Journal d'Afrique Centrale - R.D.C.
20 - 30 Juin 2009
n°120


Chronique réalisée par Luc de l'Arbre

 


Samedi le 20 juin.
Poursuivi pour atteinte à la sûreté de l'Etat, l'opposant Norbert Luyeye attend son verdict le 26 juin prochain.
Le tribunal de paix de N'Djili a clôturé vendredi au CPRK (Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa) le débat sur le procès du président de l'Union des républicains, Norbert Luyeye, poursuivi pour propagation de faux bruits et atteinte à la sûreté de l'Etat. L'affaire est maintenant prise en délibéré, et c'est le vendredi prochain, selon le juge président, que le verdict sera rendu, " conformément à la loi ".

HCR : près de 2 millions de réfugiés en RDC contre 200 mille réfugiés congolais à l'étranger. Le monde célèbre ce 20 juin, comme chaque année, la Journée du réfugié, et sous le thème " Des vrais problèmes pour des personnes réelles ". A ce jour, la République Démocratique du Congo accueille sur son territoire près de 2 millions de réfugiés, venus pour la majorité, des pays limitrophes, contre plus de 200 mille Congolais qui sont allés, eux aussi, trouver refuge dans ces mêmes pays. A l'occasion de cette journée, le Haut Commissariat des nations Unies pour les réfugiés (HCR) et le gouvernement congolais ont organisé vendredi, à Kinshasa, une cérémonie officielle. Celle-ci a permis au Comité de réfugiés urbain de la capitale congolaise d'épingler les difficultés auxquelles ses membres sont confrontés dans leur vécu quotidien. Au nombre de ces difficultés relevées aussi bien dans le discours de circonstance que dans une pièce de théâtre et des chants, figurent le manque d'accès aux soins médicaux et à l'éducation, les difficultés de logement, l'insécurité et surtout la non délivrance d'une carte d'identité pour les réfugiés. Cette organisation a ainsi sollicité l'intervention du gouvernement congolais et du HCR pour aider les réfugiés à retourner calmement dans leurs pays d'origine. De son côté, le HCR a reconnu n'offrir aux réfugiés que des moyens modestes, tout en soulignant que la grande difficulté reste la sécurité des humanitaires dans les zones de conflit. Toutefois, le représentant régional de cet organisme onusien en RDC a tenu à rassurer les réfugiés. Avec le gouvernement, ils négocient, a-t-il fait savoir, leur retour dans leurs pays respectifs. Dans le même ordre d'idées, le vice-ministre de l'Intérieur a encouragé les réfugiés à remplir les formalités devant leur faciliter le retour au bercail. A ceux qui ne peuvent pas retourner pour une raison spécifique, ils devront carrément se prendre en charge, a-t-il dit. (Radio Okapi)

La Banque centrale met à la disposition de la Gécamines 50 millions de dollars du pas de porte chinois. Une excellente nouvelle comme l'a reconnu l'administrateur délégué général de la Gécamines. La BCC met à la disposition de cette entreprise minière une somme de 50 millions de dollars américains, provenant de la première tranche du pas de porte des partenaires chinois. Ce fonds pourra déjà être décaissé dès lundi prochain.

Ouverture d'une bipartite RDC Ouganda à Arua. Arua est un district ougandais frontalier avec le territoire congolais de Aru. Ce district accueille depuis ce samedi matin les travaux d'une bipartite RDC Ouganda pour évaluer les résolutions prises au cours de la rencontre du 2 mai entre les deux parties.

Katana : les FDLR sèment toujours la panique, 6 enlèvements depuis la nuit de mardi dernier. La situation sécuritaire est toujours préoccupante dans le groupement de Katana, à plus de 40 km Bukavu. Le dernier cas en date est survenu vendredi avec l'enlèvement, par 4 hommes, présumés combattants hutus rwandais, d'un jeune homme du village, et cela, en plein jour, emmené à une destination inconnue, a indiqué le chef de poste d'encadrement administratif de Katana. Les éléments Fardc et quelques leaders du village se seraient aussitôt mis à la poursuite de ces quatre assaillants, ajoute la même source. Mais jusqu'à ce samedi matin, aucune nouvelle, ni du jeune homme enlevé vendredi ni des otages emmenés mercredi dernier. Au total, 6 personnes ont été enlevées dans cette région depuis la nuit de mardi à mercredi dernier. Entre-temps, d'autres sources laissent entendre que quatre autres présumés éléments FDLR auraient été appréhendés jeudi au village de Mabingu, proche de Kahingu. Parmi les assaillants se trouverait un autochtone qui aurait appartenu à un groupe armé Maï-Maï. Celui-ci aurait été utilisé comme éclaireur par les FDLLR. Tous les quatre ont été acheminés auprès des militaires Fardc basés à Lemera, dans le même secteur. Par ailleurs, les mêmes sources indiquent que des tracts annonçant d'autres attaquent circulent et parlent de l'imminence d'occupation de Katana par les combattants hutus rwandais. Rumeurs confirmées par le commandant du bataillon Fardc déployé sur place. Pendant ce temps, le soir tombé, les habitants du village vont passer la nuit à Katana centre, par peur de nouvelles attaques. Ils y vont avec femmes, enfants et bétail. (Eadio Okapi)

Masisi : nouveaux affrontements entre les FARDC et les FDLR coalisées avec une milice locale. Des nouveaux combats opposent ce samedi des troupes de l'armée congolaise, les FARDC, à une coalition des FDLR et une milice dénommée APCLS, selon des sources militaires. Le théâtre des affrontements est à Kahira et Butindo, en territoire de Masisi.

Anémie SS, 3 Congolais sur 100 sont atteints, appel au dépistage avant le mariage. Désormais, le 19 juin sera consacré à la lutte contre la drépanocytose dans le monde. Appelée aussi anémie SS, cette maladie affecte la RDC dans des proportions de 3 sujets sur 100. Les candidats au mariage sont ainsi appelés à se faire dépister au préalable.

Dimanche 21 juin.
Masisi : retour au calme après les affrontements de samedi entre Fardc et FDLR appuyées par l'APCLS.
Les villages de Kahira et Butindo se sont réveillés dimanche matin dans le calme. Ces villages sont à environ 30 kilomètres de Kitshanga dans le territoire de Masisi. Ce calme intervient après les affrontements de toute la journée de samedi entre des Fardc et une coalition FDLR- APCLS (Alliance des Patriotes pour un Congo Libre et Souverain). Selon les sources militaires, le bilan est de trois morts coté coalition, et deux blessés coté Fardc.

Kisangani : la Fec et les véhicules importés du Japon. Une nouvelle entreprise, AZAM Motors, va opérer dans le domaine de la vente des véhicules importés du Japon dans la ville boyomaise (Kisangani). Son agence a été ouverte dans cette ville mardi dernier. La direction provinciale de la Fédération des entreprises du Congo (Fec), dit saluer la nouvelle venue, mais lui demande de penser à adapter ses véhicules, made in Japan, au code routier congolais qui est pour la conduite à droite, et non à gauche.

Ituri : bras de fer entre l'OCC et les importateurs des produits pétroliers. C'est un langage des sourds entre l'Office congolais de contrôle (OCC), direction locale de Bunia, et les opérateurs du secteur pétrolier. A la suite d'une autorisation obtenue de l'autorité du district de l'Ituri, l'OCC vient de fixer sa taxe à 800 dollars américains pour tous les 50 mètres cubes du carburant importé. Les concernés ne veulent pas en entendre parler.

Sept mille armes circulent illégalement chaque mois. Les statistiques sont fournies, selon l'ONG Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté, par la Commission nationale de contrôle dans la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre. Il faut donc mettre fin à la circulation illégale des armes en RDC.

Sud-Kivu : comment combattre l'exploitation des minerais du sang ? Il faut, pour le secteur minier de la province du Sud-Kivu, rendre la commercialisation des minerais transparente. L'option avait déjà été levée à la suite du panel de l'Onu qui accuse les activités minières dans cette partie de la RDC, notamment l'exploitation de la cassitérite et du coltan, d'être la principale cause des guerres dans les deux Kivu. C'est dans le cadre de la recherche des solutions à cette problématique que les opérateurs locaux du secteur minier, publics et privés ainsi que la société civile, se sont réunis vendredi à Bukavu. La rencontre a été initiée par une ONG locale, "Observatoire, Gouvernance et Paix"". Les participants ont surtout relevé la nécessité pour chaque opérateur de prendre sa responsabilité pour assainir le domaine minier du Sud-Kivu. Faudrait-il appliquer le principe de Kimberley pour la cassitérite et le coltan ? Ne faudrait-il pas mettre au phénomène FDLR ? Autant des questions que les participants se sont posées et qui ont débouché sur quelques propositions. Ainsi, pour les négociants de ces deux minerais, il faudra que le ministère provincial des Mines oblige tous les exploitants du secteur de se faire identifier et d'adhérer à la corporation professionnelle. Selon le président de négociants du Sud-Kivu, Dieudonné Basimine Bagambana, la fraude est probablement entretenue par les exploitants non reconnus. D'après lui, la corporation des négociants compte actuellement 39 membres réguliers, alors que leur nombre réel est estimé à 2 000. L'idée de l'identification obligatoire de tous les négociants a été saluée par la ministre provinciale des Mines, Mme Colette Mikila. En plus, les participants ont convenu d'encourager la publication régulière des quantités des produits achetés et exportés par les comptoirs d'achat à Bukavu. Par ailleurs, ils ont dit rester ouverts à d'autres mesures qui pourraient contribuer à l'assainissement du secteur minier dans l'Est de la RDC. (Radio Okapi)

Lundi 22 juin.

Lubumbashi : début de l'opération octroi de passeport biométrique. Cette opération a démarré samedi dernier à Lubumbashi. Plusieurs personnes se font enregistrer pour obtenir ce précieux document. Une source proche du ministère des Affaires étrangères à Lubumbashi indique que les premiers passeports seront distribués ce lundi 22 juin.

Lambert Mende : " Notre ambassadeur à l'Onu ne met pas en cause le travail des agences sur terrain. " Cependant, le gouvernement congolais soutient la démarche de son ambassadeur auprès de l'Onu. Celui-ci a adressé il y a plus d'une semaine, une lettre au Conseil de sécurité et au secrétaire général de l'Onu. Selon le ministre Lambert Mende, le point de vue de l'ambassadeur de la RDC à l'Onu est largement partagé par le gouvernement. Mais il nuance : " Ce n'est pas une remise en cause. C'est un appel à une amélioration. Nous accueillons avec beaucoup de satisfaction ce que les organisations qui travaillent sous la coupole des Nations Unies font. Ce que l'ambassadeur a tenté de démontrer c'est qu'elles peuvent faire mieux. Nous demandons plus de coordination. Nous demandons que le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies prenne un peu le contrôle de ces structures, en coordination avec le gouvernement parce que nous estimons que la collaboration avec les autorités congolaises n'est pas suffisamment fluide. Il n'y a pas de centres de direction, de centre d'impulsion. Donc, c'est une critique positive et amicale que nous faisons " (Radio Okapi)

Nyabiondo : 500 déplacés rentrent chez eux. La localité de Nyabiondo, en territoire à une centaine de kilomètre au Nord-ouest de Goma, accueille ce le lundi au moins 500 personnes après une accalmie de 3 jours observée. Elles avaient fui des combats de mercredi à vendredi entre les Fardc et des combattants de Alliance des Patriotes pour un Congo Libre et Souverain alliés aux FDLR. Pour rappel, environ 20 000 autres personnes ont trouvées refuge dans des forêts et dans certains villages près de Masisi-centre. Elles attendent encore que les conditions sécuritaires soient réunies.

Shabunda: plus de 500 cas de violation des droits répertoriés par l'ONG Cadhom. Ces cas de violation des droits de l'homme ont été recensés dans le territoire de Shabunda, entre mai et le début juin 2009. Ces chiffres sont publiés par l'ONG Cadhom, Collectif d'actions pour les droits de l'homme, bureau de Shabunda. Parmi ces cas de violations, l'ONG cite les violences sexuelles, les tortures et les arrestations arbitraires.

Masisi : Exetat édition 2009, plus de 100 candidats manquent à l'appel à cause de l'insécurité. Une centaine de candidats aux examens d'Etat édition 2009 n'ont pas répondu à l'appel dans leurs centres respectifs ce lundi en territoire de Masisi et Walikale. Selon des sources concordantes, ces candidats éprouvent des difficultés à traverser les zones d'insécurité pour atteindre leurs centres d'Exétat.

Offensive contre les rebelles hutu rwandais au Sud-Kivu. Le colonel Delphin Kahimbi, commandant de l'armée congolaise dans la province du Sud-Kivu pour les opérations conjointes avec la Monuc, a annoncé le lancement de cette offensive contre les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), estimées à près de 5.000 hommes. "Nous avons repris le contrôle de plusieurs villages dans les territoires de Shabunda, Walungu, Kabare, Kalehe, Mwenga et Uvira ou nous avons même enregistré des redditions", a expliqué Kahimbi. De son côté, la Monuc a confirmé le début officiel de l'offensive, mais dit ne pas y prendre part, l'armée congolaise menant "seule l'offensive", tandis que la Monuc "a appuyé par le transport et la logistique", selon son porte-parole militaire, le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich. Cette offensive intervient alors que les rebelles hutu rwandais multiplient les attaques contre les civils, qui ont chassé sur les routes plus de 800.000 personnes, selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA). Les FDLR ont commencé à s'attaquer à la population du Sud-Kivu après l'opération conjointe des armées congolaise et rwandaise contre eux en janvier dernier au Nord-Kivu. La phase Sud-Kivu était depuis en préparation, la Monuc et l'armée congolaise devant prendre le relais et étendre ces opérations à la province voisine, où les FDLR sont également présentes. (AFP)

Mardi 23 juin.

Joseph Kabila est arrivé à Kisangani. Le président de la République est arrivé ce mardi à Kisangani à 17 heures précises, heure locale. Joseph Kabila va y présider la première conférence des gouverneurs des provinces qui s'ouvre ce mercredi à l'alliance franco-congolaise. Le premier ministre Adophe Muzito ainsi que les 11 gouverneurs de différentes provinces séjournent déjà dans cette ville. Une forte mobilisation de la population est observée dans la ville depuis ce mardi matin.

Lupatapata : une maladie apparentée à la méningite fait 29 morts. Le secteur de Mukumbi, en territoire de Lupatapata, au Kasaï Oriental, est confronté depuis moins de trois mois à une épidémie d'une maladie apparentée à la méningite. Les sources indiquent que 87 cas, enfants et adultes, ont déjà été enregistrés.

L'artiste comédien Mateya Matondo, "Sans Souci " n'est plus ! L'artiste comédien Mateya Matondo, mieux connu sous le sobrquet de "Sans Souci", est décédé mardi matin à Kinshasa, à l'âge de 52 ans, de suite d'une intervention chirurgicale. "Sans Souci" était le patron du groupe "SANS SOUCI d'Afrique". Il a commencé sa carrière en 1982 à la télévision nationale congolaise, alors OZRT (Office zaïrois de radio et de télévision).

Rusthuru : abattage des animaux dans le Parc national des Virunga. Une vingtaine de mammifères sauvages et au moins 11 oiseaux migrateurs ont été abattus dans les secteurs sud et centre du Parc National des Virunga. L'ONG IDPE qui dénonce ce massacre précise que celui-ci s'est commis entre le 25 mai et le 16 juin courant.

Emeutes à la prison Munzenze : Un mort, une dizaine de blessés et toutes les détenues violées. Un policier tué, une dizaine de blessés et des dégâts matériels important, c'est le bilan provisoire enregistré après une mutinerie suivie d'une tentative d'évasion la nuit de dimanche à lundi à la prison centrale de Munzenze à Goma. Des tirs nourris ont été entendus dans la ville pendant la nuit semant une panique au sein de la population. Le procureur général du Nord Kivu a instruit qu'une enquête soit menée pour déterminer les auteurs de ce trouble indique le directeur de la prison. L'incident a commencé vers 21 heures lorsque les policiers commis à la garde de la prison ont remarqué le soulèvement des détenus après qu'un groupe ait réussi à creuser 6 trous d'évacuation dans les murs de la prison. Ces policiers ont alors commencé à tirer pour dissuader les détenus qui malheureusement étaient armés de grenades et qu'ils ont immédiatement lancés contre les éléments de la police. Plusieurs femmes détenues ont été violées et violentées par les prisonniers. Certaines d'entre elles témoignent : " J'ai mal partout sur mon corps. Ils sont venus avec des couteaux et des tuyaux de robinet, ils ont touché aux seins. Ils nous ont retiré nos pagnes et ont introduit leurs mains dans nos appareils génitaux. Toutes les femmes ici ont été victimes de ces atrocités. Ils étaient au moins 50 hommes ". Selon le directeur adjoint de la prison pour l'instant, il est difficile d'affirmer s'il y a eu évasion ou pas parce que le comptage des détenus n'a pas encore été fait. Il ajoute qu'au moins 23 prisonniers ont été identifiés comme de meneurs et seront transférés dans un autre lieu de détention avant toute enquête. Jusqu'ici, les détenus n'ont toujours pas regagné leurs cellules et sont visibles par les fenêtres et la toiture. Signalons que 6 policiers assurent la garde à la prison centrale de Munzenze qui comprend 834 détenus, dont la majorité sont des militaires. (Radio Okapi)

SADC : le prochain sommet à Kinshasa. Selon un communiqué du ministère congolais de la Coopération régionale, Kinshasa abritera les prochaines assises du Sommet de la SADC qui aura lieu à la première semaine du mois de septembre 2009.

Transport aérien : un aéroport en construction à Pweto. Le territoire de Pweto, à plus ou moins 300 km de Lubumbashi, au Katanga, sera bientôt doté d'un aéroport moderne. L'ouvrage est financé par le gouvernement central, selon l'administrateur du territoire, et exécuté par EQUIEM, une compagnie sud-africaine.

N'sele : Une partie du centre d'entraînement militaire de Kibomango vendue. Une surface non encore déterminée du camp d'entraînement militaire de Kibomengo a été vendue à des particuliers. Parmi ces derniers, certains détiennent déjà des titres des propriétés. Si les nouveaux propriétaires n'ont pas encore débuté les travaux de construction de leur maison, ils sont bien déterminer à jouir de leurs propriétés. Les services de l'Etat en charge des affaires foncières eux nient être à l'origine de la vente de ces terrains. Du côté de l'armée, c'est le silence sur cette affaire.

Opérations Kimia 2 au Sud-Kivu : le colonel Delphin Kahimbi satisfait, Didier Bitaki prudent. L'opération Kimia 2 visant à traquer les combattants Hutus rwandais a officiellement démarré au Sud Kivu. Le colonel Delphin Kahimbi qui la commande se déclare satisfait des résultats préliminaires déjà enregistrés. Dans un communiqué officiel qu'il a publié hier dimanche, le commandant de l'opération Kimia 2 annonce que les Fardc contrôlent actuellement 9 localités jadis occupées par les FDLR dans les territoires de Shabunda, Kabare et Walungu. Le porte-parole des ex-groupes armés du Nord Kivu est satisfait de cette opération. Cependant, Didier Bitaki, porte-parole des ex-groupes armés appelle à la prudence. Tout en se disant lui aussi satisfait du démarrage de cette opération au Sud-Kivu, il estime que ses planificateurs devraient s'inspirer de l'expérience du Nord-Kivu pour éviter les dérapages. Il l'a déclaré lundi au cours de l'émission Dialogue entre Congolais. " " Ma réaction, est [une réaction] de satisfaction, que ces opérations soient transférées au Sud-Kivu, malgré la continuité des atrocités sur le terrain au Nord-Kivu. Toutefois, je reste encore un peu sceptique par rapport à leur préparation. Ces opérations, si elles sont bien préparées, elles peuvent être un succès au Sud-Kivu. Mais, si alors, elles sont commencées de la manière dont on a commencé ces opérations au Nord-Kivu avec les conséquences que tout le monde n'ignore pas, en tout cas, cela sera finalement inacceptable, parce que, au moins, les planificateurs, je crois, se sont inspirés de l'expérience du Nord-Kivu avant de lancer ces opérations. Et pour moi alors, j'appelle la population à la vigilance et à plus de coopération, de sorte qu'il ne puisse y avoir des dérapages graves. " (Radio Okapi)

Enquête préliminaire en France sur la mort de l'animateur Dieuleveult. Le parquet de Paris a ouvert le 25 mai une enquête préliminaire pour éclaircir les conditions de la mort de Philippe de Dieuleveult. L'animateur-vedette français a disparu lors d'une expédition sur le fleuve Zaïre en 1985, a annoncé lundi l'avocat de sa famille. "Le but est, notamment, de vérifier la force probatoire des documents établissant que Philippe de Dieuleveult a été, après interrogatoires, exécuté par les services spéciaux de la République du Zaïre", a affirmé Me Jacques Trémolet de Villers dans un communiqué. L'avocat a précisé qu'il souhaitait à la fois un déplacement d'enquêteurs français en RDC et une déclassification de certains documents "secret-défense" du gouvernement français. Selon, lui ces documents contiendraient "la clé du problème". En octobre 2008, le frère de l'animateur d'un jeu télévisé, "La chasse aux trésors", Jean de Dieuleveult, avait demandé la réouverture du dossier après la publication par le magazine trimestriel XXI d'une enquête démentant la thèse officielle de la mort par noyade. Le magazine affirmait que le 8 août 1985, deux jours après la disparition officielle des sept membres de l'expédition "Africa Raft" dans les rapides d'Inga, Philippe de Dieuleveult était interrogé à Kinshasa par un commandant de la "Division spéciale présidentielle" (DSP), la garde personnelle du président de l'époque Mobutu Sese Seko. Non-lieu. Selon le magazine, le procès-verbal de cet interrogatoire avait été rédigé sur papier à en-tête de la DSP estampillé d'un tampon "République du Zaïre" et porte deux signatures: celle du "major K. ", "chef d'opérations", et celle du "comparant" Philippe de Dieuleveult, authentifiée pour XXI par son frère Jean. Une information judiciaire avait été ouverte à Paris en 1996 à la suite de la publication d'un livre signé d'un ancien responsable des services secrets zaïrois affirmant avoir été témoin de l'exécution de l'animateur, a rappelé Me Trémolet de Villers lundi. Ce témoin est depuis décédé et l'information ouverte à ce sujet avait débouché sur un non-lieu. L'enquête préliminaire doit déterminer s'il est utile d'ouvrir une nouvelle information judiciaire, confiée à un juge d'instruction. (AFP)

Vers une nouvelle débâcle dans les Kivu ? Mutineries, pillages et désertions en masse se multiplient au sein de l'armée congolaise. Le président Kabila s'en inquiète. Trop tard ? Une nouvelle fois, le Kivu semble au bord du gouffre, alors que se profile une possible débâcle de l'armée congolaise et un retour à la situation de guerre antérieure - l'espoir d'en sortir en moins. Celui-ci avait repris vie avec l'audacieuse opération conjointe rwando-congolaise, "Umoja wetu", pour désarmer les FDLR (rebelles hutus rwandais issus des génocidaires), lancée au Nord-Kivu en janvier dernier. Cette dernière avait cependant dû être très écourtée en raison de l'hostilité de l'opinion publique, essentiellement à Kinshasa, à une présence rwandaise sur le sol congolais, six ans après la fin de la guerre entre les deux pays. Il avait donc été décidé de lancer une nouvelle opération contre les FDLR, baptisée "Kimia II", cette fois, en unissant l'armée congolaise à la Monuc. C'est là que cela a déraillé. A l'occasion de "Umoja wetu", en effet, diverses milices congolaises avaient été intégrées à l'armée congolaise. Cela a donné l'occasion aux responsables des détournements des soldes militaires - à Kinshasa et au Kivu - de reprendre leur trafic, alors que celui-ci était devenu plus difficile en raison de l'établissement, avec l'aide de la mission européenne Eusec, d'une chaîne de paiement largement contrôlable. Les nouvelles recrues, non enregistrées, sont le prétexte à une reprise des "coulages". Conséquence : l'armée congolaise au Kivu n'est pratiquement plus payée depuis trois mois. Elle n'est pas la seule, en raison de la gabegie du gouvernement Muzito (dénoncée par le chef de l'Etat lui-même, qui a préféré s'arroger, malgré la Constitution, le contrôle sur les finances plutôt que de changer de Premier ministre), mais c'est particulièrement dangereux s'agissant d'une armée en opération. A cela s'ajoute le regain d'activité des FDLR, à la faveur du départ du Congo de l'armée rwandaise, désireux d'étouffer dans la terreur toute velléité de menacer leur implantation au Kivu. De nombreux villages congolais sont aujourd'hui prisonniers des FDLR. Enfin, la Monuc, très critiquée pour sa réticence invincible à s'engager, rappelle qu'elle n'est là que pour aider l'armée congolaise. Si celle-ci n'attaque pas les FDLR, la Monuc ne fait rien; et si elle s'en prend à des civils congolais, les casques bleus ne se mêlent pas des affaires intérieures congolaises. Les rapports d'organisations de défense des droits de l'homme se sont multipliés, ces dernières semaines, pour dénoncer l'accroissement des exactions commises par l'armée congolaise et les FDLR. Mais cela pourrait empirer encore. Car l'indiscipline de l'armée congolaise, légendaire, s'est aggravée. A la désobéissance généralisée, aux mutineries fréquentes, se sont ajoutés d'abord de nombreux pillages et, depuis le début de juin, des désertions non plus individuelles mais en masse. Ce dernier processus est en train de s'emballer : c'est par compagnies entières, désormais, que des militaires congolais passent au maquis ou, quand il s'agit d'unités comprenant beaucoup de Hutus congolais, à l'"ennemi" FDLR - longtemps leurs alliés dans la région. Et ces désertions de masse se font avec armes et bagages, alors que les nouvelles recrues étaient généralement arrivées pratiquement "sans armes", préférant laisser les leurs dans des caches, "au cas où". A u total, la situation est donc pire qu'à la fin 2008.

Dans ce chaos, on distingue que les seules unités encore désireuses de combattre les FDLR pour les désarmer, comme elles en ont reçu l'ordre, sont celles composées essentiellement d'ex-CNDP - la rébellion tutsie de Laurent Nkunda. De facto, on assiste donc à un développement des violences interethniques hutu-tutsi, partiellement sous uniforme congolais. Début mai, on a ainsi appris le massacre de familles de FDLR par des soldats congolais issus du CNDP dans la région de Hombo, suivi de représailles contre la localité de Muturungi par les FDLR le 9 mai. Le président Kabila s'est lui-même alarmé de la situation, après s'en être avisé bien tard, et a fait reprendre le paiement des soldes en urgence; celui d'avril serait en cours. Le chef de l'Etat entend en effet célébrer la fête nationale, le 30 juin, à Goma et ne tient pas à arriver dans une région au bord de l'explosion. Mais, n'est-ce pas trop tard ? (Marie-France Cros, La Libre Belgique)

Mercredi 24 juin.

RDC-Belgique : Mova Sakanyi à Bruxelles pour prendre ses fonctions d'ambassadeur. Le nouvel ambassadeur de la RDC en Belgique est arrivé hier mardi à Bruxelles. Henri Mova Sakanyi a la grande mission de parfaire la relance de la coopération entre la RDC et la Belgique, avec la dynamisation à l'ordre du jour de leurs relations diplomatiques.

Lubero : environ 40 maisons d'habitation incendiées à Kanyabayonga. La localité de Kanyabayonga, à environ 160 km au nord de Goma, a été, dans la nuit de mardi à mercredi, le théâtre d'une incursion d'hommes non identifiés qui ont mis le feu à une quarantaine de maisons d'habitation. L'opération a eu lieu entre 22h et 3h, heures locales. En réaction ce matin, des jeunes de cette localité se sont mis à jeter des pierres sur les éléments Fardc déployés dans la région.

Un atelier pour la réforme du système pénitentiaire. Un atelier s'ouvre ce mercredi à Kinshasa sur l'administration pénitentiaire. Il est organisé par le ministère de la Justice appuyé par la section " Etat de droit " de la Monuc. L'objectif majeur des assises : la reformulation et le rééquilibrage du système pénitentiaire en RDC.

Unikin : les cours ne se donnent plus à la faculté de Polytechnique. La faculté de Polytechnique de l'Université de Kinshasa (Unikin) est paralysée. Depuis plus de six mois, les cours n'y sont plus dispensés, faute d'enseignants et de motivation. Les étudiants de cette faculté ne savent à quel saint se vouer.

Kimia II au Sud-Kivu : isoler les FDLR pour les contraindre au rapatriement. " La restauration de l'autorité de l'Etat à l'Est de la RDC, n'est pas faisable aussi longtemps qu'il n'y aura pas de paix durable. La restauration de la paix est sujette à la fin de l'opération Kimia II et à la validation du plan de stabilisation du Sud-Kivu", a déclaré lundi le vice-gouverneur du Sud-Kivu, Jean Claude Kibala, au lendemain de la tenue à Bukavu d'une réunion du comité technique de coordination. Jean Claude Kibala se veut optimiste quant à l'aboutissement heureux de la traque contre les FDLR dans sa province : " Nous contrôlons les infrastructures que nous pouvons utiliser pour stopper les mouvements des FDLR. Une fois qu'ils n'ont plus la possibilité de communiquer entre les groupuscules qu'ils ont créés, qu'ils n'ont plus la possibilité de vendre les minerais qui leur servent de ravitaillement, qu'ils n'ont plus possibilité de vendre les vivres, les vaches qu'ils sont en train d'exploiter dans les zones qu'ils occupent, ils seront bloqués. Et maintenant on peut voir avec la force militaire comment ajouter une pression pour les amener à quitter. Si on ajoute un élément de rapprocher les centres d'accueil du HCR des positions avancées de nos forces armées, on aura la possibilité de récupérer ceux là qui auront un trajet très court pour quitter les positions des rebelles et rentrer dans les camps des réfugiés pour être rapatriés ". Le vice-gouverneur a ajouté que la province se butte tout de même au problème de moyens financiers pour mener jusqu'au bout toutes ces opérations. (Radio Okapi)

Joseph Kabila et gouverneurs de provinces: décentralisation, 40% de rétrocession, caisse de péréquation. La première conférence des gouverneurs des provinces s'ouvre donc ce mercredi à Kisangani autour du chef de l'Etat, Joseph Kabila. Elle va permettre aux participants d'émettre des avis et de formuler des suggestions sur la politique à mener et la législation à édicter dans la marche des affaires du pays. Pendant les deux jours que vont durer les travaux, du 24 au 25 juin, les chefs des exécutifs provinciaux vont devoir faire un état de lieu de la politique générale de la RDC et, si nécessaire, la recadrer. Au nombre des points à débattre, figurent en ordre utile, l'épineuse question de la retenue à la source des 40 % des recettes budgétaires par les administrations provinciales, la décentralisation, la caisse de la péréquation et de la situation économique générale du pays instable. En plus, dans leurs dossiers, les gouverneurs des provinces ont chacun des problèmes spécifiques à présenter à la conférence de Kisangani. Ces problèmes peuvent être, notamment, d'ordre sécuritaire, de la santé, de l'éducation, et des infrastructures. Certains gouverneurs contactés attendent un signe fort du chef de l'Etat comme une preuve de la volonté politique pour la décentralisation. La conférence de Kisangani est la première depuis la promulgation, il y a plus d'une année, de la loi organique déterminant les modalités d'organisation et de fonctionnement de la conférence. Elle est un pas dans le processus de mise en place de l'architecture institutionnelle de la décentralisation. Par ailleurs, les résolutions de ces deux jours de travaux sont attendues par la population. Celle-ci espère que ses élus, du premier et du second degré, puissent mettre en place des mécanismes accélérés pour l'amélioration du vécu quotidien. Julien Paluku attend des réponses à son cahier des charges. Par ailleurs, le gouverneur du Nord Kivu, Julien Paluku attend sortir de la conférence de Kisangani avec des solutions à cahier des charges de sa province. Il l'a explique à Okapi : " Je crois que c'est l'occasion, pour le chef de l'Etat de nous réunir, d'évaluer la situation, deux ans après la mise en place des institutions, de manière à ce que nous disions ce que nous voyons, parce que nous sommes à la base, ce que nous proposons comme avis de gouverneurs par rapport à ce que nous attendons pour les années qui suivent. Je suis venu avec mon cahier de charges très plein, parce que, vous savez, au-delà de ce que vous connaissez, le Nord-Kivu a été presque à l'épicentre de toute l'actualité de la République. Donc, je serai très heureux de sortir d'ici avec un paquet de résolutions concernant ma province. " (Radio Okapi)

Lac Albert : 50% d'espèces de poissons en voie de disparition. Au moment où la communauté nationale célèbre ce 24 juin la journée du poisson, une étude de l'ONG internationale Agro Action Allemande mené en 2007, révèle qu'environ 50 % d'espèces de poissons dont regorge le Lac Albert ont disparu. Pour l'inspecteur de l'Agriculture, Pêche et Elevage dans le district de l'Ituri, cette disparition est due au non respect de la réglementation de la pêche.

Jeudi 25 juin.
Droits de l'homme : la torture en RDC s'amplifie, selon l'Asadho
. L'Asadho (Association africaine des droits de l'homme) affirme que la torture s'amplifie en République démocratique du congo. Elle le dit dans un rapport intitulé : " La torture s'amplifie en RDC : les victimes réclament justice ". Pour cette ONG, le gouvernement congolais ne prend les choses au sérieux et méprise ses engagements sur le plan international en cette matière.

Kasaï-Oriental : 2 500 nouveaux expulsés d'Angola arrivés à Wikong. La localité de Wikong, à plus de 150 kilomètres de Mbuji-Mayi, au Kasaï-Oriental, a enregistré une nouvelle vague de refoulés congolais d'Angola. Selon l'ONG locale " Solidarité pour le développement rural " qui donne l'information, cette vague est évaluée à 2 500 personnes qui viennent s'ajouter à des vagues précédentes.

Pont Kinshasa - Brazzaville, bientôt une réalité. La RDC et la République du Congo ont signé mercredi à Kinshasa, en marge de l'ouverture de la conférence de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale), un protocole d'entente pour matérialiser le projet de construction d'un pont route-rails entre les deux rives du fleuve Congo. Un projet qui n'est cependant pas du goût de l'Assemblée provinciale du Bas-Congo.

Kinshasa : 4500 pharmacies recensées contre seulement 1500 pharmaciens formés. La campagne sur l'assainissement du secteur pharmaceutique a été lancée, mercredi, par le ministre de la santé, lors d'une rencontre avec les pharmaciens et les opérateurs de ce secteur. Pour Auguste Mopipi, ministre de la santé, il s'agit de remettre de l'ordre dans ce milieu qui évolue dans le désordre total. Il illustre cela en évoquant le cas de Kinshasa qui compte à ce jour plus de 4500 pharmacies avec seulement près de 1500 pharmaciens formés.

Kisangani : Joseph Kabila invite les gouverneurs à l'assiduité dans le travail. C'est ce jeudi, en principe, que les rideaux vont tomber sur les assises de la première conférence des gouverneurs qui se tiennent depuis mercredi à Kisangani, chef-lieu de la province Orientale. Selon le rapporteur adjoint de la Conférence, le gouverneur hôte, Médard Autshai Asenga, les préoccupations soulevées par la plupart des intervenants sont presque similaires. Ces préoccupations n'ont pas été révélées, mais l'on croit savoir qu'elles doivent être liées notamment au développement. Sur ce sujet, selon le gouverneur de la province Orientale, le président de la République a rappelé aux conférenciers que le développement du Congo engage toute la nation, les gouverneurs des provinces en premier lieu. La même source rapporte que Joseph Kabila a exhorté les gouverneurs à travailler avec assiduité en dépit de certaines contraintes. Ceci pour gagner la confiance des populations. Ce jeudi, les travaux sont axés sur les échanges au tour de différentes préoccupations soulevées la veille. La constitution des différentes commissions de travail devra également avoir lieu selon le programme officiel. Cette conférence des gouverneurs se déroule sous le thème Affirmation de l'autorité de l'Etat, développement des provinces et des entités territoriales décentralisées. A ce sujet, les questions sur la décentralisation ainsi que la question de 40 pourcent de rétrocession à allouer aux provinces seront également abordées d'après le rapporteur adjoint. (Radio Okapi)

Le Bureau du Haut commissariat des droits de l'homme appelle à la création d'une loi qui pénalise la torture. D'importantes manifestations sont organisées à travers la ville de Kinshasa par le Bureau du haut commissariat aux droits de l'homme, en partenariat avec la Fondation Carter, sous le thème " l'interdiction de la torture : un principe en péril en RDC ". Le directeur adjoint du Bureau des Nations-Unies aux droits de l'homme, Louis-Marie Bouaka place cette journée sous le signe d'éveil de conscience à tout détenteur de pouvoir qui continue de pratiquer la torture. Il la place aussi sous l'angle naturel de soutien à ceux qui ont survécu aux actes de torture. Pour mettre concrètement fin à cette pratique, le Bureau du Haut commissariat des droits de l'homme travaille de concert avec toutes les autorités et avec les ONG, a affirmé son directeur adjoint. Ce dernier précise cependant que le Bureau souhaite qu'il y ait clairement une loi pénalisant la torture. Cela pourrait permettre aux juridictions de sanctionner des tels cas s'ils leur sont rapportés, a-t-il indiqué. Mbuji-Mayi : tortures, plus de 500 cas enregistrés entre janvier et mai. La communauté internationale commémore le 26 juin la journée de soutien aux victimes des tortures. A Mbuji-Mayi, au Kasaï-Oriental, en marge de cette journée, l'Acat, une ONG des droits de l'homme, révèle que plus de 500 cas de tortures ont été enregistrés cette année, entre janvier et mai. (Radio Okapi)

Vendredi 26 juin.

La Monuc et la CEI forment des agents électoraux de la Province Orientale. C'est un atelier de deux jours, du 25 au 26 Juin 2009, qui porte sur la révision du fichier électoral avec comme support sept modules dont la présentation est assurée par un expert de la CEI et deux éducateurs civiques des sections électorales de la Monuc de Bunia et de Kisangani. Cette formation s'inscrit dans la série d'ateliers sur la révision du fichier électoral, organisée par la CEI avec l'appuie de la Monuc. La révision du fichier est considérée comme le premier pas vers les prochaines élections locales, municipales et urbaines en RDC. Au nombre des participants, une soixantaine de personnes venues de différentes localités de la province orientale parmi lesquelles on note : des Acteurs Non -Etatiques (ANE), des représentants des confessions religieuses, des démembrements de la CEI, des journalistes, des chefs des Bureaux de Liaison (BL) de Dungu, Isiro, Buta, Ubundu, Isangi, Kisangani, Mahagi et Bunia, ainsi que des membres de la section électorale de la Monuc et ceux du Bureau de Représentation Provinciale (BRP) de la CEI. D'après le coordonnateur intérimaire du BRP de la CEI à Kisangani, Jean-Pierre Makakaro "il s'agit d'une mise à jour des enseignements que ces agents électoraux ont déjà reçus les années précédentes, ce qui va leur permettre de mieux préparer l'opération de révision du fichier électoral qui débute le 04 Août prochain et de mieux donner l'information électorale aux populations de la province". Au cours des deux jours d'atelier, les participants vont renforcer leurs connaissances sur le fondement juridique et les dispositions légales de la révision du fichier électoral, les procédures d'inscription sur le fichier électoral, la stratégie des campagnes de sensibilisation et d'information, le contenu des thèmes et messages de la campagne de sensibilisation sur la révision du fichier électoral, entre autres. Un appel est lancé aux journalistes de bien cadrer les messages à diffuser, afin d'éviter toute intoxication de l'opinion et permettre à cette dernière de bien maîtriser l'enjeu et les procédures des prochaines élections urbaines, municipales et locales. (Monuc)

Goma: le PNUD présente son plan d'action 2009 aux autorités provinciales. Les responsables et experts du Programme des Nations Unies pour le développement, Pnud, ont discuté jeudi dernier avec les autorités des institutions provinciales du plan de travail annuel du Pnud 2009. Cette journée d'échanges a permis aux deux partenaires de se mettre d'accord sur les priorités proposées par le Pnud dans le cadre des programmes de développement durable.

Kinshasa : la RVA réalise 3 millions de dollars US de taxes en 3 mois. La redevance sur le développement instituée il y a 3 mois a produit 3 millions de dollars américains à la RVA (Régie des voies aériennes. Redevance qui est perçue à hauteur de 50 dollars américains auprès de chaque voyageur qui se rend à l'étranger et 10 dollars pour les vols internes.

Matadi : santé, démantèlement d'un réseau de contrefacteurs. L'inspection provinciale de la santé du Bas Congo vient de démanteler un réseau des contrefacteurs de médicaments dans la ville de Matadi. Information livrée par le pharmacien inspecteur provincial David Dianganzi. Ce réseau serait bien organisé et éparpillé à travers toute la province du Bas Congo, a-t-il ajouté. Les personnes impliquées dans cette affaire sont aux arrêts.

Conférence des gouverneurs : 45 000 Km de routes de desserte agricole seront réhabilités. Les rideaux sont tombés jeudi sur les premiers travaux de la Conférence de gouverneurs qui se sont tenus à Kisangani, dans la province Orientale, du 24 au 25 juin et qui ont été présidés par le Chef de l'Etat, le président Joseph Kabila. On retiendra de cette rencontre, notamment, l'annonce du démarrage de la réhabilitation des routes de desserte agricole sur l'ensemble du territoire national.

Kinshasa : l'ONG, sauvons la jeunesse "le pouvoir public devrait s'attaquer aux fabricants et aux vendeurs des stupéfiants". "Le gouvernement ne devrait plus se contenter d'arrêter et de déporter les délinquants qui consomment de la drogue. Il devrait aussi s'attaquer à ceux qui fabriquent et vendent des stupéfiants". Déclaration ce vendredi à la presse de la coordonnatrice de l'ONG "Sauvons la jeunesse", Saje, sur la journée de lutte contre l'abus et le trafic illicite de drogue. C'était à l'ouverture d'un atelier de renforcement des capacités des encadreurs de la jeunesse de cet ONG qui a, entre autres objectifs, de combattre l'oisiveté, la délinquance, l'immoralité et la consommation de la drogue par les jeunes. Mme Brigitte Mpoke Lisumbu , une des responsables de cette ONG, déclare : " Vraiment ce fléau qui est la drogue, détruit. C'est là où nous trouvons les Kuluna. Si on arrête, si on combat la drogue, cette jeunesse va rentrer dans le droit chemin. Le gouvernement fait son travail, mais il prend seulement ces enfants pour les amener quelque part. Mais il ne dit pas à ceux qui vendent de la drogue d'arrêter. En tout cas, c'est comme si le gouvernement ne s'attaque qu'aux branches. Nous de l'Ong, Saje, nous voulons nous attaquer aux racines du problème. Mais nous manquons de moyens." Kindu: le manioc moins cultivé que du chanvre. Le monde entier célèbre la journée internationale de lutte contre la drogue, le 26 juin de chaque année. A Kindu dans le Maniema, le représentant provincial de la lutte contre la drogue a tenu un point de presse ce vendredi sur l'état de lieu actuel de la drogue. M. Kanodo Angèle a annoncé que la lutte commencée l'année passée pour remplacer le canabis par la culture de manioc est un échec. (Radio Okapi)

Samedi 27 juin.

Kirolirwe : le gouvernement provincial supprime la taxe jadis perçue par le CNDP. La taxe que percevait le CNDP à Kirolirwe, dans le territoire de Masisi, est supprimée officiellement. Une délégation mixte gouvernement provincial-CNDP s' y est rendue jeudi dernier pour l'exécution de cette mesure. Pour le secrétaire général du CNDP, le bureau politique de son parti s'est engagé sans préalable à s'investir activement dans le processus de la restauration de l'autorité de l'Etat sur toute l'étendue de la province.

Faradje : la LRA jette 45 000 personnes sur la route de l'errance et du désespoir. Un important mouvement des populations, environ 45 000 personnes, ainsi qu'une pénurie des produits vivriers s'observent précisément à Tadu, une localité située à 35 km au sud de Faradje centre. Des sources locales attribuent cette débandade à la présence des rebelles ougandais de la LRA. Les autorités de Tadu précisent que sur environ 45 000 personnes enregistrées ces derniers jours, il y a plus de 10 000 déplacés de guerre, soit 50 % de plus que leur population locale. Le curé de la paroisse de Tadu, lance un S.O.S. au gouvernement ainsi qu'aux agences humanitaires. L'abbé Aloïs Kamba lance ce cri d'alarme : " Le pondu (feuilles de manioc) qui coûtait de 100 à 400 Fc, revient actuellement au-delà de 500 Fc. Le verre de riz qui revenait à 100 Fc est vendu aujourd'hui à 250 Fc voire plus. Le vers de haricots qui dans le temps revenait à 150 Fc coûte maintenant 300 Fc. Il y a l'insécurité et aussi la concentration de la population au centre de Tadu, ce qui entraîne la pénurie alimentaire. S'il y aurait la sécurité, c'est dans les campagnes, sur la route d'Ariwara où la population se procure à manger, je pense que le problème ne se poserait pas comme il l'est maintenant. Nous demandons au gouvernement d'abord de sécuriser la population, ensuite son appui et celui des ONG en termes d'outils agricoles pour essayer de travailler efficacement les champs, de façon à augmenter la production locale." (Radio Okapi)

Bondo. Encore un cri de détresse. Plus de 100 morts au nord de la RCA. Les éléments de la LRA dispersés de l'Ouganda ne trouvent pas mieux que de parsemer la terreur, la désolation et la mort du nord de la RDC jusqu'au nord de la RCA. C'est bien la situation qui prévaut ces jours à plus ou moins 15 km de la localité de Dakwa, où deux hommes furent abattus après avoir incendié le village entier. Pourtant les militaires loyalistes ougandais venaient de traverser ledit village à la poursuite des rebelles. De suite, ces seigneurs de brousse ont démontré la capacité de leur nuisance dans la localité Pasi située à plus de 85 km de Banda vers le nord, en brulant les habitations des populations et en n'y laissant que des cadavres entrain de putréfier. Trois rescapés ont réussi à atteindre la localité de Obo en RCA, tandis que seul Mr Doga, chef de Groupement Pasi est actuellement à Digba, chef lieu d'un des Postes d'Etat du Territoire d'Ango, situé à 40 km. de Pasi, le même scenario dans la partie nord de la République Centrafricaine où toute la localité Ligua située à 25 km d'Obo fut nettoyée, et plus de 100 cadavres revêtaient le sol. Insécurité multisectorielle dans la partie est du diocèse de Bondo.

L'ampleur de la situation d'insécurité au nord de la RDC nécessite des attitudes responsables du côté des Gouvernants de la RDC. Plusieurs localités sont débordées par les déplacés, les cas échéants de Digba (40km de Ango vers le nord), Dafia (7km vers le sud), Gbudi (30km vers le sud), Bamela (40km), Mbibli (45km), Mbabi (47km), Api (65km), Lisala (85km), Dingila, Bili(125km). Le retour de ces populations ne pourra être résolument motivée que par des prises de positions par l'armée nationale congolaise à Banda, Dakwa, Ango et Digba pour assainir les intentions des partenaires. La paix, l'économique, la santé, l'éducation, l'alimentation, laissent à désirer quand aucune prise en charge responsable ne s'annonce pour ces pauvres populations sommées à une subsistance toujours précaire et à assumer une humanité toujours dégradante. Les déplacés sont innombrables. Au moment où les localités de Titule et de Bambesa craignent le surpeuplement avec ses corolaires, les localités d'Api, Lisala et Mbibli dénombre plus de 292 ménages. A l'occasion, deux commerçants de Bili solidarisent avec les pauvres déplacés en disposant pour leur évacuation les camions : il s'agit notamment de Mr Nico, un grec et Mr Kennedy un compatriote.

La Caritas diocésaine a trouve sur terrain une situation humanitaire dégradante. Les conditions d'hébergement des déplacés laisse à désirer ! Selon le rapport de l'émissaire de la Cartas diocésaine, 85 % des déplacés passent la nuit à la belle étoile, dans des églises, sous les bâtiments scolaires et les paillotes. Ils se servent des rameaux de palmiers, des feuilles de bananiers pour literie. Contre le froid rien d'autres que le bois de chauffage. Du point de vue alimentaire, les populations autochtones manifestent la bonne volonté d'assister les déplacés avec ce qu'ils disposent (manioc et feuille de manioc). Toutefois la qualité et la quantité exigent amélioration. Aussi le système économique n'en reste pas touché, car il se fait observer dans des localités où les déplacés se sont massés la flambée de prix des denrées alimentaires, l'exploitation de mains d'œuvres contre la nourriture sous la poussée de l'instinct de survie. Du point de vue de la santé, toute l'étendue du territoire d'Ango est dépourvue de produits pharmaceutiques. Cette situation ouvre grandement accès avec tous les risques inhérents, à la médecine naturelle du type traditionnel. L'eau potable fait gravement défaut dans des localités précitées avec le nombre des déplacés. Les populations sont-elles sommées à consommer l'eau de rivières en dépit de sa qualité et des conséquences qui vont s'ensuivre. Au niveau de l'éducation, le territoire d'Ango a dès le début du " phénomène LRA " connu de grandes perturbations au niveau des Institutions Scolaires. Dernièrement le jour de passation du Tenafep au centre d'Ango, les finalistes à l'annonce de la proximité de la LRA, avaient abandonné le questionnaire au tableau pour se sauver. Des écoles ont essuyé tout simplement une année blanche dans la région. Cas de grandes vulnérabilités. Les Nourricières, les enfants, les veuves et les personnes de troisième âge sont du reste ceux dont le manque d'encadrement adéquat présage le pire dans les jours avenir dans ce territoire sinistre.

La situation dans sa globalité est toute critique et exige une aide humanitaire d'urgence en vivres, non vivres, santé et sécurité, tant attendue. Mr Joseph Kony, seigneur des rebelles ougandais, serait-il au nord de la RD Congo ? Plus d'un observateur tente de suspecter la présence du seigneur de la rébellion ougandaise en RDC, on ne sait avec l'avale de qui. Cette suspicion se verra à la longue de plus en plus étayée par certains événements susceptibles d'éclairer l'herméneutique de ce renseignement. Une analyse s'impose ! UN : les ratissages perpétrés dans les localités de Longondo, Pasi et Ligwa par les éléments de la LRA ne se sont-ils point assigné l'objectif d'isoler Joseph Kony qui se serait retiré dans la région de la curiosité des populations autochtones et cela probablement à Bakwakondo, où se situe un lieu tenu mystérieux par les autochtones. Bakwakondo est dans la région des localités Pasi et Matindi. Il s'y trouverait une grande montagne rocheuse pourvue des chambrettes sous forme de labyrinthe. DEUX : Il y a plus de trois mois que les militaires ougandais sont dans la région sous la poursuite des éléments nocifs. Pourtant les stratégies militaires du gouvernement ougandais optent pour le sens ouvert, c'est-à-dire pressant l'ennemi d'aller plus en l'intérieur, vers le nord-ouest de la RDC. Est-ce à dessein ou non, l'histoire nous le dira. TROIS : Le vendredi 26 juin 2009, trois avions de la Monuc ont survolé la localité de Dingila. Phénomène qui a semé la panique au sein de la population. Ces matériels volants de la Monuc avaient-ils quelle destination et pourquoi une mobilisation si ostensible à l'heure où la présence de Kony est suspectée dans la région ? Un adage ne dit-il pas " l'eau ne bouge pas sans que quelque chose n'y soit jeté " ? Nos cris de détresse toujours vers vous ! - Aux hommes de bonne volonté, aux humanitaires nationaux et internationaux, nos cris sont - ils lancés vers vous, pour que les urgences alimentaires, sanitaires, éducationnelles, … trouvent soulagement. - A nos Gouvernants de la RDC et à la Communauté internationale, vos populations ont besoin de la sécurité inaliénable pour leur épanouissement dans le territoire d'Ango. Nous demandons tout espérant votre sens de responsabilité, tout mettre tout en œuvre pour mettre fin à la récréation de mauvais augure à laquelle se livrent les hommes de Joseph Kony, dans le nord de notre pays. (Abbé Liévin Galakpio. Bulletin n. 22 du diocèse de Bondo)

Dimanche 28 juin.

Rutshuru : incursion des FDLR à Ibuga, 2 tués, 2 blessés, 35 maisons brûlées. Deux militaires Fardc tués, deux personnes blessées un militaire et un civil, ainsi que 35 maisons incendiées, c'est le bilan d'une attaque des hommes armés identifiés comme des FDLR la nuit dernière dans le village de Kiseguru. C'est à près de 90 kilomètres au nord est de Goma en territoire de Rutshuru. Selon le commandant des Fardc de l'axe Kitchanga-Mwesso, qui s'est rendu à Kiseguru ce matin, la situation est à présent sous leur contrôle.

Joseph Kabila est arrivé à Goma pour les festivités de l'indépendance. Le président de la République vient d'arriver ce dimanche à Goma, en début d'après-midi. A son arrivée, le président Josph Kabila a eu une brève séance de travail avec le gouverneur de province dans le salon d'honneur de l'aéroport international de Goma. Juste après, il s'est dirigé à sa résidence située au gouvernorat de province. Joseph Kabila vient à Goma pour la célébration du 49e anniversaire de l'indépendance de la RDC.

Abbé Malu Malu : " Je ne serai pas membre de la Ceni ". C'est clair. L'abbé Apollinaire Malu Malu ne sera plus membre de la future Commission électorale nationale indépendante, Ceni. Pour le prêtre catholique, le mandat que sa hiérarchie lui a confié pour faire ce travail avait ses limites. Il est temps, a-t-il souligné lors d'une visite à Kisangani, d'aller répondre à ses exigences pastorales. Toutefois, le prêtre précise qu'il détient encore le pouvoir juridique de préparer les prochaines élections locales en RDC.

Bukavu : l'ONG Acat visite les 57 enfants détenus à la prison centrale. La situation des enfants en conflit avec la loi qui est aussi préoccupante à la prison centrale de Bukavu. C'est le constat fait samedi par l'ONG des droits de l'homme "Action des chrétiens pour l'abolition de la torture", Acat, au cours d'une visite aux détenus mineurs à la prison centrale de Bukavu. La visite de 10 animateurs de l'Acat s'inscrivait dans le cadre de réconfort aux enfants détenus à l'occasion de la journée internationale de soutien aux victimes de tortures, célébrée vendredi dernier. Me Jean Bosco Habibu, responsable de l'Acat, revient sur l'objet de cette visite : " Aujourd'hui, on compte 57 mineurs à la prison centrale de Bukavu. Nous avons choisi d'aller réconforter les enfants parce que nous avons constaté qu'actuellement au Sud Kivu, il y a plus de cas d'enfants qui sont victimes de torture. Parmi ces enfants, il y en a qui se trouvent en prison pour des faits dont ils ne peuvent pas être tenus pour responsables. Nous avons choisi d'aller à la rencontre de ces enfants, de passer ce moment avec les enfants et d'essayer de comprendre davantage les problèmes qui font qu'ils soient en prison " A l'issue de la visite, des couvertures, du savon, des revues et des bandes dessinées ont été remis aux enfants en conflit avec la loi. (Radio Okapi)

Lubumbashi : forum social congolais pour mettre l'homme au centre de toutes les activités. Les participants réfléchissent notamment sur un thème spécifique retenu pour le Katanga à savoir, l 'agriculture et les mines : comment faire la coopération ? Ce forum social congolais qui s'est ouvert samedi à Lubumbashi durera quatre jours. Objectif : sensibiliser toutes les forces vives de la nation et de l'extérieur sur le fait de mettre le citoyen congolais au centre de tous les problèmes politiques, économiques et sociaux. Une délégation de la Province Orientale fait partie des participants à ce forum. Elle s'engage à combattre la pauvreté des creuseurs artisanaux de cette province pour qu'ils profitent réellement des minerais qu'ils exploitent.

Masisi : exactions, embuscades et extorsions sur l'axe Mwesso-Pinga. FDLR, Maï Maï, Fardc, indexés. La situation sécuritaire est préoccupante dans plusieurs localités sur l'axe Mwesso-Pinga dans le territoire de Masisi, à environ 150 km nord de Goma. Plusieurs cas d'exactions, d'extorsions et d'embuscades sont enregistrés chaque jour dans les villages et sur la route. Les populations de cette partie du Nord Kivu accusent les FDLR et les Maï Maï réfractaires, mais aussi des militaires Fardc, d'être à la base de ces actes de barbarie et d'insécurité.

Lundi 29 juin.
Goma : festivités du 49e anniversaire de l'indépendance de la RDC, jour j-I
. Le président Joseph Kabila est arrivé dimanche à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. C'est dans cette ville de l'Est de la RDC que seront organisées les festivités du 49e anniversaire de l'accession à la souveraineté nationale et internationale de la République Démocratique du Congo. Les membres du gouvernement central et d'autres personnalités nationales y sont déjà depuis vendredi dernier. A un jour de l'événement, tout est fin prêt. La ville touristique du Nord-Kivu a fait le grand ménage pour accueillir ses hôtes de marque. Goma est dans toutes ses couleurs. Dans ses rues et ses grandes artères, c'est déjà une ambiance de fête. Les travaux de réhabilitation des deux principales artères ciblées par l'entreprise Safrimex sont presque finis. Il s'agit de l'artère allant de l'aéroport jusqu'au rond point BDGL, ainsi que celle allant du rond point Signers vers la grande barrière, en passant par le rond point Bralima, où un boulevard vient d'être construit. Les travaux d'électrification de la ville sont aussi presque achevés avec l'entreprise Sonades. Le décor est planté sur le boulevard Kanyamunga ainsi que sur la place ONC où vont se dérouler les cérémonies. La tribune, décorée aux couleurs de l'emblème national, y est déjà construite pour la circonstance. Elle est sécurisée par la Police nationale congolaise et les gardes républicains. Tous les hôtels de Goma ont fait le plein. C'est donc une grande mobilisation des différents acteurs pour célébrer avec faste le 49e anniversaire de l'indépendance de la RDC. En marge de ces festivités, un autre grand événement est attendu le même jour. Après le défilé, on passera à l'inauguration de la Foire agricole pour la paix (Fagop) à Kituku, à l'extrême gauche de la ville de Goma. Message de Nicolas Sarkozy à Jospeh Kabila. En rapport avec cette fête de l'indépendance, le président français a adressé un message à son homologue congolais Joseph Kabila. Dans cette correspondance, Nicolas Sarkozy rappelle sa détermination à accompagner les efforts de Joseph Kabila et à construire, avec lui, un avenir de paix et de prospérité pour la population congolaise. (Radio Okapi)

Kasaï-Orientale : plaidoyer pour humaniser les conditions carcérales. La situation des prisons est alarmante au Kasaï Oriental. La province compte 16 territoires mais n'a que 8 prisons, vétustes et dépassées. L'ONG "Fraternité instrenationale des prisons" lance un appel pour que des prisons de la province revêtent un caractère humanitaire, cela, au moment où se tient à Kinshasa un atelier sur la réforme du système pénitentiaire congolais dont les travaux prennent fin le vendredi 3 Juillet prochain.

Sénateurs et députés attendent les frais des vacances parlementaires. Une semaine après la clôture de la session ordinaire de mars, les parlementaires n'ont toujours pas touché les frais des vacances qui leur permettent de se rendre dans leurs fiefs électoraux. Une situation qui préoccupe surtout ceux qui tiennent à retourner à leurs bases.

CPI : Jean-Pierre Bemba, audience publique sur la demande de la liberté provisoire. Ce lundi 29 juin, à 14h, s'ouvre à la Haye, l'audience publique relative à la demande de la liberté provisoire de l'ancien vice-président de la République, le sénateur congolais Jean-Pierre Bemba à la Cour pénale internationale. Cette audience est conforme à la règle et au Statut de Rome, a précisé le chargé de communication de la CPI en RD Congo. Et cette règle veut qu'après une année de détention d'un prévenu, les juges procèdent à l'analyse de la possibilité d'accorder à ce dernier une liberté provisoire. C'est justement le cas Jean-Pierre Bemba. " Dans le cadre de M. Bemba, ça va faire une année, depuis le 3 juillet 2008, que M. Bemba est au centre de détention de la Cour pénale internationale ", a rappelé Paul Madidi, chargé de la communication de la CPI à Kinshasa avant d'ajouter que la décision des juges sur cette possibilité d'accorder la liberté provisoire au leader du MLC interviendra après le 29 juillet prochain. Cependant, la source a précisé que l'audience qui s'ouvre ce lundi n'a rien à voir avec le procès lui-même. " Pour le procès, il faut attendre la nomination de la chambre de 1ere instance par le président de la CPI. C'est cette chambre de 1ere instance qui va organiser les choses, notamment fixer la date du procès ", a laissé entendre Paul Madidi. Du coté de la défense, les avocats de Bembe affirment qu'ils seront confrontés aux victimes centrafricaines et éventuellement au procureur Louis Moreno'Campo. Me Aimé Kilolo, l'un des avocats du sénateur explique : " Nous avons une audience qui a été convoquée par la chambre préliminaire pour examiner la possibilité de remettre en liberté le sénateur Jean-Pierre Bamba. Il faut savoir que la décision ne sera pas rendue directement. L'audience est prévue pour entendre les différentes parties, donner leurs points de vue. La défense va devoir exposer les différentes garanties qui sont proposées par M. Jean-Pierre Bamba, à l'appui de sa mise en liberté. Les représentants des victimes ainsi que le bureau du procureur auront aussi l'occasion, dans le cadre d'un débat contradictoire, de formuler leurs observations à cet égard. Et, en principe, une décision devrait intervenir avant le 24 juillet. " (Radio Okapi)

Nord Kivu: La Monuc renforce les capacités des Officiers instructeurs des Fardc. Quarante trois (43) Officiers et Sous-officiers instructeurs des Fardc ont reçu leurs diplômes d'instructeurs à l'issue de quatre semaines et demie de formation ce lundi 29 juin 2009 au Centre d'Instruction de Nyaleke (ex-Centre de Brassage et de Recyclage de Nyaleke) situé à 12 km au sud-est de Beni. 19 d'entre eux se sont spécialisés en "formation de maniement d'armes" et 24 en "formation tactique". Les techniques générales d'instruction militaire dispensées par la Monuc feront de ces instructeurs des "formateurs avérés" pour les bataillons des Fardc. De ce groupe de 43 apprenants, 9 ont atteint la catégorie "A" qui leur confère les capacités de formateurs du niveau de l'académie nationale militaire. 27 récipiendaires sont de la catégorie "B" devant leur permettre d'assurer la formation des éléments des Fardc. 8 formateurs ont été classés dans la catégorie "C", qui les rend aptes à former tout un bataillon. Dans son allocution de circonstance, le Chef du Bureau de la Monuc Beni et Butembo, Christine Rwezaura, a souligné que ce projet de renforcement des capacités des formateurs des personnels des Fardc "est un geste de la Monuc pour exprimer sa solidarité avec le gouvernement de la RDC. Il met en exergue la détermination de la Monuc à contribuer à faire de la RDC une nation forte, indépendante, confiante et occupant sa véritable place dans le concert des nations." Pour le chef de Bureau de la Monuc, une armée bien formée et disciplinée reste le pilier le plus fort de la force de n'importe quel pays même dans des circonstances difficiles. "Vous avez la responsabilité unique et importante de réunifier votre pays et créer un environnement de paix durable si bien que votre pays va cheminer sur la voie du développement", s'est-elle adressée aux récipiendaires, avant de les inviter à promouvoir le respect des droits de l'Homme au sein des Fardc. "Les militaires sont avant tout des gentlemen, puis soldats. Ils doivent respecter les droits de l'Homme, soutenir la dignité des femmes et protéger les enfants car les femmes et les enfants sont l'avenir de la nation", a-t-elle dit. Cette formation assurée par la Monuc s'inscrit dans le cadre de son mandat qui consiste à appuyer la Réforme du secteur de sécurité en RDC. Le Conseil de Sécurité des Nations unies a, en effet autorisé la Mission à assurer la formation militaire des Fardc. Dans cet objectif, la Monuc a déjà formé 10 bataillons des Fardc. Mais, le rythme de formation a considérablement baissé. Récemment, le Commandant de la Force de la Monuc, Babacar Gaye, a déploré le manque d'affluence dans les centres de formation. Il a notamment fait remarquer que les deux centres de formations à Nyaleke et Ruberizi sont vides pour le moment. La Monuc avait prévu de former 18 bataillons en 2008, mais pour manque d'effectifs Fardc, seuls 2 ont été formés. (Monuc)

Mardi 30 juin.
CPI : Jean-Pierre Bemba, très bientôt la décision pour ou contre sa libération provisoire
. A la Cour pénale internationale, l'audience relative à la libération provisoire de Jean-Pierre Bemba s'est tenue comme prévue lundi à la Haye. Selon la juge de cette cour, Trenda Cilova, la juridiction se prononcera dans un délai raisonnable. Entre-temps, elle a rendu une ordonnance demandant aux autorités du Portugal, de la France, de le Belgique et du Pays Bas de soumettre au plus tard le 10 juillet prochain leurs observations sur la requête de mise en liberté provisoire et de Bemba ainsi que sur les conditions que ces pays pourraient lui imposer s'ils l'accueillaient sur leurs territoires en cas de cette liberté provisoire.

Goma : 30 juin. Un message de Alan Doss. A l'occasion du 49e anniversaire de l'indépendance du Congo, le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en RDC félicite le peuple congolais et ses dirigeants pour les efforts et leur persévérance afin de maintenir le cap et de conduire le processus de paix à bon port. Dans un communiqué de la Monuc, Alan Doss réaffirme l'engagement des agences et fonds des Nations Unies pour assurer la paix et le développement de RDC. Il note que la Monuc continuera à œuvrer avec ses partenaires, congolais et internationaux, à faire face aux défis qui demeurent.

La RDC commémore ce jour ses 49 ans d'indépendance. Les défilés et autres manifestations pour fêter cet anniversaire sont organisés dans toutes les provinces, de Kinshasa au Katanga, en passant par le Kasaï, les Kivu et autre. La plus grande attraction est enregistrée à Goma, au Nord-Kivu. Le président Joseph Kabila est entouré à Goma des membres du gouvernement et des ambassadeurs des pays amis accrédités en RDC. La tribune d'honneur a été érigée au rond point de l'ONC, ex-Ozacaf. C'est à 11h30 locales que le chef de l'Etat est arrivé sur le lieu. Il a été accueilli par les acclamations d'une foule en liesse. Le programme n'a pas prévu un mot de circonstance du président de la République. Après le défilé, il ira inaugurer la Foire agro-pastorale pour la paix à Kituku, à environ 8 km à l'ouest de la ville. Au Katanga, le gouvernement provincial a choisi de célébrer cette fête dans la ville de Kolwezi, à près de 300 km de Lubumbashi. Objectif : donner l'importance à cette ville minière, la deuxième de la province. Selon les sources sur place à Kolwezi, le gouverneur Moïse Katumbi, accompagnés de quelques ministres provinciaux, va s'adresser à la population au cours d'un rassemblement organisé à la place publique au centre ville. A Kananga, au Kasaï-Occidental, un défilé se tenait également avec les forces vives sur la place de l'Indépendance, au centre-ville. A cette occasion, le gouverneur Trésor Kapuku a appelé la population de sa juridiction à s'investir plus dans le travail. Il s'est également engagé à lutter contre l'insécurité grandissante dans la ville de Kananga. Même ambiance de fête dans la capitale congolaise, Kinshasa, où le défilé de la fête de l'indépendance se poursuit encore sur le boulevard Triomphal, devant le gouverneur de la ville, André Kimbuta et d'autres personnalités du pays. Plusieurs couches de la population habillées en uniformes, portant des drapeaux, banderoles et autres pancartes, défilent sous le rythme des différentes fanfares.

Toujours à l'occasion de la fête de l'indépendance, L'Union des démocrates mobutistes (Udemo) appelle la population congolaise à consolider cette indépendance par les valeurs républicaines du pays. A l'Equateur, la fête se passe sous le signe des plaintes des administrateurs de territoire. Ces derniers ont été instruits d'organiser, avec leurs propres moyens, les manifestations dans leurs propres juridictions. La plupart disent ne pas disposer de ces moyens, soulignant qu'ils expédient l'essentiel de leurs recettes à la province. Mais, pour le gouverneur intérimaire de l'Equateur, le gouvernement central n'ayant pas prévu une dotation spéciale pour les festivités du 49 e anniversaire de l'indépendance, il appartient à chaque administrateur du territoire de se débrouiller par ses propres moyens. (Radio Okapi)

Goma : une réunion d'évaluation des accords de paix. Le Comité national de suivi des accords de paix s'est réuni lundi à Goma, au Nord-Kivu, pour évaluer l'état d'avancement du processus de paix en cours dans les deux provinces du Kivu à la suite des accords de Nairobi. La rencontre a eu lieu sous la houlette de la facilitation internationale.

Lubero : les FDLR reviennent à la charge et attaquent les Fardc à Kaseghe. Des combattants hutus rwandais des FDLR frappent à nouveau. Ils ont attaqué tôt ce matin une position des Fardc à Kaseghe, localité située à plus de 250 km au nord de Goma, dans le territoire de Lubero. Le bilan, provisoire, est lourd selon des sources sur place.