Journal d'Afrique Centrale - R.D.C.
du 29 Janvier au 9 Février 2010
n°138


Chronique réalisée par Luc de l'Arbre

 


Vendredi 29 janvier

Célestin Mbuyu ferme momentanément le siège de l'assemblée provinciale du Katanga. Le gouvernement central, par le ministère de l'Intérieur, a décidé de fermer le siège de l'assemblée provinciale du Katanga pour permettre à la justice de mener son enquête sur les troubles survenus jeudi matin au cours de la plénière, des troubles qui ont débouché sur le passage à tabac de quelques députés provinciaux par un groupe de jeunes non identifiés. Entre-temps, l'un des députés victimes, menace de porter plainte contre ses bourreaux, identifiables, d'après lui, tandis que pour sa part, l'Unafec, le parti de Gabriel Kyungu soupçonné dans cette affaire, plaide non coupable.

Ndolo Liboko : les victimes des affrontements intercommunautaires attendent toujours l'assistance. Dix mois après les affrontements entre les communautés Likau et Bosanga , dans le territoire de Budjala, secteur de Ndolo Liboko, l'assistance humanitaire en faveur des victimes de ce conflit n'est pas encore acheminée, selon le député Jean Julien Busa, élu de cette circonscription. Plus de trois cents habitations avaient été incendiées pendant ces affrontements consécutifs au meurtre du chef de secteur de Ndolo Liboko, originaire du groupement Likau.

Sud Kivu : Faustin Kahegeshe, administrateur de la Sucrière de Kiliba, assassiné jeudi en sa résidence. L'administrateur délégué de la compagnie Sucrière de Kiliba, Faustin Kahegeshe Murambikire, a été tué jeudi soir vers 19 heures 15, en sa résidence de Kiliba, par des hommes armé, non loin du territoire d'Uvira. Cet assassinat survient quelques jours après la visite de cette usine par une délégation des bailleurs de fonds en vue de relancer la production stoppée depuis plusieurs années. Le corps de la victime sera transféré ce vendredi à Bukavu.

La crise au sein de la CEI et ses conséquences vues par deux parlementaires. Deux députés nationaux ont tenté d'évaluer les conséquences, chacun à sa manière, du désaveu de quatre membres du bureau de la Commission électorale indépendante (CEI) à l'égard du président de cette institution, l'abbé Apollinaire Malu Malu. Ils se sont exprimés jeudi soir au cours de l'émission Dialogue entre Congolais.

Sake : attaque d'un véhicule de MSF, un assaillant tué par la police. Un véhicule de l'ONG internationale Médecins sans frontières, MSF/Belgique a été braqué, jeudi dans la localité de Miyumbale, située à environ 30 km de Goma sur la route Sake-Masisi, par des bandits armés vers 6 heures 30. L'attaque a fait un mort du coté des assaillants. Les employés de MSF sont sains et saufs.

RDC: le budget 2010 enfin promulgué. La RDC dispose, enfin, de son budget pour l'année 2010. Le président Joseph Kabila a signé cette loi budgétaire depuis le lundi 25 janvier, sa promulgation est intervenue jeudi. Ce budget s'élève à un peu plus de 6 milliards de dollars américains. D'abord renvoyé par le président au Parlement, le texte a été réaménagé en prenant en compte notamment, les engagements de la RDC vis-à-vis du Fonds monétaire International et de la Banque mondiale dans l'objectif de l'annulation de la dette extérieure. Une dette estimée a 12 milliards de dollars américains. On note également dans ce budget une amélioration de l'enveloppe allouée aux provinces. Lors de la relecture du texte à l'Assemblée nationale, la commission économique et financière avait estimé qu'un policier, par exemple, pouvait avoir 1 000 francs congolais (environ1, 09 dollar américain) de plus sur son salaire mensuel qui est actuellement de 35 000 francs congolais (environ 38, 4 dollars américains). (Radio Okapi)

Kalemie : 9 morts, bilan provisoire d'un naufrage sur le lac Tanganyika. Une embarcation a chaviré la nuit de lundi à mardi dernier à la hauteur du village de Kabumba, non loin de Tembwe, à 68 km, sur le lac Tanganyika, au sud Kalemie. Le bilan provisoire fait état de 9 morts dont 7 enfants.

Moanda : table ronde des hydrocarbures, la société civile sollicite une augmentation des taxes. La table ronde sur l'exploitation pétrolière s'est clôturée jeudi, dans la cité de Moanda, située à plus de 200 km à l'ouest de Matadi. Les délégués de la société civile et des ONG présents à ces assises ont recommandé au gouvernement d'augmenter les rétributions des sociétés pétrolières au profit des actions de développement communautaire. Dans un document de 14 pages contenant les résolutions de cette table ronde, les participants recommandent au Parlement d'accélérer l'examen de la loi sur l'autorité coutumière et de voter un budget conséquent sur la protection de l'environnement. Les conférenciers demandent au gouvernement provincial du Bas Congo d'indemniser les communautés locales pour toute destruction de l'environnement causée par les sociétés pétrolières, sans intermédiaire conformément à l'arrêté provincial du 25 juillet 1998. Quant aux communautés locales, les conférenciers leur recommandent de ne pas s'en prendre aux installations des sociétés pétrolières en cas des conflits. Elles sont plutôt encouragées à se référer aux autorités administratives et judiciaires compétentes. Les participants à la table ronde ont aussi recommandé aux autorités administratives locales de Moanda de superviser la restructuration du comité de concertation qui joue le rôle de trait d'union entre les populations locales et les sociétés pétrolières. Avant de signer le rapport final de cette table ronde, les chefs de groupements du territoire de Moanda ont annexé un document dans lequel ils affirment qu'ils renieront leurs signatures si les recommandations adoptées ne sont pas appliquées. (Radio Okapi)

Kinshasa: 50 millions d'euros pour les projets des micros finances. Le comité de pilotage du Fonds pour la consolidation de la paix en RDC a adopté, vendredi à Kinshasa, 7 projets sur les 8 retenus. Ce sont des projets qui ont répondu aux critères d'éligibilité : l'utilisation maximale de la main d'œuvre locale, la rapidité de la création d'emplois, la création des revenus et la redynamisation de l'économie locale. Les fonds mis en jeu pour la concrétisation de 7 projets adoptés ramènent à 28 millions d'euros, le fonds décaissé sur les 50 millions disponibles. La redynamisation de l'économie locale implique la participation de la population, l'égalité du genre, l'efficacité, la durabilité, la stabilisation et la continuité les moyens mis en œuvre pour assurer un impact maximal et pour une visibilité des projets. Ce qui devrait renforcer l'idée que seule la paix apporte des bénéfices à la population. Le Fonds pour la consolidation de la paix en RDC est une structure chargée de gérer le fonds débloqués par la coopération germano-congolaise, à travers le ministère congolais du Plan de la RDC et le ministère fédéral de la coopération économique et du développement de l'Allemagne. (Radio Okapi)

Samedi 30 janvier

Isiro : évasion de trois détenus militaires. Trois prisonniers militaires se sont évadés le 22 janvier vers 22h00 de la prison centrale d'Isiro dans la Province Orientale. Ces évadés étaient condamnés et poursuivis pour dissipation de munitions, coups et blessures, extorsion et vol simple. Les circonstances de leur évasion n'ont pas été révélées. Les enquêtes sont en cours pour les retrouver, selon le commandant intérimaire de la 9e région militaire qui a livré cette information.

Dongo : le Sénat enquête sur l'insurrection. Une délégation parlementaire du Sénat séjourne, depuis mercredi au Sud-Ubangi pour une mission de 8 jours dans ce district de l'Equateur. Le but de cette mission est d'enquêter sur l'origine de l'insurrection des Enyele. La délégation sénatoriale va se rendre à Dongo, Imese et Kungu pour y rencontrer les chefs de groupement, les responsables des différentes ONG qui opèrent dans cette contrée ainsi que les représentants des Enyele et des Boba. Selon le Sénateur Betina Ngilase, chef de la délégation, cette mission est initiée par la présidence de la République, qui souhaite un dénouement pacifique de ce conflit armé. Cette tournée, qui devait intervenir en décembre 2009, a connu un retard pour des raisons organisationnelles.

Budget 2010 : les députés insistent sur respect de 40% alloués aux provinces. La RDC dispose désormais de son budget 2010, chiffré à plus de 6 milliards de dollars américains. Le chef de l'Etat l'a promulgué jeudi, tard dans la soirée. Sa promulgation intervient plus de trois semaines après le début de l'exercice 2010. Les députés se frottent les mains. Mais, ils insistent sur le respect strict, par le Gouvernement, de l'affectation des fonds, notamment les quotités reconnues aux provinces.

Mbuji-Mayi : la mairie lance le contrôle d'assainissement. Le maire de Mbuji-Mayi, Joseph Nkongolo Kabila, a donné le coup d'envoi, vendredi, de l'opération de contrôle d'assainissement de la ville. Selon lui, il s'agit d'inspecter l'état des installations hygiéniques, des toilettes et des douches dans des parcelles résidentielles. L'opération concerne également la propreté des avenues devant les mêmes parcelles. Le but visé, affirme le maire de Mbuji-Mayi, est de rendre la ville propre, afin de diminuer des maladies évitables. Une centaine des policiers sont associés à cette opération. Goma : violences sexuelles, l'impunité des bourreaux dénoncée dans une conférence publique. "L'impact des assistances juridiques et judiciaires aux victimes des violences", c'est le thème qui a réuni vendredi, plus d'une centaine de personnes dans une séance publique à l'Université de Goma. Les participants ont déploré l'inefficacité de l'assistance juridique apportée aux victimes et l'impunité dont bénéficient certains bourreaux.

Prison centrale de Makala : l'Ong Codho dénonce un mauvais traitement contre 14 ressortissants de l'Equateur. Le Comité des observateurs des droits de l'homme (Codho) dénonce la torture et le régime cellulaire infligés à 14 ressortissants de la province de l'Equateur à la prison centrale de Makala à Kinshasa. Cette ONG a fait, vendredi, la restitution de son enquête menée en novembre 2009 auprès des détenus de cette prison. Le Codho affirme avoir déjà saisi l'auditeur militaire et exige que justice soit faite pour ces détenus.

Lubero : les Maï-Maï Ruwenzori lance un ultimatum de 10 jours au Gouvernement. Les Maï-Maï Ruwenzori du général James Kasereka Matabishi cantonnés au centre de regroupement de Lubero, à 45 km au sud de Butembo, menacent de retourner en brousse. Cette position est consécutive à ce qu'ils qualifient de légèreté avec laquelle la question de leur intégration dans la Police nationale congolaise (PNC) est traitée par le gouvernement. Ces miliciens l'ont exprimée dans un mémorandum adressé au Gouvernement.

Kisangani : dans la rue, les victimes de guerres exigent leur indemnisation. Les victimes de guerres, réunies au sein de l'ONG Fonds de solidarité des victimes de guerres en Province Orientale ont organisé une marche pacifique, vendredi dans les artères de Kisangani. Ces victimes réclament au gouvernement congolais leur indemnisation après avoir tout perdu lors des différentes guerres de Kisangani en 2000, notamment lors des affrontements entre les deux armées étrangères du Rwanda et de l'Ouganda en plein centre ville pendant six jours.

Dimanche 31 janvier.

Kabinda : conflit entre les villages de Munyenge et de Kalambo, 500 maisons incendiées. Deux localités du territoire de Kabinda sont vidées de leurs populations après des affrontements survenus vendredi soir. Il s'agit des villages de Munyenge et de Kalambo, dans le secteur de Lukashi Lualu. A la base des affrontements, un conflit foncier. Le bilan provisoire fait état de près de 500 maisons incendiées, dont des écoles, des centres de santé et des églises. On ne signale pas encore des blessés ni des décès.

Kinshasa : affaire de Congolais jetés dans le fleuve, les 8 Ukrainiens acquittés. Le verdict est tombé, samedi, au tribunal de grande instance de la Gombe : acquittement de 8 sujets ukrainiens qui étaient poursuivis pour meurtre et tentative de meurtre de 3 Congolais. Ils étaient accusés par le ministère public, depuis le 23 septembre 2009 à Matadi, d'avoir jeté dans le fleuve des Congolais clandestins à bord du bateau " Island of lac ", navire battant pavillon panaméen. Mais les avocats des parties civiles rejettent ce jugement et promettent d'interjeter appel.

Mbandaka : investi gouverneur de province, J-C Baende prône l'unité des Equatoriens. L'assemblée provinciale de l'Equateur a investi, samedi, le nouveau gouvernement provincial dirigé par Jean-Claude Baende. Dans son discours de politique générale, qui a duré près de quatre heures, ce dernier a appelé les Equatoriens à l'unité pour rattraper le "temps perdu à cause des conflits d'intérêts et de personnes".

Kinshasa : le directeur général intérimaire de la DGRK suspendu. Le directeur général intérimaire de la Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK), Constant Kakwata, est suspendu de ses fonctions. Cette décision a été prise jeudi par le conseil des ministres provinciaux. Le gouvernement voudrait, par-là, permettre le bon déroulement de l'audit que mène l'inspection provinciale des services.

Yakoma : les cultivateurs fuient les engins explosifs dans les champs. L'administrateur de territoire assistant de Yakoma déplore la présence des engins explosifs non explosés découverts dans plusieurs localités de sa juridiction. Il n'y a pas moyen, selon lui, pour les paysans de cultiver en cette saison agricole. D'autres engins explosifs sont aussi signalés à Gbadolite et dans deux localités environnantes, indique l'ONG Humanitas chargée de la sensibilisation contre ces engins.

Lac Kivu : les armateurs lèvent leur mouvement de grève. Les armateurs opérant sur le lac Kivu ont repris leurs activités, après une grève de 24 heures. Cette grève a perturbé la circulation des bateaux sur le lac et pénalisé les commerçants et les voyageurs, surtout ceux qui devaient prendre leur avion à plusieurs destinations à partir de Goma. Le ministre provincial de transport et communication a dû se rendre au port pour négocier avec les armateurs pour décanter la situation, A la base de cette grève, la note circulaire de la division provinciale de Transports et Voies de communication, à l'intention des commissaires lacustres et les armateurs du Sud Kivu. Dans cette note, il est fait état d'une série de taxes supplémentaires, qu'ils devraient payer depuis l'année 2008. Il est demandé aux armateurs 5% du billet de voyageur par client, 2% du coût des marchandises, soit 0,1$ par kilo. Les armateurs se sont alors réunis en assemblée générale extraordinaire, samedi, et ont sorti une déclaration qui lançait le début de la grève. Même les bateaux qui étaient déjà au large du lac ont dû rebrousser chemin, au grand dam des passagers.

Certains d'entre eux ont dû prendre des taxis pour se rendre à Goma via Kigali. Alors que les autres réclamaient le remboursement du prix de leurs billets. Le chef de division provincial du Transport et Voies de communication a déclaré, pour sa part, que ces taxes relèvent de la nomenclature des taxes, selon un arrêté du gouverneur et conformément à un édit voté par l'assemblée provinciale. Le ministre provincial de tutelle a, quant à lui, demandé aux armateurs d'arrêter leur grève, afin qu'un dialogue soit amorcé. Une rencontre est prévue à ce sujet pour lundi, au ministère provincial de Transport et Voies de communication. (Radio Okapi)

Hausse de prix des produits pétroliers. Les prix des produits pétroliers ont été revus à la hausse sur l'ensemble du pays. Les nouveaux tarifs, arrêtés par le secrétaire général à l'Economie, ont été annoncés, samedi soir au cours du journal télévisé de la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC). Dans toutes les stations services de Kinshasa, par exemple, le litre d'essence se vend à 970 Francs congolais (1.06 USD) au lieu de 895 Fc comme auparavant. Le gasoil est passé de 885 à 965 Francs congolais.

Mbuji-Mayi : des produits vivriers bloqués à Ngandajika et à Kabinda. Depuis près d'une semaine, le trafic entre Mbuji-Mayi et les territoires de Ngandajika et de Kabinda est interrompu. Le bac Kazadi Musoko sur la rivière Tshidivuila dans le territoire de Ngandajika est en panne. Conséquences, plusieurs dizaines de véhicules transportant des produits agricoles et manufacturés sont bloqués de part et d'autre.

Prison de Makala : affaire de 14 ressortissants de l'Equateur, le ministre Luzolo réfute les allégations de l'ONG Codho. Le ministre de la Justice, Luzolo Bambi, met en doute ce qu'il qualifie des " allégations" des ONG des droits de l'Homme. Il a réagi ainsi au rapport du Comité des observateurs des droits de l'Homme (Codho) faisant été d'un mauvais traitement infligé à 14 ressortissants de l'Equateur à la prison centrale de Makala, à Kinshasa. La justice congolaise est républicaine. Ce n'est pas une justice des tribus ni des sexes, a indiqué le ministre Luzolo.

Lundi 1er février.

Lubumbashi : incident de l'assemblée provinciale, Célestin Mbuyu joue à l'apaisement après la fermeture du siège. Députés provinciaux et gouverneur du Katanga se sont retrouvés vendredi dernier à Lubumbashi autour du ministre de l'Intérieur après l'incident qui s'est produit jeudi à l'assemblée provinciale à la suite d'une pétition contre le questeur du bureau de cette institution. Célestin Mbuyu qui était en mission de travail dans la capitale du cuivre à ce sujet a tenté d'apaiser les esprits après avoir écouté les uns et les autres.

Mbuji-Mayi : grâce à un financement de la Monuc, les communes de Muya et Diulu reliées par une passerelle. Un ravin d'une profondeur estimée à 20 mètres rendait difficile la circulation entre la commune de la Muya et celle de Diulu à Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï Oriental. Grâce à un financement de la Mission des Nations unies au Congo (Monuc), une passerelle vient d'être jetée sur ce ravin.

Lubero : 2 morts et 2 blessés, bilan de l'attaque d'un camion entre Kirumba et Mighobwe. " Les coupeurs de route " ont attaqué hier dimanche un camion entre Kirumba et Mighobwe. C'est à environ 200 km au Nord de Goma en territoire de Lubero. Le bilan fait état de 2 morts et deux blessés.

Matadi : les avocats interdits de manifester ce lundi. La marche des avocats de Matadi initialement prévue pour ce lundi 1er février n'a pas eu lieu. L'exécutif provincial du Bas Congo aurait jugé cette marche inopportune, affirme maître Zakayi Mbumba bâtonnier du Barreau de Matadi. Les membres du barreau de Matadi seront à cet effet reçu aujourd'hui par le gouverneur de la province afin de lui remettre un mémorandum. Le bâtonnier de Matadi précise que le contenu de ce mémo ne sera rendu public qu'à l'issue de la rencontre avec le numéro un de la province du Bas Congo.

Bukavu : prime des enseignants, la police stoppe la marche des parents. Une marche des parents accompagnés de leurs enfants a été arrêtée, lundi à Bukavu, par les autorités urbaines. Sur les pancartes que brandissaient les manifestants, on pouvait lire des phrases qui rejettent la prime allouée par les parents aux enseignants. La marche projetée, pour lundi sur les artères de Bukavu par les associations des parents d'élèves et les syndicats des enseignants, survient quelques jours après que ces derniers ont signé un protocole d'accord mettant fin au système de prise en charge des enseignants par les parents. Les autorités provinciales avaient publié une annonce interdisant cette marche, mais les manifestants ont tenu à faire entendre leurs voix dans la rue. Des centaines de femmes et de jeunes écoliers en uniforme scolaire se dirigeaient vers l'assemblée provinciale et le gouvernorat lorsque la police s'est interposée pour les empêcher de progresser vers le centre ville, sur demande de l'autorité provinciale. Les manifestants sont restés immobilisés pendant des heures entre la place de l'indépendance et les feux rouges face aux éléments de la police. Les femmes, tenant chacune un écolier à la main, ont décidé de s'asseoir à même le sol, au bord de la chaussée, attendant ainsi l'autorisation de progresser. Sur les calicots et pancartes, on pouvait lire: " Sisi wazazi hatuku engager walimu. Ni kazii ya serikali ", traduisez : "Nous, les parents, Nous n'avons pas embauché les enseignants. La rémunération des enseignants, c'est l'affaire de l'Etat". D'autres calicots portaient cette mention : " Taxe zetu na utajiri wa nchi zinafanya kazi gani? ." C'et-àdire : "Où vont les taxes payées et la richesse du pays ? A quoi servent-elles?" La police a été déployée partout dans la ville de Bukavu et surtout dans les carrefours pour empêcher la manifestation. Une marche qui fait suite au mouvement de grève qui paralyse depuis plusieurs semaines les écoles de cette ville. Les enseignants réclament la fin de la prime payée aux enseignants et déplorent que la table ronde de l'éducation organisée dans le Sud-Kivu au mois d'août 2009 n'ait pas porté des fruits. (Radio Okapi)

Michel Losembe : " Aujourd'hui, les banques prêtent 1 milliard Usd à l'économie congolaise, contre 50 millions, il y a 5 ans ". Le président de l'Association congolaise des banques, Michel Losembe, est confiant en l'avenir du secteur bancaire en RDC. Dans une interview exclusive à radiookapi.net, il parle des atouts, opportunités, défis et risques de ce secteur en pleine floraison.

Radio Okapi : est ce qu'on peut avoir une idée sur les banques congolaises, aujourd'hui. A qui elles appartiennent ? Michel Losembe : Actuellement, il y a 16 banques qui opèrent ici en RDC. Probablement, 4 ou 5 autres banques, pour lesquelles la Banque centrale du Congo (BCC) a déjà accordé des agréments, vont fonctionner à partir de 2010. Ces banques ont une diversité d'actionnaires. Je dirais que nous avons plusieurs catégories de banques. Il y a des banques internationales comme celle que je gère, la Citibank, la Stanbic bank... Il y a des banques qui ont un caractère plus régional, qui se déploient dans d'autres pays d'Afrique de l'ouest francophone notamment au Nigeria. Et nous avons des banques qui appartiennent à des groupes d'hommes d'affaires qui évoluent en RDC. Maintenant, nous avons une nouvelle origine des banques, celles de micro crédits, qui appartiennent aussi à des bilatéraux et à certains banquiers européens. Donc, il y a plusieurs types d'actionnaires qui sont intéressés au secteur financier congolais.
R.O : et donc, il y aura encore 4 ou 5 nouvelles banques en RDC en 2010…M. L. : d'après les informations dont nous disposons, il y a plusieurs banques qui ont introduit leurs demandes d'agréments à la Banque centrale du Congo et qui vont vraisemblablement les obtenir cette année.
R.O : quelle est la moyenne de capital pour les banques commerciales en RDC ? M.L : le capital minimum tel qu'imposé par l'autorité de régulation de la BCC est de 10 millions de dollars américains. Donc, toutes les banques ont au moins ce capital là, sinon elles ne peuvent pas obtenir leurs licences bancaires. Il y a, bien entendu, des banques qui ont de capitaux largement supérieurs au montant minimum de 10 millions de dollars. En fonction de leur type d'activités, du niveau de crédits qu'elles ont octroyé à l'économie, elles ont renforcé leurs capitaux.
R.O : et on sait que la BCC avait demandé aux banques commerciales d'augmenter leurs capitaux jusqu'à au moins 10 millions de dollars américains. Où en sommes-nous avec cette mesure ? M.L : je pense que l'ensemble des banques a agi en fonction de ces instructions parce que la Banque centrale du Congo l'a annoncé, il y a presque une année. Donc elles étaient déjà opérationnelles et ont eu le temps de s'organiser, soit en demandant aux actionnaires de remettre de l'argent sur table, soit en capitalisant leurs revenus qu'elles ont pu générer sur les années précédentes. Aujourd'hui, je dirais que toutes les banques sont en règle avec le capital minimum.
R.O : Il y a d'autres banques qui ont un capital beaucoup plus élevé que ce qui est exigé par la BCC. Si elles veulent aller au-delà de 10 millions USD, comment se présentera le scénario ? M.L : les 10 millions USD est un planché. Aujourd'hui, le niveau du capital est rendu nécessaire par toute une série de ratios prudentiels par lesquelles les banques, si elles veulent donner des crédits à l'économie ou garder des impôts élevés, doivent augmenter le niveau de capital pour que ce dernier serve de coussin de sécurité pour les actionnaires et pour les déposants dans les banques. Donc, le niveau de capital, le planché est réglementé. Mais, plus les activités d'une banque augmentent, plus que le niveau de capital requis pour permettre ces activités est élevé. Donc, l'augmentation de capitaux de ces banques se sont effectuée de la même manière qu'elles l'ont fait pour le planché de 10 millions USD. C'est-à-dire, les actionnaires se mettent autour d'une table en décident d'augmenter le capital pour donner plus d'activités à leurs banques.
R.O : quel est le montant global que font circuler les banques commerciales ? M.L : çà, c'est un chiffre difficile à déterminer. C'est le chiffre d'affaires des banques. Ce que je peux vous donner comme statistiques, qui seront plus complètes dès que nous aurons le chiffre exact des banques au 31 décembre 2009, est que les banques ont des dépôts qui serons, vraisemblance, supérieurs à 2 milliards de dollars à la fin de décembre 2009. Elles auront financé l'économie de la RDC au-delà de 1 milliard de dollars, le capital de toutes les banques va avoisiner les 200 milliards USD. Si vous regardez les statistiques, aujourd'hui, les banques prêtent 1 milliard Usd à l'économie congolaise, contre 50 millions, il y a 5 ans. C'est une progression exponentielle! Rien que pour l'année 2009, les banques ont augmenté leurs capitaux de 80 millions USD ; les unes pour rejoindre le planché que nous avons évoqué de la BCC, les autres pour augmenter leur capitaux. Malgré la conjoncture économique difficile en 2009, le secteur bancaire a été le plus dynamique de l'économie congolaise, avec plus de 1 000 emplois créés. Alors que nous savons ce qui se passe dans le secteur minier, de télécommunication, de la grande distribution…, où les affaires ont été difficiles en 2009.
R.O : Vous avez dit qu'il y aura plus de 4 ou 5 banques qui vont ouvrir en 2010. Quels sont les services qu'elles vont apporter? M.L. : l'objectif principal et des banques qui viennent s'installer en RDC et de banques existantes qui étendent leurs activités est de " ré-intermédier " l'économie. Vous savez que le Congo est le pays le plus sous bancarisé au monde. Nous avons au moins 300 ou 350.000 comptes en banques pour un pays de plus de 60 millions habitants. Ça fait 0,2 % de la population qui est bancarisée. Et ce ratio est l'un de plus faibles au monde. Donc, l'objectif principal de ces banques, et celui de l'autorité monétaire qui encourage aujourd'hui ces banques de se déployer, est de réduire graduellement cette désintermédiation et se ramener à quelque chose de plus proche des économies similaires. Autrement dit, arriver à une intermédiation autour de 15 à 20 % de la population : nous aurions entre 12 et 15 millions de Congolais qui auraient des comptes en banques.
R.O : est-ce que ces banques vont octroyer des crédits aux Congolais ? M.L. : l'activité des crédits n'intervient qu'en deuxième position. Parce que les banques sont là, premièrement, pour collecter l'épargne. Elles ne créent pas l'argent qu'elles prêtent. Elles sont là pour prêter les fonds qu'elles collectent. Il faut que les Congolais aient, à nouveau, confiance dans leur système financier, qu'ils viennent y déposer les fonds qui circulent pour l'instant en espèces. A partir du moment où les banques deviennent le gardien de cette liquidité, elles vont commencer à financer les parties de l'économie qui en ont besoin et créer un effet de levier qui permette un décollage économique.
R.O. : On remarque que les banques qui existent en RDC donnent des crédits à court terme. Pourquoi cela ? M.L. : cette question est liée à la précédente. Les banques peuvent prêter à long terme si les déposants leur confient leur argent à long terme. Vous savez que nous venons d'une longue période d'instabilité économique (les années 90 - 2000). Les gens n'ont pas une grande capacité d'épargne. L'argent qui vient en banques aujourd'hui, c'est de l'argent à court terme : on dépose l'argent aujourd'hui ; et demain, on paie un fournisseur ou le sort pour faire face à un besoin urgent. Les autorités monétaires étudient comment elles peuvent rendre les banques plus sûres, à travers un certain nombre de réformes de contrôle, pour que celles-ci ne faillissent pas à leur devoir et que les gens leurs fassent confiance. Il y a des bailleurs de fonds également qui discutent avec les banques pour voir comment ils mettre à leur disposition des fonds à long terme. Tout ça c'est un processus. Il faut peu de temps pour détruire la confiance, mais il en faut beaucoup pour la reconstruire. C'est ce défi-là que l'Association congolaise des banques tente de relever.
R.O : aujourd'hui, nous assistons à une floraison des banques en RDC ; alors que le rapport de " Doing business " 2009 classe la RDC moins opportune sur le plan économique. Comment expliquer ce contraste ? M.L : l'un explique l'autre. Je venais de vous parler, ci haut, de statistiques de la sous bancarisation. Quand on sait qu'il y a 350 comptes en banques, alors qu'il devrait en avoir 12 millions, ça attire les investisseurs du secteur financier. Ils se disent qu'il s'agit d'un secteur qui a une très forte capacité de croissance. Ensuite, tout le monde est conscient que l'économie congolaise devrait être plus importante que ce qu'elle est aujourd'hui. Le Produit intérieur brut (PIB) est à 8 milliards de dollars pour un pays si grand avec une aussi grande population. Tout le monde s'attend à ce que nous remontions très rapidement dans les capacités de cette économie à 40 ou 50 milliards USD dans la prochaine décennie. C'est une perspective économique importante que les banques, surtout celles à caractère régional, ne peuvent ignorer. Maintenant, l'appétit de s'installer en RDC reste limité à cause du mauvais climat d'affaires, parce que les banques souffrent de 10 000 tracasseries. (Radio Okapi)

Masisi : la société civile exige le recrutement de la main d'œuvre locale par les ONG. La société civile du territoire de Masisi demande à l'autorité provinciale de suspendre les activités des organisations non gouvernementales internationales (ONGI) œuvrant dans ce territoire. Les délégués de cette structure citoyenne ont barricadé, lundi matin, la route à ces ONG au niveau de la cité de Sake. Cette cité constitue l'entrée du territoire de Masisi. Ils protestaient ainsi contre l'importation de la main d'œuvre employée par ces ONG internationales.

Lubutu : les élèves déplacés sont autorisés à achever l'année scolaire 2010. Le chef de sous division de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel, EPSP/Lubutu, situé à plus de 400 km de Kindu dans le nord du Maniema, a recommandé le week-end dernier, aux directeurs des écoles primaires et secondaires de ce territoire d'admettre les élèves ayant fui les affrontements du 20 janvier dernier dans 5 villages de ce territoire.

Beni : les comptables des centres de santé accusés de détournement jouissent de la liberté provisoire. Le parquet de Beni a accordé, samedi dernier, la liberté provisoire à une dizaine de gestionnaires et comptables des centres des santés de ce territoire. C'était à l'issue du deuxième jour de comparution dans l'affaire opposant ces gestionnaires à la société civile. Cette dernière les accuse de détournement et usage de faux dans la gestion des dons en médicament de l'Union européenne.

Matadi : les avocats reprennent du service. Les avocats du barreau Matadi ont levé le mouvement d'arrêt de travail qu'ils observent depuis deux semaines. L'annonce a été faite, lundi après midi, par le bâtonnier du barreau de Matadi, Maitre Zakayi Mbumba. La reprise de travail était conditionnée par le dépôt d'un memo au gouverneur de province. Ce qui a été fait le même lundi. Maitre Zakayi Mbumba a déclaré que dans ce mémo, les avocats ont plaidé pour la bonne marche de la justice dans le Bas Congo.

Assemblée nationale : passation des marchés publics, les marchés de gré à gré, possibles mais… Les députés, finalement, ont clos lundi, le débat sur la passation des marchés publics à l'Assemblée nationale. La commission aménagement du territoire et infrastructures a apporté des réponses aux questions des députés. Le projet de loi sur la passation des marchés publics n'est pas encore adopté, certes, mais le débat est clos. Parmi les réponses apportées par la commission, il faut noter que les marchés de gré à gré pourraient être acceptés mais ils doivent bénéficier des mesures d'encadrement, ont recommandé les députés. Les gardes fous, rappelle la commission, existent pour éviter toute tentative de corruption. Autre nouveauté de cette loi, la commission a accepté la mise en place d'une institution de contrôle de passation des marchés. Toutefois, cette dernière n'empêchera pas la Cour des comptes d'exercer ses prérogatives, indique-t-on à l'assemblée nationale. A propos des amendes à infliger aux entrepreneurs à l'oreille dure, elles seront payées en fonctions du taux de change et de l'inflation. Motif évoqué pour expliquer cette innovation: les amendes actuelles sont dérisoires, selon les députés. (Radio Okapi)

Mardi 2 février.

Louis Michel : " J'apprécie la manière dont fonctionnent l'Assemblée nationale et le Sénat congolais ". Les deux chambres du Parlement congolais fonctionnent sur les modèles et les meilleurs standards démocratiques internationaux. Ce sont là des propos du commissaire européen Louis Michel en visite de travail en RDC, tenus lundi à Kinshasa au palais du peuple.

Goma : opération fusil contre argent, la campagne de sensibilisation est lancée. La campagne de sensibilisation de l'opération de désarmement fusil contre argent, annoncée par les autorités nationales à travers le programme œcuménique PAREC, Paix et Réconciliation, a été lancée lundi à Goma. Pendant deux semaines, le programme va tenter de récupérer entre 20 à 30 mille armes à feu illégalement détenues dans la province du Nord-Kivu.

Ituri : des rebelles soudanais sur le territoire congolais. Des éléments de l'ancienne rébellion sud soudanaise du SPLA ont investi et construit des bâtiments dans deux localités congolaises à la frontière entre la RDC et le Sud Soudan, en territoire d'Aru.

Bukavu : des présumés FDLR attaquent le village Kakenge, 1 mort. Une personne tuée ,7 autres emportées dans le parc de Kahuzi Biega et 50 maisons pillées, c'est le bilan d'une attaque attribuée aux FDLR dans le village Kakenge, territoire de Kabare, à 25 kilomètres au nord de Bukavu, dans la nuit de dimanche à lundi,

Le Boeing 727 de Hewa Bora revient sur l'aéroport de N'djili, 30 minutes après le décollage. Les passagers du Boeing 727 de Hewa Bora Airways, qui avait rebroussé chemin 30 minutes après son décollage de l'aéroport de N'djili, sont arrivés à Goma. Une heure et demie après le retour au sol du Boeing 727 à l'aérogare de N'djili, plus d'une centaine des passagers ont embarqué à bord d'un autre aéronef de type MD-82 toujours affrété par Hewa Bora Airways,

Matadi : affaire jeunes Congolais jetés dans le fleuve, Mbatshi Batshia écœuré après l'acquittement des accusés. Le gouverneur de la province du Bas Congo, Simon Mbatshi Batshia, se dit écœuré après l'acquittement par le tribunal de grande instance de la Gombe, à Kinshasa, des huit Ukrainiens accusés d'avoir jeté dans le fleuve Congo, à partir de leur navire, 5 jeunes clandestins congolais. Il s'attendait à une condamnation au vu du fait de mort d'hommes,

Jean Pierre Mongo : " La fibre optique ouvre la RDC au reste du monde ". La fibre optique est une nouvelle technologie qui offre maints avantages à toute la population de la RDC dans le domaine de la téléphonie et des télécommunications, selon l'administrateur délégué général de l'Office Congolais des Postes et Télécommunications (OCPT), Jean Pierre Mongo. Dans une interview accordée à radiookapi.net, il explique l'importance de cette technologie et parle de son implantation en RDC.

Belgique-RDC: Laurette Onkelinx annonce un accord de coopération en santé publique. Le vice-premier ministre belge chargé des questions sociales et de la santé publique, Laurette Onkelinx, en séjour à Kinshasa a annoncé, mardi, la signature d'un protocole d'accord de coopération dans le domaine de la santé publique et des sciences médicales entre la Belgique et la RDC. Elle a indiqué que signature interviendra mercredi à Kinshasa,

Nord Kivu : la Monuc a rapatrié 141 ex-combattants étrangers en janvier. 141 ex-combattants étrangers dont 11 enfants associés aux groupes armés ainsi que leurs dépendants estimés à 148 ont été rapatriés la fin du mois de janvier 2010 dans leurs pays d'origine, par la division DDRRR de la Monuc Nord Kivu. Ces rapatriés sont issus des groupes fDLR, CNDP, Mai Mai Pareco, ADF NALU, LRA et FNL. Le nombre total des ex-combattants rapatriés au Rwanda depuis janvier 2009 s'élève à 2205 personnes et 2348 dépendants

Dongo: près de 30% des déplacés sont rentrés. Près de 30% de personnes déplacées à cause des affrontements entre les insurgés Enyele et les éléments des Forces armées de la RDC sont retournées à Dongo depuis la reprise de cette localité par les Fardc. L'information a été livrée, mardi, par les humanitaires œuvrant à Dongo à délégation de la Monuc conduite à Gemena par le commandant des forces onusiennes en RDC, le Général Babacar Gaye.

Mercredi 3 février.

Bozene : la présence des casques bleus rassure les habitants. La localité de Bozene, au Sud Ubangi, désertée par ses habitants suite à une rumeur d'une attaque éventuelle des Enyele au mois de novembre dernier, compte à ce jour environ 90% de sa population qui est de retour, rassurée par la présence des forces de la Monuc.

Kindu : dix sept élèves foudroyés et une femme tuée par un arbre. Dix sept élèves de l'institut Nyoka, ont été foudroyés mardi matin à Nyoka, un village situé à 19 km de Kindu, sur l'axe Kalima. Au nombre de ces victimes, s'ajoute une femme tuée par un arbre, qui était tombé sur elle dans son champ de riz dans le même village. Parmi ces foudroyés, cinq en un état critique ont été transférés à l'Hôpital général de référence (HGR) de Kindu sur décision du gouverneur du Maniema.

CPI : Ange Félix Patassé demande la liberté provisoire pour Bemba. " Notre vœu, c'est que Jean Pierre Bemba puisse recouvrer cette liberté provisoire ", a déclaré l'ex-président de la République centrafricaine, Ange Félix Patassé, dans un entretien à la chaîne à vocation panafricaine, Africa24. Patassé se dit confiant au procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno O'campo, qui, selon lui, rendra la justice en tout équilibre. Lors des audiences de confirmation de charge en janvier 2009, Félix Patassé avait été mis en cause par les avocats de Jean Pierre Bemba. Ces derniers ont nié toute responsabilité de leur client dans les crimes attribués à sa milice. Pour eux, toute la responsabilité incombe à l'ex-Président centrafricain. Car, tout le matériel de combat, véhicules, carburant et uniformes, avait été fournis sur son instruction directe. Ce qu'avaient réfuté les avocats de Patassé. Ils soutiennent, quant à eux, que leur client n'a aucune responsabilité pénale devant la CPI et qu'il n'est visé par aucune poursuite dans cette affaire. C'est ainsi que, dans cet entretien sur Africa24, Ange-Félix Patassé se dit assuré et n'a aucunement peur d'être rattrapé par la justice dans ce dossier. D'ailleurs, "Je n'ai pas de cauchemars. Ceux qui ont des cauchemars, ce sont des gens qui sont déréglés. Moi, je suis un homme équilibré", a-t-il martelé en réponse à la question de savoir s'il était quelque tourmenté par l'affaire. L'ancien vice-président de la RDC et chef du Mouvement de libération du Congo (MLC), Jean Pierre Bemba Gombo, avait été arrêté en mai 2008 à Bruxelles sur base d'un mandat d'arrêt de la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis en République centrafricaine par les hommes du MLC en 2002 et 2003. Il soutenait, à l'époque, le régime de M. Patassé, président de ce pays de 1993 à 2003, pour contrer une tentative de coup d'Etat entre 2002 et 2003. Depuis lors il est détenu à La Haye, où siège la Cour qui doit le juger sur les accusations à sa charge, et son procès aura lieu, d'après les sources concordantes, le 27 avril 2010. Sa liberté provisoire, ordonnée par une instance de la CPI, a été annulée en appel en décembre 2009. (Radio Okapi)

110 000 réfugiés de la RDC au Congo Brazzaville : Sassou s'indigne, Kinshasa s'explique. Dans un entretien accordé à l'AFP et RFI, en marge du 14e sommet de l'Union africaine (UA) à Addis-Abeba, le président congolais, Denis Sassou Nguesso, a déploré la situation de cent dix mille ressortissants de la RDC, réfugiés dans le nord du Congo Brazzaville. Il souhaite le retour urgent de ces réfugiés dans leur pays. Il y a une situation difficile dans la province de l'Equateur en RDC, et on a vu des populations traverser l'Oubangui pour trouver asile dans la préfecture de la Likouala", s'est indigné le président Sassou qui évalue à 110 000 le nombre de toutes les personnes ayant fui les troubles dans la province congolaise (RDC) de l'Equateur. Pour le président de la République du Congo, la situation appelle beaucoup de vigilance et aussi beaucoup de sérieux. Sa peur, c'est de voir ces réfugiés et les autochtones vivre dans une situation indésirable en ce qui concerne leur santé, leur alimentation et même leur sécurité. Cela ne devrait perdurer, a souligné Denis Sassou Nguesso qui tient, à tout prix, à rapatrier ces réfugiés congolais dans leur pays, mais dans les conditions les plus humaines possibles. La plupart de ces réfugiés placés le long du fleuve Oubangui ne sont accessibles que par voie fluviale. Mende s'explique. La préoccupation de Brazzaville a vite appelé la réaction de Kinshasa. Le gouvernement de la RDC, par la bouche de son porte-parole, le ministre de la Communication et des médias, Lambert Mende, a dit comprendre le souci exprimé par le chef de l'Etat du Congo Brazzaville qui a " évoqué le nombre massif de nos concitoyens qui sont là bas et qui représentent un nombre plus élevé que les autochtones." Mais, a ajouté Lambert Mende, les raisons du gouvernement de la RDC sont autres. " Nous avons déjà sécurisé les zones d'où sont partis ces concitoyens, et nous avons besoin simplement qu'ils rentrent chez eux, pour pouvoir mieux les aider à se reconstruire dans leur milieux d'origine ", a expliqué le ministre Mende. " Une aide qu'on reçoit et qui ne vous permet pas de vous reconstruire, pour nous, c'est quelque part moins intéressant qu'une aide à la reconstruction. Comme pays, nous préférons que Dongo, que tout cet espace là soit reconstruit par ses habitants ", a-t-il conclu. Lambert Mende a par ailleurs confirmé que 30% des habitants seulement des populations qui avaient fui les troubles de Dongo sont rentrés dans leurs milieux de provenance. Ce qui est insignifiant, a-t-il relevé. Les interventions de la France et des Etats-Unis. A propos de l'assistance apportée aux réfugiés de la RDC au Congo Brazzaville, la France avait annoncé, le 9 janvier dernier, l'octroi d'une aide financière de 200.000 euros au Programme alimentaire mondial (PAM) pour la distribution de l'aide alimentaire d'urgence à ces populations. Une autre subvention qui s'élèverait également à 200.000 euros a été accordée aussi à l'association Acted (Agence de coopération technique et de développement) pour distribuer notamment des moustiquaires aux réfugiés. Les Etats-Unis, qui ne sont pas restés insensibles à cette situation, ont également décidé d'apporter une aide de 4,6 millions de dollars pour pallier différentes insuffisances d'ordre humanitaire. Ocha fait une mise au point. Pour sa part, le Bureau des Nations unies chargé de la coordination de l'aide humanitaire (Ocha) s'attèle à améliorer les conditions humanitaires en faveur des retournés de l'Equateur. Son porte-parole l'a affirmé mercredi lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Monuc à Kinshasa. Cependant concernant le retour de ces populations, Maurizio Giulani a précisé que le rôle de Ocha ne consiste pas à sensibiliser les gens à rentrer dans les milieux, mais à rendre acceptables leurs conditions humanitaires lorsqu'elles leur retour est effectif. C'est aux concernés eux-mêmes d'apprécier la situation, et de décider, oui ou non de rentrer au bercail, a expliqué le porte-parole de Ocha en RDC. (Radio Okapi)

Province Orientale : Médard Autsai interdit la circulation du shilling ougandais. Le gouverneur de la Province Orientale, Médard Autsai Asenga, a annoncé mardi à Bunia, la décision interdisant l'utilisation du Shilling, la monnaie ougandaise, pour le paiement de toutes taxes de l'Etat congolais dans les territoires d'Aru et de Mahagi.

Kinshasa : Firmin Yangambi prend sa propre défense lors de son procès. La cour militaire de la Gombe a rejeté, mercredi, les exceptions soulevées par la défense de Firmin Yangambi et ses codétenus. Des exceptions portant sur l'irrégularité de la composition de la cour. Au cours de l'audience, Firmin Yangambi, avocat près la cour pénale internationale (CPI), a pris sa propre défense et a présenté ses excuses à la cour militaire pour solliciter sa libération.

Procès Didace Namujimbo : deux suspects avouent leur participation au crime. Deux personnes suspectées de complicité dans la mort de Didace Namujimbo ont reconnu, mercredi, leur participation dans l'assassinat du journaliste de Radio Okapi le 21 novembre 2008 à Bukavu. Ils ont même fourni, au tribunal militaire de garnison de Bukavu, des détails sur la répartition des biens pris sur la victime. Le meurtrier de Didace Namujimbo s'était attribué son ordinateur portable, le deuxième complice avait pris les téléphones portables de la victime et les deux derniers s'étaient partagés équitablement la somme de 50 dollars américains pris sur la victime, ont révélé les deux prévenus après confrontation. Avant leur aveu, le greffe du tribunal avait lu les procès verbaux de deux autres présumés assassins en cavale. Des procès-verbaux établis par le ministère public avant l'évasion de ces suspects. Dans sa déposition, l'un des prévenus en fuite avait déclaré avoir fait partie du groupe qui avait tué Didace Namujimbo au moyen d'une arme à feu. Cette déclaration a poussé les avocats de la partie civile à solliciter une remise de l'audience pour que l'Etat congolais soit invité au procès comme civilement responsable. Requête acceptée par le tribunal militaire qui a renvoyé l'audience au 11 février prochain. Les avocats de la défense ont souhaité plus de célérité pour que leurs clients soient fixés sur leurs sorts. Ils se sont plaints du fait que certains de leurs clients, prévenus dans ce procès, ont déjà passé 14 mois de détention à la prison centrale de Bukavu. (Radio Okapi)

Kinshasa : à cause de l'insolvabilité de l'Etat, les prisonniers de Makala privés de nourriture. Huit fournisseurs des denrées alimentaires de la prison centrale de Makala ont interrompu la livraison de leurs stocks à ce centre pénitencier. L'information a été livrée mercredipar la représentante de ce groupe, Museka Lundu. Selon elle, la créance du gouvernement à leur endroit s'élève à 180 millions des francs congolais (environ 197 mille dollars américains).

Jeudi 4 février.

Bukavu : fin de la grève des enseignants. Après un mois de grève, les enseignants des écoles publiques de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud Kivu, devraient reprendre le service. C'est une décision de la synergie de leurs organisations syndicales découlant d'une concertation tenue mercredi entre les acteurs des forces vives réunis autour du gouverneur de province et de l'archevêque de Bukavu. Dans sa déclaration, le rapporteur de la synergie syndicale des enseignants ne précise cependant pas la date exacte, ni les modalités de la reprise des cours. Pierre Kabeza a tout simplement rapporté les points d'accord entre toutes les parties en concertation : la reprise des activités scolaires dans un bref délai, la restitution des résolutions par la synergie des syndicats des enseignants à travers une assemblée générale extraordinaire, le début de l'opération d'un contrôle physique des enseignants dans les écoles à partir du 15 février 2010, la constitution d'une délégation qui se rendra a Kinshasa afin d'entamer le processus de régularisation des dossiers litigieux des écoles et des enseignants, ainsi que la mise en place d'un comité de suivi qui présidera les différentes commissions spécifiques. Par ailleurs, la synergie des syndicats des enseignants du Sud-Kivu affirme n'être aucunement liée au document excitateur en circulation en ce moment à Bukavu. (Radio Okapi)

Les Nations unies s'impliquent dans la lutte contre le paludisme en RDC. Renforcer le processus de lutte contre le paludisme, évaluer les efforts menés en matière de prévention et du contrôle. C'est là l'objectif de la visite en RDC de Ray Chambers, envoyé spécial des Nations unies pour la malaria.

Goma : des experts congolais et ougandais réfléchissent sur la gestion conjointe des ressources du lac Edouard. La production du poisson du lac Edouard a sensiblement baissé les quinze dernières années côté congolais, passant de 15 000 tonnes par an, en 1995, à 3 000 tonnes actuellement. Une vingtaine d'acteurs de la conservation de la nature de la RDC et de l'Ouganda réfléchissent depuis mardi dernier à Goma, au Nord-Kivu, sur la gestion transfrontalière des ressources halieutiques de ce lac.

Lutte contre le cancer en RDC : Mopipi préconise des mesures préventives. La communauté internationale a célébré le 4 février la journée mondiale de lutte contre le cancer. A cette occasion, le ministre congolais de la Santé publique, Auguste Mopipi Mukulumanya, faisant échos de l'OMS, préconise une série des mesures préventives pour combattre ce mal en République Démocratique du Congo.

Dungu : l'administrateur du territoire et le commandant Fardc rappelés par la hiérarchie. L'annonce a été faite mercredi par le gouverneur de la province Orientale en mission de travail dans le territoire de Dungu. L'administrateur du territoire et le commandant des opérations des Fardc sont rappelés par leur hiérarchie respective. Médard Autshai Asenga est en mission de réconfort de la population de ce territoire traumatisée par les exactions des rebelles ougandais de la LRA. A son arrivée à Dungu, via Isiro, il a annoncé le rappel de l'administrateur du territoire, Alexande Kwilu, et du commandant des opérations militaires dans cette région. Pour le gouverneur, après 3 ans à la tête de Dungu, il était temps que l'administrateur du territoire rappelé pour d'autres dispositions, sans préciser lesquelles. Selon des témoins, une frange de la population a applaudi à l'annonce de cette nouvelle. Concernant le commandant des opérations Fardc, le gouverneur a précisé que celui-ci doit se rendre à Kinshasa pour faire part à la hiérarchie militaire du pays des difficultés que rencontrent ses troupes dans les opérations contre les rebelles ougandais de la LRA encore actifs dans la région. La société civile locale de son côté estime que les Fardc font un bon travail, mais les troupes manquent de la nourriture et sont sous-équipées. (Radio Okapi)

Ituri : le Soudan revendique la partie du village congolais de Kimba qu'occupent déjà les troupes de SPLA. Une partie du village Kimba, frontalier avec le Sud Soudan, est occupée depuis la semaine dernière par des militaires de l'ex-rébellion de SPLA où ils ont déjà érigé un bureau administratif. Selon l'autorité locale, le district Morobu du Sud Soudan, frontalier avec la RDC, revendique la portion occupée de Kimba.

Mbandaka : un bureau de coordination pour le développement de la province. Le gouverneur de la province de l'Equateur, Jean-Claude Baende, a signé mercredi dernier deux arrêtés, l'un, portant création du Bureau de coordination pour le développement de la province de l'Equateur, BCDE; et l'autre, nommant l'animateur de cette structure.

SNCC : 400 mètres de câbles électriques volés sur l'axe ferroviaire Manika-Kazembe. La Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) déplore le vol de 400 mètres de lignes caténaires sur le tronçon Manika-Kazembe de la voie ferrée, à 11 km de la ville de Kolwezi. Conséquence, le trafic en direction de Tenke et Mutshatsha est coupé.

Kinshasa : le député Coco Igumba accusé de détournement de 15.000 USD des sinistrés de Salamabila. L'ONG "Ligue congolaise de lutte contre la corruption " (LICOCO) accuse le député national Coco Igumba d'avoir détourné 15 000 dollars américains, don du gouvernement congolais aux sinistrés d'un incendie d'origine inconnue survenu dans la cité de Salamabila, situé à 300 km du chef-lieu de la province du Maniema, en juillet 2008. Dans une lettre adressée au président de l'Assemblée nationale le 27 janvier dernier, la LICOCO demande des sanctions contre le député incriminé.

Bukavu : élections de 2011, l'ICJP veut barrer la route aux criminels. L' ONG Initiative congolaise pour la justice et la paix (ICJP), s'en va-t-en-guerre contre les présumés criminels qui ont des ambitions électoralistes pour 2011. A ce sujet, le président de l'ICPJ a annoncé, jeudi, le lancement de la campagne d'assainissement de l'espace politique congolais.

Projet de loi sur la CENI : des divergences en perspective entre l'Assemblée nationale et le Sénat. Le sénateurs discuteront, vendredi, du projet de loi sur la commission électorale nationale indépendante (CENI), en seconde lecture, après l'Assemblée nationale. Contrairement à la chambre basse du parlement, la commission du Sénat chargé de ce projet de loi propose que la société civile soit représentée au bureau de la CENI et que cette dernière dispose d'une assemblée plénière. Des propositions déjà rejetées par l'Assemblée nationale.

Vendredi 5 février.

Dungu : LRA et rôle de la Monuc, mise au point de Médard Autshai. Face à une rumeur persistance à Dungu, alléguant un présumé appui de quelques membres de la Monuc aux rebelles ougandais de la LRA, le gouverneur de la province Orientale coupe court : la Monuc joue correctement son rôle. Il l'a déclaré jeudi à Kisangani dans une mise au point appelant la population de sa province à soutenir au contraire l'action de la mission onusienne.

Phénomène LRA : les religieux de la région s'en mêlent. Une conférence internationale a réuni à Kisangani des leaders de quatre pays africains affectés par le phénomène LRA, un mouvement rebelle ougandais. Les travaux se sont terminés jeudi et ont débouché sur quelques recommandations faites aux gouvernements des pays concernés. Les quatre pays sont la RDC, l'Ouganda, le Soudan et la RCA. A l'issue de leur réflexion, les leaders religieux de ces pays se sont engagés à prendre contact et d'assurer la médiation avec les commandants locaux de la LRA pour les encourager à déposer les armes, et de mettre en place des mécanismes dynamiques de communication entre eux (leaders religieux). Au nombre de recommandations, ils appellent le gouvernement ougandais de poursuivre les pourparlers de paix de Juba avec Joseph Kony; et au gouvernement centrafricain, de prendre au sérieux la menace LRA en déployant à ses frontières un dispositif militaire adéquat. A la RDC, les religieux de quatre pays recommandent de couvrir adéquatement les localités encore sous menace des rebelles ougandais par des unités de police spécialisées; et à la communauté internationale, de constituer un groupe de contact composé des représentants des Nations unies, de l'Union africaine, de l'Union européenne ainsi que de quatre pays affectés par le phénomène LRA, en vue de déterminer ensemble des stratégies nécessaires à l'instauration d'une paix durable dans la région. La conférence des religieux a été initiée par l'archevêque métropolitain de Kisangani, avec l'appui financier de l'ONG Pax Christi du Pays-Bas. Les participants étaient des évêques catholiques, des pasteurs protestants et anglicans ainsi que des laïcs de quatre pays. (Radio Okapi)

Bukavu : la ministre belge Laurette Onkenlinks salue et encourage les mutuelles de santé au Sud Kivu. " Les mutuelles de santé au Sud-Kivu se portent bien et méritent davantage l'appui du gouvernement Belge. " Ces propos sont de la Vice-première ministre et ministre de la Santé du Royaume de Belgique en visite de 48 heures à Bukavu depuis jeudi. Laurette Onkenlinks a visité successivement le bureau diocésain des œuvres médicales-BDOM et l'hôpital de référence de Ciriri, deux structures qui organisent les mutuelles de santé en leur sein. Elle s'est déclarée satisfaite de la transparence qui caractérise la gestion des fonds que la Belgique alloue aux mutuelles de santé en faveur des populations au faible revenu dans la province du Sud-Kivu. La ministre belge a souhaité que les mutuelles de santé couvrent toute la province au lieu de se limiter à 4 territoires sur les 11 que compte le Sud-Kivu, et annoncé le soutien de son pays à cet effet. " Déjà dans un pays comme celui-ci en restructuration, dans une région qui vit dans des conditions difficiles post conflit, arriver à avoir l'accès aux soins de santé a une vraie signification, c'est vraiment tout à fait formidable", a déclaré Laurette Onkenlinks. Et de poursuivre : " Tous mes interlocuteurs au Congo m'ont dit leur envie de voir s'élargir le concept mutualiste en RDC. Et je pense que pour vous, c'est un vrai espoir, le projet de loi que j'ai vu sur les mutuelles en ce sens est une garantie pour vous, une garantie de pérennité. Au nom de la Belgique, j'exprime mon admiration. "Le ministre congolais de la Santé qui accompagnait son homologue belge a indiqué pour sa part que le gouvernement congolais n'est pas disposé pour l'instant à soutenir financièrement les mutuelles de santé car, selon Auguste Mopipi, les finances publiques sont actuellement orientées vers la reconstruction du pays. De leur côté, les gestionnaires des mutuelles de santé du Sud-Kivu sollicitent le vote d'une loi qui protège les mutuelles de santé. (Radio Okapi)

Bukavu : les habitants du quartier Nyakaliba manifestent contre l'insécurité. Plus d'une centaine d'habitants du quartier Nyakaliba dans la commune de Kadutu à Bukavu ont barricadé ce vendredi matin une partie de la route nationale numéro 2. Ils protestaient contre l'insécurité.

Bukavu : pétition contre Chirimwami Muderhwa, l'AMP pas d'accord. L'Alliance de la majorité présidentielle (AMP) Sud Kivu fustige ce qu'elle appelle des "manœuvres" tendant à saboter le gouverneur de la province, Louis Léonce Chirimwami Mudehwa et son gouvernement. Une pétition circule depuis quelques jours dans la ville de Bukavu, exigeant la démission du gouverneur du Sud Kivu, ce dont la majorité au pouvoir dans la province n'est pas d'accord.

Assemblée nationale : le MLC exige le départ de D. Sesanga de la tête de la commission PAJ. Le Mouvement de libération du Congo (MLC), parti de Jean-Pierre Bemba Gombo, a saisi, jeudi, le président de l'Assemblée nationale pour obtenir le départ de Delly Sesanga de la direction de la commission Politique, administrative et judiciaire (PAJ). Ce dernier refuse de céder aux pressions de son parti.

Masisi : la société civile lève les barrières dressées contre les ONG internationales. Après 3 jours de suspension de leurs activités à Masisi, les organisations internationales peuvent à nouveau travailler librement sur toute l'étendue de ce territoire. Les barrières placées par la société civile au niveau de Sake pour les empêcher d'y accéder, ont été enlevées jeudi en début d'après-midi.

Kisangani : occupation de Kimba, Médard Autsai préconise une solution diplomatique. " L'affaire de l'occupation du village Kimba en territoire d'Aru par des militaires de l'ex-rébellion de la SPLA doit être traitée à la base par des communautés frontalières de la RDC et du Sud Soudan ", a déclaré, vendredi, le gouverneur de la Province Orientale, Médard Autsai Asenga. Il préconise une solution diplomatique au cas où les communautés locales ne parviennent pas à un consensus. Le gouverneur de la Province Orientale, Médard Autsai, a réagi aux informations faisant état de la construction des bureaux administratifs dans le village de Kimba par les éléments l'ex-rébellion de la SPLA. Il a appelé la population au calme et à la patience. Il a souligné qu'il interviendra pour que ce problème trouve une solution pacifique et diplomatique si les deux communautés situées de part et d'autre de la frontière n'arrivent pas à s'entendre. " Je pense qu'il faut prendre un peu de patience, il ne faudrait pas qu'on puisse exagérer le problème. Nous avons de bonnes relations avec le Sud-Soudan. On n'a pas de problème; il ne faut pas en créer. Il ne faut pas jeter l'huile sur le feu. Il n'y a pas de problème grave. Nous avons pris toutes les dispositions pour résoudre ce problème par la voie diplomatique, par la voie pacifique. Et si jamais les autorités locales n'arrivent pas à résoudre ce problème, je me déplacerai personnellement avec l'autorisation de la haute hiérarchie pour mettre définitivement un terme à ce problème, a déclaré le gouverneur Médard Autsai. Rappel des faits. Une partie du village Kimba, frontalier avec le Sud Soudan, est occupée depuis la semaine dernière par des militaires de l'ex-rébellion de SPLA où ils ont déjà érigé un bureau administratif. Selon l'autorité locale, le district Morobu du Sud Soudan, frontalier avec la RDC, revendique la portion occupée de Kimba. L'autorité coutumière de Kimba est formelle : le village de Kimba est totalement en terre congolaise, et se trouve à environ 200 mètres de la limite frontalière entre le Soudan et la RDC et à l'intérieur du Congo, dans le territoire d'Aru, dans le district de l'Ituri. Mais au cours d'une rencontre, mercredi à Morobu, en territoire soudanais, les Soudanais ont officiellement revendiqué la légitimité de cette partie du village de Kimba. Une délégation congolaise composée des membres du comité de sécurité de la collectivité de Kakwa dont dépend ce village, s'était rendue de l'autre côté de la frontière soudanaise pour discuter de la question avec la partie soudanais. (Radio Okapi)

Kinshasa : 40 gangsters transférés à la prison d'Osio. 40 gangsters appelés " Kuluna ", internés à la prison centrale de Makala, ont été transférés, vendredi, à la prison d'Osio en Province Orientale. Le ministre de la Justice, Luzolo Bambi, veut ainsi endiguer le phénomène de gangstérisme qui prend de l'ampleur à Kinshasa.

Mbandaka : les forces de l'ordre accusées de racketter la population. De nombreux paysans des faubourgs de Mbandaka se plaignent des rackets perpétrés par des forces de l'ordre à travers des barrières érigées à la sortie de la ville et le long du Fleuve Congo. L'Inspecteur provincial de la police nationale congolaise/Equateur, le Général Gédéon Lombo promet des sanctions contre les policiers qui seront pris la main dans le sac.

La loi sur le conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication portée disparue, selon JED. Où est passée la loi sur le conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication ? La question préoccupe l'ONG " Journalistes en Danger ", (JED). Après sa promulgation par le Chef de l'Etat, le 31 décembre 2009, ce texte est introuvable dans l'administration officielle, a dénoncé, vendredi, le président de JED.

Samedi 6 février.

Kinshasa : difficile de circuler dans la capitale, cartographie des routes trouées. La circulation à Kinshasa est devenue un casse tête pour les automobilistes. En dehors des travaux qui se font sur le boulevard du 30 juin, il faut avoir en tête la carte géographique des trous sur les différentes chaussées de la capitale pour tenter de les éviter, ou plutôt de les choisir. Conséquence: des embouteillages monstres sont toujours visibles sur les grandes artères de la capitale tout au long de la journée.

Kinshasa : 16 000 Congolais rapatriés de la Zambie en 2009. Plus de 16 000 Congolais ont été rapatriés de la Zambie vers la RDC en 2009, sur plus de 18 000 initialement prévus. Ces chiffres ont été publiés en marge de la 6eme réunion de la Tripartite RDC - Zambie - HCR. Cette tripartite, relative au rapatriement des réfugiés congolais vivant en Zambie, s'est tenue le 4 et le 5 février à Kinshasa, sur invitation du gouvernement de la RDC. A l'issue des travaux, vendredi, la Commission tripartite a noté que la situation sécuritaire qui prévaut dans les zones de retour de Pweto, de Kalemie et de Moba est calme et favorable à la poursuite de l'opération de rapatriement volontaire. Ainsi, pour 2010, le chiffre planifié s'élève à 7 623 personnes à rapatrier, mis à part ceux des réfugiés qui manifesteront le désir de rentrer avant la fin de l'année 2010.

Bunia : chef spirituel du FRPI, Kakado Barnaba désormais poursuivi pour crime de guerre. Des nouvelles charges pèsent contre Kakado Barnaba Yunga, un des leaders et féticheur du Front de résistance patriotique de l'Ituri (FRPI), un mouvement armé composé en majorité des combattants de l'éthnie Ngiti. Il s'agit des charges de crime de guerre pour pillages et meurtres des civils, perpétrés dans les collectivités chefferies des Andisoma et Mobala en territoire d'Irumu. Ces charges ont été confirmées vendredi à Bunia, par le tribunal militaire de garnison de l'Ituri. Le ministère public accuse Kakado Barnaba Yunga d'avoir organisé des attaques contre l'hôpital de Nyakunde et l'école primaire de Musezo en collectivité chefferie des Andisoma ainsi que d'avoir procédé aux pillages notamment dans les localités de Nyakunde, Baiti, Kimba et Matoya, dans les chefferies d'Andisoma et de Mobala. Ces faits auraient causé la mort de plusieurs civils. Par ailleurs, ce même vendredi, le président du tribunal militaire a procédé à la lecture des noms de 900 de ces victimes. Les membres de leurs familles, au nombre de 350, se sont donc constitués partie civile. Ils ont salué la confirmation de ces nouvelles charges par le tribunal militaire ; tout en se disant prêts à apporter des preuves de culpabilité de l'accusé. Du coté de la défense, les avocats affirment que leur client, Kakado Barnaba Yunga, n'est pas responsable de ces pillages et meurtres de civils. Ce leader du FRPI était initialement poursuivi pour organisation d'un mouvement insurrectionnel. (Radio Okapi)

Kamako : 4 118 Congolais expulsés d'Angola enregistrés depuis le 1er janvier. Quatre mille cent dix huit Congolais expulsés de l'Angola sont rentrés par Kamako, au Kasai occidental, et ses environs depuis le 1er janvier 2010. Le comité d'accueil des refoulés de l'Angola l'a annoncé à la Commission humanitaire à son arrivée sur place à Kamako, vendredi. Ce comité insiste sur la pérennisation des interventions au regard de l'ampleur de la situation.

Gemena : la police ampute l'oreille d'un pasteur. Le pasteur Ngondo de la Communauté évangélique de l'Ubangi-Mongala (CEUM) a été amputé d'une oreille, mercredi, par des éléments de la police en mission de service au village Monzale à 16 km de Gemena, sur l'axe Nguya. Ce pasteur protestant interdisait aux policiers d'opérer des arrestations arbitraires sur les villageois. Ces derniers n'ont pas toléré cette leçon et se sont saisis de " l'homme de Dieu " avant de lui couper l'oreille droite. Ils ont également arrêté un chantre de sa paroisse. La victime a été acheminée à la clinique de Gemena pour des soins appropriés. Et la CEUM a porté plainte contre la police auprès de l'auditorat militaire de Gemena. Tandis que le commandant de la police, auteur présumé de cette exaction, s'est évanoui dans la nature.

Buta : depuis six ans, des prévenus libérés sans être jugés. L'auditeur militaire de garnison de Buta à 324 km de Kisangani s'inquiète de l'impunité qui risque de s'installer dans le Bas-Uélé, faute de juridiction pour juger les prévenus. Depuis six ans, affirme-t-il, aucune chambre foraine n'a été organisée pour juger les prévenus. Le président du tribunal militaire de garnison de Kisangani reconnaît cette situation et évoque des difficultés.

RDC : les effets des changements climatiques préoccupent l'UNFPA. La RDC est déjà touchée par les conséquences des changements climatiques. C'est ce qu'a indiqué, vendredi, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), lors du lancement de son rapport sur l'état de la population mondiale en 2009. D'après l'UNFPA, le réchauffement climatique menace d'aggraver la pauvreté et alourdir le sort des communautés vulnérables, notamment avec la sécheresse, la baisse de rendement agricole, les inondations, les migrations, etc.

Kinshasa : 30 gangsters, dits " Kuluna " transférés au Banbundu. Trente jeunes gangsters, communément appelés " Kuluna " à Kinshasa, ont été transférés, samedi, de la prison centrale de Makala à la nouvelle prison du cinquantenaire au Bandundu par le ministre de la Justice, Luzolo Bambi. Selon ce dernier, cette opération va se poursuivre prochainement avec les " Kuluna en cravate" dans le cadre de l'opération " Tolérance zéro ", décrétée contre le banditisme à Kinshasa et le détournement des deniers publics.

Dimanche 7 février.

Malemba Nkulu : la police se retire de villages Ngoya, Kibindi et Nkyolo. La police nationale congolaise n'a plus droit de cité dans les villages Ngoya, Kibindi et Nkyolo du territoire de Malemeba Nkulu, à 700 km de Lubumbashi au Katanga. La police a quitté ces villages à la suite d'une altercation avec les habitants. Tout est parti d'une descente des policiers dans ces villages à la rescousse d'un de leurs qui a été tabassé par les étudiants. En représailles, ces policiers ont pillé des maisons. Ils ont même arrêté un homme et l'ont traîné nu à travers le village. Une situation qui a déplu aux habitants qui se sont mis en colère et ont saccagé les bureaux de la police.

Ituri : conflit foncier entre Bahema sud et Walendu Bindi, le Réseau Haki na Amani offre ses bons offices. Le Réseau Haki na Amani, une plate-forme de défense des droits de l'Homme, a initié, depuis vendredi, une médiation entre les autorités coutumières de la collectivité de Bahema sud et celles de Walendu Bindi. Le conflit foncier entre les collectivités de Bahema sud et de Walendu Bindi a été à la base de plusieurs scènes de violences entre les deux communautés tribales, selon le coordonnateur du réseau Haki na Amani, Erick Mongo. C'est pourquoi, cette plate-forme s'est engagée dans ce processus de médiation pour le résoudre. Ce dossier refait surface avec le retour de certains éleveurs venus du lac Albert dans ces villages. Alors les deux entités coutumières cherchent chacune à administrer les personnes qui s'installent dans ces villages. Les représentants de Bahema sud soutiennent que l'administration de ces trois villages a été confiée depuis l'époque coloniale à leur entité. "C'est une bonne médiation ! On va continuer à faire des médiations. Mais, je crois qu'il faut montrer des documents où il y a des cartes laissées par les colonisateurs. Il y a des procès verbaux qui existent pour ces limites, il faut les consulter", soutient le chef de collectivité de Bahema sud, Deogratias Rusoke. Les habitants de ces villages avaient opté, en 1993, pour la collectivité de Walendu Bindi à travers un referendum organisé par l'ancienne autorité provinciale, indique, pour sa part, un notable Bindi, Justin Peke Zaba : "La décision de 1940, qui incorpore ces localités à Bahema sud, n'a jamais été appliquée. Puisque les lendu n'avaient pas obtempéré, jusqu'au referendum organisé en 1993 par le gouverneur de l'époque. Ces localités avaient clairement exprimé leur désir d'appartenir à la collectivité de Walendu Bindi." Le coordonnateur de Réseau Haki na Amani indique que les négociations vont se poursuivre entre les représentants des deux communautés pour résoudre ce conflit et rechercher une paix durable. Plusieurs ressortissants de ces deux entités coutumières, parmi lesquelles certains députés provinciaux, ont pris part à cette rencontre. Ces deux entités se disputent les villages de Nombe, de Lakpa et de Lagabe. (Radio Okapi)

Walikale : SOS, l'hôpital général de référence dépourvu de médicaments. L'hôpital général de Walikale, à 300 km à l'ouest de Goma, manque de médicaments, depuis la suspension de l'appui de l'ONG Médecins sans frontières (MSF). Déjà, des cas de décès sont enregistrés parmi les malades hospitalisés. Les autorités sanitaires de Walikale lancent un SOS au gouvernement provincial et aux organisations caritatives afin d'appuyer sans délai cette structure hospitalière.

Butembo: université du Graben, Samy Bigabanota sacré 1er médecin pygmée. La ville de Butembo au Nord-kivu a connu, samedi, la cérémonie de collation des grades suivie de la prestation de serment d'Hyppocrate par 18 finalistes de la faculté de médecine humaine de l'Université catholique du Graben, UCG /Butembo. Parmi les lauréats, se trouve Samy Bigabanota, 1er médecin pygmée sorti de cette université et tout premier médecin de la communauté des pygmées des territoires de Beni-Mambassa et Irumu.

CEPGL : la RDC, le Burundi et le Rwanda jettent les bases du jumelage universitaire. Bientôt, les scientifiques de la RDC, du Burundi et du Rwanda pourront circuler librement dans l'espace de ces trois pays. Ceci grâce à la signature d'un protocole d'accord de coopération interuniversitaire de la Communauté économique des pays des Grands-Lacs (CEPGL) par les ministres de l'Enseignement supérieur et universitaire (ESU) de ces trois Etats. C'est ce qu'a annoncé, samedi à Kinshasa, le ministre congolais de l'ESU, Leonard Mashako Mamba, au cours de la réunion de " restitution " de la Conférence des recteurs et des ministres de l'ESU, de la Recherche scientifique et technologique de la CEPGL, tenue à Bujumbura du 25 au 30 janvier dernier.

Mbuji-Mayi : le gouverneur réhabilite 5 fonctionnaires suspendus pour détournement de fonds. Le gouverneur de la province du Kasaï Oriental, Alphonse Ngoy Kasanji, a levé, samedi, la mesure de suspension des agents de carrière de services publics de l'Etat, accusés de détournement de fonds destinés à la paie des professionnels de santé. Il justifie sa décision par l'insuffisance des charges retenues contre les incriminés. Pendant ce temps, un autre comptable public est jeté en prison toujours pour détournement de fonds.

Lubumbashi : 3 bandits présumés échappent à la justice populaire. Trois hommes, qualifiés de bandits de grands chemins et soupçonnés d'avoir endeuillé plusieurs familles du quartier Luvwa dans la commune Kenya, sont finalement tombés, dimanche, dans le filet des habitants de ce quartier. Après un passage à tabac en règle, la population a tenté de les brûler vifs. Les éléments de la police nationale congolaise (PNC) dépêchés sur place ont réussi à les tirer des griffes de la population en furie. Mécontents, les habitants de ce quartier ont arrosé les policiers des pierres. Ceux-ci ont fini par tirer en l'air pour échapper à la furie populaire. Selon le bourgmestre de la commune Kenya, plusieurs armes blanches ont été trouvées dans les plafonds de la maison où ces 3 hommes se sont retranchés. Ces derniers ont été conduits aux services spéciaux de la police avant leur transfert au parquet de Lubumbashi.

Lundi 8 février.

Des ressortissants de l'Equateur en détention illégale et arbitraire à Makala, selon le sénateur Djoli. Le sénateur Jacques Djoli (opposition), a dénoncé vendredi "la détention illégale et arbitraire" de plus d'une centaine des militaires, policiers et civils originaires de l'Equateur à la Prison centrale de Makala. D'après lui, cette situation risque de donner l'impression d'une justice à deux vitesses.

Mbuji-Mayi: CAA, l'absence de vol perdure. La Compagnie africaine d'aviation (CAA), n'est toujours pas opérationnelle depuis plus d'un mois suite à la panne de ses deux avions. A Mbuji-Mayi, le coup est durement ressenti avec des marchandises qui trainent et des clients qui ont du mal à se faire rembourser.

Tshikapa : près de 800 élèves étudient sous des manguiers. L'Ecole primaire (EP) "Bon Berger" et l'EP "Musanga", deux des quatre écoles publiques de la localité de Kamako, en territoire de Tshikapa, au Kasaï-Occidental, fonctionnent sous les arbres avec près de 800 élèves. Les responsables de ces écoles et les parents d'élèves ont les yeux tournés vers les humanitaires.

Bongandanga : conflit foncier entre les Mbangi et les Dogbo, 10 blessés. La police a arrêté, samedi, les autorités locales accusées d'être les instigateurs du conflit entre les habitants des localités Mbangi-Rive et de Dogbo, dans le Secteur de Boso-Simba, territoire de Bongandanga, à 45 km de Lisala, dans le district de la Mongala. Une dizaine de personnes ont été blessées, jeudi, au cours des accrochages entre ces deux communautés voisines.

Gemena : préalable à leur retour, les déplacés de Kungu exigent l'arrestation du leader Enyele. Les déplacés de Kungu, qui avaient fui l'insécurité causée par l'insurrection des Enyele, refusent de regagner leur territoire d'origine. Ils conditionnent leur retour notamment à l'arrestation du chef rebelle des Enyele, un certain Udjani. En attendant, la vie dans les familles d'accueil à Gemena devient intenable pour ces déplacés. Leur retour a été au menu de leur rencontre, samedi à Gemena, avec l'administrateur du territoire de Gemena.

Mbandaka : création d'un comité de suivi des violations des droits de l'Homme au sein de la PNC. La Police nationale congolaise, PNC/Equateur, a mis en place jeudi à Mbandaka, un comité de suivi des violations des droits de l'Homme commises par les policiers. Ce comité, présidé par le colonel Israël Kantu de la PNC, compte en son sein notamment un représentant de la société civile et du bureau conjoint des droits de l'Homme de la Monuc.

Kinshasa : la secrétaire d'Etat française au Commerce extérieur en visite de travail. Mme Anne-Marie Idrac, secrétaire d'Etat française au Commerce extérieur est à a tête d'une délégation des responsables de quelques entreprises de son pays en mission de travail en RDC. Elle a rencontré ce lundi le Premier ministre congolais, Adolphe Muzito. La RDC est une étape d'une tournée qui conduira Mme Anne-Marie Idrac au Kenya et au Bénin. Sa visite au Congo démocratique fait suite à la table ronde économique organisée à l'occasion du voyage, le 26 mars 2009, du président français Nicolas Sarkozy. Dans la délégation qu'elle conduit, on note la présence des responsables des entreprises Alstom et Areva. Après sa rencontre avec le Premier ministre Muzito, la secrétaire d'Etat française devrait coprésider avec son hôte une séance de travail à laquelle devaient prendre part des ministres congolais des Finances, de l'Industrie, du Portefeuille et des Mines, ainsi que la délégation d'entreprises françaises. Plusieurs questions économiques sont à l'ordre du jour, comme la perspective d'atteinte du point d'achèvement en juin 2010 par la RDC, la problématique de la remise de la dette et l'environnement des affaires. Les projets suivis par les groupes français seront également évoqués, apprend-on à la primature. (Radio Okapi)

Kipushi : conflits tribaux, Mgr Mutaga interpelle les partis politiques, les associations et les médias. Les partis politiques et les associations socioculturelles de la RDC, en général, et du Katanga en particulier, doivent œuvrer pour une cohabitation pacifique entre communautés pour ne pas devenir sources des conflits. C'est ce qu'a déclaré l'évêque de Kilwa Kasenga, Monseigneur Fulgence Muteba, à l'issue de la restitution des travaux du dernier synode des évêques tenu le week-end dernier à Kipushi.

Kindu : évacuation des marchandises d'Ubundu, la SNCC et l'Exécutif provincial sollicités. Les responsables des baleinières de Kindu sont décidés à résoudre le problème d'évacuation des marchandises destinées à Kindu et qui traînent à Ubundu, en Province Orientale. Ils ont décidé de contacter l'autorité provinciale ainsi que la hiérarchie de la SNCC pour qu'elles puissent s'impliquer. C'est ce qui ressort de la réunion tenue samedi dernier à l'initiative de la coopération technique allemande GTZ.

Goma : la cour d'appel rejette la requête de l'assemblée provinciale contre Julien Paluku. La cour d'appel du Nord-Kivu a annulé, samedi, la décision de l'assemblée provinciale sur le rapport de la commission de contrôle de l'exécution du budget 2008 et du premier trimestre 2009 de cette province. Le conseil de l'assemblée provinciale envisage de faire appel, estimant que l'arrêt rendu par la cour d'appel contient des irrégularités.

Moanda : farine de froment avariée sur le marché, controverse entre boulangers et la Midema. Les boulangers du territoire de Moanda, à plus de 200 km à l'ouest de Matadi dénoncent la vente de la farine de froment périmée par la société Midema. Information confirmée par certains opérateurs économiques de Moanda. Selon ces boulangers, ils ne peuvent plus fabriquer du pain de bonne qualité comme auparavant. De son côté, le gérant de la Midema /Moanda, rejette ces allégations et parle d'une simple spéculation.

Kabinda : la localité d'Ejimba acquiert un nouveau centre de santé. La localité d'Ejimba, secteur de Ludimbi Lukula en territoire de Kabinda vient d'acquérir un nouveau centre de santé. Les habitants d'Ejimba et des localités environnantes saluent la construction de cette nouvelle formation médicale. Ce centre de santé est un don de la fondation Alain Lubamba, l'actuel vice-ministre du budget.

Projet de loi sur la CENI : le sénat favorable à l'existence d'une assemblée plénière. Le sénat a voté, lundi, à une large majorité, le projet de loi sur l'organisation et le fonctionnement de la commission électorale nationale indépendante (CENI). Les sénateurs se sont félicités de cette avancée par rapport aux normes internationales actuelles sur les commissions électorales. Réjouissance relayée par certaines ONG spécialisées dans les questions électorales.

Mardi 9 février.

Lubumbashi: passeport biométrique, les requérants bloqués par la fermeture du bâtiment du 30 Juin. Le bâtiment du 30 Juin, siège de l'assemblée provinciale du Katanga, reste toujours fermé, le centre local de capture pour l'obtention des passeports biométriques avec. Ce qui est fort préjudiciable pour les nombreux demandeurs de ce document d'identité dont la plupart attendent de sortir du pays pour diverses raisons.

Minembwe : les Fardc reprennent à la coalition FRF FDLR deux localités. Le calme est revenu sur les hauts plateaux de Minembwe, après les affrontements qui ont opposé les Forces armées de la République Démocratique du Congo aux Forces républicaines fédéralistes (FRF). Affrontements à l'issue desquels les troupes congolaises ont repris deux bastions à la coalition des FRF et des Forces démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR).

Mbuji Mayi : Bonzola, la plus grande formation médicale de la ville sans électricité depuis 3 jours. Le transformateur qui alimente l'hôpital général de référence de Bonzola a brûlé samedi dernier. A la base, le vol de plus de 400 litres d'huile de réfrigération du transformateur.

Goma : une mission de l'Union africaine pour finaliser le processus de paix dans l'Est. Une délégation multisectorielle de l'Union africaine (UA) séjourne depuis lundi à Goma, au Nord Kivu, pour engager un dialogue avec les différents acteurs politiques et sociaux en rapport avec le processus de pacification en cours dans l'Est de la RDC.

Dungu : phénomène LRA, près de 1 500 enfants déplacés ne vont pas à l'école. Le constat est du ministre provincial de l'éducation qui revient d'une visite d'inspection dans la sous division de Dungu-Nyangara de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel. Un grand nombre d'enfants ayant fui les exactions des rebelles ougandais de la LRA ne vont pas à l'école.

Bukavu : un conseiller spécial de Barack Obama pour évaluer la situation au Sud Kivu. Howard Wolpe, conseiller spécial du président américain Barack Obama pour la région des Grands Lacs est arrivé ce mardi à Bukavu, au Sud Kivu. Objectif de sa mission : s'imprégner de la situation issue des récentes campagnes de traque des FDLR sur les plans politique et humanitaire dans cette province.

Goma : plus de 3 000 combattants appelés à la démobilisation ou à l'intégration au sein des Fardc. Les combattants des groupes armés résiduels opérant en RDC détiennent une dernière chance d'intégrer officiellement les Forces armées de la RDC ou de rentrer à la vie civile, d'après le chef des opérations de la section DDRRR de la Monuc, Ndiaga Diagne. Selon lui, ce choix est rendu possible grâce à un dernier processus de désarmement, démobilisation et réinsertion auquel sont notamment associées la Monuc et les Fardc.

Gemena : plus de 50 femmes enceintes déplacées en situation sanitaire précaire. Plus de 50 femmes enceintes déplacées du territoire de Kungu vivent dans conditions misérables dans leurs familles d'accueil, selon Mme Joséphine Kabamba, l'un des responsables de l'ONG Shekina basée à Gemena. Elle a lancé un appel aux humanitaires, mardi, pour une assistance en faveur de ces femmes dont les grossesses datent d'au moins six mois.

Kamako : 80% des enfants expulsés d'Angola toujours séparés de leurs parents. La mission mixte humanitaire Monuc-UNICEF-UNFPA, déplore la lenteur observée dans le processus de réunification familiale des enfants expulsés d'Angola qui ne sont pas accompagnés de leurs parents. Selon cette mission, de Janvier 2009 à Janvier 2010, seuls 10 enfants sur 410 identifiés ont été réunifiés avec leurs familles.

Parlement : 3 lois pour améliorer le climat des affaires en RDC. L'Assemblée nationale et le Sénat viennent de voter trois lois, dans les mêmes termes, en vue d'améliorer le climat des affaires en RDC. Parmi ces lois, celles qui portent sur le registre de commerce, sur la publication et la notification des actes officiels et sur les sociétés commerciales. Les investisseurs congolais et étrangers devraient désormais bénéficier des facilités pour monter leurs affaires en RDC. C'est l'avantage que procurent ces lois, selon beaucoup de députés. Le texte de loi sur le registre de commerce prévoit l'obtention de ce document endéans 5 jours au greffe du tribunal de commerce. C'est une première pour l'administration congolaise réputée pour sa lenteur. Actuellement, un nouvel investisseur doit compter plus de trois mois pour obtenir un numéro de registre de commerce qui l'autorise à exercer ses activités commerciales en RDC. Le décret du roi souverain sur les sociétés commerciales est également supprimé. Ce décret, hérité de la colonisation, exigeait une autorisation du président de la république pour créer une société commerciale à responsabilité limitée. La publication des statuts des sociétés a aussi été allégée. Elle devra intervenir simultanément au journal officiel et sur le site Internet de cet organe. Cette innovation vise à alléger le processus de la création des entreprises et contribuer à attirer plus d'investisseurs. (Radio Okapi)