Journal d'Afrique Centrale - R.D.C.
du 10 au 21 Février 2010
n°139


Chronique réalisée par Luc de l'Arbre

 


Mercredi 10 février.
Arrivée du nouveau Représentant Spécial Adjoint pour la Mission des Nations Unies en RDC.
Le nouveau Représentant Spécial Adjoint pour la Mission des Nations Unies en RDC, Coordonnateur Résident des Nations Unies et Coordonnateur humanitaire M. Fidèle Sarassoro, est arrivé à Kinshasa, le 7 février 2010, pour prendre ses fonctions. M. Sarassoro a été nommé par le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-moon, le 23 décembre 2009. M. Sarassoro apporte au système des Nations Unies en RDC une grande expérience en matière de coordination de l'action humanitaire et dans la gestion des programmes pour le relèvement et la réduction de la pauvreté en Afrique. Depuis 2006, M. Sarassoro était Coordonnateur Résident et Coordonnateur humanitaire des Nations Unies ainsi que Représentant Résident du PNUD en Ethiopie. Dans ce pays, il a, entre autres, amélioré la coordination de l'une des plus grandes équipes de pays de l'ONU en Afrique et l'efficacité de l'assistance internationale. Entre 2002 et 2006, il a été le Coordonnateur Résident des Nations Unies et Représentant Résident du PNUD au Togo, où il a assisté le Gouvernement dans la formulation des réformes clefs relatives à la gouvernance. Bien avant cela, M. Sarassoro avait travaillé au Bureau des Services d'Appui aux Projets des Nations Unies (UNOPS), au Fonds d'Equipement des Nations Unies (FENU) , ainsi qu' à l'Agence Américaine pour le Développement International, USAID en sigle. De nationalité ivoirienne, M. Sarassoro vient remplacer M. Ross Mountain de la Nouvelle Zélande, qui a quitté la RDC fin 2009. (Monuc)

Près de 11 000 femmes violées en 2 009 dans l'Est de la RDC. Les statistiques sont fournies par le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP). En dépit des efforts fournis, notamment par le gouvernement congolais dans la lutte contre les violences sexuelles, des milliers des femmes congolaises des provinces de l'Est du pays, ont été victimes des viols en 2 009. Au Kivu, le nombre des victimes du viol est estimé exactement à 8 333, a précisé Cécile Charot, conseillère principale en charge des questions de violences sexuelles au FNUAP. Les chiffres approchent 11 000 avec la Province Orientale, le Katanga et le Maniema, a-t-elle ajouté. Tout en saluant les efforts fournis par les autorités congolaises dans la lutte contre ce fléau, le Fonds des Nations unies pour la population appelle le gouvernement de la RDC à davantage d'engagement, a souligné Cécile Charot, précisant que le FNUAP a pour sa part mis en place, depuis 2 009, une stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre qui inclut comme axe prioritaire les violences sexuelles. " Nous souhaitons que le gouvernement continue son soutien et appuie tous les partenaires qui sont engagés pour les aider dans cet effort ", a conclu la conseillère principale chargée questions de violences sexuelles au FNUAP. (Radio Okapi)

Kalemie : toiture de bâtiments scolaires emportée par un ouragan à Mutakuya. Un ouragan a emporté mardi matin, en pleine séance des cours, la toiture de deux bâtiments de l'école primaire III Kizito du village de Mutakuya, à 7 km au bord du lac Tanganyika, au sud de Kalemie, au Katanga L'incident n'a pas fait des victimes humaines. Il a néanmoins provoqué de la panique dans le chef des enfants écoliers. La direction de cette école déplore la destruction de beaucoup de documents pédagogiques de l'école par ce vent violent.

Matadi : environ 16 000 USD se volatilisent à la résidence du gouverneur de province. Près de 15 millions de franc congolais soit environ 16 mille dollars US ont été volés au bureau de l'intendance de la résidence du gouverneur de province du Bas Congo depuis la semaine dernière, selon des sources sécuritaires du Bas Congo qui ont livré l'information ce mercredi. Toujours d'après les mêmes sources, cet argent était destiné à la paie des intendants du gouvernorat du Bas Congo. Les auteurs de ce vol auraient profité d'une manifestation qui se déroulait dans la résidence du gouverneur. En attendant, plus d'une dizaine de personnes, policiers et autres sont aux arrêts au bureau des services spéciaux de Matadi pour besoin d'enquête, ont précisé ces mêmes sources.

Lubumbashi : 18 Indiens et 8 Bangladeshi expulsés de la RDC. Vingt-six expatriés ont été expulsés de la RDC, à partir de Lubumbashi, au Katanga, sur décision des autorités provinciales de la Direction générale de migration (DGM). Les uns, pour le séjour irrégulier en RDC, les autres, pour s'être livré à la fabrication des liqueurs à fortes doses sans respect des normes internationales.

Kinshasa : Grands Lacs, bientôt un sommet sur l'exploitation illégale des ressources naturelles. Un sommet régional sur l'exploitation illégale des ressources naturelles dans la région des Grands-Lacs pourra se tenir dans les tout prochains jours. Le coordonnateur de la conférence internationale sur les Grands Lacs, Baudouin Hamuli Kabarhuza, l'a confirmé, mardi, sans préciser le lieu de la rencontre.

Bukavu : Howard Wolpe salue le rapprochement entre Kigali et Kinshasa. Le rapprochement politique et diplomatique entre Kinshasa et Kigali portera ses fruits à moyen et longs termes ; malgré les problèmes d'insécurité qui persistent pour les populations de Kivu. C'est ce qu'a déclaré le conseiller spécial du président Barack Obama pour la région des Grands Lacs, Howard Wolpe, en visite depuis mardi à Bukavu.

Lubumbashi : armes de guerre, effets militaires et chanvre saisis au camp Vangu. Une opération de bouclage a été menée conjointement ce mardi matin par la 6e région militaire et des éléments de la Garde républicaine au camp Vangu. Des armes de guerre, des effets militaires non consignés, ainsi que des sacs de 25 kg de chanvre ont été saisis.

Bunia : le Japon assure le suivi de ses activités d'appui à la paix en Ituri. Mme Tsuda Atsuko, chargée des questions globales de Coopération au ministère japonais des Affaires étrangères vient de terminer sa mission en Ituri. Au cours de cette visite, la diplomate japonaise a fait le suivi des activités réalisées dans ce district, dans le cadre de la consolidation de la paix avec le financement du gouvernement japonais. Ces activités comprennent notamment la construction par le HCR de plus de 500 abris pour les familles retournées, la construction par l'Unicef de 20 écoles primaires et la création par le PNUD d'un centre multidisciplinaire pour la promotion de l'emploi des jeunes de Bunia. Au centre multidisciplinaire pour la promotion de l'emploi des jeunes dans la cité de Bunia, Mme Tsuda Atsuko a apprécié la mise en place de cet espace. Espace qui permet de consolider les relations entre les jeunes de différents coins du district, à travers notamment l'apprentissage des métiers. Elle s'est dite satisfaite de l'exécution de l'ensemble des projets. Même note de satisfaction du côté des bénéficiaires de ce centre. Jean Lodja, président d'une association des jeunes de la place, estime que le centre multidisciplinaire pour la promotion de l'emploi des jeunes de Bunia vient répondre aux aspirations de la communauté, à savoir la cohabitation pacifique dans ce district. De son côté, le bureau du PNUD en Ituri précise que le Japon finance différents projets en Ituri à hauteur de plus de 5 millions de dollars américains. Pour cette année 2010, il est prévu également la formation des policiers, des enseignants et des infirmiers dans tout ce district, ajoute la même source. (Radio Okapi)

Après Martyrs, des pelouses synthétiques pour Tata Raphaël et la Kenya. Dans le cadre de son projet "Goal" de la Fifa, les stades de la Kenya, à Lubumbashi, et Tata Raphaël, à Kinshasa, seront dotés à leur tour d'une pelouse synthétique, pour un coût global, en incluant le renouvellement de la pelouse du stade des Martyrs, de 2 millions 700 mille dollars américains.

Kisangani : assemblée provinciale, le groupe parlementaire de l'opposition exige la démission du bureau. Le Groupe parlementaire de réflexion pour le développement de la Province Orientale (GPRD) au sein de l'assemblée provinciale, exige la démission immédiate du bureau de cette institution. Dans un point de presse tenu mardi à Kisangani, le président de ce groupe parlementaire de l'opposition, a affirmé avoir déposé, depuis lundi, une pétition dans ce sens au bureau de l'organe délibérant.

CAN 2012: tirage au sort des éliminatoires le 20 février à Lubumbashi. La Confédération africaine de football (Caf) procèdera au tirage au sort des éliminatoires de la 28e Coupe d'Afrique des nations le samedi 20 février à Lubumbashi, en République Démocratique du Congo.

Micheline Calmy Rey en mission d'évaluation des projets suisses. La ministre suisse des Affaires étrangères, Micheline Calmy Rey, s'est entretenue jeudi avec son homologue congolais Alexis Thambwe Mwamba et le ministre de la Coopération internationale et régionale, Raymond Tshibanda. Les interventions suisses dans les secteurs de la santé, de la bonne gouvernance et de l'agriculture figuraient au menu de leurs discussions. Depuis cet après-midi, Micheline Calmy Rey séjourne au Sud Kivu, province dans la quelle son pays finance des projets de santé.

Parc national des Virunga : plus de 5 000 ménages envahissent la zone de l'extrême sud-ouest. La partie du parc occupée l'est depuis huit ans et ses habitants l'ont érigée, depuis 2004, en localité avec l'appellation de Bwiza. Les premiers venus y sont arrivés en 2002, pendant le règne du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), alors mouvement rebelle au pouvoir de Kinshasa.

Kindu : 2 militaires Fardc tués, 50 personnes déportées, bilan d'une attaque des FDLR à Nkumwa. Les combattants des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), ont tué deux militaires des Forces armées de la RDC, et déporté 50 personnes dont une dizaine des femmes, lors d'une attaque dans la carrière dite " D 25 ", lundi dernier, dans localité Nkumwa, selon le chef de secteur de Babira Bakwame. D'après la même source, les assaillants ont emporté près d'une tonne de cassitérite.

Jeudi 11 février.

Ultimatum du gouvernement : les groupes armés se disent prêts, mais…Le gouvernement central a lancé un ultimatum de 45 jours aux groupes armés résiduels. Ceux-ci se disent disposés à répondre positivement à cet appel. Ils affirment même avoir déjà fait montre de cette disponibilité, selon Joseph Asanda, leur porte-parole qui s'est expliqué mercredi à Okapi au cours de l'émission Dialogue entre Congolais. " Cet ultimatum a été lancé après que nous, nous avons demandé l'intégration de nos groupes résiduels. Donc, c'est un acte de patriotisme que nous avons montré au gouvernement. Nous, nous donnons sans conditions nos combattants ", a déclaré Joseph Asanda. Et de poursuivre cependant : " Il serait souhaitable que le gouvernement de notre République, qui a signé des textes avec tous les groupes armés, qui a pris des engagements avec nous les groupes armés, arrive aussi, primo, à s'impliquer sérieusement pour faire proprement ce travail qui reste à faire […] . Secundo, que le gouvernement de la République arrive à respecter quand même ses engagements, dans le cadre de l'intégration politique des acteurs politiques issus des groupes armés. Et tertio, que l'intégration au sein de la Police nationale congolaise se fasse aussi proprement, et non traîner les pieds; parce qu'on veut ceci ou cela… " Au moins 3 000 éléments des groupes armés résiduels sont concernés par le processus d'intégration et de réinsertion qui doit durer, à dater du lancement de cet ultimatum …, un mois et demi. Des équipes conjointes d'identification composées des membres de la Structure militaire d'intégration (SMI), ceux du DDR, du PNUD ainsi que des responsables militaires locaux sont à pied' œuvre pour recevoir les éléments des groupes intéressés. (Radio Okapi)

Kamako : une aide des Nations unies aux 4000 Congolais expulsés d'Angola. Les Agences du Système des Nations unies ont fait une remise symbolique ce mercredi à plus de 250 ménages congolais expulsés d'Angola vivant dans la cité de Kamako dans le territoire de Tshikapa, au Kasaï Occidental. Cette aide est constituée d'une tonne et demie des médicaments, vivres et non-vivres.

Francophonie : RDC-Suisse, une vision commune pour les sommets de Montreux et de Kinshasa. La Suisse, qui assume la présidence actuelle de la Francophonie, et la RDC, qui prendra la relève en 2012, conviennent de renforcer leur coopération dans le cadre de cette organisation internationale. La ministre suisse des Affaires étrangères, Micheline Calmy Rey, l'a annoncé, mercredi à Kinshasa, au ministre congolais de la Coopération internationale et régionale, Raymond Tshibanda. Les deux ministres ont convenu qu'il y ait une continuité entre le sommet de Montreuil et celui de 2012 à Kinshasa. Et cela, en commençant par travailler ensemble sur les thèmes qui seront abordés lors de ces grandes rencontres, a ajouté la même source. Mme Calmy Rey, s'est entretenue aussi mercredi avec son homologue congolais, Alexis Thambwe Mwamba. Les interventions suisses dans les secteurs de la santé, de la bonne gouvernance et de l'agriculture figuraient au menu de leurs discussions. Après cet entretien, la ministre Calmy s'est rendue au Sud Kivu, où son pays finance des projets de santé.

Beni : projet "Starec", plus de 19 000 ménages concernés. Le projet "Starec" (projet d'appui à la stabilisation et prévention des conflits dans le Nord Kivu) a été lancé jeudi dans la ville de Beni. Plus de 19 000 ménages de retournés des cinq zones de ce territoire de la province du Nord Kivu pourront bénéficier de ce projet exécuté conjointement par le PNUD, la FAO et l'Unicef.

Kisangani : la GTZ s'en va, les PVV s'inquiètent et le PNMLS rassure. La coopération technique allemande, GTZ annonce la fermeture du centre de traitement ambulatoire des personnes vivant avec le Vih/sida, les PVV, pour le mois prochain. Ces PVV s'inquiètent de la fermeture de ce centre financé par la GTZ, et qui leur remettait gratuitement les antirétroviraux et d'autres médicaments contre des maladies opportunistes. Pour ces personnes placées sous antirétroviraux, la fermeture de ce centre signifie leur mort. Toutefois, le programme national multisectoriel de lutte contre le sida, PNMLS, les rassure.

L'Université de Kinshasa menacée par 82 têtes d'érosion. Il y a péril en la demeure. Quatre-vingt deux têtes d'érosion menacent le site de l'Université de Kinshasa. Plusieurs établissements importants tels que le Centre neuro psychopathologique (CNPP) et le Centre de recherche en énergie nucléaire de Kinshasa, sont menacés d'écroulement. Tel est le constat fait sur place ce jeudi sur le Mont Amba par des services techniques du ministère de l'Enseignement supérieur et universitaire, à l'issue d'une visite du ministre de tutelle.

Projets à impact rapides : La MONUC approuve 41 projets pour plus d'un demi-million de dollars. La Mission des de Nations unies en République démocratique du Congo (MONUC) a approuvé, entre le 1er décembre 2009 et le 31 janvier 2010, 41 projets à impact rapide d'un montant total de 548.213 dollars américains au profit de 8 provinces de la RDC. Ces projets concernent les secteurs de la santé, l'éducation, du développement communautaire, du soutien à la société civile et de la gouvernance locale. C'est ce qu'annoncé le porte-parole de la Monuc, Madnodje Mounoubai au cours de la conférence de presse de ce mercredi. A titre d'exemple, la province du Nord Kivu bénéficie de 14 projets évalués à 167.734 dollars américains. Ici, la Monuc va aider à la construction des salles de classes à Otobora et doter l'hôpital Bethesda de Goma en matériels médicaux. Au Bas-Congo, 6 projets seront financés à hauteur de 101.807 dollars américains, parmi lesquels ceux qui contribueront à l'amélioration des conditions de vie des détenus et des conditions de travail du greffe de la Prison Centrale de Matadi et à l'aménagement des sources d'eau potable dans le territoire de Lukula et Tshela. Le Kasaï Occidental bénéficiera de 4 projets pour 9.210 dollars, à travers entre autres, la construction d'une passerelle sur Kelekele entre Bianky et Katoka dans la ville de Kananga ainsi que la construction des cachots

Des femmes et des enfants s'approvisionnent dans une source d'eau aménagée grâce au financement de la MONUC à Kindu dans la province du Maniema.de la police nationale de District et du Parquet de Grande Instance de Kananga. D'autres projets seront réalisés dans les provinces du Sud Kivu (7 pour 78.347 dollars), de l'Equateur (5 pour 52.360 dollars), de l'Ituri (2 pour 21.735 dollars), du Katanga (2 projets pour 21.735 dollars et Kinshasa où 1 projet est prévu pour un montant de 15.000 dollars. De tous ces projets, le secteur de la santé occupe la première place avec des projets équivalents à 184.430 dollars américains, concernant notamment la réhabilitation des infrastructures et des équipements médicaux. Il est suivi du développement communautaire dont les projets coûteront 142.332 de dollars ; de l'éducation avec 100.833 dollars et du soutien à la société civile et à la gouvernance locale. (Monuc)

Vendredi 12 février.

RDC : enfants soldats, la loi prévoit jusqu'à 20 ans de prison contre les recruteurs. La communauté internationale commémore ce vendredi 12 février la journée internationale de l'enfant soldat, qui est une journée contre l'enrôlement et l'utilisation des enfants dans les groupes et forces armés. A la Monuc, l'on salue l'existence en RDC, depuis janvier 2009, d'une loi qui prévoit des sanctions contre les auteurs de ce phénomène.

Assemblée nationale : passation des marchés publics, la transparence réclamée. Le débat à la plénière de jeudi à la chambre basse du Parlement était axé sur la transparence dans la passation des marchés publics. Plusieurs députés ont dénoncé l'opacité qui dans ce secteur en RDC et estiment qu'une nouvelle loi doit réglementer les choses. Pour Gilbert Kiakwama Kia Kiziki, par exemple, député de l'opposition, cette loi devrait permettre d'une part à toutes les entreprises de soumettre leurs dossiers dans les mêmes conditions, et surtout d'éviter de passer des marchés publics de gré à gré, et d'autre part, permettre à l'Etat congolais de construire les infrastructures à moindre coût. " Nous passons pour un pays très corrompu par ce que les conditions d'accès aux marchés publics manquent de transparence et les gouvernements successifs ont abusé du recours aux passations des marchés gré à gré ", a estimé Gilbert Kiakwama. Comme pistes de solutions, le parlementaire propose que les conditions de passation des marchés soient connues de tous ceux qui veulent y participer, pour éviter que les règles changent selon la tête du client, et surtout permettre à l'Etat de financer ses travaux à moindre coût, a insisté le député Kiakwama. (Radio Okapi)

Lubumbashi : assemblée provinciale, parlementaires et ministres nationaux katangais tentent de désamorcer la crise. L'assemblée provinciale du Katanga reste toujours fermée et ses bâtiments interdits d'accès depuis le 28 janvier dernier à la suite de derniers incidents. Entre-temps, des personnalités nationales originaires de la province, parlementaires en majorité, ont quitté la capitale cette semaine pour se rendre sur place à Lubumbashi. Objectif : tenter de réconcilier les communautés antagonistes.

Kungu : retour progressif à la normale dans la région. La situation humanitaire dans le territoire de Kungu s'améliore progressivement au Sud-Ubangi, dans la Province de l'Equateur. Plusieurs déplacés de guerre commencent à regagner leurs milieux d'origine respectifs, sauf à Dongo où, jusqu'à présent, à peine 10% de la population sont retournés. C'est le constat fait par une mission inter humanitaire sur place à Kungu.

Bukavu : l'enrôlement d'enfants dans les groupes armés diminue, mais leur réinsertion pose problème. Le phénomène d'enrôlement des enfants dans les groupes et forces armés va décroissant. Cependant, la réinsertion de ceux sortis de ces forces et groupes armés pose problème, faute de moyens, affirme le coordinateur provincial de la coalition des enfants soldats.

Kisangani : la Sadc organise un test d'évaluation pour les finalistes du secondaire. Cent cinquante élèves finalistes du Lycée Mapendano et du Collège Maélé ont passé cet avant midi à Kisangani un test de dissertation en français. Cette épreuve organisée par la Sadc (Communauté de développement d'Afrique australe) porte sur les inondations et les sécheresses qui frappent certains pays membres de cette organisation régionale. Selon l'Inspecteur principal adjoint de l'Enseignement secondaire chargé des évaluations, seul les organisateurs savent l'objectif et la finalité assignés à ce test.

Phénomène LRA : 849 morts en 2009, 1486 enlèvements, et à ce jour, 365 000 déplacés. La situation sécuritaire et humanitaire demeure toujours préoccupante en province Orientale, précisément dans les districts des Uélé, à cause du phénomène LRA, selon le bureau de coordination des affaires humanitaires de l'Onu (Ocha) dans cette province. Et Pour sensibiliser l'opinion nationale et internationale, cette organisation onusienne vient de réaliser un documentaire de 36 minutes avec des chiffres sur les atrocités et les conséquences de ce phénomène. En septembre 2008, on n'avait que 65 000 personnes déplacées pour toute la province Orientale, affirme Charles Dupin, responsable d'Ocha Province Orientale. " Aujourd'hui, nous en avons plus 450 000, nous avons 365 000 qui sont uniquement des déplacés à cause de la crise provoquée par la LRA ", précise-t-il. " Le nombre de personnes qui sont mortes ou qui ont été enlevées dépasse les statistiques des tueries causées par les FDLR depuis quatre années dans les Kivu ", renchérit Charles Dupin qui ajoute que le documentaire réalisé va servir à Ocha comme un outil de plaidoyer. Plaidoyer auprès du gouvernement congolais et de la communauté internationale " pour leur démontrer que cette crise demeure et persiste ". En 2009, donc, 849 personnes ont été tuées par la LRA, et 1486 autres, dont 185 enfants, ont été enlevées, affirme la même source. " Chaque mois il y a toujours des massacres des populations, et donc, il ne faut pas oublier que cette région du Congo a encore besoin d'une grande assistance humanitaire ", plaide le responsable local d'Ocha province. (Radio Okapi)

Kitchanga : plus de 16 mille déplacés réclament plus de sécurité pour rentrer chez eux. Seize mille cinq cents déplacés vivent encore dans deux camps aux environs de Kitchanga, à quelque 150 km au nord ouest de Goma. Ces déplacés demandent au gouvernement de sécuriser leurs villages d'origine pour faciliter leur retour. Ils se disent fatigués de la vie difficile qu'ils mènent dans les camps. Ils l'ont dit au gouverneur de province qui leur a rendu visite mercredi.

Goma : 3 militaires FARDC condamnés à la peine capitale. La cour opérationnelle militaire siégeant en chambre foraine à Rutshuru-centre, territoire situé à environ 70 km au nord de Goma, a condamné jeudi, 3 militaires à la peine capitale. Ces condamnations constituent une première série de neuf condamnations que doit prononcer cette juridiction militaire. Ces condamnés étaient poursuivis par l'auditeur militaire supérieur du Nord Kivu pour violation des consignes, arrestations arbitraires avec tortures, et dissipation des munitions de guerre. Le ministère public a également requis la peine de mort pour six autres militaires des Fardc poursuivis pour les mêmes faits. C'est le cas de deux militaires de la 133è brigade en deuxième bataillon et du sergent Bahati Amani de la compagnie d'intervention basée dans le secteur de Kiwanja. Par ailleurs, le procès à huis clos de Mbuli Kiana, sous-lieutenant accusé de viol d'un jeune adolescent de 16 ans, s'est poursuivi, jeudi, jusque tard dans la soirée. Le président de la cour opérationnelle militaire, Nzau Keba, a affirmé devant l'assistance que l'heure de la tolérance zéro a sonné. Tout soldat indiscipliné de la RDC n'échappera plus à la justice militaire. Après Rutshuru, d'autres audiences de la cour opérationnelle militaire sont annoncées dans le territoire de Beni. (Radio Okapi)

Snel : accusés de détournement, l'ADG et son administrateur financier à la barre. Yengo Masampu et Muhiya Lundu, respectivement Administrateur délégué général et Administrateur délégué financier de la Société nationale d'électricité, Snel, ont comparu ce vendredi à la Cour d'appel de la Gombe. Ils sont poursuivis par le ministère public pour détournement des deniers publics, notamment 15 millions 700 mille dollars US et pour dissimilation de la convention qui lie la Snel à la firme canadienne Mag Energy.

Bunia : 80% des bananeraies dévastées par le " Wilt bactérien ". Environ 80 pourcent de bananeraies sont dévastées par la maladie dénommée Wilt bactérien dans les localités de Nizi, Kilo, Fichama et Mongwalu. Ces statistiques ont été publiées, jeudi, dans un rapport d'OCHA (Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies). Cette maladie a été découverte depuis le mois de janvier 2010. C'était à l'issue d'une mission sur la sécurité alimentaire effectuée dans les zones affectées. La mission était conduite par les représentants de la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), de l'inspection de l'agriculture et d'autres acteurs du secteur agroalimentaire de l'Ituri. Selon l'inspecteur intérimaire de l'agriculture, pêche et élevage de l'Ituri, Desiré Shabani Mashukuru, la production des bananes a sensiblement baissé dans ces régions. Il a aussi indiqué que certaines dispositions ont été prises pour éviter la disparition complète des bananeraies. En effet, le Wilt bactérien affecte également d'autres territoires de la Province Orientale tels que Mahagi et Aru. "La maladie est généralisée dans presque tout le district de l'Ituri, on a choisi juste les cibles pour prélever les échantillons, … mais on a songé à pallier à cela [le Wilt bactérien] puisque ces gens consomment le manioc, la FAO a suggéré qu'on leur distribue des boutures de manioc. Là, ils peuvent produire aussi le manioc qui peut aider dans leur alimentation locale ", a indiqué Desiré Shabani Mashukuru. Pour freiner la contagion, l'inspection provinciale de l'agriculture a conseillé aux agriculteurs de dessoucher les bananiers malades. Opération qui consiste à enlever de la terre les plants attaqués et les brûler complètement. (Radio Okapi)

Samedi 13 février.

Kinshasa : le courant rénovateur de l'AMP appelle le gouvernement à lutter contre la médiocrité. Un groupe des députés membres du courant rénovateur de l'alliance de la majorité présidentielle, (AMP) a appelé, vendredi, le gouvernement congolais à lutter contre la médiocrité. Le leader de ce courant, le député Albert Fabrice Puela réagissait aux propos du Premier ministre Adolphe Muzito lors de sa conférence de presse tenue le week-end dernier à Kinshasa.

Mbuji-Mayi : plus de 3 000 ex-enfants soldats dépourvus d'encadrement, selon le BICE. Plus de 3 000 enfants associés aux forces et groupes armés qui sont revenus volontairement à la vie civile ont été dénombrés dans les districts du Sankuru et de Kabinda, par la Coordination provinciale du Bureau international catholique pour l'enfance (BICE). Cette organisation a estimé, vendredi, que ces enfants risquent de constituer une source d'insécurité pour les populations locales. Les ex-enfants soldats revenus à la vie civile l'ont fait de leur propre gré, mais ils ne bénéficient d'aucun soutien de l'Etat congolais, selon le point focal du programme " enfant soldat " du BICE, Louis Kadindula. D'où, la sonnette d'alarme tirée, vendredi, par cette organisation à l'occasion de la journée internationale de l'enfant soldat. " Concernant les enfants qui avaient travaillé dans les groupes armés comme les Mai-Mai, il se pose encore un problème notamment dans les districts de Sankuru, Kabinda, en territoire de Lubao et Lusenga. Ces enfants sont sortis des groupes armés sans être concerné par la démobilisation. Ils ont été remerciés par leurs seigneurs de guerre. Ils sont rentrés dans leurs familles et dans leurs villages. Ces enfants risquent d'être une source d'insécurité parce qu'ils sont accusés des viols et des vols, surtout qu'ils n'ont reçu aucun soutien de l'Etat congolais pour leur réinsertion ", a indiqué Louis Kadindula. (Radio Oakpi)

Butembo : le CICR réhabilite les toilettes et l'adduction d'eau de la prison centrale. Le Comité international de la Croix-Rouge réhabilite les toilettes de la prison Kakwangura, à Butembo, annoncent les sources de cette organisation. Outre les toilettes, les travaux consistent également à rétablir l'adduction d'eau potable dans cette prison confrontée à beaucoup de problèmes, notamment celui de la surpopulation.

Mwenga : 7 femmes exécutées, bilan d'une attaque des FDLR à Kisembe. 7 femmes ont été exécutées, vendredi, à Kisembe dans le groupement de Mulombozi, territoire de Mwenga, par les rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda, FDLR, selon les autorités administratives locales. Les militaires des Fardc, détachés pour l'opération Amani Leo, poursuivent les assaillants dans la brousse du groupement Mulombozi. Ils confirment avoir retrouvé cinq corps des victimes. Huit autres survivantes ont été emportées dans la forêt par les assaillants. Elles ne sont pas encore libérées, selon le chef de poste d'encadrement administratif de Kamituga. La même source indique que l'attaque des FDLR constitue une riposte contre les Fardc. Ces dernières avaient pris en otages les dépendants des FDLR lors des derniers combats contre ces rebelles, a également indiqué le chef de poste d'encadrement administratif de Kamituga. Toutefois, il a précisé que ces dépendants des FDLR, huit au total, ont été conduits à la Mission de l'ONU en RDC. A son tour, cette dernière a remis ces dépendants au Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés en vue de leur rapatriement. (Radio Okapi)

Dimanche 14 février.

Parlement : la loi sur les subdivisions territoriales clôture la session extraordinaire. Les deux chambres du parlement ont clôturé, samedi, la session extraordinaire ouverte le 15 janvier dernier sur demande du Chef de l'Etat et du gouvernement. Cette clôture intervient avec le vote de la loi sur les subdivisions territoriales à l'intérieur des provinces. Une loi qui jouera un rôle essentiel dans l'organisation des prochaines élections. La loi sur les subdivisions territoriales à l'intérieur des provinces a été votée par l'assemblée nationale et le sénat. Cette loi entre dans le cadre de la reforme introduite par la constitution du 18 février 2006. Aussitôt qu'elle sera promulguée, deux subdivisions territoriales vont disparaître. Il s'agit du district et de la cité. Dans leur exposé, les membres de la commission mixte paritaire assemblée nationale et sénat ont indiqué que la disparition du district résulte du découpage du territoire national en 25 provinces, tel que prévu par la constitution. La cité comme subdivision territoriale disparaît également. Certaines anciennes cités seront transformées en ville ou en commune selon les critères fixés par la loi. En revanche, toutes les cités qui ne répondent pas à ces critères deviendront des secteurs ou des chefferies. Autre innovation : la ville, la commune, le secteur et la chefferie seront des entités territoriales décentralisées, dotées d'une personnalité juridique. En revanche, le territoire est une entité administrative déconcentrée sans personnalité juridique, aux termes de cette nouvelle loi. L'objectif est de mieux gérer le territoire national mais aussi contribuer à une bonne organisation des futures élections en termes des circonscriptions électorales. (Radio Okapi)

Kolwezi : à cause d'un meeting dans un camp militaire, 18 veuves toujours emprisonnées. Le président national du parti politique " Patriotes Kabilistes ", Mwenze Kongolo a dénoncé, vendredi, l'arrestation de quelques membres de son parti et de 18 veuves des militaires par les autorités militaires de Kolwezi. Une arrestation qualifiée d'arbitraire par Mwenze Kongolo. Les autorités militaires du Katanga ont affirmé poursuivre ces personnes parce qu'elles ont assisté à une réunion politique organisée dans un camp militaire par les " Patriotes Kabilistes ".

Kalemie : la pêche de nouveau autorisée à Rutuku. L'administrateur du territoire de Kalemie, François Kazembe, vient d'autoriser les pêcheurs de cette contrée à reprendre l'exercice de leurs activités dans la collectivité de Rutuku. L'interdiction de la pêche dans cette collectivité était consécutive à des conflits survenus entre le chef coutumier et les pêcheurs.

Saint Valentin : " gare au dévergondage ! ", préviennent les ONG. Kinshasa, à l'instar des principales villes de la RDC, arbore le rouge et le noir, traditionnelles couleurs de la Saint valentin. La fête des amoureux a pris une grande ampleur dans le pays ces dernières années. Concerts de musique, rendez-vous aux restaurants…la créativité des Congolais semble intarissable chaque 14 février. Cependant, les ONG sensibilisent et préviennent : " gare au dévergondage ! ".

Le braconnage se porte bien dans le parc des Virunga. Trois hippopotames ont été abattus mercredi et jeudi derniers au parc des Virunga, autour du village de Vitshumbi. Ce village est situé à environ 100 kilomètres au nord de Goma, aux bords du lac Edouard, en territoire de Rutshuru. L'information est livrée par le directeur de l'ONG Innovation pour le développement et la protection de l'environnement (IDPE). D'après lui, douze hippopotames ont été abattus dans cette zone du parc depuis le début du mois de janvier 2010.

Lundi 15 février.

Uvira : les populations des hauts plateaux toujours victimes d'attaques des FDLR. Les rebelles hutus rwandais des FDLR sont toujours actifs dans les hauts plateaux d'Uvira. Des attaques contre les habitants de la place et leurs biens se succèdent surtout dans des localités où les Fardc ne sont pas déployées. La dernière attaque remonte à jeudi dernier. Un groupe de commerçants qui descendaient la montagne en provenance de Masango est tombé dans une embuscade tendue par les FDLR. L'attaque s'est passée à Rubarakia, à trois heures de marche de la cité d'Uvira vers la montagne. Ces commerçants se rendaient à Uvira pour s'approvisionner en produits divers. Ils affirment qu'ils ont été dépouillés de tous leurs biens par les assaillants. D'après ces commerçants, trois localités des hauts plateaux, Magunda, Maheta et Nandjale, sont occupées depuis le début de ce mois par les FDLR qui ravageant, ajoutent-ils, des vastes champs de maïs, de pomme de terre et de haricot des populations. La semaine dernière, rappelle-t-on, 20 vaches appartenant aux pygmées d'Itombwe dans la localité de Mikungubwe ont été emportées par les mêmes forces. Les propriétaires de ce bétail avaient tenté de poursuivre les assaillants jusqu'à leur base de Rubumba. En vain. Ces pygmées se sont alors organisés en groupe d'autodéfense appelé " Rahiya Mutomboki " pour protéger à l'avenir leurs biens. Selon des sources, c'est depuis deux mois que la population de la région réclame le déploiement des Fardc dans les localités des hauts plateaux d'Uvira. Cette population se dit déçue. Le commandant de la ville d'Uvira reconnaît de son côté l'absence des troupes congolaises dans certaines localités qui ne sont pas sous son commandement. Toutefois, d'après lui, les combats contre les FDLR se poursuivent en ce moment. (Radio Okapi)

Dimbelenge : 2 mines antipersonnel découvertes au bord du lac Munkamba. Deux mines antipersonnel ont été récupérées et désamorcées par une équipe de l'ONG The Development Initiative (TDI). Cela s'est passé, il y a quelques jours, dans un champ près du lac Munkamba dans le territoire de Dimbelenge. Après avoir exploré le village Mpoyi, cette ONG a aussi révélé que la grande partie de ce village est fortement minée, selon l'administration de ce territoire. C'est ainsi que cette équipe de démineurs se replie sur Kananga pour s'approvisionner en matériel adéquat, a ajouté la même source, dimanche.

Matadi : début du recensement des contribuables à la régie provinciale des recettes. Plusieurs agents de la régie provinciale de recouvrement et des recettes (Repere) sont déployés, depuis lundi, à travers toute la province du Bas-Congo. Leur mission est de recenser et d'identifier les différents contribuables dont les taxes, impôts et redevances échappent encore à la caisse de cette régie provinciale. Cette opération, selon les organisateurs, vise à élargir l'assiette fiscale de la régie provinciale. Depuis sa création en 2007, la " Repere " compte 10.350 assujettis, a indiqué le directeur général de cette régie, Gabin Manzonzika. Il s'agit maintenant d'augmenter le nombre des contribuables, a précisé M. Manzonzika.

Kisangani : visé par une motion de défiance, Médard Autsai se dit non concerné. Le gouverneur de la Province Orientale, Médard Autsai Asenga a rejeté, lundi, les accusations portées contre lui par une dizaine des députés provinciaux. Ces derniers l'accusent, dans une motion de défiance déposée contre lui à l'assemblée provinciale, de mauvaise gestion et de détournement des deniers publics. Cette motion est non fondée, a réagi M. Atsaï.

Lubumbashi : Tenke Fungurume a produit 70 000 tonnes de cathodes de cuivre et 2 580 de cobalt en 2009. Ces chiffres ont été rendus publics dans un communiqué de presse qui date du 29 janvier dernier. L'entreprise minière Tenke Fungurume,TFM, dit également avoir versé au compte du trésor public de la RDC un montant de 205 millions des dollars américains depuis 2006. Les prévisionnelles de la production de TFM par an sont de 115.000 tonnes de cuivre et 8.000 tonnes de cobalt. 2009 est la première année de la production des cathodes. TFM estime être sur la bonne voie. Voila pourquoi, elle poursuit son programme d'exploration en vue d'identifier d'autres réserves minières prouvées additionnelles à celles existantes et qui sont facilement exploitables. A travers son communiqué de janvier dernier, TFM affirme avoir investi 4,5 millions des dollars en 2009 dans les initiatives de développement et 8 millions dans la réinstallation des villages. Au total, 205 millions des dollars ont été versés au compte du trésor public par cette entreprise minière depuis 2006, indiquent les responsables. Ce montant global comprend les impôts sur les salaires des agents, les redevances et autres taxes connexes, les frais douaniers. A cela s'ajoute 80 millions des dollars de prime versés à la Gécamines pour la cession des mines et carriers. Enfin, TFM est le plus grand producteur du cuivre et du cobalt en RDC. Elle vient de lancer une étude de faisabilité pour l'extension du projet, apprend-on à la direction de l'entreprise. (Radio Okapi)

Mardi 16 février.

Rusthuru : encore une attaque des FDLR à Buramba, 1 mort. Une incursion des combattants hutus rwandais des FDLR contre le village de Buramba, en territoire de Rusthuru, au nord de Goma, a été enregistrée dimanche, vers 18 heures locales, selon des sources policières. Bilan : 1 mort.

Est de la RDC : Global Witness dénonce l'exploitation des minerais du sang. C'est l'exploitation illégale et illicite des métaux utilisés dans la fabrication des téléphones mobiles, des ordinateurs et d'autres appareils électroniques dans l'Est de la RDC, qui finance les conflits dans cette partie du territoire congolais. L'ONG britannique Global Witness l'a dénoncé lundi à Barcelone, en Espagne, à l'occasion de l'ouverture du congrès mondial de la téléphonie. L'étain, le tantale et d'autres minerais exploités illégalement dans l'Est de la RDC sont la cause des conflits qui ont occasionné à ce jour des millions de morts dans cette partie du territoire congolais, estime l'ONG Global Witness dans sa déclaration faite lundi à Barcelone. Les Nations unies ont d'ailleurs publié par le passé une série des rapports sur le lien entre les minerais du sang et la persistance des conflits dans l'Est de la RDC, rappelle l'organisation. Il est donc grand temps, recommande Global Witness, que les entreprises consommatrices de ces métaux tiennent compte de cette situation et éliminent de leurs importations ces minerais. Ces entreprises devront mettre au point la traçabilité de l'origine des métaux qu'elles utilisent dans la fabrication de leurs appareils, afin d'éliminer de la chaîne d'approvisionnement les minerais du sang, et d'isoler ainsi les groupes armés, auteurs d'atroces atteintes contre les populations civiles dans l'Est de la RDC. (Radio Okapi)

Lubumbashi : 7 tonnes des médicaments destinés à Malemba Nkulu bloqués à l'aéroport. Depuis la semaine dernière, sept tonnes des produits pharmaceutiques destinés au territoire de Malemba Nkulu sont bloqués à l'aéroport de Luano à Lubumbashi. Ces médicaments doivent permettre la prise en charge des cas de cholera enregistrés en début du mois de février dans la zone de santé de Mukanga à Malemba Nkulu.

Bandundu : carence de magistrats à Kikwit et Bulungu. Le tribunal de grande instance de Bulungu dans le district du Kwilu et celui de la ville de Kikwit ne savent plus siéger faute de juges. Il n'existe qu'un seul magistrat dans chacun de ces tribunaux, la plupart de ceux qui y ont été affectés n'ayant pas encore regagné leurs postes.

Goma : réunion préparatoire pour le rapatriement des réfugiés congolais et rwandais. Un groupe d'experts de la RDC doit participer ce mardi à Kigali, à une réunion préparatoire des prochains travaux de la commission tripartite RDC-Rwanda- HCR, sur le rapatriement des Congolais établis au Rwanda et des Rwandais vivant en RDC.

Kalemie : une nouvelle pénurie du ciment gris. La ville de Kalemie, au nord du Katanga, fait de nouveau face à la pénurie du ciment en gris. Les 280 tonnes de ciment importées la semaine dernière de la Tanzanie par un opérateur économique sont vendues comme de petits pains. Conséquence, 48 heures à peine après son réapprovisionnement, Kalemie a renoué avec la rupture de stocks de ciment.

Assemblées provinciales de la RDC : pétitions, détournements, motions de défiance, les mêmes démons surgissent. Après 3 ans de fonctionnement, les différentes assemblées provinciales de la RDC connaissent plusieurs difficultés d'ordre politique et logistique. Pétitions, mauvaise gestion, détournement, changement de bureau…des sujets qui reviennent souvent dans les crises qui secouent les institutions législatives provinciales. Equateur : les députés retirent leur confiance au bureau. Soixante-trois députés provinciaux sur les 108 que compte l'assemblée provinciale de l'Equateur, toutes tendances confondues, ont adressé ce lundi une pétition aux membres du bureau permanent de l'organe délibérant provincial. Dans ce document, les signataires affirment retirer leur confiance à l'ensemble du bureau qu'ils accusent de multiples détournements des finances de l'assemblée. Finances évaluées à près de six cents mille dollars américains. Selon le député Léon-Bruno Likoku, l'un des pétitionnaires, lui et ses collègues reprochent également au président de l'assemblée provinciale Edmond Mondombo et à ses collaborateurs l'incapacité dans la conduite des activités de leur institution. Des accusations que rejette en bloc le président Mondombo d'une part. D'autre part, ce dernier estime que le retrait de la confiance au bureau permanent est une démarche contraire aux textes règlementaires qui régissent les assemblées provinciales. En réponse, Léon-Bruno Likoku, un des députés pétitionnaires, explique que les pétitionnaires ont fait recours à cette stratégie, parce que le président de l'assemblée provinciale refuse de convoquer des séances plénières, par peur d'être déposé. A Lubumbashi, les bâtiments de l'assemblée provinciale toujours fermés …L'assemblée provinciale du Katanga reste toujours fermée et ses bâtiments interdits d'accès depuis le 28 janvier dernier à la suite de derniers incidents, sur décision du gouvernement central. En effet, le ministère de l'Intérieur a décidé de fermer le siège de l'assemblée provinciale du Katanga pour permettre à la justice de mener son enquête sur les troubles survenus au cours d'une plénière, des troubles qui ont débouché sur le passage à tabac de quelques députés provinciaux par un groupe de jeunes non identifiés. En Province orientale, un groupe des députés ne jure que pour le départ du bureau. Le Groupe parlementaire de réflexion pour le développement de la Province Orientale (GPRD) au sein de l'assemblée provinciale, exige la démission immédiate du bureau de cette institution. Dans un point de presse tenu le mardi 9 février à Kisangani, le président de ce groupe parlementaire de l'opposition, a affirmé avoir déposé, une pétition dans ce sens au bureau de l'organe délibérant. Douze griefs sont mis à la charge du bureau de l'assemblée provinciale de la Province Orientale, dont la malversation financière. Celle-ci serait, selon le groupe parlementaire, à la base de la clochardisation des députés. Les mêmes problèmes reviennent certes au sein de la quasi-totalité des assemblées provinciales, particulièrement le retrait de confiance des députés au bureau, mais la province du Bas Congo est la seule, jusque-là, qui a connu un changement de président de l'assemblée provinciale. L'assemblée provinciale de Kinshasa elle, manque de siège propre. (Radio Okapi)

Kinshasa : 16 février, les Congolais se souviennent du massacre des chrétiens. Les Congolais ont commémoré, mardi 16 février, le 18e anniversaire du massacre des chrétiens. A cette occasion, le réseau national d'ONG des droits de l'Homme a organisé un forum-débat à Kinshasa. Une centaine de participants à cette rencontre ont débattu sur l'idéal du 16 févier 1992. Parlementaires, scientifiques, leaders de la société civile, anciens ministres ainsi que l'ex-vice président de la République Arthur Z'haïdi Ngoma, se sont succédé, mardi, à la tribune érigée par le réseau national d'ONG des droits de l'Homme au collège Boboto de Kinshasa. Tous les intervenants sont revenus sur la journée 16 février 2010, où les chrétiens avaient été massacrés durant le régime du Maréchal Mobutu. Ces derniers réclamaient dans une marche pacifique, la réouverture de la conférence nationale souveraine, fermé par le premier ministre d'alors, Nguz-a-Karl-Ibond. Quelques orateurs, comme Jean-Baptiste Bomanza de l'Union pour la nation, en ont profité pour faire une évaluation à mi-chemin du processus politique et démocratique en RDC, après les élections de 2006. D'autres sont revenus sur les leçons à tirer sur les " martyrs du 16 février 1992 ". Ce forum a été organisé peu avant la tenue d'une messe de suffrages dans les après-midi, à la paroisse Sacré Cœur de la Gombe ; (Radio Okapi)

Kisangani : 600 policiers à l'école des droits de l'Homme. La ville de Kisangani abrite, depuis mardi matin, une session de formation et de recyclage à l'intention des éléments de la Police nationale congolaise (PNC) de la Province Orientale. Cette formation est assurée conjointement par les instructeurs de la police civile de la Monuc et de la PNC. Elle porte notamment sur la problématique de la sauvegarde des droits de l'Homme.

Mbandaka : Rebecca Ebale touche du doigt les conditions de travail des journalistes de sa province. La ministre provinciale de la communication de l'Equateur, Mme Rebecca Ebale Nguma, a entamé, lundi à Mbandaka, des visites guidées dans les organes de presses de cette ville. Objectif : faire l'état des lieux du fonctionnement de la presse en vue d'améliorer, tant soit peu, les conditions de travail des journalistes dans cette province.

Kinshasa : CEPGL, les experts analysent les nouveaux textes fondateurs de l'organisation. Les travaux de Kinshasa sont consécutifs à la première réunion de Bujumbura organisée en décembre dernier. Les experts réunis à Kinshasa analysent les textes fondateurs de la CEPGL, en vue de les refonder, conformément à la nouvelle configuration de la sous-région des Grands Lacs. La nécessité de revoir les textes fondateurs de la CEPGL s'imposent au regard de l'évolution de la situation dans la région pendant ces deux dernières décennies, mais aussi, de la volonté d'analyser le projet de la libre circulation des personnes et de leurs biens, a déclaré le secrétaire exécutif de la CEPGL, Gabriel Toyi. Outre la libre circulation des biens et des services, le nouveau projet de la CEPGL implique la libre circulation des capitaux et le droit de résidence dans les pays membres, a indiqué le vice-premier ministre congolais, Emile Bongeli. Il a exprimé son optimisme pour l'avenir de la CEPGL, après avoir déploré les guerres qui ont ensanglanté la sous-région des Grands Lacs ces deux dernières décennies, les qualifiant des " tristes événements ". La conférence de Goma. Des délégués de trois pays de la CEPGL, la RDC, le Burundi et le Rwanda, avaient participé, au mois de décembre 2009, à Goma, à un atelier sur le bassin transfrontalier de sécurité et de développement de leurs pays. Les travaux étaient organisés sous les auspices de la Conférence internationale sur la paix, la sécurité, la démocratie et le développement. Le représentant de cette organisation en RDC, Hamuli Kabaruza, avait évoqué plusieurs enjeux de cette rencontre. Il était question, d'après lui, de renforcer les mécanismes de sécurisation des frontières communes entre les trois pays membres de la CEPGL. Une approche susceptible d'extirper les soupçons qui pèseraient dans de différents accords conclus entre ces pays, avait expliqué M. Kabaruza. Un autre enjeu, et non des moindres, d'après la même source, les participants à cet atelier devront ensuite mettre en place des stratégies communes pour l'exécution rapide des projets intégrateurs. Coopération scientifique. Bientôt, les scientifiques de la RDC, du Burundi et du Rwanda pourront circuler librement dans l'espace de ces trois pays, avait annoncé le ministre congolais de l'Enseignement supérieur et universitaire, ESU, Léonard Mashako Mamba, début février de retour de Bujumbura. Fin janvier 2010, les ministres de l'Enseignement supérieur et universitaire de la CEPGL avaient signé un protocole d'accord de coopération interuniversitaire. Les recteurs des universités de trois Etats de la CEPGL étaient aussi conviés à la rencontre des ministres de l'ESU, de la Recherche scientifique et technologique. BDGEL : possible relance. Fin novembre 2009, une réunion sur la relance des activités de la Banque de développement des Etats des Grands Lacs (BDEGL), avait été organisée à Goma, dans la province du Nord Kivu. Les bailleurs de fonds, la Belgique et la Banque africaine de développement, s'étaient déclarés prêts à relancer le financement. Cependant, ils avaient posé certains préalables. Parmi ces préalables, le recouvrement des créances détenues par les Etats membres de la BDEGL. Les bailleurs avaient aussi évoqué la nécessité de la recapitalisation, la réforme, la restructuration et la dépolitisation de la BDEGL. Les ministres des finances avaient reçu le mandat de recouvrer un montant d'environ 2 millions de dollars américains de créance, auprès de la SINELAC, (La société internationale d'électricité pour les pays des Grands Lacs), propriétaire du barrage Ruzizi 2, et à la Regideso (Régie des eaux) de la RDC. La BDGEL a pour mission, notamment, de favoriser la coopération économique entre les trois Etats membres par le financement des projets communautaires communs. Les activités de cette banque sont en veilleuse depuis 1989. (Radio Okapi)

Kinshasa : douze avocats de la République réclament à l'Etat congolais des arriérés des honoraires de deux ans. Le bâtonnier Ambroise Kamukuny a réclamé, jeudi à Kinshasa, le paiement des arriérés des honoraires d'un collectif de douze avocats de la RDC. Ces arriérés de paiement datent de deux ans, selon la source. Elle a indiqué que les avocats concernés avaient défendu l'Etat congolais, notamment dans l'affaire contre l'ex-mouvement politico-mystique de " Bundu dia Kongo " (BDK).

Pweto : trente trois détenus s'évadent de la prison de Kilwa. Trente trois détenus se sont évadés de la prison de Kilwa, dans le territoire de Pweto en l'espace de trois jours, selon le chef du secteur Moero, Richard Kiwele. Parmi ces évadés figurent dix ressortissants zambiens, indique la même source. Tous les évadés sont des pêcheurs qui étaient poursuivis pour pratique clandestine de pêche pendant cette période de fermeture de la pêche.

Mercredi 17 février.

Kigali : 53 000 réfugiés congolais à rapatrier. Un protocole d'accord pourra être signé mercredi 17 février à Kigali, entre la RDC, le Rwanda et le HCR pour déterminer un cadre juridique d'un retour apaisé et ordonné des réfugiés congolais vivant au Rwanda, et vice versa. Côté RDC, ce protocole d'accord tripartite concerne 53 000 réfugiés congolais vivant dans trois camps du territoire rwandais dont certains depuis 1995. La signature de cet accord devrait permettre leur retour rangé et progressif. Le chef Mupondo, secrétaire de la commission nationale pour les réfugiés conduit la délégation des experts congolais à ces travaux. Il a précisé que la responsabilité de la RDC, c'est de réunir les conditions nécessaires pour un retour dans la sécurité et la dignité de ses citoyens refugiés au Rwanda. Le gouvernement rwandais va pour sa part s'engager à rapatrier les réfugiés, mais à condition que ces derniers ne puissent se retrouver dans une situation où leur vie serait mise en danger. Enfin, le HCR s'engagera de son côté à rapatrier ces Congolais dans les conditions d'un retour durable. (Radio Okapi)

Commémoration du 16 février : la police tente de disperser une marche de l'opposition. Des membres de l'opposition ont marché ce mardi après midi entre la 10e rue de Limete et le rond point Victoire où était prévue une messe en mémoire des victimes de la marche des chrétiens du 16 février 1992. Mais selon une source proche de la police, les manifestants ont été dispersés.

CEPGL : vers un programme multisectoriel. Les travaux de validation des textes de base de la Communauté économique des pays de Grands (CEPGL) qui se tiennent à Kinshasa donneront une nouvelle impulsion à ce regroupement sous régional. C'est ce que pense le Congolais Ntumba Luaba, secrétaire général adjoint chargé des programmes au sein de cette institution.

Masisi: 350 militaires réintègrent les Fardc, après 2 mois de désertion. Près de 350 hommes du 211e bataillon militaire du Nord-Kivu, qui avaient déserté les Fardc le 6 décembre 2009, ont regagné l'armée nationale congolaise. Ils ont été accueillis, mardi à Bihambwe, à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Goma, dans le territoire de Masisi. C'était au cours d'une cérémonie officielle dirigée par le colonel Chuma Balumisa, commandant de cet axe.

Kinshasa : les travaux d'éclairage public battent de l'aile. Éclairer une dizaine des grandes artères de la capitale, c'est l'objectif que s'était assigné, il y a près de deux ans, le gouvernement provincial de Kinshasa, la société nationale d'électricité, Snel, en collaboration avec certaines entreprises de la place. Deux ans après leur démarrage, les travaux d'éclairage public battent de l'aile dans la capitale.

Mbuji-Mayi : transfèrement de 5 officiers supérieurs à la prison centrale de Makala à Kinshasa. Cinq officiers ont été transférés, mardi, de la prison centrale de Mbuji-Mayi à la prison centrale de Makala à Kinshasa, Ils sont poursuivis pour détournement de 11 millions de Francs congolais destinés à la paie du mois d'octobre 2008, des militaires invalides et des veuves des militaires. Parmi les officiers transférés, on retrouve le lieutenant colonel Zec Pierre Kapend, directeur de la Direction des œuvres sociales militaires (DOSM), le lieutenant colonel John Tshimanga, le capitaine Efonge Lomboto et le lieutenant Mbilika Lutumba.

La Monuc veut appuyer les autorités congolaises à régulariser le trafic de minerais. Le Gouvernement congolais et la Monuc ont entamé la mise en œuvre d'un projet pilote de construction de 5 centres de négoce de minerais dans le Nord et le Sud Kivu, dans le but de mieux contrôler et régulariser le trafic des minerais et d'assurer ainsi leur traçabilité. La création de ces centres répond à l'une des Recommandations du Conseil de sécurité des Nations qui, dans sa Résolution 1906 du 23 décembre 2009, avait demandé à la Monuc de renforcer et d'évaluer avec le Gouvernement de la RDC le projet expérimental de création dans le Nord Kivu et le Sud Kivu de 5 Centres regroupant tous les services d'Etat concernés en vue d'améliorer la traçabilité des minerais. Le projet de construction de ces centres qui entre dans le cadre du plan de stabilisation de l'Est de la RDC (STAREC) est mis en route depuis quelques mois par la Monuc en collaboration avec le gouvernement congolais et les travaux vont commencer dans les semaines qui suivent. A cet effet, une délégation mixte, gouvernement provincial, Monuc, agences spécialisées des Nations unies, s'est rendue le 12 février dernier à Rubaya, localité située dans le territoire de Masisi à quelque 50 km au Nord est de Goma, dans le cadre d'une mission de reconnaissance du site où sera érigé un des 3 centres de négoces de minerais dans la province du Nord Kivu. La mission de reconnaissance de site effectuée à Rubaya devait permettre non seulement d'identifier le site mais aussi de s'assurer que celui-ci ne fait l'objet d'aucun litige domanial. Au mois de Novembre, une autre mission avait déjà pu identifier un site dans la région de Mubi, dans le territoire de Walikale et d'autres missions sont prévues la semaine prochaine à Itebero ainsi qu'à Baraka dans le territoire de Fizi. Plusieurs organismes sont impliqués dans la mise en œuvre de ce projet. Ainsi, la Monuc est en charge de l'aspect sécuritaire des sites (des policiers congolais seront formés et déployés sur le terrain pour la protection des sites là où il n'y a pas la présence de la Mission. L'OIM (Organisation Internationale de Migration) va construire les bâtiments. L'UNOPS (Bureau des Nations unies pour les services d'appui aux projets) prendra en compte l'amélioration de certaines routes pour faciliter l'accès aux sites et la construction des bâtiments administratifs pour y marquer la présence de l'Etat. Une fois les centres érigés, il reviendra aux autorités à travers les services spécialisés de l'Administration des Mines de délivrer les certificats de traçabilité. Dans les alentours du site de Rubaya, il y a par exemple à peu près 10 carrières minières où sont extraits en grande quantité les minerais de coltan et de cassitérite. En y érigeant un centre, le but est de s'assurer que le trafic en termes de vente et d'achat de minerais se fera de maniéré légale et ne sera pas utilisé pour alimenter des guerres. D'autre part, une telle approche permet aussi de mieux combattre la contrebande et de canaliser les recettes de l'Etat dans cette partie du pays en reconstruction et qui en a grandement besoin. (Monuc)

Jeudi 18 février.

50 agents de l'Etat réclament leur prime de performance. Environ 50 agents de services d'assiettes ont organisé un sit-in, mercredi à Kinshasa, au ministère des Finances. Ces agents sont chargés de recouvrement des recettes dans les services publics de l'Etat congolais. Ils provenaient de quinze ministères et réclamaient le paiement de leur prime de trois trimestres de 2009. Les agents de la Direction générale des recettes administratives, domaniales et des participations (DGRAD), de l'Office des douanes et accises (OFIDA) et de la Direction générale des impôts (DGI), n'ont pas perçu leur prime depuis le 23 décembre 2009, ont déclaré certains manifestants. Le ministère des finances ne semble pas prêt à payer la plus-value des fonctionnaires qui proviennent des 15 ministères, selon ces agents mécontents. Certains d'entre eux ont même évoqué une tentative de détournement de leur bonus. Lundi, ils ont manifesté pour les mêmes motifs, sans résultat. Le soleil accablant de ce mercredi n'a pas eu raison de leur persévérance.

Lambert Mende: "La Monuc n'a pas retiré son soutien à Amani Leo". "Il n'y a jamais eu de conflit entre la Monuc et le gouvernement congolais dans la mise en œuvre de l'opération Amani Leo contre les FDLR dans le Kivu", a déclaré le ministre congolais de la Communication et des médias, Lambert Mende au cours d'une conférence de presse, mercredi à Kinshasa. Le porte-parole du gouvernement réagissait à une rumeur faisant état du retrait du soutien de la Monuc aux Fardc dans l'opération Amani Leo. Le ministre congolais de la défense, Charles Mwando Nsimba et des officiels militaires et civils de la Monuc ont tiré la situation au clair il y a trois jours, a indiqué le ministre Mende. D'après lui, la Monuc continue de soutenir les Forces armées de la RDC dans l'opération militaire "Amani Leo". L'opération vise à traquer les dernières poches de résistance des rebelles rwandais des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda). Un autre officiel "haut placé" de la mission onusienne a réitéré, mardi, le soutien des Nations unies au gouvernement, a assuré Lambert Mende. D'après le ministre, la nouvelle faisant état du retrait du soutien de la Monuc à "Amani Leo" à cause des trois "officiers délinquants", n'est que pure intoxication.

Des instructeurs américains forment un bataillon des FARDC à Kisangani. Le bataillon d'infanterie légère de la 9è région militaire bénéficie d'une formation de 35 millions USD, consécutive au partenariat militaire entre la RDC et les Etats-Unis d'Amérique. L'ambassadeur américain en RDC, William Garvelinck, à déclaré lors de l'ouverture de la formation : La formation aidera la RDC à transformer son armée en une institution professionnelle durable et prête à répondre de ses actes et qui assure la sécurité du peuple congolais de manière effective. D'après lui, l'objectif principal de cette initiative est de développer une armée congolaise plus professionnelle qui respecte l'autorité civile, protège sa nation et ses citoyens en contribuant à la stabilité régionale. La formation devra durer entre six et huit mois.

Un atelier pour la réforme de l'enseignement technique en RDC. Le ministère de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), a lancé, mercredi à Kinshasa, les travaux d'élaboration du nouveau programme de l'enseignement technique. Un atelier organisé en collaboration avec le projet d'appui à l'enseignement technique et formation professionnelle de la Coopération technique belge (CTB). Les programmes de quatre filières de l'enseignement technique et de formation professionnelle sont reconsidérés. Il s'agit de la menuiserie, la plomberie, l'électricité et l'électronique. Pendant six jours, soixante professionnels, experts et formateurs de ces filières, vont tenter d'adapter le programme actuel aux besoins des communautés locales et nationales. Ces ateliers de réforme du programme de l'enseignement technique se déroulent sur toute l'étendue de la RDC, a indiqué le coordinateur du projet d'appui à l'enseignement technique et formation professionnelle de la CTB, Joël Leroy. D'après lui, environs dix programmes d'enseignement sont déjà revisités.
"Ça va du maraichage à l'aviculture, l'élevage des canards et des abeilles pour le Bas Congo. Ça va aussi du froid à l'esthétique en passant par la maçonnerie, la mécanique, la coupe couture ou même des métiers comme celui de vétérinaire et de nutritionniste. Il y a tout un panel de métiers qui répondent aux besoins du Congo aujourd'hui", a affirmé Joël Leroy.

Les experts de la CEPGL analysent l'impact environnemental de Ruzizi III. La centrale électrique Ruzizi III devra produire environ 145 Mégawatts, a déclaré le vice gouverneur du Sud Kivu, Jean Claude Kibala, à l'ouverture de l'atelier sur l'analyse de l'impact environnemental de cette centrale électrique en projet. D'après lui, Ruzizi III va répondre aux problèmes de la demande énergétique au Nord et au Sud Kivu, estimée actuellement à 50 Mégawatts. Les travaux de construction de Ruzizi III devraient durer entre 4 et 5 ans. La pose de la première pierre de cet ouvrage est prévue pour janvier 2011.

Bukavu: exploitation minière, les communautés locales veulent défendre leurs droits. L'ONG des droits de l'Homme Action pour la Promotion et la Défense des Personnes Défavorisées (Aprodeped) organise, dès jeudi à Bukavu, un séminaire de 3 jours à l'intention les communautés locales. Le séminaire organisé par l'Aprodeped a pour but d'amener les communautés locales à connaître leurs droits dans l'exploitation des ressources naturelles, notamment des mines, pour mieux les défendre. Cette exploitation, non seulement détruit l'environnement, mais aussi viole les droits économiques et sociaux de ces communautés pauvres. C'est ce qu'a expliqué le professeur Moïse Cifende Kaciko, directeur de cette ONG. " Les petits creuseurs de minerais ont le droit de jouir du fruit de leur travail. Mais, dans ces zones, il y a surexploitation des petits creuseurs des minerais. Les communautés locales voient ainsi leur environnement se détruire à longueur de journée. Alors qu'elles doivent savoir que le respect de l'environnement et de la santé fait partie intégrante des obligations qui incombent aux exploitants des minerais ; qu'ils soient exploitants artisanaux ou exploitants industriels", a déclaré Moïse Cifende. Après les avoir formés sur leurs droits, Aprodeped a mis sur place des systèmes d'accompagnement de ces communautés dans la revendication de leurs droits. C'est le cas, par exemple, des cliniques juridiques qui ont été créées à Twangiza, à Burhale, à Walikale et à Nyawaronga.

Opposition à Masisi à l'opération "Arme contre 50 dollars". Des leaders communautaires interdisent aux populations de remettre leurs armes contre 50 dollars estimant qu'elles sont leur seule garantie de sécurité en cas de résurgence des hostilités. Le Programme œcuménique paix et réconciliation (PAREC) pense que la détention de ces armes n'est jamais parvenue à sécuriser les communautés. Consécutivement à cette campagne parallèle des leaders communautaires, le Parec a décidé de repousser le calendrier de sa campagne de sensibilisation jusqu'à la fin du mois de février, alors qu'elle devrait s'achever le 15 février. C'est donc au mois de mars que va débuter l'opération de récolte d'armes contre 50 dollars américains. Des centaines des milliers d'armes de guerre sont détenues illégalement par les habitants du Nord Kivu.

Centrafrique : plus de 20 000 réfugiés de Libenge réticents au retour. Plus de 20 000 ressortissants du territoire de Libenge réfugiés en République Centrafricaine consécutivement à l'insurrection des Enyele refusent de regagner leurs villages. Une rumeur des sympathisants des Enyele sur une reprise imminente des combats dissuade ces réfugiés de retourner dans leurs villages en RDC, selon l'administrateur du territoire de Libenge. Ce dernier rejette cette rumeur. Thiery Kayembo, l'administrateur du territoire de Libenge, rassure que le calme règne sur toute l'étendue de sa juridiction. Il vient de boucler une tournée à travers les différentes localités de ce territoire, argumente-t-il. Au cours de sa tournée, il a sensibilisé la population réfugiée dans la forêt à revenir dans les villages. 42 000 habitants de Libenge centre avaient fui leurs villages en direction de la Centrafique. 12 000 réfugiés vivent encore dans la ville centrafricaine de Mongumb. A Libenge sud, 9 000 réfugiés congolais sont regroupés au poste de contrôle de Zinga, une localité centrafricaine où ils vivent dans des conditions difficiles, indique la même source.

Vendredi 19 février.

Le Congo et le Rwanda passent un accord sur le rapatriement volontaire des réfugiés. Un accord relatif au rapatriement volontaire des réfugiés congolais et rwandais dans leurs pays respectifs a été passé par le Congo et le Rwanda sous l'égide du HCR de l'Onu à l'issue de la première réunion tripartite récemment tenue à Kigali. L'accord prévoit une campagne de sensibilisation sur le retour volontaire des réfugiés, la collecte d'informations (d'état civil et autres) sur les immigrés réguliers et irréguliers, le renforcement de la collaboration entre les services d'immigration et les diverses antennes d'assistance aux réfugiés des deux pays, la création d'un comité technique tripartite et la tenue d'une nouvelle réunion entre les parties en mai, au Congo. Selon les chiffres officiels, 89.000 réfugiés Rwandais se trouvent au Congo tandis que 56.000 Congolais ont trouvé refuge au Rwanda. À la suite du génocide rwandais de 1994 et des guerres dans l'Est du Congo - dans lesquelles le Rwanda a joué un rôle actif en tant que force d'occupation - la région s'est retrouvée le théâtre de massifs mouvements de population. Malgré la fin officielle des hostilités, ces dernières années ont été marquées dans l'Est du Congo par un climat d'insécurité, des combats entre groupes armés et de massifs exodes de civils. Des tensions entre les communautés locales alimentées par des intérêts géopolitiques - dus à la présence dans la zone d'importantes ressources naturelles - s'ajoutent à la grave situation humanitaire. (Misna)

Tshuapa : opposition à l'expulsion des villageois de Lomako et Salonga. La société civile de la Tshuapa a dénoncé, vendredi, l'expulsion depuis un mois de plusieurs villageois des territoires de Befale et Monkoto de leurs habitations par les gardes de la réserve naturelle de la Lomako et du parc de Salonga. Les expulsés sont des adeptes de Kitawala, une secte indépendantiste, et des habitants du groupement Longelo. Les campements des villageois de la réserve de la Lomako ont été incendiés par les gardes de cette réserve. Les habitants du parc de la Salonga sont sommés de quitter ces lieux sur ordre du conservateur de l'Institut congolais de la conservation de la nature (ICCN), s'est plaint Moustafa Bosenge, président de la société civile du district de la Tshuapa. Justifiant ces expulsions, l'administrateur directeur général de l'ICCN, Cosma Wilungula Balongelwa, a qualifié les expulsés des " braconniers qui déciment les espèces protégées dans ces concessions déclarées patrimoines universels ". D'après lui, les trois localités occupées par les habitants du groupement Longelo se trouvent bel et bien dans la concession du parc de la Salonga. La société civile de la Tshuapa rejette les allégations du directeur de l'ICCN, estimant que sa décision est inhumaine et contraire à l'accord conclu avec les communautés locales en 2009 à Boende. Moustafa Bosenge indique que les adeptes de Kitawala vivaient dans la forêt de la Lomako avant l'indépendance de la RDC. Il déplore aussi l'absence des mesures d'encadrement de cette population forcée d'abandonner terres, habitations et plantations.

Ituri: 7 000 déplacés en détresse à Bukiringi. Les déplacées installés à Bukiringi vivent dans des conditions humanitaires déplorables. Ce constat est d'une mission effectuée par différentes sections de la Monuc ainsi que des agences du système des Nations unies dans ce groupement situé à environ 90 km au sud-ouest de Bunia en collectivité de Walendu Bindi. Environ 7 000 déplacés n'ont pas d'assistance alimentaire Bukiringi. Ils font face à plusieurs autres difficultés, notamment pour l'approvisionnement en eau potable. Ils se trouvent confronté à un sérieux problème de survie. Chaque mois, ces personnes sont obligées de fuir les zones de combats entre les miliciens et les Fardc et se diriger vers ce groupement, ont affirmé les autorités coutumières locales. Les plus récents déplacés proviennent notamment des localités de Mukatongazi et de Mataratara. Pour se nourrir, ils travaillent dans les champs des autochtones moyennant un petit bassin de cossettes de manioc. Cependant, des sources proches des humanitaires affirment qu'une distribution des vivres est en train d'être planifiée. La localité de Bukiringi dont la population est estimée à plus de 20 000 habitants ne dispose que de deux sources d'eau potable aménagées. D'autres ménages recourent à l'eau de la rivière pour boire et faire la cuisine. Le centre de santé de la place a déjà enregistré plusieurs cas de diarrhée, a indiqué son infirmière titulaire. La prise en charge des malades notamment des victimes de viol, n'est pas facile. Par ailleurs, ce centre reçoit quelques fois des médicaments de l'ONG Medair.

Kinshasa : André Kimbuta s'en va-t-en guerre contre la pollution sonore et le tapage. Huit églises et neuf débits de boisson viennent d'être fermés dans la commune de Matete, à Kinshasa, sur décision de l'autorité municipale, en application des mesures du gouverneur de la ville province. Ce dernier a décidé d'engager une lutte contre le fléau que constituent la pollution sonore et le tapage, diurne et nocturne, dont sont accusés églises et débits de boisson qui pullulent dans tous les coins de la capitale congolaise. Et le bourgmestre de Matete, Thierry Gaibene, n'a pas attendu pour passer à l'action. Il estime que le temps de la sensibilisation est passé. Mais il précise: la fermeture de ces établissements dans sa municipalité n'est qu'une mesure conservatoire, en attendant un arrêté du gouverneur. Car, qu'il s'agisse des églises comme des débits de boisson, il y en a auxquels les autorisations de fonctionnement seront retirés, et qui seront par conséquent fermés définitivement, et d'autres que l'autorité urbaine laissera poursuivre leurs activités, mais dans la stricte observance des règles, notamment en ce qui concrne la production sonore. Ainsi, selon le bourgmestre Gaibene, l'implantation d'une église ou d'un débit de boisson tiendra en compte de l'ancienneté de l'établissement, de son emplacement par rapport aux maisons d'habitation, de l'existence ou non d'autres établissements du même genre sur une même avenue. "On ne peut pas laisser sur une même avenue trois églises", a notamment le bourgmestre Thierry Gaibene.

CEPGL: vers la création d'une Cour de justice commune. La deuxième réunion des experts de la Communauté économique des pays des Grands Lacs (CEPGL) s'est clôturée jeudi à Kinshasa, en RDC. Les participants ont adopté quelques innovations sur des textes de base de l'organisation de manière à les adapter aux réalités du moment. Les experts de la CEPGL ont adopté : - l'intégration du volet économique ; - l'introduction d'un mécanisme de règlement des conflits avec l'instauration de la cour de justice de la communauté ; - et la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux. Le texte relatif à cette libre circulation existait, mais il n'a jamais été ratifié, a indiqué le chef de la délégation burundaise, T. Zeyimana. "Aujourd'hui, il y a, certes, ces impératifs de sécurité mais aussi ceux de la promotion de l'état de droit et de lutte commune contre les violations graves des droits humains. Il y a également le renforcement des objectifs économiques", a-t-il ajouté. Son collègue du Rwanda a appelé à la promotion de l'esprit communautaire. Ces innovations contenues dans deux conventions devront être soumises à l'approbation des gouvernements de trois pays, le Burundi, le Rwanda et de la RDC. Les assises de Kinshasa ont permis aux experts de ces trois pays d'adopter ces textes de base révisés de la CEPGL, après les travaux de décembre 2009 à Bujumbura, 24 ans après la création de cette organisation.

Samedi 20 février.
Joseph Kabila remanie le gouvernement qui passe de 54 à 44 membres.
Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a procédé à un vaste remaniement du gouvernement, qui passe de 54 à 43 membres, avec 20 nouveaux responsables, et dont aucun ex-rebelle ne fait partie. Le remodelage du gouvernement, annoncé vendredi soir, a pour objectif de réduire les dépenses de l'Etat et de préparer au mieux les élections prévues en 2011, ont indiqué des responsables. Le Premier ministre Adolphe Muzito, issu du principal parti de l'opposition (PALU), est maintenu dans ses fonctions. Parmi les principaux changements opérés, un proche du président et membre de son parti (PPRD), Matata Ponyo, a hérité du ministère des Finances. Le ministère du Budget a quant à lui été attribué à un membre de l'opposition, Jean-Baptiste Ntawa Kuderwa. Gilbert Tshiongo Tshinbinkubula, également issu du PPRD, prend les rênes du ministère de l'Energie, tandis que l'ancien ministre de l'Intérieur et de la sécurité, Celestin Mbuyu, sera chargé du secteur des hydrocarbures. Les services du Premier ministre ont confirmé qu'aucun ex-rebelle ne faisait son entrée au sein du gouvernement, et ce malgré les rumeurs faisant état de la nomination de deux "ministres non identifiés". En vertu d'un accord conclu le 23 mars dernier, plus de 15.000 ex-rebelles, dont les membres du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), à dominante tutsi, ont été officiellement placés sous le commandement de l'armée nationale congolaise. (Reuters)

Goma: retour des réfugiés congolais Rwanda, Julien Paluku rassure sur les garanties. Le gouvernement congolais tient compte de toutes les garanties possibles dans la gestion du processus de rapatriement des réfugiés congolais et rwandais. C'est en ces termes que s'est exprimé le gouverneur Julien Paluku vendredi dernier à la population au cours d'une conférence publique. Une foule immense, toutes couches sociales confondues, a pris part à cette rencontre de restitution de la tripartite RDC, Rwanda, HCR sur le retour des réfugiés des deux pays. La synthèse des travaux des experts, le contenu des accords ainsi que certains points du mécanisme du rapatriement de ces réfugiés congolais et rwandais sont les points saillants abordés tour à tour par le gouverneur de province Julien Paluku et le secrétaire exécutif de la commission nationale pour les réfugiés. Me Mupondo Rigobert. A propos de réfugiés congolais vivant sur le sol rwandais, le gouverneur a expliqué que les questions des chiffres, de région d'origine et de retour des réfugiés ont été longuement débattues par le groupe d'experts. Le gouverneur Paluku a rassuré la population : il y a 53 632 réfugiés regroupés dans environ 10 000 familles. Ils vivent dans 3 camps au Rwanda. Pour certains participants, le gouvernement devra gérer la question des réfugiés avec beaucoup de prudence. Le professeur Katshuva le précise : Je crois que la question des réfugiés n'a pas été suffisamment bien gérée. D'abord, nous avons une frontière qui n'est pas très longue mais très poreuse. Il y a des entrées et des sorties de sorte que nous avons l'impression que le pouvoir public n'a pas mis en place un système d'état civil fiable. En bref, le problème de mobilité entre le Rwanda et la RD Congo devra encore attirer l'attention des autorités congolaises au plus haut niveau. Au cours des débats, plusieurs points ont été soulevés par certains leaders d'opinion, notamment la problématique de la gestion des espaces dans les régions d'origine et de retour, le retour clandestin de certains réfugiés et bien d'autres préoccupations de la communauté.

Kasese : la population dans la hantise d'une attaque des FDLR. L'ultimatum lancé le 16 février par les rebelles des FDLR pour une négociation avec les autorités du Maniema, en vue de libérer environ 50 habitants de la localité de Nkumwa pris en otage le 8 février, a expiré vendredi à minuit. La population vit dans la hantise. Le gouverneur du Maniema joue à l'apaisement. Les éléments des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) avaient annoncé, mardi, leur intention de lancer une nouvelle attaque contre la localité de Kasese, située à 370 km de Kindu en territoire de Punia, si leurs exigences ne sont pas respectées. Outre la négociation avec l'autorité provinciale, ils ont réclamé un ravitaillement en nourriture et la séparation entre populations civiles et militaires. Réagissant à ces menaces qui effrayent la population de Kasese, le gouverneur du Maniema a lancé un message d'apaisement. Didi Manara Linga a déclaré qu'il n'y aura pas de négociation avec les FDLR, affirmant que toutes les dispositions sont prises pour sécuriser la population. Lors d'une attaque lancée le lundi 8 février dans la carrière minière dite " D 25 " à Nkumwa, les FDLR avaient déporté environ 50 habitants pour le transport d'une tonne de cassitérite pillée dans cette mine. Auparavant, ils avaient tué deux militaires des Forces armées de la RDC pour intimider la population, selon des témoins.

Dimanche 21 février.

Bukavu : le phénomène "enfants de la rue" prend de l'ampleur. Cette situation constitue un drame réel pour les acteurs sociaux impliqués dans l'encadrement de ces enfants. Jean-Jean Sainzoga, psychologue du PDER, explique : " Nous avons récupéré plus de 900 enfants de rue qui ont été hébergés dans nos centres. Et d'autres sont de Goma ou d'Uvira qui ont été ramenés chez eux. Il y a eu même 2 du Rwanda qui ont été ramenés au Rwanda. Nous avons aussi réunifié plus de 300 enfants dans leurs familles. Certains sont restés en famille, d'autres ont regagné la rue. La grande difficulté, c'est la rechute des enfants : l'enfant qui a été réunifié, revient encore dans la rue. On le réunifie, il revient encore dans la rue. On le réunit pour la troisième ou la quatrième fois, il refuse. Plusieurs de ces enfants là ne sont pas encore prêts à apprendre un métier. Il va commencer un métier et après deux mois, il ne trouve pas de gain financier direct, il abandonne; ça c'est une grande difficulté. Mais aussi, disons que les parents ne sont pas vraiment impliqués dans le processus. " Le PDER compte, pour l'année en cours, travailler directement avec les parents ciblés. Ceci, à travers des séances d'entretien et des causeries. Des groupes de travail sont prévus afin d'impliquer aussi des leaders locaux dans ce processus, à savoir : les chefs des quartiers et les présidents des marchés de Bukavu.

Kinshasa: les grandes lignes d'actions 2010 de la Banque mondiale en RDC. La directrice des opérations de la BM a exposé vendredi les grandes actions de cette institution du Bretton Woods en RDC, lors d'un point de presse à Kinshasa. Selon Marie Françoise Marie-Nelly, ces actions visent un certain nombre d'objectifs. L'objectif prioritaire de la Banque mondiale pour 2010 en RDC est d'aider le gouvernement congolais à atteindre le point d'achèvement, au plus tard, à la fin du premier semestre 2010, a-t-elle indiqué. Le secteur de l'énergie est aussi parmi les secteurs prioritaires de la Banque mondiale. Il s'agit, toujours selon la même source, des programmes de réhabilitation d'Inga I et Inga II, avec la mobilisation supplémentaire de 300 millions de dollars américains. La directrice des opérations de la Banque Mondiale en RDC a précisé qu'en ce qui concerne Inga I et Inga II, le gros des efforts sera concentré sur la passation des marchés. Quant à la réhabilitation de la ligne Inga-Kolwezi-Kasumbalesa, a révélé Marie Françoise Marie-Nelly, cinq de sept contrats sont déjà signés. Pour la directrice des opérations de la Banque mondiale en RD Congo, la réhabilitation des infrastructures de la SNCC (Société nationale des chemins de fer du Congo) est l'un des gros chantiers 2010 de son institution. Ce chantier est encore en phase de préparation. La Banque mondiale compte mobiliser 250 millions de dollars, indique la même source. Le gouvernement congolais se propose, quant à lui, d'injecter 200 millions de dollars dans ce projet. D'autres actions sont également prévues dans le secteur de l'eau et des routes.

L'ONG Merlin chassée de Punia, les conséquences se font sentir. Il y a 48 heures, l'ONG Merlin a été chassée de Punia par une partie de la population, suite aux tracts jetés par des personnes non autrement identifiées le 15 février dernier. Ces tracts menaçaient de mort toute l'équipe de Merlin si elle ne quittait pas le lieu. Mais déjà les conséquences se font sentir. Les prix des médicaments et actes médicaux sont multipliés par 5 voire par 10. Deux cas de décès sont déjà signalés faute de prise en charge. Selon plusieurs sources officielles contactées de Punia, parmi lesquels les agents de l'administration et de la société civile, ce sont seulement des pharmacies privées du personnel de l'hôpital général qui livrent des ordonnances pour tout soin. Les prix sont revus à la hausse et aucun acte médical ne peut se faire sans argent, par exemple : ?frais d'accouchement reviennent à 15 000 FC alors qu'ils coûtaient 3000 FC, ?quant à l'intervention chirurgicale, elle coûte 100 à 150 dollars américains au lieu de 15 000 FC. Un homme souffrant d'hernie est mort faute de moyens. Le malade s'est présenté avec le montant habituel de 15 000 FC pour recevoir des soins, mais l'hôpital lui réclamait 100 dollars. Par ailleurs, une femme a perdu son enfant parce qu'elle était incapable de réunir 150 dollars des frais d'opération exigés. Cette situation intervient au lendemain du départ précipitée de toute l'équipe de Merlin de Punia. Malgré l'opposition d'une bonne partie de la population, les agents de Merlin ont préféré partir. Toutefois, l'autorité provinciale indique que les pourparlers vont continuer avec cette ONG pour trouver un compromis.

Parc de la Salonga : des braconniers déciment les espèces protégées. Deux secteurs du territoire de Monkoto dans la Tshuapa, en province de l'Equateur, sont sous contrôle des braconniers. Ces derniers déciment les espèces protégées au parc national de la Salonga, selon le commissaire de district de la Tshuapa, Il ajoute que les policiers à sa disposition ne sont pas en mesure de faire face à ces braconniers qui portent des armes de guerre. M. Isekusuance un appel aux autorités hiérarchiques afin qu'elles libèrent les deux secteurs de Monkoto et de Bianga de l'emprise des braconniers. Selon le commissaire de district Willy Isekusu, ces braconniers sont pour la plupart d'anciens démobilisés. Ils portent des armes de guerre. Cette situation perdure depuis une année. Ni l'effectif des policiers affectés au territoire de Monkoto, ni les armes qu'ils détiennent ne peuvent faire face à ces braconniers fortement armés. Le commissaire de district lance un appel aux autorités hiérarchiques. L'ADG de l'ICCN (Institut congolais de la conservation de la nature) déplore la même situation. Selon Cosmas Balongelwa, des affrontements armés ont opposé mardi dernier les gardes du parc de la Salonga à près de 80 braconniers.