Journal d'Afrique Centrale - R.D.C.
du 1er au 15 Janvier 2010
n°136


Chronique réalisée par Luc de l'Arbre

 


Vendredi 1er janvier 2010.
J. Kabila fait du social un de ses défis en 2010.
Parmi les défis de la nouvelle année, le président de la RDC, Joseph Kabila retient l'amélioration des conditions sociales des populations congolaises. Il l'a dit le jeudi 31 décembre dans son traditionnel message de vœux de nouvel an diffusé dans la soirée sur la RTNC, la chaîne nationale de la radio et de la télévision,. " Je tiens à réaffirmer un autre défi qui retiendra davantage notre attention au cours de l'année qui s'annonce : l'amélioration des conditions sociales de nos populations. Notamment dans les domaines de l'éducation et la santé, l'eau et l'électricité, l'habitat, l'emploi ainsi que le relèvement du pouvoir d'achat des citoyens ", a déclaré Joseph Kabila. Avant cette annonce, le président congolais a indiqué que les " mesures courageuses de restructuration de notre appareil judiciaire qui ont été prises au courant de l'année 2009 pour moraliser la vie publique, instaurer la bonne gouvernance et mettre définitivement fin à l'impunité, seront poursuivies et renforcées." Dans cette optique, des instructions détaillées seront données au gouvernement et des réformes structurelles et institutionnelles seront entreprises dans tous les domaines de la vie nationale, a souligné le chef de l'Etat. Fin des incertitudes. Par ailleurs, le président Kabila a affirmé que 2009 a été pour la RDC une année qui a marqué la fin de plusieurs incertitudes. Incertitudes liées aux perspectives de paix durable dans l'Est du pays, à la suite, notamment, a précisé le chef de l'Etat congolais, des opérations militaires contre les groupes armés étrangers, de la signature des accords de paix de Goma, de la normalisation "de nos relations avec les pays voisins". " Et pour la première fois depuis quinze ans, le peuple congolais renouvelle l'année dans la paix, sans bruits de bottes, ni crépitement des balles sur toute l'étendue du territoire national", a-t-il souligné à cet effet. D'autres incertitudes dissipées au Congo démocratique au cours de l'année dernière sont relatives, a dit Joseph Kabila, aux perspectives d'atteinte du point d'achèvement de l'initiative PPTE (Pays pauvres très endettés) et du délestage du lourd fardeau de la dette extérieure de notre pays, ainsi qu'à la mise en œuvre du programme de reconstruction nationale, "les cinq chantiers de la République." Cela, avec "le démarrage effectif, a-t-il fait savoir, d'importants projets d'infrastructures à plusieurs endroits du territoire national." 2010 sous de bons auspices. Le président de la République a aussi évoqué la fin des incertitudes quant à la volonté politique de lutter contre la corruption, la concussion, les détournements des deniers publics et des biens sociaux, les viols et autres violations des droits humains. Au regard de tous ces prémices, Joseph Kabila entrevoir 2010 sous de bons auspices. Une année qui s'annonce particulière, a-t-il souligné, notamment parce qu'elle marquera les 50 d'indépendance de la RDC. " Un anniversaire que nous sommes d'autant plus fiers de célébrer qu'en dépit de complots visant sa déstabilisation et sa balkanisation, la RDC demeure unie dans ses frontières de 1960". " La nation congolaise est une réalité à la fois indéniable et inaltérable", a poursuivi le chef de l'Etat congolais, ajoutant que 2010 "sera aussi unique par l'accélération que nous entendons imprimer à la mise en œuvre des projets de modernisation du Congo et aux réformes structurelles et institutionnelles dans tous les domaines." Appel à l'engagement populaire. Donc, pour le président congolais, les perspectives d'une reprise de l'économie mondiale, l'amélioration programmée du climat des affaires au pays et les ressources additionnelles attendues de l'effacement de la dette extérieure, sont autant d'opportunités de croissance que d'incitation à l'investissement privé, créateur par excellence des richesses et d'emplois, avec l'appui et l'encadrement des pouvoirs publics. Ce qui le pousse à croire désormais à 'une croissance porteuse des progrès. " Mettons-y la détermination qu'il faut et mobilisons-nous. J'en appelle donc, une fois de plus, à davantage d'engagement populaire, dans l'œuvre de reconstruction nationale, à plus de responsabilité dans l'exercice des charges publiques, au respect de la loi par tous et à la discipline individuelle et collective", a lancé Joseph Kabila. Le président de conclure : " Pour ma part, j'entends m'investir pour que la paix règne et se consolide sans cesse sur l'ensemble du pays, et que tous les Congolais aient la chance de s'épanouir et de pouvoir concrétiser leurs rêves les plus nobles. Je sais que face à tout enjeu vital, notre peuple a toujours été capable d'un mémorable sursaut national. Je suis donc convaincu, qu'ensemble, et avec l'aide de Dieu, nous ferons de 2010, année jubilaire de notre indépendance nationale, une année pas comme les autres. Une grande année pour tous, une année de souvenirs, d'introspection et d'action. Une année de reconstitution de notre mémoire collective, en vue de jeter les bases d'un développement durable pour notre pays. " (Radio Okapi)

Fardc : fin de "Kimia 2" et démarrage de "Amani leo". Les opérations "Kimia 2" sont terminées dans les deux provinces du Nord Kivu et du Sud-Kivu. Elles cèdent la place à une nouvelle opération des Fardc. Dénommée "Amani leo", cette opération démarre dès ce janvier 2010 pour une durée de trois mois, selon une annonce rendue publique jeudi dans un communiqué de presse par le commandement des opérations Kimia 2 à Goma.

Bukavu : procès de l'assassinat du journaliste de la radio Star, un ami du défunt, principal accusé. Le procès de l'assassinat de Koko Chirambiza, journaliste de la radio Star de Bukavu a commencé mercerdi dernier devant le tribunal de grande instance du chef-lieu du Sud-Kivu, selon des sources judiciaires de la place.

Bukavu : journée mondiale de la paix, une marche de la paix de la communauté de Sant'Egidio. Plus de 500 personnes ont pris part vendredi matin, à Bukavu, à une marche de paix organisée, à travers le monde, par la communauté de sant'Egidio, à l'occasion de la journée mondiale de la paix, décrétée le 1er janvier le Vatican. Le point de départ de la marche de Bukavu a été à la place du monument aux morts. La pluie qui s'est abattue tôt le matin sur la ville n'a pas empêché cette marche dont le point de chute a été la cathédrale Notre Dame de la paix. Sur les pancartes portées par les manifestants étaient inscrits les noms de différents pays impliqués dans les guerres et conflits à travers le monde, avec un accent particulier sur les guerres dans les deux Kivu, en RDC. A la cathédrale Notre Dame de la paix, un message d'engagement pour la paix a été lu et signé par les participants. L'archevêque de Bukavu était le premier à apposer sa signature sur le document. Il s'agissait d'un message d'appel à la paix et qui fustige toutes les guerres à travers le monde. Des guerres et des conflits qui endeuillent les populations. L'activité s'est clôturée par une messe. (Radio Okapi)

Samedi 2 janvier.

Le volcan Nyamulagira en éruption. Nyamulagira, ce volcan situé à une quarantaine de km au nord-ouest de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, qui est entré en éruption samedi matin à 4h58', heure locale, continue son activité sans une menace apparente sur les populations environnantes, Les chercheurs volcanologues et autres expert qui ont survolé la zone ce samedi dans la matinée ont confirmé que la lave prenait toujours la direction du nord-est, vers le parc national des Virunga. Dans la journée, cette lave avait déjà atteint plus de 500 mètres de distance à partir du point de sortie. La Monuc pour sa part organise, depuis les premières heures de l'éruption, des vols par hélicoptère pour faciliter aux chercheurs et aux autorités locales la surveillance des activités du volcan. Un appel au calme a été lancé à la population car la menace n'est pas imminente selon les autorités . La cellule de protection civile du gouvernorat du Nord Kivu s'emploie à la sensibilisation des populations des villages environnants sur le comportement à adopter. Il s'agit notamment des villages Sake, Kimoka, Kirolirwe, Tongo et autres connaissent situés à l'est du volcan et qui sont exposés aux risques de la conjonctivite et de la contamination des aliments et herbes pour le cheptel. De leur côté, les responsable de l'Institut congolais pour la conservation de la nature, ICCN, se disent inquiets. Ils craignent que l'écosystème du parc national des Virunga et des certains de ses animaux ne soient détruits ou obligés de migrer au passage de la lave. (Radio Okapi)

Interview : le major Ekenge fait le point de l'opération "Amani leo". Les Fardc ont annoncé jeudi la fin de l'opération Kimia 2 et le début de l'opération "Amani leo". Dans une interview accordée à radio Okapi, à Goma, le major Ekenge, porte-parole du commandement de l'opération Kimia 2 fait le point de l'opération 'Amani leo', Okapi. Major Ekenge, vous venez de sortir un communiqué sur la fin des opérations Kimia 2 et vous annoncez le début des opérations Amani leo. Pouvez-vous nous expliquer un peu, ce qu'il en est. Quelle est la différence entre les deux opérations et comment, surtout, concrètement, vous allez mener l'opération "Amani leo" qu'on ne connaît pas encore ? Major Ekenge Voilà, la grande différence, c'est que la collaboration Monuc Fardc sera renforcée par, surtout la co-localisation des unités sur le terrain, ainsi que la création des unités d'intervention, des unités spécialisées …qui pourront continuer et renforcer la traque des FDLR, pour essayer, comme je l'ai dit dans le communiqué, anéantir et détruire ce phénomène dans notre pays.
O. Les FDLR ont été mises en déroute, comme vous le dites dans le communiqué. Beaucoup de leurs bases ont été déstabilisées, mais comment vous allez faire, quelles sont les stratégies, allez-vous passer d'un village à un autre ? M. E. Le problème est celui-ci : comme vous le constatez, depuis un certain un temps, les FDLR commencent à opérer en petits groupes très mobiles. Alors, il fallait pour nous, prendre des mesures pour essayer de nous adapter à cette nouvelle stratégie des FDLR. Nous l'avons déjà fait avec la Monuc. Créer des unités d'intervention rapide qui pourront continuer sans relâche la traque des FDLR, et les poursuivre partout où ils vont aller pour essayer de contrer leurs mouvements, et mettre fin à leurs activités. Ce sera la nouveauté, et ça se fera sur le terrain avec la participation active de la Monuc, là où c'est possible. Sinon, ce sont les FARDC qui vont descendre sur le terrain avec un appui consistant de la Monuc. O. Par rapport à la protection des civils, est-ce qu'il y a des nouvelles mesures mises en place, parce qu'avec les opérations Kimia 2, ç'a provoqué pas mal de conséquences du côté des populations ? Est-ce que "Amani leo" va apporter un changement dans ce sens ? M. E. L'effort principal de "Amani leo" sera mis sur la protection des civils. Des unités seront mises en œuvre pour occuper les axes routiers, pour occuper les grands centres où se trouvent les civils pour essayer de les protéger, afin d'éviter ce que les ONG décrient, éviter que les FDLR ne viennent se venger sur les civils. Nous allons mettre des unités d'intervention, bien sûr qui vont les traquer, mais aussi des unités qui vont tenir les localités pour essayer des protéger la population. La protection de la population, c'est notre credo, un effort principal sera mis sur ce point là. O. Est-ce qu'il y aura un changement dans vos éléments ou les unités qui sont en place? M. E. Les unités vont rester en place. On va créer, toujours avec les éléments qui existent, des unités d'intervention qui seront formées pour ce travail là, avec la collaboration de la Monuc. Sur le plan de l'organisation, je ne pense pas qu'il y a un changement jusqu'à présent. A moins que l'autorité en décidait autrement. (Radio Okapi)

Dimanche 3 janvier.

Dongo : 150 combattants Enyele tués et 14 Fardc blessés. Plus de 150 combattants Enyele ont péri dans les affrontements avec les Fardc, jeudi et vendredi dans la localité d'Inyele, à 290 km au sud-est de Gemena. Du côté Fardc, il y a eu 1 mort et 14 blessés, ont indiqué des sources onusiennes.

Le Katanga est mal géré, selon un député national. Le député national Mwenze Nkundu, élu de Kamina, accuse le gouvernement provincial du Katanga de mal gérer cette province. "Le nord du Katanga est complètement oublié ; il n'y a aucune réalisation palpable. Tout est fait dans la partie sud de la province", a-t-il déclaré vendredi à Kamina au cours d'un entretien avec les membres de la société civile de la place.

Gbadolite : des livres scolaires volés au dépôt de l'EPSP. Un dépôt de l'Enseignement primaire secondaire et
professionnel (EPSP) a été cambriolé dans la nuit de vendredi à samedi à Gbadolite. Ce dépôt contenait neuf tonnes de manuels scolaires, don de la Coopération technique belge (CTB), aux élèves du primaire du Nord-Ubangui, selon l'inspecteur principal provincial de l'Equateur V, Jean-Pierre Kokumbo. La Police précise que les violeurs ont brûlé la porte du dépôt avant d'y avoir accès pour commettre leur forfait. Les deux gardiens commis à la sécurité du dépôt sont aux arrêts pour besoins d'enquête. Un suspect a été, par la suite, interpellé avec deux cartons de ces ouvrages par la Police d'investigation criminelle de Gbadolite. Les enquêtes se poursuivaient encore dimanche

Mbuji-Mayi : pas d'eau potable depuis 4 jours. L'eau potable ne coule plus de robinets de la Régie de distribution d'eau (Regideso) depuis 4 jours au chef-lieu du Kasaï oriental. Du coup, la population se sert de l'eau impropre à la consommation tirée de la rivière Lubilanji et d'autres cours d'eau des environs de la ville. Des travaux de réfection s'effectuent sur le réseau de distribution et la desserte normale en eau pourra reprendre dans 48 heures, ont indiqué les responsables de la Regideso.

Goma : éruption du volcan Nyamulagira, l'OVG. Le volcan Nyamulagira, qui est enté en éruption samedi, continue à déverser ses laves vers le parc national de Virunga. La coulée a atteint plus d'un km. Les chercheurs continuent toujours à survoler la zone du volcan pour une surveillance de ses activités. Le directeur général de l'observatoire volcanologique de Goma(OVG), Kacho Karume, rassure la population. Selon lui, il n'y a toujours pas de danger imminent pour la population. Kacho Karume appelle cependant la population à prendre quelques précautions.

Dongo : les Enyele ne présentent plus une menace de type militaire, selon Lambert Mende. Les lourdes pertes humaines enregistrées par les insurgés Enyele dans les combats avec les Fardc jeudi et vendredi à Inyele sont la conséquence de l'entêtement de ces insurgés. Ces derniers n'ont pas déposé les armes conformément à l'ultimatum leur lancé par l'armé nationale. C'est ce qu'a déclaré, dimanche, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende. Pour lui, la capacité de nuisance de ces insurgés est réduite, au point qu'ils ne présentent plus une menace armée imminente à l'Equateur.

Lundi 4 janvier.

Kinshasa : 3,8 tonnes de cobalt interceptées à l'aéroport de N'djili. Les agents de la Direction générale de migration (DGM) ont saisi, jeudi à l'aéroport de N'djili, 3,8 tonnes de Coltan en provenance du Sud-Kivu. Cette information a été confirmée, dimanche, par le directeur de cabinet du ministre des Mines du gouvernement central, Alexis Mikandji. Ce colis appartiendrait à Patra Investment, un comptoir d'achat des minerais non agréé par le ministère des Mines.

Brazzaville : aucun insurgé Enyele n'est arrivé à Impfondo. Aucun blessé ni combattant Enyele, après les combats qui ont opposé les Fardc aux insurgés Enyele à Inyele, jeudi et vendredi, n'est arrivé au Congo-Brazzaville. C'est ce qu'ont indiqué, dimanche à radiookapi.net, les sources hospitalières et humanitaires depuis Impfondo, où règnent le calme et la quiétude.

RDC : 4 janvier, Elikya Mbokolo condamne la passivité des Congolais d'aujourd'hui. La RDC a commémoré, lundi, le 51ème anniversaire des martyrs de son indépendance. Un analyste politique et historien, le professeur Elikya Mbokolo note avec satisfaction l'accélération de l'histoire politique et sociale du pays. Cependant, il déplore la passivité du peuple congolais d'aujourd'hui qui accepte tout face à certaines injustices sociales. Le professeur Elikya rappelle que les évènements du 4 janvier 1959 ont fait que tout aille très vite. Les choses que les Congolais ne pouvaient pas obtenir auparavant, ils les ont obtenues entre le 4 janvier 1959 et le 30 juin 1960. En une année et demie, ajoute l'historien congolais, on a obtenu des choses qu'on demandait pendant dix ans sans succès. Un aspect important, c'est le rôle du peuple congolais, en particulier du peuple kinois. Ces gens qui brusquement ont dit, à cette date: " c'est assez ! Et il faut que maintenant çà change totalement ! ", a-t-il fait remarquer. Ce qui contraste avec l'attitude de la génération actuelle. "Le peuple (congolais) d'aujourd'hui est apathique et passif. Il accepte toute une série de choses ; notamment l'absence de travail, le non payement ou le payement retardé des salaires, ou encore l'étalage d'un luxe insolent de la part d'un certain nombre de responsables. Cette passivité doit être combattue. Parce que les peuples qui luttent sont les peuples qui vivent !", a déploré le professeur Elikya. De Kinshasa à Kisangani. Le 4 janvier 1959, des milliers des Congolais avaient perdu leur vie à la place YMCA de Matonge à Kinshasa dans la vague de revendication de l'indépendance. Des manifestations officielles sont prévues, en ce même lieu lundi, par le gouvernement en collaboration avec l'Alliance des Bakongo (ABAKO). A Kisangani, le gouverneur Médard Autsai a déposé une gerbe des fleurs, lundi, sur la place des martyrs en présence de toutes les sommités de la Province Orientale. A cette occasion, il a parlé des projets de 2010, année qui verra la construction de deux écoles et deux centres de santé dans chaque territoire de la province. De Matadi à Lubudi. Dans le Bas-Congo, une cérémonie de commémoration de cette journée est organisée au cimetière de Ngadi I dans la commune de Matadi en mémoire des pionniers de l'indépendance. Selon la mairie de Matadi, le programme prévoit un récit historique de cette journée par le député Longo Sita. L'orateur devrait décrire les événements qui ont marqué le 4 janvier 1959 dans la ville portuaire. Appel au pardon mutuel et à la reconversion morale. Tel est le contenu de divers messages adressés à la population, lundi, par les orateurs dans des cultes d'action de grâce organisés dans diverses églises de Kananga, au Kasaï occidental. Plusieurs autorités politico administratives ont participé à ces cultes. Par ailleurs, les activités commémoratives du cinquantenaire de l'indépendance de la RDC devraient être officiellement lancées dans l'après-midi devant le bâtiment administratif de Kananga. Au cours d'un culte d'action de grâce en l'église catholique Sacré Cœur de Lubudi au Katanga, l'abbé Théophile Kalenga a appelé les Congolais à continuer de lutter pour une décolonisation totale et pour le développement du pays. Des représentants des différentes associations, notamment les activistes de droit de l'homme, ont participé à ce culte. (Radio Okapi)

Kalemie : Choléra, l'ONG Solidarités appelle à une vigilance extrême. Environ 315.000 USD ont été affectés à l'installation d'une dizaine de bornes fontaines, de 3 mini stations de traitement d'eau et de mise en place de 35 sites de chloration d'eau dont 60 autres gérés par la Croix-Rouge. Les financements d'Ocha à travers le Fonds de réponse rapide ont permis la réalisation du projet ayant réduit la menace de choléra dans les zones de santé de Kalemie et Nyunzu. C'est le bilan dressé par les responsables de l'ONG française Solidarités au terme de son projet à Kalemie.

Kinshasa: élections 2011, le MLC appelle à la création d'une plate-forme politique. Le secrétaire général du Mouvement de libération du Congo (MLC), François Mwamba, a lancé un appel, lundi au cours d'une cérémonie d'échange de vœux à Kinshasa, à la mise sur pied d'une plate forme en vue de préparer les échéances électorales de 2011. Ce regroupement aura pour ambition de présenter un seul candidat à la prochaine élection présidentielle.

Mardi 5 janvier.

SNCC : près de 2 000 tonnes de vivres traînent dans la gare de Kabongo. Faute de moyens de transport, la récolte de mai et juin de l'année dernière pourrit dans le territoire de Kabongo, dans le Haut Lomami, au Katanga. La Société nationale de chemins de fer du Congo (SNCC) qui est presqu'en faillite, ne dispose pas de suffisamment de wagons pour assurer l'évacuation des produits vivriers vers les centres de consommation.

Une délégation de parlementaires néerlandais en visite en RDC. Une délégation de parlementaires de la commission des relations extérieures du Pays-Bas, séjourne, depuis dimanche, en RDC. Elle est venue s'informer de la situation politique, économique et sécuritaire du pays.

Un nouveau coup de balai de Joseph Kabila au sein des services publics. Après les vagues de juillet- d'août 2009 dernier, le président de la République, Joseph Kabila a encore procéder à l'assainissement dans certains services publics par des révocations, des mises en retraites et des promotions. Les ordonnances relatives à ce coup de balai ont été signées le 31 décembre et publiées lundi 4 janvier 2010. Au total, le chef de l'Etat a signé 17 ordonnances touchant les ministères des Finances, et de Budget, ainsi que les services sous-tutelle. Par dizaines ou centaines, des cadres et agents de ces ministères et services sont, soit révoqués, soit mis à la retraite, soit promus. La révocation concerne, notamment, 107 chefs de division et 246 chefs de bureau à la direction générale l'Office des douanes et accises (Ofida). Quant à la mise à la retraite, les ordonnances présidentielles concernent 250 chefs de bureau du ministère des Finances, 470 agents et 18 chefs de division de la Direction générale des impôts (DGI) ainsi que 102 chefs de division et 294 chefs de bureau du secrétariat du ministère des Finances. La mise à la retraite touche également 100 directeurs à l'Ofida. Ces derniers sont retraités au grade de secrétaire général. Pour ce qui est des nominations, quelques directeurs de l'Ofida bénéficient de l'honorât et de l'éméritat avec des avantages particuliers. Au ministère de Budget, sont bénéficiaires de la même promotion, un directeur, 47 chefs de division, 94 chefs de bureau; à la Direction générale des impôts, 41 directeurs, 65 chefs de division et 160 chefs de bureau; au secrétariat général des Finances, 12 chefs de division et 48 chefs de bureau; à la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participation (DGRAD), 13 directeurs. La restructuration se poursuit. Lors de son message de fin d'année dans la soirée du 31 décembre, Joeph Kabila a promis de poursuivre et de renforcer les mesures de restructuration de " notre appareil judiciaire qui ont été prises au courant de l'année 2009 pour moraliser la vie publique, instaurer la bonne gouvernance et mettre définitivement fin à l'impunité ". A ce sujet, le chef de l'Etat congolais a indiqué que des instructions détaillées seront données au gouvernement et que des réformes structurelles et institutionnelles seront entreprises dans tous les domaines de la vie nationale. Nombre d'observateurs notent que Joseph Kabila a vite fait de lier l'acte à la parole. Pour rappel, mi-juillet, 2009, c'est par la magistrature que le président de la RDC avait commencé l'assainissement de la vie nationale. Plusieurs magistrats ont ainsi été révoqués de leurs fonctions et mis le Premier président de la Cour suprême de justice de l'époque ainsi que le Procureur général de la République mis à la retraite. Le magistrat suprême avait reproché aux hommes de loi mis sur le carreau des faits infractionnels graves, notamment de corruption et de concussion. Deux semaines plus tard, une deuxième vague d'assainissement par le chef de l'Etat congolais avait, cette fois-là, touché la Fonction publique où une quatre-vingtaine d'agents avaient été révoqués et plus de 1 000 d'autres mis à la retraite. Les ministères touchés étaient les Finances, la Santé publique, l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel, l'Economie nationale et commerce, Mines, Urbanisme et habitat, ainsi que la Justice. (Radio Okapi)
Congo-Brazzaville : plus de 4 mille USD, assistance des Etats-Unis aux réfugiés de Dongo. .Cette assistance qui se chiffre à 4,6 millions dollars, a été remise dimanche par l'ambassade américaine à Brazzaville en faveur de près de 93 000 réfugiés, nombre qui va augmenter d'après les humanitaires
Mercredi 6 janvier.

Nyamulagira en éruption : la lave menace la route de Sake. Au quatrième jour de l'activité du volcan Nyamulagira entré en éruption samedi dernier, la coulée de lave a déjà parcouru juqu'à mardi, 1 kilomètre 46, dans le parc national des Virunga. Le plus grand risque que les experts redoutent c'est que cette lave pourrait couper la route qui relie la ville de Goma à la localité de Sake, située à 27 km du chef-lieu du Nord-Kivu.

Pangi : les activités commerciales paralysées à Kalima. La situation dure déjà depuis une semaine. Les magasins et boutiques de Kalima, à plus de 100 km de Kindu, au Maniema, en territoire de Pangi, sont fermés. Le mot d'ordre est venu des opérateurs économiques locaux pour protester contre une taxe qu'impose aux négociants de minerais la Sakima, une société minière de la place qui exploite le coltan et la cassiterite.

L'Observatoire des médias congolais dénonce les dérapages dans la presse. L'Observatoire des médias congolais, Omec, dresse un bilan de ses actions pour l'exercice 2009. Selon le président de cette organisation, de nouveaux médias naissent non seulement avec d'autres professionnels, mais aussi avec des intrus qui versent dans divers dérapages. L'Omec affirme que les dérapages dans les medias persistent. D'après Polydor Muboyayi, président de cette organisation, six ans après sa création, les bévues les plus récurrentes sont notamment la diffamation, l'imputation dommageable, la non protection de la jeunesse, le non respect de la présomption d'innocence. L'Omec estime que la création " intempestive " des organes de presse par des hommes qui n'ont bénéficié d'aucune formation en la matière, favorise l'arrivée de nouveaux professionnels des medias, mais aussi des " intrus ". C'est ce qui, d'après Polydore Muboyayi, explique la persistance des dérapages dans l'exercice du métier d'informer. L'observatoire des medias congolais invite les professionnels des medias à respecter les règles fondatrices du métier d'informer, afin d'éviter toute sanction qui peut s'en suivre. (Radio Okapi)

Bandundu : du pain kinois à Kikwit. Les habitants de Kikwit peuvent désormais consommer différents pains en provenance de Kinshasa. Ceci a été rendu possible grâce à la réouverture du trafic routier (par bus) sur la nationale numéro 1, axe Kinshasa-Kikwit depuis deux mois. Les habitants de cette ville où il n'existe aucune boulangerie se disent soulagés par l'arrivée de ces pains. Un pain qui revient à 100 Francs congolais à Kinshasa, se vend à 150 Francs Congolais à Kikwit.

Goma : accrochages entre population et policiers à Kibumba. Cinq blessés, c'est le bilan provisoire des accrochages qui ont opposé mercerdi matin dans la localité de Kibumba, à une trentaine de kilomètres au nord de Goma,dans le territoire de Nyiragongo, la population locale aux éléments de la police.

Zongo : plus de 3 000 déplacés en situation humanitaire déplorable. A Zongo, ville située à l'extrême nord de l'Equateur, plus de 3 000 déplacés de guerre vivent dans des conditions difficiles. Ces personnes avaient fui des combats entre les Fardc et les Enyele dans différentes localités du sud- Ubangi en octobre dernier.

Ituri : incursion d'hommes armés dans la collectivité de Walendu Bindi. Le chef de collectivité de Walendu Bindi, en Ituri, signale l'incursion d'hommes armés lundi dernier dans plusieurs localités de son entité. La source identifie les assaillants aux miliciens du FPJC/ FRPI, Ces incursions ont été signalées notamment dans les villages de Malo, Alona et de Singo, à plus de 60 km au sud de Bunia. Le chef Akobi Katirogo, l'autorité coutumière de la place dénonce des cas de viols, d'enlèvements, de pillages et le déplacement de plusieurs personnes. Cependant, les mêmes sources indiquent que certains habitants de la région ont commencé à regagner leurs villages depuis mardi. Sans d'autres précisions, les sources affirment que les miliciens ont été poursuivis par les Fardc jusqu'à Songolo, une localité proche, où ils seraient encerclés par l'armée régulière. Concernant cette situation, le commandant de la zone opérationnelle de l'Ituri s'est réservé de tout commentaire. De son coté, le porte parole militaire de la Monuc à Bunia précise que la mission n'est pas encore saisie de cette situation. (Radio Okapi)

Affaire Yangambi et cie : la peine de mort requise contre les 4 accusés. Le procès qui oppose le ministère public au président de l'ONG " Paix sur terre ", Me Firmin Yangambi avec ses trois coaccusés a connu une nouvelle audience ce mercredi 6 janvier à la Cour militaire de la Gombe, à Kinshasa. Elle était consacrée au réquisitoire du ministère public. A ce sujet, l'organe de la loi a requis la peine la plus forte, la peine de mort et aussi 20 ans de servitude pénale pour tous les 4 prévenus. Pour rappel, Me Firmin Yangambi, avocat à la CPI (Cour pénale internationale) et ses coaccusés avaient été arrêtés le 26 septembre 2009 à Kinshasa pour deux infractions : la détention illégale d'armes de guerre et minutions ainsi que la tentative d'organiser un mouvement insurrectionnel. Le réquisitoire du ministère public est sévère. C'est la réaction de l'un des avocats des accusés, Me Joseph Mukendi. L'avocat sollicite auprès de la Cour une réquisition médicale pour ses clients avant de contre attaquer. Pour Me Mukendi, ce procès a pris une autre tournure ce mercredi. Après l'instruction de l'affaire, on passe à l'étape des plaidoiries qui ont commencé ce mercredi avec la première sous étape, le réquisitoire du ministère public. Mais la défense revient sur sa demande faite précédemment, celle qui a trait à une réquisition médicale grâce à laquelle la défense va présenter ses moyens, a déclaré Me Mukendi, avant de qualifier le réquisitoire de très sévère. La réquisition médicale se justifie, selon l'avocat, par le fait qu'il y a eu des cas de torture qui pourraient laisser des traces sur les corps des clients. La dernière sous étape sera le verdict de la cour qui interviendra dans 15 jours. Comment peut-on requérir la peine de mort à tous les 4 prévenus ? L'avocat précise qu'il s'agit là du réquisitoire de l'organe de la loi. Il faut attendre les plaidoiries des avocats pour que la Cour tranche sur les deux points de la balance, à savoir les plaidoiries de la défense et le réquisitoire du ministère public, a-t-il conclu. (Radio Okapi)
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Kinshasa : AMP, controverse autour de la création du courant rénovateur. La polémique continue autour de la création d'un nouveau courant au sein de l'Alliance de la majorité présidentielle (AMP). Le groupe parlementaire Forces de renouveau s'est désolidarisé, mercredi, des initiateurs de ce nouveau courant. Ce que banalisent les intéressés.

Kinshasa : Kabila renvoie le projet de budget 2010 au Parlement ! Le projet de budget 2010, déjà adopté et envoyé au chef de l'Etat pour promulgation, va être renvoyé au Parlement. Joseph Kabila souhaite que ce budget soit revu par les parlementaires au motif que certains engagements pris par la RDC avec les institutions de Breton wood, n'avaient pas été pris en compte. Une lettre devrait être adressée aux deux chambres à ce sujet, ont rapporté des sources proches de la présidence de la République.

Kinshasa : les raisons du crash d'un avion de CAA à l'aéroport de N'djili. Le crash du Boeing 727 de la compagnie aérienne CAA, samedi à l'aéroport international de N'djili, relance non seulement la question du contrôle technique des avions mais aussi celle de la loi sur l'aviation civile en RDC. Cet accident dont la cause principale, selon la direction de la navigation aérienne de la RVA, serait la panne hydraulique, pouvait être évité s'il y avait un contrôle technique sérieux.

Jeudi 7 janvier.

Kinshasa: début du procès Gabriel Mokia au tripaix de la Gombe. Le président du parti MDCO, Mouvement des démocrates congolais et membre de l'opposition, Gabriel Mokia, a comparu, jeudi, devant le tribunal de paix (Tripaix) de Kinshasa- Gombe. Il est poursuivi pour outrage contre le chef de l'Etat. Mais, pour la défense, le tripaix est incompétent pour siéger en matière d'outrage contre le chef de l'Etat. Cette matière relève de la compétence de la cour de sûreté de l'Etat qui n'existe plus en RDC, a fait savoir l'avocat de prévenu, l'avocat Etienne Lombela, qui a interjeté appel au tribunal de grande instance.
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Bas-Congo : la route Kisantu-Kimvula bientôt coupée. Deux têtes d'érosion ont déjà englouti trois quarts de la chaussée de la route reliant Kisantu à Kimvula, dans le district de la Lukaya, précisément à l'entrée de l'école primaire Ngeba, à 17 k mde Kisantu.

CPI : affaire Thomas Lubanga, la défense débute ses plaidoiries. La défense de Thomas Lubanga Dyilo doit débuter, jeudi matin à la Haye, la présentation de ses éléments de preuve devant la Cour pénale internationale (CPI). Ancien chef milicien de l'Ituri en RDC, M. Lubanga est accusé notamment de crimes de guerre. Les plaidoiries prendront plusieurs mois. A l'appui de ses thèses, la défense fera comparaître une trentaine de témoins, selon un communiqué de la CPI.

UE : De Gucht persona non grata à Kinshasa. Toute demande de visa pour Karel De Gucht, commissaire européen au Développement, à la RDC, sera considérée par les autorités de ce pays comme une provocation, a signifié le ministère congolais des Affaires étrangères dans une note verbale au chargé d'affaires européen à Kinshasa, selon La Libre Belgique. Le journal belge parle d'un " nouveau coup de chaud à Kinshasa contre le Belge ", entendez l'actuel commissaire européen au Développement. Citant des indiscrétions en provenance de la Commission européenne, La Libre Belgique indique que cette dernière (Commission européenne) a reçu le 2 janvier une note verbale du ministère congolais des Affaires étrangères. Une note s'indignant des propos tenus par Karel De Gucht le 16 décembre dernier lors d'un débat sur la RDC au Parlement européen. Pour le gouvernement congolais, explique la source, la déclaration du Belge a été considérée comme " un procès sur le fonctionnement de l'Etat congolais dans des termes aux relents notoirement racistes, irrespectueux et irresponsables ". A cet effet, ajoute La Libre Belgique, les autorités congolaises ont communiqué une note au chargé d'affaires européen en poste à Kinshasa, indiquant que " dans l'état actuel des choses, la venue du commissaire (à Kinshasa) n'était pas souhaitée " et que " toute demande de visa serait considérée comme une provocation ". Surprise à Bruxelles. En effet, selon la même source, De Gucht dont les fonctions de commissaire européen au Développement s'arrêtent fin janvier, se préparait d'effectuer une visite à Kinshasa au cours de ce mois de janvier. La Libre Belgique poursuit en disant que l'initiative des autorités congolaises a surpris Bruxelles " où avait déjà étonné, par sa virulence, une réaction du porte-parole du gouvernement congolais au lendemain du débat européen. " Le quotidien belge estime par ailleurs que le gouvernement congolais " semble s'être imprudemment prononcé, en traitant le commissaire européen au Développement comme il traite parfois des membres du monde politique belge, habitués aux relations chaotiques avec leur ancienne colonie. " " Comment va réagir l'Union européenne ? " Les autorités congolaises s'en prennent en effet cette fois à la Commission européenne, responsable collectivement de la déclaration de M. De Gucht. Ensuite, elles s'en prennent au Parlement européen, qui a adopté, le 17 décembre dernier, une résolution ne critiquant en aucune manière le commissaire européen au Développement et appuyant ce dernier", fait observer La Libre Belgique. D'après le journal belge, Karel De Gucht s'était en outre exprimé sur la RDC avec l'aval du Haut représentant européen pour la politique étrangère, Catherine Ashton. D'où cette question du journal : " Comment va réagir l'institution européenne - dépourvue du paternalisme belge vis-à-vis de Kinshasa, donc aussi de son indulgence - face à cette attaque contre elle ? " Dans l'immédiat, le refus de recevoir le commissaire au Développement, explique La Libre Belgique, va retarder la mise en œuvre de dix projets d'aide, pour un montant total de 278,5 millions d'euros, dont M. De Gucht devait signer les conventions de financement ce mois-ci à Kinshasa. "Sans compter qu'on peut se demander si le successeur de M. De Gucht, le Letton Andris Pielbags, sera plus intéressé qu'un Belge par les dossiers congolais et leur donnera l'indispensable impulsion ", ajoute dans son raisonnement la même source. "La prochaine fois, il y aura certainement un incident" Entre les autorités congolaises et Karel De Gucht, il y a en fait de vieux comptes à régler. En avril 2 008, en mission à Kinshasa à la tête d'une délégation gouvernementale belge, De Gucht, alors ministre des Affaires étrangères de son pays, avait tenu un discours, presque dans les mêmes termes qui ne n'avaient pas plu à ses hôtes congolais. Il avait notamment, dénoncé le manque de transparence dans l'exploitation des ressources minières de la RDC et la corruption, tout en exigeant des autorités congolaises plus d'actes que de paroles. Ces propos tenus à Kinshasa devant les gouvernants congolais les irritèrent, avec Joseph Kabila en tête. Au point que dans sa réaction, le président du Congo démocratique lança un avertissement aux autorités belges. " Il n'y a pas d'incident, car je n'ai pas voulu qu'il y en ait. La prochaine fois il y aura certainement un incident… ", avait-il déclaré. Et donc, les derniers propos du Belge, tenus cette fois avec la casquette de commissaire européen, sont une récidive que Kinshasa semble ne pas être disposé à accepter. Dans ses propos, Karel de Gucht a notamment qualifié, devant le Parlement européen, les dirigeants congolais de partenaires inappropriés. Il avait aussi allégué que l'aide humanitaire que la communauté internationale accorde à la RDC est un gâchis. (La Libre Belgique)

" Non à la solution militaire, oui au contrôle de l'exportation des minéraux congolais et au dialogue avec la population locale " : la proposition des missionnaires pour la paix dans les deux Kivu. "Suite au rapport de novembre 2009 du Groupe des experts des Nations Unies sur la situation dans le Nord et le Sud Kivu, en RDC, les grands de la terre ne peuvent plus feindre d'ignorer ce qui se passe" affirme un communiqué envoyé à l'Agence Fides, du réseau "Paix pour le Congo" promu par les missionnaires xavériens qui travaillent dans le Kivu. " La longue et douloureuse série de massacres, de viols, d'incendies de villages, de séquestres, de vols, de saccages, d'humiliation de tout genre… dont la population civile des Kivu est victime et qui a été dénoncée à la société civile congolaise il y a déjà longtemps, est maintenant à la connaissance de tous, de même que l'échec des opérations militaires entreprises pour ramener la paix " continue le communiqué. Les missionnaires repoussent les interprétations du conflit en termes ethniques et affirment que " la crise tourne autour de l'exploitation illégale des ressources minières de la RDC (cassitérite, coltan, or, wolfram, pétrole et gaz méthane) dans laquelle sont impliquées de célèbres multinationales occidentales et des sociétés minières ayant leurs sièges en Europe, au Canada, aux Etats-Unis et en Asie ". Pour résoudre le conflit, le Réseau " Paix pour le Congo " propose une série d'actions que la communauté internationale devrait entreprendre :
1. Les Etats-Unis et la Grande Bretagne devraient exercer une forte pression sur le Rwanda et l'Ouganda en les menaçant de suspendre leur aide, si elle est considérée comme nécessaire.
2. Imposer des sanctions aux pays limitrophes de la RDC, notamment le Rwanda et l'Ouganda qui, directement ou indirectement, exploitent illégalement les ressources minières de la RDC et les compagnies ou individus impliqués dans le commerce illégal de minéraux avec les groupes rebelles.
3. Rendre opérative la traçabilité des minéraux et d'autres richesses naturelles venant de la RDC, comme le souhaite aussi le Parlement Européen.
4. Repousser sans la moindre tergiversation la militarisation de la région des Grands Lacs par AFRICOM (le commandement des Etats-Unis pour l'Afrique) qui a causé déjà tant de misère aux populations civiles.
5. Empêcher le renforcement des régimes autoritaires et lutter contre la restriction de l'espace politique dans tous les pays de la région des Grands Lacs par ceux qui détiennent le pouvoir.
Les missionnaires ont en outre envoyé au Président américain Barack Obama une Lettre ouverte sur la situation de l'Est de la République Démocratique du Congo, dans laquelle ils demandent aux Etats-Unis de " revoir de façon critique leur politique de ces vingt dernières années dans la Région des Grands Lacs ", de renoncer à la militarisation de la Région, d'adopter une législation pour la traçabilité des matières premières exportées et de valoriser le potentiel humain de la région, " en ouvrant un dialogue avec les forces vives de la société civile et en valorisant les chefs locaux aujourd'hui privés de leur autorité ". (Agence Fides ).

Vendredi 8 janvier.

Sassou Nguesso préoccupé par la situation des réfugiés de l'Equateur. Plus de 100 000 personnes de la RDC ayant fui les événements de Dongo, dans la province de l'Equateur, se trouvent sur le sol du Congo Brazzaville, a indiqué jeudi devant le corps diplomatique, le président congolais Denis Sassou Nguesso. Ces personnes ont besoin d'assistance, a-t-il plaidé en se disant préoccupé par cette situation.

Rutshuru : la situation sécuritaire s'améliore. Les activités champêtres et commerciales ont repris normalement sur la majeure partie du territoire de Rutshuru, selon les autorités locales de ce territoire de la province du Nord-Kivu. Ce qui leur fait dire que la situation sécuritaire dans cette région s'est sensiblement améliorée au cours de ces dernières semaines.

Karel De Gucht trouve "pas normale" la décision du gouvernement congolais à son égard. Le commissaire européen Karel De Gucht a jugé jeudi sur les ondes de Radio 1 (VRT), une radio belge, que la réaction de Kinshasa à son analyse de la situation dans l'est de la RDC allait "trop loin" et n'était "pas normale". De Gucht affirme que son analyse était objective et qu'elle est ressentie comme telle au sein du Parlement européen.

La Ham frappe : Mokia et Yolama sous embargo, "Sous l'arbre doré " de Mirador, suspendue . Gabriel Mokia, un des membres de l'opposition politique et Bénoit Yolama, membre de l'Alliance de la majorité présidentielle, AMP, sont frappés d'embargo dans la presse pour 90 jours par la Haute autorité des médias, Ham. Cet organe de régulation a pris cette décision jeudi, suspendant en même temps l'émission " Sous l'arbre doré " de la chaîne privée Mirador Tv pour un mois.

Bernard Kouchner : " Le rapprochement Kabila-Kagame est un point important géopolitiquement ". Le ministre français des Affaires étrangères en visite officielle à Kinshasa, poursuit ses entretiens avec les personnalités de l'Etat congolais. Après près d'une heure d'entretien avec le Premier ministre, son programme prévoit une rencontre avec le ministre de la Coopération internationale dans l'après-midi, avant de terminer avec le président de la République. Bernard Kouchner compte aborder plusieurs questions bilatérales, " Je veux dire que géopolitiquement, le plus important qui se soit opéré, c'est le rapprochement, en tout cas l'entente et le dialogue entre le président du Rwanda et le président de la RDC ", a déclaré d'emblée le chef de la diplomatie française, avant de se poser cette question : " Est-ce que cela a apporter ses fruits ? Politiquement sûrement. Est-ce que sur le terrain, pour les hommes et les femmes qui sont à l'Est de la RDC, les choses se sont arrangées ? Pas assez " Cette question et bien d'autres seront certainement des sujets de discussion avec le président Kabila, a indiqué M. Kouchner. A ce sujet, le ministre français a dit qu'il savait déjà la position de Joseph Kabila sur la Monuc et à propos des forces internationales présentes en RDC. Et il a renchéri : " Mais je voudrais connaître qu'est-ce qu'on peut faire pour que la population au Nord et au Sud Kivu puisse, après ces années d'opérations humanitaires et de politique de maintien de la paix, est-ce que la situation s'améliore ? Que peut faire la France et que peut faire l'Europe ? " Outre cette question, l'homme d'Etat français entend aussi aborder celles de la coopération, de politique régionale et de la forêt après le sommet de Copenhague, avec les autorités congolaises. Le Premier ministre Adolphe Muzito a reçu le ministre français des Affaires étrangères et européennes à l'Hôtel du gouvernement ce 8 janvier à Kinshasa. Diverses questions ont été abordées par les deux hommes, notamment : la situation de l'Est et les FDLR, la sécurité, les relations entre la RDC et le Rwanda, les violences sexuelles, le sommet de Copenhague, les relations entre la RDC et le FMI. S'agissant de la situation de l'Est, les deux hommes ont échangé sur les efforts nécessaires visant à favoriser le retour à la paix et à la stabilité dans la région. Le rôle et le futur mandat de la Monuc ont été discutés. Sur ce point, la France juge prématuré le retrait de la mission de l'Onu en RDC. Toujours à propos de la Monuc, le chef de la diplomatie française a dit que les autorités congolaises souhaitent que la Mission de l'Onu en RDC s'adapte mieux à une tâche orientée vers le développement. Les violences sexuelles dont sont victimes les femmes de la part de groupes armés ont également été évoquées dans les discussions entre les deux hommes d'Etat. La France souhaite que des efforts supplémentaires soient engagés dans ce domaine. Sur la question relative des FDLR, sujet des tensions dans la région entre le Rwanda et la RDC, M. Kouchner a salué les efforts réalisés par les deux pays pour une stabilité dans la région. Les choses semblent prendre une bonne tournure, a-t-il indiqué à la presse. Au niveau des investissements français en RDC, le diplomate français a reconnu qu'ils étaient insuffisants au regard de la dimension gigantesque de la RDC. Il a saisi cette opportunité pour rappeler la nécessité d'instaurer un climat de paix favorable au développement. Parmi les questions abordées entre les deux hommes, il y a eu également les relations entre le FMI et la RDC, et le Sommet de Copenhague tenu en décembre 2009. Sur le sommet de Copenhague, la France envisage dans les prochains jours, la tenue d'une réunion des pays du bassin du Congo. (Radio Okapi)

Samedi 9 janvier

Des investisseurs français à Kinshasa en février prochain, retombées économiques de la visite de Bernard Kouchner. La France tient fermement aux accords économiques signés avec la RDC lors de la dernière visite de Nicolas Sarkozy à Kinshasa. Accords qui vont connaître une évolution avec la venue en février prochain, d'une délégation d'hommes d'affaires français, conduite par un membre du gouvernement français. Ceci ressort d'un tête-à-tête Joseph Kabila-Bernard Kouchner hier vendredi à la cité de l'Oua.

Bukavu : la sécurité aux frontières au centre d'échanges avec une délégation rwandaise. Une délégation conduite par le gouverneur de la province rwandaise de l'Ouest était en visite vendredi à Bukavu. Des échanges avec l'exécutif provincial du Sud Kivu ont débouché sur des résolutions qui consacrent le renforcement de la surveillance aux frontières et le contrôle des combattants FDLR déjà rapatriés. Les deux parties ont aussi décidé d'organiser des manifestations sportives et culturelles pour véhiculer le message de paix, de solidarité, de tolérance et d'amitié.

DGRAD : un sans faute en 2009, 100% du résultat attendu par l'Etat. La Direction générale des recettes administratives et domaniales, DGRAD, a rempli son contrat avec l''Etat congolais pour 2009, avec une réalisation à 100% du résultat attendu d'elle par l'autorité budgétaire. Annonce faite vendredi à Kinshasa par le Directeur général de cette régie financière, à l'occasion de l'échange de vœux avec le personnel. " Depuis le début de l'année 2008, une évolution croissante est observée dans nos résultats, ce qui a permis une participation significative de la DGRAD au budget de l'Etat, tant pour l'exercice 2008 que pour celui qui vient de s'achever ", a déclaré le DG Jean Elongo Ongona, avant de relever que " les recettes encadrées à la DGRAD ont atteint 126 milliards de Francs congolais en 2008, contre 70 milliards en 2007 " Par ailleurs, en ce qui concerne l'exercice 2009, le DG Elongo a affirmé l'avoir clôturé avec un chiffre provisoirement arrêté à 178 milliards de Francs congolais, à comparer avec les 178 milliards assignés à la DGRAD par l'autorité budgétaire. Ce qui fait dire au numéro un de cette régie financière qu'en 2009, son institution a atteint les 100% du résultat attendu d'elle par la même autorité budgétaire. Perspectives pour 2010. Pour 2010, a-t-il poursuivi, le pouvoir public vient d'assigner à la DGRAD des recettes hors pétroliers producteurs de l'ordre de 294 milliards de Francs congolais, soit une augmentation de 65% par rapport aux assignations de 2009. (Radio Okapi)

Kolwezi : une marche pacifique de la société civile contre la Gecamines. Plus de 200 personnes, membres de la société civile de Kolwezi, ville minière située a près de 300 kilomètres de Lubumbashi, sont descendues dans la rue ce samedi. Cette marche les a conduites à la mairie de Kolwezi où les manifestants ont déposé un mémo. Motif de la manifestation : dénoncer la mauvaise gestion de la Gecamines, du moins dans son secteur ouest, selon quelques manifestants abordés.

Nyangara : 20 personnes tuées par les LRA à Mabanga. Vingt personnes ont été tuées le 14 décembre dernier dans le village Mabanga, à 47 km de Tapili, dans le territoire de Nyangara, à plus de 600 km de Kisangani. Les assaillants, aidés par un pêcheur, ont traversé la rivière Uélé le 13 décembre. L'information est confirmée par le chef de groupement Makombo qui a assisté à l'enterrement des victimes. La même source ajoute que ces LRA ont enlevé un nombre important de personnes et de biens.

Lusambo : santé, Mectizan fait une dizaine de décès, selon la société civile. L'utilisation du Mectizan, un produit de lutte contre l'onchocercose pose problème à Lusambo, territoire situé à 230 km au nord de Mbuji-Mayi, au Kasaï Oriental. La société civile dénonce les effets secondaires indésirables de ce médicament. D'après elle, une dizaine de personnes ont déjà succombé, après avoir été soumises au traitement par Mectisan. Mais la zone de santé de Lusambo ne reconnaît pas de cas de décès. Elle admet néanmoins l'existence des effets secondaires après l'usage du médicament.

Renvoi du budget 2010 au parlement : le chef de l'Etat rejoint l'opposition, estime JC Mvuemba. Le président Kabila vient de renvoyer la loi budgétaire 2010 au parlement, en vue d'une seconde lecture. Pour le député national Jean-Claude Vuemba, le chef de l'Etat vient de donner raison à l'opposition qui avait rejeté cette loi. Car, d'après lui, l'opposition estimait que cette loi ne reflétait pas les aspirations de la population.

Kinshasa : le ministre des Affaires sociales révoqué. Le ministre national des Affaires sociales, Barthelemy Botshwalé, a été révoqué de ses fonctions, selon l'ordonnance présidentielle lue), samedi, sur les antennes de la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC. Il lui est reproché: "un manquement grave qui porte atteinte à son honneur de ministre", sans autres précisions.

Dimanche 10 janvier.

Mbuji-Mayi : la malnutrition fait rage chez les enfants. La situation nutritionnelle est critique dans la province du Kasaï oriental. C'est ce qui ressort des résultats des enquêtes nutritionnelles territoriales menées entre août et septembre 2009. Ces résultats ont été publiés vendredi au cours d'une rencontre qui a réuni la division provinciale de la santé et les différents partenaires intervenant dans ce domaine. D'après la coordination provinciale du Programme national de nutrition Pronanut, sur les 16 territoires que compte la province, 14 sont frappés par une malnutrition aigue.

Kisangani : hausse imminente du prix du bois de construction. Le prix de bois de construction subira une augmentation dans les jours à venir. C'est ce qu'a annoncé, samedi, le président des exploitants forestiers artisanaux de Kisangani, Félicien Liofo, à l'issue dune rencontre avec ses membres. Par exemple, affirme-t-il, un chevron de cinq carrés se vendra à 4 USD au lieu de 2,5 actuellement. Celui de sept carrés se négociera à 8 USD au lieu de 4. Cette hausse, ajoute la même source, fait suite aux différentes taxes supplémentaires que le ministère provincial de l'Environnement a imposées à ces exploitants.

Dungu : regain d'exactions perpétrées par la LRA, selon la société civile locale. La société civile de Dungu, territoire situé à 780 km au nord-est de Kisangani, s'inquiète de l'intensification ces deux derniers mois des exactions des rebelles ougandais de la LRA à l'endroit de la population civile du Haut Uélé. Cela est consécutif au retrait par le gouvernement congolais des militaires de la zone opérationnelle de Dungu pour Dongo dans la province voisine de l'Equateur, a indiqué cette structure.

Shabunda : une délégation belge évalue les avancées du jumelage avec la commune de Ciney. Une délégation de la commune belge de Ciney est arrivée, dimanche à Shabunda centre 300 km à l'ouest de Bukavu. Objectif évaluer l'état d'avancement des projets financés dans le cadre du jumelage entre la cite congolaise de Shabunda et cette commune belge. Les deux projets sont notamment la construction d'un centre d'apprentissage des métiers et l'appui à la radio communautaire Mutanga émettant à Shabunda -centre, ont indiqué des sources locales.

Lubumbashi : saisie des vivres frais avariés. Une importante quantité des produits vivriers avariés importés par l'entreprise Jambo Mart a été saisie depuis jeudi par le parquet de grande instance de Lubumbashi. Les services de l'Etat ne s'accordent pas sur l'incinération de ces produits. De leur côté, les responsables de Jambo Mart minimisent les faits et parlent d'une panne survenue aux camions qui transportaient les produits.

Brazzaville : la France promet 200 000 euros aux réfugiés de Dongo. La France compte apporter un appui de 200 000 euros pour assister les 106 674 réfugiés de l'Equateur se trouvant au Congo-Brazzaville. Cette aide sera disponible dès cette semaine. D'après le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui a séjourné, samedi, dans ce pays, les agences des Nations unies doivent accorder plus d'attention à ces réfugiés.

Mbuji-Mayi : relance de la Miba, 20 millions USD du Gouvernement enfin disponibles. Les 20 millions USD destinés au plan de relance de la Minière de Bakwanga (Miba) sont enfin disponibles dans les caisses de l'Etat. C'est ce qu'a annoncé, dimanche à Mbuji Mayi, le gouverneur de la province du Kasaï oriental, Alphonse Ngoyi Kasanji. Ces fonds vont servir dans un premier temps à l'achat des engins et à leur acheminement au chef-lieu de la province.

Lundi 11 janvier.

Manono : 8 morts, bilan d'un éboulement dans une carrière de mines. L'accident mortel s'est produit dimanche dans une carrière de cassitérite de Manono, à 450 km de Kalemie, au Katanga. Un accident de plus.

Franc congolais : à quand sur le marché les billets déjà imprimés de 1 000, 2 000 et 5 000 ? Les agents et fonctionnaires de l'Etat ne peuvent utiliser une partie de leur salaire constituée de billets de 10 et de 20 francs congolais. Ces coupures sont devenues indésirables, notamment, à Bukavu, au Sud Kivu, et dans la capitale congolaise. Entre-temps, la Banque centrale a déjà fait imprimer trois plus grosses coupures gardées encore en stocks. C'est la réalité du marché qui rend difficile l'utilisation de ces petites coupures dans les transactions. Pour acheter une carte prépayée, par exemple, qui coûte 1 000 francs, il faut avoir cinquante billets de 20 ou cent billets de 10. Ce qui pousse les opérateurs économiques à rejeter de plus en plus ces coupures. Il s'agit là d'une démonétisation pure et simple. Ce ne sera pas la première. Depuis la renaissance du franc congolais en 1998 à la suite du changement politique intervenu le 17 mai une année plus tôt, d'autres coupures de cette monnaie, sous l'effet de l'inflation et de l'instabilité économique, avaient déjà emportées. Des coupures de 1 franc et de 5 francs, notamment. Entre-temps, à la Banque centrale du Congo (BCC), on signale l'existence de plus grosses coupures imprimées depuis quatre ans, mais gardées encore en stocks à l'Hôtel de monnaie, en attendant que le gouvernement décide de leur utilisation. Ces nouvelles coupures sont de 1000, 2 000 voire de 5 000 francs. La crainte, c'est que le lancement de ces gros billets risque d'amplifier l'inflation et d'emballer un marché déjà instable. Il faut donc, estime-t-on à la BCC, un environnement économique stable et des mesures d'encadrement pour que le lancement de ces coupures soit conforme avec les engagements pris par le gouvernement avec les bailleurs de fonds. (Radio Okapi)

Joseph Olenga Nkoy réapparait et fait le plaidoyer du social. Après une éclipse depuis 2006, Joseph Olenga Nkoy, président national des Fonus (Forces novatrices pour l'unité et la solidarité) revient sur la scène politique congolaise.

Bukavu : EPSP, les parents d'élèves soutiennent le mouvement de grève des enseignants. Les parents, membres de l'Association nationale des parents d'élèves et étudiants du Congo (Anapeco) de Bukavu, au Sud Kivu, ont pris la résolution de soutenir le mouvement de grève déclenché par les enseignants du secteur public de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel depuis le 5 janvier 2 010. La décision a été prise au cours d'une assemblée générale de l'Anapeco tenue le week-end. Selon les parents des élèves de Bukavu, le gouvernement provincial n'a pas tenu sa promesse de soulager les parents à partir de ce mois de janvier, comme promis dans les résolutions de la table ronde( rencontre gouvernement enseignants du Sud Kivu) tenue du 18 au 21 août 2009.

Lubumbashi : Kyungu appelle à l'unité des Katangais. Le président de l'assemblée provinciale du Katanga, Gabriel Kyungu wa Kumwanza a déclaré que l'heure n'est plus à la distraction des fils et filles de la province du Katanga par les divisions tribales. Il l'a dit ce lundi à l'issue de l'audience que lui a accordée le gouverneur Moïse Katumbi Chapwe. Le président de l'organe délibérant de la province minière du Katanga revient des soins en Afrique du Sud. Il s'est dit choqué par les correspondances de jeunes, des communautés Balubakat et Sempya qui entretiennent un climat d'antagonisme et menaçant ainsi la paix sociale dans la province. Pour Gabriel Kyungu wa Kumwanza, les deux parties doivent enterrer la hache de guerre. Il estime que ces divisions sont une distraction que les " Katangais doivent banaliser et minimiser ". " Ils [ Katangais] doivent soutenir leurs élus pour qu'ensemble nous puissions sortir de l'ornière, pour que nous puissions nous développer ", a-t-il déclaré. (Radio Okapi)

Bernard Kouchner : "Il ne faut pas chasser la Monuc... ". Dans une interview accordée à radiookapi.net lors de sa visite officielle, vendredi à Kinshasa, le ministre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner a abordé plusieurs sujets importants. C'est le cas du rétablissement les relations diplomatiques entre la RDC et le Rwanda et l'état de la coopération bilatérale entre la France et la RDC, tout en reconnaissant la réticence des investisseurs français à vernir au Congo. Il a également évoqué l'avenir de la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (Monuc).

Mbuji-Mayi : Miba, entreprise toujours sous perfusion. Au cours de son dernier conseil des ministres, le gouvernement central a déclaré continuer la prise en charge des rémunérations du personnel de la Minière de Bakwanga (Miba). Le gouvernement finalise aussi de rassembler le financement pour la relance des autres activités prévues pour fin janvier - début février. Cette entreprise attend, depuis 7 mois, 20 millions de dollars promis par le gouvernement et ils pourraient être décaissés cette année avec la promulgation du budget exercice 2010.

Mardi 12 janvier.

Affaire De Gucht : le gouvernement congolais est tombé dans un piège, selon certains acteurs politiques. La décision des autorités congolaises de refuser le visa à M. Karel De Gucht pour ses propos jugés indélicats contre la RDC, continue d'alimenter la classe politique congolaise. Pour certains acteurs politiques, le gouvernement du Congo est tombé dans le piège de la déclaration du commissaire européen au Développement.
Tel est le point de vue du député national Tshibangu Kalala, membre de l'Alliance de la majorité présidentielle (AMP). " Je trouve qu'on est allé trop loin. Ça ne sert à rien, là on tombe dans un piège ", estime-t-il. Pour ce député, on ne peut pas, en même temps, vouloir coopérer avec un pays, et refuser à son ministre .... le visa d'entrée sur le territoire national. " Si vous dites que Karel De Gucht ne peut pas venir au Congo, mais c'est votre interlocuteur privilégié pour collaborer et coopérer avec l'Union européenne ", explique le Pr. Tshibangu Kalala. Le député de l'AMP indique que le gouvernement congolais aurait pu laisser le commissaire européen venir, quitte à protester vigoureusement contre son comportement. " S'il veut venir ici, qu'il vienne, et qu'on lui dise : " Monsieur, vous venez faire quoi ici parce que nous sommes des incompétents ? Donc, il y avait moyen de faire autrement les choses. C'est l'Union européenne qui nous intéresse, et pas Karel De Gucht. Il ne fallait pas tomber dans ce piège là", conclut le député Tshibangu Kalala. Même réaction de la part du député national Vuemba de l'opposition qui estime que, dans cette affaire, c'est le peuple congolais qui est perdant. Le député rappelle que le président Joseph Kabila lui-même, s'adressant à la presse belge, avait déclaré qu'il lui manquait quinze hommes pour conduire son projet du Congo. " Dans cette affaire, qui gagne et qui perd ? Le Congo a énormément besoin de l'Union européenne, surtout de son commissaire au Développement qui a plus de 200 millions de dollars pour le peuple congolais ", a laissé entendre Vuemba, soulignant qu'à toutes les épreuves que la RDC a toujours eues avec la Belgique, c'est le Congo qui a toujours perdu, " même à l'époque du grand maréchal." (Radio Okapi)

Bunia : l'UPC pour une coalition politique d'anciennes milices. En Ituri, l'Union des Patriotes Congolais, UPC, parti politique de Thomas Lubanga, lance un appel à d'autres formations politiques également issues des ex milices locales pour la formation d'une coalition politique.

Situation sécuritaire : Dungu se dit abandonné par le gouvernement. Les déclarations du ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, à Kinshasa vendredi 8 janvier, ont suscité des réactions de la part des membres de la société civile de Dungu à 780 km de Kisangani. Cette structure pense que le gouvernement congolais est plus préoccupé par les problèmes du Nord et Sud Kivu, pendant que le district du Haut-Uélé est aussi en proie aux rebelles de l'Armée de résistance du seigneur, la LRA.

Ne Muanda Nsemi dénonce les injustices sociales en RDC. L'élu de Luozi a fustigé les injustices sociales ce mardi au cours d'un point de presse tenu à son domicile à Kinshasa. Pour lui, certaines communautés congolaises sont victimes d'injustices de la part des autorités politiques et ces comportements menacent l'unité nationale. Ne Mwanda Nsemi dit être dans l'obligation de décrier ces injustices en prévision des 50 ans de l'indépendance que la RDC,

Kasongo-Lunda : la société civile dénonce des tracasseries militaires dans les mines de Mawangu. Des hommes en uniforme tracassent les paisibles citoyens dans les carrières de diamants à Mawangu, à plus de 800 km de Kikwit, dans le territoire de Kasongo-Lunda, selon la société civile de cette partie du pays. Elle accuse ces hommes en uniforme d'instaurer un système de travaux forcés moyennant un jeton d'accès aux carrières.

Goma : budget 2010, les femmes analystes saluent la décision de Kabila. Au cours d'une rencontre, mardi dans la matinée à Goma, les femmes analystes du Nord-Kivu ont salué la décision du Président de la République de renvoyer le budget 2010 à l'Assemblée nationale pour révision. Elles se disent choquées par l'attitude des députés, qui ont placé leur bien être avant celui du peuple. Elles espèrent voir les élus revenir à la raison en aménageant ce budget dans le sens d'améliorer les conditions sociales de la population.

Mercredi 13 janvier.

Opération "Amani Leo" : des conditions pour un meilleur résultat, selon "International Crisis group". La réussite de l'opération "Amani Leo" dépendra d'une bonne planification entre la Monuc et les Fardc ainsi que du traitement qui sera réservé aux éléments militaires sur terrain. François Grignon, directeur des programmes Afrique de l'ONG "International Crisis group" l'a déclaré au cours de l'émission Dialogue entre Congolais de mardi. Avec l'opération "Amani Leo", les Fardc et la Monuc ont exprimé leur intention de donner priorité à la protection des populations civiles et de mener des opérations ciblées sur le leadership des FDLR. Pour International Crisis group, il ne s'agit cependant que d'une intention qui pourrait ne pas se confirmer sur le terrain. François Grignon évoque les difficultés qu'ont connues les Fardc dans les opérations précédentes, notamment les questions de gestion des ressources, de paiement de solde et d'abus sur les populations civiles pour exprimer ses craintes. Ces questions ont atteint des proportions très importantes l'année dernière, a dit le directeur Afrique des programmes de "International Crisis group", et que, si on veut que la donne change, que l'opération "Amani Leo" donne un meilleur résultat, il faudra, dit-il, que ces questions soient résolues. La Monuc rassure. De son côté, la Monuc réaffirme son engagement dans l'opération "Amani Leo" et rassure que les mesures seront prises pour le respect de la conditionnalité de sa participation exigée par le Conseil de sécurité. Kevin Kennedy, directeur de l'information publique de la Monuc l'a souligné aussi au cours de la même émission du Dialogue entre Congolais : " Il y a beaucoup de gens qui ont parlé de la conditionnalité du soutien de la Monuc aux Fardc. La conditionnalité, le Conseil de sécurité, dans sa résolution, a exigé que la Monuc assure que la planification conjointe a eu lieu, et que les droits humanitaires, les droits de l'homme et les droits internationaux de réfugiés seront respectés dans les opérations qui reçoivent le soutien de la Monuc. Entre les Fardc et le commandement de la Monuc, il y a une entente très proche sur ce point, et des mesures seront prises au cours d'"Amani Leo" d'assurer que cette conditionnalité est respectée. " (Radio Okapi)

Fizi : la société civile dénonce les tracasseries militaires. La société civile de Fizi dénonce la recrudescence de plusieurs cas de tracasseries fiscales et militaires dans le Sud Kivu, particulièrement dans la zone aurifère de Misisi, à l'extrême sud du territoire de Fizi. Depuis le départ des combattants Maï Maï pour l'intégration, des soldats Fardc de l'ex-92e brigade ont barré l'accès aux carrés miniers vers les collines de Misisi, et l'accès à cette zone est monnayé, indique encore la société civile de Fizi. Pour sa part, le commandement des opérations "Amani Leo" dit n'avoir reçu aucun rapport sur ces affirmations.

Goma : des tests d'ADN sur des présumés auteurs de viols. L'opération est menée par l'organisation médicale Hearl Africa. Selon ses responsables, le test d'ADN (Acide désoxyribo nucléique) permet de faciliter les enquêtes en matière de violences sexuelles et des grossesses extraconjugales ou issues d'acte de viol.

Kasongo-Lunda : des éléments de la Garde républicaine accusés de tracasseries dans les carrières de diamant. Des exploitants du diamant dans les carrières diamantifères de la cité de Mawangu, à plus de 800 km au sud de Kikwit, dans la province de Bandundu, sont l'objet d'exactions de la part des militaires de la Garde républicaine depuis la présence de ces derniers dans cette contrée.

Kinshasa : la VSV réclame plus de justice en faveur des manifestants victimes de la démocratie. La Voix des sans voix pour les droits de l'homme, Vsv exige que justice soit faite en faveur des manifestants victimes de la démocratie. L'ONG de défense des droits de l'homme, revient notamment sur le cas des personnes tuées en janvier 2005. Ces personnes manifestaient contre l'éventualité du report des élections qui avait été annoncé par la CEI. Cinq ans après les élections, le président de la VSV Floribert Chebeya, accuse le gouvernement congolais de rester toujours silencieux sur ce massacre de Kinshasa. Il affirme que ce massacre avait été perpétré par les militaires des Fardc et l'état-major de renseignements militaires. Et il y avait eu, indique-t-il, plusieurs dizaines de morts et de blessés par balles. Toujours selon la VSV, le régime carcéral sévère réservé aux victimes dans les différents lieux de détention a été caractérisé par la privation de visite, des actes de torture, des traitements cruels, inhumains et dégradants ayant conduit aux décès des uns et à la précarisation de l'état de santé des autres. L'ONG accuse également le gouvernement congolais ainsi que la Monuc, de n'avoir jamais diligenté une enquête sur les allégations de l'existence des fosses communes, notamment, au cimetière de Kinkosi Sans Fil, au quartier Matadi Mayo dans la commune de Mont-Ngafula à Kinshasa, où plusieurs personnes tuées auraient été inhumées la nuit du 10 au 11 janvier 2005. Dans un communiqué, la VSV demande instamment au gouvernement congolais : l'ouverture d'une enquête indépendante pour faire la lumière sur ce massacre, l'indemnisation des victimes et/ou de leurs proches pour les préjudices subis ainsi que le remboursement de tous les frais engagés par les proches et membres de familles des victimes pour leur prise en charge médicale. (Radio Okapi)

Faradje : situation humanitaire précaire pour plus de 14 000 déplacés de guerre. Plus de 14 000 déplacés vivent sans assistance au centre de la cité de Faradje, territoire situé à 900 km au nord-ouest de Kisangani. Le chef du centre administratif se dit préoccupé par cette situation qui affecte déjà la population locale.

Lubumbashi : RTV Wantashi fermée, son signal coupé. Le bâtiment de la chaîne radio télévision Wanshi, émettant de Lubumbashi, est sous surveillance de la police nationale congolaise depuis ce mercredi matin. D'après le commandant de la police qui dirige l'opération, l'ordre vient de la haute hiérarchie à Kinshasa. Le signal de Wantashi vient aussi d'être coupé.

Kinshasa : remaniement du gouvernement Mozitu, des tractations en cours. Le remaniement du Gouvernement Muzito est de plus en plus évoqué dans les états-majors politiques de la RDC. Il faut combler le vide créé par quatre ministres, qui ne font plus parti de cette équipe, notamment à l'Economie nationale, aux Relations avec le Parlement, à la Recherche scientifique et aux Affaires sociales. Les tractations sont, dores déjà engagées dans les états-majors politiques.

Bunia : 4 villages vidés de leurs populations. Depuis la nuit de mardi à mercredi, 4 villages du groupement zunguluka, en collectivité de walese vonkutu à une centaine de km au sud de Bunia, sont vidés de tous leurs habitants. Ces habitants ont fui les attaques d'un groupe d'hommes armés non autrement identifiés. C'est ce qu'a indiqué le chef de poste administratif de Boga, dans la collectivité voisine.

Kindu : groupes armés, le gouverneur annonce l'installation d'un camp de regroupement à Lubutu. Le gouverneur du Maniema, Didier Manara Linga, a annoncé, mercredi, l'installation prochaine du dernier centre de regroupement pour la démobilisation, le désarmement et l'intégration dans le territoire de Lubutu. L'installation de ce centre vise à mettre fin à l'insécurité récurrente, créée par les groupes armés, dans le nord de la province du Maniema en général.

Bukavu : le gouverneur a corrompu les députés provinciaux, selon l'opposition. L'opposition politique au Sud-Kivu dénonce la corruption dont les députés membres de la commission chargée du contrôle parlementaire au gouvernement provincial se seraient rendus coupables, dans un communiqué de presse. Ces députés auraient perçu, auprès de l'exécutif provincial, 3 000 USD de frais de mission, qui devraient normalement être pris en charge par l'assemblée provinciale, selon la même source. Le coordonnateur provincial de l'opposition politique au Sud-Kivu, Anaclet Watukalusa, atteste que chaque député membre de la commission de contrôle au gouvernorat a touché 3 000 dollars américains. C'est de la corruption, selon lui. Les résultats de l'enquête risquent d'être biaisés, redoute-t-il. M. Watukalusa déplore cette pratique, consistant, pour un député commis au contrôle parlementaire, de tendre la main à la personne visée par ce contrôle pour lui demander encore des frais de mission. "L'exécutif provincial avait présenté 3 000 USD, étiquetés comme frais de mission à chaque membre de la commission, et 700 USD à chaque agent d'appoint de cette commission là. Même hier, nous avons été informés que le questeur (de l'assemblée provinciale) est allée au gouvernorat afin de demander les frais qui étaient restés pour compléter ceux qu'on avait reçu comme acompte. Et au lieu de 27 millions des Francs congolais (environ 30 000 USD), on leur avait donné un chèque de 5 millions des Francs congolais. Ce qui fait fâcher les membres de la commission et cela risque même de retarder la remise des rapports", a déclaré Anaclet Watukalusa. Les accusés réfutent ! En réaction, certains membres de la commission mise en cause réfutent ces allégations. Le député Isaac Buchekabirhi, par exemple, considère qu'il est de leur droit de bénéficier de ces frais de mission que certains d'entre eux continuent, d'ailleurs, d'attendre du gouvernorat de province. "Les heures de mission, ça se paie et c'est normal ! Au moment où je vous parle nous ne sommes pas encore payés. Ça fait 2 mois que nous sommes au travail, on n'a même pas été en vacances. Personne n'a reçu 3 000 dollars américains de la part du gouverneur de province. Il sait qu'on s'est convenu 700 dollars. C'est la création personnelle", a déclaré Isaac Buchekabirhi. Il rassure que le rapport sera bien donné en temps utile "pour que tout le monde sache de quoi il s'agit dans la gestion dans la chose publique au niveau du Sud-Kivu. Personne n'a été corrompu pour cela". (Radio Okapi)

Dungu. Construction de la mosquée dans la parcelle de la paroisse de Dungu centre: alarme du curé. La communauté islamique a commencé les travaux pour la construction d'une mosquée sur le terrain de la Paroisse Catholique Mater Admirabilis de Dungu centre, diocèse de Dungu-Doruma, juste à côté de l'Eglise catholique. Le curé de cette paroisse, l'abbé Remy Mbeliaro, a déjà informé les autorités compétentes en leur adressant une lettre dans la quelle il démontre, avec documents, que le terrain appartient au diocèse de Dungu-Doruma, depuis le 12 décembre 1968. Ce n'est pas la première fois que les Musulmans essaient de prendre possession de ce terrain. Déjà en 1980, le Commissaire de Région, à l'époque, leur avait accordé une occupation provisoire pour construire une maison de résidence et non une mosquée. En 2002, un conflit a éclaté entre les deux communautés sur le droit de ce terrain, et avec la nouvelle année 2010, la communauté musulmane s'est mise à l'œuvre pour la construction de sa mosquée. Les catholiques attendent la réponse et l'intervention des autorités compétentes afin que la justice et le droit foncier soient clairement établis. Certaines sources confirment l'appui de la Monuc dans ce projet, surtout en ce qui concerne le transport du matériel de construction. (Ademis)

Jeudi 14 janvier.

Traque de la LRA : le général Kifwa dresse un bilan positif, la société civile le juge mitigé. Il n'y a plus en RDC aucun sanctuaire des rebelles ougandais de la LRA, plus d'un an après les opérations de traque. Le commandant des Fardc dans la Province Orientale, le général Jean-Claude Kifwa, l'a affirmé mercredi dans l'émission Dialogue entre Congolais de Radio Okapi, faisant le bilan de ces opérations militaires engagées contre les rebelles de LRA. Entre décembre 2008 et janvier 2010, 305 rebelles ougandais de la LRA, parmi lesquels des officiers très proches de Joseph Kony, leur chef, ont été tués, selon un bilan des Fardc. Ce bilan qui fait aussi mention d'une quarantaine de captures ou de redditions est largement positif, a déclaré le général Jean-Claude Kifwa. D'après le commandant Fardc de la Province Orientale, les objectifs étaient de désarticuler le commandement de l'ennemi, de détruire ses bases principales ainsi que la chaîne de sa logistique. Objectifs atteints, a précisé l'officier supérieur. Parmi les bases détruites, il a cité, Nyere, PiliPili, Fuke et Bahute, notamment. Un seul couac, selon le général Kifwa : certains fils du pays, des Congolais, font le jeu de l'ennemi en se faisant passer pour des éléments de la LRA. Un effort doit donc être fait au niveau de l'armée, d'autres services étatiques et de la société civile, recommande le général, pour mettre fin à ce phénomène, notamment par la sensibilisation. " Ces Congolais là n'ont pas d'autre patrie que la RDC ", a-t-il souligné. Bilan plutôt mitigé. En revanche, intervenant dans la même émission de Dialogue entre Congolais, Dismas Kitenge, un activiste des droits de l'homme, tout en saluant des avancées positifs dans la traque contre la LRA, a indiqué que celle-ci n'a pas pour autant disparu. Donc, pour cet activiste de la société civile, le bilan des opérations militaires engagées depuis décembre 2008 contre les rebelles ougandais est plutôt mitigé. D'après lui, la LRA constitue encore une menace pour les populations congolaises et aussi pour la communauté internationale. Conclusion : il faut, dit Dismas Kitenge, que le gouvernement congolais dote les Fardc des moyens nécessaires pour faire face à cette menace. Débandade à Dungu. Dans l'entre-temps, pas plus tard que mercredi soir, à Dungu, à 700 km de Kisangani, l'inquiétude était totale dans le quartier Bamukangi, situé entre la rive droite de la rivière Dungu et l'aéroport de la Monuc. Raisons de cette inquiétude : des coups de feu attribués aux éléments de la LRA auraient été tirés vers 18h30 locales du côté de la rive gauche de la rivière Kibali. Bilan : un jeune garçon tué et un blessé. Ce qui a poussé la population de cette rive à aller chercher refuge sur la rive droite. Informé, le contingent marocain a aussitôt lancé une patrouille dans le quartier Bamukangi. Déjà dans la journée, selon les sources, le chef de ce quartier avait fait part aux autorités locales d'une éventuelle attaque de sa juridiction par des éléments LRA qui avaient été aperçus dans les alentours. (Radio Okapi)

Gemena : les habitants de Bozenge rentrent progressivement, rassurés par la présence d'un contingent de la Monuc. Les déplacés de la localité de Bozenge, à environ 115 km de Gemena, ont commencé à retourner progressivement dans leur milieu où, petit à petit, la vie reprend. La présence dans la contrée du contingent tunisien de la Monuc les rassure.

Goma : le sommet de Copenhague, un échec ? Un député relativise. Des analystes estiment que le sommet de la capitale danoise, de décembre 2009 sur le réchauffement climatique s'est achevé sur un échec, aboutissant à un accord à minima juridiquement non contraignant. Non, rétorque le député Pius Bitakuya, président de la commission Environnement et Ressources naturelles à l'Assemblée nationale, et représentant de la RDC à ces assises, qui avance ses raisons. C'est autant d'ingrédients qui ont alimenté la conférence-débat organisée mercredi par l'ONG " The Gorilla Organization " à Goma, sur la restitution des résultats de Copenhague. L'honorable Pius Bitakuya a certes reconnu que Copenhague n'est pas arrivé aux engagements contraignants, surtout par rapport aux pays les plus pollueurs. Toutefois, il se dit optimiste quant à la suite de ce processus : " Cop 15, c'est un processus. Et ce n'est pas avant la fin d'un processus que nous pouvons dire que c'est totalement un échec. Par rapport à l'attente, nous pouvons dire que Cop 15, ce n'est pas ce que nous avons obtenu en brut, mais avons avancé par rapport à l'état au niveau duquel nous étions " Pour cet élu du peuple, la RDC a gagné l'opportunité de pouvoir entrer dans le cycle 2010,2011, 2012, où elle doit consolider sa position par rapport au dossier RED (réduction des émissions liées à la déforestation, à la dégradation des forêts) que sa délégation a proposé comme document de base. " … C'est un processus qui a été par rapport à Kyoto, mais nous aurions souhaité qu'à ce processus s'allie et s'ajoute le processus RED. Ce qui nous amène à croire que dans ce processus, nous n'avons pas tout perdu, comme nous n'avons pas non plus tout gagné ", conclut le député. (Radio Okapi)

Eclipse solaire : jour j-1, mesures de prévention. Vendredi 15 janvier, l'événement se manifestera aussi en RDC entre 5h et 9h. A Kinshasa, le service d'ophtalmologie des cliniques Universitaires de Kinshasa vend des lunettes spéciales pour l'éclipse solaire. Cela, dans le but de permettre aux gens qui tenteront de regarder ce phénomène de se protéger les yeux contre les rayons solaires dangereux produits par cette éclipse.

Bruxelles : pénurie de passeports à l'ambassade de la RDC. Bousculades à l'ambassade de la RDC en Belgique, son personnel débordé du fait de la pénurie de passeports, c'est l'ambiance qui règne depuis plusieurs mois à la chancellerie de la RDC à Bruxelle. Hier mercredi encore, on a assisté à la même scène. En effet, la décision du ministre des Affaires étrangères Alexis Tambwe Mwamba de n'envoyer que 100 passeports par mois face à 6 000 demandes, risque fort de priver la liberté de circuler à des milliers de congolais qui vivent en Belgique, font remarquer certains observateurs.

Fizi : la déforestation du territoire et ses conséquences. Le territoire de Fizi, compté parmi les plus grands greniers des plantations de manguiers du Sud Kivu, connaît, cette année, une baisse sensible de production de mangues. Cette baisse est due à l'abattage, depuis deux ans, des milliers de manguiers, le bois de manguiers étant recherché pour la fabrication de briques. Conséquence de cette déforestation : la perturbation climatique et les érosions pour ne citer que celles-là. C'est le constat fait cette semaine par l'ONG locale dénommée FiIconadet, Fondation Itombwe pour la Conservation de la nature, le développement et le tourisme.

Mbuji Mayi : Ngoy Kasanji menace de fermer la " RT Debout Kasaï ". Selon le gouverneur de province, la Radio Télévision Debout Kasai, RTDK, une chaîne privée émettant de Mbuji Mayi, traite mal les informations relatives aux activités de l'autorité provinciale. Alphonse Ngoy Kasanji estime que la RTDK altère, ou refuse de diffuser intentionnellement ses activités. Il s'agit là, dit-il, d'une violation des normes journalistiques, et met en garde en conséquence cette chaîne.

Kinshasa : la Ham suspend Mirador TV pour un mois. La chaîne privée Mirador TV émettant de Kinshasa est suspendue pour un mois depuis hier mercredi par la Haute autorité des médias. Il est reproché à cette chaîne d'avoir diffusé le 5 janvier puis rediffusé le 6 l'émission " Sous l'arbre doré ", alors qu'elle était préenregistrée à la veille.

Passeport biométrique : mise au point du ministère des Affaires étrangères. Le ministère des Affaires étrangères de la RDC ne peut en aucun cas limiter le nombre de passeports à délivrer étant donné que le gouvernement de la République a mis fin à la validité d'anciens passeports. Le porte-parole de ce ministère l'a déclaré jeudi après-midi, en réactions aux allégations émanant de requérants de la diaspora congolaise de Bruxelles.

Vendredi 15 janvier.

Gouvernement Muzito : remaniement irréversible. La question qui se pose maintenant ce n'est pas celle de savoir si oui ou non le remaniement du gouvernement Muzito aura lieu. C'est plutôt celle de savoir quand et comment. Plusieurs raisons appellent des changements au sein de l'exécutif national. Quatre ministres ont quitté le gouvernement Muzito pour des raisons diverses. André Philippe Futa de l'Economie nationale et Commerce, décédé ; Barthélemy Botswali des Affaires sociales révoqué ; Joseph Ititiyo de la Recherche scientifique, nommé à la CEPGL (Communauté économique des Etats des Grands Lacs), et…Tous ces ministres n'ont pas encore été remplacés. Cela doit se faire. Et selon des sources, des tractations sont déjà engagées pour pourvoir à ces remplacements sur base, il va de soi, des accords qui régentent la coalition gouvernementale. " Des tractations vont se poursuivre pour que nous puissions reprendre nos droits ", déclare un dirigeant de la Codeco qui prend acte du limogeage de son représentant au gouvernement. Même son de cloche à L'Udemo qui annonce la poursuite des concertations pour " préserver le fruit des accords ", c'est-à-dire, pourvoir au remplacement de Joseph Ititiyo, ancien ministre de la Recherche scientifique. En plus de la raison de remplacement pour combler les vides laissés, il y a également les exigences d'efficacité qui imposent des changements au sein de l'exécutif national. En effet, le gouvernement congolais est appelé, notamment, à une gestion plus efficiente des ressources du pays pour atteindre le point d'achèvement du processus PPTE (Pays pauvres très endettés). Et pour cela, il va falloir revoir la taille du gouvernement à la baisse (la structure actuelle comprend 54 membres) et réduire son train de vie. Voilà un autre exercice auquel l'on s'emploie dans les tractations en cours, selon des sources proches de la primature. Equation CNDP. Autre question à régler, l'équation CNDP. L'ex-mouvement rebelle attend aussi son intégration dans les institutions publiques, conformément aux accords de paix de Goma signés en mars 2 009. A en croire certaines sources, le Congrès national pour la défense du peuple qui s'est mué en parti politique et a amorcé son implantation dans la ville de Kinshasa, réclamerait cinq postes ministériels au sein de l'équipe Muzito II. D'autres ex-groupes armés, signataires comme le CNDP des accords de paix de Goma ne sont pas en reste. Et d'après des indiscrétions, c'est l'équation CNDP et autres ex-groupes armés qui ferait traîner l'aboutissement des tractations à un remaniement pourtant imminent et irréversible. (Radio Okapi)

Kinshasa : 5 bourgmestres suspendus pour non application des mesures d'interdiction d'alcool. Cinq bourgmestres de Kinshasa ont été suspendus jeudi par le gouvernement provincial. Il leur est reproché la non application des instructions sur la commercialisation et la consommation des liqueurs fortement alcoolisées dans leurs communes. Selon le ministre provincial de la population, sécurité et décentralisation Godard Motemona, ces bourgmestres n'ont pas mis à profit tous les moyens dont disposent pour faire appliquer les instructions de l'exécutif provincial.

Emaxon-Miba : le dossier qui pourrait faire des émules à l'Assemblée nationale. Le dossier Emaxon-Miba devra retenir l'attention de l'Assemblée nationale au cours de sa session extraordinaire qui s'ouvre ce vendredi. Etant donné que le gouvernement congolais doit libérer 25 millions de dollars en faveur d'Emaxon dont le contrat aux contours flous avec la Miba a été pourtant résilié en 2008. Le député Bahati Lukwebo souhaite que le rapport de la mission de contrôle diligentée à cet effet, soit au centre du débat lors de cette session extraordinaire.

Gisenyi : des experts se penchent sur la gestion durable du lac Kivu. Une cinquantaine d'experts venus du Rwanda, de la RDC, de l'Europe et de l'Amérique participent à une conférence sur la gestion durable du lac Kivu à Gisenyi. Au troisième jour des travaux sur les 5 prévus au programme, ils sont en train de passer en revue les différentes publications sur les questions ayant trait aux activités tectoniques, volcaniques ainsi qu'à l'extraction du gaz méthane dans le lac Kivu.

Eclipse : le phénomène a été observé à Goma, Watsa, Isiro et Bumba. L'éclipse annulaire annoncée avec pompe a été un rendez-vous manqué pour la population kinoise et d'autres habitants de plusieurs autres coins de la RDC. Mais le phénomène a bel et bien eu lieu et a été observé dans certaines villes du pays, notamment dans la partie est.

Maniema : le palu, 30 à 40% des maladies enregistrées en 2009. C'est ce qui ressort des statistiques du médecin inspecteur provincial. Le docteur Yuma Ramazani a révélé jeudi à Kindu, lors du lancement de la distribution des moustiquaires imprégnées d'insecticide à longue durée d'action, qu'environ 206 000 nouveaux cas ont été enregistrés, la moitié étant constituée des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes.

Parlement : 13 points inscrits à l'ordre du jour de la session extraordinaire. Les deux chambres du parlement ont ouvert ce vendredi leurs sessions extraordinaires. Au total 13 points sont inscrits à l'ordre du jour. Le parlement devrait poser les bases des réformes judiciaires qui doivent être entamés conformément à la constitution. Le président de l'Assemblée nationale a indiqué que la Cour suprême de justice doit éclater à trois institutions judiciaires à savoir : la Cour constitutionnelle, la Cour de cassation et le Conseil d'Etat. L'urgence s'impose d'autant plus que l'on s'achemine vers la fin de la législature, a conclu le n°1 de l'Assemblée nationale.

Le renvoi du budget 2010 n'est pas une tragédie. Selon le président de l'Assemblée nationale, le budget 2010 sera le premier point à aborder par les parlementaires. Evariste Boshab a déclaré que le renvoi du budget 2010 par le Président de la république aux deux chambres, n'était pas une tragédie. C'est constitutionnel, a-t-il indiqué avant d'insister sur le souhait du Chef de l'Etat, à savoir la répartition orthodoxe des recettes additionnelles. De son côté, Bofassa Djema, député de l'opposition, a voulu avoir des précisions concernant les points que le chef de l'Etat souhaitait voir réviser en seconde lecture. Et pendant que députés et sénateurs suivaient les discours d'ouverture, en dehors de la salle, une trentaine des représentants des enseignants manifestaient. Ils se sont dits très intéressés par leur enveloppe dans ce budget. Les membres du Syeco, Syndicat des enseignants du Congo, veulent rappeler aux élus de deux chambres du parlement, le devoir de tenir compte des autres catégories sociales dans l'affectation de ces recettes additionnelles. (Radio Okapi)

Kinshasa : procès des Ukrainiens, les prévenus plaident non coupables. Le tribunal de grande instance de la Gombe a siégé, vendredi à la prison centrale de Makala, sur l'affaire qui oppose le ministère public aux 8 sujets ukrainiens, accusés d'avoir jeté certains Congolais dans le fleuve Congo à Banana (Bas-Congo). 5 des 8 Ukrainiens, qui ont comparu à cette audience, ont nié les faits. La défense a demandé au tribunal de notifier aux prévenus l'acte d'accusation en vue de régulariser la procédure de détention. Parmi les 5 Ukrainiens, qui ont comparu, un a une double nationalité russo-ukrainienne. Tous comme ceux entendus à l'audience précédente, sont poursuivis pour meurtre et tentative de meurtre des Congolais clandestins à bord du bateau battant pavillon panaméen. Selon le ministère public, parmi les Congolais qu'ils auraient jetés dans le fleuve, 3 s'étaient noyés. Mais, les rescapés qui savaient nager étaient passés à tabac. Ils se sont constitués partie civile. Arrêtés à Matadi le 23 décembre 2009 et transférés à la prison centrale de Makala le 30 décembre, les prévenus nient tous les faits qui leur sont reprochés. Ce procès est très bien suivi par les autorités ukrainiennes. A l'audience de ce vendredi, on a aperçu la présence de l'ambassadeur ukrainien accrédité à Libreville avec juridiction à Kinshasa, le consul russe et leurs traducteurs. Quelques jours auparavant, un haut responsable du gouvernement ukrainien a devisé avec les autorités congolaises sur cette affaire. La cause a été remise au 22 janvier. (Radio Okapi)