Nouvelles du 17 -09- 2007
Texte Pris sur le site AGENCE FIDESAFRIQUE/SOUDAN - De nouvelles lueurs de paix pour le Darfour : Nous sommes disposés à observer le cessez-le-feu unilatéral au Darfour depuis le début des négociations avec les rebelles affirme le président soudanais en visite en Italie et au Vatican
Rome (Agence Fides)- Nous sommes disposés à observer le cessez-le-feu unilatéral au Darfour depuis le début des négociations avec les rebelles du Darfour. Cest ce qua annoncé le président du Soudan, Omar Hassan al-Bashir, au terme de son entretien avec le président italien Romano Prodi. Le chef de létat soudanais se trouve en Italie, où aujourdhui, 14 septembre, il rencontrera le pape Benoît XVI.
Au centre de sa visite, il y a la crise au Darfour, la région septentrionale du Soudan, où la population civile est victime des affrontements entre les milices progouvernementales (soutenues par laviation et par larmée soudanaise) et quelques groupes de rebelles. La communauté internationale et depuis un certain temps mobilisée pour trouver une solution à lune des trois pires crises africaines, avec celle somalienne et celle de lEst de la République démocratique du Congo. Le 27 octobre commenceront à Tripoli, en Libye, les entretiens de paix entre le gouvernement de Khartoum et les rebelles.
Le conflit du Darfour commence officiellement le 26 février 2003, quand le gouvernement de Khartoum annonce que les rebelles ont pris le contrôle du chef-lieu de Gulu au Nord de la région. En mars deux mouvements rebelles sont découverts : le Mouvement pour la justice et légalité (JEM), et le Mouvement de libération du Soudan (SLM, connu aussi comme Armée de libération du Soudan), qui réclament une répartition du pouvoir et des richesses du pays.
Le conflit tire son origine des contrastes, souvent violents, entre les habitants originaires de la région, les Fur (doù le nom Darfour, ou maison des Fur), et les nomades dorigine arabe qui se sont établi ces dernières décennies dans la région. « Périodiquement éclataient, entre les agriculteurs Fur et les pasteurs « étrangers », des litiges pour leau et le partage des quelques terres fertiles. Des litiges qui étaient résolues par le recours aux méthodes traditionnelles de médiation tribale » expliquait à lAgence Fides le p. Giovanni Battista Antonini, missionnaire combonien ayant une longue expérience au Soudan (cf Fides 8 juillet 2004). La protestation a ensuite pris un caractère politique parce que « les Fur ont toujours accusé le gouvernement central dignorer leur région, leur refusant les moyens de se développer. Il ny a pas dhôpitaux, de routes. Deux mouvements de guérilla sont alors nés en opposition au gouvernement ».
La réaction du gouvernement a été dorganiser les pasteurs arabes en milices progouvernementales, les désormais tristement connus « diables à cheval » ou Janjaweed, pour mener une violente action anti-guérilla, adoptant la stratégie de la « terre brûlée ». Lobjectif est la population civile, accusée à tord ou à raison, de sympathiser avec les rebelles. Des villages entiers ont été détruits et la population massacrée (plus de 200.000 victimes). Ceux qui sont sauvés vivent dans des camps de réfugiés à lintérieur de la région (environ 2 millions de personnes) ou au Tchad limitrophe (plus de 200.000 personnes).
Le Soudan a accusé certains pays étrangers de soutenir la rébellion, avec lobjectif de déstabiliser le pays et de mettre la main sur les réelles ou présumées richesses du Darfour (parmi lesquelles des gisements de pétrole encore intacts).
En août 2004, commence le déploiement de la force de paix de lUnion africaine (AMIS) composée dà peine 7.000 hommes, avec le devoir de contrôler une zone vaste comme la France. Grâce à la médiation internationale, le 5 mai 2006, le gouvernement soudanais et la faction principale du SLM signent un accord de paix. Une faction minoritaire du mouvement et lautre groupe rebelle, le JEM, refusent de signer laccord. Le 31 août 2006, les Nations Unies approuvent lenvoi dune force de 20.000 hommes pour remplacer la mission de lUnion Africaine dans la région. Khartoum soppose et commence une longue négociation qui conduit, le 12 juin 2007, à lacceptation de la part du gouvernement soudanais du déploiement dune force militaire mixte ONU/Union Africaine. (L.M.) (Agence Fides 14/9/2007 lignes 46 mots 616)
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Soudan : Benoît XVI reçoit le président El-Bashir
Le dialogue des religions pour la paix et le bien commun
ROME, Vendredi 14 septembre 2007 (ZENIT.org) Le pape Benoît XVI a reçu ce matin en audience à Castel Gandolfo le président de la République du Soudan, M. Omar Hassan Ahmed El-Bashir, qui a ensuite rencontré le secrétaire du Vatican pour les Relations avec les Etats, Mgr Dominique Mamberti, ancien nonce apostolique à Khartoum.
Selon la salle de presse du Saint-Siège, « la situation politique et religieuse » a été au centre des entretiens, « avec une référence particulière à lAccord de paix (Comprehensive Peace Agreement) et à la situation au Darfour ».
Le Vatican voit de façon « très positive » « la convocation de nouvelles négociations de paix pour le Darfour, le 27 octobre prochain, en Libye ».
Le Saint-Siège appelle de ses vux la « réussite » de tels pourparlers de façon à « mettre fin aux souffrances et à linsécurité des populations, en leur assurant lassistance humanitaire à laquelle elles ont droit, et que se mettent en place des projets de développement ».
Il a également été question de la dimension « régionale » de cette crise, ajoute le communiqué du Vatican.
Mais à côté de la question du Darfour, les entretiens ont aussi porté, indique la même source, sur « des thèmes dintérêt commun, comme la défense de la vie et de la famille, le respect et la promotion des droits humains, comme le droit fondamental à la liberté religieuse, limportance du dialogue interreligieux et la collaboration entre croyants de toutes les religions, en particulier les chrétiens et les musulmans, pour la promotion de la paix et du bien commun. Dans ce contexte, on a rappelé le rôle et la contribution positive de lEglise catholique, et de ses institutions, dans la vie de la société soudanaise, spécialement dans le domaine de léducation ».
17 -09- 2007
AFRICA/SUDAN - New hopes for peace in Darfur: We are willing to respect a unilateral cease fire in Darfur as soon as negotiations with the rebels commence says Sudan's President on a visit to Italy and the Vatican
Roma (Agenzia Fides)- We are willing to respect a unilateral cease fire in Darfur as soon as negotiations with the rebels in Darfur commence. This was announced by the President of Sudan, Omar Hassan al-Bashir at the end of talks with Italian premier Romano Prodi. The Sudanese head of state is visiting Italy and today 14 September he will be received by Pope Benedict XVI.
The central issue of the visit is the crisis in the west region of Sudan, where civilians are harassed by pro-government militia (backed by the country's air force and army) and rebel groups. For a long time the international community has worked to find a solution to one of the worst African crises with that in Somalia and that in eastern DR Congo. On 27 October Tripoli, in Libya will host peace talks between the government of Khartoum and the rebels.
The conflict in Darfur began officially on 26 February 2003 when Khartoum announced that rebels had taken the region's main city Gulu. In March two rebel movements came into the open, the Justice and Equality Movement and the Sudan Liberation Movement, calling for repartition of power and the country's resources.
The conflict started with clashes often violent between the Fur, the original inhabitants of the region (hence the name Darfur, house of the Fur), and nomads of Arab origin who settled in the region in recent decades. Clashes between the Fur farmers and the 'foreign' herdsmen for control of the scarce water reserves and fertile land would break out periodically. Arguments were often solved with traditional tribal mediation Italian Comboni missionary Fr Giovanni Battista Antonini, with years of experience in Sudan, told Fides (see Fides 8 July 2004). The problem then assumed a political character because the Fur had long accused the central government of neglecting the region denying it means for development - there are no roads or hospitals - and two rebel movements formed in opposition to the government.
The government's reaction was to organise the Arab herdsmen in pro-government militia, the now notorious 'devils on horseback' Janjaweed, to conduce violence anti-guerrilla operations, adopting the 'scorched land' strategy. The target was the civilian population wrongly or rightly accused of siding with the rebels. Whole villages were destroyed and the people massacred (more than 200,000 dead). Those who survived live in camps for displaced persons in the region (about 2 million) or in refugee camps in neighbouring Chad (over 200,000 people).
Sudan accused other countries of supporting the rebellion in order to destabilise the country and lay hands on Darfur's real or presumed riches (including virgin oil fields).
In August 2004, the African Union began to deploy peace keeping troops, a mere 7,000 men with the job of controlling an area as large as France. Thanks to international mediation on 5 May 2006 the Sudanese government and the principal faction of the SLM sign a peace agreement. A minority faction of the movement and the other rebel group JEM, refuse to sign the agreement. On 31 August 2006 the United Nations Organisation agrees to send 20,000 peacekeepers to replace the African Union Mission in the region. Khartoum refuses and this is the start of lengthy negotiations which lead on 12 June 2007, to the Sudan government acceptance of the deployment of a UN/AU peacekeeping force. (L.M.) (Agenzia Fides 14/9/2007 righe 46 parole 616)
Pope Hopeful for Solution to Darfur
Meets With Sudanese PresidentCASTEL GANDOLFO, Italy, SEPT. 14, 2007 (Zenit.org).- When receiving Sudanese President Omar al-Bashir, Benedict XVI expressed hope that upcoming U.N.-backed peace talks will end the humanitarian crisis in the country's western region of Darfur.
Today's audience took place in Castel Gandolfo. Peace negotiations are set to begin Oct. 27 between the Sudanese government and rebel forces, to be held in neighboring Libya.
More than 200,000 people have died and 2.5 million have been uprooted since ethnic conflict began between African rebels in Darfur and the Arab-dominated Sudanese government in 2003.
The Holy See said in a communiqué: "Discussions focused on the country's political and religious situation, with particular reference to the Comprehensive Peace Agreement and to the situation in Darfur.
"On this matter, very positive views were expressed concerning fresh peace negotiations for Darfur."
"It is the Holy See's heartfelt hope," said the statement, "that these negotiations prove successful in order to put an end to the suffering and insecurity of those peoples, ensuring them the humanitarian assistance to which they have the right, and initiating development projects. Attention also turned to the regional aspects of the crisis."
Life and family
The statement said that "the defense of life and of the family" was also discussed, as well as the "respect and promotion of human rights including the fundamental right of religious freedom."
The Holy See continued: "[T]he importance of inter-religious dialogue and of collaboration between believers in all religions -- in particular Christians and Muslims -- for the promotion of peace and the common good.
"In this context, the positive role of the Catholic Church and her institutions in Sudanese society was reiterated, especially in the field of education."
Some 15 people accompanied Bashir, including a Christian representative, who at the end of the audience asked the Holy Father for his blessing for himself, and for some crucifixes and rosaries that he will take to the faithful in Sudan.
The president met as well with Archbishop Dominique Mamberti, secretary for relations with states, who from 2002-2006 served as apostolic nuncio in Sudan.
Benedict XVI has spoken out on various occasions for a solution to the situation in Darfur. On June 1 the Pope spoke to the Sudan ambassador to the Holy See of the need for "a culture of dialogue and negotiation, so as to arrive to a political solution of the conflict, which respects the cultural, ethnic and religious minorities."