Nouvelles du 10 -02- 2007
Texte Pris sur le site AGENCE FIDESAFRIQUE - LAfrique nouveau terrain daffrontement de la lutte contre le terrorisme?
Rome (Agence Fides)- LAfrique nouveau terrain daffrontement dans la guerre entre les Etats-Unis et ses alliés et le terrorisme inspiré par la figure de Ben Laden ? Cest la question qui ressort de la lecture des événements de ces dernières semaines.
A Madagascar, un quotidien local a publié la nouvelle que serait caché dans la grande île de lOcéan Indien Fazul Abdullah Mohammed, lun des leaders dAl Quaeda, dont le nom apparaît dans la liste américaine des 35 terroristes les plus recherchés pour les bombes lancées sur les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie en 1998, qui ont tué 228 personnes et en ont blessé 5.000. Pour sa capture Washington a promis une prime de 5 millions de dollars, et daprès le quotidien local Midi Madagasikara qui cite plusieurs sources même militaires, Mohammed dirigerait les opérations dAl Qaeda en Afrique orientale depuis sa cachette de Majunga, une ville portuaire dans la partie Nord-ouest de Madagascar. Jusquà maintenant cependant le gouvernement dAntananarivo na ni confirmé ni démenti la nouvelle concernant Fazul Abdullah Mohammed.
Toujours à Madagascar, le 31 janvier, avait été tué un beau-frère dOussama Ben Laden, lhomme daffaires saoudien Mohammed Jamal Khalifa, lors dune simulation de vol nocturne chez lui. Selon les sources locales contactées par lAgence Fides, le mystère qui entoure la mort de Khalifa a suscité quelques polémiques dans le pays. « Plusieurs journaux locaux - affirment les sources de Fides - rapportant des nouvelles apparues sur les journaux arabes, attribuent le meurtre de Khalifa à des services secrets étrangers, et accusent le gouvernement malgache davoir fourni les informations nécessaires aux exécuteurs ».
Tandis que la communauté internationale sinterroge sur les moyens de stabiliser la Somalie (cf Fides 8 février 2007), vue par plusieurs capitales comme une terre de conquête de lextrémisme islamique, lAfrique occidentale nest pas exempte des dangers que représente lidéologie subversive. Au Nigeria un prédicateur islamique a été accusé davoir pris 300.000 dollars à Al Qaeda pour fournir une assistance aux « Talibans nigériens », un groupe actif dans le Nord du pays (cf Fides 23 septembre 2004). Début 2004, les « Talibans » avaient mené plusieurs attaques dans létat de Yobe, et plusieurs dentre eux avaient été tués ou capturés par la police. Daprès les forces de sécurité nigériennes, les survivants de ce groupe ont trouvé refuge au Niger voisin, où ils se seraient réorganisés pour les attaques actuelles. Le groupe compterait maintenant seulement sur quelques centaines déléments particulièrement aguerris.
Dans la région du Nord de lAfrique et du Sahel, le Groupe Salafita pour la Prédication et le Combat (GSPC), dorigine algérienne, est actif, de même quau Maroc, en Tunisie, au Mali et en Mauritanie.
Le GSPC a été au centre de la réunion qui sest tenue à Dakar (Sénégal) entre les représentants militaires des Etats-Unis et de 9 pays africains : Algérie, Maroc, Tunisie, Mauritanie, Nigeria, Niger, Mali, Tchad et Sénégal. Les participants ont décidé de développer leur collaboration antiterrorisme et Washington a offert de nouveaux instruments (dont des photos satellites) pour aider ses partenaires africains. La création du commandement militaire africain (Africom), en outre, est une confirmation supplémentaire de limportance croissante de lAfrique aux yeux des militaires américains. (L.M.) (Agence Fides 9/2/2007 lignes 46 mots 515)
10-02-2007
AFRICA - Is Africa the new battle field in the war on terrorism?
Rome (Fides Service)- Could Africa be the new battle field in the war waged by the United States and its allies against terrorism inspired by the figure of Bin Laden? This is the question which emerges when reading events of recent weeks.
According to a local newspaper in Madagascar a leading Al Qaida member Fazul Abdullah Mohammed is hiding in the Indian Ocean island. Fazul Abdullah Mohammed is listed by the US government as one of the 35 most wanted terrorists suspected of involvement in bombing attacks on American Embassies in Kenya and Tanzania in 1998, which killed 228 people and injured another 5,000. Washington has promised a 5 million reward for his capture and according to Midi Madagasikara which quotes various sources including military fonts, Mohammed is head of Al Qaida operations in east Africa and his hiding place is the city port Majunga, north western Madagascar. However so far the government of Antananarivo has neither confirmed nor denied Fazul Abdullah Mohammeds presence on the Island.
Also in Madagascar, on 31 January, a brother in law of Osama bin Laden, Saudi businessman Mohammed Jamal Khalifa was killed at his home during what appeared to be an armed robbery. According to local sources contacted by Fides, the mysterious death of Khalifa triggered polemic in the country. Some local newspapers- the sources told Fides - reporting news seen in Arab media, attributed the killing of Khalifa to foreign secret services, and accused the Malagasy government of supplying the executors with necessary information.
While the international community is discussing how to restore stability in Somalia (see Fides 8 February 2007) seen by several capitals as conquering territory for Islamic extremism, Western African countries are not immune from the danger represented by this subversive ideology. In Nigeria a Muslim preacher was charged with taking 300,000 US dollars from Al Qaida to helpa terrorist group known as the Nigerian Taliban, active in the north of the country (see Fides 23 September 2004). At the beginning of 2004, Nigerian Taliban carried out several attacks in Yobe State and a number of the militants were killed or captured by the local police. Nigerian security forces say the surviving members of the group took refuge in neighbouring Niger, where they re-organised in view of fresh attacks. The security forces say the group consists of no more than a few hundred particularly hardened militants.
Northern Africas Sahel region has trouble with the Salafist Group for Preaching and Combat GSPC of Algerian origin but active also in Morocco, Tunisia, Mali and Mauritania.
GSPC was the focus of a meeting in Dakar, Senegal, of military representatives of the United States and 9 African countries, Algeria, Morocco, Tunisia, Mauritania, Nigeria, Niger, Mali, Chad and Senegal. The participants agreed to intensify anti-terrorism collaboration and Washington offered new means (including satellite photographs) to help its African partners. The creation of an African Military Command, Africom, is another proof Africas growing importance in the eyes of the US military leaders. (L.M.) (Agenzia Fides 9/2/2007 righe 46 parole 515)