Nouvelles du 17-11- 2007
Texte Pris sur le site AGENCE FIDES

AFRIQUE/GHANA - Il y a plus de 27 millions d’esclaves modernes : intervention du secrétaire du Conseil pontifical de la pastorale pour les migrants et les itinérants au Séminaire sur les nouveaux esclavages organisé par les évêques africains et européens

Cape Coast (Agence Fides)- Il y a plus de 27 millions d’esclaves modernes. C’est ce qu’affirme S.E. Mgr Agostino Marchetto, secrétaire du Conseil pontifical de la pastorale pour les migrants et les itinérants, qui cite les données de l’Organisation internationale du travail (ILO), dans son intervention au Séminaire « Je connais les souffrances de mon peuple (Ez. 3,7) - L’esclavage et les nouveaux esclavages », organisé par les évêques africains et européens, qui a lieu à Cape Coast au Ghana (cf Fides les 7, 14 et 15 novembre 2007). Dans son discours, Mgr Marchetto a rappelé les 3 catégories d’esclavage moderne établies par l’ILO : celle imposée par l’Etat, celle imposée par des organismes privés ayant pour fin l’exploitation sexuelle et celle imposée par des organismes privés à des fins d’exploitation économique. A la première catégorie appartiennent entre autres les enfants soldats : selon un rapport des Nations Unies les jeunes de moins de 18 ans contraints au recrutement sont 300.000 dans le monde entier.

L’exploitation des personnes, note Mgr Marchetto, est favorisée aussi par un autre drame moderne, celui du grand nombre de réfugiés provoqués par les guerres, les insurrections et quelques cas de catastrophes naturelles. Mgr Marchetto rappelle que fin 2006 il y avait 32,9 millions de personnes qui rentraient dans la catégorie de ceux qui sont aidés par le Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés. « Beaucoup probablement de ceux qui n’ont pas de statut légal ou qui n’ont pas les papiers convenables n’ont pas été inclus dans cette estimation » note Mgr Marchetto. Les personnes en situation irrégulière « peuvent se retrouver particulièrement sujette à des formes de trafic et d’exploitation ».

Le secrétaire du Conseil pontifical de la pastorale pour les migrants et les itinérants a ensuite montré comment la communauté internationale avait promu une législation empêchant le trafic et l’exploitation des êtres humains, depuis la Convention sur le travail forcé de 1930 jusqu’à la Convention contre le trafic des êtres humains du Conseil de l’Europe qui entrera en vigueur le 1er février 2008.

“Un autre pas important est la décision prise par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies de nommer un rapporteur spécial sur les formes contemporaines d’esclavage” affirme Mgr Marchetto. « Un frère franciscain, Joseph Legounou, décédé il y a un an, a parlé devant une réunion de l’ONU sur les formes actuelles d’esclavage en Afrique occidentale, et en particulier dans son pays natal, le Togo » rappelle le secrétaire du Conseil pontifical de la pastorale pour les migrants et les itinérants, qui réaffirme que « l’Eglise n’est pas indifférente ni silencieuse face aux formes modernes d’esclavage ».

A ce propos Mgr Marchetto cite les différentes interventions des pontifes sur le sujet et les nombreux documents produits par le Conseil pontifical de la pastorale pour les migrants et les itinérants et par les Conférences épiscopales du monde entier. L’Eglise en outre est aux côtés des victimes du trafic : en aidant les femmes à sortir du cercle infernal des prostitutions forcées et en aidant les enfants soldats à s’intégrer dans la société civile (comme c’est le cas dans plusieurs pays africains).

« Nous ne devons pas oublier que la cause profonde du terrible phénomène des nouvelles formes d’esclavage est surtout l’énorme fossé économique entre les pays riches et les pays pauvres, entre les riches et les pauvres à l’intérieur du même pays » conclut Mgr Marchetto. (L.M.) (Agence Fides 16/11/2007 lignes 44 mots 605)

 

See intervention of Archbishop Marchetto in English

 

 



FIDES AGENCY

17-11- 2007

AFRICA/GHANA - There are over 27 million modern slaves: intervention by the secretary of the Pontifical Council for the Pastoral Care of Migrants and Itinerant Peoples at Seminar on New Forms of Slavery promoted by the Catholic Bishops of Africa and Europe

Cape Coast (Agenzia Fides)- In our world today 27 million people live in an enslaved condition. This was affirmed by Archbishop Agostino Marchetto, secretary of the Pontifical Council for the Pastoral Care of Migrants and Itinerant Peoples, who referred to the International Labour Organisation (ILO), in his intervention at a Seminar promoted by the Catholic Bishops of Africa and Europe on the theme “I know the sufferings of my people ” (Ex. 3, 7). Slavery and the new forms of Slavery, being held in Cape Coast in Ghana 13-18 November (see Fides 7, 14 and 15 November 2007). In his address Archbishop Marchetto mentioned the three types of modern enslavement established by the ILO: those imposed by the State, those imposed by private agents for commercial sexual exploitation, and those imposed by private agents for economic exploitation. The first type includes including child soldiers: according to the United Nations as many as 300,000 children have been coerced or induced to take up arms as child soldiers.

The trafficking of human persons, Archbishop Marchetto said, is encouraged by other modern tragedies, migration and the high number of refugees caused by war, insurrections and in some cases natural disasters. Archbishop Marchetto recalled that at the end of 2006 the number of people included in the categories assisted by the United Nations Commission for Refugees amounted to 32.9 million. “ Most likely those who have no legal status or are not properly documented have escaped the estimate. This would mean that numbers are higher… undocumented people, living in an irregular situation, could indeed be very vulnerable to trafficking and exploitation. Refugees confined to their camps have become victims as well” said Archbishop Marchetto.

The secretary of the Pontifical Council for the Pastoral Care of Migrants and Itinerant Peoples recalled how the international community has promoted legislation to impede human trafficking and abuse, beginning with a Convention of Forced Labour in 1930 and the " the imminent coming into force of the Council of Europe’s “Convention on Action against Trafficking in Human Beings”: on 1st February 2008".

“Another important step is the decision taken by the United Nations Human Rights Council, during its session on 28 September 2007, to appoint “a Special Rapporteur on contemporary forms of slavery" Archbishop Marchetto said. "A Franciscan friar, Fr. Joseph Legounou, who died a year ago, had spoken at UN gatherings about the present forms of “slavery” in Western Africa, and particularly in his native land, Togo” the secretary of the Pontifical Council for the Pastoral Care of Migrants and Itinerant Peoples recalled adding that “the Church has not been indifferent or silent with regard the modern forms of slavery”.

In this regard Archbishop Marchetto mentioned the many Papal interventions on the theme and numerous documents issued by the Pontifical Council for the Pastoral Care of Migrants and Itinerant Peoples and by Bishops' Conferences all over the world. The Catholic Church also assists victims of this trafficking, helping women to find a way out of the infernal circle of forced prostitution and promoting the socio-economic integration into society of child soldiers in many countries of Africa

“We must not forget that the root cause of this horrendous phenomenon of the new forms of slavery is above all the enormous economic gap between rich and poor countries, and between he rich and the poor within the same country” conclude Archbishop Marchetto concluded. (L.M.) (Agenzia Fides 16/11/2007 righe 38 parole 593)


See intervention of Archbishop Marchetto in English