ».

Dans la partie finale le Pape Benoît XVI déclare que « c’est dans l’Eucharistie précisément que la pastorale de la santé doit puiser la force spirituelle nécessaire pour aider de manière efficace l’homme, et à l’aider à comprendre la valeur salvifique de sa propre souffrance » ; et il conclut en soulignant que « la douleur, accueillie avec foi, devient la porte pour entrer dans le mystère de la souffrance rédemptrice de Jésus, et pour parvenir avec Lui, à la paix et au bonheur de sa Résurrection ». Enfin, le Saint-Père souhaite que la Journée Mondiale du Malade « soit une occasion pour souligner l’importance de la Sainte Messe, de l’Adoration Eucharistique et du culte de l’Eucharistie, en faisant en sorte que les Chapelles dans les Centres sanitaires deviennent un coeur vivant où Jésus s’offre sans cesse au Père pour la vie de l’humanité…, et qu’elle soit aussi une circonstance propice pour demander de manière spéciale la protection maternelle de Marie sur tous ceux qui sont éprouvés par la maladie, sur les agents sanitaires et sur les responsables de la pastorale sanitaire ».
(Agence Fides, 23 janvier 2008)

Texte complet

Message du Saint-Père Benoît XVI à l’occasion de la XVIème Journée mondiale du Malade
11 février 2008

Chers frères et sœurs,

1. Le 11 février, fête de Notre Dame de Lourdes, est célébrée la Journée mondiale du Malade, occasion propice pour réfléchir sur le sens de la douleur et sur le devoir chrétien de l’assumer dans quelque circonstance qu’elle se présente. Cette année, cette célébration significative est liée à deux événements importants pour la vie de l’Église, comme on peut déjà le comprendre par le thème choisi : « L’Eucharistie, Lourdes et la sollicitude pastorale des malades » : le 150e anniversaire des apparitions de l’Immaculée à Lourdes et la célébration du Congrès eucharistique international à Québec, au Canada. De cette manière est offerte une occasion particulière de considérer la relation étroite entre le mystère eucharistique, le rôle de Marie dans le plan du salut et la réalité de la douleur et de la souffrance de l’homme.

Les 150 ans des apparitions de Lourdes nous invitent à tourner le regard vers la Vierge sainte, dont l’immaculée conception constitue le don sublime et gratuit de Dieu à une femme afin qu’elle pût adhérer pleinement aux desseins divins avec une foi ferme et inébranlable, malgré les épreuves et les souffrances qu’elle aurait dû affronter. Voilà pourquoi Marie est le modèle de l’abandon total à la volonté de Dieu : elle a accueilli le Verbe éternel dans son cœur et l’a conçu dans son sein virginal ; elle a eu confiance en Dieu et, l’âme transpercée d’une épée de douleur (cf. Lc 2,35), elle n’a pas hésité à partager la passion de son Fils, en renouvelant sur le Calvaire, au pied de la croix, le « oui » de l’annonciation. Méditer sur l’immaculée conception de Marie signifie donc se laisser attirer par le « oui » qui l’a unie admirablement à la mission du Christ, rédempteur de l’humanité ; c’est se laisser prendre par la main et guider par elle, pour prononcer à son tour le « fiat » à la volonté de Dieu, avec toute l’existence traversée de joies et de tristesses, d’espérances et de déceptions, en sachant que les épreuves, la douleur et la souffrance enrichissent le sens de notre pèlerinage sur la terre.

2. On ne peut contempler Marie sans être attiré par le Christ et on ne peut regarder le Christ sans percevoir immédiatement la présence de Marie. Il y a un lien inséparable entre la Mère et le Fils engendré dans son sein par l’œuvre de l’Esprit Saint, et ce lien nous le sentons, de manière mystérieuse, dans le sacrement de l’eucharistie, comme les Pères de l’Église et les théologiens l’ont mis en lumière dès les premiers siècles. « La chair née de Marie, venant de l’Esprit Saint, est le pain descendu du ciel », déclare saint Hilaire de Poitiers, tandis que dans le Sacramentaire de Bergame» du IXème siècle, nous lisons : « Son sein a fait mûrir un fruit, un pain qui nous a rempli du don angélique. Marie a rendu au salut ce qu’Ève avait détruit par sa faute ». Saint Pierre Damien observe ensuite : « Ce corps que la bienheureuse Vierge a engendré, a nourri dans son sein avec une sollicitude maternelle, ce corps dis-je, celui-là et pas un autre, nous le recevons à présent du saint autel et nous en buvons le sang comme sacrement de notre rédemption. Voilà ce que croit la foi catholique, ce qu’enseigne fidèlement la sainte Église ». Le lien de la Vierge sainte avec le Fils, agneau immolé qui enlève les péchés du monde, s’étend à l’Église, corps mystique du Christ. Marie, observe le Serviteur de Dieu Jean-Paul II, est « femme eucharistique » à travers toute sa vie et l’Église, la considérant comme son modèle, « est appelée à l’imiter également dans son rapport avec ce très saint mystère » (Ecclesia de Eucharistia, 53). Dans cette optique, on comprend encore mieux pourquoi à Lourdes, au culte de la bienheureuse Vierge Marie est associé un rappel fort et constant à l’eucharistie par des célébrations eucharistiques quotidiennes, par l’adoration du saint sacrement et la bénédiction des malades, qui constitue un des temps les plus forts de la halte des pèlerins près de la grotte de Massabielle.

La présence à Lourdes de nombreux pèlerins malades et de bénévoles qui les accompagnent aide à réfléchir sur la bienveillance maternelle et tendre que manifeste la Vierge envers la douleur et la souffrance de l’homme. Associée au sacrifice du Christ, Marie, Mater Dolorosa, qui, au pied de la croix souffre avec son divin Fils, est particulièrement proche de la communauté chrétienne qui se rassemble autour de ses membres souffrants, qui portent les signes de la passion du Seigneur. Marie souffre avec ceux qui sont dans l’épreuve, elle espère avec eux et est leur réconfort en les soutenant de son aide maternelle. Et n’est-il pas vrai que l’expérience spirituelle de tant de malades incite à comprendre toujours plus que « le divin Rédempteur veut pénétrer dans l’âme de toute personne qui souffre, par l’intermédiaire du cœur de sa très sainte Mère, prémices et sommet de tous les rachetés ? » (Jean-Paul II, Salvifici doloris, 26).

3. Si Lourdes nous conduit à méditer sur l’amour maternel de la Vierge immaculée pour ses enfants malades et pour ceux qui souffrent, le prochain Congrès eucharistique international sera l’occasion d’adorer Jésus-Christ présent dans le sacrement de l’autel, de nous confier à lui comme l’espérance qui ne déçoit pas, de l’accueillir comme remède de l’immortalité qui guérit le corps et l’esprit. Jésus-Christ a racheté le monde par sa souffrance, par sa mort et sa résurrection et il a voulu rester avec nous comme « pain de la vie » dans notre pèlerinage terrestre. « L’Eucharistie don de Dieu pour la vie du monde » : tel est le thème du Congrès eucharistique qui souligne que l’eucharistie est le don, que le Père fait au monde, de son Fils unique, incarné et crucifié. C’est lui qui nous réunit autour de la table eucharistique, en suscitant chez ses disciples une attention bienveillante envers les malades et ceux qui souffrent; eux en qui, la communauté chrétienne reconnaît le visage du Seigneur. Comme je l’ai souligné dans l’exhortation apostolique post-synodale Sacramentum caritatis, « nos communautés, quand elles célèbrent l’eucharistie, doivent prendre toujours plus conscience que le sacrifice du Christ est pour tous, et que l’eucharistie presse alors toute personne qui croit en lui de se faire pain rompu pour les autres » (n.88). Ainsi, nous sommes encouragés à nous engager personnellement à servir nos frères, surtout ceux qui sont en difficulté, puisque la vocation de tout chrétien est d’être vraiment, avec Jésus, pain rompu pour la vie du monde.

4. Il apparaît donc clairement que la pastorale de la santé doit puiser dans l’eucharistie la force spirituelle nécessaire pour secourir efficacement l’homme et l’aider à comprendre la valeur salvifique de sa souffrance. Comme l’écrivit le Serviteur de Dieu Jean-Paul II dans la lettre apostolique déjà citée Salvifici doloris, l’Église voit dans les frères et les sœurs qui souffrent un sujet multiple de la force surnaturelle du Christ (cf. n.27). Uni mystérieusement au Christ, l’homme qui souffre avec amour et abandon docile à la volonté divine devient offrande vivante pour le salut du monde. Mon prédécesseur bien-aimé déclarait encore que «plus l’homme est menacé par le péché, plus sont lourdes les structures du péché que le monde actuel porte en lui-même, et plus est éloquente la souffrance humaine en elle-même. Et plus aussi l’Église éprouve le besoin de recourir à la valeur des souffrances humaines pour le salut du monde» (ibid.). Donc, si à Québec, on contemple le mystère de l’eucharistie don de Dieu pour la vie du monde, lors de la Journée mondiale du Malade, dans un parallélisme spirituel idéal, non seulement on célèbre la participation effective de la souffrance humaine à l’œuvre salvifique de Dieu, mais dans un certain sens, on peut bénéficier également des précieux fruits promis à ceux qui croient. Ainsi, la douleur acceptée avec foi devient la porte pour entrer dans le mystère de la souffrance rédemptrice de Jésus et pour atteindre avec lui la paix et le bonheur de sa résurrection.

5. Tandis que j’adresse mon salut cordial à tous les malades et à ceux qui en prennent soin de diverses manières, j’invite les communautés diocésaines et paroissiales à célébrer la prochaine Journée mondiale du Malade en mettant pleinement en valeur l’heureuse coïncidence entre le 150e anniversaire des apparitions de Notre Dame à Lourdes et le Congrès eucharistique international. Que ce soit l’occasion de souligner l’importance de la messe, de l’adoration eucharistique et du culte de l’eucharistie, en faisant en sorte que les chapelles dans les centres de santé deviennent le cœur battant où Jésus s’offre sans cesse au Père, pour la vie de l’humanité. De même, la distribution de l’eucharistie aux malades, effectuée avec respect et esprit de prière, est un véritable réconfort pour ceux qui souffrent et sont atteints de toute forme de maladie.

En outre, que la prochaine Journée mondiale du Malade soit une circonstance propice pour invoquer de manière spéciale la protection maternelle de Marie sur tous ceux qui sont éprouvés par la maladie, sur les personnels de santé et sur les ministres de la pastorale de la santé. Je pense plus particulièrement aux prêtres engagés dans ce domaine, aux religieuses et aux religieux, aux bénévoles et à quiconque s’occupe de servir avec beaucoup de dévouement, dans le corps et l’âme, les malades et les nécessiteux. Je les confie tous à Marie, Mère de Dieu et notre Mère, immaculée conception. Qu’elle aide chacun à témoigner que la seule réponse valable à la douleur et à la souffrance humaine est le Christ, qui en ressuscitant a vaincu la mort et nous a donné la vie qui n’a pas de fin. Avec ces sentiments, j’envoie de grand cœur à tous une bénédiction apostolique spéciale.

Du Vatican, le 11 janvier 2008.

http://www.healthpastoral.org/text.php?cid=454&sec=5&docid=138&lang=fr



FIDES AGENCY

24-01-2008

VATICAN - The Pope's Message for the World Day of the Sick: “The Eucharist, Lourdes and pastoral care of the sick ”

Vatican City (Agenzia Fides) - “The Eucharist, Lourdes and pastoral care of the sick” is the theme of Pope Benedict XVI's Message for the 16th Day of the Sick to be celebrated on 11 February, feast-day of Our Lady of Lourdes. The Holy Father explains that the theme was chosen in view of two important recurrences this year in the life of the Church: the 150th anniversary of the apparitions of Immaculate Mary at Lourdes in France and the 49th International Eucharistic Congress which will be celebrated in Quebec, Canada. “This provides a singular opportunity to consider the close bond which exists between the Eucharistic Mystery, the role of Mary in God's plan for salvation and the reality of human pain and suffering” the Pope writes in his message.
The 150the anniversary of the apparitions in Lourdes invite us to look to the Blessed Virgin “an example total docility to the will of God”: “to meditate on the Immaculate Conception of Mary is to let ourselves be captivated by that 'yes' which united her in a wonderful way to the mission of Christ, the redeemer of humanity; to let ourselves be guided by Her, to pronounce our own ‘fiat’ to the will of God with our whole life interwoven with joys and sadness, hope and disappointment, aware that trials, pain and suffering make our pilgrimage on earth rich in meaning”. The Pope recalls that “we cannot contemplate Mary without being drawn to Jesus and we cannot look to Christ without sensing immediately the presence of Mary”. This inseparable bond between Mother and Son we sense, “in a mysterious manner in the Sacrament of the Eucharist”, and this bond “extends to the Church, the mystical Body of Christ ”.

John Paul II said Mary was the “woman of the Eucharist” with her whole life, and this is why in Lourdes “veneration of the Blessed Virgin Mary is closely connected with the Eucharist with marked and continual reference”. Sick people who make a pilgrimage to Lourdes and the volunteers who accompany them, help us reflect on “Our Lady's maternal tender care for suffering humanity”… Mary suffers with those undergoing trials, with them she hopes and she is their comfort as she sustains them with her maternal assistance”.

In the Message the Pope says the International Eucharistic Congress “will be an opportunity to adore Jesus Christ present in the Sacrament of the altar, and to entrust ourselves to Him as Hope which never fails, to receive Him as the medicine of immortality which heals body and soul”. The Congress theme “The Eucharist, Gift of God for the Life of the World”, underlines that “the Eucharist is a gift which the Father gives to the world in His only Son, incarnate and crucified. It is He who gathers us around the Altar, filling his disciples with loving concern for the sick and the suffering, in whom the Christian community recognise the face of her Lord”. The Pope then urges Christians to strive to serve others, especially those in difficulty, “since the vocation of every Christian is to be, together with Jesus, bread broken for the life of the world”.

Towards the end of the Message Benedict XVI says “precisely from the Eucharist, pastoral care of the sick should draw the necessary spiritual energy to offer effective assistance to people who suffer and help them understand the salvific power of suffering”, and he adds “pain, accepted with faith, becomes the door to the mystery of the redeeming suffering of Jesus and to reaching with Him the peace and happiness of his Resurrection”. The Holy Father concludes with the wish that this year's World Day of the Sick “may be an opportunity to underline the importance of Holy Mass and of adoration the Blessed Sacrament, and that chapels in hospitals and clinics may become a pulsing heart in which Jesus offers himself unceasingly to the Father for the life of humanity” an “opportune circumstance to invoke, in a special way, the maternal protection of Mary upon all those who are tried by illness, and upon health workers and health pastoral workers”. (Agenzia Fides 23/1/2008; righe 46, parole 660)

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Integral Text

Message of the Holy Father Benedict XVI for the Sixteenth World Day of the Sick
11 February 2008

Dear Brothers and Sisters!

1. On 11 February, the memorial of the Blessed Mary Virgin of Lourdes, the World Day of the Sick will be celebrated, a propitious occasion to reflect on the meaning of pain and the Christian duty to take responsibility for it in whatever situation it arises. This year this significant day is connected to two important events for the life of the Church, as one already understands from the theme chosen ‘The Eucharist, Lourdes and Pastoral Care for the Sick’: the one hundred and fiftieth anniversary of the apparitions of the Immaculate Mary at Lourdes, and the celebration of the International Eucharistic Congress at Quebec in Canada. In this way, a remarkable opportunity to consider the close connection that exists between the Mystery of the Eucharist, the role of Mary in the project of salvation, and the reality of human pain and suffering, is offered to us.

The hundred and fifty years since the apparitions of Lourdes invite us to turn our gaze towards the Holy Virgin, whose Immaculate Conception constitutes the sublime and freely-given gift of God to a woman so that she could fully adhere to divine designs with a steady and unshakable faith, despite the tribulations and the sufferings that she would have to face. For this reason, Mary is a model of total self-abandonment to the will of God: she received in her heart the eternal Word and she conceived it in her virginal womb; she trusted to God and, with her soul pierced by a sword (cf. Lk 2:35), she did not hesitate to share the passion of her Son, renewing on Calvary at the foot of the Cross her ‘Yes’ of the Annunciation. To reflect upon the Immaculate Conception of Mary is thus to allow oneself to be attracted by the ‘Yes’ which joined her wonderfully to the mission of Christ, the redeemer of humanity; it is to allow oneself to be taken and led by her hand to pronounce in one’s turn ‘fiat’ to the will of God, with all one’s existence interwoven with joys and sadness, hopes and disappointments, in the awareness that tribulations, pain and suffering make rich the meaning of our pilgrimage on the earth.

2. One cannot contemplate Mary without being attracted by Christ and one cannot look at Christ without immediately perceiving the presence of Mary. There is an indissoluble link between the Mother and the Son, generated in her womb by work of the Holy Spirit, and this link we perceive, in a mysterious way, in the Sacrament of the Eucharist, as the Fathers of the Church and theologians pointed out from the early centuries onwards. ‘The flesh born of Mary, coming from the Holy Spirit, is bread descended from heaven’, observed St. Hilary of Poitiers. In the Bergomensium Sacramentary of the ninth century we read: ‘Her womb made flower a fruit, a bread that has filled us with an angelic gift. Mary restored to salvation what Eve had destroyed by her sin’. And St. Pier Damiani observed: ‘That body that the most blessed Virgin generated, nourished in her womb with maternal care, that body I say, without doubt and no other, we now receive from the sacred altar, and we drink its blood as a sacrament of our redemption. This is what the Catholic faith believes, this the holy Church faithfully teaches’. The link of the Holy Virgin with the Son, the sacrificed Lamb who takes away the sins of the world, is extended to the Church, the mystic Body of Christ. Mary, observes the Servant of God John Paul II, is a ‘woman of the Eucharist’ in her whole life, as a result of which the Church, seeing Mary as her model, ‘is also called to imitate her in her relationship with this most holy mystery’ (Encyclical Ecclesia de Eucharistia, n. 53). In this perspective one understands even further why in Lourdes the cult of the Blessed Virgin Mary is joined to a strong and constant reference to the Eucharist with daily Celebrations of the Eucharist, with adoration of the Most Holy Sacrament, and with the blessing of the sick, which constitutes one of the strongest moments of the visit of pilgrims to the grotto of Massabielles.

The presence of many sick pilgrims in Lourdes, and of the volunteers who accompany them, helps us to reflect on the maternal and tender care that the Virgin expresses towards human pain and suffering. Associated with the Sacrifice of Christ, Mary, Mater Dolorosa, who at the foot of the Cross suffers with her divine Son, is felt to be especially near by the Christian community, which gathers around its suffering members, who bear the signs of the passion of the Lord. Mary suffers with those who are in affliction, with them she hopes, and she is their comfort, supporting them with her maternal help. And is it not perhaps true that the spiritual experience of very many sick people leads us to understand increasingly that ‘the Divine Redeemer wishes to penetrate the soul of every sufferer through the heart of his holy Mother, the first and the most exalted of all the redeemed’? (John Paul II, Apostolic Letter, Salvifici doloris, n. 26).

3. If Lourdes leads us to reflect upon the maternal love of the Immaculate Virgin for her sick and suffering children, the next International Eucharistic Congress will be an opportunity to worship Jesus Christ present in the Sacrament of the altar, to entrust ourselves to him as Hope that does not disappoint, to receive him as that medicine of immortality which heals the body and the spirit. Jesus Christ redeemed the world through his suffering, his death and his resurrection, and he wanted to remain with us as the ‘bread of life’ on our earthly pilgrimage. ‘The Eucharist, Gift of God for the Life of the World’: this is the theme of the Eucharistic Congress and it emphasises how the Eucharist is the gift that the Father makes to the world of His only Son, incarnated and crucified. It is he who gathers us around the Eucharistic table, provoking in his disciples loving care for the suffering and the sick, in whom the Christian community recognises the face of its Lord. As I pointed out in the Post-Synodal Exhortation Sacramentum caritatis, ‘Our communities, when they celebrate the Eucharist, must become ever more conscious that the sacrifice of Christ is for all, and that the Eucharist thus compels all who believe in him to become “bread that is broken” for others’ (n. 88). We are thus encouraged to commit ourselves in the first person to helping our brethren, especially those in difficulty, because the vocation of every Christian is truly that of being, together with Jesus, bread that is broken for the life of the world.

4. It thus appears clear that it is specifically from the Eucharist that pastoral care in health must draw the necessary spiritual strength to come effectively to man’s aid and to help him to understand the salvific value of his own suffering. As the Servant of God John Paul II was to write in the already quoted Apostolic Letter Salvifici doloris, the Church sees in her suffering brothers and sisters as it were a multiple subject of the supernatural power of Christ (cf. n. 27). Mysteriously united to Christ, the man who suffers with love and meek self-abandonment to the will of God becomes a living offering for the salvation of the world. My beloved Predecessor also stated that ‘The more a person is threatened by sin, the heavier the structures of sin which today’s world brings with it, the greater is the eloquence which human suffering possesses in itself. And the more the Church feels the need to have recourse to the value of human sufferings for the salvation of the world’ (ibidem). If, therefore, at Quebec the mystery of the Eucharist, the gift of God for the life of the world, is contemplated during the World Day of the Sick in an ideal spiritual parallelism, not only will the actual participation of human suffering in the salvific work of God be celebrated, but the valuable fruits promised to those who believe can in a certain sense be enjoyed. Thus pain, received with faith, becomes the door by which to enter the mystery of the redemptive suffering of Jesus and to reach with him the peace and the happiness of his Resurrection.

5. While I extend my cordial greetings to all sick people and to all those who take care of them in various ways, I invite the diocesan and parish communities to celebrate the next World Day of the Sick by appreciating to the full the happy coinciding of the one hundred and fiftieth anniversary of the apparitions of Our Lady at Lourdes with the International Eucharistic Congress. May it be an occasion to emphasise the importance of the Holy Mass, of the Adoration of the Eucharist and of the cult of the Eucharist, so that chapels in our health-care centres become a beating heart in which Jesus offers himself unceasingly to the Father for the life of humanity! The distribution of the Eucharist to the sick as well, done with decorum and in a spirit of prayer, is true comfort for those who suffer, afflicted by all forms of infirmity.

May the next World Day of the Sick be, in addition, a propitious circumstance to invoke in a special way the maternal protection of Mary over those who are weighed down by illness; health-care workers; and workers in pastoral care in health! I think in particular of priests involved in this field, women and men religious, volunteers and all those who with active dedication are concerned to serve, in body and soul, the sick and those in need. I entrust all to Mary, the Mother of God and our Mother, the Immaculate Conception. May she help everyone in testifying that the only valid response to human pain and suffering is Christ, who in resurrecting defeated death and gave us the life that knows no end. With these feelings, from my heart I impart to everyone my special Apostolic Blessing.

From the Vatican, 11 January 2008,

http://www.healthpastoral.org/text.php?cid=451&sec=5&docid=138&lang=en