Journal d'Afrique Centrale - R.D.C.
du 18 Avril au 1er Mai 2010
n°144


Chronique réalisée par Luc de l'Arbre

 


Dimanche 18 avril.

La gouverneur générale du Canada à Kinshasa. La Gouverneur générale de la confédération du Canada, Michaëlle Jean, est arrivée, dimanche après-midi à Kinshasa, dans le cadre de sa toute première visite officielle en RDC. C'est la forme de contact diplomatique la plus élevée qu'entreprend en RDC la gouverneur générale du Canada, l'équivalent d'un chef d'Etat même, si elle règne mais ne gère pas le pays au quotidien. A Kinshasa, Michaëlle Jean doit s'entretenir avec le président de la République et le Premier ministre. Il est également prévu une allocution devant les deux chambres parlementaires réunies. Du côté social, elle doit visiter la clinique de Ngaliema, une institution médicale soutenue par la coopération canadienne. Au cours de cette visite de 48 heures, la Gouverneur générale doit se rendre aussi à Goma pour rencontrer les femmes victimes des violences sexuelles au Nord Kivu.

Montée de l'insécurité à Butembo-Lubero. Meurtres, vols à main armée et pillages sur la route Butembo-Goma et dans la ville de Beni au Nord Kivu sont devenus monnaie courante, constate la société civile. Elle condamne ce regain de violence et appelle les autorités à assurer la protection de la population et ses biens. Le dernier meurtre remonte à la nuit de samedi dans la ville de Butembo, au quartier M'siri, annonce la société civile dans un communiqué remis à la presse. Mardi, c'était le tour de Hubert Matendo, gérant de la Coopérative d'épargne "La Semence ", d'être abattu par deux hommes en armes en son domicile, à 20 heures. Les meurtriers ont emporté un ordinateur ainsi que 2 téléphones portables, indique la même source. Une dame de 46 ans a été criblée de balles à Beni vendredi dernier à 5 heures du matin devant son domicile par des hommes armés. Par ailleurs, la société civile signale des cas de criminalité sur la route Butembo-Goma, surtout entre Lubero et Katendi. En l'espace de 4 jours, 5 véhicules ont été la cible des coupeurs de route. Devant ce regain de criminalité, la société civile appelle les autorités administratives, militaires et policières à plus de responsabilité dans la sécurisation des personnes et de leurs biens.

SN Brussels annule ses vols vers l'Europe, près de 600 passagers bloqués à Kinshasa. Près de 600 passagers de la compagnie aérienne Brussels Airlines, y compris le patron de cette compagnie, ne peuvent pas se rendre en Europe. Motif : la fumée dégagée par le volcan islandais paralyse le trafic aérien en Europe. Selon un communiqué publié samedi par Brussels Airlines, l'annulation de tous les vols court jusque lundi prochain. Sven Marinus, représentant de SN Brussels en RD Congo, explique la situation : L'IATA (l'Association internationale du transport aérien) a estimé que le manque à gagner… est environ de 200 millions de dollars par jour, toutes les compagnies confondues. Donc on a annulé tous les vols réguliers planifiés jusque lundi matin. Ceci veut dire que nous avons un avion non courrier qui est encore ici à Kinshasa. Et on va essayer de l'envoyer le plus vite possible en Europe. Mais ça sera probablement considéré comme un vol de rapatriement qui ne va pas opérer comme un vol normal. La même source confirme que le patron de SN Brussels fait partie de ce lot de passagers bloqués à Kinshasa. (Radio Okapi)

Pas de retrait précipité de la Monuc, message de la société civile à Alan Doss. Pas de retrait précipité de la Monuc. Les délégués de la société civile de la capitale l'ont dit au cours d'un échange samedi avec le Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies à Kinshasa. Au contraire, ils découragent ce retrait et demandent plutôt une concertation nationale pour évaluer l'impact d'une telle décision. Par rapport au départ de la Monuc, nous disons oui, mais pas maintenant. Nous pensons que les acteurs de la société civile, du gouvernement ainsi que la communauté internationale doivent se concerter pour voir comment cela doit se faire parce que c'est une question qui engage toute la nation congolaise. Un autre soutient : Nous avons des choses à opposer à la Monuc. Nous pouvons aussi opposer certaines réalités à notre gouvernement même s'il y a une question de souveraineté de sorte que l'après Monuc ne puisse pas être une catastrophe. Nos amis qui sont en provinces, notamment en Ituri, à Bafwasende, dans les Haut et Bas Uélé, estiment que c'est précipité de faire partir la Monuc bientôt. Pour ce délégué de la société civile, ces zones sont névralgiques. Le retrait doit être conditionné. Nous n'avons pas encore une armée forte, disciplinée pour défendre la population et ses biens. Le point de vue de délégués de la société civile intervient à quelques heures de l'arrivée à Kinshasa d'une délégation du Conseil de sécurité des Nations unies. (Radio Okapi)

Les Cénacles de Prière Missionnaire: un mouvement au service de la Mission. Les C.P.M. ont été fondés par le combonien P. Claudino Ferreira, leur objectif principal est la sensibilisation de la conscience missionnaire des chrétiens dans les CEVB et paroisses. En 1998, les CPM ont reçu l'aval de S.E. le Cardinal Frédéric ETSOU et petit à petit se sont disséminés dans des différentes paroisses de la capitale jusqu'à atteindre les 26 CPM actuels. Ce mouvement s'est répandu aussi dans d'autres diocèses de la RDC, Kisangani, Isiro, Wamba, Bondo, Butembo … et cela souvent par initiative des laïcs missionnaires. En plus de la rencontre hebdomadaire de prière, les membres du C.P.M. s'engagent en activités d'apostolat comme l'évangélisation porte à porte ou l'assistance aux plus démunis. (Ademis)

Un couloir humanitaire ouvert pour les civils bloqués dans le nord-est. Le gouvernement de la RDC a ouvert un couloir humanitaire pour permettre la sortie de centaines de civils pris entre les feux de l'armée et des milices rebelles dans la Province Orientale, dans le nord-est du pays. " Nous avons décidé [d'ouvrir] ce couloir, car nous avons enregistré plusieurs centaines de morts et une morbidité sévère parmi la population civile bloquée entre les milices et les Fardc. Avec ce [couloir], ils vont sortir et rejoindre les zones sécurisées ", a dit Rustic Avo, Vice-commissaire de district de l'Ituri. Selon les autorités locales, au moins 5 000 civils sont bloqués depuis décembre 2009 dans la zone de Mukato Ngazi, à environ 100 km au sud de Bunia, suite à une grande offensive du gouvernement contre les rebelles à PotoPoto, Mokato et Tchey, au sud de Buniai. " Ils ont soufferts et continuent de souffrir. Les Fardc les prenaient [pour] des milices [rebelles]… et les milices rebelles les [utilisaient] comme boucliers - ils les ont pillés, torturés et violés ", a dit un notable Ngity local de la communauté des Walendu bindi qui a préféré garder l'anonymat. (Irin)

Lundi 19 avril.

Mbuji Mayi: le procureur plaide pour une nouvelle prison. "La solution au problème de surpopulation de la prison centrale reste la construction d'une nouvelle prison qui répondrait aux standards de la ville", déclare Léon Kuminga, procureur du parquet de grande instance de Mbuji Mayi.

Les Maï Maï enlèvent 21 personnes dans les hauts plateaux d'Uvira. Certains étaient à leur domicile, d'autres revenaient des champs. Selon la société civile, vingt hommes et une femme ont été enlevés dans les villages de Rubuga, Kangobwa et Kalungu. D'après la même source, les responsables du groupe armé accusent ces otages d'avoir servi d'éclaireurs aux Fardc dans le cadre de l'opération Amani Leo. Les Maï Maï de l'Union du Peuple congolais pour la Révolution (UPCR), basé dans les hauts plateaux d'Uvi, annoncent que des pourparlers sont en cours avec les chefs de groupements et de villages.

Niangara: les LRA tuent trois personnes et mutilent une fille. L'Armée de Résistance du Seigneur (LRA), mouvement rebelle ougandais, continue à faire couler le sang et à semer la désolation au sein de la population de la Province orientale. Selon la société civile locale, les hommes de Joseph Kony ont tué trois personnes et mutilé une fillette dans la cité de Niangara et sa périphérie. Mardi 13 avril, les assassins ont surpris la première victime à son domicile à Bamunga, à 8 km de la route Nyambia. Ils ont fait de même avec deux autres personnes, samedi dernier, à un km de la même route. La société civile donne plus de détails sur le martyre que les rebelles ougandais ont fait subir à une jeune fille de douze ans du quartier Zande. Partie en brousse avec des amies à la recherche de bois de chauffe, elle a été attrapée par une bande de quatre éléments LRA. Ils lui ont coupé les deux lèvres et l'oreille droite. Les autres fillettes ont réussi à s'échapper. Pour Dominique Samwetu, les incursions des rebelles ougandais sur la rive droite de la rivière Uélé - où ces trois derniers actes ont été commis - ne peuvent surprendre outre mesure. Cette zone est la moins sécurisée par les Fardc. (Radio Okapi)

Kisangani: vol du matériel de livraison de passeports. Un kit informatique composé du matériel pour capture de photo, d'ordinateur et de scanner a été volé la nuit de dimanche dans les installations de la chancellerie des Affaires étrangères à Kisangani, en Province Orientale, selon un responsable de ce centre. Conséquence: les activités de livraison de passeports sont paralysées sur toute la ville. Les voleurs armés ont réussi à neutraliser le policier de garde qui n'était pas armé.

Coopération transfrontalière: réunion entre gouverneurs congolais, rwandais et burundais. Eradiquer l'insécurité, faire revenir les réfugiés et réhabiliter les infrastructures. Le menu des discussions s'annonce copieux pour les représentants de la Communauté économique des Pays des Grands Lacs (CEPGL). Ils sont réunis depuis lundi à Gisenyi, ville rwandaise voisine de Goma.

Nord Kivu : combattre la corruption dans la province. "Office pour la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption." C'est le nom de la structure instituée par un arrêté du gouverneur du Nord-Kivu le 13 avril dernier. Elle a pour mission de détecter puis de conduire des audits pour des cas de corruption et de détournement de deniers publics.

Des escrocs agissent au nom de Joseph Kabila. Le cabinet du président Joseph Kabila a condamné, le week-end dernier dans un communiqué, des cas d'escroquerie et de chantage commis ces derniers temps par des personnes se présentant comme mandataires de la présidence de la République. Selon le directeur de cabinet du chef de l'Etat, Gustave Beya Siku, ces escrocs procèdent par des actes de chantage et de trafic d'influence, commis au détriment de simples citoyens. Ils se présentent soit comme des mandataires de la présidence de la République, soit comme de proches collaborateurs du chef de l'Etat. Le communiqué invite le public à dénoncer les auteurs pour qu'ils soient déférés devant la justice.

Mbandaka: 100 familles en détresse sur le fleuve Congo. Près de 100 familles, passagères de différents bateaux sont bloqués sur le fleuve au niveau de la province de l'Equateur et connaissent de sérieux problèmes de survie. Ces passagers se plaignent du manque de nourriture, médicament, eau et d'autres denrées indispensables.
Cette situation est une des conséquences de la décision prise par les autorités, après l'attaque de Mbandaka le 4 avril: le contrôle du trafic sur le fleuve Congo entre Kinshasa et Kisangani, via Mbandaka.

"Le sort de l'Afrique dépend de la paix en RDC". Pour Michaëlle Jean, les femmes sont l'espoir de l'Afrique
"Le vent du changement souffle en Afrique." C'est ce qu'a déclaré ce matin la Gouverneure générale du Canada au cours d'une séance académique devant le Congrès. Michaëlle Jean s'adressait aux députés et sénateurs en marge de sa visite officielle en RDC. Au Cours d'une allocution très applaudie par le public, elle a déclaré : Nous estimons que l'Afrique a grand besoin que la paix et la sécurité prévalent en RDC et dans l'ensemble de la région des Grands Lacs. Nous croyons que le sort de tout le continent africain en dépend. Toute notre coopération vise à appuyer ce grand rêve. Pour Michaëlle Jean, la renaissance de l'Afrique passera par les femmes. " Elles portent l'Afrique sur leurs épaules. Elles sont au cœur de l'espoir en Afrique, " a-t-elle ajouté.

Pollution à Muanda, une plainte contre la société pétrolière Perenco. Une plainte contre la société pétrolière Perenco sera bientôt déposé au tribunal de Paris en France, a annoncé, dimanche, le député national Jean Claude Mvuemba du Mouvement du peuple congolais pour la république (MPCR). Cette société, qui exploite le pétrole à Muanda à plus de 200 km de Matadi dans le Bas-Congo, est accusée de polluer cette contrée de la province. Le député Mvuemba précise le sens de la démarche : Comme vous le savez, le société Perenco ne veut pas s'assumer en ce qui concerne la pollution dans notre pays, à Muanda. Au lieur de vouloir toujours se cacher derrière certaines autorités à travers d'autres ONG et associations, qui ne sont reconnues que par eux-mêmes, pour que nous puissions connaitre le même sort que ce que vient de faire la société CTC par rapport l'ex-Ofida. C'est pour cela, nous avons décidé d'aller plus loin dans cette affaire, conformément à la résolution du sommet de Copenhague: 'pollueur - payeur.' (Radio Okapi)

Kibaligoldmines, projet prometteur mais beaucoup de défis. KibaliGoldmines, c'est cette coentreprise entre RandGold Ressources, AngloGold Ashanti et l'Okimo. Cette joint venture a l'intention de devenir le plus grand projet d'or en Afrique, a déclaré dimanche soir à Kinshasa, son président, Mark Bristow. Ce projet vise l'exploitation de 600 tonnes d'or en Ituri dont au moins 230 tonnes sont déjà déclarées économiquement rentables. Les trois partenaires veulent y construire une mine souterraine, qui pourrait donner le premier lingot d'or dans deux ans. L'investissement avoisine un milliard et demi de dollars américains. Déjà, l'électricité se pose comme une contrainte majeure. Le projet KibaliGoldmines demande au moins 25 Megawatts. Première visée, la centrale de Nzoro, située dans la région et qui peut fournir à elle seule 18 Megawatts, doit être réhabilitée. Mais l'idée va plus loin, trouver d'autres associés pour développer un réseau électrique dans le Nord-Est de la RDC. Le potentiel y est et pourrait fournir environs 50 Megawatts. 100 millions USD disponibles. Les actionnaires sont prêts à dégager une centaine de millions de dollars américains pour construire ce pool avec de nouvelles centrales hydroélectriques. Selon les responsables de KibaliGoldmines, le surplus profiterait aux populations locales. La zone étant un pont entre la RDC et l'Afrique de l'Est, les initiatives privées pourraient s'y retrouver aussi, déclare Louis Watum, patron de KibaliGoldmines.Mais ce défi énergétique est accompagné de deux frères autres : améliorer la sécurité dans la région, relocaliser 15 000 personnes. Parmi elles, des creuseurs artisanaux qu'il faut reconvertir en d'autres emplois plus rémunérateurs. (Radio Okapi)

Le Conseil de Sécurité reporte sa visite en RDC. Les représentants des pays membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui devaient se rendre à Kinshasa du 17 au 19 Avril ont dû reporter leur visite à une date ultérieure à cause des nuages de cendres causés par l'éruption du volcan Eyjafjallajokull en Islande le 14 avril, qui perturbent le trafic aérien en Europe.

Mardi 20 avril.

SN Brussels Airlines reprend ses vols mardi soir. Près de 360 passagers de SN Brussels Airlines voyageront en principe mardi soir de Kinshasa à destination de Bruxelles. Cette mesure intervient après l'ouverture du trafic aérien décidé lundi par le service d'aviation civile européen. C'est donc un soulagement pour environ 600 passagers bloqués à Kinshasa depuis la semaine dernière. Le patron de Brussels Airlines en RDC signale tout de même que la situation reste encore en alerte. 568 passagers de Kinshasa et du Cameroun pourront être ramenés à Bruxelles mardi, a précisé Sven Marius. Outre SN Brussels Airlines, Air France a également annoncé la reprise de son trafic à partir de Kinshasa dès mardi soir sans toutefois fournir des détails.

CEPGL: la RDC, le Rwanda et le Burundi ouvrent leurs frontières 24h/24. Ce rapprochement permettra non seulement d'accroître les activités commerciales transfrontalières, mais aussi de rapprocher les peuples. Il est le fruit d'une réunion de deux jours à Gisenyi, ville rwandaise frontalière du Nord-Kivu, entre les gouverneurs de provinces des trois Etats-membres de la Communauté économique des Pays des Grands Lacs (CEPGL). Le poste frontalier de la Corniche, entre Goma et Gisenyi, servira d'expérimentation. Les frontières de Ruzizi 1 et 2, Kavinvira-Gatumba-Bugarama, resteront ouvertes après une évaluation de la phase expérimentale attendue pour le trimestre prochain. La quasi totalité des recommandations adoptées lors de la première réunion de Bukavu ont été exécutées, selon Gabriel Toy. Il s'agit notamment des visites entre gouverneurs, de la coopération en matière de sécurité - qui passe par une surveillance conjointe des frontières - et de l'encouragement à la libre circulation des personnes et des biens. (Radio Okapi)

Insécurité à Mbandaka: les chefs de quartier pour épauler la police. Le gouverneur de l'Equateur, Jean-Claude Baende, a dévoilé lundi aux chefs de quartier et de rue son plan sécuritaire. Mbandaka connait une hausse du nombre de braquages depuis l'attaque d'un groupe d'insurgés le 4 avril dernier. Des hommes non identifiés mais portant l'uniforme en seraient responsables. Ces nouvelles mesures imposent aux chefs de quartier, autorités les plus proches de la population, de tout mettre en œuvre pour assurer la sécurité de leurs administrés. Dès mardi, ils doivent identifier et recenser les résidants de leur zone et signaler aux autorités toute personne suspecte. Les chefs de quartier doivent également organiser avec les jeunes hommes une résistance populaire contre les voleurs. Dernière mesure sécuritaire : les patrouilles mixtes de la PNC, des Fardc, de la police civile de la Monuco ct des casques bleus. Une réunion a regroupé mardi l'autorité provinciale, la police, l'armée, l'Agence nationale de Renseignements (ANR) et la Monuc pour planifier ces patrouilles. (Radio Okapi)

J-3 pour la transformation des entreprises publiques en sociétés commerciales. Le délai d'une année donné à toute entreprise publique pour devenir société commerciale expire vendredi. Le Comité de Pilotage de la Réforme des Entreprises publiques (Copirep) a commencé lundi une série de réunions avec les patrons pour évaluer le chemin parcouru. Premier constat : la transformation a pris du retard. Toutes ces sociétés doivent élaborer leurs nouveaux statuts. Elles doivent surtout évaluer leur patrimoine pour déterminer leur propre valeur. Pourtant, le dépôt des bilans annuels n'est pas terminé. Au 31 mars, seules cinq entreprises publiques avaient communiqué le résultat de l'exercice 2009. Autre difficulté : on ne connaît ni le passif, ni l'actif, ni le patrimoine de certaines sociétés. Cette situation prévaut depuis vingt ans dans certaines sociétés, selon la même source. Sans connaissance du patrimoine, sans certification du bilan par un cabinet d'expert, il est difficile de fixer le prix d'une entreprise pour ouvrir la porte aux investisseurs privés intéressés par le rachat d'actions. (Radio okapi)

Beni: la société civile s'alarme du regain d'insécurité. La police de Beni invite la population de Beni à s'impliquer dans sa propre sécurisation. Ce mardi matin, le corps d'un élève de huit ans a été retrouvé entre deux salles de classe de l'école primaire Kilowa, à Beni. Selon la société civile locale, la victime est morte par étranglement. La police a ouvert une enquête pour identifier les auteurs du crime.

Sud Kivu: le gouverneur Muderwa démissionne. C'est officiel. Le gouverneur de la province du Sud Kivu Louis Léonce Chirimwami Muderwa a déposé sa démission lundi, après 17 mois à la tête de la province. Le directeur de cabinet du président de la République a pris acte de sa démission, selon le bureau de l'assemblée provinciale du Sud Kivu.

Bukavu: 135 USD pour chaque ex-combattante démobilisée. Quarante six femmes ex-combattantes ont reçu, mardi à Bukavu, leur kit de réinsertion socio économique d'une valeur de 135 dollars américains de mains de la Caritas diocésaine. Selon le coordonnateur de Caritas à Bukavu, les bénéficiaires sont des femmes démobilisées qui ont terminé la formation. Les ex-combattantes ont reçu un kit correspondant au métier qu'ils ont choisi : le petit commerce, petit élevage, la fabrication de pain et ou de beignets, etc. La même opération est prévue pour 19 ex-combattantes dans la commune de Bagira.

Walungu: des militaires assiègent le bâtiment d'une radio locale. Le nouveau bâtiment en cours de construction destiné à abriter la radio communautaire Mulangane de Walungu, à 50 km de Bukavu, est occupé par des militaires depuis octobre 2009. Selon un des responsables de cette radio, le site de la radio, sur la colline Ngando abrite aussi une position militaire des Fardc engagés dans l'opération Amani Leo. Ces derniers ont choisi le moment des travaux de finissage en cours pour s'introduire dans le bâtiment de la radio. Pour le porte parole de l'opération Amani Leo au Sud-Kivu, les militaires ne se sont jamais opposés à la poursuite des travaux, mais ils entrent souvent dans le local vide juste pour s'abriter.

Dungu: les Fardc appelées à poursuivre la traque contre la LRA. Les opérations militaires Fardc contre les rebelles ougandais de la LRA doivent se poursuivent, a déclaré le commissaire de district assistant du Haut-Uélé. Ceci, afin de réduire sensiblement la capacité de nuisance de cette rébellion sur le sol congolais. Il a tenu ces propos à l'issue d'une rencontre d'évaluation de la situation sécuritaire et humanitaire qu'il a présidée à Dungu.

Mercredi 21 avril.

Bendera: la paludisme fait rage parmi les enfants. Depuis trois semaines, le paludisme a fait des dizaines de morts parmi les enfants dans la localité de Bendera, située à 120 km au nord de Kalemie.

Mbuji-Mayi: 800 élèves étudient à l'ombre des arbres. Quelque 780 élèves des écoles primaires Tshidima et Dinanga dans la commune de Bipemba étudient sous des arbres. Ils attendent la fin des travaux de réhabilitation du bâtiment scolaire déjà vétuste. Des travaux qui devaient initialement prendre fin le 31 mars dernier.

Makanza: des bandits armés attaquent trois bateaux. Les faits se sont produits lundi en amont du campement Nzambe Malamu, dans le territoire de Makanza sur le fleuve Congo, Selon les victimes, les voleurs ont extorqué des biens de valeur et de l'argent aux passagers de trois bateaux avant de les relâcher quelques heures plus tard.

Maniema: que prévoit la loi pour l'intérim du gouverneur démissionnaire ? Didi Manara Linga a démissionné samedi dernier de ses fonctions de gouverneur du Maniema. Son vice-gouverneur l'avait fait avant lui. Depuis son retrait, la province du Maniema est dirigée par le ministre provincial de l'Intérieur qui assure l'intérim du chef de l'exécutif provincial.

Lubumbashi: les réfugiés expulsés de Zambie privés d'assistance. Près de trois semaines après leur départ forcé de Zambie, 30 Congolais attendent de connaître leur sort dans les installations de la Direction générale des Migrations (DGM/Katanga) à Lubumbashi. Ils décrient leurs conditions de vie et plaident pour une intervention des autorités en leur faveur.

Goma: la gouverneure générale du Canada veut mobiliser contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Michaëlle Jean a appelé, mardi à Goma, à une mobilisation de la communauté nationale et internationale pour mettre fin aux violences faites aux femmes et aux enfants dans l'est de la RDC

Caméraman tué à Butembo: deux militaires condamnés à mort. Le verdict de la cour militaire de la garnison de Beni-Butembo est tombé mardi. Le sous-lieutenant Senga Safari et le sergent Paluku Selemani Nguesese sont condamnés à la peine capitale. Ils ont été reconnus coupables de l'assassinat, le 5 avril dernier, du reporter caméraman Patient Chebeya Bankome.
Mbandaka: Alan Doss promet de renforcer la Monuc. Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC a promis mercredi au gouverneur de la province de l'Equateur de renforcer la présence des casques bleus dans la ville. Celle-ci avait été momentanément prise par des insurgés le 4 avril. Jean-Claude Baende avait demandé au représentant onusien de l'aider à faire face à l'insécurité au Sud-Ubangi et dans la ville de Mbandaka. Alan Doss a profité de sa visite dans la capitale provinciale pour s'entretenir avec l'état-major de la troisième région militaire de la situation sécuritaire dans la région. Combats en cours. Simultanément à Kinshasa, le porte-parole de la Monuc a donné des explications quant aux opérations dans la province. Il a confirmé le contrôle de la ville de Mbandaka par les Fardc. Toutefois, il a relevé les combats en cours à Nganda-Bumba et de Wendji-Secli, à 50 km au sud de la ville de Mbandaka. Selon Madnodje Mounoubai, cela justifie le redéploiement des troupes FARDC dans le secteur. (Radio Okapi)
Jeudi 22 avril.

Assemblée nationale: des députés accusent le gouvernement de fragiliser les provinces. Il y a de l'orage dans l'air entre les provinces et le pouvoir central. Le Premier ministre l'a constaté mercredi à l'Assemblée nationale. Convoqué pour répondre à une question orale du député Jean-Lucien Busa, Adolphe Muzito a reçu 400 questions de parlementaires, surtout sur la " déstabilisation des institutions provinciales par le pouvoir central. " Il dispose d'une semaine pour y répondre. Certains députés ont affirmé que le pouvoir central a joué un rôle néfaste dans la crise institutionnelle en Equateur, dans la démission des gouverneurs du Sud-Kivu et du Maniema, ainsi que dans la démission du bureau de l'assemblée provinciale du Bandundu. Les préoccupations des députés nationaux sont largement dues à l'attaque, le 4 avril, de la ville de Mbandaka par un mouvement insurrectionnel. Financer les provinces. Adolphe Muzito devra également s'expliquer, entres autre, sur la situation financière difficile que traversent les provinces. Plusieurs députés sont d'avis que ces collectivités territoriales sont financièrement démunies. Ils déplorent aussi le fait que l'apport financier du gouvernement ne soit pas connu. Pour préciser les subventions du gouvernement, le député Disashi Kalenga a interpellé Adolphe Muzito : " Il y a des mécontentements concernant les 40 % de rétrocession prévus par la constitution (NDLR: des recettes à caractère national dues aux provinces). Voulez-vous dire au peuple congolais, à travers la représentation nationale, le montant exact que le gouvernement a versé à chaque province et sa périodicité depuis 2007 ? " Pour le Premier ministre, trois provinces seulement disposent d'atouts suffisants pour se prendre en charge : Kinshasa, le Bas-Congo et le Katanga. Le développement du pays ne serait pas équilibré sans recettes à l'échelon national, selon le chef du gouvernement congolais. Il a ajouté : " Outre les recettes alignées par le pouvoir central pour les provinces et l'appui des partenaires techniques et financiers, les provinces sont appelées à générer leurs recettes propres. " (Radio Okapi)

Événements de Mbandaka: 49 civils exécutés par les Fardc, selon l'Asadho. L'Association africaine de Défense des Droits de l'Homme en RDC (Asadho) accuse les forces loyalistes d'avoir exécuté 49 civils au lendemain de l'attaque, le 4 avril, de la ville de Mbandaka par des insurgés se réclamant du Mouvement de Libération indépendant et Alliés. Le gouvernement provincial de l'Equateur rejette cette accusation

5 morts, bilan d'une forte pluie à Kinshasa. Les victimes, membres d'une même famille, ont trouvé la mort au quartier Salongo Bim Sum, dans la commune de Lemba. Le mur de leur habitation s'est effondré sur une femme de 65 ans et ses quatre petits-fils. La pluie a commencé mercredi 21 avril vers 22 heures locales et s'est poursuivie jusqu'aux petites heures de la matinée de jeudi. La rivière Mokali a quitté son lit pour former un lac artificiel sur le boulevard Lumumba au niveau du quartier Kingasani. Des dizaines de familles ont tout perdu dans l'inondation de leur maison. Pour la population sinistrée, il faut que les autorités compétentes prennent en charge les pertes et assurent une bonne urbanisation pour la canalisation des eaux.

Ituri: affrontements dans le Walendu Bindi. Les Fardc et les miliciens du Front Populaire pour la Justice au Congo (FPJC) s'affrontent depuis trois jours dans plusieurs localités de la collectivité de Walendu Bindi. Des sources proches de l'armée régulière parlent de quatre blessés graves dans les rangs des forces loyalistes. Aucun bilan n'est encore avancé du côté des assaillants. Les deux parties belligérantes se rejettent la responsabilité de la reprise des combats. Selon un officier Fardc, les miliciens du FPJC ont lancé l'offensive contre leur position. Les villages Mukatongaz, Mabiri, Djanda et Kpouma à plus de 70 km de Bunia constituent le théâtre de ces affrontements. La même source affirme qu'après d'intenses combats, les forces loyalistes ont repoussé les assaillants au-delà de leurs positions, notamment à Apa, Uku, Kule vers la foret de Mont Hoyo. Un notable de la collectivité de Walendu Bindi précise que des détonations d'armes retentissent depuis mardi 20 avril par les habitants de Bukiringi. Sharif Manda, leader du FPJC, qui reconnait ces attaques, précisent que ses troupes ont lancé cette offensive pour déjouer l'attaque planifiée par les Fardc contre leurs positions. (Radio Okapi)

Affaire Didace Namujimbo: un prévenu sème la panique au tribunal. L'auteur de la panique survenue jeudi est un sergent-major des Fardc accusé de complicité dans le meurtre de Didace Namujimbo. Le journaliste de Radio Okapi a été abattu en novembre 2008 à Bukavu. Le prévenu a tenté de ravir une arme à un militaire commis à la garde du tribunal. Après une dizaine de minutes de panique, l'individu a été maîtrisé et l'audience a repris normalement. Dans la salle, personne n'a compris le motif de ce coup de colère. Toutefois, les témoins affirment qu'au cours des audiences, ce prévenu s'illustre souvent en insultant les avocats de la partie civile et les magistrats du tribunal militaire de garnison. Au cours d'une précédente audience, il avait requis la peine de mort à l'endroit de sept prévenus et l'acquittement pour d'autres accusés. Il a requis les mêmes peines jeudi à l'endroit de chacun des quinze prévenus. La défense a sollicité de nouveau que la cour ne prenne pas en considération des accusations non étayées de preuves. (Radio Okapi)

Bas-Uélé: le contingent sénégalais se désengage de Dingila. Le lieutenant-général Babacar Gay a annoncé mercredi que le contingent sénégalais devait quitter définitivement le poste de Dingila, à 500 km au nord de Kisangani dans le district du Bas Uélé. Cette opération s'inscrit dans le cadre du désengagement progressif de la Monuc en RDC. Le commandant de la force onusienne s'est rendu à Isiro et Dingila avec le général de brigade Jean-Claude Kifwa, commandant de la neuvième région militaire Fardc. Jean-Claude Kifwa a souligné que l'évaluation des conditions techniques de la relève doit se faire au plus vite et avant le départ du dernier casque bleu. Cependant, ce départ alarme la population de Dingila qui craint la présence des rebelles ougandais de l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA). Dans un mémorandum remis à Babacar Gay, la société civile réclame le maintien et le déploiement de la Monuc à Ango, Dakwa et Banda dans le territoire d'Ango.

Lambert Mende balaie les critiques des ONG. Le ministre de la Communication et des Médias et porte-parole du gouvernement a attaqué jeudi les derniers rapports de International Crisis Group (ICG) et de l'Association africaine de Défense des Droits de l'Homme en RDC (Asadho). ICG dénonce un enlisement de la démocratie en RDC. Selon Lambert Mende, l'organisation se base sur de vieilles données politiques. Le ministre a tout de même reconnu que le rapport de ICG contient certaines vérités, sans donner plus de détails. L'Asadho affirme que les FARDC auraient abattu 49 civils lors des évènements de Mbandaka. Lambert Mende a avancé qu'il y avait des erreurs sur les lieux et l'identité des victimes, de sorte qu'il se demandait si les enquêteurs de l'Asadho avaient bien séjourné à Mbandaka.

Deux condamnés à mort norvégiens bientôt rejugés. La Haute Cour militaire a accepté mercredi les arguments des avocats de Joshua French et Tjostolv Moland. Leurs défenseurs ont plaidé que des erreurs avaient entaché le procès en première instance de leurs clients. Le colonel Bassolo Yeliambela, juge à la Haute Cour militaire, a déclaré que son tribunal " annule la décision et renvoie le cas devant la cour militaire de la Province orientale. " Joshua French et Tjostolv Moland comparaitront devant de nouveaux juges à Kisangani. En septembre 2009, les deux hommes avaient été reconnus coupables du meurtre de leur chauffeur et d'espionnage. Ils avaient perdu en appel en décembre.

Vendredi 23 avril.

Insécurité à Beni: la société civile propose la démilitarisation de la ville. Les populations de la ville de Beni et de ses environs, dans la province du Nord-Kivu, dénoncent la récurrence des actes d'assassinat, d'extorsion et de cambriolage ces trois dernières semaines. Les associations locales estiment que certains militaires Fardc, livrés à eux-mêmes, sont la cause de ces troubles. C'est pourquoi elles demandent le retrait des troupes hors des zones urbaines. Les autorités provinciales sont appelées à trouver des solutions urgentes à cette situation.

Lubumbashi: début de réhabilitation de l'aéroport de la Luano. Les premiers travaux consistent à colmater les fissures et boucher les nids de poule. Ils sont exécutés par l'entreprise chinoise CREC-7 et dureront cent jours. Cette réhabilitation a débuté hier jeudi en attendant les grands travaux prévus pour juin 2010 avec le financement de la Banque africaine de développement. Pour ne pas perturber le trafic aérien, les travaux seront exécutés de nuit indique le ministre provincial des infrastructures. Au delà de la réfection, la polémique persiste sur les 1,6 million de dollars que le gouvernorat du Katanga aurait prêtés à la Régie des voies aériennes, RVA. L'accord entre le gouvernement du Katanga et la RVA aurait été conclu il y a 3 ans. A l'époque, Kabuya Lumuna était le patron de la RVA. L'entreprise devait rembourser le fonds avec des intérêts de 12% l'an. Toujours selon cet accord, le groupe Forrest devait réfectionner une partie de la piste de la piste de la Luano. Le ministre katangais des Infrastructures a confirmé l'existence de cet accord jeudi à Lubumbashi lors du lancement des travaux préliminaires de la réhabilitation de la piste de la Luano. Faux, a rétorqué Jean Assice, le patron de la RVA lors d'une conférence de presse jeudi à Kinshasa. Pour la RVA, seule une preuve bancaire, établissant le virement de l'argent dans ses comptes pourrait l'inciter à rembourser cette somme. En attendant, la question demeure : Comment a fonctionné le triangle Gouvernorat de province- Malta Forrest- Kabuya Lumuna pour la sortie des fonds ? (Radio Okapi)

La route Bukavu - Uvira barricadée. La population de la cité de Luvungi dans la plaine de la Ruzizi a barricadé, tôt jeudi matin, la route nationale numéro 5, qui part de Bukavu à Uvira, au Sud-Kivu. A la base de cette situation, un couple a été blessé grièvement quand des hommes armés ont ouvert le feu sur une habitation à 1 heure du matin. Ce n'est pas la première fois que des hommes armés s'attaquent aux populations civiles de la région, selon le chef de cité de Luvungi, qui a livré cette information.

Shabunda: une milice en recrutement depuis plusieurs semaines. Au Sud-Kivu, le dénommé Kyatenda recrute depuis plusieurs semaines une nouvelle milice dans le territoire de Shabunda. Ce dernier s'est déjà illustré par des enlèvements, selon l'administrateur du territoire. La même source affirme que Kyatenda distribue des tenues de la police nationale congolaise (PNC) et des armes pris à certains agents de l'ordre qu'il a enlevés. Les recrues reçoivent un fusil et cinquante dollars.

Goma: le centre de transfusion incapable de conserver le sang. Six réfrigérateurs de cette institution sanitaire ont été endommagés entre le 17 et le 18 avril par une panne d'électricité intervenue dans les installations de la Société nationale d'électricité (Snel).

Interférences entre Kinshasa et Brazzaville: la RDC s'engage à assainir le secteur. La réunion, jeudi à Kinshasa, entre les ministres des Communications de la République du Congo et de la RDC tenait de l'urgence. Des interférences émanant de la RDC ont perturbé jusqu'à la semaine dernière le fonctionnement des aéroports de Brazzaville et de Pointe-Noire.

Météo: avril demeurera orageux, selon la Metelsat. La ville de Kinshasa devra s'attendre à des orages accompagnés de pluies comme celle de mercredi. Le responsable des prévisions à l'Agence de Météorologie et de Télédétection par Satellite (Metelsat) révèle qu'il existe actuellement un pic dans les prévisions. La probabilité de la survenue d'orages est bien réelle. Le danger n'est donc pas écarté pour les habitants de Kinshasa. Des dégâts matériels comme ceux observés lors de la pluie de mercredi peuvent toujours survenir. Par ailleurs, le volet humanitaire de ces intempéries a fait l'objet d'une réunion de crise jeudi au gouvernement provincial de Kinshasa. Selon la porte-parole du gouvernement, Thérèse Olenga, la solution réside dans la délocalisation des Kinois résidant dans les zones à risque pour éviter ces sinistres à l'avenir.

Les écrivains congolais manquent de soutien. Difficile pour les nouvelles plumes en RDC de se lancer pour de bon dans la littérature. Le budget alloué par le gouvernement dans le secteur est très minime. Le professeur Lucien Misenga Mulondwa l'a déclaré à Kindu à l'occasion de la journée mondiale du Livre et du Droit d'Auteur célébrée vendredi 23 avril. Cet écrivain, chercheur et enseignant à l'université souligne que " les auteurs se débrouillent pour réaliser leurs œuvres d'art avec leurs moyens personnels. "

Mbujimayi: un conflit minier dégénère. Miabi au Kasaï oriental sont en conflit avec leur chef André Tshimanga. Celui-ci a confisqué tous les puits de diamant de la mine de Masaka. Selon les sources policières, le chef a signé, en début de cette semaine, un contrat avec un négociant en diamant pour l'exploitation de douze puits de diamant. Il favorise ainsi les étrangers au détriment des jeunes autochtones. Ces derniers ont pris d'assaut la mine de diamant de Masaka, et ont mis le feu à tous les campements. L'incendie a détruit une vingtaine de cases et de maisons alentours. Les habitants de Bena Tshendela et de Bakwa Hoyi réclament le remplacement immédiat de leur chef. La tension demeure perceptible, selon des témoins. C'est pourquoi l'inspection provinciale de la police a positionné, à partir d'hier soir à Tshaba, un groupe de 25 éléments. Objectif : décourager les pyromanes. (Radio Okapi)

Samedi 24 avril.

L'Université de Kinshasa et son centre nucléaire menacés de disparition. "Si l'on intervient pas maintenant, les érosions risquent d'emporter ces édifices dans un plus bref délai " C'est le cri d'alarme lancé par le ministre de l'Enseignement supérieur et universitaire, à l'issue d'une visite vendredi dernier sur le site universitaire. Selon Léonard Mashako Mamba, la dernière pluie qui s'est abattue sur la ville de Kinshasa a accéléré la dégradation de la situation. Le ministre Mashako explique le danger que court le site universitaire : Vous me donnez l'occasion de lancer un cri d'alarme désespéré parce que les érosions sont en train d'emporter la première et la plus grande université du pays. La coupure de la route qui est entre les Cliniques universitaires et le CNPP, avec la quasi certitude que dans les deux prochaines pluies, la fondation de l'Ecole de santé soit attaquée. Le ministre Mashako note aussi toutes les érosions qui menacent le Centre nucléaire, les Cliniques universitaires et les facultés de médecine, des sciences et de pharmacie. Pour le ministre, l'urgence s'impose : Il ne faut pas qu'on attende et qu'on dise qui aurait fait quoi. Aujourd'hui, l'Université de Kinshasa est en danger. Il est important qu'à tous les niveaux on puisse se mobiliser pour sauver cette université. Le ministre Mashako a interdit, il y a quelque temps, l'exploitation de la terre jaune sur la colline de l'Université de Kinshasa par les Chinois. Car, sur cet endroit, une dizaine de têtes de nouvelles érosions a vu jour. (Radio Okapi)

La Monuc réduit ses troupes en Ituri. L'effectif sur le terrain est passé de deux à un seul bataillon au sein de la brigade locale de la mission onusienne. Cette information a été livrée vendredi à Bunia par le commandant des forces de la Monuc, à l'issue d'une tournée d'inspection des troupes du général Babacar Gaye dans les localités de Fataki, Mahagi et Aru. Le général Gaye justifie cette mesure par l'existence d'un important déploiement des Fardc sur place. Il estime qu'il y a un grand progrès sur le plan sécuritaire en Ituri. Le général Gaye pense que l'Ituri est une région où on peut évaluer le progrès : Nous sommes partie d'une brigade de 4 bataillons à une brigade de deux bataillons, dont certainement l'un d'eux sera déployé en partie à Kisangani. Le commandant de la Monuc considère que les Fardc ont un bon déploiement sur le terrain. La 1ère et la 4 brigades intégrées y sont déployées et cela est réconfortant, conclut-il. (Radio Okapi)

Il y a 20 ans, le Maréchal Mobutu lançait la démocratisation. 24 avril 1990-24 avril 2010, cela fait exactement 20 ans, depuis que feu président Mobutu décrétait le processus de démocratisation. Ce processus avait abouti, 16 ans après, à l'organisation des élections générales dans le pays. Comment est-on arrivé aux élections de 2006? Quelles sont les péripéties historiques de cette longue transition ? Contraint par le vent de la perestroïka qui soufflait en Europe de l'Est, le président Mobutu décide le 24 avril 1990, de tenter, selon ses propres termes, l'expérience du pluralisme politique. Il propose au pays 3 partis politiques, mais se retrouve face à plus de 400 partis. Pour cette démocratisation, le régime Mobutu organise la Conférence nationale souveraine. L'issue de celle-ci n'est pas heureuse. La constitution et le calendrier électoral qu'elle élabore souffrent dans leur exécution. Six ans après, des débats constitutionnels stériles, la rébellion éclate dans l'Est du pays. Le maréchal Mobutu est chassé du pouvoir. Laurent-Désiré Kabila prend la direction du pays le 17 mai 1997. Commence alors la deuxième transition. Le processus de démocratisation est à nouveau interrompu par la décision du nouvel homme fort de Kinshasa de suspendre les activités des partis politiques. Par cette attitude, Laurent-Désiré Kabila s'attire des ennuis. Des rebellions armées éclatent aussi contre son pouvoir à travers tout le pays. Ce conflit armé va impliquer les armées d'au moins six pays africains. Et pour sortir de cette situation chaotique, un accord de cessez-le-feu est signé à Lusaka en 1999. Il recommande la tenue d'un dialogue inter-congolais. Ce dialogue est tenu en Afrique du Sud en 2002. Il détermine le partage du pouvoir et programme les élections. La troisième transition commence en 2003. Cette transition se termine en 2006 avec l'organisation des élections générales qui portent Joseph Kabila au pouvoir. Elles mettent ainsi fin à la querelle de légitimité en RDC. Réactions. Christophe Lutundula Apala, ancien vice-président de l'Assemblée nationale estime que " la démocratie est un processus qui se construit, pierre par pierre, brique par brique comme les cathédrales du Moyen âge ; il faut de la patience. Interrogé sur le 20e anniversaire de ce processus, le député national Christophe Lutundula, qui a occupé aussi dans le passé le poste de deuxième vice-président de HCR-PT, Haut Conseil de la République parlement de transition, pense que le pays a franchi le pas vers la démocratie, il reste seulement à la consolider: Le 24 avril 1990, le Congo a franchi un pas décisif vers la démocratie. Bien sûr qu'il y a eu des ratés, les plus remarquables ce sont ces guerres que nous avons connues à partir de 1997 jusque pratiquement vers 2003 où nous avons commencé la transition. Cela ne signifie pas qu'on n'a pas réalisé des progrès. La démocratisation est un processus qui se construit. Pour le député Lutundula, l'important aujourd'hui est qu'on a franchi le pas et il faut le consolider par le rétablissement d'un Etat de droit. Le sénateur Henri Lokondo a un tout un autre regard. " Du 24 avril 1990 au 24 avril 2010, notre démocratie ne fonctionne pas ", estime-t-il. Selon lui, la justice est le socle de toute démocratie. Mais la justice congolaise, poursuit-il, est à double vitesse avec comme corollaire des jugements iniques, des arrestations arbitraires. Pour arriver à la vraie démocratie tant attendue, il recommande le respect des libertés fondamentales et la restauration d'une justice pour tous. (Radio Okapi)

Des parlementaires congolais demandent à la Belgique de recevoir JP Bemba. Ces députés ont déposé ce samedi une pétition à l'ambassade de Belgique à Kinshasa. Selon le député national Clément Kanku, coordonnateur de l'Union pour la Nation, une plate-forme de l'opposition, et initiateur de cette pétition : Nous avons remis la pétition de plus de 120 parlementaires qui soutiennent la libération de Jean-Pierre Bemba Gombo et qui demandent à la Belgique de l'accueillir très rapidement parce qu'il sera très vite libéré. C'est la Belgique qui a arrêté Jean-Pierre Bemba, la même Belgique à qui nous nous demandons aujourd'hui de coopérer avec la CPI. Il n'est pas normal que la Belgique puisse jouer ce jeu des politiciens, des calculs politiciens qui tend toujours à éloigner Jean-Pierre Bemba de Kinshasa ou de le garder en prison.

Haut plateaux: les Mai Mai d'Idi Amin prennent un préfet d'école en otage. Le préfet d'une école secondaire des hauts plateaux d'Uvira est entre les mains des Mai Mai du groupe Idi Amin depuis vendredi dernier. Les Mai Mai lui reprochent t d'avoir incité les élèves de son école à la révolte, il y a 4 jours. La société civile de Rubuga craint pour la sécurité de ce chef d'établissement. Le groupe Mai Mai Idi Amin le considère comme instigateur du débordement des élèves. Ceux-ci auraient saboté les symboles de l'USDR (Parti des patriotes congolais pour la révolution), en déchirant le drapeau de ce mouvement. Les élèves protestaient contre la perturbation des cours suite aux affrontements entre les Fardc et les Mai Mai réfractaires à l'intégration. Deux élèves ont été tués par balles.

Insécurité: 7 000 ménages des déplacés bloqués à Kitshanga. Plus de 7 mille ménages de déplacés ne peuvent pas retourner dans leurs villages d'origine. Ils sont donc bloqués à cause de l'insécurité dans l'agglomération de Kitshanga, à cheval entre les territoires de Masisi et de Rutshuru, à une centaine de km de Goma. Ces déplacés demandent la sécurisation de leurs villages d'origine pour leur retour. Ils ont présenté cette doléance au représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations unies en RDC, en visite de travail dans ce secteur. Plus de 3 400 ménages de déplacés vivent dans le camp de Kahe, 4 000 autres dans celui de Mungote, dans cette même agglomération. Ils affirment vivre dans des conditions difficiles car la situation sécuritaire ne leur permet pas encore de retourner dans leurs villages d'origine. Le représentant spécial adjoint se dit touché par la situation de ces déplacés. Fidèle Sarassoro promet d'investir plus d'efforts dans les réponses humanitaires à apporter. (Radio Okapi)

Dimanche 25 avril.

Bondo. La présence massive de Mbororo commence à inquiéter la population. Mgr Samuel Migido Wandu, Vicaire général du Diocèse de Bondo, dénonce l'avance des Mbororo, qui pourrait être un prélude de l'arrive de la LRA. Voila le texte. " Le Phénomène Mbororo dont on a si souvent parlé dans les Territoires de Dungu et de Ango, vient d'atteindre le Territoire de Bondo. Les Mbororo sont désormais présents sur le Territoire de Bondo, surtout dans le Poste d'Etat de Bili. Bili est situé à 200 km à l'est de Bondo. Les Mbororo se trouvent spécialement entre Bili et Api (Api est situé à 62 km à lest de Bili, dans le Territoire de Ango), à partir de 25 km de Bili, village Soo 1. Ils y sont par milliers avec plusieurs milliers de vaches encore. Ils n'ont pas encore fait l'objet d'un recensement. Leur avancée vers la ville de Bondo est graduelle, quelques uns ont déjà atteint Bondo pour y vendre leurs vaches. La présence de ces Mbororo est aussi signalée dans le poste d'Etat de Sambili (Baye), spécialement dans le village de Bakpolo, au Nord de Bondo, vers la frontière avec la RCA. Cette présence massive de Mbororo commence à inquiéter car, de Dungu à Ango, les Mbororo ont été comme l'avant-garde de la LRA. Si au début il y avait eu quelques luttes entre ces deux, depuis un temps, la complicité entre ces deux est de plus en plus attestée. Par exemple, sur la rive droite de l'Uele (village Buye et ses environs) en face du Centre Amadi situé dans le Territoire de Poko, le groupe LRA était arrivé comme si c'était de Mbororo, il est entré au marché et, quelque temps après, il a attaqué. En novembre dernier, dans le Territoire d'Ango, les rescapés des attaques de Digba et Sukadi affirment avoir vu les Mbororo céder leurs ânes aux LRA pour continuer le transport de leurs butins jusque là amenés par les otages desdits villages. Outre cette complicité attestée, il y a une autre qui est un corollaire des actions même des Mbororo. Le déplacement de plusieurs milliers de vaches à travers les forets de galerie et les savanes, frayent des routes qui deviennent des voies de déplacement aisées des LRA. Ne serait-ce pas ca qui fait que jusqu'alors, partout où les Mbororo sont passés, les LRA sont également arrivées (Doruma, Boeli, Banda, Mugalie, Samungu, Buye, Dakwa, Digba, etc.). Avant le surgissement des LRA à Doruma, Boeli, Banda, Dakwa, s'étaient les Mbororo qui semaient la panique et s'en prenaient aux populations locales. Actuellement cette charge est confiée aux LRA. En plus de cette double complicité implicite et explicite, il y a le fait que la présence des Mbororo influe énormément sur l'écosystème des milieux ou' ils arrivent: destruction du gibier, éloignement des animaux du milieu, destruction des ruches d'abeilles, ravages de champs des agriculteurs, pollution des nappes d'eau, vidages des sources et ruisseaux, etc. Voilà autant des raisons qui font que les populations locales redoutent les Mbororo, autant des raisons qui font que la peur puisse aller grandissante dans le Territoire de Bondo. Cette présence fera-t-elle exception à la règle? Si elle peut le faire pour l'entrée des LRA, elle ne saura pas le faire pour l'atteinte à l'écosystème. " (Ademis)

Kithima bin Ramazani: "Critiquer Mobutu sans rien faire, c'est ridicule". Kithima bin Ramazani, ancien secrétaire général du MPR et ancien vice-président du Comité central, a mis en cause samedi ceux qui critiquent le maréchal Mobutu mais qui, d'après lui, ne font rien pour amener le peuple congolais au vrai changement. Il s'exprimait au cours d'une conférence-débat organisé par l'Udemo (Union des Mobutistes) à l'occasion de la journée commémorative des 20 ans du lancement du processus démocratique en RD Congo. M. Kithima a fait son témoignage sur le président Mobutu, un homme qu'il a connu pendant plusieurs années : Quand on parle du président Mobutu, c'est un grand homme. Je crois que nous, au niveau du MPR, nous avons refusé de faire des critiques acerbes à l'égard de celui… Et je crois que le président Mobutu nous a bien élevé. J'ai eu l'occasion de travailler avec lui pendant plusieurs années. L'ancien secrétaire général du MPR pense que le pouvoir actuel devrait s'atteler à corriger le travail fait par le président Mobutu, au lieu de le critiquer négativement : Qu'est-ce qui nous tue? Les Français ont bien dit : la critique est aisée, l'art est difficile. Le président Mobutu a fait ce qu'il a pu faire. C'est un frère. Il m'a précédé. Quand il part, ce n'est pas à moi de le critiquer tous les jours et de présenter de fausses déclarations… Non, il faut que nous fassions attention. Si celui qui m'a précédé n'a pas bien travaillé, je vais voir ici comment nous pouvons essayer de changer, de corriger. Mais critiquer pour ne rien faire, c'est ridicule. (Radio Okapi)

20e anniversaire de la démocratisation: la police disperse une manifestation des partis politiques. Une centaine de policiers ont dispersé samedi, sur le boulevard Triomphal à Kinshasa, les partisans des partis politiques ECIDé (Engagement pour la citoyenneté et le développement) et UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) ainsi que ceux de l'Union pour la nation (UN). Ces militants voulaient commémorer le 20e anniversaire du lancement officiel du multipartisme et de la démocratie en RDC par feu maréchal Mobutu.

Le paludisme tue 180 000 personnes par an en RD Congo, selon l'OMS. Ce dimanche 25 avril, le monde entier célèbre la Journée internationale de lutte contre le paludisme sous le thème : " Vaincre le paludisme, le compte à rebours est lancé " Cependant, les statistiques de l'Organisation mondiale de la santé, OMS, pour la RDC sont alarmantes: près de 27 millions de cas de paludisme dont 180 000 décès par an. Le pays bat le record, après le Nigeria, des pays touchés par cette endémie. Le Secrétaire général de l'Onu, Ban Ki- Moon, avait fixé une échéance d'ici le 31 décembre 2010 pour mettre en place une couverture universelle des interventions de lutte contre le paludisme. Cette couverture vise à fournir de manière performante et abordable des moyens de protection et des traitements antipaludiques à toutes les personnes à risque. C'est ainsi qu'au mois de février de cette année, une délégation conduite par Ray Chambers, Envoyé spécial du Secrétaire général de l'Onu pour le paludisme, avait pour objectif de renforcer le plaidoyer en faveur de la lutte contre le paludisme. Elle devait aussi évaluer les efforts entrepris en matière de prévention et de contrôle de cette maladie. Enfants et femmes enceintes, les plus touchés. Les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes en sont les principales victimes. Plusieurs provinces sont très touchées par la malaria. Et très récemment, au Nord du Katanga, l'Inspection médicale de district du Tanganyika a signalé une dizaine de morts causés par la malaria parmi les enfants à Bendera, localité située à 120 km de la ville de Kalemie. Pour le Sud Kivu, près d'un million de nouveaux cas sont enregistrés chaque année selon le bureau de l'OMS à Bukavu. Les dernières enquêtes menées par les experts dans ce domaine montrent que dans cette province, moins de 6% de la population utilisent les moustiquaires imprégnées. La situation est la même dans plusieurs provinces. Et pourtant, des moyens préventifs existent pour lutter contre le paludisme, notamment l'utilisation de moustiquaires imprégnés et surtout l'assainissement de l'environnement. A cette allure, on se demande jusqu'à quand la RDC attendrait le niveau malaria zéro tel qu'exigé par les Nations unies. (Radio Okapi)

Beni: 5 morts dans une attaque au centre de Nyaleke. Des hommes armés non autrement identifiés ont fait irruption dans la nuit de samedi à dimanche au centre d'instruction des Fardc de Nyaleke, à 10 km de Beni, à environ 400 km de Goma. Le bilan de l'attaque est encore provisoire. Il fait état de 5 morts : un sous-lieutenant des Fardc, deux femmes, un enfant et un garde de parc. Une dizaine de personnes dont un militaire ont été grièvement blessés. Plusieurs maisons et cases situées aux environs du centre ont été brûlées au cours de cette attaque. Ces demeures sont généralement habitées par des familles des militaires. L'attaque a duré jusqu'au petit matin. Des sources indépendantes sur place parlent d'une attaque menée par une coalition des ADF Nalu, des Mai Mai et des démobilisés. Ce dimanche matin, les commerçants qui se rendaient à Beni sont bloqués sur cet axe, en attendant le retour au calme. Le maire de Beni appelle la population au calme et invite les autorités militaires à prendre des dispositions sécuritaires adéquates pour sécuriser la population. (Radio Okapi)

Insécurité inquiétante à Butembo. La société civile de Butembo exige une enquête urgente sur le meurtre de deux petits commerçants et le pillage des biens du personnel d'un hôtel et de ses clients par des hommes en arme dans la nuit de samedi à dimanche. Les deux tueurs portaient une tenue similaire à celle de la police. Ils ont fouillé les corps de leurs victimes avant de s'éclipser. Toujours au quartier Biondi au cours de la même nuit, l'hôtel Wakulima et ses clients ont été torturés et dépouillés de leurs téléphones portables, bijoux et de l'argent par des hommes en armes non autrement identifiés, selon le gérant de cet hôtel. La société civile de Butembo est inquiète et demande l'ouverture urgente d'une enquête pour arrêter les coupables et les traduire devant la justice. Dans son communiqué de presse du 18 avril dernier, elle avait déjà exprimé son inquiétude face à la multiplicité de cas d'assassinats de commerçants, journaliste et de simples citoyens à Butembo et à Beni. Par la même occasion, la société civile avait également dénoncé les pillages des marchandises sur la route Butembo - Goma, surtout entre Lubero et Kaseghe. (Radio Okapi)

Walikale: les Fardc récupèrent Omate. La localité d'Omate est située à une trentaine de km du carré minier de Mubi, en territoire de Walikale. Elle a été attaquée dans la nuit de jeudi à vendredi dernier par des Mai Mai-Tcheka (du nom du chef de guerre Mai Mai de ce groupe) bien armés, selon des rescapés arrivés samedi matin à Mubi. Au moins 4 militaires de l'armée régulière et 6 civils ont été tués par les assaillants. Ces derniers ont perdu 6 des leurs, indique la même source. L'information est confirmée par des sources administratives du territoire de Walikale. Ces sources ajoutent que le village d'Omate a été littéralement pillé et tous ses habitants ont fui en brousse ou vers Mubi.

Lundi 26 avril.

Les notables du Sud-Kivu brossent le profil du gouverneur idéal.
Ce profil se trouve dans une série des recommandations qu'ils ont rendues publiques samedi dernier dans la capitale. Ces notables se regroupent au sein de l'Association pour la défense des intérêts de la ville de Bukavu (Adib). Leurs recommandations ont été faites dans la perspective de l'élection du prochain gouverneur du Sud Kivu. Patriote et rassembleur, expérience confirmée dans la gestion de la chose publique, bonne connaissance de la province. Autant de critères que devra remplir le prochain gouverneur du Sud-Kivu, selon ces notables. Le PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie) est la prochaine étape. Ce parti mène la coalition majoritaire à l'Assemblée provinciale du Sud Kivu. Le poste de gouverneur de province lui revient de droit. L'Adib se défend d'avoir un candidat à elle. Elle a tout simplement dressé le profil du futur gouverneur qu'elle soumet aux décideurs politiques. (Radio Okapi)

Lubumbashi: la population de Tshamilemba accuse Chemaf de polluer leur camp. Une substance blanchâtre perceptible sur les murs des maisons du camp Tshamilemba de la Société nationale de chemins de fer du Congo (SNCC) pousse les habitants de ce camp à affirmer que leur environnement est pollué par l'entreprise minière Chemaf. Samedi dernier, la population est montée au créneau pour faire cette dénonciation. Pour cette population, il n'y a aucun doute: l'eau qu'elle consomme et l'air ambiant sont pollués par les activités de la société Chemaf. "Le problème est ailleurs" indique l'ingénieur Djo Katembo de Chemaf. "Les habitants du camp Tshamilemba voudraient voir Chemaf s'investir dans les œuvres sociales en leur faveur", affirme-t-il. Pour ce responsable, les rejets des usines de Chemaf sont minutieusement analysés par des services compétents, tel l'Office congolais de contrôle (OCC). La substance blanchâtre évoquée par les habitants du camp Tshiamilemba n'est que le sulfate de sodium, un produit qui n'est pas nocif, affirme l'ingénieur Katembo.

L'université de Kisangani bientôt dotée d'un musée de conservation des données. La première pierre a été posée ce dimanche 25 Avril dans les installations de la Faculté des sciences de l'université de Kisangani. Ce centre pour la recherche de la biodiversité est évalué à un million et demi de dollars américains. Les travaux sont totalement financés par la Coopération Techniques belge. Les données à conserver dans ce musée seront récoltées au cours d'une expédition scientifique de 45 jours sur le fleuve Congo de Kisangani à Kinshasa.

Climat des affaires: la RDC met sur pied sa commission OHADA. Le ministre de la Justice et des Droits humains, Luzolo Bambi, a procédé, samedi à Kinshasa, au lancement officiel de la Commission nationale chargée de finaliser tous les instruments d'intégration à l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA). La création de la commission OHADA, selon le ministre Luzolo Bambi, traduit l'engagement du gouvernement à améliorer le climat des affaires en éradiquant les tracasseries liées notamment à l'octroi des autorisations d'investir en RDC. Elle a été créée le 23 mars 2010 par un décret du Premier ministre.

Constat fait par Sarassoro : la population de Kimua vit dans la peur des FDLR. Les combattants FDLR continuent à piller les récoltes des champs, percevoir des taxes dans les marchés et à perpétrer des exactions diverses contre les civils dans la localité de Kimua, à 120 km au nord-ouest de Goma, en groupement Waloa Yungu, territoire de Walikale. Cette situation a été présentée, sur place dimanche, au représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations unies en RDC, Fidele Sarassaro, par des notables locaux. A cette occasion, ces derniers ont fait cette recommandation : " Il faudrait que la Monuc reste le plus longtemps possible à Kimua et ne lève le camp qu'après le départ du dernier combattant FDLR " Cette localité d'environ 4 000 habitants, selon eux, héberge des milliers de combattants FDLR. Ces derniers y sont arrivés progressivement depuis janvier 2009, quand l'opération militaire "Umoja Wetu" a commencé dans le Nord-Kivu. Pour ces habitants, la seule garantie de leur sécurité présentement est la présence des casques bleus de la Monuc, installés à Kimua depuis septembre 2009.

Paralysie du transport en commun lundi à Kinshasa. Les bus de transport en commun se comptaient au bout de doigt lundi à Kinshasa. Des longues files de piétons de part et d'autre des chaussées de principales artères de la ville, quelques rares véhicules en circulation sur les routes, tel était le climat ce lundi dans la capitale où les transporteurs privés avaient déclenché un arrêt de travail. Cette situation s'observait jusque dans la mi-journée, lundi. Pourquoi cet arrêt de travail ? Selon le président de l'ACCO (Association des chauffeurs du Congo), les chauffeurs de Kinshasa manifestent leur ras-le-bol face aux multiples taxes qui leur sont imposées. A ces taxes s'ajoutent de nombreuses autres tracasseries policières dont ils sont victimes chaque jour dans l'exercice de leur métier et qu'ils voudraient voir cesser. Quelque fois, les policiers réquisitionnent les véhicules de transport en commun pour leurs courses, se plaignent les conducteurs. Selon le président de l'ACCO, cet arrêt de travail risque de se poursuivre jusqu'au jour où les autorités répondront aux revendications de sa corporation.

La vente à la criée des diamants se porte bien à Kinshasa. Les diamants sont vendus comme des petits pains aux coins de rues aux alentours de l'hôtel Memling à Kinshasa. Ce marché existe depuis 15 ans et est reconnu par l'autorité publique, précise le président de la corporation des vendeurs à la criée de diamants. A voir ces diamantaires, on a l'impression qu'il s'agit des réparateurs de montres ou encore des opérateurs de cabine téléphonique. Assis sur des chaises en plastique, sous des parasoleils, ils ont sur leurs tables avec des loupes, une calculatrice et un appareil de mesure du diamant. Ce sont, en réalité, des courtiers qui jouent les intermédiaires entre les comptoirs de diamants et les grands acheteurs. Ils achètent ce minerai auprès des creuseurs venus des provinces et, à leur tour, ils le revendent aux comptoirs d'achat. De petites quantités de diamants et de faible carat font l'objet de commission. Le coût de ce diamant vendu presqu'à la criée varie entre 50 USD et plus de 2 000 USD, pour le diamant dit: " propre." (Radio Okapi)

Mardi 27 avril.

Insécurité Mbandaka: 13 suspects aux arrêts. La Police nationale congolaise (PNC) à Mbandaka a arrêté, lundi, 13 présumés auteurs de l'insécurité, qui sème la désolation parmi la population de cette ville depuis quelques semaines. Le premier groupe appréhendé a été présenté à la population, lundi au bâtiment administratif, par le gouverneur Jean-Claude Baende. Celui qui se dit meneur de cette bande, Wezago, déclare opérer en complicité avec certaines personnalités de la place, notamment un député provincial sans le citer. Une commission mixte composée des représentants de l'Agence nationale des renseignements (ANR), de la police et de l'armée sera bientôt mise sur pied pour examiner cette situation, indiquent des sources policières. Toutefois, le gouverneur de province a demandé à la justice de faire correctement son travail et aux services de sécurité de poursuivre des enquêtes pour démanteler ce réseau.

L'Omec exige la tolérance zéro contre les atteintes à la liberté de la presse. L'Observatoire des médias congolais (Omec) a ouvert, mardi à Kinshasa un atelier axé sur le thème: "Tolérance zéro-sécurité des journalistes: défis et perspectives." La sécurité des journalistes constitue un vrai problème en RDC, d'après le président de l'Omec, Polydor Muboyayi. Pour l'illustrer, il a évoqué plus de 5 cas d'assassinats de journalistes intervenus ces 5 dernières années. Polydor Muboyayi a déclaré : "Aujourd'hui, il se pose une question de confiance, de contenu dans le cadre de la démarche politique de ceux qui dirigent la nation. Ou ils veulent être pris au sérieux, ou ils ne peuvent plus jamais l'être." Pour lui, on ne peut pas, d'un côté, déclencher une campagne dite: "Tolérance zéro contre les antivaleurs" et de l'autre, faire comme si on n'a jamais pris cet engagement. Et le président de l'Omec d'ajouter : "C'est une question de crédibilité! Donc, là, nous prenons l'opinion nationale à témoin. Nous avons des autorités qui nous ont dit "Tolérance zéro". Ok ! Nous allons maintenant voir comment cela va se traduire dans les faits avec l'apport des journalistes." La clôture de ces travaux est prévue pour le 3 Mai, date de la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse. (Radio Okapi)

La société civile s'oppose à la modification du statut des magistrats. Dans une pétition déposée mardi à l'Assemblée Nationale et au Sénat, 224 organisations de la société civile accusent le ministre de la Justice de vouloir s'immiscer dans les affaires judiciaires. Elles invitent les parlementaires à rejeter ce projet de loi. La société civile reproche au gouvernement de n'avoir pas associé les magistrats dans l'élaboration de ce projet de loi. Pourtant, ils sont concernés au premier, peut-on lire dans le document. Les magistrats estiment que la mesure de suspension automatique des fonctions avec privation de traitement salarial correspond à une sanction anticipée. D'après eux, cette proposition contrevient gravement au principe de la présomption d'innocence, et aux garanties du procès équitable. Par ailleurs, ils estiment que le projet institue le principe général d'ingérence du pouvoir exécutif dans les dossiers judiciaires. Des arguments repoussés, fin mars, par le ministre de la justice, Luzolo Bambi. (Radio Okapi)

Fizi: Le Colonel Kahimbi invite les déplacés à rentrer chez eux. Le commandant des opérations militaires Amani Leo (la paix aujourd'hui) au Sud Kivu a lancé ce message au terme d'une tournée effectuée dans le territoire de Fizi, lundi. Plusieurs anciennes positions occupées par les hommes du chef Maï Maï de Yakutumba sont actuellement contrôlées par les FARDC, a indiqué le colonel Delphin Kahimbi pour rassurer les habitants de Fizi de rentrer chez eux.

Mercredi 28 avril.

Bukavu: 36 nouveaux cas de malnutrition en avril. Quatre malnutris sont dans un état grave, en plus des cas déjà enregistrés dans l'unité nutritionnelle de Kaniola. Les victimes sont acheminées à l'hôpital général de référence du territoire de Walungu dans la province du Sud Kivu. Le constat est semblable à l'unité nutritionnelle thérapeutique: onze cas signalés et plusieurs autres traités en ambulatoire. Selon Minani Biringanine, infirmier titulaire de cette localité de Walungu, le nombre d'enfants souffrant de cette insuffisance alimentaire augmente de mois en mois à Kaniola. Principales causes : la pauvreté extrême de la population locale, ainsi que la vulnérabilité dont elle souffre face aux exactions du Front démocratique de Libération du Rwanda (FDLR), des hommes en uniforme pillant les produits des champs. (Radio Okapi)

Province Orientale: Ismaël Arama Ndiama élu vice-gouverneur. Le seul candidat déclaré à cette élection, Ismaël Arama Ndiama, a remporté 68 voix sur 92. Le nouveau vice-gouverneur de la Province orientale est membre du R.C.D/KML et de l'Alliance de la Majorité présidentielle. Cette élection partielle visait à combler le vide créé par l'ancien vice-gouverneur, Joseph Bangakya. Celui-ci avait démissionné de son poste en octobre

RDC: les entrepreneurs dénoncent l'OCC. Les méthodes de travail de l'Office congolais de Contrôle (OCC) portent préjudice aux intérêts des opérateurs économiques du pays, selon la Fédération des Entreprises du Congo (FEC). Le syndicat des hommes d'affaires de la RDC dit avoir enregistré plusieurs plaintes de ses membres à ce sujet. Les plaintes enregistrées par la FEC regroupent plusieurs cas de figure : l'OCC conteste systématiquement les valeurs des marchandises importées, même lorsque celles-ci sont approuvées par d'autres services publics compétents comme Bivac (une firme française chargée du contrôle à l'embarquement de toute marchandise destinée à la RDC) et la Direction générale des douanes et accises, ses analyses physico-chimiques et micro-biologiques s'effectuent même sur des produits non concernés et à un coût exorbitant, elle n'applique pas le code minier pour les biens importés en rapport avec les activités minières, elle applique un taux de 3% pour des biens importés avant le 18 septembre, alors que ce taux a été officiellement fixé à 2%. (Radio Okapi)

Adolphe Muzito: "La situation économique et sécuritaire de la RDC s'est améliorée". Le chef du gouvernement Adolphe Muzito estime que la situation sécuritaire, économique et financière économique du pays s'est beaucoup améliorée. Tout en reconnaissant les poches d'insécurité qu'il qualifie de résiduelles, Adolphe Muzito a déclaré que la situation sécuritaire du pays était globalement bonne. Il a aussi indiqué que l'amélioration des relations avec les pays voisins a joué un rôle déterminant pour que la paix revienne au pays. Par contre, le Premier ministre a évoqué la situation précaire des agents de l'Etat, tout en insistant sur l'uniformisation des zones salariale. Le gouvernement a échoué. Dans sa réplique aux réponses du chef de gouvernement, Jean Lucien Bussa, initiateur de la question orale, estime que le gouvernement a échoué sur tous les plans : " Que l'état des lieux que vous dressiez lors de la présentation de votre programme en 2008, procédait par la maîtrise par votre gouvernement des causes profondes de la déliquescence de l'Etat. La réalité de terrain qui transparaît du vécu quotidien du Congolais prouve à suffisance que ce qui est de significatif, c'est l'échec." Il a ajouté que les membres du gouvernement s'enrichissaient sans cause avec à la tête Adolphe Muzito. Moralité: Jean Lucien Busa promet de déposer une motion de méfiance vis-à-vis du gouvernement. Mais la majorité n'a pas encore dit son dernier mot. (Radio Okapi)

Goma: les opérateurs économiques se plaignent de la double taxation. Les récentes mesures gouvernementales pour améliorer le climat des affaires ne peuvent donner de fruit tant que le pouvoir central et la province continueront à percevoir les mêmes taxes. Les opérateurs économiques du Nord Kivu ont exprimé cette inquiétude mardi aux délégués du comité de pilotage pour l'amélioration du climat des affaires et des investissements. Ce comité se trouve actuellement en campagne de sensibilisation au Nord Kivu. Le cri de cet opérateur économique traduit bien la situation qui prévaut actuellement dans ce secteur où la double taxation est devenue monnaie courante.

Bunia: ouverture prochaine de comptoirs d'achat des matières premières. Une délégation d'investisseurs italiens est arrivée mardi à Bunia. Objectif : étudier les possibilités d'ouvrir des comptoirs d'achat de matières premières comme l'or, le diamant et le cobalt. Le commissaire du district de l'Ituri en charge de l'économie et des finances souhaite voir cette prospection s'étendre jusque dans les zones minières de Mongbwalu et de Mambasa, ainsi que dans les entités frontalières de l'Ouganda et du Soudan.

La RDC "capitale mondiale du viol". L'envoyée spéciale de l'ONU pour les violences faites aux femmes et aux enfants dans les conflits, Margot Wallström, a qualifié mardi la RDC de "capitale mondiale du viol" et appelé le Conseil de sécurité à agir pour mettre un terme à ces violences. "Si les femmes continuent de subir des violences sexuelles, ce n'est pas parce que la loi n'est pas en mesure de les protéger, mais parce qu'elle est insuffisamment appliquée", a-t-elle dit devant les 15 membres du Conseil de sécurité. "Les femmes n'ont pas de droits si ceux qui violent leurs droits demeurent impunis", a-t-elle ajouté, alors qu'elle rendait compte aux membres du Conseil de sécurité de sa récente visite en RDC. "Les femmes ne sont pas en sécurité" Le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a indiqué la semaine dernière qu'au premier trimestre, 1.244 femmes avaient rapporté à l'ONU avoir été violées, soit "près de 14 viols par jour en moyenne" et à peu près autant que pendant la même période en 2009. Plus d'un tiers des viols enregistrés ont eu lieu dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, dans l'est de la RDC, où les violences ont fait 1,4 million de déplacés dont 100.000 vivent dans des camps gérés par le HCR. Depuis 1996, 200.000 cas de violences sexuelles ont été dénombrés officiellement, selon l'organisation. Margot Wallström, figure du parti social-démocrate suédois qui a passé 10 ans à la Commission de Bruxelles, a expliqué lors de l'annonce de sa nomination en tant qu'envoyée spéciale de l'ONU fin janvier qu'elle voulait agir pour que ces violences faites aux femmes soient bel et bien reconnues comme des crimes de guerre. (Jeune Afrique)

Congo-Brazzaville: le PAM suspend le pont aérien entre Pointe-Noire et Impfondo. Le pont aérien entre Pointe-Noire et Impfondo permet de ravitailler les réfugiés de la RDC en provenance de l'Equateur. Ces réfugiés ont rejoint le département de la Likouala, extrême Nord-Est du Congo Brazzaville, depuis la fin octobre 2010, fuyant les affrontements entre les Fardc et un mouvement insurrectionnel à l'Equateur. Le Programme alimentaire mondial (PAM) observe actuellement une pause pour faire le point de l'opération à mi-parcours.

Kinshasa: la famille Sakombi déguerpie de sa résidence. Sakombi Inongo, ancien ministre de l'Information sous les régimes Mobutu et Kabila père et sa famille ont été déguerpis vendredi dernier de leur de résidence à Kinshasa, dans le quartier de Macampagne. Ils accusent le ministre de la Justice d'avoir pris cette décision sous le trafic d'influence de quelques membres de la famille présidentielle.

Kinshasa: début du procès des présumés assassins de Jacques Business. Six prévenus, tous des militaires des Fardc, ont comparu lundi devant le tribunal militaire garnison de Ngaliema dans un procès de flagrance organisé en plein air devant la maternité de la commune de Kintambo. Ils sont poursuivis pour assassinat de l'homme d'affaires Jacques Business, vendredi dernier dans la commune de Kintambo à Kinshasa. Lorsqu'ils ont été arrêtés, dimanche, les présumés assassins détenaient les objets appartenant à la victime, notamment sa montre bracelet de marque Cartier et douze téléphones portables neufs. Les prévenus auraient utilisé deux armes AK pour tuer Jacques Business, selon le ministère public. Pour rappel, Jacques Business a été attaqué à bord de sa Jeep à Kintambo, le vendredi 23 avril, au croisement des avenues Bangala et Kivu de la commune de Kintambo par des assaillants. Ces assassins lui ont logé au moins quatre balles dans le corps. (Radio Okapi)
Jeudi 29 avril.

Maniema: une réserve locale accueille 700 gorilles. Ce n'est pas un parc national, mais la Réserve des Gorilles de Punia (RGPU) a de quoi pavoiser. Cet espace, situé à Kasese, à plus de 300 km de Kindu dans le nord de la province du Maniema, abrite 174 familles de gorilles, soit 700 individus. Principale caractéristique : il s'agit d'une réserve autogérée. Constituée en association à but non lucratif en 2002, la population locale reçoit l'appui de certaines organisations internationales dont Gorilla Fund. John Alimbako, directeur de programme de la RGPU, explique l'origine du projet : " Lorsque l'Etat crée des parcs nationaux, il ne consulte pas la population locale. Nous avons créé cette réserve avec la population pour faire face aux parcs nationaux, pour ne pas admettre que l'Etat vienne et occupe cet espace. " La RGPU tente d'éduquer la communauté locale à sauvegarder les gorilles des plaines se trouvant dans cette réserve ainsi que d'autres espèces rares comme les chimpanzés.

Nord-Kivu: un camion du CICR incendié par des hommes armés. Un camion du CICR qui transportait du matériel destiné à la réhabilitation du pont sur la rivière Luholu, sur l'axe Alimbongo-Mbingi, à une centaine de km de Lubero centre, a été incendié mercredi 28 avril près du site des travaux par des hommes en armes. Selon des sources locales, il s'agirait des combattants des Forces démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR). Le délégué à la communication du CICR à Goma estime que le CICR va garder un contact permanent avec les divers acteurs dans la région, groupes armés et Fardc, pour " dissiper au plus vite une incompréhension ou un malentendu " afin de permettre la poursuite du travail humanitaire. Le CICR réhabilite le tronçon routier Alimbongo-Mbingi, long d'une quarantaine de kilomètres. Cette route permet l'évacuation des produits viviers des secteurs de Bunyantenge, de Muhanga et de Mbingi vers les centres de consommation de Kirumba, Kayna et Kitsombiro proches. La route permet aussi l'accès humanitaire à des centaines de personnes forcées à d'incessants déplacements à cause des opérations militaires dans le secteur depuis 2008. (Radio Okapi)

Affrontements à Ngandajika: 4 blessés et une vingtaine de cases brûlées. Les Bakwa Mfumu et les Bena Kayembe, du groupement de Bena Mpiana, dans le secteur de Tshiyamba, se sont affrontés mercredi 28 avril. Ces deux entités se disputent la gestion d'un petit marché récemment construit par l'ONG Prodi. La police a été dépêchée sur place pour ramener le calme. Mercredi, à 4 heures du matin, les populations des deux localités se sont affrontées à l'arme blanche, selon l'administrateur du territoire de Ngandajika. Les autorités locales indiquent que la tension couve depuis longtemps entre les deux parties. Les Bena Kayembe estiment que les Bakwa Mfumu occupent une partie de leur terre, notamment à l'emplacement du marché. Les Bena Kayembe veulent recouvrer leur droit foncier pour récupérer le contrôle du marché. (Radio Okapi)

Les députés votent la loi cadre sur l'environnement. La chambre basse du Parlement a voté, mercredi à Kinshasa, la loi cadre sur la protection de l'environnement en RDC. Cette proposition de loi a été adoptée la semaine dernière. Mais, elle n'est pas passée au vote faute de quorum. L'Assemblée nationale devrait transmettre ce texte de loi au Sénat pour une seconde lecture.

Kinshasa: forum des ministres de la justice de la SADC. Les représentants de onze pays sur les quinze que compte la SADC se retrouvent pour des discussions prévues pour deux jours. Objectif: examiner le rôle, la responsabilité et le mandat du tribunal de la SADC. Cette juridiction sera compétente pour juger certaines infractions au sein de la communauté du développement de l'Afrique australe. Les modalités d'application des décisions de ce tribunal seront examinées au cours de la réunion des ministres. Les représentants de ces onze pays vont également adopter des sanctions contre le Madagascar, suspendu de la SADC à cause des troubles politiques dans le pays. A l'issue des travaux, les résolutions seront soumises aux chefs d'Etat pour approbation.

6 nouveaux députés validés. Six nouveaux députés ont fait, mercredi, leur entrée à l'Assemblée nationale. Il s'agit des six suppléants, dont les mandats ont été validés par la plénière de mercredi. Ces nouveaux députés remplacent ceux ayant été nommés à d'autres fonctions incompatibles avec le mandat de député national ou décédé. Parmi les nouveaux députés, se trouve le général à la retraite Ibrahim Bule.

Officiellement fermés, 47 établissements accueillent toujours des étudiants. Lors d'une descente sur le terrain mercredi 28 avril à Kinshasa, une commission de l'Enseignement supérieur et universitaire a constaté qu'une cinquantaine d'établissements ne respectent pas la mesure de fermeture les visant.

Kinshasa et Brazzaville appelés à rapatrier les réfugiés de Dongo. Les réfugiés de RDC susciteraient l'insécurité. Les parlementaires de la Likuala, province du Congo-Brazzaville voisine de l'Equateur (RDC) ont appelé, mercredi 28 avril, les gouvernements de ces deux pays à rapatrier rapidement les réfugiés de Dongo (Equateur) dans leur province.

Appel de Benoit XVI pour ramener la paix en RDC. Benoît XVI à lancé un appel à la communauté internationale, aux acteurs politiques et aux leaders des communautés religieuses pour qu'ils coordonnent leurs efforts afin de rétablir la paix et la stabilité en RDC. "Votre pays a connu durant ces mêmes années des moments particulièrement difficiles et tragiques. La violence s'est abattue, aveugle et sans pitié, sur une large frange de la population, la faisant plier sous son joug brutal et insupportable en semant ruines et morts. Je pense particulièrement aux femmes, aux jeunes et aux enfants dont la dignité a été bafouée à outrance par la violation de leurs droits", a déclaré jeudi matin le pape à l'adresse du nouvel ambassadeur congolais près le Saint-Siège, Jean-Pierre Hamuli Mupenda, lors de la présentation de ses lettres de créances. L'accord de paix conclu à Goma en 2008 et "l'application des accords internationaux, plus particulièrement le Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement de la Région des Grands Lacs, sont certes nécessaires, mais plus urgent encore est d'œuvrer aux conditions préalables de leur application. (…) J'invite les Pouvoirs publics à ne rien négliger pour mettre fin à la situation de guerre qui, hélas, existe encore dans certaines provinces du pays, et à se dédier à la reconstruction humaine et sociale de la nation dans le respect des droits humains fondamentaux", a déclaré Benoît XVI, avant d'inviter la communauté internationale, "impliquée à divers degrés dans les conflits successifs que votre nation a connus", à se mobiliser pour rétablir la paix et la légalité dans le pays. Le pape prône notamment "la promotion de l'éducation des jeunes générations", en leur permettant d'étudier et en aidant leurs familles à payer les frais d'instruction. "Les importantes richesses naturelles dont Dieu a doté votre terre et qui sont devenues malheureusement une source de convoitise et de profits disproportionnés pour beaucoup à l'intérieur et à l'extérieur de votre pays, permettent largement, grâce à une juste répartition des gains, d'aider la population à sortir de la pauvreté et à pourvoir à sa sécurité alimentaire et sanitaire", a conclu le pape. (Zenit)

Vendredi 30 avril.

Journée de l'Enseignement: la RDC loin d'atteindre l'objectif de l'éducation pour tous. La RDC célèbre, vendredi, la journée nationale de l'enseignement. La question de la gratuité et d'accès à l'éducation de base demeure préoccupante et l'objectif "Education pour tous (EPT) d'ici à 2015?, est loin d'être atteint par le gouvernement congolais. C'est ce que révèle le rapport national publié en octobre 2009 par le secrétariat général de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel, (EPSP) avec l'appui financier de l'Unesco. Selon ce rapport, le gouvernement congolais est en dessous de la moyenne. Il est donc éloigné de tous ces objectifs auxquels il a souscrit. Un des indicateurs de base renseigne que l'offre d'éducation préscolaire formelle est restée stationnaire de 2001 à 2002 et de 2007 à 2008. Elle ne touche que 3% d'enfants de 3 à 5 ans scolarisés. C'est pourquoi, recommande le rapport, il faut maintenant, à partir de ces résultats, préparer un plan d'urgence en vue de se rapprocher des objectifs en 2015. Il sied notamment d'appliquer ce plan de façon collective et concertée, de rendre l'enseignement maternel et primaire ainsi que le rattrapage scolaire et l'alphabétisation effectivement gratuits et obligatoires. Six objectifs et stratégies en vue de réaliser l'EPT d'ici à 2015 ont été fixés par le forum mondial de Dakar depuis avril 2000. Il s'agit notamment de développer et d'améliorer sous tous leurs aspects, la protection et l'éducation de la petite enfance, particulièrement des enfants vulnérables et défavorisés. Un autre objectif est de faire en sorte que d'ici à 2015, tous les enfants, filles et garçons en difficultés ou issus des minorités ethniques, aient la possibilité d'accéder à un enseignement primaire obligatoire et gratuit de qualité et de le suivre jusqu'à l'achèvement. (Radio Okapi)

Le fossé s'élargit entre les élus et leurs électeurs, selon la VSV. La population congolaise dans son ensemble est d'avis que ses intérêts ne sont pas défendus par ceux qu'elle a élus. C'est ce qui ressort de la restitution, jeudi à Kinshasa, du monitoring sur l'impact du travail des parlementaires et députés provinciaux de la RDC réalisé par la Voix des sans voix pour les droits de l'homme (VSV). Au terme d'une enquête menée sur terrain, cette ONG fait le constat selon lequel l'électorat du pays dans son ensemble est déçu de la prestation de ses élus, aussi bien nationaux que provinciaux. Le fossé entre les élus et leurs électeurs s'est donc élargi, conclut cette enquête. A en croire Rostin Manketa, assistant administratif de la VSV, les élus du peuple ne rendent pas régulièrement des comptes à leurs électeurs. Ce qui risque de mettre en péril la jeune démocratie congolaise, estime-t-il. (Radio Okapi)

Walikale: la situation sécuritaire toujours préoccupante. Plusieurs villages de Walikale, au Nord-Kivu, ont été victimes d'attaques armées au cours du mois d'avril. La dernière, attribuée aux FDLR selon des sources, a eu lieu cette semaine dans la nuit de mercredi à jeudi, dans la localité de Boboro, à une vingtaine de km du chef-lieu du territoire. Les assaillants de Boboro parlaient kinyarwanda, kitembo et kihunde. D'autres attaques armées ont été enregistrées, courant avril, dans d'autres localités du même territoire, notamment à Omate et Oninga et sur l'axe Kashebe Walikale. A Omate et Oninga, les assaillants ont été identifiés comme des Mai Mai Tcheka. Le député national Sabini Muhima, élu de ce territoire est même d'avis que la guerre n'est pas encore finie. Le major Maviane de la cellule de la communication des opérations Amani leo a déclaré: "Que la population de Walikale soit tranquille. Nous ne pouvons pas l'abandonner. Nous allons démanteler les FDLR comme nous les avons démantelées à Rusthuru et à Masisi.". (Radio Okapi)

Le groupe Hyper Psaromatis accusé de concurrence déloyale au Katanga. Lors d'un point de presse, jeudi à Kinshasa, trois ONG œuvrant pour la transparence en RDC appellent le gouvernement congolais à initier un audit auprès du groupe Hyper Psaromatis, qu'elles accusent de concurrence déloyale au Katanga. Pour ces organisations, la récente fermeture de l'entreprise Stockage pétrolier du Katanga (SPK) par la justice a été influencée par le groupe Hyper Psaromatis, avec la complicité de certaines autorités nationales. Elles citent notamment Lumanu Sefu, ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila et actuel ministre de l'Intérieur, qui encouragerait le monopole du groupe Psaromatis dans le stockage pétrolier au Katanga. Le président de la Ligue contre la fraude et la corruption précise : "Le monopole est là. Psaromatis veut être le seul maître du terrain. Ce n'est pas que dans les produits pétroliers. Il ne veut même pas qu'on puisse créer d'autres supermarchés. Le monopole, c'est briser, anéantir les gagne-petit. Nous le condamnons." (Radio Okapi)

Samedi 1er mai.

Walikale: Mai Mai et FDLR attaquent Mubi, 5 morts et pillage systématique. La cité minière de Mubi, à 36 kilomètres de Walikale-centre, en territoire de Walikale, est restée paralysée ce samedi 1er mai. La nuit dernière, une coalition des Mai Mai du colonel Cheka et des combattants rebelles hutu rwandais des FDRL a attaqué cette cité et procédé à un pillage systématique des habitants de la place. Cinq tués et quatorze blessés, dépôts, magasins, kiosques et coopératives de micro-finances pillés. Selon les sources, c'est vers 23heures locales que les assaillants ont fait leur incursion. Leur opération a duré plus de trois heures, soit de 23h à 2h du matin. Julien Paluku rassure la population que des mesures sont déjà prises pour que ces FDLR qui interviennent par petits groupes à différents endroits soient complètement anéantis. (Radio Okapi)

Réhabilitation de la piste de la Luano: les travaux encore dans la phase préparatoire. Les travaux de réhabilitation de la piste de l'aéroport de la Luano nécessitent qu'un chronogramme soit établi avant qu'ils ne soient effectifs. L'administrateur délégué général de la RVA (Régie des voies aériennes) en mission à Lubumbashi l'a fait savoir jeudi dernier. En attendant, a-t-il dit, on en est encore à la phase préparatoire. Selon Jean Acisse, cette phase consiste à procéder au garrotage, c'est-à-dire, au prélèvement des échantillons du sol sur le site pour des analyses. C'est ce qui déterminera l'emplacement de la nouvelle tour de contrôle, de la nouvelle caserne anti-incendie et de la nouvelle centrale électrique de l'aéroport de la Luano, a précisé l'Adg de la RVA. Autre tâche pendant cette phase, selon le responsable de la RVA, c'est d'étudier l'applicabilité du double financement du projet dont se félicite d'ailleurs le même haut cadre. La piste de la Luano est longue de 3100 mètres dont 800 sont en état de dégradation très avancé. (Radio Okapi)

Bukavu: plus de 600 démobilisés attendent leurs kits de réinsertion. La deuxième phase du projet d'appui à la réinsertion socioéconomique durable des démobilisés en RDC s'est poursuivie é Bukavu, au Sud-Kivu, avec le programme d'apprentissage des métiers. Bénéficiaires de cette formation, 626 démobilisés ont reçu vendredi des vélos à la fin de leur apprentissage, mais ils attendent avec impatience leurs kits de réinsertion. Le projet est financé conjointement par l'Unité d'exécution nationale du programme de démobilisation et réinsertion et le BIT (Bureau international du travail) en collaboration avec des partenaires d'exécution locaux. Selon Johnson Mulaganire, assistant à ce programme, les 626 démobilisés ont terminé leur apprentissage au bout de quatre mois. Quant aux kits de réinsertion proprement dits, la même source rassure : ils seront bel et bien remis aux bénéficiaires bientôt, le temps de finaliser encore les formalités.

1er mai en RDC: Nzanga Mobutu promet des emplois décents pour les masses laborieuses. L'amélioration des conditions de vie des travailleurs congolais, l'objectif du gouvernement selon Nzanga Mobutu
"Chantier emploi pour l'indépendance économique et sociale". Tel est le thème, cette année en République Démocratique du Congo, de la journée du travail que la communauté internationale célèbre le 1er mai. Dans un message adressé vendredi soir à la nation à cet effet, le Vice-Premier ministre en charge de l'Emploi, du Travail et de la Prévoyance sociale a rassuré: le gouvernement s'emploie à la concrétisation de cet objectif. Pour Joseph François Mobutu Nzanga, l'amélioration des conditions de vie des masses laborieuses congolaises est une priorité du gouvernement. Il faut des emplois décents susceptibles de satisfaire les besoins vitaux des travailleurs, a-t-il indiqué dans son message. Con cernant la commémoration de la journée du 1e mai elle-même, des défilés sont programmés ce jour à travers le pays. Traditionnellement, la fête met ensemble autorités du pays, employeurs et travailleurs. (Radio Okapi)