Journal d'Afrique Centrale - R.D.C.
du 2 au 14 Mai 2010
n°145


Chronique réalisée par Luc de l'Arbre

 


Dimanche 2 mai.

Rutshuru: vive tension ce dimanche à Rubare entre civils et militaires. 35 ans, Mambo Maheshe a été abattu samedi vers 20h30 par des hommes armés devant non loin de sa maison, à Rubare, localité située à une cinquantaine de km de Goma, au nord de Rusthuru. Ce dimanche matin, la population a érigé des barricades sur les principales voies de la place pour manifester son mécontentement contre ce meurtre qu'elle attribue à des éléments des Fardc.
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Walungu: Amani leo, les femmes de Kanyola s'inquiètent. Les soldats Fardc déployés dans le cadre de l'opération Amani leo doivent toucher régulièrement leur solde et recevoir tout aussi régulièrement leur ration alimentaire pour qu'ils ne soient pas contraints de se retourner sur les populations. C'est un vœu des femmes de la localité de Kanyola exprimé jeudi dernier lors du passage d'une délégation mixte de la Monuc, qui traduit leur inquiétude. Selon des sources militaires, des militaires envoyés dans cette zone dans le cadre d'Amani leo accusent un retard de quatre mois de leur solde et de leur ration alimentaire. Il y a donc risque que ces derniers tracassent les habitants du coin et envahissent leurs champs pour y récolter de quoi se nourrir. D'ailleurs, une barrière avait déjà été érigée par certains de ces militaires près du marché Mugogo pour extorquer les gens. L'administrateur du territoire de Walungu abonde dans le même sens. (Radio Okapi)

Lubero: double attaque des FDLR dans le sud, 1 mort, pillage et maisons incendiées. Un homme a été abattu dans la nuit de vendredi à samedi dans le village de Nduluma, secteur de Mihobwe, à 45 km de Kanyabayonga, en territoire de Lubero dans la suite d'une attaque armée. Dans la nuit de jeudi à vendredi, une autre attaque armée a eu lieu à Kasiki, dans le même territoire. Selon des témoins, les auteurs de ces deux attaques sont les combattants FDLR devenus très opérationnels dans la contrée.

Nord-Kivu: boycott de la journée du 1er mai à Beni et Lubero. Une journée ville morte a été observée samedi 1er mai dans les territoires de Beni et de Lubero. La population de ces deux juridictions a répondu à l'appel de la société civile du Grand Nord de la province du Nord-Kivu de boycotter les manifestations commémoratives de la fête du travail célébrée dans le monde

Kindu: mettre fin aux tracasseries dans les carrières minières de Kasese. Plus de 22 regroupements d'exploitation artisanale opèrent dans les carrières minières de Kasese, chef-lieu du secteur de Babira Bakwame, à 380 km de Kindu, dans la province du Maniema. Le ministre provincial des Mines et hydrocarbures revient de cette cité et veut combattre les tracasseries des services étatiques qui lui ont été rapportées. Ces tracasseries sont commises aussi bien par l'administration des mines et ses services spécialisés que par l'armée, la police, la DGM, l'ANR et d'autres services étatiques qui opèrent dans cette cité minière, affirme le ministre Chuma Djafari. Pour y mettre fin, il dit avoir pris un certain nombre de recommandations en vue d'assainir le secteur des mines et de favoriser l'émergence des exploitants artisanaux dans cette cité.

Mission de l'NU en Equateur, après le Kivu et la Province Orientale. Après le Kivu et la Province Orientale, le secrétaire général adjoint de l'Onu chargé des Affaires humanitaires et coordinateur des secours d'urgence, John Holmes, s'est rendu dimanche à Dongo, dans la province de l'Équateur, où la recrudescence des violences a grandement affecté les civils. Déclenchés et alimentés par d'anciens contentieux sur les droits de pêche et de pâturage, les troubles ont contraint à prendre la fuite près de 200.000 habitants, dont plus de la moitié se sont réfugiés au Congo-Brazzaville et quelque 18.000 au Centrafrique. Les Nations Unies et plusieurs ong ont pris en charge les réfugiés et les déplacés, qui ont reçu des vivres, de l'eau et des soins médicaux. En février, le Bureau de coordination des Affaires humanitaires (Ocha) a installé à Dongo un centre humanitaire à la disposition de la population riveraine. M Holmes a mis l'accent sur les priorités de rétablir la paix et de favoriser la réconciliation entre les communautés locales afin de permettre aux déplacés de rentrer chez eux. Jusqu'à présent, moins d'un tiers des fonds nécessaires (44 millions d'euros) pour mettre en place les opérations de secours requises dans la zone a été collecté ; 10% de cette somme a été mise à la disposition de l'Ocha. Le week-end dernier, lors de sa visite à Niangara, à 90 km à l'ouest de Dungu, en Province Orientale, M Holmes a déploré les atrocités commises par les rebelles ougandais de la Lra (Armée de résistance du seigneur), qui sévissent dans la région. Selon les chiffres de l'Onu, près de 1800 personnes auraient été tuées et 2400 autres prises en otage en Province Orientale par les rebelles de la Lra depuis décembre 2007. (Misna)

Lundi 3 mai.
Huit militaires FARDC tués lors d'une attaque des FDLR sur l'axe Ishasha-Nyamilima.
Trois positions des Fardc ont été attaquées dans la nuit de samedi à dimanche dans la localité de Kiseguru, sur l'axe Kiwanja-Ishasha en territoire de Rutshuru. Huit éléments Fardc, trois civils et deux combattants des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) ont été tués lors des combats, selon Amisi Kalonda, administrateur du territoire de Rutshuru. Les combattants FDLR ont mené cette attaque pour s'approvisionner en munitions dans les positions Fardc affirme le porte-parole des opérations Amani leo au Nord et sud Kivu. Le major Sylvain Ekenge ajoute que, présentement, les Fardc pourchassent les FDLR dans la brousse.

Kasaï oriental: la police sanctionne les accouchements à domicile. La société civile affirme que les forces de l'ordre font payer une amende de plus de 40.000 Francs congolais à tout mari dont la femme accoucherait en dehors d'un centre de santé. Les accusations proviennent principalement de Tshita, à mi-chemin entre Mweneditu et le chef-lieu de Mulundu, à 60 km de Luputa. Le centre de santé le plus proche est à Tshibonzoy, à 10 km. Il s'agit d'une distance trop importante pour les femmes sur le point d'accoucher. La majorité d'entre elles donne donc la vie à domicile.

Liberté d'expression: JED dénonce les pressions du pouvoir sur la presse. Le monde entier célèbre ce lundi 3 mai la journée mondiale de la Liberté de la Presse. A cette occasion, Journalistes en Danger (JED), une ONG de défense et de promotion de la liberté de presse, a publié lundi un document dans lequel elle dénonce le non respect du principe de la présomption d'innocence pour les journalistes. Cette ONG dénonce aussi le danger que courent désormais les journalistes lors des reportages sur la place publique en RDC. Donat Mbaya, président de JED, donne quelques cas illustratifs :" Il y a cinq journalistes qui sont en prison. Justel Elinga du "Journal " dont la publication a sorti un communiqué des FDLR. Six mois après, le journaliste est convoqué, entendu et envoyé en prison. Samedi 24 avril, Emmanuel Poso, journaliste à RTDV1 a été arrêté, battu, sa mâchoire a été même atteinte. " Donat Mbaya donne l'exemple le plus scandaleux à ses yeux: " Un journaliste de l'Agence Syfia qui convoyait des journaux a été entouré par des policiers en civil armés de kalachnikovs. " Accès libre à l'information.

Toujours à l'occasion du 3 mai, Chantal Kanyimbo, présidente de l'Union nationale de la Presse du Congo (UNPC), estime que le journaliste et la population ont le droit d'être informés et d'avoir accès à toute information. Elle annonce qu'une réflexion est en cours au niveau de la profession et de la société civile en vue d'élaborer un avant-projet de loi qui facilite l'accès à l'information. Elle explique : " Nous travaillons dans la profession et même avec les différents acteurs de la société civile. Nous estimons en plus qu'il est important d'avoir des lois qui réglementent l'exercice de la liberté de la presse. Il va falloir qu'on vote dans notre pays une loi qui facilite l'accès à l'information non seulement aux journalistes mais aussi à tout citoyen qui a besoin de savoir comment les affaires publiques sont gérées." Pour Chantal Kanyimbo, la gestion des affaires publiques se caractérise par une tendance à cacher un certain nombre de choses pour ne pas rendre de comptes. " Mais il appartient aux journalistes et à tous les citoyens d'amener les gouvernants et les pouvoirs publics à travailler dans la transparence ", conclut-elle. (Radio Okapi)

L'exploitation des forêts doit conduire au développement, appel d'Oshwe. Les communautés locales appauvries par l'exploitation effrénée des ressources forestières ont sollicité le gouvernement de retirer leur permis aux compagnies qui ne respectent par leur engagement à contribuer au développement local, a déclaré Raoul Monsembula, responsable de la protection des forêts congolaises pour l'organisation Greenpeace, se faisant le porte-parole du mécontentement et des revendications de la population du vaste territoire d'Oshwe, dans la province sud-occidentale de Bandundu. En vigueur depuis 2002, le code forestier subordonne l'exploitation des ressources naturelles à la construction d'infrastructures et à la réalisation de projets de développement en faveur des communautés locales.

Pourtant, alors que de longues années se sont écoulées depuis la signature de leurs contrats, les sociétés du secteur opérant dans la région, et notamment Nft et Precious Wood, n'ont toujours pas honoré leurs engagements, répertoriés dans les cahiers des charges. En plus des ressources minières dont le pays regorge (or et coltan entre autres), le bois présent dans les forêts du bassin du fleuve Congo - second "poumon" de la planète avec une étendue de 145 millions d'hectares - suscitait le plus grand intérêt dès l'époque de Mobutu. L'exploitation des aires boisées s'est par la suite développée sans frein ni règle pendant les guerres qui ont éclaté dans la région (1996-2003). La semaine dernière, une soixantaine de délégués de la société civile d'Oshwe venant des quatre secteurs du territoire, qui s'étend sur près de 43.000 kilomètres carrés, se sont rencontrés lors d'un forum, demandant formellement à l'État de mettre fin au pillage des ressources naturelles effectué en flagrante violation des dispositions du code forestier congolais. M Monsembula dénonce le fait que non seulement les multinationales n'apportent aucun développement aux communautés riveraines mais qu'elles sont aussi responsables de leur appauvrissement. Les activités industrielles n'apportent non plus aucun emploi considérant que les sociétés arrivent sur place le plus souvent avec leur propre main d'œuvre et que les quelques Congolais embauchés ne sont employés qu'à la journée, sans bénéficier d'aucune protection sociale. Pour diffuser une plus grande connaissance et une prise de conscience du problème parmi les communautés autochtones, Greenpeace Afrique a distribué des copies du code forestier traduit en lingala, un des idiomes les plus répandus dans le pays. La sauvegarde des droits passe avant tout par une bonne information et une sensibilisation au phénomène, a précisé M Monsembula. (Misna)

Le parlement du Congo appelle à un rapatriement rapide des réfugiés de la RDC. 82% des réfugiés de la RDC à Impfondo sont des femmes et des enfants. Les parlementaires du Congo Brazzaville ont réitéré, le week-end dernier, l'appel au rapatriement des réfugiés de l'Equateur (RDC) établis dans le département de la Likouaka (Nord-Est) du Congo Brazzaville. Ces parlementaires reprochent aux réfugiés de la RDC de dévaster les champs des populations autochtones, constituant ainsi un facteur d'insécurité.

Ituri : le district prêt à devenir une province. " Le 15 mai prochain, le district de l'Ituri deviendra la province de l'Ituri." Les députés de la Province orientale originaires de l'Ituri l'ont déclaré ce matin devant la presse de Kisangani. Ces parlementaires se basent sur la constitution du 18 février 2006. Son article 2 stipule que le vendredi 14 mai 2010 est la date butoir de mise en place des provinces.

La société civile du Katanga interdit à ses membres de s'impliquer en politique. La coordination de la société civile du Katanga réagit aux propos tenus la semaine dernière à Kinshasa par des ONG de lutte contre la corruption et prenant à partie certains de ses membres. Au cours d'une conférence de presse tenue dimanche 2 mai à Lubumbashi, les responsables de la société civile ont déclaré : " Vous devez vous tenir à l'écart de tout jeu politique et éviter de vous faire couler mutuellement pour les intérêts des tiers." La conférence était axée sur la mission de la société civile face aux enjeux politiques actuels.

La Snel facture à Pweto, 3 ans après l'électrification. La Société nationale d'électricité (Snel) a lancé sa campagne de facturation il y a une semaine à Pweto, cité située à plus de 600 km de Kalemie. Des centaines d'abonnés sont concernés. L'opération de la Snel cible en moyenne 600 abonnés à Pweto. Cette cité a consommé de l'électricité pendant trois ans, sans payer un seul sou à l'Etat congolais. Le courant provient de la société zambienne Zesco. La ligne d'alimentation de moyenne tension est tirée de la localité frontalière de Tshiyenge. Elle couvre 44 km. L'électrification de Pweto est intervenue en 2007 après les travaux exécutés par les agents de Snel venus de Kinshasa et de Lubumbashi. La Snel Pweto a lancé une campagne de sensibilisation des populations au paiement des factures avant de lancer l'opération proprement dite. Félicien Mabeka, gestionnaire de la clientèle, explique : "Il y a ceux qui paieront une facture de 1900 Fc. La catégorie sociale et les commerçants ont une facture d'au moins 7000 Fc et au-delà. Nous leur demandons de payer pour garder ce réseau public et, ensuite, l'étendre vers ceux qui demandent encore du courant." Pour la Snel Pweto, l'opération est une grande première dans un milieu où l'électricité n'a jamais existé. (Radio Okapi)

Mardi 4 mai.

Bunia: saisie d'un véhicule de l'ONG italienne COOPI. Le tribunal de grande instance de Bunia a procédé, lundi, à la saisie d'un véhicule de marque Toyota Hilux de l'ONG Italienne COOPI. Selon le président de ce tribunal, cette saisie se fait en exécution d'un jugement prononcé en 2008 sur le litige qui oppose l'ONG CIP, partenaire de COOPI, à un operateur économique de la place. L'ONG CIP, précise la même source, doit 15 000 dollars américains au propriétaire de la station Trilex. De son coté, COOPI déclare que la saisie s'est faite sur le bien d'autrui et sollicite au tribunal la levée cette mesure. Ce véhicule est utilisé par le centre d'intervention psychologique pour apporter de l'assistance aux victimes des violences sexuelles et aux personnes traumatisées par les effets de guerre.

Censure contre le gouvernement Muzito: 100 signatures récoltées, selon l'opposition. L'opposition parlementaire s'active pour réunir les 125 signatures nécessaires pour déposer une motion de censure visant à renverser l'ensemble du gouvernement dirigé par Adolphe Muzito. Près de 100 signatures favorables ont déjà été obtenues, selon l'opposition. La procédure pour renverser un gouvernement est déterminée dans la constitution de la RDC. La première étape consiste à obtenir l'adhésion d'au moins un quart des membres de l'Assemblée nationale, c'est-à-dire 125 signatures. C'est la condition essentielle pour que cette motion soit déclarée recevable. Dès que la motion est déposée au bureau du président de l'Assemblée nationale, le débat et le vote devraient intervenir dans les 48 heures suivant le dépôt des signatures. A ce sujet, le règlement intérieur prévoit qu'une motion de censure ne peut passer que lorsqu'elle obtient la majorité absolue des votes à l'Assemblée nationale, soit 251 votes sur les 500 députés que compte la chambre basse du parlement. Dans l'hypothèse où la plénière de l'Assemblée nationale adopte la motion de censure, le gouvernement est réputé démissionnaire au terme de l'article 197 du règlement intérieur de l'Assemblée nationale. Dans ce cas, le Premier ministre remet la démission de son gouvernement au président de la République, dans les 24 heures. En cas de rejet de la motion de censure, les signataires ne peuvent proposer une nouvelle motion au cours de la même session parlementaire et sur le même objet. Dans tous les cas de figure, explique un analyste des affaires parlementaires, c'est la majorité au pouvoir, seule devant sa conscience, qui dira le dernier mot. (Radio Okapi)

Un aide-mémoire pour améliorer la sécurité des journalistes. L'Observatoire congolais des Medias (OMEC) a publié lundi 3 mai à Kinshasa un manuel à l'issue de son atelier intitulé " la tolérance zéro et la sécurité des journalistes. " Le document se concentre sur les questions déontologiques, comme la vérification des faits avant publication, ou le traitement équitable et équilibré de l'information. Polydor Muboyayi, président de l'OMEC, explique : " Ces principes importent car le journaliste peut se mettre dans une situation d'insécurité par la diffusion de fausses nouvelles ou d'informations qui ne respectent pas l'équilibre. Notre aide-mémoire indique aux journalistes les pistes à suivre pour éviter cela. " L'Observatoire a aussi empoigné la problématique à l'échelon politique en interpellant les pouvoirs publics. " Nous leur avons demandé que l'impunité cesse dans ce pays. Si elle ne prend pas fin, la politique de tolérance zéro ne sera qu'un vœu pieu, " souligne Polydor Muboyayi. L'action de l'OMEC s'inscrit dans un contexte troublé. Trois journalistes congolais sont aux arrêts depuis le 1er mai aux cachots de la Légion de la police nationale d'intervention rapide (PIR), dans la commune de Kasa-Vubu. Parmi eux figurent notamment Patrick Ngbanga du journal L'Expression et Steve Wembi, collaborateur de l'agence Chine Nouvelle. Selon les membres de leurs familles, la PIR les a appréhendés après le défilé du 1er mai sur le boulevard Triomphal. On reprocherait aux trois journalistes la publication d'articles jugés hostiles à un chef d'entreprise de la place. (Radio Okapi)

Nord Kivu: 54 FDLR démobilisés et relocalisés au Katanga. Le Programme œcuménique de Paix, Transformation des Conflits et Réconciliation (Parec) a convaincu, dimanche 2 mai, 54 combattants du Front démocratique pour la Libération du Rwanda (FDLR) et une cinquantaine de leurs dépendants de déposer les armes. Le Parec annonce avoir récupéré plus de 6400 armes de guerre depuis le lancement en mars de son opération baptisée "arme à feu contre 50 dollars." Le pasteur Ngoy Mulunda a expliqué : " Notre visée n'était pas les FDLR mais les armes. La population s'est plainte de rendre ses armes alors que les FDLR gardaient les leurs et qu'ils pouvaient donc les attaquer. Cela m'a poussé à entrer en contact avec les combattants. Le 1er avril, j'ai rencontré le colonel Soki. Il m'a dit qu'il était d'accord avec la relocalisation, à condition que ce ne soit pas pour les amener au Rwanda. " Selon le Parec, l'opération se poursuit cette semaine dans le territoire de Lubero où vivent d'autres combattants prêts à se rendre.

Bondo: des abbés détruisent des habitations construites illégalement dans leur concession. Environ soixante habitations ont été réduites en cendres, lundi selon des sources concordantes de Bondo, cité située à près de 500 km de Kisangani. Les prélats catholiques auraient fait appel aux élèves du petit séminaire de Bondo pour démolir ces habitations, selon les mêmes sources. Armés des machettes, les élèves du petit séminaire de Bondo auraient effectué l'essentiel de la besogne, selon les sources locales. La même source affirme que la population en colère n'a pas saccagé le couvent des prêtres protégé par la police venue en intervention.

Joint par Radio Okapi, l'évêque du diocèse de Bondo a reconnu les faits. D'après lui, ce sont des cases qui ont été détruites et non des maisons comme l'a prétendue la population. Ces cases ont été construites anarchiquement à proximité du petit séminaire, a-t-il déclaré. Par ailleurs, son chancelier a indiqué que le nombre des huttes détruites est estimé à quarante et non pas soixante comme annoncé par des sources indépendantes. Ce débordement est consécutif à la passivité des autorités locales et provinciales, a souligné l'évêque de Bondo. Ces dernières ont n'ont pas agi dans l'urgence pour régler ce conflit qui couvait depuis longtemps, a-t-il considéré. (Radio Okapi)

Kasaï Oriental: nouvelle réglementation du port des costumes coutumiers. L'arrêté du gouverneur Ngoy Kasanji a été publié lundi à Mbuji-Mayi. Il devrait mettre fin notamment au port illégal des insignes, marques et toutes autres distinctions des chefs coutumiers. Selon de nombreux témoignages, des imposteurs portent ces ornements, trompant la confiance des citoyens.

Statut des magistrats: le débat a commencé au Sénat. La Chambre haute du Parlement a déclaré recevable lundi 3 mai ce projet de loi contesté par les syndicats de la magistrature et la société civile. La Commission de Politique administrative et judiciaire a cinq jours pour l'examiner. Luzolo Bambi, ministre de la Justice, estime que ces modifications légales s'imposent car son ministère doit rendre des comptes à l'opinion publique. Tout en reconnaissant le souci du ministère de réformer la justice, le sénateur Moïse Nyarugabo estime que la responsabilité revient aux magistrats. Pour les syndicats autonomes et la société civile, la révision du statut des magistrats constituerait une violation de la constitution.

Lodja: La police disperse une marche de la population. Les ressortissants de Lodja avec leurs voisins du district du Sankuru vivant à Lodja, à environ 500 km de Mbujimayi, ont manifesté lundi dans les rues de cette cité. Ils dénonçaient les incendies des maisons menées la semaine dernière à Lodja et Lubefu par des populations autochtones en conflit, selon des sources concordantes.

Mbandaka: les journalistes s'estiment vulnérables. Les représentants de la presse de l'Equateur déplorent l'absence, hormis l'ONG Journaliste en Danger (JED), de structures provinciales de défense des medias et la léthargie qui règne dans la corporation.

Affaire Didace Namujimbo: trois accusés condamnés à la peine capitale. Le tribunal militaire de garnison de Bukavu a rendu son verdict ce mardi. Au terme du jugement, trois accusés sont condamnés à la peine capitale, cinq sont acquittés et sept autres condamnés à des peines d'emprisonnement variant de douze mois à 5 ans. Le tribunal militaire a aussi reconnu le droit à la réparation pour la veuve du journaliste assassiné. Le gouvernement congolais doit verser, solidairement avec les militaires condamnés, des dommages intérêts de l'ordre de 500 000 dollars américains à la veuve et de 250 000 dollars américains au père de Didace Namujimbo. Pour rappel, Didace Namujimbo journaliste de Radio Okapi a été abattu à Bukavu le 21 septembre 2008 non loin de son domicile.

Katanga: le ministre des Hydrocarbures réprimande les pétroliers. " La fraude à l'importation des produits pétroliers a pris des allures inquiétantes, " a affirmé Célestin Mbuyu au cours de sa rencontre avec les entreprises du secteur lundi 3 mai à Lubumbashi. Selon le ministre, les pétroliers gardent 80 % du montant des taxes au lieu de les restituer à l'Etat congolais. Il a expliqué : " Si FONER (Fonds national d'Entretien routier) me dit que tout est détourné, je dois mettre des garde-fous pour qu'on paie obligatoirement cette taxe. Nous sommes un pays qui a besoin de moyens. "

Pnud/RDC: 190 millions USD débloqués en 2009, mais…Le Pnud a dépensé au total 190 millions USD pour appuyer le programme de gouvernance et de la réduction de la pauvreté en RDC en 2009. C'est ce qu'indique le rapport d'activités publié, mardi à Kinshasa, par cette agence onusienne. Les efforts du Pnud ont été plus déployés dans les activités génératrices de revenus pour permettre le relèvement communautaire à l'est, à l'ouest et au sud de la RDC. Pourtant, les observateurs estiment que la pauvreté continue de sévir partout dans ce pays et que la situation de la population congolaise en générale n'a pas changé. Le directeur de programmes Pnud en RDC, René Guiraud, l'a reconnu. C'est comme ça, a-t-il ajouté, que la Pnud s'est concentré, en termes de relèvement, à compléter l'action du gouvernement dans les zones qui sortent de conflits. Et il a appelé à l'implication des bénéficiaires : "Nous ne jouons pas seuls. Il faudra que la population bénéficiaire elle-même soit partie prenante à ce processus. Sans cette participation citoyenne des communautés, rien ne peut se passer. Donc, elles sont au début et au centre de l'action de développement qu'on leur donne." Selon le Pnud, l'action de relèvement va porter si ces populations sont engagées. (Radio Okapi)

La criminalité en hausse à Kinshasa. Lors d'un entretien à bâtons rompus avec la presse, mardi,l à Kinshasa, l'inspecteur général de la Police nationale congolaise (PNC), John Numbi, a indiqué que le taux de criminalité est en augmentation dans la capitale depuis quelques semaines. Des cas de meurtres ont été enregistrés dans plusieurs communes. John Numbi affirme avoir mis sur pied des stratégies pour lutter davantage contre le banditisme dans la capitale. Le chef de la PNC a, par ailleurs, reconnu que certains de ses officiers sont impliqués dans des cas de tracasserie. Au sujet des trois journalistes arrêtés arbitrairement, samedi, par la légion de la Police d'intervention rapide (Pir), John Numbi rassure qu'il a interpellé le commandement de cette unité. Ceci afin que l'officier incriminé réponde de ses actes devant lui avant d'être déféré en justice.

Mercredi 5 mai.

Arrestation du chef des insurgés de l'Equateur. Le chef des insurgés se réclamant du Mouvement de Libération Indépendante des alliés, autrefois appelés Enyele, vient d'être arrêté dans la cité de Dongo, dans la province de l'Equateur. Udjani a été capturé et livré à la police par ses frères du clan sur place à Dongo où il était retourné pour un nouveau recrutement après sa défaite de Mbandaka où il a réussi à s'échapper.

Kinshasa: 50 agents de la prison militaire de Ndolo en formation sur le greffe. La section 'Etat de droit' de la Monuc, en partenariat avec le ministère congolais de la Défense, organise, depuis mercredi à Kinshasa, un atelier de formation à l'intention du personnel du greffe de la prison militaire de Ndolo. Au total, 50 agents dont 35 militaires et 15 civils du ministère de la Justice prennent part à cette formation de trois jours. Cette session devra permettre aux greffiers militaires de collaborer étroitement avec le ministère public en vue d'éviter des détentions illégales et prolongées des prévenus, a estimé le directeur de l'administration pénitentiaire au ministère de la Défense, le colonel Masenga.

Nord-Kivu: le calme rétabli sur différents fronts, selon le porte-parole d'Amani Leo. La situation reste relativement calme sur les différents axes des territoires de Rutshuru, Walikale et Lubero Sud, où plusieurs attaques des forces négatives contre les positions des Fardc sont rapportées depuis plus d'une semaine. Selon le porte-parole de l'opération militaire Amani Leo au Nord et Sud Kivu, le major Sylvain Ekenge, cette situation s'explique par deux faits : D'abord sur l'axe Rutchuru, les Fardc ont reçu l'ordre de suspendre les opérations de traque des rebelles rwandais des FDLR pour permettre et faciliter l'opération de ramassage d'armes et la reddition des FDLR au Programme œcuménique de paix, transformation des conflits et réconciliation (Parec). Pour le major Ekenge, c'est pendant cette période de trêve que les FDLR ont profité pour attaquer les positions de l'armée congolaise. Ensuite, il souligne que des groupes Mai-Mai, en complicité avec des populations locales, ont attaqué certaines localités. Sylvain Ekenge appelle toute la population à se désolidariser de ces Mai-Mai au bénéfice de la paix< ; (Radio Okapi)

Un milliard huit cent millions de Francs congolais volatilisés. L'entreprise indopakistanaise, partenaire de la Minière de Bakwanga (Miba), se serait volatilisée avec plus d'un milliard huit cents millions de Francs congolais. Ces révélations ont été faites mardi par la Direction provinciale des recettes du Kasaï Oriental. Cette dernière accuse la Miba d'avoir encouragé cette fraude. Toute l'affaire apparaît au public lorsque les régies financières du Kasaï Oriental ont réclamé les taxes à la société minière de diamant du Sankuru. Des redevances qui datent de 2006. Sans crier gare, les gestionnaires de la société minière de diamant du Sankuru seraient portés disparus, renseignent les sources de la Direction provinciale des recettes. Le ministre provincial des Mines du Kasaï Oriental est formel. La Miba a permis à une entreprise inconnue du gouvernement central et de l'exécutif provincial d'exploiter le diamant pendant plusieurs années sans maîtriser les traces de sa comptabilité et de ses redevances, renchérit le ministre provincial des Mines. " Ces affirmations sont gratuites ", ont rétorqué les responsables de la Miba. Entre-temps, la Direction provinciale des recettes a saisi un engin de la société minière de diamant du Sankuru servant à l'extraction du diamant sous-marin. Elle compte également saisir les titres miniers donnés par la Miba à cette entreprise. La société minière de diamant du Sankuru est née d'un partenariat conclut entre la Miba et une firme indopakistanaise de droit chinois du nom d'Indo Afrique Mining. Le rapport des travaux de la commission de révision des contrats miniers indique qu'il s'agissait d'une joint-venture en vue de l'exploration et l'exploitation des gisements diamantifères sur la rivière Sankuru. Dans cette association, la Miba est minoritaire avec 49% des parts, alors qu'Indo Afrique mining en a 51. (Radio Okapi)

Six mois supplémentaires avant la transformation des entreprises publiques. Le Premier ministre Adolphe Muzito a prorogé, par décret, le délai de transformation des entreprises publiques en sociétés commerciales pour une durée de six mois. Le délai fixé initialement a expiré depuis le 24 avril dernier sans que toutes les entreprises concernées par cette mutation n'aient été prêtes quant à l'évaluation des actifs et des passifs, ainsi que du patrimoine de chacune d'entre elles. Désormais, ces entreprises ont jusqu'au 31 décembre 2010 pour se conformer à la loi.

Sud Kivu: les facteurs climatiques et l'insécurité à l'origine de la malnutrition, selon Ocha. La détérioration de l'environnement a un impact sur l'agriculture et l'alimentation. Dans une enquête menée en janvier dernier dans le secteur eau et assainissement, le Bureau de coordination d'Ocha, situe entre 2 à 9% le taux de malnutrition dans 16 localités du Sud Kivu. Les territoires de Walungu, Kalehe et Mwenga sont les plus touchés par la mosaïque due aux insectes prédateurs du manioc et des bananerais, indique ce document. Le rapport épingle encore la chaleur qui a plus détruit le maïs et les haricots dans plusieurs champs. D'après toujours cette étude, la population de ces sites n'a pas accès à l'eau potable malgré l'existence de différents points de distribution. Ces ouvrages sont en majorité vétustes, avec un faible débit. Ce qui justifie la ruée de la population vers des sources non aménagées et des cours d'eau souillées. Facteurs climatiques. Des experts estiment que les facteurs climatiques, l'insécurité de ces dernières décennies ainsi que les mauvaises techniques agricoles sont en grande partie à la base de cette insécurité alimentaire. A cela s'ajoutent, toujours selon ces experts, les maladies des plantes, la mauvaise qualité et la quantité d'intrants utilisés par les agriculteurs en période culturale. Les experts notent également la pollution de l'environnement et les maladies liées au manque d'hygiène corporelle, la diarrhée et la verminose, par exemple. (Radio Okapi)

Ocha lance un appel d'aide humanitaire en faveur des retournés de l'Equateur. Plus de 70% de déplacés de l'Equateur sont retournés chez eux. Cependant, ces retournés sont confrontés à de graves problèmes humanitaires dus au manque de financement, a révélé ce mercredi le bureau d' Ocha.

Kalemie: les retournés reçoivent l'assistance du HCR. Le kit spécial du HCR inclut un vélo, une dizaine de tôles et des outils aratoires comme des pioches. La distribution concerne uniquement 200 familles congolaises vulnérables qui sont retournées de leur refuge en Tanzanie. Chaque famille bénéficiaire compte au moins trois personnes.

Rusthuru: comment prévenir les conflits fonciers ? Une centaine de délégués venus de différentes couches sociales du territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, réfléchissent sur les voies et moyens de prévenir les conflits fonciers entre communautés. Une rencontre organisée conjointement par le programme de stabilisation et de reconstruction STAREC, le ministère provincial des affaires foncières en partenariat avec les agences onusiennes, UN-HABITAT et le HCR.

Maker Mwangu plaide pour un statut particulier de l'enseignant congolais. Le ministre de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), Maker Mwango, a déposé mardi au Parlement le projet de loi portant organisation et fonctionnement de l'enseignement national. Ce projet ouvre la voie, a-t-il dit, à un statut spécial dont bénéficiera l'enseignant congolais

"Journaliste en danger" réagit au verdict de l'affaire Didace Namujimbo. L'ONG de défense de la liberté de la presse, Journaliste en danger (JED) a pris acte mardi du verdict du tribunal militaire de garnison de Bukavu dans l'affaire de l'assassinat de Didace Namujimbo. " Nous espérons que dans quelques mois, ces condamnés ne vont pas disparaître de la prison parce que comme vous le savez il y a un moratoire sur la peine de mort dans notre pays. Ces gens seront en prison, il ne faudrait pas qu'on apprenne qu'ils se sont évadés ", a déclaré à Radio Okapi, Donat Mbaya le président de JED.

Jeudi 6 mai.

À Mbuji-Mayi, des kilomètres à pied pour trouver de l'eau. À Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï Oriental, des centaines de milliers d'habitants sont obligés depuis plusieurs semaines de marcher chaque jour plus de 20 km pour puiser de l'eau dans les rivières et les ruisseaux situés en dehors de la ville. L'agence d'information Irin précise que cette situation découle d'un éboulement survenu le 23 mars dernier, rendant inutilisables plusieurs portions de l'aqueduc local. Selon père Theodore Thiyekele, prêtre catholique à Mbuji-Mayi, la pénurie d'eau a donné lieu à de lourdes spéculations et à une flambée des prix. Nombreux sont les habitants qui n'ont pas les moyens d'acheter les bidons de 20 litres que les commerçants les plus ambitieux remplissent hors de la ville et revendent jusqu'à 500 francs, soit 38 centimes d'euro : une somme extrêmement élevée pour la population riveraine. Pour financer la réparation des aqueducs endommagés, le gouvernement de la province a débloqué une première somme d'argent, mais l'envergure du problème est d'autant plus préoccupante que la population de Mbuji-Mayi est passée de 500.000 à trois millions d'habitants en l'espace de quelques années seulement. Dans le cadre d'un programme financé par la Banque africaine de développement (Bad), l'administration du Kasaï Oriental s'est engagée à reconstruire les aqueducs en question et à en augmenter le débit. (Misna)

Mahagi: tensions entre deux communautés religieuses à Ugwilu. L'administrateur du territoire de Mahagi a suspendu toute activité religieuse au sein d'une chapelle à Ugwilu, un village situé à plus de 200 km de Bunia. Deux communautés religieuses, AIC et CECA 20, toutes deux de l'Église du Christ au Congo (ECC), se disputent la chapelle. Cela fait vingt ans que chaque partie revendique le droit de propriété. Depuis une semaine, la tension est devenue très vive entre les fidèles de l'AIC et ceux de la CECA 20 (Communauté évangélique au centre de l'Afrique). Mercredi 5 mai, les deux camps se sont livrés à la violence.

Sud Kivu: exactions des FRF et des Maï Maï. Des insurgés des Forces républicaines fédéralistes (FRF) se sont déployés mardi 4 mai sur plusieurs axes dans les hauts plateaux de Kamombo, en territoire de Fizi, pour mener des embuscades et des pillages. Le commandant du 1er bataillon de la 432ème brigade Fardc affirme que des FRF ont investi les installations de la société minière Transafrica à Minembwe-centre. Ils ont réussi à emporter une importante somme d'argent et divers matériels. Peu auparavant à Mikenge, des troupes FARDC sont tombées dans une embuscade tendue par les FRF. Le commandant Fardc affirme que les assaillants ont décroché sans faire de victime après un échange de tirs. Le major Bokilo Lolwa indique aussi que des coalitions de Maï Maï réfractaires menacent la sécurité des civils dans la région des hauts plateaux. Ces combattants sont dirigés par les commandants Aoci et Yakutumba alliés aux Forces démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR). Ils ont récemment emporté des troupeaux de vaches avant de se diriger vers Kisanya, Lwiko et Kagembe. (Radio Okapi)

Rutshuru : des comités pour le règlement des conflits fonciers. La résolution a été prise à l'issue de l'atelier d'échanges pour la prévention et la résolution pacifique des conflits fonciers dans le territoire de Rutshuru. Les délégués se sont engagés à diffuser les acquis de ces assises dans la population. Le Starec (Programme de Stabilisation et de Reconstruction de l'Est de la RDC), le ministère provincial des Affaires foncières du Nord Kivu, les agences onusiennes et le HCR sont tombés d'accord pour implanter ces comités locaux permanents afin de régler pacifiquement les conflits fonciers au Nord Kivu. Le gouvernement provincial s'inquiète d'une éventuelle exacerbation des conflits fonciers si le retour attendu de milliers de réfugiés congolais au Nord Kivu n'est pas bien géré. Les assises de Rutshuru ont donc été une opportunité pour réfléchir à l'accès des retournés à la terre, car il s'agit d'une des recommandations des accords de la rencontre tripartite RDC, Rwanda, HCR organisée en février 2010 au Rwanda.

Vendredi 7 mai.

Les FDLR transférés au Katanga risquent de déstabiliser l'Ouest de la RDC, selon RACID. Le Réseau d'Action Citoyenne pour la Démocratie, une coalition de soixante quinze ONG du Nord Kivu, ont exprimé en début de semaine, cette inquiétude face à l'opération de délocalisation des rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda du Nord Kivu vers le Katanga. Une opération initiée par l'ONG PAREC (Programme œcuménique de paix et de réconciliation au Congo.) Le RACID estime qu'il fallait plutôt rapatrier les ex-combattants FDLR directement dans leur pays d'origine au lieu de les délocaliser à l'intérieur de la RDC. Cette opération constitue plutôt un problème et non pas une solution à la question des FDLR, selon cette coalition. Malgré cette crainte, le RACID salue tout de même l'initiative du gouvernement pour mettre fin à la présence des FDLR qu'il qualifie de source d'insécurité récurrente au Nord Kivu. 54 ex-combattants FDLR volontairement désarmés par le PAREC à Rutshuru (Nord Kivu) et leurs dépendants ont accepté, le dimanche 2 mai, d'être réinstallés dans la province du Katanga.

Minova: des milliers de déplacés livrés à eux-mêmes. Environ 23.000 familles de déplacés sont privés de vivres et de médicaments à Minova et ses environs. Plus de 1200 foyers de ces déplacés sont dans des familles d'accueil à Kalungu. Certains sont à Minova et dans ses environs, d'autres dans un camp de déplacés à Mubimbi, à quelques kilomètres au sud de Minova. La plupart sont venus de la région de Ziralo, où des groupes armés comme les FDLR et les Mai Mai de Kirikicho agissent encore. D'autres ont fui les combats dans la région de Masisi, Ufamando et Ngungu. Profitant du passage d'une délégation conjointe mixte de protection de la Monuc, des représentants de ces déplacés à Kalungu ont fait part de leur difficultés à survivre. Le chef de cette localité a souhaité le retour de ces déplacés dans leurs lieux d'origine car ils constituent un fardeau pour la population locale. (Radio Okapi)

Les ex groupes armés du Nord Kivu s'opposent au départ précipité de la Monuc. Dans un communiqué officiel, les ex groupes armés du Nord et Sud-Kivu, signataires des accords de paix de Goma, justifient leur position notamment par la situation sécuritaire jugée fragile dans la partie Est de la RDC.

Ituri: environ 4.000 déplacés de guerre d'Aveba expulsés de leur camp. Le camp des déplacés d'Aveba, localité située à environ 80 km de Bunia, est fermé depuis environ une semaine par les Fardc. Le site abritait environ 4.000 personnes qui se retrouvent aujourd'hui dispersées. La plupart des ces déplacés sont venus de la localité de Mukatongazi, théâtre d'affrontements ces jours-ci entre les Fardc et les miliciens du Front populaire pour la justice au Congo (FPJC). Dans un rapport rendu public lundi dernier, les humanitaires opérant en Ituri signalent que ces personnes ont été expulsés de leur camp à Aveba depuis le 27 avril sur ordre des autorités militaires des Fardc. Certaines d'entre elles ont alors trouvé refuge sur place dans des familles d'accueil et d'autres se seraient dirigées vers Songolo et Tchekele, des localités voisines. Selon les autorités militaires contactées par Okapi, le camp d'Aveba abritait de nombreux miliciens qui s'étaient infiltrés pour bénéficier de l'assistance des humanitaires. Ce qui justifie la fermeture de ce camp. Les humanitaires se sont réservés de tout commentaire par rapport à cette allégation. (Radio Okapi)

Kinshasa: les infections du SIDA augmentent chez les enfants. Sombre constat lors de la journée internationale des orphelins du Sida célébrée vendredi 7 mai : à Kinshasa, le nombre d'enfants affectés ou infectés par le virus est en augmentation, selon Amo Congo. Cette organisation non gouvernementale prend en charge plus de 5000 orphelins âgés de zéro à seize ans et ayant perdu au moins un parent à cause du VIH/SIDA. Tout enfant séropositif reçoit une prise en charge médicale. Cependant, seuls 10% de ces enfants bénéficient des denrées alimentaires prévues dans le budget de cette ONG. Les moyens réduits de ce programme ne permettent de payer les frais d'études que de 300 élèves.

Lubumbashi: le PPRD s'implante au sein des entreprises publiques, selon le PRP. Le Parti de la Révolution populaire (PRP) accuse le PPRD (Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie) d'avoir installé la semaine dernière une cellule au Centre des Impôts (CDI) de Lubumbashi. Il s'agit d'une démarche anticonstitutionnelle, estime le PRP qui rappelle que l'administration est apolitique.

Kalemie: des nouvelles mesures de sécurité à la prison centrale. Un officier de la police nationale congolaise détenu à la prison centrale de Kalemie a tenté de mettre fin à ses jours, dans la nuit de mardi, à l'aide d'une lame de rasoir. Stoppé à temps, il a eu la vie sauve grâce à une intervention médicale. Consécutivement à cette tentative, le 1er substitut du procureur de la république près le parquet de grande instance de Kalemie a pris des nouvelles mesures pour sécuriser les prisonniers.

Distribution des vivres à la prison centrale de Bukavu. Plus de 1 100 détenus de la prison centrale de Bukavu ont reçu une assistance en vivres jeudi, don de la force spéciale de la police du Bangladesh/Monuc. Il est composé de 100kg de farine, 125 kg de sucre, 500 œufs, 100 kg de riz préparé, 75kg de confiture, plus de 6 800 petits pains.

Bukavu: le HCR rapatrie 69 réfugiés rwandais. Le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés, HCR, a rapatrié jeudi 69 sujets rwandais venus de Kalehe, Sange, Nyangezi et Sahabunda. Selon la commission nationale pour les réfugiés, 10 Rwandais identifiés comme de recycleurs ont été remis à la Direction générale des migrations, DGM. Cette dernière devra s'occuper de leur refoulement. Entre temps, l'opération d'identification d'autres candidats, une quarantaine au total, se poursuit au camp de transit du HCR à Bukavu.

Bukavu: présentation de 9 présumés bandits. La police nationale congolaise (PNC) a présenté au public 9 présumés criminels, parmi lesquels des voleurs à main armée, des "fenders" et des vendeurs de faux diamants. Selon la police, certains sont des présumés meneurs du vol à main armée perpétré dans une maison de prêtre le 18 avril dernier à Kadutu. Six mille dollars ont été emportés. D'autres sont suspectés dans un autre vol mené chez un expatrié le mois dernier dans la commune d'Ibanda. Ils auraient emporté là aussi six mille dollars américains ainsi que plusieurs biens de valeurs.

Samedi 8 mai.

Tshikapa: une maladie non identifiée à la prison centrale. Des éruptions cutanées sans fièvre, c'est le symptôme d'une maladie dont souffrent depuis une semaine une vingtaine de détenus de la prison centrale de Tshikapa. S'agit-il de la varicelle, de la staphylococcie ou tout simplement de la gale ? Face au doute que suscite cette épidémie, les autorités sanitaires de la ville ont prélevé des échantillons sur les malades pour des examens à l'INERB à Kinshasa.

Cancer du col de l'utérus: les moyens de dépistage manquent. L'Association de lutte contre le cancer du col utérin a lancé un appel vendredi 7 mai à Kinshasa pour que cette maladie devienne une priorité de santé publique. En ligne de mire : le besoin de dépistage précoce.

RDC: plus de 8 millions d'orphelins vivent avec le sida, selon Amo Congo. Le directeur provincial d'Amo Congo Kinshasa a rendu public ce chiffre vendredi 7 mai à Kinshasa, à l'occasion de la journée des orphelins enfants vulnérables victimes du sida. D'après lui, il reste beaucoup à faire dans la lutte contre cette pandémie car le gouvernement ne disponibilise pas de fonds.
ARV: la Pharmakina se plaint de ne pas recevoir des commandes. Ces ARV sont produits localement et sont disponibles et accessibles sur commande des organisations nationales impliquées dans la lutte contre le VIH/SIDA pour qu'elles les fournissent aux malades. Mais cette société déplore le manque de commandes de la part de ces organisations. Selon le docteur Pierre-Prince Lundjwire Mulema, chef de département Vih/ARV Pharmakina/Bukavu explique son entreprise peut produire, en période normale de production, jusqu'à 100?000 cures. Mais la clientèle se fait rare.

Multiplier par cinq la production de cuivre d'ici 2015. Le ministère des Mines prévoit pour cette année une production de cuivre de plus de 400.000 tonnes, soit un retour au niveau de 1970 de la Gécamines (Générale des Carrières et des Mines du Congo). Objectif: multiplier par cinq cette production d'ici 2015. Il y a quarante ans, la Gécamines était l'unique et tout-puissant producteur de métal rouge. Elle avait même franchi la barre des 500.000 tonnes par an. Pourtant, dans sa feuille de route, le ministère des Mines ne compte pas que sur cette entreprise. Nombre de compagnies minières privées nées de la libéralisation du secteur sont également ciblées par le gouvernement congolais: Katanga Mining, Frontier First Quantum ou Tenke Fungurume Mining. Certaines d'entre elles produisent aujourd'hui dix fois plus que la Gécamines. D'ici deux ans, la production nationale devrait déjà dépasser la barre des 800.000 tonnes de cuivre. Dans cette perspective, le secteur minier industriel créerait ainsi 50.000 emplois directs et 300.000 indirects. Ce programme prévoit également de tripler d'ici 2015 la production de cobalt, de plus de 30.000 tonnes à plus de 90.000. Des augmentations très significatives sont aussi prévues pour d'autres matières telles que la wolframite, l'or, le diamant et la cassitérite. Pourtant, le développement économique ne sera durable que si tous ces produits reçoivent leur valeur ajoutée en RDC avant leur exportation. Exemple: le cobalt de l'entreprise Tenke Fungurume Mining, qui compose 47% de sa production, est purifié en Zambie. Enfin, plusieurs défis majeurs demeurent, parmi lesquels la fraude, qui fait perdre des millions de dollars à l'Etat congolais, la pacification totale du pays ainsi que l'évolution du contexte économique international. (Radio Okpai)

Vodacom Congo: la dispute touche les actionnaires de CWN. L'avenir de l'opérateur téléphonique s'assombrit de plus en plus. African Wireless et Resotel, qui forment Congo Wireless Network (CWN), n'ont pas la même vision de la dissolution de Vodacom Congo. CWN avait demandé cette dissolution il y a un mois à Johannesburg, poussant son partenaire sud-africain Vodacom International à solliciter l'arbitrage d'un tribunal de Bruxelles. Or, l'un des actionnaires de CWN, Resotel, dit n'avoir pas approuvé cette dissolution de Vodacom Congo telle que voulue par CWN. Resotel détient 40% de CWN, African Wireless en possédant le reste. Au coeur des deux entreprises se trouvent deux individus : Alieu Conteh et Feruzi Kalume. Face à Conteh, Feruzi ne détient en réalité que 20% de CWN et indirectement près de 10% dans Vodacom Congo.

Bandundu: les ressources naturelles ne bénéficient pas à la population d'Oshwe. Les habitants du deuxième territoire du pays par son étendue, après Bafwasende en Province orientale, manquent de tout : eau potable, électricité, radio, télévision, téléphone. Pourtant plusieurs entreprises y exploitent le bois, parmi lesquelles la société Sodefor, dont les capitaux sont majoritairement portugais. Malgré les richesses naturelles de ses 43.000 kilomètres carrés couverts de forêt, Oshwe est coupé du reste de la RDC car les routes sont réduites à des sentiers impraticables. Les bâtiments de l'administration publique n'ont jamais été réparés depuis la colonisation.
Aucun véhicule ne roule à Oshwe hormis une jeep, elle-même immobilisée lorsque l'administrateur du territoire est absent.

Equateur : appel de l'archevêque de Mbandaka pour les réfugiés. L'Onu, les Ong, et en général les communautés internationales, doivent nous aider à ramener à la maison les réfugiés qui sont partis à cause des derniers conflits qui ont eu lieu à l'ouest de la République Démocratique du Congo", a déclaré à l'agence Fides Mgr Joseph Kumuondala Mbimba, archevêque de Mbandaka, chef-lieu de la province nord-occidentale de l'Équateur et récent théâtre d'une attaque d'insurgés. L'archevêque rappelle que "dans la zone de Mbandaka, résident des milliers de dépeuplés provenant de la zone de Budjala, en face du fleuve Congo. D'autres dizaines de milliers de personnes, originaires des zones occidentales de Budjala, se sont réfugiées dans la République du Congo". Il y a deux jours, des délégués de Brazzaville et de Kinshasa se sont rencontrés pour préparer le retour des quelque 120.000 réfugiés congolais installés dans la région de Likouala. "Mais les deux pays à eux seuls n'ont pas les moyens nécessaires pour reconduire dans leur patrie ces personnes et de leur garantir un niveau de vie décent. Il convient en effet de reconstruire ou de restructurer les habitations, les écoles et les centres sanitaires détruits par les guérilléros. Nous avons besoin de l'aide de la communauté internationale pour faire cela", précise l'archevêque de Mbandaka. La situation humanitaire dans la province de l'Équateur est extrêmement précaire depuis fin 2009. (Misna)

Centenaire de l'Institut des Frères des Ecoles Chrétiennes. 05.05.2010L'Institut des Frères des Ecoles Chrétiennes a fêté son centenaire le 4 mai 2010 à Kinshasa. En effet, c'est depuis 1909 que cette institution religieuse s'est installée dans le district du Congo Kinshasa. Les Frères des Ecoles Chrétiennes comptent plusieurs écoles au Congo Kinshasa et surtout à Kinshasa comme l'école St Georges de Kintambo et le collège Alingda au quartier Jamaïque.

Dimanche 9 mai.
L'Assemblée nationale adopte enfin la loi organique de la Ceni.
L'Assemblée nationale a adopté, vendredi à Kinshasa, la loi sur l'organisation et le fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Cette adoption intervient suite à l'absence d'harmonisation des divergences apparues entre les deux chambres du Parlement sut ce texte. C'est finalement le point de vue de l'Assemblée nationale qui l'a emporté sur celui du Sénat, après de longs débats sur le projet de loi organique de la Ceni.

L'UE débloque près de 7 millions d'euros pour les réfugiés de l'Equateur. Le service humanitaire de l'Union européenne (EU) a annoncé, vendredi à Brazzaville, un don de 6.900 000 euros en faveur de l'ensemble des réfugiés de la RDC établis au nord du Congo-Brazzaville, en Centrafrique et aux déplacés à l'intérieur même de la province l'Equateur. Cette somme va servir à l'achat des vivres et des médicaments, au transport de l'eau potable ainsi qu'à la préparation des abris pour des réfugiés qui passent toujours la nuit à la belle étoile, selon le directeur général du Service d'aide humanitaire de l'UE, Peter Zangl. Les réfugiés installés dans la Lilouala (au nord du Congo-Brazzaville) bénéficieront à eux seuls de 3,600 000 euros, a précisé la même source.

Création de la province de l'Ituri : 18 communautés de base se rallient aux députés provinciaux. Les représentants de toutes les 18 communautés tribales locales de l'Ituri ont marqué, vendredi à Bunia, leur soutien à la démarche visant à élever ce district de la Province Orientale au statut de province. Ils se sont ainsi prononcés à l'issue d'une assemblée extraordinaire organisée pour la circonstance. L'Ituri, démographiquement, est très peuplé: aujourd'hui, on parle de 7 millions d'habitants. Du point de vue la superficie, ce district a une étendue de 65 000 km carrés. Depuis le début de la semaine, les élus de l'Ituri exigent le statut de province soit reconnu à ce district au plus tard le 15 mai.

Kisangani: résultats positifs de l'expédition scientifique sur le fleuve Congo. Les premiers résultats des recherches scientifiques sur le fleuve Congo, entreprises par des chercheurs de la faculté des sciences de l'université de Kisangani et ceux venus d'Europe dans le cadre de l'expédition scientifique, sont maintenant connus, a déclaré le coordonnateur scientifique de ce projet. Selon lui, l'expédition scientifique a identifié notamment : 150 individus d'animaux, parmi une vingtaine d'espèces, 875 gros poissons, une vingtaine d'espèces des petits poissons, 62 végétaux supérieurs, dont une vingtaine d'espèces. Après Yailela, premier site de recherches, l'expédition va maintenant se diriger vers Basoko.

A Bukavu, les missionnaires de Marie-xavériennes-célèbrent leurs 50 ans en RDC. Du 1er au 9 mai 2010, les missionnaires de Marie -les xavériennes - œuvrant en RDC et au Burundi ont célébré, au centre spirituel Amani de Bukavu, leur Assemblée triennale, en présence de leur supérieure générale, sœur Ines Frizza. Cette assemblée marque le cinquantième anniversaire de la présence des religieuses dans la région des Grands lacs africains. C'est peu après l'indépendance du Congo que les premières xavériennes, accompagnées de leur fondatrice, Mère Celestina Bottego, sont arrivées au Congo. Elles étaient précédées, deux ans auparavant, par la congrégation des Missionnaires xavériens, dont elles sont la branche féminine. Les xavériennes se sont installées dans les diocèses d'Uvira et de Bukavu dans l'est de la RDC et dans le diocèse de Bururi puis de Bujumbura au Burundi. Dans le souci de répondre aux besoins des populations, les Missionnaires de Marie se dévouent dans les domaines de la santé, de la pastorale paroissiale, de l'éducation, en particulier dans les "foyers sociaux" et l'alphabétisation pour les femmes. Une dizaine de Congolaises ont déjà rejoint les religieuses. Les Congolaises sont missionnaires dans leur pays mais aussi au Tchad, au Cameroun, au Brésil et en Italie. Lors de leur dernière assemblée de Bukavu, les 22 religieuses présentes ont constaté combien la présence de jeunes Congolaises vient raviver la flamme tenue par les aînées. Ensemble, elles ont remercié le Seigneur pour le don de la mission, malgré le poids de l'âge pour quelques-unes. Les missionnaires de Marie se sont ainsi renouvelées dans le don de soi-même. Elles s'engagent toutes à partager le chemin des peuples de la RDC et du Burundi. Dans la suite du dernier Synode des évêques pour l'Afrique, elles entendent donner priorité à la réconciliation, la justice et la paix et à la formation des consciences pour faire face aux défis locaux de la pauvreté, de la jeunesse et de la famille.

Punia: des FDLR investissent pendant plus de 24 heures la carrière minière de Kalenda. Plusieurs biens dont des colis de cassitérite emportés et environ 450 personnes prises en otage. C'est le bilan d'un siège de plus de 24 heures, de jeudi à vendredi dernier, de la carrière minière de Kalenda, à 60 km de Kasese, dans le territoire de Punia, au Maniema, par des combattants rebelles des FDLR. Information livrée par des sources politico administratives de Kasese, confirmée par d'autres sources indépendantes

Kinshasa: les embouteillages jusqu'en novembre 2010. Le spectacle des bouchons et embouteillages montres sur les grandes artères de la capitale congolaise durera encore six mois, selon l'Agence des grands travaux. Sur les 294 kilomètres de route asphaltée de la capitale, signale la source, 270 kilomètres sont à réhabiliter. En principe, toutes les artères sur lesquelles s'effectuent les travaux devraient être fermées à la circulation.

Lundi 10 mai.

Bukavu: délogement dans le domaine privé de l'Etat. La police a expulsé samedi soir des maisons du domaine privé de l'Etat les familles de sept cadres et agents de l'administration publique dans la commune d'Ibanda, à Bukavu. L'opération pourra se poursuivre et concerne jusque là, selon de sources, une quarantaine de familles.

Rusthuru : les FDLR frappent encore à Butare, 1 policier tué et 2 véhicules incendiés. Des éléments FDLR ont effectué une incursion jeudi dernier dans la localité de Butare à une cinquantaine de km de Rutshuru-centre avec l'intention de piller, selon le commandant de la police du territoire de Rutshuru. Des policiers en patrouille nocturne les en ont empêchés, ce qui a donné lieu à un échange des tirs, d'après la même source.

Les politiciens catholiques plaident pour une justice distributive en RDC. Les rideaux sont tombés, dimanche après-midi à Kinshasa, sur le 4ème atelier national des acteurs politiques catholiques. Plus de 60 acteurs ont réfléchi sur le cinquantenaire de l'indépendance de la RDC à la lumière du message du 2ème synode africain. A l'issue des travaux, le secrétaire de la commission épiscopale pour l'apostolat des laïcs, l'abbé Ambroise Mutshembe Luhembe a déclaré : "Tout le monde sait que la corruption est devenue maintenant un cas social en RDC. Nous, nous demandons aux acteurs catholiques, comme à tout le monde, que si nous voulons réellement avoir un développement dans ce pays, qu'il y ait une justice distributive. Que tout le monde puisse profiter, manger de la sueur de son front." Pour lui, un acteur politique catholique est celui qui s'assume comme chrétien. Il doit être cohérent dans sa vie, faire qu'il y ait symbiose entre sa vie politique et sa vie de foi. Les participants ont formulé des recommandations et résolutions pour permettre aux acteurs politiques catholiques de voir comment s'appliquer au- delà du cinquantenaire de l'indépendance. (Radio Okapi)

Kinshasa: la société civile boucle son atelier sur la réforme sécuritaire. Le Réseau de la reforme du secteur sécuritaire de la société civile (RRSS) a bouclé, samedi à Kinshasa, sa réunion nationale sur les perspectives de la reforme de la police nationale congolaise (PNC). Cette réunion d'une cinquantaine d'experts a abouti sur un rapport final devant servir à la mise en œuvre du nouveau programme pour l'amélioration des conditions de sécurité de la population congolaise. Selon un expert de RRSS, Pasteur Emery Madifuta, les participants ont adopté le plan d'action mis en place pour l'ensemble de provinces concernées par la reforme appuyées par les bailleurs, appelées : "provinces pilotes" et d'autres actions pour les autres provinces non concernées.

Début du projet de traçabilité des minerais au Nord-Kivu. Le projet pilote sur la protection des minerais dans l'Est du Congo a été lancé officiellement, à Goma. Ce projet est une initiative de l'organisation '' Initiative d'Itri pour la chaîne d'approvisionnement de l'étain'' (ITSCI). Selon les responsables de cette organisation, ce projet aidera, non seulement les creuseurs; mais aussi l'Etat congolais à mieux quantifier le volume de Coltan exploité dans la province du Nord-Kivu. Il va permettre ainsi la traçabilité des minerais du puits jusqu'aux centres de traitement. La carrière de Bisiye, en territoire de Walikale, a été choisie comme carrière pilote pour ce projet.

Opérations militaires à Lubero : 77 familles des déplacés en détresse à Beni. Ces familles viennent de Mandelia et de Ngumo, localités situées au sud-ouest du territoire de Lubero. Elles ont commencé à quitter leurs localités depuis une semaine, fuyant les opérations militaires de ratissage menées par les Fardc contre les Maï-Maï réfractaires dans ce secteur, selon leurs témoignages. Ces déplacés trouvent refuge à Kantine, à environ 50 km de Beni. Leurs conditions de vie restent déplorables, selon les témoins sur place. Des nombreux déplacés passent la nuit à la belle étoile. Certains sont logés dans des familles d'accueil tout aussi démunies.

Kisangani: l'UDPS se prononce sur le retrait de la Monuc. Le retrait de la Monuc et la déclaration politique des députés de l'Ituri au sujet de la date butoir du 15 mai prochain pour l'érection de leur district en province sont les principaux sujets abordés par le secrétaire général de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), un parti de l'opposition. Dans un point de presse tenu le dimanche 9 mai à Kisangani, Alexis Mutanda a estimé que la présence des troupes de la Monuc en RDC se justifie encore d'autant plus qu'elles peuvent continuer de servir à la sécurisation des personnes et des biens.

La 18ème assemblée parlementaire de la francophonie région Afrique ouverte lundi à Kinshasa. Les travaux seront axés essentiellement sur la mise en œuvre de la déclaration de Bamako adoptée il y a 10 ans. Cette déclaration porte sur la mise en œuvre de la promotion de la culture électorale et démocratique dans l'espace francophone.

Insécurité sur la route Bukavu-Uvira, certains véhiculent transitent au Rwanda. Un mini bus de l'Agence de voyage Arc en Ciel a été pris d'assaut par des hommes en uniforme au niveau des escarpements de Ngomo, le dimanche 9 mai dans la mi-journée. Une personne a été tuée et une autre blessée au cours de l'attaque, selon un rescapé. L'attaque de ce minibus transportant des passagers en provenance du territoire d'Uvira vers Bukavu est la deuxième en l'espace d'une semaine après celle d'un camion pillé le mardi 4 mai sur le même tronçon routier.

Lubero: campagne pour un retour apaisé des réfugiés congolais vivant au Rwanda. La campagne est une initiative du programme de stabilisation et de reconstruction de l'Est (Starec) et le ministère provincial des Affaires foncières et le conseil national pour les réfugiés. Les sensibilisateurs des populations se préparent à faciliter la réinsertion de plus de 800 réfugiés candidats au retour dans le territoire de Lubero..

Kinshasa: les magistrats en formation se disent abandonnés. Les magistrats arrivés à Kinshasa depuis le 15 avril dernier pour une formation avant leur affectation affirment mener une vie difficile dans la capitale. Ils accusent le Conseil supérieur de la magistrature de les abandonner alors que selon eux, ce dernier devait les prendre en charge, selon le programme.
Des exploitants artisanaux dans une mine en RDC. L'auditorat supérieur de Lubumbashi a arrêté vendredi dernier cinq éléments de la police nationale congolaise, parmi lesquels des sous officiers, accusés d'exploitation illégale des minerais dans la carrière de Mbola, à 90 km du chef-lieu de la province du Katanga.

Des usagers de la route Kisangani-Yangambi se plaignent des tracasseries de la garde républicaine. A chaque traversée de la rivière Lindi, le conducteur d'une moto doit s'acquitter de 500 Francs congolais, celui d'un vélo 300 Francs congolais, affirment les usagers de la route Kisangani-Yangambi. Selon eux, aucun document ne leur est délivré comme preuve de paiement. Ils sont souvent obligés de payer à plusieurs reprises ces montants exigés par des militaires de la Garde républicaine commis à ce poste.
Mercredi 12 mai.

Journée mondiale de l'infirmier: sombre tableau de la profession en RDC. La journée mondiale de l'infirmier célébrée le 12 mai est placée cette année sous le thème: "Les infirmiers à l'avant-garde des soins chroniques". Une interpellation des infirmiers pour leur implication dans la lutte contre les maladies comme le diabète et l'hypertension artérielle. Des infirmiers interrogés à Kinshasa ont brossé un tableau sombre de leurs conditions de travail. L'Etat congolais a participé dans une certaine mesure à la destruction des hôpitaux, rendant par ce fait difficile le travail de l'infirmier, a déclaré Komba Djeko, le président de l'association nationale des infirmiers du Congo (ANIC). " Beaucoup d'hôpitaux actuellement sont dépourvus de matériel médical ", déplorent-ils. "Les lits se font rares dans les structures médicales, ou alors ils sont dépourvus de matelas ou de draps ", poursuit Komba Djeko. Concernant les soins prodigués aux malades, la situation n'est guère reluisante. Komba Djeko affirme : " Les malades ne disposent pas toujours de l'eau et du savon pour se baigner. Le minimum pour exercer le métier d'infirmier n'existe plus. Les hôpitaux manquent des médicaments. Les malades sont obligés de les acheter eux-mêmes pour leurs soins " La situation de Kinshasa n'est pas isolée, celle des provinces de la RDC est pire, selon le président de l'ANIC. (Radio Okapi)

Kinshasa et Brazzaville discutent sur l'extradition d'Udjani. Les autorités de Kinshasa et de Brazzaville discutent, depuis lundi 10 mai, sur les conditions d'extradition du chef spirituel des insurgés du Mouvement de Libération Indépendante des Alliés (MLIA), Udjani Mangbama. Les Dépêches de Brazzaville, un quotidien progouvernemental, indiquent que le jeune rebelle de 25 ans se trouve bel et bien à Brazzaville et que son extradition fait l'objet des tractations entre les deux gouvernements. Selon plusieurs sources non officielles et certaines autorités (à Brazzaville), ayant requis l'anonymat, Udjani a été transféré dans cette ville depuis le 5 mai par un avion spécial affrété par les autorités brazzavilloises. Quant aux circonstances de sa capture, des sources policières à Imfondo, au nord de Brazzaville, affirment plutôt que le chef rebelle s'était rendu de lui-même, il y a une semaine, à la base militaire de Mombenzele, à quelque 95 km de cette ville. La police (du Congo-Brazzaville) s'est saisie de lui, de son garde du corps et de son épouse.

Uvira: les jeunes des hauts plateaux s'organisent en force d'autodéfense populaire. Les jeunes d'Uvira s'organisent en force d'autodéfense populaire pour pallier l'insuffisance des forces de l'ordre, selon eux. Une centaine de jeunes des hauts plateaux d'Uvira, au Sud-Kivu ont annoncé leur déploiement dans plusieurs villages comme combattants d'autodéfense populaire. Le mouvement s'appelle "Tusaidiane", (aidons-nous, en swahili) et est déjà en action depuis une semaine dans certaines localités de ce territoire.

Dépistage des maladies chroniques: une action à soutenir. L'action des infirmiers mérite d'être soutenue. L'Association nationale des infirmiers du Congo a organisé à Kinshasa une campagne de dépistage gratuit des maladies chroniques non transmissibles dans tous les hôpitaux de la place. Et cela, en marge de la journée internationale de l'infirmier célébrée le 12 mai de chaque année. Cette campagne devait prendre fin ce mardi.

Shabunda: les FDLR enlèvent 45 personnes à Nyakakubwami. Les habitants de Shabunda demandent à la Monuc de renforcer son appui à l'armée régulière. Des hommes armés identifiés comme des combattants des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), sont sortis de la forêt lundi dernier et ont enlevé 45 personnes à Nyakakubwami, village situé entre les localités de Mukenge et Luchika, dans le territoire de Shabunda. L'information est livrée par les rescapés et rapportée par le président de l'Alovetraco, une association des transporteurs et camionneurs œuvrant sur cet axe.

Erection de l'Ituri en province: la Socipo sollicite l'implication de Joseph Kabila. Dans un document signé mardi à Kisangani, la société civile de la Province Orientale, Socipo, fait un certain nombre de recommandations au président de la République, à l'Assemblée nationale, au gouvernement central ainsi qu'aux députés provinciaux. Elle demande au président de la République de s'impliquer pour maîtriser la situation. Elle souhaite également que soient prises des mesures politiques, administratives, sécuritaires, économiques et socioculturelles nécessaires pour mener à bon port cette entreprise. René Sileki Lisaliko, vice-président de la société civile de la Province Orientale explique : "La société civile de la Province Orientale, conformément aux articles 2 et 226 de la constitution, appuie la démarche des députés provinciaux de l'Ituri. C'est une démarche constitutionnelle. Et nous trouvons légitime la réclamation de ces députés " Toutefois, le vice-président de la Socipo fustige le manque de préparation dans la matérialisation de ce projet : "Depuis 36 mois, alors qu'il y a eu un ministère de la Décentralisation institué par le gouvernement de la République, aucun préparatif, aucun effort allant dans le sens de la matérialisation des districts en provinces n'a été fait. Nous avons vu un grand danger qui conduirait à ce que nous avons appelé dans notre mémo, l'in-gouvernabilité des provinces. Si aujourd'hui, l'Ituri accepte…, et le gouvernement ne dit rien jusque là, il est muet, et si les autres districts emboîte le pas, nous allons assister à l'in-gouvernabilité des provinces. C'est pourquoi nous demandons au chef de l'Etat de s'impliquer en tant que garant de la nation pour maîtriser la situation ". (Radio Okapi)

Jeudi 13 mai.

Bunia: depuis 10 ans, toujours pas de diplômes pour les infirmiers. La plupart d'infirmiers du niveau A 2 n'ont jamais reçu leurs diplômes depuis qu'ils ont terminé leurs études, il y a une dizaine d'années pour certains. Une pétition, signée par ces infirmiers à l'intention du ministre de la Santé, circulent depuis deux jours à Bunia.

Lubero: la société civile plaide pour le redéploiement des Fardc. Les populations locales de Lubero accusent des militaires issus des ex-groupes armés de plusieurs exactions et cela augmente la méfiance vis-à-vis de ces militaires. C'est pourquoi elles plaident pour leur redéploiement dans d'autres provinces du pays, indique la société civile locale.

L'Union européenne offre à la RDC plus de 400 millions USD. Le gouvernement congolais et l'Union européenne ont signé mercredi 12 mai 11 Onze programmes de coopération d'une valeur de plus de 400 millions de dollars américains. L'exécution de ces programmes démarre dans les prochains mois.

Platmin Congo et Gécamines appelés à éclaircir le financement de Zijin Mining Group. La controverse persiste sur la transaction de 285 millions USD entre Platmin BVI et l'entreprise chinoise Zijin Mining Group. Platmin BVI, basée aux îles vierges finance Platmin Congo, un partenaire de la Gécamines dans un projet de cuivre et de cobalt. Platmin BVI a été racheté par un consortium chinois auquel appartient Zijin Mining Group. Les responsables de la Gécamines devraient être entendus sur cette transaction, le mercredi 12 mai, au ministère des Mines, selon une source du cabinet de Martin Kabwelulu. Le ministre des Mines souhaiterait obtenir plus d'explications dans la transaction d'au moins 285 millions de dollars annoncée, vendredi 7 mai sur la bourse de Hong Kong. Cette transaction concerne le rachat de Platmin BVI par deux entreprises chinoises: Zijin Mining Group et China-Africa Development Fund Co. Le cuivre et le cobalt au cœur de la controverse. Le consortium chinois devrait ainsi financer un projet de cuivre et de cobalt à Kolwezi à plus de 500 millions de dollars américains. Les gisements concernés sont ceux d'Ecaille C et de Deziwa, qui représentent environs 906.000 tonnes de cuivre et plus 55.000 tonnes de cobalt. Selon les experts, la partie congolaise redoute que le rachat de Platmin BVI par le consortium chinois crée un flou sur la gestion des gisements convoités. Il convient de rappeler que Gécamines et Platmin Congo ont créé une société commune SOMIDEC (société minière d'Ecaille détenue a 68% par Platmin Congo et 32% par la Gécamines). Cette joint-venture a l'objectif de passer à l'exploitation du gisement après les prospections financées, depuis 5 ans, par Platmin BVI. Selon le coordonnateur de la Cellule technique et de planification minière au ministère congolais des Mines (CTPM), Dona Kampata, le souci du gouvernement congolais est d'éviter le jeu de bourse qui aboutit aux contrats compliqués. Du coté de Platmin Congo, on assure que le transfert est sans danger pour la RDC. Le directeur général de Somidec et l'un des représentants de Platmin Congo, Pierre Mulumba, rassure que le nouveau financement chinois ne change rien à la structure de cette société. Le patron de Somidec ajoute aussi que la Gecamines reçoit les rapports mensuels des activités de Somidec et de Platmin Congo. Ce qui contredit la version du ministère des Mines, qui estimait que cette transaction s'était effectuée à l'insu de la Gecamines. (Radio Okapi)

Bukavu: 35 femmes formées sur la législation contre les violences sexuelles. Les femmes en formation depuis ce mercredi 12 mai viennent de Kabare, Walungu, Mwenga, Bukavu et ses environs. Parmi elles, on compte des victimes de violences sexuelles. La formation est organisée par l'ONG "Hériter de la Justice". A l'issue du séminaire, les personnes formées pourront assister les victimes des violences sexuelles devant la justice.

Gemena: destruction de 400 engins explosifs. L'ONG Mine Advisory Group (MAG) annonce la destruction de 400 engins explosifs mercredi 12 mai dans les après-midi a l'aéroport de Gemena dans la province de l'Equateur. Parmi les engins à détruire, on dénombre des mines antichars, des mines antipersonnel, des grenades et des obus. Selon Gérard Keirin, responsable de l'ONG MAG, l'aéroport de Gemena sera fermé lors de cette opération. La population est interdite de fréquenter ses périmètres pendant cette destruction.

Le Peco s'inquiète de la pollution de Chamilemba à Lubumbashi. Le parti écologiste congolais, Peco/Fédération du Katanga dénonce le silence coupable du pouvoir face à la pollution dont la population du camp Chamilemba à Lubumbashi, est victime. Peco se base sur les analyses menées dans un laboratoire de la place. Les nouveaux défenseurs des habitants de Chamilemba veulent saisir les instances internationales sur ce dossier, faute d'une solution au pays. Harris Mukawaila, président fédéral de Peco, explique : "Nous avons trouvé dans l'eau le NA qui est annexé, les normes exigées par l'OMS varie entre 14 et 16. Mais ici, c'est à plus de 1070. Le taux de S, nous sommes à plus de 40 000. Là c'est empoisonné." A propos de la pollution due au cuivre, M. Mukawaila indique que les normes requises par l'OMS varie entre 0 et 1, alors qu'au camp Chamilemba, l'on est à 6.27. Il dit avoir tenté l'expérience avec la population en plongeant le chlore dans l'eau. Du coup, cette eau a changé de couleur, elle est devenue noire, affirme le président fédéral du Peco. De son côté, le chargé de l'environnement à Chemaf rejette les accusations contenues dans la pétition. Djo Katembo affirme au contraire que son entreprise utilise des machines modernes qui permettent de protéger l'environnement. (Radio Okapi)

Sud Kivu: le calme revient à Fizi centre. La vie reprend progressivement son cours normal au chef-lieu du territoire de Fizi, un mois après les affrontements qui avaient opposé les FARDC aux combattants Maï Maï Yakutumba. Selon les autorités territoriales de Fizi rencontrées sur place le mercredi 12 mai, près de 70 % des 30 000 déplacés de Fizi centre et ses environs sont retournés dans leurs villages.

Loi sur la Ceni: le Sénat se résigne. La chambre haute du Parlement a adopté mercredi le rapport de la commission mixte paritaire sur le projet de loi portant organisation et fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Une résignation puisque c'est la version de la chambre basse qui, en définitive, est passée sans aucune harmonisation avec celle que préconisait le Sénat. Le prescrit de l'Assemblée nationale l'emporte sur celui du Sénat: la société civile ne siégera pas au sein de la Ceni.

Le CICR forme des fonctionnaires congolais sur le droit international humanitaire. Les fonctionnaires du Secrétariat général du ministère des Droits humains sont les bénéficiaires de ces séances d'informations. Elles ont débuté ce jeudi 13 mai à Kinshasa. Objectif: renforcer la connaissance sur la promotion et la protection des droits de l'homme.

Les parlementaires de la Province Orientale déterminés à ériger les nouvelles provinces. Le premier ministre et les parlementaires de la Province Orientale sont en pourparlers depuis le mercredi 12 mai à ce sujet. Les parlementaires affirment qu'ils vont ériger quatre nouvelles provinces à la place de l'actuelle Province Orientale dans deux jours (le 15 mai) comme prévu par la constitution de la RDC. Le gouverneur de la Province Orientale, présent à Kinshasa pour les pourparlers avec le Premier ministre, appelle à la patience. Les dispositifs sécuritaires sont renforcés ce jeudi 13 mai dans la cité de Bunia (capitale de l'Ituri), à quarante huit heures de la date du 15 mai. Les députés provinciaux originaires du district de l'Ituri tiennent à ériger ce district en province à cette date comme prévu par la constitution.

Vendredi 14 mai.

Les contraintes juridiques et financières retardent le découpage territorial. Plus de 3 milliards USD sont nécessaires pour créer et installer les vingt six nouvelles provinces de la RDC comme prévu dans la constitution. Ces chiffres ont été publiés le jeudi 13 mai à Kinshasa par le ministre de l'Intérieur Adolphe Lumanu. La RDC ne dispose pas actuellement de ce financement. Ce qui va retarder le découpage territorial.

Découpage territorial: les députés divisés sur l'échéance du 15 mai. La question sur l'installation des institutions politiques telle que prévue par la constitution, a été soulevée hier jeudi à l'Assemblée nationale, à deux jours du délai butoir. Les avis de députés divergent sur l'application de l'article 226 de la constitution. Le président de la Commission politique, administrative et juridique de la chambre basse du parlement a relevé le danger que court le pays à l'absence de l'application de l'article 226 de la Constitution. Cette disposition parle de l'installation des institutions politiques provinciales de 26 nouvelles provinces. Les nouvelles provinces ne seront pas effectives à dater du 15 mai prochain, date constitutionnelle. Tous les députés ou presque se sont mis en évidence : dans 48 heures, le retard ne sera pas comblé. Par conséquent, la constitution sera violée, la procédure étant longue. À l'hémicycle du Palais du peuple, la majorité des députés nationaux incombent la responsabilité au gouvernement. Gilbert Kiakwama, député de l'opposition, explique : "Nous n'avons plus le temps d'attendre. C'est depuis 36 mois, du haut de cette tribune, j'ai toujours reproché à ce gouvernement son immobilisme." Face au retard, certains députés proposent la révision de la constitution suivie de la présentation par le gouvernement d'un chronogramme précis de la mise en place de nouvelles provinces. Pour le Député Aubin Minaku, Il faut éviter que la mise en place de ces nouvelles provinces se fasse comme une insurrection. D'autres députés estiment par contre que les provinces existent du fait de la constitution. Il ne reste plus qu'à mettre en place leurs institutions politiques. (Radio Okapi)

Accords pétroliers: la RDC perd plus de 10 milliards U$ en Ituri. Les contrats signés avec des compagnies pour l'exploitation de pétrole sur le lac Albert entraînent un manque à gagner de plus de 10 milliards de dollars à l'Etat congolais, a révélé mercredi l'observatoire britannique de pétrole Platform. D'après les résultats des recherches de cet observatoire repris dans un rapport rendu public à Bunia, ces contrats profitent à certains hommes politiques proches du pouvoir central au détriment de la population congolaise. En plus, Platform redoute l'insécurité qui résulterait de la coopération entre ces compagnies pétrolières et certains groupes armés dans la région. Selon Taimour Lay, chercheur de l'observatoire britannique Platform, l'accord de partage de production signé en 2006 entre la RDC et la compagnie britannique Tollow Oil et l'entreprise sud africaine Heritage Oil, octroie plus de 50% de bénéfice à ces deux compagnies pour une production de 20 000 barils par jour. Cet accord entraîne un manque à gagner de plus de 10 milliards de dollars américains pour le gouvernement de la RDC. Concernant un autre contrat avec la compagnie sud africaine Divine Inspiration, le chercheur précise qu'il comprend le paiement en nature pour les Fardc, en bonus de signature. Selon ce rapport, deux alliés du pouvoir de Kinshasa ont obtenu, dans l'accord de partage de production qui lie Sud Oil et Pétrolium Congo, plus de 3 milliards de dollars pendant 20 ans. Au chapitre de l'insécurité, Taimour Lay redoute la coopération entre les compagnies pétrolières et les groupes armés. Cette coopération, selon lui, risque d'embraser un jour l'Est de la RDC. De son côté, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication et Médias, a indiqué que ces contrats ont annulés depuis deux ans. (Radio Okapi)

Les riziculteurs de Walungu comptent récolter 1800 tonnes de riz d'ici décembre. L'opération de récolte a été lancée officiellement dans la cité de Kamanyola le mercredi 12 mai par la FAO. Ce projet agricole a été négocié par le ministère national de l'agriculture avec l'appui du représentant spécial de la FAO en RDC. Il vient en appui à 6000 ménages maraîchers et riziculteurs dans les moyens plateaux. La culture du riz pluvial a été lancée sur ce site pilote depuis janvier dernier. Le chef du sous-bureau de la FAO à Bukavu, Moise Muhindo explique les résultats attendus de cette récolte : " On a déjà couvert autour de 60 hectares et nous pensons qu'en décembre 2010 on aura déjà atteint 10 fois plus donc autour de 600 hectares et 3 tonnes par hectares ça fait 1800 tonnes attendues dans ce projet." D'après lui, ce projet de culture de riz entamé dans ce site pilote sera élargi dans d'autres coins du Sud Kivu. (Radio Okapi)

Bientôt la médecine et l'enseignement à distance à l'Université de Kinshasa. Le projet issu de la coopération entre l'Inde et la RDC est avancé, selon le coordonnateur du réseau panafricain des services en ligne. Cette nouvelle technologie permettra de consulter, diagnostiquer et traiter les malades à distance. Un seul détail freine le démarrage de ce projet : l'acheminement du matériel informatique bloqué à la douane au port de Matadi.

Une conférence nationale pour juguler les contentieux fonciers. La conférence sur la problématique des conflits fonciers se déroule depuis le jeudi 13 mai à Kinshasa. Les représentants des gouvernements provinciaux tentent de mettre un terme aux nombreux conflits enregistrés dans toute la RDC.

Assemblée nationale: dépôt de la motion de censure contre le gouvernement Muzito. L'opposition parlementaire a déposé ce vendredi 14 mai au cabinet du président de l'Assemblée nationale, une motion de censure contre le gouvernement d'Adolphe Muzito. Cette motion a réuni plus de 126 signatures exigées pour être déclarée recevable.

Arrivée de la mission du Conseil de sécurité à Kinshasa. Forte de 28 personnes dont 15 membres du Conseil de sécurité, la délégation de New York est arrivée ce vendredi 14 mai à Kinshasa. Elle est conduite par Gérard Aron, l'ambassadeur de France à l'Onu. Elle a eu cet après-midi un entretien avec le Premier ministre Adolphe Muzito.

Nouveau projet de multiplication des semences au plateau de Bateke. Le projet de multiplication des semences à Mosabo est une initiative de l'ONG TIFIE Humanitarian. Une étendue de 120 hectares sera cultivée dans le cadre de ce projet financé par le Fonds pour la consolidation de la paix, un programme de la Coopération allemande au développement. L'objectif de TIFIE est de lutter contre la pénurie des semences saines au sein des communautés des agriculteurs, selon son directeur général Bernard Balibunu. Pour y arriver, l'ONG prévoit la redistribution des récoltes sous forme de semence à plus de 3000 ménages pour qu'ils se prennent en charge. Pour l'instant, ce projet lancé le jeudi 13 mai concerne 200 ménages sur une population de près de 11 500 habitants. Emma Maya Mombu explique les préalables à cet octroi :"Pour le bien de ma population, je vous demande de réhabiliter la route, construire ici une école, un dispensaire, mais surtout nous voulons avoir de l'eau potable. Nous continuons jusqu'à ces jours à boire les eaux des marres. Tout le monde s'y baigne et les mêmes eaux servent de boisson. Pourtant, nous ne sommes qu'à près de 7 kilomètres du fleuve." Une demande que le directeur général de TIFIE a promis d'examiner avec soin. (Radio Okapi)

Le tourisme congolais intéresse des investisseurs américains. Le ministre de l'Environnement, conservation de la nature et Tourisme, José Endundu, a échangé, jeudi 13 mai à Kinshasa, avec une délégation de investisseurs américains sur les possibilités de la réhabilitation d'un centre d'accueil pour touristes en Province Orientale et la relance des visites des espèces rares présentes au Congo.