Nouvelles du 04 -11- 2009
Texte Pris sur le site AGENCE FIDES

AFRIQUE/BURUNDI - L’Église catholique aide des milliers de réfugiés revenus de Tanzanie : certains d’entre eux ont vécu dans des camps de réfugiés depuis 1972

Bujumbura (Agence Fides) – “L’Église du Burundi est fortement engagée, à côté des autorités nationales et locales et des organismes internationaux, à accueillir les réfugiés du Burundi qui rentrent de la Tanzanie” déclare à Fides Don Salvatore Niciteretse, Secrétaire de la Commission épiscopale pour l’Apostolat des Laïcs du Burundi. “Notre première préoccupation est celle de réconcilier les personnes” déclare don Niceteretse : “Il y a des réfugiés qui ont vécu depuis 1972 dans des camps en Tanzanie.

Cet effort de réconciliation a commencé avant même que les réfugiés reviennent au Burundi. Moi-même, j’ai été deux fois visiter les camps de réfugiés en Tanzanie pour communiquer à nos confrères ce que l’Église catholique est en train de faire dans la patrie pour favoriser la réconciliation nationale. Durant mes visites j’étais accompagné par un groupe de jeunes de l’Action Catholique du Burundi qui ont bien interagi avec ceux de leur âge. Je dois en outre remercier l’Église de la Tanzanie, les missionnaires, les prêtres, les religieux et les laïcs qui pendant des années ont aidé les réfugiés burundais. Parmi nos communautés ecclésiales, une bonne ambiance s’est créée”.

“L’Église est très active également au niveau matérielle” continue le prêtre. “Ramener dans le pays des milliers de personnes est une opération énorme. Malgré les efforts produits par les autorités locales et par les organismes internationaux pour préparer l’arrivée des réfugiés, dans divers cas les réfugiés à leur arrivé n’ont ni maison ni nourriture. Les évêques ont lancé un appel à la mobilisation de tous. Dans les diocèses, on est en train de faire des collectes pour recueillir de la nourriture, pour intégrer des aides alimentaires de l’UNHCR (Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés), qui sont distribués par la Caritas Nationale du Congo”.

Un autre problème à affronter est la répartition de la propriété foncière. Sur les terres abandonnées par leurs propriétaires, d’autres familles se sont installées. Maintenant que les vieux propriétaires ou leurs descendants reviennent au Burundi, on risque des contentieux sur la propriété de ces terres. Selon un communiqué de l’UNHCR, envoyé à Fides, “depuis mars 2008, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés a aidé 53 500 réfugiés des Vieilles Colonies à retourner chez eux. Le rapatriement volontaire des réfugiés de 1972 fait partie d’un programme lancé en concomitance avec le gouvernement de la Tanzanie pour résoudre la question des réfugiés en situation prolongée.

Grâce à ce programme, 162 000 réfugiés du Burundi de 1972 qui se trouvaient dans les Vieilles Colonies ont pu faire une demande de citoyenneté en Tanzanie. Depuis août, déjà 29 000 d’entre eux ont été naturalisés. Le gouvernement de la Tanzanie voudrait compléter le processus avant la fin de l’année pour les 133 000 qui ont demandé et qui sont encore restés”. La Tanzanie abrite aussi des réfugiés du Burundi, qui sont arrivés en 1933. Ces personnes étaient logées surtout dans des camps pour réfugiés dans les provinces de Kigoma et de Kagera, dans le nord-ouest, et qui ont tous été fermés, sauf un.

En 1972, les réfugiés du Burundi ont fui aussi dans la République Démocratique du Congo, au Rwanda et en Ouganda. Avec le retour progressif de la paix au Burundi, plus d’un demi-million de réfugiés est revenu à la maison, et parmi eux plus de 430 000 personnes des camps de la Tanzanie. Maintenant, il reste seulement 36 000 réfugié du Burundi au Tanzanie, dans le camp de Mtabila, et plus de 21 500 dans la République Démocratique du Congo, au Rwanda et en Ouganda. (L.M.) (Agenzia Fides 31/10/2009)

 



Fides AGENCY

04 -11- 2009

AFRICA/BURUNDI - Catholic Church helps thousands of refugees returning from Tanzania; some have lived in refugee camps since 1972

Bujumbura (Agenzia Fides) - “The Church in Burundi is working intensely, along with national and local authorities and international organizations, to meet the needs of the Burundi refugees returning from Tanzania,” Agenzia Fides was told by Fr. Salvatore Niciteretse, Secretary of the Bishops' Committee for Lay Apostolate in Burundi. “Our main concern is that of reconciling the people,” Fr. Niciteretse says. “There are refugees who have been living in camps in Tanzania since 1972. The reconciliation effort began even before the refugees returned to Burundi. I have myself been to visit the refugee camps in Tanzania twice, to tell our compatriots about what the Catholic Church is doing in their homeland, to promote national reconciliation. In my visits, I have been accompanied by groups of young people from Catholic Action in Burundi who made a great effort to reach out to others their age. I should also express my gratitude to the Church in Tanzania, the missionaries, priests, religious, and laity who have been assisting the Burundi refugees for years. A special relationship has been formed among our ecclesial communities.”
“The Church is very active, materially speaking as well,” the priest continued. “Ministering to thousands of people who are returning to the country is no easy feat. In spite of the efforts made by local authorities and international organizations, in preparing for the refugees' arrival, in many cases the refugees arrived without a home and without even something to eat. The Bishops have launched an appeal to get everyone involved in the effort. In the dioceses, there are food drives being organized, to complement the food being provided by the UNHCR (UN High Commissioner for Refugees), which are being distributed by Caritas of Congo.”

Another problem being faced is the repartition of land. Other families have moved on to the land formerly abandoned by its owners. Now that the previous owners and their descendants are returning to Burundi, there is a chance that disputes arise over the property.

According to a statement sent from the UNHCR to Agenzia Fides, “Since March 2008, UNHCR has helped 53,500 Burundian refugees from the so-called 'old settlements' to repatriate under a joint programme with the Tanzanian Government, which also saw some 162,000 of the 1972 refugees opting to apply for citizenship in their host nation. Tanzania has naturalized 29,000 of the refugees and expects to complete the process of the remaining 133,000 by the end of the year.”

Tanzania has also had refugees from Burundi who arrived in 1993. These people were mainly housed in refugee camps in the provinces of Kigoma and Kagera, in the northwest, that were all closed except for one. In 1972, the refugees from Burundi also fled to the Democratic Republic of Congo, Rwanda, and Uganda. With the gradual return to peace in Burundi, over half a million refugees have returned home, among them are over 430,000 people from camps in Tanzania. There are now only 36,000 Burundi refugees left in Tanzania, in the Mtabila Camp, and another 21,500 in the Democratic Republic of Congo, Rwanda, and Uganda. (LM) (Agenzia Fides 31/10/2009)