Journal d'Afrique Centrale - R.D.C.
du 16 au 28 Janvier 2010
n°137


Chronique réalisée par Luc de l'Arbre

 


Samedi 16 janvier.

Les rebelles de la LRA font des victimes civiles. Au moins quatre civils ont été tués au cours d'une attaque qui a renforcé la peur et le désespoir de la population de la zone de Dungu, en Province Orientale, dans le Nord-est du pays. Des sources missionnaires ont indiqué à la MISNA que six rebelles ougandais de l'Armée de résistance du seigneur (Lra, Lord resistance army), accompagnés de deux Congolais qu'ils avaient autrefois enlevés, auraient attaqué mercredi dernier le village de Nagbende, sur la route de Dungu. L'assaut, au cours duquel plusieurs personnes auraient été enlevées, n'a été communiqué que quelques jours plus tard en raison de l'isolement de la zone. Une recrudescence des violences commises par la Lra est signalée depuis plusieurs semaines dans le district du Haut-Uélé, où se trouve Dungu. La présence du groupe rebelle dans la région a été divulguée il y a plus d'un an. (Misna)

Assemblées provinciales : les enjeux de la session ordinaire de janvier. Les assemblées provinciales de Kinshasa, du Maniema, du Kasaï occidental, du Katanga, de l'Equateur et du Nord Kivu ont ouvert leurs sessions ordinaires de janvier. Au nombre des problèmes évoqués figurent, par exemple, le manque de siège propre pour l'assemblée de la capitale et l'insuffisance de quorum requis à Goma où les députés ont choisi de bouder l'entrée du gouverneur.

Kasongo : viols des femmes, l'ONG Acat dénonce la passivité des autorités. Le rapport trimestriel de l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat), indique que 10 femmes du territoire de Kabongo au Katanga ont été violées et torturées entre septembre et octobre 2009. L'ONG de droit de l'Homme accuse les autorités tant politiques que policières de passivité pour n'avoir rien fait en vue de punir les coupables. En attendant, les victimes n'ont jusque là rien reçu en terme d'assistance.

Uvira : opération "Amani Leo ", la société civile dénonce déjà des exactions sur les civils. Environ deux semaines après le lancement de l'opération " Amani Leo ", le président de la composante Jeunes de la société civile d'Uvira, Alex Kiza, dénonce des abus commis en marge de cette opération. Il s'inquiète que ce comportement de certains militaires des Fardc ne réveille l'esprit belliqueux des groupes armés réfractaires à l'intégration. "Mardi de la semaine passée, les militaires de l'opération " Amani leo " ont commis des exactions à l'endroit de la population civile. Ils ont emporté des chèvres à Rubuga dans les hauts plateaux de Minembwe. Et, il y a trois jours à Nyange, ils ont pillé, tué et enlevé d'autres personnes. Les militaires de " Amani leo " ont oublié de jouer leur rôle. Il y a risque que les mêmes jeunes puissent encore retourner aux vieilles habitudes en prenant des armes. Nous, société civile, nous essayons de sensibiliser les populations pour qu'elles ne puissent plus retomber dans la même situation", a déclaré Alex Kiza. Cette dénonciation de la jeunesse de la société civile d'Uvira intervient quelques jours après celle de la coalition des ex-groupes armés, réunis mercredi dans les moyens plateaux d'Uvira. Pour sa part, le porte-parole de l'opération Amani Leo, le capitaine Olivier Hamuli, a mis en garde tout groupe armé réfractaire à l'intégration prétextant revenir pour sécuriser la population. Il rassure la population en proie aux exactions de certains militaires indisciplinés des Fardc. Selon le capitaine Olivier Hamuli, la sécurité de la population civile incombe au commandement de l'opération Amani Leo qui, ajoute-t-il, envisage une formation supplémentaire aux éléments issus des groupes armés récemment incorporés au sein des Fardc. L'opération " Amani Leo " a été lancée le 31 décembre 2009, jour de la clôture officielle de "Kimia II ", dont la mission consistait à traquer les rebelles hutu rwandais de FDLR. La spécificité de " Amani Leo ", selon Olivier Hamuli, tient au fait qu'elle met l'accent sur la protection de la population civile ainsi que le respect strict des droits humains. Elle bénéficie, comme la précédente opération, de l'appui logistique de la Monuc. (Radio Okapi)

9 ans après l'assassinat de LD Kabila : Mwenze Kongolo clame l'innocence d'Eddy Kapend. L'héritage idéologique de Laurent-Désiré Kabila n'a pas été intégré par le régime actuel, déplore Mwenze Kongolo, ancien ministre de la Justice de LD Kabila, le tombeur de Mobutu. "On a mélangé à la tête de l'Etat et mobutistes et tout le monde. Donc, une idéologie claire ne ressort plus. C'est ça la triste histoire !" C'est pour cela, ajoute-t-il, au sein de son parti de "patriotes kabilistes", ils restent vigilants pour restaurer cette idéologie. Accusé d'être resté plutôt passif, Mwenze Kongolo répond qu'ils ne sont pas au pouvoir et qu'ils se battent au sein de leur parti. A la question de savoir si la vérité a été dite dans le procès de l'assassinat de LD Kabila, il a réagi : " Oui et non ! Il y a eu des choses vraies, d'autres non. Parce que lorsqu'il y a un évènement, les gens l'interprètent de plusieurs façons. Et ça, ça crée de l'ombrage dans l'évènement. Mais, il y a des choses qui ont été dites et qui étaient vraies, comme son garde du corps, Rachidi, qui l'a tué. Je n'ai aucun doute ! Ce n'est pas Eddy Kapend qui a tiré sur M'Zee (NDLR : Laurent-Désiré Kabila)." Pour Mwenze Kongolo, le procès Kabila n'a pas été bon. Laurent-Désiré Kabila est le premier chef d'Etat congolais à avoir été assassiné en pleines fonctions, le 16 janvier 2001. Plusieurs personnes condamnées à mort pour leur implication dans cet assassinat, croupissent encore à la prisent centrale de Makala. Parmi eux, se trouve le colonel Eddy Kapend, ex-aide de camp de l'illustre disparu. (Radio Okapi)

Dimanche 17 janvier.

Kinshasa : assassinat de LD Kabila, l'ONG VSV réclame l'amnistie pour les condamnés. La RDC a commémoré, samedi, l'assassinat du président Laurent-Désiré Kabila, survenu le 16 janvier 2001. Des manifestations commémoratives ont été organisées notamment au Nord et Sud-Kivu. A cette occasion, l'ONG Voix des sans voix (VSV) a dénoncé " la politisation à outrance du procès sur l'assassinat de LD Kabila et l'application discriminatoire de la loi d'amnistie du 19 décembre 2005", dans un communiqué de presse. La Voix des sans voix voudrait voir le mot d'ordre : " Tolérance zéro " lancé par le gouvernement actuel, être appliqué en faveur de la manifestation de la vérité sur l'assassinat de LD Kabila. Cette vérité peut éclater, selon l'ONG de défense des droits de l'Homme, "en poursuivant les enquêtes pouvant déboucher sur un procès véritablement juste et équitable où comparaîtront les coupables, commanditaires et exécutants." Cette ONG rappelle que le verdict rendu le 07 janvier 2003 par l'ex-Cour d'ordre militaire, une juridiction d'exception de l'époque, était injuste et avait privé les Congolais de leur droit à l'information sur l'assassinat de leur président. "Au lieu de rechercher la manifestation de la vérité par l'organisation d'un procès juste et équitable, tout est, par contre, mis en œuvre en vue de perpétuer la conclusion d'une parodie de justice et l'obstruction de l'application juste et équitable de la loi d'amnistie", déplore la VSV. La VSV considère l'assassinat d'un chef d'Etat comme une infraction hautement politique, amnistiable en vertu de la loi 05/23 du 19 décembre 2005. De ce fait, elle ne partage pas l'avis consultatif émis par la Cour suprême de justice, la plus haute instance judiciaire de la RDC, qui tient plutôt l'assassinat d'un chef d'Etat pour une infraction de droit commun. Au gouvernement congolais, la VSV recommande de lever des obstacles politiques en vue de faciliter le vote d'une nouvelle loi d'amnistie et son application sans faille ainsi que de rouvrir le procès Kabila. Elle appelle la communauté internationale de mettre sur pied une commission d'enquête internationale indépendante sur cet assassinat. Festivités d'un anniversaire tragique. Pour sa part, le parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a commémoré ce 9ème anniversaire de l'assassinat de LD Kabila avec le bataillon des militaires Fardc basé à Sake, à 27 km au nord-ouest de Goma. Une délégation de ce parti, composée notamment des députés provinciaux et d'autres militants, a remis à ces militaires un lot des vivres constitué des haricots, des pommes de terre, du riz, de l'huile végétale, du sel et une somme d'argent pour la fête. Selon le secrétaire exécutif fédéral du PPRD au Nord Kivu, le député Nzanzu Kasivita, c'est pour eux une façon d'honorer la mémoire du "soldat du peuple ", qu'était Mzee Laurent Désiré Kabila. L'anniversaire de la mort de Laurent-Désiré Kabila a été également commémoré, samedi, à Baraka, en territoire de Fizi au Sud-Kivu. Plusieurs personnes, partis politiques, confessions religieuses et le monde associatif ont répondu présent à une rencontre organisée par les autorités territoriales dans la salle "la classe". Dans leur adresse, les autorités civiles et militaires sont revenues sur le message de LD Kabila, lors de son dernier passage à Bukavu. Dans ce message, feu le Président avait appelé les fils et les filles de Fizi à s'investir pour le développement de leur territoire. (Radio Okapi)

Mbuji-Mayi : 100 nouveaux panneaux de signalisation avec l'appui de la Monuc. L'Unité de police de la Monuc a mis à la disposition de la mairie de Mbuji-Mayi des moyens pour l'implantation de 100 panneaux de signalisation routière. Ils sont à placer à des endroits qui enregistrent plus d'accidents sur la ville. Une équipe d'experts a amorcé, depuis mercredi, le recensement des points d'implantation de ces panneaux, quasi inexistants sur la ville.

Kinshasa : le Conseil supérieur de la magistrature rassure les candidats magistrats. La correction des items du test des candidats magistrats a déjà pris fin. C'est ce qu'a confirmé le secrétaire permanent du Conseil supérieur de la magistrature, Safari Kasongo, samedi. Mais, précise-t-il, il reste maintenant un travail de toilettage. M. Safari rassure tous les candidats magistrats et dément toute ingérence des autorités politiques dans ce processus.

17 janvier 1961-17 janvier 2010, Franck Diongo réclame un prix Nobel pour PE Lumumba. Les congolais se rappellent, le 17 janvier, la mort de Patrice-Emery Lumumba, le tout premier Premier ministre de la RDC. 49 ans après sa mort, le Mouvement lumumbiste progressiste (MLP) réclame qu'il lui soit décerné, à titre posthume, le prix Nobel de la paix. Ça sera une façon correcte pour la communauté internationale de récompenser ce héros national vu son combat politique, a indiqué le président de ce parti politique, Franck Diongo, dimanche. Selon lui, "Mandela, qui a connu le combat contre la ségrégation raciale, a appris de Lumumba, tout comme Martin Luther King. Toutes ces grandes personnalités ont pu bénéficier de ce titre honorifique." Le Président du MLP déplore le fait que Lumumba est mort et que "malheureusement les acquis de son combat sont menacés à tel point qu'aujourd'hui la richesse du Congo est tenue par une petite minorité au détriment de la majorité de Congolais."

Lundi 18 janvier.

L. Mende : " Nous n'avons aucune ombre avec le gouvernement belge… ". Le ministre belge des Affaires étrangères, M. Steven Vanackere arrive lundi à Kinshasa pour une mission de travail de trois jours en RDC. Selon le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, c'est une visite très importante compte tenu " de la qualité très élevée de nos relations avec le gouvernement belge ".

Kikwit : les dégâts de pluie paralysent les activités économiques. Le centre ville de Kikwit s'est réveillé très calme ce lundi matin. Un calme qui fait suite aux dégâts matériels causés par la pluie diluvienne qui s'est abattue hier dimanche dans la ville.

Alan Doss : " Amani Leo doit prendre en compte les problèmes sociaux de la population ". " Pour réussir, l'opération " Amani Leo " ne doit pas être uniquement basée sur l'aspect militaire mais doit prendre en compte les problèmes sociaux de la population ", a déclaré le représentant spécial du secrétaire général de l'Onu en RDC, samedi à Goma. M. Doss s'exprimait ainsi au sortir d'une réunion de travail avec le gouverneur de la province du Nord Kivu, Julien Paluku. Arrivé à Goma samedi en début de soirée, Alan Doss a affirmé que le but de sa visite était notamment de s'assurer que la Monuc va appuyer une opération qui se déroule conformément aux dispositions préconisées par le Conseil de sécurité des Nations Unies. " Amani Leo n'est pas exclusivement une opération militaire dans le sens large du terme, mais il s'agit aussi de la stabilisation. La présence de la police est très importante. Il y a aussi tout ce qui aide à réactiver l'économie, notamment les routes et aussi le social, l'éducation et la santé ", a affirmé Alan Doss. Il a indiqué que sa visite à Goma consistait aussi à évaluer l'état actuel des préparatifs du lancement de l'exécution de l'opération " Amani Leo ". Il s'agissait aussi pour lui d'apprécier le commandement de la force d' " Amani Leo ", les contingents et de rencontrer les autorités concernées par ces opérations pour qu'au moment de leur exécution, elles soient conformes aux recommandations du Conseil de sécurité pour ce qui est de la participation de la Monuc. Le chef de la Monuc a souligné que son organisation va continuer à encourager les combattants armés, notamment ceux des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), à se rendre pour être rapatriés dans leur pays d'origine, le Rwanda. (Radio Okapi)

Sud Ubangi : après les combats de décembre, la désinfection et le déminage s'imposent à Bobito. Les populations rurales de Bobito et d'autres villages environnants de retour après les combats qui ont opposé en décembre dernier Fardc et insurgés Enyele vivent dans la hantise des épidémies et des mines antipersonnel. Ce qui les empêche de reprendre normalement leurs activités champêtres.

Bunia : situation humanitaire déplorable, après l'attaque de Zunguluka. Cinq jours après l'attaque menée par un groupe d'hommes armés contre huit villages du groupement Zunguluka, à une centaine des km au sud de Bunia, en territoire d'Irumu, la situation humanitaire des rescapés demeure déplorable. Ils sont dépouillés de tout, selon le chef de poste d'encadrement administratif de Boga. Les rescapés manquent d'abri et de vêtements. Le groupement de Zunguluka ne dispose plus de centre médical, d'écoles et même d'églises, selon le chef de poste d'encadrement administratif de Boga, Bura Emukahera. Ces infrastructures ont été pillées ou incendiées lors de l'attaque armée contre Zunguluka. D'où le S.O.S lancé le week-end dernier par le chef de poste d'encadrement administratif Bura Emukahera. Il a sollicité l'assistance des ONG pour venir en aide à cette population sinistrée. " Nous avons dénombré 56 enfants qui se promènent nus par manque d'habits. Plus de 108 maisons ont été incendiées après les assaillants les aient pillées. Les écoles primaires de Kamapondi et de Zunguluka et l'église de la communauté anglicane ont été également incendiées, le centre médical pillé", a déclaré à radiookapi.net le chef de poste d'encadrement administratif de Boga. D'après lui, les assaillants ont également emporté quatre femmes dans la brousse. Ils les ont violées avant de les relâcher 24 heures après leur enlèvement. Pour rappel, 8 villages du groupement Zunguluka ont été attaqués la semaine dernière par un groupe d'hommes armés non autrement identifiés. Au cours de ces attaques, les assaillants ont tué 6 personnes, avant d'être repoussés par les forces loyalistes. (Radio Okapi)

Kinshasa : son actuel siège étant vendu, la CEI acquiert un nouveau bâtiment. Le bâtiment administratif de la Commission électorale indépendante (CEI) a été vendu, selon le rapporteur de cette institution chargée des élections. Le gouvernement lui aurait déjà attribué un nouveau bâtiment qui abritera son siège administratif, précise la même source. Toujours d'après Dieudonné Mirimo, à ce jour, il n'existe pas de contentieux sur la propriété du bâtiment vendu.

Mbuji-Mayi : le prix du maïs baisse de 50 %. Le prix d'une meurette de maïs connaît, depuis quelques jours, une baisse d'environ 50%. Elle est passée de 1300 à 700 Francs congolais (0.8 USD) sur les grands marchés de la ville de Mbuji-Mayi. Cette baisse intervient à une période où généralement le prix du maïs, base de l'alimentation au Kasaï Oriental, connaît une majoration. C'est la satisfaction pour les ménagères.

Kigali : Nkunda accepte d'être jugé en RDC ou d'aller en exil. L'ex-chef rebelle congolais Laurent Nkunda, détenu depuis près d'un an au Rwanda, n'a "pas peur" d'être jugé en RDC ou par la Cour pénale internationale. Il se dit aussi " prêt à aller en exil ", a déclaré samedi son avocat à l'AFP. "Au tout début, il demandait la liberté pure et simple, aujourd'hui Laurent Nkunda est prêt à considérer toute solution raisonnable, sauf la détention illégale ", a indiqué son avocat, Me Stéphane Bourgon. " Il n'a pas peur d'être jugé à Kinshasa (...). Il n'a pas peur d'être jugé par la Cour pénale internationale (à La Haye), mais il n'y a ni mandat ni accusation de la CPI. Et il est prêt à aller en exil, il a même identifié trois Etats ", a ajouté l'avocat canadien, sans préciser les trois pays qui ne sont pas tous en Afrique. La Cour suprême du Rwanda devait examiner, mercredi, une requête des avocats de Nkunda, visant sa remise en liberté. Mais, la cour a reporté son audience au 1er mars prochain. L'ex-chef rebelle du CNDP est actuellement en résidence surveillée dans la banlieue de Kigali au Rwanda, selon M. Bourgon. Saisir la balle au bond. Le souhait du gouvernement congolais, est que Laurent Nkunda revienne à Kinshasa, pour y répondre des crimes commis par le CNDP, au moment où le général déchu était aux commandes de ce mouvement insurrectionnel. Arrêté le 22 janvier 2009 à Gisenyi, ville rwandaise frontalière avec Goma dans l'Est de la RDC, Nkunda aura passé près d'une année sans jugement au Rwanda. Certains observateurs, qui croyaient sur parole le ministre congolais de la Communication, pensaient que le transfèrement vers Kinshasa de l'ancien chef du CNDP ne serait qu'une simple formalité. Lambert Mende avait affirmé que Kigali allait sans atermoiement renvoyer le " colis à Kinshasa ". On s'attendait à une bonne dose de bonne foi des autorités rwandaises pour mettre en branle tout l'arsenal juridique et autres conventions liant les deux pays en matière d'extradition des prévenus. Rien de tel ne fut fait. Le Rwanda qui, au départ, n'excluait pas le transfèrement de Nkunda vers la RDC, tergiversait, proposant soit de le juger sur son sol, soit de lui trouver un pays d'asile. Près d'une année après, l'ex-chef du CNDP vient de se déclarer prêt à rentrer en RDC pour y être jugé. C'est une occasion bien indiquée. Kinshasa doit saisir la balle au bond pour matérialiser d'urgence le souhait de Nkunda. Juger ce dernier au pays où il aurait commis des exactions ne serait que justice, affirment certains juristes. La longue aventure qui risque de tourner court. Ex-général déchu de l'armée congolaise, Laurent Nkunda a été arrêté alors qu'il était alors à la tête de la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), aujourd'hui ralliée au pouvoir de Kinshasa et dont les combattants ont été intégrés dans l'armée. Il avait mis en déroute dans le Nord-Kivu l'armée congolaise en octobre 2008 et menacé de faire tomber Goma. Mais, à la suite d'un retournement d'alliance, les armées congolaise et rwandaise avaient lancé le 20 janvier 2009 une opération conjointe sans précédent contre les rebelles hutus rwandais dans l'Est de la RDC, qui avait par ailleurs abouti à l'arrestation de Nkunda deux jours plus tard. L'ex-chef rebelle fait l'objet d'un mandat d'arrêt délivré en 2005 par la Haute Cour militaire congolaise pour désobéissance et crimes de guerre à Bukavu, au Sud-Kivu (est), qu'il avait pris brièvement en juin 2004. Il est aussi accusé par nombre d'ONG d'avoir enrôlé des enfants dans les rangs de l'ex-CNDP. "Nous sommes toujours en pourparlers" avec le Rwanda pour une extradition de Laurent Nkunda, a déclaré le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende ", avant d'ajouter : " Nous souhaitons toujours qu'il puisse venir ici répondre de ce qu'on lui reproche. Le président Joseph Kabila a dit que tout semble indiqué que cette année nous aurons le fin mot de cette histoire. Car, aussi bien les Rwandais que nous, nous souhaitons vraiment qu'on mettre un terme à l'impunité dans cette région ", a-t-il ajouté. "L'exil ne serait pas une solution satisfaisante. Notre préférence est qu'il n'y ait pas d'impunité. Il y a eu des faits répréhensibles, il faut absolument qu'il (Nkunda) en réponde " (Radio Okapi)

Mardi 19 janvier.

L'Onu débloque 16 millions USD pour les activités humanitaires. Le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires des Nations unies et coordonnateur des secours d'urgence, John Holmes, a annoncé une contribution de 16 millions de dollars américains pour appuyer les activités humanitaires d'urgence en République Démocratique du Congo (RDC), à travers le Fonds central d'intervention pour les urgences humanitaires (CERF). C'est ce qu'indique un communiqué du CERF.

Bukavu : l'hôtel de poste va devenir l'hôtel du gouvernement provincial. La Banque mondiale a débloqué 444 000 dollars américains pour la réhabilitation de l'hôtel de poste de Bukavu. Mais, aussitôt requinqué, cet immeuble abritera le gouvernement provincial du Sud Kivu. Les agents de la poste de Bukavu ne sont pas contents. Ils l'ont fait savoir dans un mémo daté du 17 décembre dernier et adressé à l'autorité provinciale pour dénoncer ce qu'ils considèrent comme une expropriation de leur bâtiment. De passage à Bukavu, le ministre de la Décentralisation du gouvernement central, Mbusa Nyamwisi a indiqué que les pourparlers étaient engagés entre le ministère des PTT (Postes, téléphones et télécommunication) et l'administration publique, au niveau central, sur cette question. " Je pense que pour cette ville de Bukavu et pour cette province, il faut déjà se féliciter du fait que cet immeuble va être neuf. Pour le reste, je n'ai aucun doute que le gouverneur saura comment aménager tout l'espace qui sera disponible pour que la poste puisse trouver un endroit où travailler ", a-t-il laissé entendre, soulignant le fait que, de toute manière, il s'agit d'un bien du gouvernement congolais. L'hôtel de poste de Bukavu abrite actuellement divers autres services publics, comme la station provinciale de la RTNC Sud Kivu, le bureau provincial de la Commission électorale indépendante, et actuellement, le centre de capture pour passeport biométrique, ainsi qu'une partie de l'Université de Bukavu. Certains de ces services publics doivent démenager avec le début des travaux de réhabilitation de l'immeuble. (Radio Okapi)

Okimo : 22 ans après, 900 ex-agents pourraient toucher leur décompte final. Le démarrage de l'opération est prévu ce mardi 19 janvier 2 010. Selon l'administrateur délégué général de l'Office des mines d'or de Kilo Moto (Okimo), M. Willy Bafoa, 900 ex-agents de cette entreprise qui avaient presté aussi bien en Ituri que dans le district du Haut Uélé vont toucher leur décompte final. Willy Bafoa explique : " Le paiement d'un décompte final n'est pas un fait exceptionnel. Il est exceptionnel aujourd'hui parce qu'on l'a cumulé. Depuis 22 ans, on n'a jamais payé le décompte final. Nous avons fait un état des lieux, et nous avons cherché les moyens, les voies de sortie pour arriver, progressivement, à élaguer tout le passif social de l'entreprise. " Selon la source, l'opération commence avec les agents décédés, par leurs héritiers ou liquidateurs interposés. Ils sont autour de six cents, a précisé l'Adg de l'Okimo. Ensuite viendra, successivement, le tour des retraités, des agents licenciés, des déserteurs licenciés et des agents révoqués. Toutes ces catégories d'ex-agents de l'Okimo ont des droits au niveau de l'entreprise, a laissé entendre Willy Bafoa. (Radio Okapi)

Kamina: travaux mal exécutés, BCCO chasse l'ingénieur et l'entreprise exécutante.Le Bureau central de coordination, BCCO, a décidé de sanctionner l'ingénieur et l'entreprise qui ont exécuté des travaux d'intérêt communautaire financés par cette institution dans la cité de Kamina. L'ingénieur est radié de la liste des consultants du BCCO et l'entreprise, sommée de réparer les travaux mal faits. C'est ce qu'annoncé lundi le directeur national du BCCO, Matata Ponyo.

Mbuji-Mayi : vol des câbles électriques, la ville risque de plonger dans le noir. La ville de Mbuji-Mayi connaît une montée des cas de vol, dont celui des câbles électriques. Plus de 15 km de câbles de la Société nationale d'électricité ont été volés, selon la police. Si le phénomène continue, il risque de plonger la ville de Mbuji-Mayi dans le noir et handicaper son développement. L'inspecteur provincial de la police l'a confirmé ce mardi matin à l'issue d'une rencontre de sécurité.

Matadi : évaluation de l'opération Kimia 2, la réunion tripartite se déroule à huis clos. La réunion sécuritaire des chefs d'état-major des armées de la RDC, du Rwanda et du Burundi s'est ouverte ce mardi à Matadi dans le Bas Congo. But de la rencontre, selon les sources de l'état-major général des Fardc : évaluer l'opération Kimia 2. Le général Babacar Gaye, commandant des forces de la Monuc, prend également part à cette rencontre. Il s'agit précisément de la deuxième session tripartite d'évaluation de l'opération Kimia 2, selon les sources de l'état-major général des Fardc. Prennent part à ces travaux, James Kabarebe, chef d'état-major général de l'armée rwandaise, Godefroid Niyombare, chef d'état-major général du Burundi ainsi que le lieutenant général Didier Etumba, chef d'état-major général des Fardc. Pour l'instant rien n'a filtré des ces échanges les discussions se poursuivent encore à huis clos.

Gisenyi: les experts exigent l'implication du Congo et du Rwanda dans les études environnementales sur le lac Kivu. Les études avancées sur la volcanologie, la séismologie et les écosystèmes du lac-Kivu devront être menées par les experts au cours de l'année 2010. C'est ce qu'a recommandé le séminaire qui a réuni du 13 au 17 janvier à Gisenyi au Rwanda, une cinquantaine d'experts en matière des lacs africains. Les experts ont recommandé l'implication des gouvernements rwandais et congolais dans ce projet que certains bailleurs sont déjà prêts à financer, a indiqué le directeur général de l'Observatoire volcanologique de Goma (OVG), Kacho Karume, mardi.

Mbandaka : les tracasseries militaires entraînent la rareté du manioc. Le manioc est devenu rare dans les différents marchés de la ville de Mbandaka. Les paysans qui approvisionnent d'habitude Mbandaka en produits de premier nécessité n'arrivent plus à faire leur travail, Et pour cause, des tracasseries majeurs des forces de l'ordre et des services publics. Il s'agit des éléments en uniforme et des services travaillant aux barrières érigées le long du fleuve Congo, depuis l'opération contre des assaillants Enyele au Sud Ubangi. Conséquence : la hausse des prix de la farine de manioc et de la chikwangue, aliments de base des Mbandakais,

Mercredi 20 janvier.

Kinshasa : publication des résultats du test des magistrats. La liste de 2500 candidats ayant réussi au test de recrutement des magistrats devra être affichée aux valves de la Cour suprême de justice, du Parquet général de la République, du Palais de justice et dans chaque cour d'appel dès mercredi dans la soirée. Et à partir de jeudi, cette liste pourrait être consultée sur le site www.justice.gov.cd C'est ce qu'a annoncé un communiqué du Conseil supérieur de la magistrature, CSM.

Kabila invite Albert II aux festivités du 30 juin. Le président Joseph Kabila a annoncé au ministre belge des Affaires étrangères Steven Vanackere qu'il avait invité le roi Albert II pour les festivités du 30 juin marquant le 50e anniversaire de l'indépendance. C'était au cours d'un entretien mardi après-midi dans la ferme présidentielle, située près de Lubumbashi.

Goma : le volcan Nyamulagira détruit près de 12 ha de champs. Au moins 12 hectares de plantation de maïs dans la concession de Luhonga, près de Saké, à 27 km à l'ouest de Goma, en groupement Kamuronza dans le Masisi, sont détruites par les cendres volcaniques. Des cendres causées par l'éruption de Nyamulagira, le 2 janvier dernier, a confié la Coopérative des agriculteurs et éleveurs, CAGEL.

Lisanga Bonganga propose les états-généraux de l'opposition. La Convention chrétienne pour la démocratie (CCD), parti de l'opposition, appelle à l'organisation des états généraux de l'opposition. Son président national, le député Lisanga Bonganga, l'a fait savoir mercredi à Kinshasa, au cours d'une conférence de presse, Il existe plusieurs questions d'intérêt national qui nécessitent qu'elles soient abordées par une opposition forte et organisée, a laissé entendre le député Lisanga Bonganga. Au nombre de ces questions, il a cité la révision constitutionnelle, les prochaines échéances électorales ainsi que la désignation du porte-parole de l'opposition. Quelles démarches et quelles options prendre face à ces questions ? Il faut donc, estime le président de la CCD, organiser les états généraux de l'opposition pour y réfléchir et adopter des mesures judicieuses. Ces états généraux concerneraient aussi bien l'opposition institutionnelle que non institutionnelle, a précisé Lisanga Bonganga qui a reconnu que les têtes d'affiche de ces oppositions, sont l'UDPS d'Etienne Tshisekedi et le MLC de Jean-Pierre Bemba. Si ces deux partis ne sont pas prêts pour un tel forum de toute l'opposition, les autres partis pourraient prendre l'initiative, a suggéré le président de la CCD.

Bukavu : "Amani Leo" et la relance économique de l'Est au centre des entretiens Doss-Muderhua. Le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en RDC, Alan Doss, s'est entretenu mercredi matin à Bukavu, avec le gouverneur du Sud Kivu, Louis Léonce Muderhua, au sujet des préparatifs des opérations militaires "Amani Leo" et du programme de stabilisation pour la relance économique de l'Est de la République Démocratique du Congo. Il a affirmé que les opérations Kimia 2 ont atteint leurs objectifs essentiels et donné une fois encore des assurances quant à l'appui de la Monuc aux Fardc dans les opérations "Amani Leo" ainsi qu'à la politique de tolérance zéro lancée par le président Joseph Kabila. Une fois encore, le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies au Congo, a réaffirmé l'importance particulière de la protection des populations civiles au cours de ces opérations. Alan Doss a également souligné la nécessité de briser le réseau d'exploitation illégale des minerais dans l'Est du pays qui finance les guerres.

Matadi : évaluation de l'opération Kimia 2, les chefs militaires de la CEPGL signent un communiqué conjoint. La deuxième session d'évaluation de l'opération Kimia 2 s'est achevée hier mardi, tard dans la soirée à Matadi dans le Bas Congo. Un communiqué conjoint a été signé par les trois chefs d'état-major généraux des armées de la RDC, du Rwanda et du Burundi, en présence du commandant des casques bleus de la Monuc. Maintenir le rythme des opérations en vue de la réussite de l'opération Amani Leo, mettre en place un monitoring conjoint sur le terrain et un mécanisme d'échange d'informations entre les services des renseignement du Rwanda, du Burundi et de la RDC sont les quelques recommandations qui ressortent du communiqué conjoint signé hier mardi à Matadi par James Kabare, chef d'état-major général de l'armée rwandaise, Godefroid Niyombare, chef d'état-major général du Burundi ainsi que par le lieutenant général Didier Etumba, chef d'état-major général des Fardc. Dans ce document de 6 pages, les participants à cette rencontre ont également convenu d'intensifier la sensibilisation de la population afin qu'elle se désolidarise des éléments résiduels des FDLR. Le communiqué prévoit aussi d'organiser des rencontres régulières à tous les échelons de commandement pour échanger les renseignements et les informations dans le cadre des opérations. De son côté, le chef d'état-major général de l'armé rwandaise a encouragé les Fardc et la Monuc à poursuivre la traque des FDLR restants, en vue de leur éradication. Le Chef d'état général major du Burundi a lui aussi préconisé l'intensification des échanges de renseignements pour démanteler ces bandits armés afin de mieux sécuriser la frontière commune. Babacar Gaye, commandant des forces de la Monuc, a pour sa part souhaité que les experts des états majors de Fardc et des forces de défense du Rwanda se réunissent régulièrement en vue d'harmoniser leurs points de vue et d'atteindre les objectifs fixés. Enfin le chef d'état-major général des Fardc a rassuré ses hôtes que les Fardc vont poursuivre sans relâche les opérations jusqu'à l'éradication de FDLR. Il faut noter la que prochaine tripartite d'évaluation se tiendra à Kisangani, en date du 15 avril 2010. (Radio Okapi)

Bunia : amélioration de la situation médicale et alimentaire à la prison centrale. Des organisations locales et internationales ainsi que des confessions religieuses s'activent, depuis le mois de décembre dernier, à assister les détenus de la prison centrale de Bunia, en médicaments et en vivres. Selon les responsables de la prison, cette action porte déjà des fruits. Ils affirment que depuis plus d'un mois, ils enregistrent moins de cas d'évasions et le nombre des décès de suite à la malnutrition a sensiblement baissé. Au mois de décembre dernier, la prison n'a enregistré qu'un seul cas de décès suite à une maladie. Alors qu'en octobre et novembre, il y avait 16 décès, a-t-il précisé.

Assemblée nationale : les députés rejettent les crédits provisoires. Le projet de loi portant ouverture des crédits provisoires proposé par le gouvernement a été rejeté, mardi, par la plénière de l'Assemblée nationale, à la suite d'une motion d'un député de l'opposition. Ce dernier a soutenu que l'examen d'un tel projet de loi serait une violation de la Constitution. " Le gouvernement de la République a déposé le projet de budget 2009-2010 dans les délais constitutionnels. L'Assemblée nationale et le Sénat l'ont voté avant la fin de l'exercice 2009. Et dans ce cas, il ne peut être envisagé des crédits budgétaires, puisqu'en le faisant, nous allons violer la constitution ", a notamment déclaré le député Faustin Kambala. Sa motion a été passée au vote, et presqu'à l'unanimité (majorité et opposition), elle a été adoptée. Le projet de loi portant ouverture des crédits provisoires a donc été rejeté. Le ministre du Budget, Michel Lokola qui accompagnait le Vice-premier ministre Emile Bongeli, n'a même pas pris la parole, les députés ne voulant rien entendre. Ils étaient catégoriques.

Gbadolite : interpellation, puis libération d'un chef autoproclamé. Fulgence Lite, a été libéré, mardi, sous caution de 100 000 Francs congolais, après 48 heures d'interpellation par le procureur de la République. Il a été arrêté, dimanche à l'aéroport de Mwanda, pour usurpation de pouvoir public. Le procureur Désiré Muteba indique que Fulgence Lite continue à se présenter comme chef de groupement Lite, couvrant les 3 communes de Gbadolite, alors qu'il a cessé d'exercer ces fonctions depuis une année, au profit de sa sœur aînée Léonie Gengba Wawi, chef du groupement reconnu par l'autorité provinciale.

Bukavu : opération Amani Leo, Alan Doss rassure. Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC, Alan Doss, s'est entretenu, mercredi matin à Bukavu, avec le gouverneur du Sud-Kivu et l'archevêque de Bukavu. Les préparatifs des opérations militaires Amani Leo, coté Monuc, et le programme de stabilisation pour la relance économique de l'Est de la RDC ont été au centre de leurs discussions. Alan Doss affirme que l'opération Kimia II a atteint ses objectifs essentiels. Et avec l'opération Amani Leo, la Monuc va continuer à appuyer les FARDC tout en mettant un accent particulier sur la protection des civils, a-t-il ajouté.

Jeudi 21 janvier.

Kinshasa : démarrage des interventions chirurgicales gratuites d'orthopédie et de cardiologie. Une équipe de médecins indiens de Mayotte Hospital commence ce jeudi des interventions chirurgicales gratuites aux cliniques universitaires de Kinshasa. Ces interventions concernent des cas d'orthopédie de la hanche et des malformations cardiaques dans la capitale. Elles entrent dans le cadre du programme de lutte contre les infirmités acquises ou congénitales, selon le directeur du programme national de réadaptation à base communautaire au ministère de la Santé.

Bunia : nouvel afflux de déplacés à Gety et Aveba, des conditions de vie précaires. Plusieurs déplacés affluent chaque jour dans les localités d'Aveba et Gety, à plus de 60 km au sud de Bunia, dans la collectivité de Walendu Bindi, en Ituri. Les notables de cette entité estiment ces déplacés à plus de 5 000 personnes,

Les gorilles de montagne de moins en moins menaces d'extinction. Au Nord Kivu, les gorilles de montagne du Parc national des Virunga et les gorilles de plaine de l'Est sont de moins en moins menacés d'extinction. Le constat a été fait par les acteurs de la conservation en province après la campagne menée durant l'année 2009.

Rutshuru : 2 officiers de police tués et 3 civils blessés dans une fusillade. Deux officiers de la police nationale congolaise ont été tués et 3 civils blessés par balle lors d'une attaque armée perpétrée dans la nuit de mercredi à jeudi, au chef lieu du territoire de Rutshuru, à environ 70 km au nord de Goma. Attaque attribuée par certaines sources à certains militaires Fardc basés dans ce secteur. Mais, pour les autorités civiles de Rutshuru, il s'agit d'une attaque des assaillants venus du parc national des Virunga.

Lubumbashi : évasion spectaculaire à la prison de Buluo. Six bandits de grand chemin se sont évadés mercredi, aux petites heures de la prison sous haute sécurité de Buluo, à près de 115 km au nord-ouest de la ville Lubumbashi. Les services de sécurité sont déployés pour tenter de retrouver les fugitifs. Entre temps, certains habitants de Likasi, près de Buluo, se disent inquiets pour leur sécurité.

Mbandaka : investiture du gouvernement provincial ce samedi. Sauf changement, le gouvernement provincial de l'Equateur sera investi le samedi 23 janvier 2010 à Mbandaka. C'est ce qui ressort de la conférence des présidents tenue mercredi à l'assemblée provinciale de l'Equateur. Une Conférence essentiellement consacrée à l'harmonisation du calendrier de la cérémonie.

Malemba Nkulu : l'église catholique toujours fermée. Le député national élu de Malemba Nkulu, Jean Mulumba Nshimbi, plaide pour la réouverture de l'église catholique de cette cité. Cette église est fermée depuis novembre 2009 à la suite d'un conflit qui oppose un groupe des prêtres du diocèse de Manono à leur évêque. Les chrétiens catholiques de Malemba Nkulu sont sacrifiés et pourtant, ils ne sont pas concernés par ce conflit, a déclaré ce parlementaire, jeudi.

Bunia : début du procès Kakado, chef spirituel des miliciens de la FRPI. Bernard Kakado, un des leaders et féticheur connu de la Force de résistance patriotique de l'Ituri (FRPI) a comparu pour la toute première fois, jeudi à Bunia devant le tribunal militaire de garnison. Kakado comparaît après 2 ans et 5 mois de détention. Malgré le poids de l'âge, 86 ans, Bernard Kakado s'est présenté, jeudi devant les juges sur ses deux pieds. Il a même manifesté quelques fois l'envie de parler seul, quand bien même à cette première audience, seuls ses avocats avaient la parole. Pendant que sa défense soutient qu'il est aux arrêts depuis 29 mois, son dossier transmis au tribunal par le ministère public, ne mentionne aucunement les 12 premiers mois de sa détention dans un cachot du bureau de la zone opérationnelle des Fardc à Bunia. Le prévenu est poursuivi, par l'organe de la loi, de participation à l'organisation d'un mouvement insurrectionnel, le FNI-FRPI, dans les localités de Bahiti, de Tcheletchele, de Tcheyi, dans le territoire d'Irumu, de 2006 à 2007. Le ministère public a présenté au tribunal une liste de 23 victimes, qui chargent l'accusé d'autres griefs. C'est notamment les viols, les pillages et des actes de cannibalisme. Vendredi, le tribunal militaire de garnison de l'Ituri rendra dans cette affaire, un jugement avant dire droit, pour régulariser la détention de Bernard Kakado, conformément à la loi. (Radio Okapi)

Isiro : l'enclavement rend la vie chère, selon la FEC. La ville d'Isiro, à plus de 580 km au nord-est de Kisangani, traverse une situation économique difficile. Les produits de première nécessité coûtent extrêmement chers. Un sac de ciment, par exemple, se vend entre 50 et 60 dollars américains, un litre d'essence à 2 100 Francs congolais (2.23 USD). Une bouteille de bière revient à 3.500 Francs congolais (3.8 USD). Le président de la Fédération des entreprises du Congo, FEC/ Haut-Uelé, explique cette situation par l'enclavement de cette ville, qui n'est ravitaillée que par avion. Or, par avion justement, le prix d'un kilo revient à 1,3 USD. La hausse du prix des produits manufacturés a également entraîné la hausse du prix d'autres denrées alimentaires, a ajouté la même source.

Masisi : des produits vivriers pourrissent faute de routes. Le réseau des associations de développement pour la réhabilitation et la maintenance des routes de dessertes agricoles, déplore le délabrement très avancé de l'axe routier Kisuma - Kitete-Katale dans le territoire de Masisi au sud de Goma. Conséquence, les habitants de ce territoire qui vivent de revenus agricoles sont confrontés aux sérieux problèmes d'écoulement de leurs produits vivriers vers les centres de consommation.

Vendredi 22 janvier.

Budget 2010 : les députés renoncent aux augmentations de leurs émoluments au profit de l'armée et de la police. En seconde lecture du projet du budget de la République pour l'exercice 2 010, les députés ont décidé de renoncer aux augmentations de leurs émoluments comme ils l'avaient prévu lors de la première lecture. Au cours de la plénière de jeudi, les membres de l'Assemblée nationale ont donc adopté les conclusions auxquelles est parvenue la commission économico financière qui avait 48 heures pour décortiquer le projet de loi budgétaire que le président de la République avait renvoyé au Parlement pour une seconde lecture. Au nombre de ces conclusions, ladite commission avait recommandé que les députés et les sénateurs renoncent aux augmentations de leurs émoluments. Le personnel politique de la présidence de la République est également concerné par cette décision. Ces augmentations devraient provenir des recettes additionnelles dégagées par les parlementaires lors du premier examen du projet budgétaire. En lieu et place, les députés ont opté pour que ces augmentations soient affectées aux soldes des militaires et des policiers de la République. En termes des chiffres dégagés, la chambre basse prévoit à cet effet sur les recettes additionnelles, une enveloppe globale de l'ordre de 21 milliards de francs congolais : 19 milliards pour les Forces armées de la RDC, et 9 milliards pour la Police nationale congolaise (PNC). Par ailleurs, dans leurs interventions, certains députés ont souhaité que le gouvernement congolais harmonise ses vues avec les institutions de Bretton Woods pour permettre le réajustement des salaires des agents et fonctionnaires de l'Etat, 2 010 étant une année du social, selon le vœu du chef de l'Etat, le président Joseph Kabila. (Radio Okapi)

Steven Vanackere à Goma : " C'est aussi aux Congolais de voir comment organiser leur avenir ". En séjour de travail à Goma depuis mercredi soir, le vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere se réserve encore de tirer les conclusions de sa mission en RDC, se contentant pour le moment, a-t-il déclaré, d'écouter et d'apprendre. " Je trouve essentiel d'avoir écouté d'abord, et de me former une opinon. Toute rencontre est utile pour que j'aie une meilleure compréhension de ce pays ", a laissé entendre l'hôte belge. Ainsi, M. Steven Vanackere a indiqué qu'il n'allait pas faire de discours concernant les conclusions qu'il y a à tirer de sa mission en RDC, " surtout que, a-t-il souligné, c'est aussi aux Congolais de voir comment il faut organiser leur avenir. " Selon certains observateurs, l'attitude réservée de Steven Vanackere vis-à-vis de la presse congolaise traduit une certaine prudence diplomatique pour ne pas tomber dans ce que ces observateurs appellent les indélicatesses verbales d'autres diplomates belges. Indélicatesses qui ont contribué à la détérioration des relations entre la Belgique et la RDC. (Radio Okapi)

Kasai Occidental : plus de 150 000 personnes souffrent de la malnutrition aiguë. Les chiffres sont livrés par la coordination provinciale du Programme national de nutrition à l'issue d'une enquête menée au cours du 2e semestre 2 009. Ils concernent principalement les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes et les femmes allaitantes.

Mbandaka: résurgence de l'insécurité dans la ville. La situation sécuritaire devient de plus en plus préoccupante au chef-lieu de la province de l'Equateur, particulièrement dans le quartier Bongondjo, dans la juridiction de Wangata, où plusieurs familles sont visitées presque chaque nuit par des hommes armés non identifiés.

Crédits provisoires : le Sénat emboîte le pas à l'Assemblée nationale. Comme à la chambre basse, la chambre haute du Parlement congolais a réservé une fin de non recevoir à la demande du gouvernement d'ouvrir une ligne des crédits provisoires avant l'adoption et la promulgation du budget 2010 dont le projet est en seconde lecture, après son renvoi par le président de la République.

La Belgique ouvre bientôt une " maison Schengen " pour le visa à Kinshasa. En partenariat avec le Portugal et avec l'appui de la Commission européenne, la Belgique ouvrira à Kinshasa, une "maison Schengen". Depuis des années, les grilles de l'ambassade de Belgique grouillent de monde. Ce ne sont pas seulement des cambistes (changeurs de monnaies), des " shégué " (Ndlr : enfants de la rue), des mendiants et autres handicapé qui s'entassent à l'ancienne " place Braconnier ", mais aussi des dizaines de demandeurs de visa font patiemment la file. Tous ont le même souci : présenter leur dossier pour les uns et pour les autres, s'enquérir de l'état d'avancement de leur demande. Pour d'autres encore, ramener des documents manquants au dossier. Il faut dire que l'exercice n'est pas aisé. En file indienne, sous un soleil accablant ou sous une pluie fine, peu importe, des gens crient, s'interpellent ou se chuchotent quelques tuyaux pour faire avancer les choses, des tuyaux que la biométrie et l'informatique rendent de plus en plus aléatoires sinon inutiles. Des conditions difficiles voire pénibles que tous souhaitent voir prendre fin un jour. Une lueur d'espoir pointe avec cette annonce de la Belgique. Le pays d'Albert II, en partenariat avec le Portugal et avec l'appui de la Commission européenne, ouvrira une " maison Schengen " à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo. Un centre qui accueillera les demandeurs de visa pour la Belgique, la France, le Portugal, l'Autriche, la Finlande, le Luxembourg et les Pays-Bas. Ces pays appartenant tous ou presque à l'espace Schengen. Mais aucune date n'a été annoncée à ce sujet. Déjà les travaux ont commencé dans des locaux cédés par l'école belge, et une modeste plaque argentée " maison Schengen " a été dévoilée par le ministre des Affaires étrangères Vanackere lors de sa visite en RDC, peut-on lire dans les colonnes du quotidien Le Soir. Le chef de la diplomatie belge a souligné que la mission de ce centre sera de réceptionner les demandes de visa, insistant sur le fait que les " sollicitants " seront désormais accueillis dans des conditions plus dignes et plus respectueuses, indique le journal. Bon nombre de Kinois en particulier et des Congolais en général rêvent de venir en Europe. " Mais il est évident que ce ne sera pas possible pour tous. Mais même en cas de refus, il faut que la dignité des gens soit respectée, que le processus s'améliore… ", a insisté M. Vanackere, visiblement respectueux de la dignité humaine. Selon le ministre belge, plusieurs raisons expliquent pourquoi la Belgique a pris l'initiative d'une " maison Schengen ". Fondateur de Schengen, la Belgique a toujours tenu à être à la pointe des avancées en matière de coopération européenne, de circulation des personnes et d'amélioration du processus d'octroi des visas. En plus d'une exigence personnelle de dignité, le ministre insiste aussi sur les nouvelles techniques : la mise en œuvre de la biométrie (reposant entre autres sur les empreintes digitales) devrait rendre la fraude plus difficile. Les données ainsi recueillies devraient rejoindre une base de données commune aux États européens. Et cela afin, assure Vanackere, de rendre impossible le " visa shopping ", où l'on voyait les demandeurs de visa tenter leur chance d'une ambassade à l'autre, tandis que les " petits malins " utilisaient le système dit " ngulu " littéralement " petits cochons ", par lequel des musiciens, membres d'un orchestre ou suivants d'un artiste connu, cédaient leur passeport dûment muni d'un visa en bonne et due forme afin que le précieux document serve plusieurs fois…Si la Belgique a pris le leadership de cette " maison Schengen " c'est aussi parce que ses services consulaires accueillent bon an mal an entre 13 et 14.000 demandes de visa, dont 75 % reçoivent une réponse positive, un chiffre important qui représente les trois quarts du " marché des visas " à Kinshasa, écrit le journal. Une maison Schegen à Kinshasa, est-ce l'ultime solution ? La " maison Schengen " ne représentera que la première étape de la demande de visa, celle de la constitution du dossier et de la demande. Les États européens en effet ne cèdent qu'à regret leurs prérogatives et l'évaluation, positive ou négative des demandes de visa. Toutes ces réserves ainsi que le processus de décision demeureront de la compétence de chaque ambassade. Ces dernières devront aussi s'entendre sur la répartition des frais de visas, qui devraient alimenter le fonctionnement de ce nouveau service administratif. Enfin, le ministre Vanackere insiste une fois de plus : " La procédure devrait devenir plus rapide et, quelle que soit la décision finale, il faut que nos hôtes soient accueillis de manière correcte, dans la dignité… (Le Soir)

Bukavu : " L'Odeur du sang" d'Astrid Mujinga porté aux fonts baptismaux. Parue aux éditions du Pangolin en novembre dernier, " L'Odeur du sang ", œuvre romanesque de notre consœur Astrid Mujinga a été portée sur les fonds baptismaux le samedi 16 janvier dernier, à l'Institut supérieur pédagogique de Bukavu. . " L' Odeur du sang " ou l'histoire d'un Kadogo fait officier. Dans son allocution de circonstance, l'auteur critique et chef des travaux Makomo Makita qui avait analysé le roman, a indiqué que cet ouvrage de 214 pages, par la complexité de son intrigue, répond aux normes fixées par l'Unesco, pour être désigné comme un roman au sens propre du terme. En fait, le roman retrace le récit d'un Kadogo ( Ndlr : appellation attribuée aux enfant soldats en RDC), devenu officier. C'est un prétexte qui a permis à la romancière de brosser les fresques de la société congolaise, avec ses hauts et ses bas, ses guerres et troubles dus à l'insécurité, les conséquences de ces guerres et troubles, ainsi que leur trame de misères. Le président de l'Union des Ecrivains du Congo, Pléiade de Bukavu a souligné, pour sa part, que Astrid Mujinga, journaliste à Radio Okapi, est la toute première romancière pour la province du Sud Kivu. (Radio Okapi)

Assemblée provinciale de Kinshasa : toujours pas de plénière. Sept jours après l'ouverture de la session ordinaire à l'assemblée provinciale de Kinshasa, aucune plénière n'a eu lieu. Aucun calendrier n'est pas établi pour cette session de janvier. Et pour cause, le bureau de la représentation de la population kinoise ne s'est pas encore réuni pour fixer les matières à proposer à la conférence des présidents.

Sud Ubangi : des groupes d'autodéfense encore actifs à Kingu. Des groupes d'auto-défense sont encore actifs dans six localités du groupement Bomboma, en territoire de Kungu, dans le Sud Ubangi. Ils comptent des centaines des jeunes exclusivement de la tribu boba. Ces groupes auraient aidé à dissuader l'agression des Enyele au plus fort des accrochages. Avec la stabilité actuelle dans le territoire, certains observateurs souhaitent leur neutralisation, craignant que l'activité de ces jeunes ne soit une nouvelle source d'insécurité. Mais l'autorité territoriale dit attendre l'arrivée des forces de l'ordre sensées sécuriser ces populations.

Samedi 23 janvier.

Masisi : affrontements Fardc APCLS, des villages déserts et leurs habitants déplacés sans assistance. Sur l'axe Nyabiondo et Kilambo, dans le territoire de Masisi, il n'y a pas une âme qui vive depuis plus de cinq mois dans les villages de la contrée, sur un rayon de 10 km. C'est la conséquence des affrontements récurrents entre les troupes gouvernementales des Fardc et les combattants Mai-Mai de l'Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS). Fuyant les combats, les habitants de ces villages se sont déplacés pour trouver refuge sur l'axe Nyabiondo et Masisi, où ils vivent dans un camp de déplacés à Bukombo, dans une situation humanitaire déplorable. Plus de cinq mois après leur fuite, ils ne peuvent rentrer au bercail, parce que la menace d'autres affrontements entre les Fardc et l'APCLS reste toujours suspendue sur la contrée. Une équipe conjointe de protection de la Monuc a visité l'un de ces villages, Kinyumba, à 4 km au nord-est de Nyabiondo. C'est un village fantôme qu'elle a vu, avec des centaines de huttes en chaume englouties par la brousse. En face de Kinyumba, sur une colline, se positionne une unité des Fardc du bataillon spécial intégré, déployé depuis un mois. Cette colline marque la limite de la zone neutre entre l'armée régulière et le groupe armé APCLS dont le quartier général est à Kilambo. A tout moment, donc, tout peut barder. Voilà qui justifie les appréhensions des populations de la région à rentrer dans leurs villages. La solution ne pourra venir qu'avec l'intégration de ces combattants Mai-Mai au sein de l'armée gouvernementale. Ce que les habitants de ces villages appellent de tous leurs vœux. " Les enfants pleurent de faim, nous en souffrons, on n'a pas d'autre choix que de se jeter dans cette zone à risque. C'est la guerre qui cause tous ces malheurs. Seule l'intégration de ces éléments armés peut favoriser le retour de la paix ici ", plaide une femme. (Radio Okapi)

Katanga : la province en rupture des stocks de poches de sang, la zone de santé de Butumba en souffre plus. La prise en charge des malades dans la zone de santé de Butumba, territoire de Bukama, au Katanga, devient de plus en plus difficile, à cause, non seulement de la capacité d'accueil de l'hôpital général de référence local qui ne répond plus à une demande toujours croisssante, mais aussi au prix jugé très élevé des poches de sang.

Kindu : concours de magistrats, les craintes de l'ONG Aprodeped. Action pour la promotion et la défense des droits de personnes défavorisées (Aprodeped), une ONG de défense des droits de l'homme du Maniema, est inquiète de la décision des organisateurs de faire passer le test oral aux candidats magistrats de cette province à Goma, au Nord-Kivu. Elle estime que c'est une décision préjudiciable surtout pour les jeunes candidats, sortis fraîchement de l'université,

L'ambassadeur suisse en RDC : " Il n'y a aucun pays au monde qui a été reconstruit par une puissance étrangère ". Les Congolais devront d'abord compter sur eux-mêmes pour reconstruire leur pays. C'est l'essentiel du message de l'ambassadeur suisse en RDC, dans un point de presse tenu vendredi à Kisangani. M. Linus von Castelmur a souligné que l'aide extérieure apportée à la RDC dans son programme de reconstruction doit être considérée comme une goutte d'eau dans un vaste océan de développement. " Il n'ya aucun pays qui a été reconstruit par une puissance étrangère, par d'autres pays. C'est vous qui devez le faire, avec certainement l'appui des autres ", a-t-il déclaré en substance. " Vous avez des bras et des jambes, vous avez des mains, vous avez des cerveaux, je pense que ce pays doit se reconstruire, à travers, justement, la mobilisation des forces congolaises qui sont là, et je ne vois pas pourquoi, vous auriez besoin d'entreprises européennes ou chinoises ou indiennes ", a poursuivi le diplomate suisse. Donc, pour l'ambassadeur Linus von Castelmur, ce sont les entreprises congolaises qui doivent reconstruire la RDC. " La communauté internationale peut vous accompagner et vous appuyer, mais l'effort principal doit venir de vous-mêmes ", a-t-il insisté. Il faut néanmoins un préalable, selon le diplomate suisse : " Que les mauvaises pratiques que vous connaissez cessent à tous les niveaux, parce que c'est cela qui vous permettra d'attirer les acteurs économiques. ",De l'assistance de la Suisse à la RDC. Les relations entre la Suisse et la RDC datent de 1962 avec l'ouverture à Kinshasa, par Genève, de l'ambassade de la Confédération helvétique. Au cours d'une conférence-débat le 5 décembre 2009, dans la capitale congolaise, l'ambassadeur Linus von Castelmur avait fait le point de la politique étrangère de la Suisse, ses principes et objectifs ainsi que son impact en RDC. Cette politique, avait souligné le diplomate suisse, est fondée sur un dialogue franc et amical avec les autorités ainsi que la société civile congolaises. Ce qui explique les efforts d'assistance de son pays dans les processus de pacification, de la stabilisation et de la reconstruction du Congo démocratique, avait encore indiqué l'ambassadeur Linus von Castelmur. Cette assistance se réalise par le déblocage d'importants fonds en matière de développement pour la RDC, mais aussi par les contributions indirectes que la Suisse fournit par le biais des institutions financières internationales dont le FMI, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD). Ainsi, en 2009, la Suisse a contribué pour 17 millions de dollars américains pour la sécurisation de la RDC à travers la Monuc, 6 millions pour l'assistance humanitaire principalement aux deux Kivu et à la province Orientale, et 3,5 millions pour des projets de développement et de renforcement des institutions congolaises, avait fait savoir l'ambassadeur. Avec la stabilisation progressive dans l'Est du Congo, la Suisse espère convertir une partie de l'assistance humanitaire en assistance au développement, avait-il indiqué. C'est dans cette perspective que la Suisse a ouvert un Bureau de coopération à Bukavu, et son plus grand projet consiste à remettre à flot le système de santé dans la province du Sud Kivu, avait révélé l'ambassadeur Linus von Castelmur. (Radio Okapi)

Tshikapa : plus de 3 000 Congolais expulsés d'Angola depuis le 1er janvier 2 010. Ils sont 3 343 expulsés congolais d'Angola qui sont retournés au pays par la frontière du Kasaï-Occidental, à Tshikapa précisément. Chiffres livrés par le comité des expulsés d'Angola.

Dimanche 24 janvier.

UDPS : controverse autour d'une réunion des fédérations de la diaspora à Brazzaville. Une rencontre des fédérations de l'étranger de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) d'Etienne Tshisekedi wa Mulumba est projetée à Brazzaville, en République du Congo, du 12 au 15 février prochain. Le président fédéral de ce parti au Congo Brazzaville ne reconnaît cependant pas cette rencontre et affirme que ceux qui l'ont annoncée ne sont que des imposteurs qui veulent déstabiliser l'UDPS.

Budget 2010, le gouvernement avait trompé le chef de l'Etat, selon le sénateur Lokondo. La chambre haute du Parlement a voté, samedi en plénière le projet du budget 2010 que le chef de l'Etat avait soumis à une seconde lecture aux législateurs congolais. Les sénateurs ont exprimé leur satisfaction et l'un d'eux, Henri Thomas Lokondo, ne s'est pas privé de charger le gouvernement qui, d'après lui, a trompé le président de la République et le peuple congolais. Lors du premier examen, les parlementaires ne se sont jamais octroyés la part du lion dans le projet du budget qu'ils avaient voté. Pour le sénateur Lokondo, c'est un mensonge du gouvernement qui avait trompé le chef de l'Etat et le peuple congolais. " Si on devait tenir compte des agrégats du projet qu'il [le gouvernement] nous avait envoyé, on n'aurait même pas parlé de recettes additionnelles ", a-t-il dit, ajoutant que le Parlement a plutôt ramené les choses à la normale, non sans égratigner le gouvernement Muzito qui n'aurait pas, toujours selon lui, dit toute la vérité sur les recettes additionnelles. Le gouvernement avait dégagé 20 milliards de francs congolais de ces recettes, et les parlementaires en ont dégagé 127 milliards. " Nous, nous avons tenu mordicus pour démontrer que ces recettes n'étaient pas aléatoires et ils [les membres du gouvernement] l'ont accepté ", a laissé entendre le sénateur Henri Thomas Lokondo. (Radio Okapi)

Maniema : concours de magistrats, Kindu érigé en centre autonome. C'est finalement à Kindu, chef-lieu du Maniema, que les candidats magistrats de cette province sélectionnés pour la suite du concours passeront leur épreuve d'interview. Le secrétariat permanent du Conseil supérieur de la magistrature l'a annoncé samedi à Kinshasa.

ESU : Mashako Mamba dénonce les antivaleurs en cours dans les universités congolaises. Des bagarres entre professeurs, la débauche entretenue par les professeurs avec le phénomène des " points sexuellement transmissibles, la dissimulation des points des étudiants, autant des antivaleurs que le ministre de l'Enseignement supérieur et universitaire (ESU), Leonard Mashako Mamba, a dénoncées devant les responsables des établissements de ce secteur, au cours d'une cérémonie de présentation des vœux samedi à Kinshasa, à l'ISP/Gombe. Pour le ministre Mashako Mamba, les universités et instituts supérieurs du Congo sont à la dérive et ne constituent plus les milieux d'excellence qu'ils étaient par le passé. Et ce ne sont pas les exemples qui manquent pour soutenir sa thèse. " Il y a des scènes de violence qui commencent à se manifester de façon la plus scandaleuse. A l'Université de Kisangani, deux professeurs se sont bagarrés en pleine journée, devant les étudiants ; à l'Université de Kinshasa, deux professeurs se sont empoignés au cours d'un jury, devant le récipiendaire ; à l'ISC (Kinshasa), un chef des travaux a frappé une étudiante, chef de promotion. A ces scènes qui déshonorent les milieux universitaires, le ministre de l'ESU ajoute les harcèlements sexuels courants dans les établissements du pays, un phénomène appelé " Points sexuellement transmissibles " qui consiste, pour les professeurs et les chefs des travaux, de donner des points non mérités aux étudiantes moyennant des relations sexuelles. Un phénomène qui est loin 'être éradiqué, a souligné Mashako Mamba. " C'est une réalité que nous devons avoir le courage de regarder en face, et de ne pas tolérer ", a-t-il lancé. Et que dire de cette autre pratique, devenue elle aussi courante, qui consiste pour les professeurs de dissimuler les points des étudiants et de dire qu'ils sont perdus, pour contraindre ces derniers (étudiants) à rechercher les professeurs concernés dans les bistrots ou les hôtels. Le ministre Leonard Mashako Mamba a ainsi invité les responsables des établissements universitaires et supérieurs à s'employer pour sortir de cette dérive. Pour Mashako Mamba, l'année 2 009-2 010 doit être celle de la refondation de l'enseignement en RDC. (Radio Okapi)

Beni : la société civile dresse un bilan négatif dans tous les domaines pour 2 009. Des assassinats à répétition, des viols, des enlèvements, des pillages et des meurtres ainsi que bien d'autres formes d'exactions ont caractérisé 2009 dans la vie quotidienne de Beni, au Nord-Kivu, selon la société civile de la place qui a dressé un bilan négatif sur tous les plans au cours de l'année dernière. C'est au cours d'une rencontre, samedi, avec l'autorité administrative de Beni que la société civile de ce territoire a dressé ce bilan. Elle a noté, concernant la sécurité, que l'activisme des groupes armés et des miliciens s'est particulièrement signalé dans certains coins du territoire à la fin de l'année. Au plan socio-économique, elle dit avoir observé en 2009 des tracasseries administratives sur différents axes routiers et des perceptions illégales des taxes. Dans le secteur sanitaire, la société civile de Beni relève la gestion irrationnelle de l'aide octroyée par l'Union européenne à titre d'appui en médicaments et au fonctionnement de certaines structures sanitaires. Situation qui a poussé la coordination de cette société civile à traduire en justice une dizaine de centres de santé accusés de mauvaise gestion. Le secteur éducatif a également été décortiqué. Il a été caractérisé l'année dernière, toujours selon cette structure, par le non respect des instructions officielles, notamment en matière de fixation des frais scolaires. Dans le domaine des droits humains, de nombreux droits ont été bafoués. A titre exemplatif, elle fait état de l'occupation anarchique des habitations des particuliers par certains services étatiques. La société civile de Beni termine son rapport par une série de recommandations dont les deux principales sont, le déploiement des troupes de l'armée régulière le long des frontières avec les pays voisins pour sécuriser ces frontières, ainsi que la nécessité de poursuivre tous les responsables des services étatiques accusés de tracasseries administratives et de violations des droits humains. (Radio Okapi)

Katako Kombe : bagarre autour d'un conflit coutumier à Luhata, plusieurs blessés à l'arme blanche. La localité de Luhata, territoire de Katako Kombe, dans la province du Kasai Oriental, s'est vidée de ses habitants depuis une semaine. Ceux-ci se sont refugiés dans la forêt, craignant les représailles de la police après une bagarre autour d'un conflit coutumier qui a suivi l'installation d'un successeur contesté.

Lubumbashi : inauguré jeudi par le chef de l'Etat, un tronçon d'une route endommagé juste au premier passage d'un véhicule. C'est un tronçon de 250 m de longueur sur l'avenue Maniema, en plein centre ville de la capitale du cuivre. Jeudi dernier, le président de la République, Joseph Kabila en séjour à Lubumbashi, a été convié à inaugurer la fin des travaux de réhabilitation du tronçon. Dans les heures qui ont suivi, les passants n'en croyaient pas leurs yeux, le travail s'est avéré bâclé, L'ouvrage a été réalisé au moyen d'une nouvelle technique qui consiste à déposer sur la voie, non pas le macadam, mais les pavés. Plus tard, au passage du premier véhicule, certains pavés se sont enfoncés dans la terre, d'autres se sont cassés. Les passants n'en revenaient pas, et c'est avec un sourire moqueur que certains assistaient au spectacle. Alerté, le gouverneur, Moïse Katumbi Chapwe, est arrivé sur le lieu le lendemain. Certains parmi ses collaborateurs ont tout de suite condamné l'Office de voirie et drainage (OVD) qui aurait "mal préparé le lit où sont posés les pavés". Pour sa part, le gouverneur du Katanga, en bon sportif, a reconnu l'échec, disant que cela n'a été qu'un essai, et qu'ils feront mieux la prochaine fois.

Lundi 25 janvier.
Panique à Kalemie, l'inspecteur de la police est aux arrêts
. La population de Kalemie, au nord du Katanga, a été prise de panique lundi matin. Un échange de tirs a opposé pendant quelques minutes la Police nationale congolaise (PNC) aux éléments de l'auditorat militaire venus arrêter le colonel Jules Beaudouin Kalunda, inspecteur de la police/district de Tanganyika. La Force navale est intervenue pour rétablir le calme dans la ville.

Kabare : les FDLR récupèrent leurs positions d'avant Kimia II. Les FDLR ont repris leurs positions dans les villages de Mirhanda, Kafukiro, Chikundushi et Kahira, localités de la chefferie de Nindja en territoire de Kabare, depuis la semaine dernière. Ces combattants hutu rwandais sont revenus dans ces villages après le retrait des Fardc des opérations Amani Leo le 16 janvier.

Masisi : l'autorité locale absente, les déplacés hésitent de retourner à Nyabiondo. Les habitants du secteur d'Osso Banyungu, en territoire de Masisi au Nord-Kivu se disent abandonnés à leur sort. D'après certains d'entre eux, aucune autorité locale n'est présente dans ce secteur depuis bientôt une année. Le bureau du secteur d'Osso Banyungu est fermé, la trentaine d'agents de service a déserté ce bureau craignant l'insécurité. Conséquence : la population se réinstalle timidement à Nyabiondo, une zone jadis déstabilisée par les affrontements entre les groupes armés et les forces loyalistes.

Goma: CNDP-Gouvernement, début de concrétisation des accords signés. Le comité national de suivi des accords de paix conclus entre le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), ex-mouvement politico-militaire, et le gouvernement de la RDC s'est réuni, samedi à Goma, au Nord-Kivu. Quelques points des accords signés entre les deux parties connaissent un début de solution, selon le rapporteur général de ce comité, l'abbé Bahala. Il s'agit notamment de la question de la prise en charge des blessés de guerre du CNDP, qui sont en train d'être soignés, a affirmé le rapporteur. Selon lui, le gouvernement congolais a déjà commencé à faire sa part. Ce qui lui fait dire que la question des blessés de guerre n'existe plus. En revanche, sur le terrain les barrières érigées sur les territoires anciennement sous contrôle du CNDP persistent encore, selon des nombreux témoins. L'abbé Bahala a reconnu les faits. " C'est ça que nous avons reproché à nos amis du CNDP, mais ils ont dit que c'est parce qu'ils ont connu un retard dans le dépôt des listes de leurs administrateurs. Il se fait qu'au niveau central [Kinshasa], on doit examiner les demandes qui ont été faites. Il faut qu'une commission se réunisse pour pouvoir redéployer les administrateurs qu'ils [CNDP] avaient nommés sur terrain", a déclaré le rapporteur général du comité national de suivi des accords de paix entre le CNDP et le gouvernement. Le prélat catholique a indiqué que les deux parties se sont mises d'accord pour unifier l'administration territoriale dans les zones indexées et démanteler les barrières illégales dans les meilleurs délais, estimant que le retard enregistré dans cette opération serait consécutive à des problèmes d'organisation interne au CNDP. La prochaine réunion de ce comité est prévue pour le mois de février prochain. Elle se penchera sur calendrier de mise en œuvre définitive des points restés en suspens dans les accords de paix signés le 23 mars 2009 entre le CNDP et le gouvernement. (Radio Okapi)

Kinshasa : la Fec invite le Gouvernement à concrétiser les mesures économiques de Joseph Kabila. " Si au cours de l'année 2009 la priorité en matière économique a été focalisée sur le climat des affaires, le gouvernement doit, en 2010, traduire dans le fait le vœu du chef de l'Etat ". C'est ce qu'a déclaré le président national de la Fédération des entreprises du Congo (Fec), Albert Yuma, samedi à Kinshasa, Il a indiqué que l'année 2010 est placée sous le signe de l'amélioration du climat des affaires en RDC. Albert Yuma précise que le souhait de la Fédération des entreprises du Congo est de voir le vœu du Président de la République être mis en pratique par le gouvernement. Parce que le pays est habitué à enregistrer de bonnes décisions prises par des autorités politiques mais, selon la même source, qui ne se concrétisent pas. Le président de la Fec se veut rassurant : " Cette fois-ci, nous avons une courroie de transmission extraordinaire, c'est le comité de pilotage pour l'amélioration du climat des affaires qui était mis en place par décret du Premier ministre. Nous sommes membres de ce comité, et les mesures qui y sont prises sont inspirées des critères du bureau business, a-t-il déclaré. Toutefois, Albert Yuma estime qu'il faut aller au-delà des critères du bureau business, prendre des mesures qui s'adaptent à la réalité sur le terrain. (Radio Okapi)

Mardi 26 janvier.
L'Asadho dénonce le non respect du code du travail congolais par l'entreprise chinoise CREC.
L'Association Africaine de défense des droits de l'homme (Asadho) déplore les conditions des travailleurs congolais au sein de l'entreprise chinoise "CREC". L'ONG a rendu public un rapport à ce sujet dont elle a révélé le contenu lundi, à Kinshasa, au cours d'un point de presse. L'entreprise chinoise "CREC" s'occupe dans le cadre du programme gouvernemental de cinq chantiers, de la réhabilitation de certaines artères principales. Dans son rapport, l'Asadho accuse cette entreprise de violer le code congolais du travail. Elle relève ainsi plusieurs griefs à charge de CREC, notamment, l'absence des mesures de sécurité sur les lieux de travail, le non respect des heures du travail, une faible prise en charge médicale en faveur des travailleurs, le non respect du taux de change dans les calculs de paie des salaires des travailleurs, ainsi que l'absence des contrats de travail en bonne et due forme entre l'employeur et les employés. Selon Jean-Claude Katende, président de l'Asadho, son ONG avait enregistré des plaintes de plusieurs travailleurs de cette société avant d'initier une enquête du 17 au 21 novembre dernier, laquelle a débouché sur la confirmation de ces griefs. Il faut, estime-t-il, des actions urgentes de la part du gouvernement congolais pour protéger la main d'œuvre congolaise. L'Asadho recommande ainsi au ministère de l'Emploi, travail prévoyance sociale d'enquêter sur ce dossier et d'initier des mesures nécessaires à ce propos. Elle recommande aussi à l'inspection générale de ce ministère de contrôler régulièrement les activités de l'entreprise "CREC" et d'exiger la signature des contrats de travail entre cette société et tous ses travailleurs. Le ministre de l'Emploi, travail et prévoyance sociale a reconnu avoir reçu des informations sur la manière dont les travailleurs de "CREC" sont traités. Il a promis d'impliquer l'inspection du travail pour trouver une solution à ce genre de problèmes. (Radio Okapi)

Mbuji-Mayi : l'enveloppe humanitaire 2010 estimée à plus de 31 millions USD. Plus de 31 millions de dollars américains seront nécessaires pour faire face à toutes les urgences prévisibles au cours de l'année 2010 dans la province du Kasaï oriental. Ce montant a été révélé, samedi à Mbuji-Mayi, à l'occasion de la présentation du plan d'action humanitaire provincial.

Moanda : une table ronde sur l'exploitation du pétrole. Plus de 200 personnes prennent part à partir de ce mardi à Moanda, dans le Bas Congo, à une table ronde sur l'exploitation du pétrole dans cette cité côtière et ses environs. Perenco, Serestream, Socir et Soco, les quatre entreprises exploitantes de l'or noir dans cette contrée y sont représentées. C'est à l'initiative du gouvernement provincial que se tient cette table ronde pour tenter de régler les différends qui opposent constamment les populations de la cité de Moanda et ses environs aux entreprises pétrolières de la place. Les députés élus de la province, les membres du Comité de concertation des notables de Moanda, les chefs de groupements et les représentants de la société civile locale y prennent part. La rencontre devrait examiner, notamment la question des conflits fonciers, la pollution, la dégradation de l'environnement ainsi que la problématique des droits et des dividendes des communautés locales. L'après-pétrole dans cette zone côtière sera également abordé au cours de cette réunion, dans une vision du développement durable. A l'issue des assises dont l'organisation matérielle est financée par les entreprises pétrolières concernées, des recommandations seront formulées aux uns et autres. Un cadre permanent de suivi sera mis en place. Cette table ronde s'ouvre après des mouvements de contestation qui ont eu lieu au mois de décembre de l'année dernière, mouvements au cours desquels les représentants du village Kongo de Moanda avaient barricadé l'entrée d'un site de l'entreprise pétrolière Perenco afin d'exiger des indemnités dues à la pollution de leur contrée. Les craintes de la VSV. Et concernant toujours cette table rond sur les hydrocarbures, l'ONG la Voix des sans Voix salue l'initiative tout en exprimant ses craintes, notamment par rapport au financement des travaux et à la qualité de tous les participants. En effet, la VSV est d'avis que la réussite de cette table ronde devrait reposer sur une participation inclusive de tous les acteurs étatiques et non étatiques, y compris les ONG " critiques ", la population active dans les revendications. Cette réussite devrait également reposer, estime encore la Voix des sans voix, sur un financement neutre, la révision des termes de référence, prévoyant, entre autres, en plus des exposés, un temps suffisant du débat, et la caractère exécutoire des résolutions et recommandations, y compris les cas de réparation et de dédommagement en faveur des victimes qui en sortiront. (Radio Okapi)

Neuf ans de pouvoir de Joseph Kabila : la majorité applaudit, l'opposition minimise. Le 26 janvier 2001, Joseph Kabila prêtait serment devant les membres de la Cour suprême de justice, devenant ainsi le quatrième président de la RDC. Dix jours plus tôt, le 16 janvier 2001, son prédécesseur, Laurent Désiré Kabila, venait de perdre la vie, assassiné dans son bureau au palais de marbre. Neuf ans après son avènement au pouvoir, la majorité qu'il s'est forgée juge le bilan de Joseph Kabila positif, tandis que l'opposition estime que beaucoup reste à faire. " Pour juger l'action de Joseph Kabila, il faut garder présent à l'esprit les circonstances qui l'ont conduit au pouvoir. Le pays traversait une période de guerre et de chaos. Il était donc la solution acceptée tant par la communauté nationale qu'internationale ", rappelle Gaston Musemena, député de la majorité et l'un des fidèles lieutenants du président Kabila. Gaston Musemena juge, donc, le bilan de neuf ans de pouvoir de Joseph Kabila de largement positif. À son actif, la réunification et la pacification de la RDC, déchirée par la rébellion menée par le Rassemblement Congolais pour la Démocratie dans les Kivu et le Mouvement de Libération du Congo (MLC) au Nord. Autre fait marquant du mandat de Joseph Kabila, toujours d'après Gaston Musemena : l'organisation de la première élection présidentielle au suffrage universel en 2006. Election qu'il a remportée après un second tour très disputé avec son challenger, Jean-Pierre Bemba actuellement poursuivi par la Cour pénale internationale pour des crimes des guerres et des crimes contre l'humanité que ses troupes du MLC auraient commis en Centrafrique en 2002 et 2003. Gaston Musemena estime par ailleurs que beaucoup d'efforts sont fournis pour effacer la dette de la RDC et améliorer les conditions de vie des populations. Avec la fin des conflits armés majeurs en RDC, Gaston Musemena pense que le programme de reconstruction du président Joseph Kabila, mieux connu sous le label " 5 chantiers ", conserve toutes les chances d'aboutir parce que le pays est déjà pacifié. Beaucoup reste à faire. A l'opposition, on reconnaît aussi des points positifs à la gouvernance de Joseph Kabila. Le député Jean-Martin Mukonkole évoque aussi la réunification de la RDC. Toutefois, il juge le bilan de Joseph Kabila globalement négatif. Il en veut pour preuves, le retard ou l'absence observée dans la matérialisation de plusieurs programmes du gouvernement. " L'armée n'est pas réformée, les budgets de l'Etat ne sont pas exécutés, la production agricole ne redécolle pas pendant que la production minière tend à disparaitre, les grognes sociales se succèdent et se ressemblent, le passage aux 26 provinces comme prévu dans la Constitution n'est pas opérationnelle et les provinces ne retiennent toujours pas à la source les 40% des recettes conformément aux prescrits de la Constitution ", déclare-t-il. Beaucoup reste donc à faire pour ce programme. Procès des assassins " Difficile d'aborder l'avènement de Joseph Kabila au pouvoir sans faire allusion aux condamnés du procès de Laurent-Désiré Kabila. Interrogé sur cette affaire le 17 janvier dernier par France 24, à l'issue d'une messe en mémoire des héros nationaux, l'archevêque de Kinshasa, Monseigneur Laurent Monsengwo, a déclaré : " Je demande que la justice fasse sont travail le plus vite possible pour que ces gens soient jugés ou libérés. Le jugement du tribunal disait qu'il fallait compléter les enquêtes. Nous disons donc : complétez ces enquêtes ou libérez-les! ". Près de 51 détenus attendent le réexamen de leur dossier judiciaire, qui n'est pas encore à l'ordre du jour. (Radio Okapi)

Cafod fustige le projet d'une mine d'or à Mongbwalu. La société sud-africaine AngloGold Ashanti projette d'ouvrir prochainement une mine d'or dans la concession 40 de l'Office d'or de Kilomoto (Okimo) et dans la cité de Mongbwalu, en Province Orientale. Cette réserve est estimée à 83 tonnes. Son exploitation représente-t-elle une opportunité en or ou des faux espoirs pour la population? La question préoccupe le Cafod, une agence de développement de l'Eglise catholique. Elle a publié, lundi à Kinshasa, un rapport qui fustige le flou qui entoure ce projet d'investissement. La réserve convoitée par AngloGold Ashanti est située dans une région post-conflit où le chômage bat son plein. Dans cette zone, des dizaines de milliers de creuseurs exercent une exploitation artisanale de l'or. Cafod craint qu'AngloGold Ashanti ne récupère une grande partie de ces creuseurs, si son projet d'exploitation de l'or se réalise. Situation qui entraînerait des conséquences fâcheuses pour des milliers des familles qui s'appauvriraient davantage. Pire, dénonce le rapport de Cafod, tous ces exploitants artisanaux ne détiennent aucune information sur ce projet d'exploitation d'or par AngoGold Ashanti, l'un des partenaires de l'Okimo. Cette réserve représente un enjeu économique très important. Les 83 tonnes identifiées dans la concession 40 de l'Okimo et dans la cité aurifère de Mongbwalu ont une valeur de plus de 33 milliards 400 millions de dollars américains. L'épineuse question de savoir, que va gagner la population de l'Ituri de cette exploitation, hante la Cafod. De son coté, le coordonnateur du cadre de concertation de l'Ituri sur les industries extractives, inquiet, pense que l'or de Mongbwalu est une malédiction. D'après lui, cette richesse n'a jamais profité à la population depuis plus d'un siècle de sa découverte. C'est pourquoi Cafod plaide pour que la population soit impliquée dans le processus de négociation de ce contrat, et que la multinationale sud-africaine commence déjà à former la main d'œuvre locale pour que l'ouverture de la mine n'accentue pas le chômage. Joint par radiookapi.net, le directeur exécutif d'AngloGold Ashanti estime qu'il y aurait des craintes si le rapport du Cafod accusait AngloGold Ashanti de travailler dans l'illégalité, ce qui n'est pas le cas, selon lui. Concernant les questions soulevées par la population locale, il a indiqué que sa multinationale se trouve encore à la phase d'exploration. A ce stade, les dividendes ne sont pas encore connus, soutient-il, promettant toutefois que lorsque la phase d'exploitation commencera, la population pourra trouver des réponses concrètes à ses préoccupations. Le directeur exécutif d'AngloGold Ashanti a rappelé quelques actions ponctuelles que mène son entreprise, comme la réhabilitation de la route Bunia-Mongbwalu, la prise en charge des enseignants et des médecins de l'hôpital général de Mongbwalu. Des actions qualifiées d'insuffisantes par le panel d'experts du Cafod. (Radio Okapi)

Lubumbashi : 1ère plénière de l'assemblée provinciale, une pluie de motions de défiance. Deux ministres provinciaux et le questeur de l'assemblée provinciale du Katanga sont dans le collimateur des députés provinciaux. Trois motions de défiance ont été déposées contre eux au cours de la plénière de mardi à Lubumbashi. Une véritable bataille juridique a opposé le président de cette institution aux députés pétitionnaires sur la procédure à suivre. Sur cette question, les esprits étaient surchauffés

Kinshasa : CEI, 4 membres du bureau national désapprouvent Malumalu. Crise de confiance ou scission à la direction de la Commission électorale indépendante (CEI) ? Quatre membres du bureau national de la CEI, dans un document parvenu mardi à radiookapi.net, estiment qu'Apollinaire Malumalu a personnalisé l'administration et les finances de l'institution, paralysant par ce fait, les organes de contrôle. Le président de la CEI est aussi accusé dans ce document d'être " toujours et tous les jours en voyage". La CEI s'endette chroniquement et la hauteur de ses créances n'est pas connue, se plaignent les quatre membres mécontents. Le gouvernement congolais et le président de la CEI restent indifférents au non-paiement des agents qui totalisent, affirment-ils, bientôt une année sans salaire. Des revendications qui légitiment, aux yeux de certains observateurs, la grève de la faim qu'observe le conseiller financier de la CEI, Oswald Wanzalugendo depuis 10 jours pour dénoncer les mêmes faits. Outre la crise sociale que peut générer cette situation, les 4 membres mécontents du bureau craignent que le processus électoral ne soit interrompu ou que la Ceni, institution qui doit remplacer la CEI, ne débute son travail sur fond de malaises. Le texte porte les signatures de Rose-Marie Mika, 1ère vice-présidente, ainsi que de Carole Kabanga Koy, Charles Kabangu Tshibitshibi et Marie-Rose Kambere Kavira, respectivement 1ère, 2ème et 3ème rapporteur adjoint de la CEI. Le rapporteur de la CEI, Dieudonné Mirimo, et le 3è vice-président Me Crispin Kankonde n'ont pas signé ce document intitulé "Communication des membres du bureau concernant le fonctionnement actuel de la CEI." Norbert Basengezi, deuxième vice-président de la CEI, devenu ministre de l'Agriculture n'a pas, non plus, signé ce document ; parce qu'il ne siège plus au bureau. Radiookapi.net a tenté, sans succès, de joindre Apollinaire Malumalu pour obtenir sa version des faits. Le président de la CEI, selon une source proche de son cabinet, se trouvait mardi soir à Kisangani, en partance pour Goma. (Radio Okapi)

Mercredi 27 janvier.

Nord-Kivu : une " économie de crise " extrêmement rentable. Les groupes rebelles et notamment les combattants rassemblés au sein des Fdlr (Forces démocratiques de libération du Rwanda) - contre lesquels une massive et controversée opération militaire conjointe (Kimya II) du Rwanda et du Congo avait été lancée en 2009, avant d'être remplacée par l'actuelle opération Amani Leo -, rentreraient peu à peu à leurs bases, dans la province orientale du Nord-Kivu, indiquent plusieurs médias, comme Radio Okapi et Le Soir. Ce dernier dénonce néanmoins l'instauration dans la zone d'une véritable "économie de crise" dont profitent surtout de hauts officiers militaires, des chefs rebelles et même certaines organisations humanitaires. Sur les rives du Lac Kivu, écrit la journaliste Colette Braeckman du quotidien belge, "de nombreuses villas avec vue imprenable sont occupées par les grandes ong de la place et les bureaux de l'Onu" tandis que le prix des parcelles de terrain "est passé de 2500 à 50.000 voire 150.000 dollars". "Il faut reconnaître que si, voici un an, au plus fort de l'offensive de Laurent Nkunda (ancien chef rebelle du Cndp), plus d'un million de civils s'entassaient dans d'immenses camps de fortune, la situation depuis lors s'est grandement améliorée - s'insurge la journaliste belge -, les plus valides sont partis, ne laissant dans le camp que des vieux que nul ne veut prendre en charge, des moins valides auxquels Handicap International a fourni béquilles et appareillages, des femmes seules chargées d'enfants. A l'entrée du camp, les humanitaires se sont déployés en bon ordre, toutes les agences et ong internationales faisant claquer leurs drapeaux, ce qui n'empêche pas certains déplacés d'assurer que les soins médicaux sont payants et les rations insuffisantes". Pendant ce temps, rappelle Mme Braeckman, l'exploitation illégale des minerais et du bois suit son cours dans la région. (Misna)

Après l'épisode Enyele, situation humanitaire déplorable à Libenge et Zongo. Une mission d'évaluationhumanitaire s'est rendue à Libenge et Zongo, respectivement à 190 et 263 km de Gemena, dans la province de l'Equateur. Conduite par Ocha, cette mission a fait un constat amer sur les conditions de vie des déplacés de ces deux localités.

Assemblée nationale : passation des marchés publics, le débat se focalise sur les avenants. Les députés nationaux ont reporté, mardi, le débat sur la passation des marchés publics en RDC. La commission en charge de ce dossier disposait de 72 heures, à partir de mardi, pour répondre aux préoccupations soulevées par les députés. Il s'agit notamment de la question d'une structure gouvernementale devant suivre l'exécution des marchés publics et la question des avenants, source de corruption dans les opérations de passation des marchés publics.

Kalemie : interdites d'accès aux carrières des mines, des femmes de Manono en colère. Pendant deux jours, lundi et mardi, plusieurs dizaines de femmes de la localité de Manono ont manifesté pour protester contre l'interdiction d'accéder et de travailler dans les carrières minières dont elles sont l'objet. Mais pour l'autorité locale, la décision est sans appel.

Le gouvernement s'active à assouplir les conditions d'investissement en RDC. Les ministres réunis autour d'Adolphe Muzito ont jugé positive l'évolution du climat des affaires en RDC, par rapport à certaines lois que le gouvernement a proposées au parlement, notamment l'adhésion de la RDC à l'OHADA (l'Organisation pour l'harmonisation du droit des affaires), la protection des industries locales et la loi sur la passation des marchés publics, actuellement en discussion à l'Assemblée nationale. Interrogé pas radiookapi.net, le ministre du Budget, Michel Lokola a affirmé que le gouvernement s'active sur le plan administratif pour simplifier les procédures en matière d'investissement. " Je crois, nous irons plus loin jusqu'à limiter le nombre des taxes perçues par service de façon à avoir un système fiscal et parafiscal simplifié. C'est comme cela que nous aurons une nouvelle taxe sur la valeur ajoutée, qui va remplacer l'impôt sur le chiffre d'affaires qui est un impôt casse-tête dans la mesure où il faut d'abord introduire sa déclaration à l'administration fiscale, payer un acompte en attendant de solder ", a-t-il déclaré. Toutes ces procédures prennent beaucoup de temps aux opérateurs économiques. Avec la nouvelle procédure, créer une entreprise en RDC pourrait prendre moins de trois jours, selon le ministre Lokola. Actuellement, les opérateurs économiques sont quelques fois obligés d'attendre plus d'un trimestre pour obtenir un numéro de registre de commerce. (Radio Okapi)

Problématique autour du retour des réfugiés congolais du Rwanda : "Pole Institute" tente de lever le voile
" Le retour des refugiés congolais du Rwanda : A qui profite la peur ? " c'est le titre du dossier que "Pole Institute", un centre de recherches, a présenté mardi à l'hôtel Ihusi de Goma. Le centre note qu'il existe une polémique autour du retour des réfugiés congolais du Rwanda, notamment sur le nombre réel de ceux qui sont déjà rentrés au bercail, leurs sites d'installation, ainsi que sur diverses contradictions que "Pole Institute met à charge des responsables congolais sur cette question. Résultat de la recherche. Les recherches de "Pole Institute" ont conduit ce centre au constat suivant : les réfugiés congolais du Rwanda rentrent effectivement au pays, mais la plupart ne se regroupent pas dans des sites d'accueil. C'est depuis 1999 qu'ils arrivent par vagues successives. Ce retour s'accompagne d'une certaine rumeur, relève ce même centre, selon laquelle ces Congolais de retour sont en majorité des jeunes adultes armés. Selon Aloys Tegera, membre de "Pole Institute", cette rumeur serait entretenue par des personnes qui savent le bénéfice qu'elles vont en tirer. Cependant, pour Onesphore Sematunda, lui aussi membre de cette organisation, la question des réfugiés congolais ne se limite pas seulement au Rwanda. D'après lui, 231 000 réfugiés congolais vivent dans les pays limitrophes de l'Est de la RDC dont 54 000 seulement au Rwanda. De son coté, le professeur Godefroid Kamana demande aux congolais de démystifier la question des tutsi pour que tous les Congolais participent à la reconstruction du pays. " Les congolais ont peur des tutsi parce qu'en fait, ils ont peur du Rwanda et ils croient que les tusti congolais c'est le cheval de Troie du Rwanda. Il y a toute une mythologie qui s'est construite autour du Rwanda et qui fait que maintenant nous n'avons même plus confiance dans nos propres compatriotes Tutsi ", a-t-il déclaré. (Radio Okapi)

FARDC : des militaires et leurs familles déguerpis du camp Kokolo. Quelques militaires FARDC et leurs dépendants sont dans la rue, chassés du camp Kokolo depuis mardi dernier. Les infortunés, parmi lesquels des sous officiers passent la nuit à la belle étoile avec les membres de leurs familles.

Lubumbashi : une dizaine d'entreprises de fabrication des liqueurs fermées. La production et la consommation des liqueurs à forte dose contenue dans des sachets ou des petites bouteilles sont formellement interdites dans la province du Katanga. La décision a été annoncée, mardi à Lubumbashi à l'issue du conseil provincial des ministres. Juste après l'annonce de cette décision, une dizaine de commerçants indiens fabricants de ces liqueurs ont été arrêtés et leurs usines fermées.

Amani Leo : les opérations " chaudes " commencent bientôt, selon porte-parole militaire de la Monuc. Les échecs humanitaires de l'opération militaire Kimia II pourront probablement être évités grâce à une bonne planification de l'opération Amani Leo, a déclaré, mercredi à Kinshasa, le porte-parole militaire de la Monuc, le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich, au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la mission de l'Onu en RDC. Il a aussi indiqué que les opérations " chaudes " d'Amani Leo vont bientôt commencer.Les troupes onusiennes et celles de Faedc, qui vont s'engager dans l'opération Amani Leo, se préparent. Elles sont presque toutes sur place, a affirmé le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich. Amani Leo va s'occuper des poches résiduelles des combattants des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) qui agissent en groupes isolés et autres groupes armés qui opèrent encore dans les deux Kivu, a-t-il assuré. " Très prochainement, les opérations chaudes vont commencer. Environ 18 bataillons des Fardc sont prêts pour cette opération. Leurs commandants sont connus. On va suivre de très près comment ces bataillons vont se comporter, mais on est très optimiste", a fait savoir le lieutenant-colonel Dietrich. Il a rappelé que le soutien de la Monuc aux Fardc est soumis à des conditions, notamment celles du respect des droits de l'Homme. La mission de l'Onu en RDC s'est mise d'accord avec les Fardc sur un mécanisme de contrôle de toutes les unités qui bénéficient du soutien de la Monuc, a ajouté le lieutenant-colonel Dietrich. En effet, la Monuc avait été l'objet des critiques des ONG, notamment Human right watch, qui lui reprochait de soutenir certaines brigades des Fardc qui se compromettent dans des exactions sur les populations civiles. En visite en RDC, le secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de maintien de paix, Alain Le Roy, avait annoncé début novembre 2009, la suspension de l'appui logistique de la Monuc à la 213è brigade des Fardc basée à Lukweti au Nord-Kivu. Ces troupes ont été accusées d'avoir massacré 62 personnes civiles dans la cité de Lukweti entre mai et septembre 2009, dans le territoire de Masisi. Des accusations que le ministre de la communication et médias et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende avait rejetées. (Radio Okapi)

Assemblée nationale : le projet de loi portant sauvegarde de l'industrie de nouveau rejeté. Pour la seconde fois consécutive, la plénière de l'Assemblée nationale a rejeté, mercredi, le projet de loi portant mesures de sauvegarde de l'industrie nationale en péril. Outre le financement des entreprises industrielles, des députés estiment que les allègements fiscaux accordés à ces entreprises ne profitent pas à la population congolaise

Kinshasa : un nouveau palais de justice en construction. Le président de l'Assemblée nationale, Evariste Boshab, a inauguré, mercredi à Kinshasa, les travaux de construction du nouveau palais de justice. Il est prévu que ce bâtiment abrite, dès l'année prochaine, les hautes juridictions du pays instituées par la constitution.

Jeudi 28 janvier.

Mbandaka : plus d'une cinquantaine de familles de retournés congolais du Soudan et de la RCA en détresse. Cinquante-cinq familles des refugiés congolais rapatriés du Soudan et de la République centrafricaine qui étaient en transit à Kinshasa/Nsele depuis 2000 sont arrivées à Mbandaka lundi dernier par bateau. Les destinations finales de certaines d'entre elles, sont Bumba et Lisala, dans la province de l'Equateur, et Aketi et Kisangani, en Province Orientale. Mais ces familles sont en détresse et ont besoin d'être assistées.

CPI : procès Lubanga, les témoins ont menti, selon la défense. Des témoins présentés comme étant des enfants soldats par l'accusation ont tous menti. C'est l'affirmation de la défense de l'ancien chef de l'Union des patriotes congolais (UPC) en Ituri, mercredi à la Cour pénale internationale. La défense entend démontrer que la totalité des individus qui ont été présentés comme des enfants soldats ainsi que leurs parents dans certains cas ont délibérément menti devant cette cour, a déclaré Catherine Mabille, l'avocate de Thomas Lubanga. Seize témoins de la défense seront cités, a dit l'avocate, pour démontrer le processus de faux témoignages contre l'accusé. " La défense entend démontrer que six d'entre eux [témoins] n'ont jamais été des enfants soldats, le septième a menti sur son âge et les conditions de son enrôlement, le huitième n'a jamais appartenu à l'UPC ", a laissé entendre Catherine Mabille. Toujours d'après la même avocate, ces témoins ont été appelés à mentir sur leur âge, leur nom, le nom de leurs parents, les écoles qu'ils auraient fréquentées afin de rendre plus difficiles les vérifications à leur égard. Cette semaine, le procès de Thomas Lubanga à la CPI s'est focalisé sur les atrocités que les combattants de l'Union des patriotes congolais auraient commises sur les civils et les enfants soldats. (Radio Okapi)

Lulingu : des présumés FDLR coupent les oreilles à 6 personnes. Des présumés combattants des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) ont sauvagement coupé les oreilles à 6 personnes dans la région de Lulingu, située à 107 km au nord de Shabunda-centre, selon des témoins. Les victimes sont internées à l'hôpital de référence de Lulingu, d'après un activiste des droits de l'homme de cette cité. Les bourreaux sont des présumés combattants FDLR qui campent dans la forêt située entre Wameli et Byundu près de Nyambembe, selon la même source. Le fait se serait produit samedi dernier pendant que les victimes voyageaient à travers cette forêt, longue de 9 km, a indiqué le frère d'une victime. Personne n'est en mesure d'indiquer à ce jour la cause du supplice. (Radio Okapi)

Mahagi : migration et douane, à chacun son travail. Les autorités du district de l'Ituri viennent de trancher un conflit de compétence qui oppose depuis lundi la Direction générale des migrations (DGM) et la Direction générale des douanes et accises (DGDA) ex-Ofida, dans le territoire de Mahagi. Le commissaire de district assistant de l'Ituri, Avo Eka Rustique, a rappelé mercredi, les deux services au respect mutuel de leurs attributions légales respectives. La DGM doit se limiter au contrôle des mouvements physiques à la frontière et la DGDA au dédouanement des marchandises, a-t-il insisté. Il a invité ces deux services à faire de la lutte contre la fraude à la frontière leur préoccupation commune, qualifiant les accusations de fraude portées par les agents de la DGM sur ceux de l'Ofida de simple présomption. En revanche, Avo Eka Rustique a chargé l'Agence nationale de renseignement (ANR) et le service anti-fraude de procéder à la contre-vérification de tous les documents de déclaration des marchandises délivrés par la douane. Une manière d'assurer la transparence dans les actes émis par la DGDA. Mais toutes ces résolutions doivent d'abord être entérinées par le gouvernement provincial, a-t-il souligné. (Radio Okapi)

Ngaliema : un officier se dispute une concubine avec un pasteur à Delvaux et tire, 2 morts. Le drame s'est passé ce jeudi matin à Binza Delvaux, l'un des quartiers de la commune de Ngaliema, entre Binza Ozone et Binza UPN. Une affaire de concubine convoitée à la fois par l'officier militaire (un colonel selon certaines sources) et par un homme de Dieu du coin s'est très mal terminée. L'officier a tiré, et 4 personnes ont été touchées dont 2 mortellement, selon des témoins. Les victimes, seraient la belle-mère et la belle-fille du pasteur qui a été lui-même blessé au bras. Ce dernier a été évacué dans un centre hospitalier de la place.

Lubumbashi : quatre députés provinciaux tabassés au siège de leur institution. Quatre députés de l'assemblée provinciale du Katanga ont été passés à tabac ce jeudi par des jeunes venus assister à la plénière. Leur tort c'est d'avoir décidé de quitter la salle pour protester contre ce qu'ils considéraient comme la mauvaise police des débats par le président de l'institution.

Bukavu: procès Didace Namujimbo, 13 personnes accusées d'association des malfaiteurs. Le tribunal militaire de Bukavu a tenu jeudi, la deuxième audience du procès sur l'assassinant de Didace Namujimbo, journaliste de Radio Okapi abattu dans la nuit du 21 novembre 2008 dans la chef-lieu du Sud-Kivu. Treize des quinze prévenus ont été présenté à la cour. Le ministère public les accuse d'association des malfaiteurs. Les treize prévenus s'étaient organisés pour extorquer les biens détenus par la victime au moment des faits, a expliqué le représentant du ministère public. L'ordinateur portable, le téléphone cellulaire et un appareil de radiocommunication de marque Motorola de la victime avaient été emporté par les assaillants après leur crime, a-t-il indiqué. A ce stade du procès, la partie civile n'est pas encore constituée pour des raisons qui demeurent inconnues. Pour l'instant, le tribunal procède à l'audition des prévenus au cas par cas. La procédure adoptée par le tribunal militaire de Bukavu est critiquée par la défense qui redoute le retard dans le déroulement du procès. Le soir du crime. Vendredi 21 novembre 2008 vers 21 heures 30, Didace Namujimbo est assassiné non loin de son domicile, dans le quartier Mukukwe de Bukavu. Didace Namujimbo est abattu par balle par des inconnus alors qu'il rentrait chez lui. Les assaillants prennent la fuite, laissant dans la rue le corps de Didace Namujimbo étendu devant une maison. Le corps va passer la nuit à cet endroit. Les voisins ne le découvriront que le lendemain à l'aube. Sur demande du parquet de Bukavu, le corps est levé et autopsié à l'hôpital général de Bukavu. Une enquête policière est ouverte le jour même de l'autopsie. le meurtrier et les mobiles du crime sont encore inconnus. Longue attente. Huit mois après l'assassinat de Didace Namujimbo , l'ONG de défense et de la promotion de la presse Journaliste en danger, JED, avait appelé la justice à mener une enquête équitable et juste sur sa mort. La justice aura mis plus d'une année pour ouvrir ce procès. 48 heures après la commémoration du premier anniversaire de son assassinat, l'un de ses présumés assassins, le caporal déserteur des Fardc Sébastien Tandema, alias Mao s'était évadé du cachot de la 10è Région militaire. Il s'était soustrait de ce centre de détention le 23 novembre 2009, tôt le matin, échappant à la vigilance de la garde. L'arrestation de ce présumé meurtrier était intervenue à la veille du premier anniversaire de la mort de Didace Namudjimbo, le vendredi 20 novembre dernier. L'avocat de la famille avait dénoncé une complicité dans cette évasion. (Radio Okapi)

Kikwit : ISTM, manifestation estudiantine contre le non respect du montant officiel des frais académiques. Les étudiants de l'ISTM (Institut supérieur médical)/Kikwit sont descendus dans les rues ce jeudi. Ils sont partis de Kikwit 4, le site de leur établissement, jusqu'à la mairie où ils ont remis un mémorandum à l'autorité urbaine.

RDC: un chèque de 2,5 millions USD pour Haïti. Le Premier ministre Adolphe Muzito a remis, jeudi à Kinshasa, un chèque de 2,5 millions de dollars au représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC, Alan Doss, au profit du peuple haïtien.