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HALLE : Congrès européen de missiologie
22 au 26 août 2002De Fernand Gruber M.Afr
L'année dernière j'ai participé à une rencontre cuménique à Halle (Allemagne).
HALLE : Congrès européen de missiologie
Le deuxième congrès européen de missiologie s'est tenu du 22 au 26 août 2002 à Halle/Saale en Saxe. Il fut organisée par la Société Allemande de Missiologie (Deutsche Gesellschaft für Missionswissenschaft) à l'invitation de l'Association internationale d'Etudes Missionnaires (International Association for Mission Studies). Le congrès a rassemblé plus d'une centaine de personnes dans les bâtiments des " Franckesche Stiftungen zu Halle " (Fondation de Francke). Les " Franckesche Stiftungen " sont un ensemble d'institutions fondées par A.W. Francke au début du 18e siècle pour recueillir des orphelins, encourager et organiser l'éducation et l'instruction chrétienne des jeunes et préparer des missionnaires pour l'Inde du Sud. Après la chute du mur de Berlin et le renversement du régime communiste en Allemagne de l'Est en 1989, une partie des bâtiments de la Fondation fut remise à l'Eglise Luthérienne pour faire revivre la Fondation de Francke ; la Fondation loue des bâtiments à l'Université Martin Luther de Halle et la Faculté de Théologie se trouve dans un des bâtiments de la Fondation. Les réunions du Congrès de missiologie se sont tenues dans la maison principale de la Fondation et dans le bâtiment de la Faculté de Théologie. L'AFOM (Association francophone cuménique de missiologie) a envoyé une délégation de huit personnes (quatre catholiques et quatre protestants, cinq hommes et trois femmes, cinq français et trois suisses).
Le thème du congrès fut " la mission dans le contexte de l'Europe post-moderne ". Les différents aspects de ce thème ont été exposés dans des conférences par des théologiens et des agents de la mission et dans les groupes linguistiques il y eut des échanges parmi les participants sur les thèmes abordés. La langue de communication était l'Anglais ; mais les échanges dans les groupes linguistiques se faisaient dans d'autres langues européennes. L'après-midi du jeudi 22 août fut consacrée à l'accueil et l'enregistrement des participants et aux réunions des groupes régionaux. Le congrès fut ouvert à 19h30 par le Professeur Theo Sundermaier de l'Université de Heidelberg, président de la Société allemande de missiologie. Le premier conférencier fut le Dr Michael Welker, professeur à Heidelberg et à Harvard. Il s'efforça de tracer la toile de fond du thème du congrès en développant le sujet suivant : " La modernité et la post-modernité comme défis à la théologie chrétienne ".Le vendredi 23 août à 9h une prière commune animée par le groupe finlandais ouvrit le programme de la journée. Il y eut ensuite deux conférences sur la " nouvelle spiritualité ". Else Marie Wiberg Pedersen de l'Université de Aarhus au Danemark donna une conférence sur " la crise des Eglises et des cultures européennes ". Après quelques précisions sur le vocabulaire contemporain et ses sources, elle s'efforça de décrire la nouvelle spiritualité comme une quête d'identité. Ensuite elle définit la nouvelle spiritualité en relation avec l'Eglise. Finalement elle conclut en soulignant que la sécularisation et ses facteurs ne sont pas une menace pour l'Eglise si elle se rappelle qu'elle est le peuple de Dieu ; elle doit vivre selon le principe " semper reformanda " et prendre au sérieux sa qualité de " communio fidelium ". Michael Bergunder de la Faculté de Théologie de l'Université de Halle traita le sujet " La nouvelle spiritualité dans le contexte de l'Allemagne de l'Est ". Son étude était surtout basée sur un constat sociologique inspiré par Luckmann. L'indifférence religieuse de la majorité de la population de l'Allemagne de l'Est et la marginalisation des Eglises ne sont pas seulement le résultat d'un régime politique antireligieux. Le retour d'une démocratie ouverte n'a pas ramené les foules vers les Eglises. Les Eglises officielles en Europe n'ont pas su s'adapter aux changements politiques, sociaux et économiques des dernières décades. Il leur faut redécouvrir leur mission dans ce monde en transformation rapide.
La séance de l'après-midi du 23 août fut consacrée aux deux conférences sur les " Nouvelles Ecclésiologies " présentées par des catholiques. Jan Gorski de l'Université de Katowice n'avait pas pu arriver à Halle à cause de l'inondation de la vallée de l'Elbe. Mais il envoya le texte de sa conférence qui fut lu par le Père George Evers de Belgique. La conférence chercha à analyser les liens étroits entre la missiologie et l'ecclésiologie et comment les deux ont évolué en harmonie durant le vingtième siècle. Un renversement ecclésiologique s'est produit dans la mouvance du Concile Vatican II ; mais tous les fruits ne sont pas encore arrivés à maturité. Cependant, d'un autre côté, l'exercice de la mission dans le monde d'aujourd'hui et dans tous les continents fait éclater la théologie de l'Eglise en différentes ecclésiologies. Edith Bernard, membre de l'AFOM et bibliothécaire aux OPM à Paris, présenta une conférence originale et provocante. Pour elle l'Eglise doit exister comme la " maison modèle du royaume de Dieu ". L'Eglise n'existe pas pour elle-même ; elle se réalise dans sa mission vers le monde et tous les peuples qui y habitent. Elle doit toujours s'inspirer de l'exemple de son Seigneur et Maître qui est allé vers les petits, les pauvres et les pécheurs. Cela exige une conversion permanente de l'Eglise et de tous ses membres.
Le samedi 24 août, c'est le groupe de l'AFOM qui dirigeait la prière commune à 9h. Ensuite se succédèrent les deux conférences sur les " communautés multiculturelles ". Elisabeth Gerle de l'Université de Lund en Suède énuméra et analysa les dilemmes et les perspectives auxquels font face les communautés multiculturelles. Elle s'intéressa tout particulièrement à la situation des communautés ethniques et religieuses en Suède ; le fonds religieux et culturel luthérien est encore présent ; mais une mentalité libérale et séculaire risque de faire disparaître l'influence positive des religions et des cultures ethniques. En conclusion, elle affirma : " Comme peuple cuménique, nous devons résister au complot libéral qui relègue la pensée et la pratique religieuse dans la sphère du privé. Nous devons aussi récuser une conception idéalisée des communautés fermées. La pensée et la pratique religieuse doivent demeurer dans l'arène publique où beaucoup de voix peuvent se faire entendre et dialoguer ". Graham Kings, ancien professeur à Cambridge et maintenant prêtre anglican à Londres, aborda le problème de la mission chrétienne dans l'Europe postmoderne à partir de son ministère dans un milieu où règne une grande variété de religions et de cultures. Il développa sa conférence selon trois images puisées dans la Bible : l'image de Dieu (Genèse) et le racisme, la personne de l'étranger (Lévitique :19,33) et les chercheurs d'asile et la femme samaritaine (Jean 4) et les Musulmans. Il termina son exposé en soulignant que notre mission est un ministère de réconciliation exercée pour des communautés multiculturelles.
Le dimanche 25 août les participants eurent le possibilité de faire une excursion à Leipzig. Les deux autocars quittèrent Halle à 8h20. A 9h30 les visiteurs participèrent au culte dominical dans l'église St. Nicolas à Leipzig (Nikolai-Kirche) qui avait servi aux réunions des protestataires au moment de la chute du régime communiste. Au début du culte, eut lieu un baptême des enfants d'une famille ; le Père Paulo Suess du Brésil donna l'homélie qui fut ensuite résumée en Anglais. A 11h30 les membres du congrès visitèrent l'église St. Thomas dans laquelle J.S. Bach fut organiste et maître de chapelle au 18e siècle. A 12h le groupe se rendit à la maison de la Société de la Mission de Leipzig. Un déjeuner fut offert aux visiteurs et ensuite le directeur Peter Grosse retraça l'histoire de la Société Missionnaire de Leipzig de la fondation au 18e siècle à nos jours.
Au début de l'après-midi les membres du congrès retournèrent à Halle. A 16h30, les différents groupes linguistiques et nationaux présentèrent leurs activités et leurs projets de recherche. La soirée se termina par la conférence de Nadeem Elyas (membre du Conseil Central des Musulmans en Allemagne) sur le rôle et la place des Musulmans dans une Europe ouverte à la pluralité religieuse. Le conférencier tenait surtout à faire connaître la charte établie par le Conseil Central ; dans cette charte ils s'efforcent de démontrer que les Musulmans sont prêts à s'intégrer dans la société allemande sans renier leur foi et leur culture.
Le lundi 26 août des membres groupe britannique (BIAMS) présidèrent la prière commune à 9h. Pendant la première séance, se suivirent les deux conférences sur la mission dans le nouveau contexte de la pluralité religieuse en Europe. Geneviève Comeau, professeur au Centre Sèvres à Paris, présenta la situation de la mission chrétienne en France. Le paysage religieux de l'Europe Occidentale interpelle la mission chrétienne. Les défis à la mission chrétienne s'expriment dans le dialogue inter-religieux avec les Juifs, les Musulmans et les Bouddhists. Le dialogue avec les Juifs reste difficile ; des confusions politiques le piègent encore souvent. Est-il possible de le maintenir dans un cadre strictement religieux ? Le rôle des chrétiens vis-à-vis des Musulmans est de les accompagner dans leur recherche ardue d'une expression française de l'Islam. Avec les Bouddhists nous sommes en plein débat sur la spiritualité et la religion. Les trois rencontres nous obligent à vivre notre foi en dialogue. Le dialogue n'est pas une stratégie ; il est ce qui constitue la relation entre Dieu et l'humanité, d'un côté, et les relations entre les hommes, de l'autre. Anton Wessels des Pays-Bas analysa la situation de la mission dans les Pays-Bas ; comme dans le reste de l'Europe Occidentale la mission des Eglises cherche sa voie face au pluralisme religieux et elle est souvent confrontée d'une côté à un sécularisme agressif et de l'autre à des bouffées de fanatisme religieux et ethnique. La conférence de Andreas Felix d'Souza de l'Inde évoqua le problème de la mission chrétienne dans le contexte du conflit à la fois religieux et nationaliste dans l'Inde contemporaine. La majorité hindouiste considère les autres religions comme étrangères ; les chrétiens sont brimés et les Musulmans plus nombreux font face à une persécution féroce. L'Institut Chrétien de Hyderabad s'efforce de jouer un rôle de réconciliation entre les deux communautés religieuses. Mais ce rôle n'est pas facile parce que souvent les chrétiens sont accusés de prosélytisme.
Le congrès fut clos à 13h. par des paroles de remerciement à la fois à nos hôtes des " Franckesche Stiftungen " et aux organisateurs du congrès de la Société allemande de missiologie, prononcées par le professeur Jongeneel de Utrecht. Le professeur Sundermaier, président de la " Deutsche Gesellschaft für Missionswissenschaft " exprima le mot de la fin et annonça que le prochain congrès de missiologie aura lieu en France et sera organisée par l'AFOM.
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HALLE : European Congress on Missiology
22 to 26 August 2002
The second European Congress on Missiology was held from 22 to 26 August 2002 at Halle/Saale in Saxony. It was organised by the German Missiology Society. (Deutsche Gesellschaft für Missionswissenschaft) at the invitation of the International Association for Mission Studies. The Congress brought together around a hundred people in the Francke Foundation building. The "Franckesche Stiftungen" is a collection of institutions founded by A.W. Francke at the beginning of the 18th century to shelter orphans, encourage and organise the Christian education and instruction of youth and to prepare missionaries for South India. After the falloff the Berlin Wall, and the overthrow of the Communist regime in former East Germany in 1989, some of the buildings of the Foundation were given to the Lutheran Church to revive the Francke Foundation. The Foundation lets the buildings to the Martin Luther University in Halle; the Faculty of Theology is in one of the Foundation buildings. The Missiology Congress took place in the main building of the Foundation and in the Faculty of Theology. AFOM (French Language Ecumenical Association) sent an eight-strong delegation consisting of four Catholics, four Protestants, five men, three women, five French and three Swiss.
The Congress theme was "Mission in post-modern Europe."
Different aspects of this theme were brought out in lectures given by theologians and those working in mission. In the language groups there were discussions among the participants on the subjects brought up. The main language of communication was English, but the in-group discussions were in other European languages. Thursday afternoon, 22 August, was given over to reception, registration and regional meetings. Professor Theo Sundermaier of Heidelberg University, the President of the German Missioloy Society, opened the Congress at 7.30pm. The first lecturer was by Dr. Michael Welker, professor at Heidelberg and Harvard. He ventured to give the backdrop to the Congress by developing the topic of "Modernism and post-modernism as challenges to Christian Theology."
On Friday 23August, the group from Finland opened the programme for the day by leading the prayer in common. There were two lectures on the 'new spirituality'. Else Marie Wibert Pedersen of the University of Aarhus in Denmark gave a lecture on the 'the Crisis of the Churches and of European culture.' After some clarification on current vocabulary and her sources, she described the new spirituality as a search for identity. Then she went on to define the new spirituality in relation to the Church. Finally she concluded by underlining that secularisation and its features are not a threat to the Church if the Church recalls that it is the People of God; it should live by the principle of 'semper reformanda' and take to heart its dimension of 'communio fidelium'. Michael Bergunder of the University of Halle Faculty of Theology dealt with the topic of "The new spirituality in East Germany." His study was essentially based on the sociological observation inspired by Luckmann. Religious indifference among the majority of the East German population and the relegation of the Churches to the margins of interest is not just the result of an antireligious political regime. The restoration of a free democracy has not brought the crowds back to Church. The official Churches in Europe have been unable to adapt to the social, economic and political changes of the last few decades. They need to rediscover their mission in a world of rapid change.
The afternoon session of the 23 August was devoted to two lectures by Catholics on the 'New Ecclesiologies'. Jan Gorski of Katowice University could not reach Halle because of flooding in the Elbe valley, but he sent the text of his lecture, which was read by Father George Evers of Belgium. The lecture sought to analyse the narrow link between Missiology and Ecclesiology and how the two have evolved in harmony throughout the twentieth century. An ecclesiological upheaval took place during the groundswell of Vatican II; however, all the fruits have not yet ripened. Nonetheless, on the other hand, the exercise of mission in the world of toady and all over the world has split the theology of the Church into different ecclesiologies. Edith Bernard, a member of AFOM and librarian of the OPM in Paris, gave an original and thought-provoking lecture. For her, the Church must exist as a 'model of the Kingdom of God'. The Church does not exist for herself; she actualises herself in her mission to the world and all the people in it. She needs to be inspired by the example of her Lord and Master who went towards the neglected, the poor and sinners. This demands a constant conversion of the Church and all its members.
On Saturday 24 August, the AFOM group led the common prayer at 9am. There followed two lectures on 'multicultural communities'. Elisabeth Gerle of Sweden's Lund University listed and analysed the dilemmas and perspectives facing multicultural communities. She was particularly interested in the ethnic and religious communities in Sweden. The religious and cultural Lutheran basis is still there, but a liberal and secular mentality is threatening to dissolve the positive influence of ethnic religion and culture. In conclusion, she stated, "As en ecumenical people, we need to resist the liberal conspiracy which relegates religious thought and practice to the private sphere. We must also refuse and idealst conception of closed communities. Religious thought and practice must remain in the public arena where many voices can be heard in dialogue made possible." Graham Kings, former Cambridge professor and now an Anglican priest in London, dealt with the problem of Christian Mission in post-modern Europe from the point of view of is ministry in an environment where there is a great variety of religions and cultures. He developed his lecture according to three images taken from the Bible. These were the image of God in Genesis and racism; the person of the stranger (Leviticus: 19:33) and asylum seekers; then the Samaritan woman (John 4) and Muslims. He concluded his presentation by underscoring that our mission is a ministry of reconciliation exercised in favour of multicultural communities.
Sunday 25 Augst was the occasion for the participants to make an excursion to Leipzig. Two coaches left Halle at 8.20am. At 9.30, the visitors joined in Sunday worship at St. Nicolas Church in Leipzig (Nikolai-Kirche). This Church was the used for Protestant meetings at the time of the fall of communism. At the beginning of the service, the baptism took place of the children of a family; Father Paulo Suess from Brazil gave the homily, which was summarised in English. At 11.30, the Congress members visited the Church of St. Thomas, where J.S. Bach was organist and choirmaster in the 18th century. At midday the group gathered at the house of the Mission Society of Leipzig. Lunch was provided for the visitors and then the Director, Peter Grosse, retraced the history of the Mission Society of Leipzig from its foundation in the 18th century until today.
In the early afternoon, the Congress participants returned to Halle. At 4.30pm the different national and language groups gave an account of their activities and research plans. The evening concluded with a talk by Nadeem Elyas (member of the Central Council of Muslims in Germany) on the role and the place of Muslims in an open and religiously pluralistic Europe. He placed special emphasis on making the Charter established by the Central Council known; in this Charter, they seek to demonstrate that Muslims are ready to integrate into German society without denying their faith and culture.
On Monday the 26 August, the members of the British group (BIAMS) led the prayer in common at 9am. In the first sessions two lectures on mission in the new context of religious pluralism in Europe were delivered. Genevieve Comeau, Professor at the Sevres Centre in Paris, presented the Christian mission situation in France. The challenges of the Christian mission are expressed in inter-religious dialogue with Judaism, Islam and Buddhism. The dialogue with Judaism is difficult; it is still a political minefield. Is it possible to stick to the religious context only? The role of Christians towards Muslims is to join them in their difficult search for a French means of Islamic expression. With Buddhists, there is a full discussion on spirituality and religion. The three encounters oblige us to live our faith in dialogue. Dialogue is not a tactic. On the one hand, it constitutes the relationship of God with people, and on the other with relations between people. Anton Wessels of the Netherlands analysed the situation of mission in the Netherlands; as in the rest of Western Europe, the mission of the Churches is finding its way faced with religious pluralism. It is often confronted with aggressive secularisation on the one hand and by flare-ups of ethnic and religious fanaticism on the other. India's Andreas Felix d'Souza's conference raised the problem of Christian mission in conflicts both nationalist and religious in contemporary India. The Hindu majority consider other religions as foreign; Christians are harassed and the more numerous Muslims suffer brutal persecution. The Christian Institute of Hyderabad attempts a role of conciliation between the two religions. But this role is not easy as Christians are often accused of proselytising.
The Congress was brought to a close by a vote of thanks made by Professor Jongeneel of Utrecht to our hosts from the "Franckesche Stiftungen" and to the organisers of the Congress from the German Missiology Society. Professor Sundermaier, President of the "Deutsche Gesellschaft für Missionswissenschaft", said his parting words and announced that the next Congress on Missiology will take place in France and will be organised by the AFOM.Fernand Gruber, M. Afr.
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