Journal d'Afrique Centrale - R.D.C.
du 1er au 15 Mars 2011
n°166


Chronique réalisée par Luc de l'Arbre

 

 

Mardi 1er mars.

Procès Chebeya: la cour militaire a auditionné le médecin légiste. Les parties au procès de Floribert Chebeya ont fait, lundi 28 février, leurs observations sur la descente faite jeudi 24 février sur terrain, notamment à l'Inspection Générale de la Police, à l'ancien domicile du prévenu Christian Ngoyi en fuite et à Mitendi où le corps sans vie de Chebeya avait été découvert le 2 juin 2010. La cour a également auditionné le médecin légiste sur le rapport d'autopsie qu'il a pratiqué sur le corps de Floribert Chebeya. Les explications du médecin légiste, le colonel Tshomba a été un moment fort de l'audience de lundi. Son rapport d'autopsie contredit celui de la police scientifique. Selon le médecin légiste, il n'y avait pas de sang dans les narines de Floribert Chebeya au moment de l'autopsie, alors que le rapport de la police scientifique qui relève que le sang coulait des narines de Chebeya et son cou tournait dans tous les sens lorsque son corps a été découvert. Ce qui laisse supposer une torsion du cou. Le rapport de l'autopsie, réalisée dix jours après la découverte du corps, indique que le cou n'a pas subi de torsion. Face à ces contradictions, le ministère public et les parties civiles exigent une contre-expertise. Suspicions. L'officier du ministère public et les parties civiles ont estimé que la levée du corps sans vie de Floribert Chebeya à Mitendi sans l'autorisation du procureur de la république est un acte suspect. Les deux parties se disent convaincues qu'il y a eu des personnes chargées d'effacer les traces du crime et ces dernières ont effectivement joué ce rôle là, sans les désigner nommément. Autre fait suspect, d'après les parties civiles : elles s'étonnent que le major Christian Ngoyi, en cavale, qui habitait sur la même avenue que feu Chebeya puisse payer mensuellement 550 dollars américains de loyer sans difficulté lorsqu'on connaît le train de vie d'un policier congolais. Sur ce point, la défense a fait remarquer à la Cour que ses clients ne sont pas concernés par la reconstitution des faits sur le terrain, jeudi 24 février, chez Christian Ngoy et à Mitendi. Lors de cette visite, ont fait valoir les avocats de la défense, le prévenu Daniel Mukalay et ses coaccusés n'ont pas été autorisés à descendre de leurs véhicules et participer à l'inspection des lieux. Les relevés téléphoniques de John Numbi. Les parties civiles reprochent à l'entreprise de téléphonie cellulaire Vodacom d'avoir dissimulé beaucoup d'appels et de SMS sur les relevés téléphoniques du général John Numbi, le chef de la police suspendu. Floribert Chebeya avait un rendez-vous la veille de sa mort avec le Général Numbi, selon la veuve du disparu. L'expert de Vodacom a promis de vérifier de nouveau ces relevés, indiquant qu'il s'agit plutôt d'un dysfonctionnement informatique. (Radio Okapi)

Kinshasa : des jeunes de Kingabwa attaquent le train urbain, 28 blessés. Le train inter urbain de Kinshasa est immobilisé jusqu'à nouvel ordre. La décision des responsables de la société commerciale des transports et ports (ex-Onatra) fait suite à une bataille rangée, lundi 28 février, entre les voyageurs du train desservant le trajet aéroport-Gare centrale et certains habitants du quartier Kingabwa, dans la commune de Limete. Selon les témoins, les jeunes gens du quartier Kingabwa, dans la commune de Limete, ont été les premiers a lancer des pierres sur la le train, sans raison apparente. Le conducteur a dû immobiliser le train. Vingt huit passagers en sont sortis avec des blessures. Quatre jeunes présumés auteurs de ce jet ont été interpellés par la police, selon le directeur des Chemins de fer interurbain, Martin Lukusa.

Kindu: un policier condamné à 15 ans de prison pour viol. Le tribunal militaire de garnison de Kindu dans la province du Maniema a condamné à 15 ans de prison un policier accusé de viol, extorsion et coups et blessures.

Bas-Congo: 12 Congolais du village Nkamuna déporté en Angola. Douze congolais habitants le village Nkamuna, à 55 km de Matadi, sur la nationale nº 1 Kinshasa-Matadi, sont détenus depuis plus d'une semaine, dans les cachots angolais. Ils ont été déportés dans la province angolaise de Do Zaïre après une incursion de quelques militaires dans leur village. C'est ce qu'ont déclaré, lundi 28 février, des habitants de ce village aux responsables de la Monusco-Matadi. Les policiers angolais ont l'habitude d'arrêter et d'enlever les villageois congolais pour exiger des rançons allant de 25 mille (environ 27 USD) à 50 mille Francs congolais (environ 54 USD), ont déclaré les habitants de Nkamuna en séjour à Matadi. Ces personnes enlevées, se trouveraient, selon les mêmes sources, à Mbanza-Kongo, chef-lieu de la province angolaise do Zaïre, zone frontalière au territoire de Songololo. " Les villageois ne se rendent plus dans les champs dans les forêts de Nzianga et de Fwa où se trouvent leurs champs car c'est là que la police angolaise vient opérer, en plein territoire de la RDC ", affirment-ils. Ces villageois sont venus demander aux autorités provinciales de s'impliquer pour la libération de leurs proches. Le ministre provincial de l'Intérieur, Mbedi ya Kitembedi, a confirmé la déportation de ces douze villageois congolais en Angola. (Radio Okapi)

Fizi: les miliciens Maï Maï réoccupent des zones autrefois contrôlées par les Fardc. La société civile de Fizi s'inquiète de l'abandon de plusieurs localités sur le littoral de la presqu'île d'Ubwari, depuis le départ des Forces armées de la RDC pour le regroupement à Fizi-centre. Un responsable d'une ONG des démobilisés à Ubwari affirme que les populations craignent que les miliciens occupent davantage de zones laissées par les Fardc.

Goma: détournement de 15 000 USD de la prison de Muzenze, le gouvernement provincial ouvre une enquête. Le directeur de la prison de Munzeze est actuellement en détention pour avoir gaspillé 15000$ envoyés à la fin de l'année 2010 par le gouvernement congolais.

Attaque de la résidence présidentielle: un acte terroriste et non une tentative de coup d'Etat, selon Mende. Le gouvernement congolais exclut l'hypothèse d'un coup d'Etat sur l'attaque de la résidence présidentielle dimanche dernier. Le ministre de la Communication et médias, Lambert Mende Omalanga, porte-parole du gouvernement, l'a déclaré mardi au cours d'une conférence de presse à Kinshasa. Pour Mende, un coup d'Etat est un acte politique et ça se revendique. Ce dont le gouvernement est sûr, a laissé entendre Lambert Mende, c'est que l'attaque de la résidence présidentielle dimanche dernier était "une offensive terroriste." "C'est des gens qui, manifestement, voulaient faire peur aux populations de Kinshasa," a-t-il expliqué. Toutefois, le porte-parole du gouvernement a dit que le ministre de l'Intérieur donnera des plus amples détails sur cette affaire.

Lubumbashi: la Monusco préoccupée par la situation sécuritaire à Bendera. Le commandant des forces de la Monusco séjourne à Lubumbashi depuis ce lundi pour s'enquérir de la situation sécuritaire au Katanga, précisément dans la localité de Bendera, à 120 km de Kalemie, envahie par les FDLR. Chander Prakash s'est entretenu avec les autorités provinciales du Katanga au gouvernorat de province sur cette question.

Mercredi 2 mars.

Goma: le colonel Safari du FPC abandonne la lutte armée pour rejoindre les Fardc. Le colonel Jacques Safari Bulio, un chef de la milice du Front des patriotes pour le changement opérant en territoire de Lubero, s'est rendu, lundi 28 février, aux casques bleus de la Monusco. Il dit avoir abandonné la lutte armée et être prêt à rejoindre les forces armées congolaises après 9 ans des combats au sein du groupe Maï Maï LaFontaine.

Equateur: la paix est revenue à Monzaya, pas la prospérité. Les femmes de la localité de Monzaya accouchent derrière leurs cases sur des feuilles des bananiers, faute de maternité. Un an après le conflit qui a opposé les communautés des Monzaya et des Enyele, dans le secteur de Dongo, sur la gestion des étangs des poissons, la localité de Monzaya affiche encore le visage d'une cité fantôme.

Matthieu Kabwelulu autorise la reprise de l'exploitation minière dans les Kivu. Le ministre des Mines, Matthieu Kabwelulu a levé, mardi 2 mars, la mesure du chef de l'Etat suspendant l'exploitation minière dans le Maniema, le Nord et Sud-Kivu. Mais, la levée ne doit prendre effet qu'au 10 mars 2011. Cette nouvelle a été annoncée au terme de quatre jours d'intenses discussions d'harmonisation entre le ministère des Mines et les intervenants dans ce secteur.

Cadre macroéconomique: le FMI salue les progrès accomplis par la RDC. Une délégation du FMI a terminé sa mission, mardi 2 mars à Kinshasa. Au cours d'une conférence de presse, le chef de mission, Robert York, a indiqué que la RDC a enregistré des résultats macroéconomiques solides en 2010. C'est notamment: la croissance du produit intérieur brut qui a dépassé 7%, le taux d'inflation revu à moins de 10% pour la première fois après plusieurs années et l'amélioration de la situation extérieure de la RDC. Malgré les résultats positifs enregistrés par la RDC, les experts du FMI recommande de la prudence pour 2011. La montée à l'échelle mondiale des prix des produits alimentaires et du pétrole constituent des grands défis pour ce pays. Ces défis pourraient être exacerbés par les élections nationales prévues en fin d'année, selon la même source. Il va falloir pour cela renforcer la gouvernance et la transparence dans la gestion des finances publiques, renforcer l'indépendance et l'efficacité de la Banque centrale du Congo (BCC) et améliorer le climat des affaires. Du 20 février au 1er mars, cette délégation était venue dresser le bilan des progrès enregistrés par les autorités congolaises et débattre avec elles des politiques économiques dans le cadre de la troisième revue de l'accord conclu au titre de la facilité élargie de crédit. (Radio Okapi)

Kasaï occidental : le gouverneur Trésor Kapuku a démissionné. Le président de la RDC, Joseph Kabila, a accepté, mardi 1er mars, la démission du gouverneur de la province du Kasaï occidental, Trésor Kapuku en séjour à Kinshasa depuis près de trois mois. Après l'annonce de la démission du gouverneur du Kasaï-Occidental, Trésor Kapuku, les députés provinciaux de l'opposition comme ceux de la majorité estiment qu'il faut vite récupérer le retard enregistré dans l'exécution des 5 chantiers dans cette province.

Mbuji-Mayi: un nouveau projet de la BAD pour la sécurité alimentaire. Une délégation de la Banque africaine de développement (BAD) séjourne depuis mardi 1er mars dans la ville de Mbuji-Mayi, province du Kasaï oriental. Elle amène un nouveau projet d'appui au développement des infrastructures rurales (Padir). Ce nouveau projet accordera la priorité à la construction des marchés ruraux, des routes rurales et des centres aquacoles. M. Ayachi Muldi, qui est chef de Projet de réhabilitation du secteur agricole et rural (Presar) déclare que le nouveau projet s'intéressera à la construction des infrastructures avec des zones de décloisonnement et des zones de production et de commercialisation. Le but : arriver à évacuer les produits alimentaires vers les grands centres urbains rapidement et dans des bonnes conditions. Les consommateurs pourront acheter de la nourriture à des prix bon marché.

Lubero: incursion des Mai-Mai Pareco à Lukanga, 1 mort et des biens de la population emportés. Des hommes armés ont attaqué dans la nuit de mardi à mercredi le village de Lukanga, à 30 km au sud de Butembo, en territoire de Lubero. Selon la société civile de cette juridiction, les assaillants qui ont tué un habitant de la place ont été identifiés comme des Mai-Mai du groupe Pareco.

EPSP: le diplôme d'Etat 2006 disponible. Les 165 000 lauréats de l'examen d'Etat de l'année scolaire 2005-2006 pourront désormais retirer leurs diplômes, disponibles à partir de ce mercredi 2 mars 2011, soit cinq ans après, à l'inspection générale de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP). Cette dernière a procédé à la remise de ces documents aux inspecteurs provinciaux au cours d'une cérémonie officielle à Kinshasa présidée par le ministre de tutelle.

Les véhicules usés augmentent la pollution de l'air à Kinshasa. Le nombre de voitures a augmenté au cours des dernières années à Kinshasa. En 2010, cette métropole comptait environ 500 000 véhicules, soit une voiture pour 20 habitants, dans une ville dont la population est estimée à plus de 10 millions d'habitants. Comparé à 2009, ce chiffre représente une augmentation de 12,5%. Seulement, beaucoup de ces véhicules, de seconde main, sont importés de l'Europe et de l'Asie étant usés et bons pour la casse. Ils augmentent la pollution de l'air, indiquent les experts. Une étude menée en février 2010 par un groupe d'experts congolais en environnement de l'Université de Kinshasa (Unikin) révèle que la pollution de l'air provoquée par le gaz d'échappement des voitures peut représenter un danger pour la santé et atteindre des niveaux élevés, surtout lors des embouteillages. Et les embouteillages sont fréquents à Kinshasa. Avec la réhabilitation des principales artères, des bouchons monstres sont observés lorsque les routes sont barrées ou déviées pour cause des travaux dans la capitale. D'après les mêmes sources, les voitures sont à l'origine de 32% des émissions de dioxyde d'azote dans l'air: sa concentration moyenne à l'intérieur d'un véhicule est bien supérieure à la limite recommandée par celle que l'OMS. L'OMS estime que la pollution atmosphérique est responsable d'environ 2 millions de décès prématurés par an, pour plus de la moitié dans des pays en développement. Dans bien des villes, les concentrations annuelles moyennes, proviennent essentiellement de la combustion de carburants fossiles ou autres. Cette concentration, d'après l'OMS, dépasse les 70 microgrammes par mètre cube. Pour ce faire, les nouvelles directives affirment que pour éviter toute atteinte à la santé, ces concentrations devraient être inférieures à 20 microgrammes par mètre cube. Conséquences. La pollution de l'air, selon des experts, peut être la cause de décès précoces; parce que les effets de la pollution sur la santé sont deux à trois fois plus élevés que ceux estimés. Les données du ministère de la Santé font état, en 2010, des cas de bronchite, d'asthme et de maladies respiratoires en RDC, notamment chez les enfants. Il y a quelques années, un enfant sur dix souffrait des problèmes respiratoires. Mais aujourd'hui, d'après Jean Marie Kayembe, spécialiste en pneumologie et professeur aux facultés de médecine à l'Unikin, environ trois enfants sur dix souffrent des maladies respiratoires dans la ville de Kinshasa. Cet expert attribue cette légère augmentation des cas de maladies respiratoires au manque d'assainissement de la ville et au nombre des véhicules exagéré à Kinshasa. Ce n'est pas tout. La pollution de l'air nuit aussi à l'environnement. Elle participe à la destruction de la couche d'ozone et augmente les gaz à effet de serre, estiment les experts en environnement. Train? Vélo? Marche à pied? Dans ce contexte, les experts estiment que le transport ferroviaire urbain participerait à la réduction de la pollution de l'air. Ce réseau quasi inexistant en RDC, peine à fonctionner à Kinshasa. D'ailleurs, la Société congolaise des transports publics (SCTP), ex-Onatra, a acquis, début février 2011, treize voitures pour relancer son réseau entre Kinshasa et Kasangulu, dans le Bas-Congo. Vale Manga, expert en circulation routière, propose de rouler à vélo ou de faire la marche à pied. Ces moyens de transport sont très écolo et bons pour la santé. (Radio Okapi)

Jeudi 3 mars.

RDC: l'ambassade américaine finance des projets de développement. Treize projets congolais de développement vont bénéficier d'une assistance financière du gouvernement américain. Cinq des bénéficiaires de ce programme venus notamment de Bandundu ont signé, mercredi 2 mars à Kinshasa, des contrats avec l'ambassade des Etats-Unis d'Amérique. Tous les projets bénéficiaires de ce programme ont une période d'exécution légèrement supérieure à une année et les subventions se situent entre 1 000 et 20 000 dollars américains. L'ambassadeur américain James Entwistle a indiqué que : " C'est absolument nécessaire que les communautés locales puissent faire quelque chose. Par exemple, ils fournissent le travail et les matériaux, nous nous payons une partie. Il faut que le projet soit petit, il faut que les communautés soient impliquées, nous cherchons aussi une diversité des régions " Les bénéficiaires de Bandundu et de Kinshasa présents à cette cérémonie ont loué ce geste et promis de bien gérer les fonds. La plupart d'entre eux sont responsables d'écoles et des centres de santé.(Radio Okapi)

Ituri: des éleveurs étrangers envahissent le groupement Ngazba, selon la société civile. La population du groupement Ngazba, en chefferie de Bahema-nord, en territoire de Djugu, à plus de 100 km, au nord de Bunia, déplore l'invasion de leur entité par un groupe d'éleveurs identifiés comme des ressortissants rwandais par la société civile locale. Ces éleveurs venus de l'Ouganda ont emmené plusieurs vaches qui détruisent les champs des autochtones, indique la même source. Face à cette situation, la population locale exige le départ de ces éleveurs de leur groupement pour éviter des actes des violences entre les deux parties.

Kisangani: de l'eau potable pour près de 10 mille habitants de Makiso. Près de 10 mille habitants du quartier Motumbe, dans la commune de Makiso, dans la ville de Kisangani ont désormais accès à l'eau potable de la Régideso.

Kindu: incendies des maisons du chargé de la jeunesse de l'UNC. La maison et la boutique de M. Amisi Sambili, chargé de la jeunesse de l'Union pour la nation congolaise (UNC), parti politique de Vital Kamerhe, ont pris feu dans la nuit de mardi à mercredi. Quant à sa résidence, elle a été sauvée grâce aux voisins qui ont accouru pour éteindre le feu. Une tentative d'incendie du siège de ce parti a également été signalée. Toujours selon la même source. Quelques heures après ces dégâts, les militants de l'UNC, qui passent la nuit au siège de ce parti ont été alertés par des bruits inhabituels et de l'odeur de l'essence. Lorsqu'ils sont sortis pour vérifier ce qui s'est passé, deux individus qui se trouvaient devant le siège de l'UNC ont pris la fuite laissant derrière eux des torchons imbibés d'essence et des allumettes. D'après eux, ces individus avaient l'intention d'incendier le siège de ce parti. Ces incidents se sont déroulés à la veille de la sortie officielle du parti. Cette manifestation a été reportée et les éléments du groupe mobile d'intervention déployés aux alentours du siège de l'UNC pour éviter tout dérapage. (Radio Okapi)

RDC : près de 500 nouveaux policiers formés pour sécuriser les élections dans l'est. Quatre cent quatre vingt sept policiers venus des provinces du Nord-Kivu, Maniema et de la Province orientale ont été recyclés pendant quarante-cinq jours sur les techniques de sécurisation des élections et du maintient de la paix.

Rusthuru: des milliers de déplacés livrés à eux-mêmes. Au moins mille ménages de déplacés manquent d'assistance humanitaire dans la région de Kayna, Kanyabayonga et Kirumba, à environ 200 km, au Nord de Goma, au chef-lieu du territoire de Lubero, Nord-Kivu. Ces déplacés sont venus, par différentes vagues, de plusieurs localités environnantes, fuyant l'insécurité causée par des hommes armés, dont les Forces démocratiques de libération du Rwanda. Les autorités locales parlent d'une situation humanitaire catastrophique.

Lubumbashi: l'ONG CDH dénonce la détention prolongée de deux officiers de police. Le Centre des droits de l'homme et du droit humanitaire (CDH), une ONG locale dénonce l'arrestation arbitraire de deux officiers des Fardc par l'auditorat militaire de Lubumbashi. Dans un communiqué, cette organisation accuse le commandant de la 6ème région militaire et l'auditeur supérieur de punir injustement le lieutenant colonel Georges Mboyo de la police militaire et son adjoint le major Otshudi. Ces deux officiers de la police sont accusés d'avoir été à la base de l'insécurité ayant prévalu au stade de la Kenya le 26 septembre 2010.

Élections : " La période préélectorale est capitale " pour les évêques. " Il est urgent et indispensable de préciser l'enjeu fondamental et décisif pour la Nation qui fonde le devoir du peuple de participer aux élections. Cet enjeu consiste essentiellement dans la construction d'un Congo réellement démocratique, apaisé et porteur, grâce à une politique de bonne gouvernance, de nouvelles possibilités de développement pour notre peuple. Il s'agit de bâtir un Congo respectueux des droits humains, un Congo plus fort aussi pour assurer à tous les Congolais un contexte qui leur permette de mieux faire face aux défis du futur", affirme la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) dans un communiqué diffusé à l'approche des élections du 27 novembre. "La période pré-électorale est capitale", observent les évêques congolais car "elle doit nous permettre, à travers certaines options fondamentales, de préparer de la meilleure manière ce rendez-vous historique" et de consolider le "processus de démocratisation" et "le fonctionnement effectif des institutions issues des élections démocratiques, de la reconnaissance du peuple comme le souverain primaire, détenteur du pouvoir". Cependant, la Cenco "ne saurait s'empêcher de relever que la Constitution (…) a été révisée de manière précipitée et expéditive", suscitant "beaucoup d'inquiétudes dans l'opinion nationale" : "Nous craignons que cette révision ne prélude à d'autres qui conduiraient au retour du monopartisme, à la fin de la démocratie et à l'instauration d'une nouvelle dictature", précisent les évêques congolais. Tout en soulignant l'urgence d'intervenir "contre la corruption" et de favoriser des politiques visant à atténuer "la souffrance évidente et indiscutable de la grande majorité de la population", la Cenco recommande que la campagne électorale "se déroule dans le respect strict de la loi électorale, la vérité et la transparence" et en "garantissant les mêmes droits dans l'accès aux médias de l'État et la liberté d'expression à toutes les tendances politiques sans aucune discrimination". Enfin, la Cenco appelle le gouvernement à "sécuriser la population et de prendre toutes les dispositions pour que le trésor public ne soit pas détourné aux fins de la campagne électorale", les forces de l'ordre à "garder leur caractère apolitique et républicain et de faire preuve de neutralité et de patriotisme, en évitant toutes formes de violence avant, pendant et après les élections" et la population à "ne pas vendre sa conscience en échange de cadeaux et dons divers" et à "ne pas céder à la tentation du tribalisme ou du régionalisme. (Misna)

Ituri: 77 tonnes de vivres pour plus de 4600 déplacés à Boga. Plus de 4600 déplacés de guerre ont bénéficié mercredi 2 mars de 77 tonnes de vivres à Boga, localité située 120 km de Bunia. Ces vivres du Programme alimentaire mondial (PAM) sont composés de farine de maïs, de haricot, de l'huile végétale et de sel de cuisine.
Selon le coordonnateur de la Fédération luthérienne mondiale, l'ONG internationale qui assure la distribution de ces vivres, les bénéficiaires ont fui les exactions de miliciens à Zunguluka, dans la collectivité chefferie de Walese et Vonkutu ainsi que des rebelles ougandais de l'ADF-Nalu vers Eringeti dans la province du Nord Kivu.

Vendredi 4 mars.

Cheni: Ngoy Mulunda, l'homme et son parcours. Commission électorale indépendante (CEI) que présidait l'abbé Apollinaire Malumalu a officiellement cédé sa place à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) au cours d'une cérémonie de remise et reprise organisée jeudi 3 mars à Kinshasa. La nouvelle institution a également aux commandes un pasteur, Ngoy Mulunda. Portrait du parcours religieux et politique de l'homme. Portrait du parcours religieux et politique de l'homme. Jovial et bavard selon ses fidèles, Daniel Ngoy Mulunda, 52 ans, est un pasteur de l'église méthodiste. Originaire de la province du Katanga, il est proche de la famille Kabila, sociologiquement et idéologiquement. Membre fondateur du parti présidentiel, le PPRD, le pasteur Ngoy Mulunda est très influent dans le giron du pouvoir. Il dirige l'ONG Parec (Programme œcuménique de paix, transformation des conflits et réconciliation), une organisation impliquée dans le processus de paix en RDC par la récupération des armes dissimulées, moyennant soit un vélo, soit 100 dollars pour les possesseurs de ces armes. En 1997, il joue un rôle dans la médiation de Nelson Mandela entre feux Laurent-Désiré Kabila et le président Mobutu. En 2000, alors que le pays fait face depuis près de deux ans à une nouvelle guerre, c'est le pasteur Ngoy Mulunda qui convoque les représentants de la Société civile venus de tout le pays (Gbadolite, Goma, Kisangani, Bukavu, notamment) pour un forum national de sortie de crise à Kinshasa qui se tiendra après avoir été bloqué dans un premier temps par le pouvoir en place. Détenteur de deux masters en théologie de l'université de Washington aux Etats-Unis, dont le 2ème en étude de paix et résolution des conflits, Ngoy Mulunda est aussi connu pour sa diplomatie secrète, notamment dans le rapprochement entre le facilitateur Ketumile Masire, qui a conduit les négociations politiques du dialogue inter congolais, avec Joseph Kabila. (Radio Okapi)

RDC: l'ONU préconise la création d'un fonds spécial de soutien aux victimes des violences sexuelles. Les Nations unies recommandent la mise en place urgente d'un fonds pour réparer les victimes de violences sexuelles en RDC. La gestion de ce fonds devrait inclure des représentants de la RDC, des Nations Unies, des donateurs, de la société civile et des survivantes elles-mêmes. La recommandation est contenue dans un rapport du Haut commissariat aux droits de l'homme, publié jeudi 3 mars à Genève. Ce rapport de 65 pages a été rédigée, au terme d'une mission de terrain de dix sept jours menée trois membres du panel et leur équipe dans trois différentes provinces de la RDC et dans la capitale Kinshasa.Tous les aspects de la situation des personnes violées par des militaires ou des civils ont été passés en revue. Le constat est amer: la prise en charge médicale et psychologique des femmes violées ne se fait pas dans les 72 heures suivant le viol, surtout si elles se trouvent en milieux ruraux. D'autres victimes ont contracté le VIH/Sida du fait du viol et craignent pour la survie de leurs enfants, après leur décès. Selon le rapport, il n'existe pas de prisons ni de tribunaux à une distance raisonnable de la commission de ces crimes surtout en provinces. Cela rend la détention et la condamnation des auteurs difficiles. Plusieurs femmes ne déclarent pas les viols à la justice, craignant d'être stigmatisées ou manquant de foi dans le système judiciaire congolais. Le panel a également rencontré des victimes de violences sexuelles qui ont pu obtenir la condamnation de leurs bourreaux, mais les victimes ont fait part de leur colère à la suite de l'évasion des condamnés des prisons où ils purgeaient leur peine, mais également parce qu'ils avaient omis de payer les dommages et intérêts (…) même dans les cas où l'État avait été condamné solidairement avec le violeur. La rupture du silence et la mobilisation du soutien du public en faveur de ces victimes, poursuit le rapport, pourraient constituer les formes de réparation les plus importantes. (Radio Okapi)

Beni: le territoire paralysé ce vendredi par l'appel à une journée "ville morte". Commerces et écoles fermées, la ville de Beni et ses environs ont été paralysés, ce vendredi 4 mars, par l'appel de la société civile locale à une journée "ville morte" pour protester contre le regain de l'insécurité dans ce territoire. Les organisateurs de l'opération s'en félicitent et promettent d'aller plus loin si rien n'est fait pour sécuriser la population et ses biens.

Les violences contre les femmes touchent aussi Kinshasa, selon un sondage d'Experts. Les efforts pour lutter contre les violences faites aux femmes doivent être fournis dans l'ouest de la RDC comme c'est le cas dans l'est du pays. C'est l'une des principales recommandations qui émergent d'un sondage réalisé du 17 au 19 décembre 2010 à Kinshasa par l'agence "Experts", auprès d'un échantillon représentatif de 1000 Kinois. L'étude a porté sur la perception des Kinois sur les violences faites à la femme. Les résultats de cette enquête ont été présentés, jeudi 3 mars, à Kinshasa.

La Ceni prépare un nouveau calendrier électoral. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a effectué, ce vendredi 4 mars à Kinshasa, sa première sortir médiatique. Son président, le pasteur Ngoy Mulunda, en a ainsi saisi l'occasion pour communiquer le plan de travail de cette nouvelle structure chargée d'organiser des élections en RDC. Ce plan prévoit la publication d'un nouveau calendrier du processus électoral.

L'ONG Cofas plaide pour un fonds spécial pour les victimes des violences sexuelles en RDC. La responsable du Conseil des femmes œuvrant en synergie (Cofas), Josée Kunsinza, insiste pour "qu'il y ait un fonds dans le budget du gouvernement qui soit disponible pour indemniser ou pour donner à la victime, lorsqu'il s'agit de faire la réparation après jugement prononcé." Elle l'a déclaré, ce vendredi 4 mars, lors d'un atelier organisé par le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'homme (BCNUDH) de la Monusco/Bukavu.

Kalemie: 1 million d'arbres à planter sur le littoral du lac Tanganyika. Le reboisement du littoral du lac Tanganyika est à l'ordre du jour. La campagne a été lancée jeudi 3 mars par le ministre national de l'Agriculture, pêche et élevage, Basengezi Katintima, à Kalemie, où le projet compte planter, dans le cadre de ce programme, 1 million d'arbres en 2011. Ce reboisement concerne en fait tout le littoral du lac Tanganyika compris entre Uvira (Sud-Kivu) et la localité de Moliro au Nord-Katanga, pour un total de huit cents hectares. Le projet sera exécuté par Prodap (Projet d'appui au programme régional d'aménagement intégré du lac Tanganyika), sur financement de la BAD et de la FAO. C'est le volet agro-forestier du programme qui vise à rétablir des meilleures conditions de vie pour les populations riveraines et aussi pour la flore et la faune de ce lac. Selon le ministre provincial de l'agriculture et élevage Mumba, le déboisement tout autour du lac est la base de la sédimentation et de l'engloutissement des tonnes de sable dans ce lac. (Radio Okapi)

Samedi 5 mars.

Affaire des présumés infiltrés ex-Faz: la perpétuité pour le général Munene et 20 ans de prison pour 77 autres prévenus. Le tribunal militaire de garnison de Matadi a condamné par défaut, vendredi 4 mars, le général Faustin Munene à perpétuité et au payement de 5 milliards de dollars USD. Soixante dix-sept autres prévenus, dont le directeur de la chaîne de télévision CCTV/ Matadi, ont écopé de vingt ans de prison ferme et au payement d'un million de franc congolais au titre de dommage et intérêts. Six autres prévenus ont été acquittés. Les condamnés, dont vingt huit ex-militaires arrêtés fin décembre au Bas-Congo, étaient poursuivis pour désertion et participation à un mouvement insurrectionnel. Ils ont cinq jours pour aller en appel.

Le ministre du Développement rural lance les forages des puits d'eau Gemena. Le ministre national du Développement rural, Philippe Kunzi, a lancé, jeudi 4 mars à Gemena (Equateur), le projet des forages des puits d'eau. Ce projet d'hydraulique rural devrait permettre à la population concernée d'avoir accès à l'eau potable.

Accrochage entre Fardc et LRA à Dungu, trois morts. Les Fardc et les rebelles ougandais de LRA se sont affrontés, vendredi 4 mars dans l'après-midi au quartier Bamokandi à Dungu centre, à plus de 700 km de Kisangani. Le bilan fait état de trois personnes tuées ainsi que d'une femme grièvement blessée.

Exploitation illicite des minerais dans les Kivu: Global Witness accuse les Fardc. L'ONG Global Witness a annoncé, vendredi 4 mars, que "des soldats congolais et des groupes armés ont continué le commerce illicite de minerais dans cette partie du pays, malgré la suspension pendant six mois de l'exploitation minière artisanale."
Dans un communiqué, cette ONG internationale estime que l'interdiction n'a pas réduit le contrôle illégal qu'exercent sur ce commerce les groupes armés et même l'armée nationale congolaise. Le ministre des Mines, Matthieu Kabwelulu, a annoncé, mardi 1er mars, que l'exploitation minière dans les deux Kivu et au Maniema va reprendre le 10 mars; après 6 mois de suspension par le chef de l'Etat.

Exploitation minière par les FARDC et les groupes armés: Julien Paluku rassure. Lors d'une conférence de presse, vendredi 4 mars à Goma, le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, a affirmé que toutes les dispositions sont prises pour empêcher les militaires des Fardc et groupes armés à s'adonner à l'exploitation des minerais dans cette province. Les militaires, selon les lois congolaises, ne peuvent pas être des commerçants, a-t-il rappelé.

Bunia: le chef de cité adjoint poursuivi pour tentative d'assassinat d'un député national. Le chef de cité adjoint de Bunia, Serge Lossa, est déféré devant la justice militaire. Il est poursuivi, entre autre, de tentative d'assassinat contre le député national Adirodu Mawazo. Ce dernier l'accuse d'avoir commandité les coups de feu, durant lesquels il a été blessé, en juillet 2010 vers la prison centrale de Bunia. L'accusé nie les faits.

Dimanche 6 mars.

Crise libyenne: le gouvernement de la RDC affrète un avion pour rapatrier près de deux cents Congolais. Environ deux cents ressortissants congolais réfugiés à l'ambassade de la RDC à Tripoli attendaient depuis une dizaine de jours l'avion promis par Kinshasa pour leur rapatriement. Selon des sources de la compagnie aérienne Hewa Bora, un aéronef de cette société est en route pour Tripoli depuis ce dimanche 6 mars pour remplir cette mission.

EPSP: encore une menace de grève des enseignants des écoles catholiques. Les enseignants membres du Syndicat national des enseignants des écoles catholiques (Synecat) menacent d'aller en grève s'ils ne sont pas payés d'ici le 20 mars prochain. La décision a été prise le samedi 5 mars 2011à Kinshasa au cours d'une assemblée générale. Selon le secrétaire général du Synecat, Jean-Bosco Puna, c'est au regard du malaise profond remarqué au niveau de certaines écoles pour non-paiement des enseignants depuis trois mois que la décision a été prise.

Ituri: attaques de la LRA à Bamangana, déploiement de près d'une centaine des casques bleus de la Monusco. Près d'une centaine de soldats guatémaltèques et marocains des forces spéciales de la Monusco sont déployés depuis trois jours dans le secteur de Bamangana, dans l'extrême nord de la RDC frontalier avec le Sud-Soudan, théâtre des attaques des rebelles ougandais de la LRA.

Lubero: vive tension à Kirumba après l'assassinat d'un commerçant. Des violentes manifestations des populations ont été observées tôt dimanche matin dans la cité de Kirumba, à plus de 200 km de Goma, en territoire de Lubero. A la base, l'assassinat, dans la nuit de samedi à dimanche, d'un homme d'affaires de la place par des hommes armés. Les bureaux administratifs de l'état étaient la cible des manifestants.

Bas-Uélé: un convoi du PAM attaqué par la LRA près de Banda. Des rebelles ougandais de la LRA ont attaqué dimanche matin, près de Banda, dans le Bas-Uélé, en Province Orientale, un convoi de six camions contenant 240 tonnes de vivres du Programme alimentaire mondial (PAM) en provenance de l'Ouganda, à 350 kilomètres au nord de Buta.

Kananga: un comptable d'Etat disparaît avec le salaire des agents de la division provinciale de cadastre. Le gouvernorat de la province du Kasaï-Occidental a lancé des avis de recherche contre un certain Muamba Muamba, comptable d'Etat, code 0447, qui aurait disparu dans la nature avec une somme d'un million cent mille francs congolais, enveloppe salariale de vint-deux agents de la division provinciale de cadastre.

Mbandaka: controverse autour de la validation du mandat d'un député pygmée. Les députés dits: "légalistes" de l'assemblée provinciale de l'Equateur protestent contre les tergiversations de leur institution pour la validation du mandat de Jérôme Bokele Bondenge, premier suppléant de José Bankita, décidé en janvier 2011. Dans une déclaration politique déposée, vendredi 4 mars, à la Monusco/Equateur, ils accusent le bureau et la commission Politique, administrative et juridique (PAJ) de cette assemblée de vouloir disqualifier ce premier suppléant pour la simple raison qu'il est Pygmée.

Moïse Katumbi invite Kinshasa à débloquer les fonds d'investissements des provinces. Le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, estime que si le budget de l'investissement était géré par les provinces, celles-ci feraient de grandes réalisations. Il a fait cette déclaration lors de sa visite, vendredi 4 mars, de la route Kasumbalesa-Mokambo en réhabilitation. Avec 12 000 km des routes, selon lui, il faut que de gros moyens financiers soient mis à sa disposition.

Adolphe Muzito évalue l'impact du secteur minier au Katanga. Le Premier ministre Adolphe Muzito a entamé, ce dimanche 6 mars, son troisième jour de la mission officielle dans la province du Katanga. Sur place, il a mène différentes activités. Par exemple, le vendredi à Lubumbashi, il a procédé au lancement des travaux d'évaluation de l'impact du boom minier sur la situation économico-financière du Katanga. Les conclusions de ces travaux, menés par les régies financières dans la province du Katanga, devraient être envoyées au ministère national des Finances. En plus de la société publique, Gécamines, une centaine d'entreprises minières exploitent à ce jour le gisement minier du Katanga. C'est le cas de Tenke Fungurume mining (TFM) qui exploite une des grandes réserves du Cobalt avec un investissement de près de deux milliards des dollars américains. L'entreprise Chemical of Africa (Chemaf), basée notamment à Lubumbashi et Kolwezi, exporte les minerais à 99% de teneur de cuivre et de cobalt. Le Katanga compte aussi plusieurs petites entreprises minières détenues par des Indiens ou des Chinois et des milliers des carrés miniers. Concernant la Gécamines, elle est sur la voie de sa transformation en une entreprise commerciale. Lors de sa visite à la Gécamines Likasi, le Premier ministre a déclaré que cette société doit être capable d'exporter ses minerais avec une valeur ajoutée. Pour Adolphe Muzito, il est temps d'évaluer l'impact de cette exploitation minière sur la situation économique et financière du Katanga. Cette démarche s'avère importante, selon certains experts, étant donné que la RDC compte beaucoup sur le secteur minier de cette province. Le premier ministre, qui est accompagné du ministre des Finances, devrait également rencontrer les membres de la Fédération des entreprises du Congo (Fec) du Katanga le mardi 8 mars. (Radio Okapi)

Lundi 7 mars.

Ceni: Etienne Tshisekedi se dit appaisé par les propos de Ngoy Mulunda. La récente déclaration du président de la commission électorale nationale indépendante (Ceni) a beaucoup apaisé l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Le président national de ce parti, Etienne Tshisekedi, l'a indiqué, lundi 7 mars, dans une interview exclusive à Radio Okapi. "Nous sommes très heureux du discours du président de la Ceni, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, et espérons que ce dernier tiendra la parole," a-t-il poursuivi.

Le premier groupe des Congolais de Libye à Kinshasa depuis dimanche. Le premier groupe des congolais rapatriés de Tripoli en Libye est arrivé, dimanche 7 mars, tard dans la nuit à Kinshasa. Selon les autorités publiques qui les ont accueillis, ils sont au total 104 Congolais. Mais les concernés eux-mêmes disent qu'ils sont au nombre de 86 personnes, femmes, hommes et enfants qui ont débarqué à N'djili par un avion de Hewa Bora affrété par le gouvernement. D'après le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta une deuxième rotation est prévue mardi 8 mars.

Attaque de la résidence de Kabila, les familles des victimes réclament les corps de leurs proches. Une semaine après l'attaque de la résidence du chef de l'Etat à Gombe ainsi que du camp Kokolo à Kinshasa, les familles des militaires, morts au cours de ces affrontements, réclament les corps de leurs proches. Le porte-parole du gouvernement indique que les corps pourront être restitués après les enquêtes en cours.

Matadi: 77 condamnés du procès Munene transférés à Kinshasa. Soixante-dix-sept condamnés du procès ministère public contre le général Faustin Munene et consorts ont été transférés samedi à la prison de Makala, à Kinshasa. Les autorités judiciaires du Bas-Congo n'ont pas donné les raisons de ce transfert. Des sources indépendantes affirment, cependant, que la prison de Matadi qui héberge actuellement 399 détenus ne pourrait en accueillir davantage. Ces condamnés ont été acheminés à Kinshasa sous une escorte militaire et policière dans un bus loué à une entreprise privée.

Dungu : La LRA encore. Témoignage d'un missionnaire. Le 4 mars, vers la source Nalukenge l'LRA a kidnappé deux femmes, Ngadulezele (aussi blessée) et sa sœur Nagene Marie, qui est enceinte. Elles rentraient avec de la paille pour la toiture de leur hutte. Quelles heures après on les avait libérées. Dans la journée on a vu beaucoup de monde, ici a Bamokandi, courir sur la route Dungu-Ngilima. C'était une foule, qui suivait le cadavre d'un militaire tué par a la LRA. Ils sont allés le déposer dans leur poste. Un militaire a accepté de m'accompagner vers l'hôpital dans la voiture où on avait placé la femme blessée et sa sœur. Le long de la route le militaire se penchait pour crier à d'autres militaires qui étaient là : "On a tué Paluku ! Deux LRA ont été aussi tués, des ougandais. Un troisième a réussi à s'échapper. Nous étions 7 militaires, maintenant nous sommes restés 6 ; les LRA étaient 3, il n'en reste qu'un seul!" FG. (Ademis)

Bunia: des inconnus dérobent les salaires des fonctionnaires. Plus de 12 millions des francs congolais (plus de 13 mille dollars US) ont été emportés dans la nuit de dimanche à lundi 7 mars, par des inconnus, au bureau administratif du district de l'Ituri.

Kasaï oriental: les retraités perçoivent une pension de 0.6 dollar. Les retraités de la Fonction publique du Ksaï oriental. Ils perçoivent encore 600 Francs congolais (0.6 USD) le mois au lieu de 22 000 Francs congolais (24 USD) promis par les autorités provinciales en aout 2010.

Lubero: la cité de Kirumba toujours paralysée. Écoles, boutiques, magasins et marchés n'ont pas fonctionné lundi matin dans la cité de Kirumba, en territoire de Lubero, à 200 km de Goma, a Nord-Kivu. C'est la conséquence de l'assassinat dans la nuit de samedi à dimanche dernier d'un homme d'affaires du milieu.

Portefeuille de l'Etat: les agents de l'ex-Onatra en grève réclament le départ de leur ADG. La grève entamée vendredi dernier à la Société commerciale des transports et de Ports (SCTP), ex-Onatra, s'est poursuivie ce lundi 7 mars. Le personnel de cette entreprise revendique le paiement des arriérés de salaire non payé et le départ de l'Administrateur délégué général Basaula.

RDC: égalité homme-femme, encore des efforts à faire. Le monde célèbre ce mardi 8 mars la Journée internationale de la femme. En RDC, l'évènement est placé sous le thème "Egal accès des hommes et des femmes à la formation". Selon Mme Marcelline Ndolela, enseignante à l'Institut national des arts et métiers (Isam), des avancées significatives sont notées, notamment dans le respect des droits de la femme en RDC, mais beaucoup reste encore à faire.

Mardi 8 mars.

8 mars: un message de soutien de Ban Ki-moon aux femmes du monde. Le monde entier commémore ce mardi 8 mars, comme chaque année, la Journée internationale de la femme. Le thème retenu cette année est: "Egalité d'accès à l'éducation, à la formation, à la science et à la technologie". A cette occasion, Ban-Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, a adressé un message de soutien aux femmes face la violence sexuelle et à la discrimination dont elles sont encore victimes. Défilés à Kinshasa et en provinces pour fêter la femme. Une journée qui a pour but de rappeler le combat de la femme pour la parité homme-femme, affirment les femmes rencontrées sur place. Plusieurs centaines de femmes ont défilé mardi, place du Cinquantenaire, devant le Palais du peuple, siège du Parlement congolais. L'épouse du chef de l'Etat, Olive Lembe Kabila, et des diplomates en poste à Kinshasa ont assisté à ce défilé.

Kalemie: des hommes armés attaquent des pêcheurs au lac Tanganyka. Cinq hommes armés ont attaqué quatorze embarcations motorisées dans la nuit de dimanche à lundi 7 mars au large du lac Tanganyika à Kalemie dans la province du Katanga.

Attaque de la résidence de Kabila: 126 suspects présentés à la presse. L'Inspection générale de la police de Kinshasa a présenté, lundi 7 mars, à la presse, cent vingt six personnes suspectées d'avoir participé à l'attaque de la résidence du président Joseph Kabila à Kinshasa et la base logistique du camp Kokolo, le dimanche 27 février. Des armes et des feuilles de raphia considérées comme des fétiches ont été également présentées. A l'occasion, le porte-parole de la police a indiqué que le dernier bilan de ces accrochages fait état de huit morts, dans le rang des Forces armées de la RDC et de onze assaillants tués.

Bandundu: projet de motion de défiance contre le gouverneur Richard Ndambu. Onze députés provinciaux ont signé lundi 7 mars un projet de motion de défiance contre le gouverneur de la province de Bandundu, Richard Ndambu. Cette motion a été initiée par le député provincial Mwemba Valère, membre de l'Alliance de la majorité présidentielle (AMP).

Kananga: une pétition contre 4 membres du bureau de l'assemblée provinciale. Trente-deux députés provinciaux sur les cinquante-quatre (59% des voix) qui composent l'assemblée provinciale du Kasaï Occidental ont signé lundi 7 mars une pétition contre quatre membres du bureau de cette institution. Cette pétition est dénommée "acte motivé de mise en accusation de 4 membres sur les 5 du bureau de l'organe délibérant de la province", et vise le président, la vice-présidente, le rapporteur et le questeur.

Goma: le maire accusé de détournement des salaires de ses agents. Les employés de la mairie de Goma, au Nord-Kivu, sont à leur deuxième jour de grève ce mardi 8 mars. Lundi 7 mars, ces fonctionnaires ont organisé une marche de colère, partant de la mairie jusqu'au gouvernorat de province. Ils réclament 11 mois de salaire et de prime non payés jusque-là, selon eux.

Dungu: opérations contre la LRA, trois morts. Le commandant de la 9e Région militaire des Forces armées de la RDC, le général Kifwa, a donné le bilan des opérations effectuées par les Fardc le 3 et 4 mars à Dungu contre les rebelles ougandais de la LRA. Ce bilan fait état de trois morts, deux rebelles et un militaire congolais.

Mercredi 9 mars.

Attaque de la résidence de Kabila: la VSV dénonce les tortures et les arrestations arbitraires. La voix des Sans Voix se dit préoccupée par la sécurité des personnes arrêtées après l'attaque armée contre la résidence du chef de l'Etat le 27 février à Kinshasa. Selon cette ONG de défense des droits de l'homme, des innocents ont été interpellés et certains d'entre eux ont subi des actes de torture.

8 mars: la Monusco distribue des vivres aux détenues de la prison de Makala. La directrice de l'unité pénitentiaire de la Monusco Kinshasa, Patience Sai, a remis aux femmes détenues de la prison centrale de Makala à Kinshasa des vivres et autres biens, à l'occasion de la journée mondiale de la femme.

8 mars: les femmes de l'est de la RDC demandent le retour de la paix. Les femmes vivant dans l'est de la RDC ont réclamé, mardi 8 mars, la paix et la sécurité dans leurs provinces. Au Sud Kivu, les femmes ont réaffirmé leur opposition contre les violences sexuelles et ont affiché leur solidarité aux victimes de ces crimes.

Révision du fichier électoral: le grand chef Muyeye inquiet de l'exode de la population de Dilolo. La révision du fichier électoral doit être lancée, ce mercredi 9 mars, dans la province du Katanga. A ce sujet, le grand chef Muyeye dans le territoire de Dilolo s'inquiète de l'exode des populations de sa chefferie vers l'Angola. Il a dit craindre de voir ce secteur être sous représenté dans les prochaines institutions de la République.

Mbandaka: les agents de la SCPT réclament 34 mois de salaire. Les agents de Société commerciale des transports et des Ports (SCTP ex-Onatra) sont en grève à Mbandaka depuis le mardi 8 mars. Cent quatre agents actifs de Mbandaka sont concernés par ce mouvement. Ils ont été rejoints par quatre cents retraités. Tous réclament trente-quatre mois de salaires non payés. Les salaires des retraités datent de l'époque où ils étaient encore en fonction, selon eux.

Attaques attribuées aux FDLR à Mwenga et Walungu: deux morts. Des personnes armées, présumées appartenir aux FDLR, ont attaqué, depuis lundi, certaines localités de territoires de Mwenga et de Walungu au Sud-Kivu, a rapporté la société civile locale, ce mercredi 9 mars. Le bilan de ces attaques fait état de deux morts, dont un militaire des Fardc, et de plusieurs biens pillés.

Début de la révision du fichier électoral au Katanga et au Kasaï occidental. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a démarré simultanément, ce mercredi 9 mars, la révision du fichier électoral au Katanga et au Kasaï occidental. A Lubumbashi, la cérémonie a été présidée par le président de la Ceni, le pasteur Ngoy Mulunda, qui a appelé la population à s'enrôler massivement. Il a rappelé à la population que c'est la seule condition pour participer à la gestion du pays.

Matadi: des sujets chinois de la société Crec 7 accusés d'exporter frauduleusement des matériaux de construction vers l'Angola. Certains sujets chinois œuvrant au sein de Crec 7 vendent d'une manière illicite des matériaux de construction à leurs compatriotes de Noqui, une ville angolaise située à une dizaine de km de Matadi. Le rapporteur de l'assemblée provinciale du Bas-Congo, Philippe Muanda, l'a dénoncé.

Kananga: en 2010, 80% des victimes de violences sexuelles étaient des enfants dans la province, selon la Lizadeel. La Ligue de la zone Afrique pour la défense des droits des enfants et élèves (Lizadeel) a publié, à Kananga, les statistiques des violences sexuelles enregistrées en 2010 dans la province du Kasaï-Occidental. Sur les 760 cas connus, plus de 80% des victimes sont des enfants, affirme cette ONG dans son rapport.

Fizi: 65 femmes auraient été violées au cours d'une embuscade des FDLR. L'information a été livrée mercredi 9 mars au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Monusco à son quartier général à Kinshasa. A la suite d'une enquête effectuée le 3 mats dernier par le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l'homme dans la localité de Bwala, à environ 150 km d'Uvira, en territoire de Fizi, 65 femmes auraient été violées au cours d'une embuscade tendue par les combattants des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR).

Masisi: trois meurtres en trois jours. Plusieurs cas d'insécurité avec mort d'hommes ont été enregistrés du 6 au 8 mars dans plusieurs coins du territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Les auteurs de ces crimes, des hommes en uniforme armés, opèrent de nuit et ne sont pas identifiés jusque-là. Dans la localité de Luambula, 15 km à l'est de Masisi-centre, un notable de la place a été abattu par balle à son domicile vers 19 heures, dans la nuit de lundi à mardi, selon des sources policières locales. Le deuxième crime a été commis la même nuit, vers 21 heures, cette fois dans le village Mululu, en groupement Kibabi, à 30 km du chef-lieu du territoire de Masisi. La victime, un autre homme, a elle aussi été tuée par balle à son domicile. Enfin, du 6 au 7 mars dernier, un commerçant en provenance de Ngungu pour Goma a été tué vers 19 heures au niveau de Mitumbala, entre Mushaki et Saké. L'infortuné se trouvait sur une moto qu'il conduisait lui-même, signalent les mêmes sources. La police de Masisi annonce toutefois que des enquêtes, se déroulent en ce moment. (Radio Okapi)

Sud Kivu: la vaccination des vaches se poursuit à Uvira. L'inspection provinciale de l'agriculture, pêche et élevage du Sud-Kivu poursuit la vaccination simultanée contre le charbon symptomatique et la péripneumonie contagieuse bovine, deux maladies qui ravagent les vaches dans les hauts et moyens plateaux et dans la plaine de la Ruzizi, en territoire d'Uvira. Selon le superviseur de cette opération, sur 63 mille bêtes ciblées pour tout le territoire d'Uvira, 17 mille vaches ont déjà été vaccinées dans les hauts plateaux de Marungu, Bijombo, Katobo et Rubuga. Dans la plaine de la Ruzizi, près de 24 mille vaches sont vaccinées depuis le mois de Février. La campagne se poursuit.

Jeudi 10 mars.

Bukavu: trois officiers des FARDC écopent de 15 ans de prison pour viols et crimes contre l'humanité. Onze militaires Fardc étaient poursuivis pour crimes contre l'humanité, viols, pillages et destruction méchante à Kalehe. Le verdict de la cour militaire de Bukavu qui a siégé en chambre foraine est tombé mercredi. Trois officiers écopent de 15 ans de prison ferme. Huit autres militaires, en cavale, écopent d'une peine de prison à perpétuité.

Kasaï Oriental: l'épidémie de rougeole n'a pas fait de morts. Aucun cas de décès n'a été signalé à la suite de l'épidémie de rougeole au Kasaï Oriental. Cent quarante-sept cas ont été déclarés depuis huit semaines dans la zone de santé de Tshilenge à 60 km à l'Est de Mbuji-Mayi. Cette affirmation est celle de l'Inspection Médicale Provinciale et de l'Organisation mondiale de la santé(OMS).

Kasaï Occidental: les pétitionnaires n'ont pas respecté la procédure, selon Omer Mijimbu. Au cours du point de presse qu'il a tenu mercredi 9 mars, le président du bureau de l'assemblée provinciale du Kasaï occidental, Omer Mijimbu, a déclaré que les signataires de la pétition contre quatre membres du bureau de l'assemblée n'ont respecté la procédure.

Kinshasa: Global Witness dénonce l'opacité du contrat chinois. Dans un nouveau rapport publié mardi 8 mars, l'ONG britannique Global Witness dénonce " l'opacité " dans l'accord signé entre la RDC et le groupement des entreprises chinoises dans le cadre de la reconstruction du pays. Le gouvernement congolais avait signé en 2007 une convention de collaboration estimée à 9 milliards USD avec ces entreprises chinoises, pour la réhabilitation ou la construction de près de 10.000 kilomètres de routes et de voies ferrées, deux barrages, des hôpitaux, des logements et des écoles à travers le pays contre 10 millions de tonnes de cuivre et des centaines de milliers de tonnes de cobalt. L'ONG Britannique affirme avoir pris du temps et interviewé beaucoup de personnes pour en venir à ses conclusions. Pour Daniel Balint-Kurti de Global Witness, trois questions importantes restent sans réponses dans ce contrat : 1. Quelles sont les infrastructures exactes que le Congo va recevoir de la partie Chinoise ? 2. Comment seront valorisés les minerais qui seront donnés à la partie chinoise? 3. Comment le Congo va garantir la clause bénéfice de 17 % pour les parties chinoises ? Il s'agit en fait de 19% selon l'article 6 point 6.3 de la convention de collaboration entre la RDC et le groupement d'entreprises chinoises. Pour le gouvernement congolais, rien n'a été opaque. Réagissant à la publication de ce rapport, Valery Mukassa, directeur de cabinet au ministère des Mines, a expliqué que le contrat qui lie la RDC et le groupement des entreprises chinoises avait été défendu au parlement et a donc reçu l'aval des élus du peuple congolais. Il a indiqué par ailleurs que la tarification des minerais se fait par rapport au cours de ces minerais à une époque bien définie mais qu'il y a des paramètres qui permettent aux parties de prendre une moyenne qui règle les différentes clauses contractuelles. " Il n'y a rien qui a été opaque ", a-t-il conclu. (Radio Okapi)

Industrie: l'OCC va désormais contrôler les déchets déversés dans les eaux. L'Office congolais de contrôle (OCC) va désormais contrôler les déchets issus des industries et déversés dans les eaux ou dans la nature. C'est en substance l'accord signé, mercredi 9 mars, entre le ministère congolais de l'environnement, conservation de la nature et tourisme et l'OCC. D'après Albert Kasongo, patron de l'OCC, ce nouveau créneau va renflouer le trésor public. A ce sujet, l'OCC compte d'ailleurs élaborer des normes environnementales nationales pour la RDC, a-t-il précisé.

CEPGL : la RDC en retard de paiement de sa contribution financière. Les délégués de la RDC ont reconnu, mercredi 9 mars à Gisenyi, que leur pays connaît un retard de cotisation à la Communauté économique des pays de grands lacs (CEPGL). Le secrétariat exécutif adjoint de la CEPGL, le Congolais Ntumba Lwaba, affirme que la RDC n'a versé que 8 % de sa contribution. Selon Ntumba Lwaba, ce retard s'explique par le fait que la RDC était en plein processus de l'initiative Pays pauvres très endetté (PPTE), dont le point d'achèvement a permis l'annulation de sa dette. Les contraintes liées à ce processus n'ont pas permis à la RDC de payer sa contribution. Par ailleurs, Ntumba Lwaba a rappelé que dans le passé la RDC a eu à supporter le poids de la construction de la CPEGL à hauteur de 50% de contribution. La RDC a même supporté le poids financier de cette communauté à hauteur de 75% à une époque où les partenaires de la RDC avaient aussi des difficultés, a souligné le Professeur Ntumba Lwaba citant le président du Sénat Léon Kengo wa Dongo qui faisait partie de la délégation congolaise à Gisenyi. Parmi les trois pays de la CEPGL, actuellement seul le Rwanda a payé la totalité de sa contribution, suivi du Burundi avec 20% de fonds versés. (Radio Okapi)

Kinshasa: les Congolais rapatriés de la Libye se disent menacés de quitter leurs hôtels. Les Congolais rapatriés de la Lybie demandent au gouvernement de continuer à les prendre en charge. Ils disent ne pas comprendre qu'au quatrième jour, ce jeudi 10 mars, de leur prise en charge par le gouvernement, qu'ils soient menacés dans le sens de les pousser à quitter les hôtels où ils sont logés. Pourtant, le même gouvernement leur avait promis, d'après eux, une prise en charge de dix jours.

Une campagne de vaccination contre la polio pour 8 millions des Kinois. Le ministre de la Santé publique, Victor Makweng, a annoncé qu'une campagne de vaccination contre la poliomyélite va se dérouler dans la capitale congolaise du 23 au 27 mars. Au cours d'un point de presse à Kinshasa, mercredi 9 mars, il a précisé que cette campagne devrait concerner huit millions de personnes, enfants et adultes.

Uélé: des cités fantômes après attaques de la LRA. La plupart des villages et cités des districts de Haut et Bas-Uélé en proie aux attaques de la rébellion ougandaise de la Lra ressemblent aux villes fantômes, a constaté radiookapi.net, le mercredi 9 mars. Les activités tournent au ralenti et les populations locales traumatisées sont toujours aux aguets. Ces territoires ne sont pas encore sortis de cette guerre que lui imposent les hommes de Joseph Khony.
Vendredi 11 mars.

Joseph Kabila révoque Mobutu Nzanga du gouvernement. Le fils du maréchal Mobutu, qui avait apporté son soutien à Joseph Kabila lors de l'élection présidentielle de 2006, a été révoqué par ce dernier pour "abandon de service". Kabila rompt avec Mobutu fils. Le président congolais a décidé de révoquer son vice-Premier ministre et ministre du Travail, François-Joseph Nzanga Mobutu, le fils du maréchal Mobutu Sese Seko, ancien chef du Zaïre. Joseph Kabila a pris cette décision par un décret signé du 8 mars et lu jeudi soir à la Radio télévision nationale. " Il a été révoqué pour " abandon de service ", a précisé le porte-parole du gouvernement Lambert Mende. Il était parti en novembre à Rome pour représenter la RDC à la création du cardinal Laurent Monsengwo, et il est resté en Europe sans aucune explication, sans rien signaler à qui que ce soit ". Nzanga Mobutu a toujours revendiqué le lourd héritage de son père, même s'il avait surpris en se ralliant avec Joseph Kabila, le fils du tombeur de son père, Laurent-Désiré Kabila, dans l'entre-deux-tours de la présidentielle de 2006. Au premier tour de cette élection, il avait remporté 4,77% des voix avec son parti, l'Union des démocrates mobutistes (Udemo), ce qui lui avait valu un poste au gouvernement. Des rumeurs sur un éventuel départ avait toutefois circulés début 2010. En cette année d'élection présidentielle, le gouvernement nie toutefois que sa révocation soit une décision politique. " Ce n'est pas son parti qui est visé, il y a d'autres ministres de l'Udemo au gouvernement " a affirmé Lambert Mende. (Jeune Afrique avec AFP)

Equateur: une nouvelle réserve naturelle dans le triangle de la Ngiri. L'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) vient de créer une nouvelle réserve naturelle. Il s'agit de la réserve naturelle du triangle de la Ngiri, située aux confluents de la rivière Ubangui et le fleuve Congo, au sud de l'Equateur. Cette réserve englobe les forêts des territoires de Bomongo, Makanza et celui de Bikoro. Le ministre congolais de l'environnement a signé l'arrêté créant cette réserve au début de mars 2011. Selon Serge Darroze chef de programme de l'ONG WWF (World wildlife fund), partenaire de ce projet, cette réserve de 100 mille hectares permettra de conserver la biodiversité et l'écosystème dans le triangle de la Ngiri. WWF intervient comme agence d'appui à l'ICCN dans les réalisations de diverses activités dans la réserve de la Ngiri qui abrite de nombreuses espèces vivantes animales et végétales extraordinaires. Il s'agit notamment de la dernière population d'hippopotames du Congo. Deux projets vont être exécutés dans cette réserve. Le premier va décrire les limites de la zone totalement protégée où ne pourront pas accéder les populations locales. Le deuxième projet porte sur l'appui aux projets de développement des communautés locales. Selon Serge Darroze, l'ICCN, le ministère de l'environnement et le WWF comptent appuyer et soutenir des activités d'agriculture, de pêche et de chasse au profit de ces populations. Pour les responsables de l'ICCN, les populations du triangle de la Ngiri seront intégrées dans la nouvelle politique de gestion communautaire de cette réserve naturelle afin d'éviter des altercations entre communautés locales et autorités. (Radio Okapi)

RDC: la France accorde 875 000 euros pour l'aide alimentaire au Nord-Kivu et en Province Orientale. La France accorde une aide alimentaire évaluée à 875 000 euros destinés aux populations affectées par les conflits armés au Nord-Kivu et en Province Orientale. Deux conventions ont été signées jeudi à Kinshasa pour concrétiser cette action, entre l'ambassade de France en RDC et les ONG Solidarité internationale et Action contre la faim. La première convention a été signée avec l'ONG Solidarité internationale pour une somme de 500 000 euros au profit de 2800 familles vulnérables, principalement celles affectées par les affrontements entre les Fardc et la LRA en Province Orientale. Cette enveloppe permettra à l'ONG de rétablir les conditions de production pour la survie des bénéficiaires. La deuxième convention signée avec l'ONG Action contre la faim porte sur 375 000 euros destinés à 8300 ménages de déplacés et retournés affectés par les conflits Fardc-FDLR au Nord-Kivu. D'après l'ambassadeur de la France en RDC, cette intervention va s'étaler sur douze mois. Pierre Jacquemot a aussi affirmé que ce deux conventions rentrent dans le cadre de la mise en œuvre de l'aide alimentaire à la RDC. (Radio Okpai)

Kisangani : après six mois de formation, 500 ex-miliciens rejoignent la police. Le centre d'instruction de Kapalata, à Kisangani, Province Orientale, vient de mettre à la disposition de la Police nationale congolaise 487 éléments dont 29 femmes, issus des ex-mouvements armés du Nord-Kivu à l'issue d'une formation de six mois. La cérémonie de clôture de cette formation a eu lieu jeudi en présence du gouverneur de la Province Orientale et de son collègue du Nord-Kivu.

Valérie Amos plaide pour une action régionale contre les groupes armés actifs en RDC. Des millions de personnes ont rarement connu la paix et la sécurité dans les zones des conflits en RDC. La secrétaire générale adjointe des Nations unies chargée des affaires humanitaires et coordonnatrice des secours d'urgence, Valérie Amos qui l'affirme en appelle à une solution régionale. Le but : faciliter le démantèlement des groupes armés dans l'Est de la RD Congo.

Procès Chebeya: la défense dénonce la lenteur de la procédure. A la vingt-troisième audience du procès Floribert Chebeya, jeudi 10 mars à Kinshasa, la défense a demandé à la Cour militaire de clôturer les instructions pour passer aux plaidoiries. Au cours de cette audience, deux défenseurs des droits de l'homme parmi les quatre renseignants ont accusé le prévenu Daniel Mukalay de les avoir menacés de mort.

Zéphirin Mbulu: "le Congo/Brazza ne servira jamais de base arrière à la déstabilisation des pays voisins". Le ministre de l'Intérieur et la décentralisation du Congo Brazzaville, Raymond Zéphirin Mbulu a fait cette déclaration, jeudi tard dans la soirée à Kinshasa, à l'issue de la deuxième session de la commission spéciale défense et sécurité RDC-Congo/Brazzaville.

RDC : la suspension de l'exploitation minière n'a pas atteint ses objectifs, selon l'Asadho. La levée de la mesure de suspension des activités minières dans les provinces du Maniema, Nord et Sud-Kivu doit s'accompagner des sanctions à l'égard des personnes qui ont continué cette exploitation pendant la période d'interdiction. C'est ce qu'a recommandé l'Association africaine de défense des droits de l'homme (Asadho) dans un communiqué publié jeudi 10 mars à Kinshasa.

Bandundu: les formateurs des agents électoraux réclament leurs per diem. Les formateurs des agents électoraux dans les territoires de Bulungu, Masi-Manimba et Kikwit menacent de ne pas rejoindre leurs sites de formation respectifs. Ils réclament leurs per diem prévus pour la formation à Kikwit. Ils l'ont déclaré jeudi 10 mars devant le Quartier général de la Monusco à Kikwit.

Pretoria: pouvoir, opposition et société civile d'accord pour assainir le climat politique en RDC. La conférence organisée par l'Institut sud-africain pour le dialogue global (IGD) à l'intention des représentants des partis politiques et de la société civile congolais s'est clôturée, ce vendredi 11 mars à Pretoria. Les participants ont convenu d'assainir le climat politique pour la tenue des élections apaisées en RDC.

Une délégation de la Monusco à Kamina pour organiser des audiences foraines. Une délégation de la section Etat de droit de la Monusco/Lubumbashi séjourne, depuis le mercredi 9 mars à Kamina, chef-lieu du district du Haut Lomami, pour évaluer le fonctionnement du système judiciaire et organiser des audiences foraines dans quatre territoires de ce district du Katanga.

Samedi 12 mars.

Le gouverneur du Bandundu déchu de ses fonctions. L'assemblée provinciale du Bandundu a déchu, ce vendredi 11 mars, le gouverneur de province, Richard Ndambu. Par conséquent, tout le gouvernement provincial tombe. Cette déchéance a été prononcée à l'issue du vote d'une motion de défiance initiée par le député Mwemba Valère de la Convention pour la République et la démocratie (CRD), un parti membre de l'Alliance pour la majorité présidentielle (AMP).

Nouveaux accrochages entre FARDC et LRA dans le Bas-Uélé: 8 morts. Le bilan des accrochages entre les Fardc et les rebelles ougandais de la LRA, ce jeudi, dans la localité de Banda à 75 km du territoire d'Ango dans la Province Orientale, fait état de huit morts et d'une vingtaine de personnes libérées de la servitude de la LRA. Le commandant de la 9ème région militaire l'a indiqué, vendredi 11 mars après-midi à Radio Okapi; précisant que les opérations se poursuivaient encore dans cette zone.

Kisangani: crise de la LRA, leaders religieux préconisent le dialogue. Le réseau des leaders religieux des zones affectées par la rébellion ougandaise de la LRA a ouvert, vendredi à Kisangani, trois jours des activités dénommées "week end de la paix". Au cours de ces activités, il est prévu la projection des films sur les atrocités de la LRA, des conférences sur la psychologie des ces atrocités ainsi que sur l'implication des leaders religieux dans la résolution de la crise créée par la LRA, à travers les négociations.

L'aéroport de Goma paralysé par la grève des agents de la RVA. Les activités ont été paralysées, ce samedi 12 mars à l'aéroport international de Goma. C'est la conséquence de l'action menée par les agents de la Régie des voies aériennes (RVA), qui ont décrété une journée ou sinon des "journées sans vols." Ils protestent contre leur déguerpissement par des militaires des Fardc lourdement armés, la nuit précédente, du camp Dumez où la plupart d'entre eux étaient logés depuis plusieurs années.

Kananga: le Reprodhoc préoccupé par les mauvais traitement sur les expulsés d'Angola
Le Réseau provincial des ONG des droits de l'homme du Kasaï occidental (Reprodhoc) désapprouve les actes de barbarie perpétrés par les soldats angolais sur des femmes et filles congolaises expulsées d'Angola. Il se dit choqué par les fouilles opérées sur leurs corps sous prétexte de rechercher le diamant, jusque dans leurs parties intimes. Cette pratique favorise les violences et abus sexuels massifs, a indiqué à Radio Okapi, ce vendredi 12 mars, le président provincial de ce réseau, Trudon Ntumba.

RDC: un ministre et des hauts responsables de l'administration publique révoqués et mis à la disposition de la justice. Le ministre du Développement rural Philippe Undjia été révoqué et mis à la disposition de la Justice, a annoncé samedi au cours d'une conférence de presse à Kinshasa, Luzolo Bambi, ministre de la Justice et Droits humains. Selon ce dernier, cette action du chef de l'Etat marque la deuxième phase de l'opération "tolérance zéro" qui concerne plusieurs autres hauts cadres du portefeuille de l'Etat et de l'administration publique. "Le principe pour le chef de l'Etat, c'est qu'il n'y ait pas d'intouchables. Personne n'est au-dessus de la loi, fût-il civil, militaire ou policier. C'est la deuxième phase de la tolérance zéro (…)," a souligné le ministre Luzolo Bambi. Le ministre du Développement rural n'est pas le seul à être démis de ses fonctions et mis à la disposition de la justice. Un ministre provincial de l'Equateur, le président du Conseil d'administration et l'administrateur délégué général de la Société nationale de loterie, deux magistrats et plusieurs autres hauts fonctionnaires des Finances et de l'administration douanière (DGDA) sont aussi concernés par la mesure du président de la République. Toutes ces personnalités sont accusées, pour les unes, de mauvaise gestion et des détournements de deniers publics, et pour les autres, de corruption, a indiqué Luzolo Bambi. "Joseph Kabila a frappé dans sa maison propre", a laissé entendre le ministre de la Justice, précisant que les dirigeants mis en cause, dans cette première série de la chasse " aux cols blancs " sont de la majorité présidentielle. Luzolo Bambi a souligné le fait que la prescription des poursuites pour les infractions de détournement des deniers publics en droit congolais est de dix ans. En d'autres termes, l'action du chef de l'Etat peut s'étendre, rétroactivement jusqu'à la gestion des affaires publiques en 2001. (Radio okapi)

Dimanche 13 mars.

Dungu: 1 500 déplacés toujours sous la menace des incursions de la LRA à Linakofo. Sept personnes, essentiellement des enfants des déplacés de Linakofo, à une dizaine de kms de Dungu centre, dans le district de l'Ituri, en Province Orientale, ont déjà été enlevés par des rebelles ougandais de la LRA depuis 2010, selon le comité de ces déplacés. Cela veut dire que la situation sécuritaire de ces personnes, évaluées à 1 500, est des plus précaires dans leur lieu de refuge.

Ceni: Ngoy Mulunda satisfait du déroulement de la révision du fichier électoral à Kananga. Daniel Ngoy Mulunda, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a terminé dimanche sa visite de travail à Kananga, au Kasaï-Occidental sur une note de satisfaction. Il estime que les opérations de la révision du fichier électoral dans cette partie du pays se déroulent normalement.

Fungurume: baisse des cas de vols des minerais dans la concession de TFM. Les responsables de l'entreprise minière Tenke-Fungurume Mining (TFM), à Fungurume, à 150 km de Lubumbashi, au Katanga, notent une diminution des cas de vols des minerais dans leur concession. C'est le résultat de l'érection, de part et d'autre de cette concession, de deux barrières, estiment-ils. Environ 710 tonnes des minerais ont été saisis en 2010 auprès des creuseurs clandestins dans la concession Tenke-Fungurume Mining. Depuis le début de cette année 2011, le chiffre des minerais saisis est déjà de 59 tonnes pour une quarantaine d'arrestations, dit-on à TFM, contre 320 arrestations l'année dernière.

Uvira: attaque armée contre un camion dans la plaine de la Ruzizi, trois morts. Des hommes en armes non autrement identifiés ont attaqué un camion, dans la nuit du samedi 12 mars, dans le village de Rushima, près de Luvungi dans la plaine de la Ruzizi dans le territoire d'Uvira au Sud Kivu. Selon le chef de poste d'encadrement administratif de Luvungi, Sethy Murefu, il y a eu échange des coups de feu entre les assaillants et un militaire des Fardc à bord du camion attaqué. Trois personnes en sont mortes, dont deux militaires et un civil.

Kapanga: la société civile accuse l'ANR de tracasser la population. Les agents de l'Agence nationale des renseignements (ANR) affectés dans le territoire de Kapanga arrachent des biens de la population pour des motifs non fondés et se transforment en officiers de justice imposant des amendes exagérées, en lieu et place de la police et du tribunal, ont indiqué, dimanche 13 mars, des membres de la société civile locale. La population de ce territoire lance un cri de détresse en direction des autorités provinciales du Katanga.

Lundi 14 mars.

Arrestation de hauts fonctionnaires de l'Etat: Clément Kanku dénonce une stratégie électoraliste. Mettre les hauts fonctionnaires de l'Etat suspectés de corruption et détournement à la disposition de la justice en ce moment relève d'une stratégie électorale. C'est en ces termes qu'a réagi, dimanche 13 mars, le député de l'opposition et président de l'Union pour la nation (UN), Clément Kanku.

Bas-Congo: les habitants de Nkamuna inquiets du sort des leurs compatriotes enlevés depuis un mois. Les habitants du village Nkamuna en territoire de Songololo situé à 55 km à l'est de Matadi s'inquiètent du sort réservé à onze de leurs voisins arrêtés par les policiers angolais en territoire congolais depuis près d'un mois.

Joseph Kabila préside, au palais du peuple, une réunion inter institutionnelle. Sous la direction du chef de l'Etat, Joseph Kabila, les animateurs des institutions de la RDC étaient en réunion lundi 14 mars 2011 au palais du peuple, à Kinshasa. Y ont pris part à cette réunion, outre le président de la République lui-même, les présidents de deux chambres du Parlement, le Premier ministre, le chef d'état-major des FARDC et l'inspecteur général de la Police nationale congolaise. Jusque lundi soir, rien n'avait encore filtré de ces concertations. Des sources proches du gouvernement ont indiqué toutefois que des questions liées à la politique générale du pays, aux élections, à la sécurité des personnes et de leurs biens y étaient évoquées à la veille de l'ouverture de la dernière session parlementaire de cette législature.

Rutshuru: arrivée, à Bunagana, de nouvelles familles des réfugiés congolais en provenance de l'Ouganda. Quarante-sept nouvelles familles de réfugiés congolais en provenance de l'Ouganda sont arrivées samedi 12 mars à Bunagana, localité située à plus de 90 km, au nord-est de Goma, en territoire de Rutshuru, à la frontière avec l'Ouganda. Cela porte à mille cent quatre vingt-sept, le nombre des ménages des réfugiés retournés dans le territoire de Rutshuru, depuis le mois de mars 2009, selon les autorités locales de Bunagana.

Mardi 15 mars.

La session parlementaire de mars s'ouvre ce mardi à Kinshasa. Députés et sénateurs vont reprendre du service ce mardi 15 mars à l'Assemblée nationale et au Sénat. Cette session parlementaire sera caractérisée par des enjeux politiques majeurs à l'approche des élections prévues fin 2011. Plusieurs projets de loi sont dans les tiroirs des parlementaires. On s'attend notamment à une éventuelle modification de la loi électorale de 2006 et l'adoption d'une loi sur la cour constitutionnelle, organe qui devra gérer les contentieux électoraux.

Procès Chebeya: la partie civile accuse le prévenu Mukalayi d'avoir corrompu deux témoins. Deux témoins, Christian Musema et Elenge Mosheli, codétenus à la prison centrale de Makala, sont passés lundi 14 mars à la barre en vue de contredire M. Gomer, opérateur économique camerounais, qui avait affirmé devant la Cour militaire avoir aperçu Chebeya le 1er juin 2010 au bureau de l'Inspection générale de la Police nationale congolaise. Selon ces deux renseignants, Gomer avait préparé sa vengeance contre Mukalayi qui l'avait arrêté pour fabrication des faux dollars et recel des véhicules. Or, le Camerounais avait fait sa déposition devant l'auditorat militaire le 22 juin 2010, avant qu'il ne soit arrêté par le colonel Mukalayi, ont soutenu la Cour militaire et le ministère public. " Comment peut-on qualifier sa déposition [du Camerounais], antérieure à son arrestation de vengeance, " s'est alors interrogé le ministère public. Lorsqu'il a pris la parole l'avocat des parties civiles, Kabengela Ilunga a affirmé que "les deux renseignants ont été corrompus par le colonel Mukalayi moyennant 100 dollars dont 80 restent à leur verser" pour témoigner en sa faveur et le décharger. (Radio Okapi)

Kinshasa: l'Asadho salue les poursuites judiciaires visant les hauts fonctionnaires de l'Etat. L'Association africaine de défense des droits de l'homme (Asadho) s'est félicitée, lundi 14 mars, de la mise à la disposition de la justice de certains ministres et hauts fonctionnaires de l'Etat suspectés de corruption ou de détournement des deniers publics. L'ONG demande que cette opération soit élargie à tout suspect indistinctement.

Nord-Kivu: deux sociétés minières se disputent l'exploitation des minerais dans le site de Omate. Un carré minier d'une dizaine de kilomètres carrés, situé dans le site minier de Omate, à une vingtaine de km de Walikale-centre, fait l'objet d'une dispute entre la Générale des mines, de l'agriculture et du commerce (Geminaco) et la Socagrimines, deux sociétés minières d'exploitation artisanale. Une bagarre a éclaté vendredi 11 mars entre les agents de la (Geminaco) et de la Socagrimines. Plusieurs blessés ont été enregistrés de deux côtés, selon les sources policières. Des incidents qui se sont produits deux jours après la reprise des activités minières dans le Nord-Kivu.

Maniema: des présumés FDLR abattent un chef coutumier à Salamabila. Le chef de la localité Tukutuku, dans la province du Maniema, a été tué par des présumés combattants des FDLR, vendredi 11 mars. Trois autres personnes qui l'accompagnaient ont été enlevées. On n'a aucune nouvelle de ces personnes et les écoles sont restées fermées à Tukutuku. Les habitants de ce village sollicitent l'intervention des autorités politiques et administratives.

Kisangani : la population et les humanitaires mobilisés pour riposter contre le choléra. Le choléra continue à occasionner des morts dans la ville de Kisangani en Province orientale. Le bilan est passé de dix-neuf morts, depuis la déclaration de cette maladie samedi 12 mars, à vingt-trois morts ce mardi 15 mars. Le nombre de cas est également passé de cent six à cent cinquante-neuf.

Kolwezi: la société civile appelle la police à plus de professionnalisme. La société civile de Kolwezi à plus de 300 km de Lubumbashi a déposé une liste des plaintes contre la Police nationale congolaise (PNC) auprès de la Monusco, en mission dans cette ville de la province du Katanga du 9 au 12 mars. Elle a notamment dénoncé l'utilisation des balles réelles par des éléments de la PNC de Kolwezi pour disperser des manifestants.

Kinshasa: 3 000 kg de drogue incinérés. Le Comité interministériel de lutte contre la drogue et le crime a procédé, mardi 15 mars à Kinshasa, au site de l'Échangeur de Limete, à l'incinération de 3 000 Kg de drogue d'une valeur de plus de 6 millions de francs congolais. Selon le président national de cette structure, les détenteurs de ces colis ont été déférés au parquet.

Udemo reste encore dans la coalition au pouvoir. En dépit de la révocation de son président national du gouvernement, François Joseph Nzanga Mobutu, l'Union des démocrates mobutistes (Udemo) reste encore membre à part entière de la coalition au pouvoir AMP-Palu-Udemo. C'est du moins la déclaration faite mardi 15 mars par des parlementaires de ce parti en marge de l'ouverture de la session d'avril.

Sénat: pauvreté généralisée de la population congolaise, Kengo interpelle les sénateurs. La chambre haute du Parlement congolais a aussi procédé à l'ouverture, ce mardi 15 mars, de la session d'avril. Son président, Léon Kengo Wa Dondo, a circonscrit les priorités de cette session qui, comme à la chambre basse, porteront, notamment sur la réforme de la justice, de l'armée et de la police. Il a aussi interpellé les sénateurs à propos de la pauvreté généralisée de la population congolaise

Assemblée nationale: l'option de la révision de la loi électorale divise majorité et opposition. La révision de la loi électorale figure parmi les matières à examiner durant la session d'avril. Comme pour la Constitution qui a été révisée en janvier dernier lors d'une session extraordinaire, cette matière divise déjà la majorité et l'opposition parlementaire. Pour la majorité présidentielle, il est impérieux d'apporter des modifications à la loi électorale de 2 006 dans le souci de la rendre conforme avec la Constitution dont certaines de ses dispositions ont été révisées. Du côté de l'opposition, c'est la thèse contraire. La révision de la loi électorale ne serait pas opportune, soutient-on. Il s'agirait d'une manœuvre de la majorité dans le simple objectif de donner plus de chance à son candidat à la présidentielle. Le président de la chambre basse, Evariste Boshab a demandé aux députés de transcender leurs appartenances politiques en vue de permettre au pays d'arriver aux élections dans les délais constitutionnels, en évitant des débats interminables.

La commission électorale commence ses activités, une candidature se profile. La nouvelle Commission électorale nationale indépendante (Ceni) s'est mise à l'ouvrage, à commencer par la révision de la liste électorale dans les provinces du Katanga et du Kasaï Occidental : l'élection du nouveau gouverneur aura lieu dans cette dernière province le 11 avril prochain. La Ceni devrait également prochainement divulguer le nouveau calendrier électoral, le parlement ayant voté de nouveaux amendements constitutionnels en vertu desquels l'élection du président de la République se tiendra au suffrage universel en un seul tour. Selon l'ancien calendrier, le premier tour de la présidentielle avait été fixé au 27 novembre 2011. En attendant, les potentiels candidats au scrutin commencent à se faire connaître : à Washington, où il travaille près le Fonds monétaire international (Fmi), l'ancien ministre des Finances Freddy Matungulu Mbuyamu Ilankir a fait part de son intention de se présenter aux élections. De surcroît, il est pratiquement certain que le président sortant Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, briguera un nouveau mandat. De même, on attend la probable candidature de l'opposant Etienne Thisekedi et celle de l'ancien président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe. (Misna)