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Texte Pris sur le site AGENCE Fides
AFRIQUE/R.D. CONGO - « Une sérieuse enquête, avec des interviews des victimes et des secouristes » affirme lEvêque de Doruma-Dungu sur le rapport relatif aux atrocités de la LRA
Kinshasa (Agence Fides) Le rapport dHuman Rights Watch est important car il témoigne du niveau datrocité des actes commis par la LRA (Armée de résistance du Seigneur) dit à lAgence Fides Mgr Richard Domba Mady, Evêque de Doruma-Dungu, dans la Province orientale de la République Démocratique du Congo, où depuis quelques années les rebelles ougandais de la LRA frappent la population locale (cf. Fides 24/3/2010).
LONG Human Rights Watch (HRW) a publié un rapport de 67 pages, intitulé « Sillage de mort : les atrocités de la LRA dans le Nord-Est du Congo » qui documente les massacres effectués par la LRA dans le Nord-Est de la RDC entre fin 2009 et début 2010. « Nous savons que les chercheurs de HRW ont mené une enquête sérieuse, se rendant dans les localités attaquées par les rebelles et interviewant les survivants et les opérateurs humanitaires qui aident les victimes des violences. Parmi ceux-ci il y a aussi les opérateurs de la Caritas locale » précise Mgr Domba Mady.
Selon le rapport dHRW, les combattants de la LRA ont attaqué 10 villages, tué et capturé des centaines de civils, parmi lesquels des femmes et des enfants. La plupart des victimes sont des hommes que les combattants ont auparavant liés à des arbres et ensuite massacrés à coups de machette, ou dont ils ont écrasé la tête en utilisant la hache ou des bâtons. Parmi les morts il y a aussi 13 femmes et 23 enfants : la plus petite avait à peine 3 ans et a été brûlée vive. Les guérilleros ont aussi tué plusieurs prisonniers, les considérant trop faibles, ou pour les punir davoir tenté de fuir. Les familles des victimes et les autorités locales ont ensuite trouvé leurs corps le long du parcours de 105 kilomètres de Makombo au village de Tapili, effectué à pied par les combattants de la LRA avec les prisonniers.
« La localité la plus touchée est celle de Tapili, où plus de 200 personnes ont été tuées, à mi-décembre » rappelle lEvêque de Doruma-Dungu. « Jespère que les autorités congolaises et la communauté internationale se décideront enfin à agir pour arrêter ces assassins », dit Mgr Domba Mady. « Ce nest pas possible que des populations entières continuent à vivre dans la terreur causée par ce groupe ».
Lévêque ne cache cependant pas les difficultés dune opération pour éradiquer la LRA du territoire congolais : « La LRA est subdivisée en petits groupes qui sont toujours en mouvement dans les zones les plus reculées et inhabitées de la forêt. Ils émergent seulement pour attaquer les villages, où ils prennent de la nourriture et des biens de première nécessité, et enlèvent des personnes. Leurs attaques sont improvisées et très rapides. Une fois le village razzié, ils disparaissent de nouveau dans la forêt. Mais cela ne doit pas être une excuse pour ne pas agir », conclut Mgr Domba Mady. (L.M.) (Agence Fides 29/3/2010 Lignes 36 Mots 511)
AFRIQUE/REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Les atrocités de la LRA en Centrafrique: le témoignage de lEvêque de Bangassou pour Fides
Bangassou (Agence Fides) - LArmée de résistance du Seigneur (LRA), le groupe ougandais qui a été accusé récemment par le dossier de Human Rights Watch de très graves atrocités dans le Nord-est de la République Démocratique du Congo, est actif aussi dans le Soudan et en République Centrafricaine.
Le 21 mars, un groupe de la LRA a frappé la ville de Rafai dans le Sud-Est de la Centrafrique (cf. Fides 23/3/2010). Son Exc. Mgr Juan José Aguirre Muños, Evêque de Bangassou, a envoyé à Fides le témoignage suivant.
« La ville de Rafai se trouve à 150 km de Bangassou (Afrique centrale), le diocèse où je suis évêque depuis 12 ans. Si Raphaël signifie « médicament de Dieu », Rafai est devenue dimanche 21 mars le prélude de la brutalité. Encore une fois les rebelles de la LRA (Lord's Resistance Army), qui ne sont pas une armée, ne représentent aucune résistance, ne sont pas du Seigneur, mais sont simplement des barbares criminels qui piétinent mon peuple, ont enlevé des enfants, ont violé et tué des personnes sans défense dans limpunité totale.
Quand le petit groupe de gendarmes locaux a vu arriver une quarantaine dougandais exaltés, tatoués, recouverts damulettes « anti-projectiles », qui hurlaient à pleins poumons, toute volonté de résister à lattaque sest évanouie en eux. La LRA à Rafai a balayé les vies et les biens des personnes comme un rouleau compresseur écrase lherbe sur la route. Les guérilléros ont saccagé les cultures, brûlé les maisons, achevé les blessés à coups de machette.
La nuit après lattaque, les survivants étaient en proie à lhystérie collective et au désespoir. Le petit nombre qui navait pas fui dans la forêt ne savait pas si les disparus sétaient cachés ou sils avaient été enlevés. Le lendemain, le père franciscain qui dirige la mission locale a organisé les funérailles des victimes, catholiques et protestants ensemble, dans la même tombe, car les pasteurs des différentes églises avaient fui dans la jungle. Le père franciscain a enseveli les huit victimes tout seul, en avalant ses larmes et en restant en alerte pour noter les activités suspectes.
Jai envoyé une voiture pour tirer de cet enfer cinq religieuses congolaises de la mission. Cest la seconde fois en deux semaines que je suis contraint de retirer des surs de la région. Lécole où elles enseignaient a été fermée temporairement jusquà tant que le voudra la LRA ou ceux qui peuvent résoudre cette situation qui depuis trois ans nous met à genoux ». (L.M.) (Agence Fides 29/4/2010 Lignes 32 Mots 432).
AFRICA/CONGO DR - It is a serious investigation, conducted with interviews with victims and rescuers," says Bishop of Doruma-Dungu on the report on LRA atrocities
Kinshasa (Agenzia Fides) "The Human Rights Watch report is important because it demonstrates the level of the atrocities committed by the LRA (Lord's Resistance Army)," said Bishop Richard Domba Mady of Doruma-Dungu, located in the Eastern Province of the Democratic Republic of Congo, where for several years the Ugandan LRA rebels have tormented the local population (see Fides 24/3/2010).
The NGO Human Rights Watch (HRW) published a report of 67 pages, entitled Trail of Death: LRA Atrocities in Northeastern Congo, which documents the massacres committed by the LRA in northeastern DRC between late 2009 and early 2010.
"We know that HRW researchers have made a serious investigation, traveling in the area attacked by rebels and interviewing survivors and aid workers helping victims of violence. Among these there are also operators of the local Caritas," says Bishop Domba Mady.
According to the HRW report, the LRA fighters attacked 10 villages, killed and captured hundreds of civilians, including women and children. Most victims are men whom the fighters first tied to trees and then killed with machetes or crushed their heads using a hatchet and wooden clubs. Among the dead are also 13 women and 23 children: the youngest was only 3 years old and was burned alive. The guerrillas have also killed some prisoners thought to be too weak or to punish them, because they had tried to escape. Families of victims and local authorities later found their bodies along the route of 105 km from the village of Makombo to that of Tapili, a path walked on foot by LRA guerrillas and prisoners.
"The area most affected is that of Tapili, where more than 200 people were killed in mid-December," recalls the Bishop of Doruma, Dungu.
"I hope that the Congolese authorities and the international community finally act to stop these killings," says Bishop Domba Mady. "We cannot have entire populations living in fear because of this group."
The Bishop does not hide, however, the difficulties of an operation to root out the LRA from Congolese territory: "The LRA is divided into small groups that are always moving in the most remote and uninhabited parts of the forest. They only emerge to attack villages, where they take food and basic necessities, and also abduct people. Their attacks are sudden and rapid. Once they have raided the village, they disappear again into the forest. But this should not be an excuse for not acting," concluded Bishop Domba Mady. (L.M.) (Agenzia Fides 29/3/2010)
AFRICA/CENTRAL AFRICAN REPUBLIC - LRA atrocities in Central Africa: Bishop of Bangassou tells Fides his testimony
Bangassou (Agenzia Fides) The Lord's Resistance Army (LRA), the Ugandan group which has been accused in Human Rights Watch's recent report of grave atrocities in the northeastern Democratic Republic of Congo, is also active in southern Sudan and the Central African Republic.
On March 21, a group of the LRA attacked the town of Rafai in southeastern Central Africa (see Fides 23/3/2010). His Excellency Bishop Juan Jose Aguirre Muños, Bishop of Bangassou, sent Fides the following report of the attack.
"The city of Rafai is located 150 km from Bangassou (Central Africa), the diocese where I have been Bishop for 12 years. Although Raphael means "medicine of God," on Sunday, March 21, Rafai became the prelude to brutality. Once again, it was carried out by the LRA (Lord's Resistance Army), which is not an army, does not represent any resistance, nor is it of the Lord, because they are simply barbaric criminals who trample my people, abduct children, rape and kill helpless civilians with total impunity.
When the small group of local policemen saw forty Ugandans riled up, tattooed, covered with bullet-proof apparel screaming at the top of their lungs, they had no desire to try and resist the attack. In Rafai, the LRA swept away lives and property of people like a steamroller running over grass. The guerrillas plundered granaries, burned houses, and finished off the wounded with machetes.
The night after the attack, the survivors were in the midst of collective hysteria and despair. The few who did not flee into the forest did not know whether the missing were in hiding or had been kidnapped. The day after, the Franciscan Father who runs the local mission organized the funeral for the victims, Catholics and Protestants together in the same grave, as the pastors of different churches had fled into the jungle. The Franciscan priest buried the 8 victims alone, swallowing tears and on the alert for any suspicious activity.
I sent a car to take 5 Congolese religious from the mission from out of that hellish scene. It is the second time in two weeks that I am forced to send for the sisters. The school where the nuns taught was closed temporarily until the LRA wants it or something is decided by those who can resolve this situation that has had us for 3 years in this desperate situation." (L.M.) (Agenzia Fides 29/3/2010)