Journal d'Afrique Centrale - R.D.C.
du 1er au 15 Octobre 2011
n°180


Chronique réalisée par Luc de l'Arbre

 

 

Samedi 1er octobre

RDC: la Cour suprême de justice commence l'examen des contentieux pré-électoraux. La Cour suprême de la justice (CSJ) a examiné, vendredi 30 septembre, environ quarante affaires portées en justice contre la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) à Kinshasa. Les plaintes sont portées soit par les candidats eux-mêmes soit par les partis politiques. Les cas d'omissions ont été les plus nombreux. Les audiences de ce vendredi ont permis de trancher les affaires concernant les omissions et les erreurs. L'examen des contentieux préélectoraux va se poursuivre au moins jusqu'à la semaine prochain, selon des sources judiciaires.

Province Orientale: fin de l'ultimatum du gouverneur aux territoriaux permutés. L'ultimatum du gouverneur de la Province Orientale, Médard Autsai, aux cadres de la territoriale récemment permutée au sein de sa juridiction a pris fin, vendredi 30 septembre. L'autorité provinciale a menacé de déclarer déserteurs les cadres qui n'auraient pas rejoint leurs nouveaux postes de travail au plus tard ce vendredi. Ce vendredi 30 septembre, aussi bien au niveau du district que dans les territoires de Mahagi et d'Aru, tous les fonctionnaires mutés en dehors du district de l'Ituri, n'ont pas quitté leurs anciens postes. Particulièrement à Aru, l'administrateur assistant, Séguin Urombi, affecté comme administrateur titulaire dans le territoire de Niangara dans le district du Haut-Uélé, a refusé de procéder à la remise et reprise avec son successeur. (Radio Okapi)

Rutshuru: échange des tirs entre militaires des FARDC, un mort et quatre blessés. .Le bilan des escarmouches survenues vendredi 30 septembre entre les militaires des Fardc du 82ème secteur basé à Rutshuru-Centre, au Nord-Kivu, fait état d'un mort et quatre blessés. Une incompréhension autour de l'évasion de deux civils détenus dans un cachot par un haut officier des FARDC est à la base ces troubles. Les deux civils étaient détenus depuis une semaine par le lieutenant colonel Douglas, a affirmé la Police nationale congolaise (PNC) à Rutshuru. Pendant la fuite de ces détenus, a-t-elle précisé, les militaires commis à la garde, voulaient dissuader les fuyards en tirant en l'air. Alertés par ces coups de feu, les gardes d'un autre officier sont arrivés précipitamment sur place. Une vive discussion entre ces deux groupes des militaires, s'en est alors suivie. Peu après, la discussion a tourné à un échange des tirs. Les sources policières parlent d'un capitaine tué et de quatre soldats blessés lors de cet échange des tirs. Les blessés ont été admis à l'hôpital général de Rutshuru. Cette situation a créé la panique au sein de la population locale, mais la situation est redevenue à la normale. Une enquête est ouverte par les autorités militaires pour déterminer les responsables des ces incidents. (Radio Okapi)

Vive tension à Mbuji-Mayi à la suite d'une manifestation de l'UDPS. La ville de Mbuji-Mayi s'est réveillée tôt le matin sous haute surveillance policière. Un important dispositif de la police était posté dans tous les points chauds de la ville, mais surtout dans les alentours de la permanence locale du parti d'Etienne Tshisekedi, selon des témoins, pour empêcher le déroulement de la manifestation de l'UDPS. Le ministre provincial de l'Intérieur a indiqué n'avoir pas autorisé le déroulement de cette manifestation car, ayant "un caractère perturbateur." L'UDPS/Mbuji-Mayi a, à cet effet, dénoncé la politique de deux poids deux mesures dans la tenue des manifestations publiques dans cette province. Pour sa part, le maire de Mbuji-Mayi a affirmé avoir autorisé une "manifestation restreinte de l'UDPS" pour éviter de troubler l'ordre publique. Une caravane motorisée aux couleurs de l'UDPS s'est, néanmoins, déroulée sous la conduite du président de la commission électorale du parti, Alexis Mutanda. Le cortège, composé d'une dizaine des véhicules et plus de cinquante motos, est donc parti de la commune de la Muya à celle de Bipemba en passant Diulu et Dibindi. Il s'est terminé à la cité de Lukalaba située à 50 km sur la route de Mwene-Ditu. La manifestation a bénéficié, par la suite, de l'encadrement de deux jeeps de la Police nationale congolaise (PNC). (Radio Okapi)

Dimanche 2 octobre.

Katanga: 48 heures après son dernier séjour, Moïse Katumbi à Kalemie pour lutter contre le crime organisé. Le gouverneur de la province du Katanga, Moïse Katumbi, est revenu à Kalemie, samedi 1er octobre, quarante-huit heures après son dernier séjour dans la ville. Comme lors de sa dernière visite, Moïse Katumbi a affirmé être venu pour mettre en œuvre des stratégies pour démanteler le réseau des bandits armés. La population de Kalemie avait demandé à Moïse Katumbi, endéans 48 heures, le remplacement des autorités militaires de la région et notamment le retour du colonel Lungeni Izumbu alias Igwe. Le colonel Lungeni Izumbu dirigeait la 61ème brigade d'infanterie il y a une année. A la suite d'un conflit avec d'autres autorités militaires de la région, il avait été muté. Devant une foule nombreuse et des hommes de troupes, le commandant second de la 6e Région militaire, le colonel Nyembo, l'a installé comme commandant de 61ème brigade d'infanterie. Le gouverneur de la province a salué "le bon comportement de cet officier" qui revient sur insistance de la population.

Elections: menaces des groupes armés, les acteurs politiques et la société civile de l'Ituri en appellent à la Monusco. Les acteurs politiques et les membres de la société civile de l'Ituri demandent à la Monusco de sécuriser les zones qui sont encore sous la menace des groupes armés. Ils ont exprimé cette demande au cours d'une série de formations que la Monusco ainsi que la Ceni ont organisées la semaine passée à leur intention. Pour assurer des élections apaisées, les participants à ces formations ont aussi souhaité que les forces de l'ordre restent neutres tout au long du processus électoral. Les femmes candidates aux élections législatives ont évoqué les difficultés de pouvoir battre campagne dans les zones encore sous la menace des groupes armés comme dans le territoire d'Irumu. Selon Jeanne Alasha, candidate à la députation nationale, les femmes doivent relever un autre défi: convaincre les hommes de la nécessité de la parité. "On doit continuer à sensibiliser pour montrer que la parité est vraiment quelque chose d'important et qu'il est nécessaire que toute la population participe au développement du Congo," a-t-elle déclaré. Pour le Parti pour l'unité et la sauvegarde de l'intégrité du Congo (Pusic), l'impartialité des autorités locales lors des prochaines élections n'est pas garantie. Me John Tibasima du Pusic a affirmé que les autorités locales ont été nommées par la Majorité présidentielle, les élections locales n'ayant pas eu lieu. "Je voudrais à ce qu'on nous garantisse qu'il y aura des élections jusqu'au niveau local, pour que demain quand il y aura élections, nous ayons des personnes vraiment impartiales," a-t-il ajouté. L'objectif de ces formations qui se sont clôturées, vendredi 30 septembre, était d'impliquer les acteurs politiques et les membres de la société civile à l'organisation des élections apaisées en Ituri. Plus d'une centaine de personnes y ont participé. (Radio Okapi)

François Mwamba: "Quel que soit le chef de l'Etat qui sera là, nous travaillerons ensemble". Le président de l'Alliance pour le développement et la République (ADR), le député national François Muamba, a déclaré, samedi 1er octobre, que son regroupement politique travaillera avec le président de la République qui sera issu de la prochaine élection présidentielle. François Muamba a affirmé, au cours d'une conférence de presse à Kinshasa, que le souci de sa plate-forme politique est de voir les institutions du pays renforcées. "Méfions-nous de cette fausse bonne idée qui consiste à penser que tout d'un coup dans ce pays on aura un homme providentiel qui résoudra à lui tout seul tous les problèmes," a-t-il déclaré. L'ancien secrétaire général du Mouvement de libération du Congo (MLC) a aussi appelé à une élection présidentielle apaisée. (Radio Okapi)

Equateur: table ronde pour l'exécution du plan de financement de la province, les bailleurs de fonds absents/ Le gouvernement provincial de l'Equateur a organisé, jeudi 29 et vendredi 30 septembre, une table ronde des bailleurs de fonds. Ces derniers devraient s'engager pour le financement du plan quinquennal 2010-2014 pour le développement de la province. Cependant certaines institutions attendues n'ont pas participé à ces assises. C'est le cas de la Banque mondiale, l'Union Européenne et l'Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID).

Lubumbashi: 120 cas de choléra déclarés, 7 décès. Cent vingt cas de choléra on été enregistrés, dont sept décès, entre vendredi 23 septembre et dimanche 2 octobre 2011, dans le territoire de Kabalo, à plus de 900 kilomètres de Lubumbashi au Katanga. C'est ce que déclare le médecin chef de zone de santé intérimaire de cette cité, Dr. Yacinth Kitenge. Selon lui, la zone de santé de Kabalo enregistre 12 cas de choléra par jour.

Lundi 3 octobre.

Rentrée scolaire au Congo-Brazzaville: incertitude pour les enfants des réfugiés de la RDC. La rentrée des classes au Congo-Brazzaville est prévue pour ce lundi 3 octobre 2011. Mais, faute des moyens financiers, les parents de la RDC réfugiés avec leurs familles de l'autre côté de la rive du fleuve Congo sont incapables d'envoyer leurs enfants à l'école.

Kalemie: regain d'insécurité, attaque armée contre la résidence du conservateur des titres immobiliers/ Des bandits armés ont attaqué, lundi 3 octobre à 1 heure locale, la résidence du conservateur des titres immobiliers au Quartier de la Paix. Bilan: un blessé. Selon des témoins, sept hommes armés habillés en tenue militaire ont escaladé le mur de clôture de la résidence du conservateur. Ils ont ensuite désarmé le policier de garde avant de le blesser à la figure.

RDC: listes de candidats à la députation, l'UDPS accuse le PPRD de tricherie. L'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) accuse le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) d'avoir aligné dans certaines circonscriptions électorales plus de candidats que le nombre de sièges à pourvoir. Pour le secrétaire général du parti d'Etienne Tshisekedi, il s'agit d'une tentative de tricherie. Il affirme que l'affaire a été portée devant la Cour suprême de justice. A titre d'exemple, le secrétaire général de l'UDPS cite le cas de la circonscription électorale de Lukunga à Kinshasa où le PPRD aurait aligné 15 candidats pour 13 sièges. " C'est pour accumuler un plus grand nombre de voix, c'est une manœuvre de tricherie ", soutient-il. Du côté de la Majorité présidentielle, on parle plutôt d'une erreur matérielle imputable aux opérateurs de saisie de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Le PPRD et les partis de la MP ne seraient pas les seuls à avoir présenté plus de candidats que le nombre de sièges prévus. Quelques partis de l'opposition seraient aussi concernés. A ce sujet, le secrétaire général de l'UDPS a indiqué que la loi doit être respectée pour tout le monde Aubin Minaku affirme pour sa part que le PPRD accepterait le verdict de la Cour suprême de justice (CSJ) si les faits dénoncés étaient avérés. Par ailleurs, sur les listes publiées par la Ceni, il apparaît que L'UDPS/Tshisekedi elle-même aurait aligné six candidats pour quatre sièges prévus dans la circonscription de Moba au Katanga. Outre la plainte de l'UDPS contre les listes du PPRD, la CSJ a démarré depuis le week-end dernier l'examen d'autres affaires portées en justice contre la Ceni à Kinshasa. (Radio Okapi)

Nord-Kivu: Julien Paluku ferme une dizaine de camps de déplacés à Nyanzale. Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, a procédé, mercredi 28 septembre, à la fermeture officielle d'une dizaine de camps de déplacés dans la localité de Nyanzale située à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Goma. Ces déplacés ont regagné leurs villages. Ils avaient fui des attaques des groupes armés.

Ituri: les Fardc annoncent la mort du colonel Cobra Matata depuis le 20 septembre. Le colonel Matata Banaloki alias Cobra est décédé depuis le 20 septembre. Le commandant de la zone opérationnelle des Fardc, le colonel Fal Sikabwe, a annoncé cette information lundi 3 octobre sur les ondes des radios locales. Il a aussi affirmé que "Cobra" Matata est mort au cours d'un accrochage entre les miliciens des Forces de résistance patriotique de l'Ituri (FRPI) et les Fardc aux environs des groupements Bukiringi et Matalatala, dans la collectivité des Walendu-Bindi en Ituri dans la Province Orientale. Selon le colonel Fal, "Cobra" Matata serait tombé avec trois de ses proches collaborateurs. Il brandit pour preuve un élément vidéo illustrant le cadavre du chef de FRPI. Cette nouvelle n'est pas confirmée par sa famille biologique. Celle-ci réclame le cadavre de "Cobra" Matata pour l'enterrer. Le colonel Fal a déclaré que seule sa hiérarchie va se prononcer à ce sujet. "Cobra" Matata a déserté les Fardc au mois de Juin 2010 pour rejoindre les rangs des miliciens de la Force de résistance patriotique de l'Ituri, FRPI, son ancien maquis. (Radio Okapi)

Peter Blomeyer : "la réunification de l'Allemagne a déclenché le processus de démocratisation de la RDC". La réunification de la République fédérale d'Allemagne (RFA) a été un élément déclencheur du processus de démocratisation en RDC. C'est ce qu'a déclaré, lundi 3 octobre, l'ambassadeur de ce pays en RDC, Peter Blomeyer, à l'occasion du 21e anniversaire de la chute du mur de Berlin. "L'ouest (l'Allemagne fédérale) a cessé de soutenir le président Mobutu. Et on lui a demandé de commencer un processus qui devait aboutir à une vraie démocratie", dit-il. Peter Blomeyer a aussi réaffirmé la détermination de son pays dans la lutte pour la défense des droits de l'homme, la sécurité internationale, ainsi que le renforcement de la coopération bilatérale avec la RDC. "L'Allemagne donne un grand soutien dans les organisations des Nations unies. C'est le troisième contributeur. Nous dépassons 116 millions USD par an pour la Monusco", affirme l'ambassadeur de l'Allemagne en RDC. Peter Blomeyer ajoute que son pays travaille aussi pour la délégation européenne avec son programme d'aide en RDC, notamment avec Eusec et Eupol. (Radio Okapi)

Martin Kabwelulu: "Les minerais de sang n'existent plus en RDC". "Les minerais de sang n'existent plus en RDC. Le climat des affaires est propice. Les investisseurs internationaux n'ont plus rien à craindre." C'est le ministre des Mines, Martin Kabwelulu qui l'a déclaré, lundi 3 octobre, à l'ouverture de la 7è édition du Partenariat pour l'infrastructure et le développement en Afrique (IPAD). Cette édition de l'IPAD est consacrée aux investissements dans l'industrie minière, aux secteurs de l'énergie et des infrastructures. Le vice-premier ministre, ministre des Postes, Téléphones et Télécommunication, Louis Koyagialo, a demandé aux investisseurs d'orienter aussi leurs actions vers les provinces du pays, considérées comme regorgeant des hydrocarbures et des minerais non encore exploités(les deux Kivu, l'Equateur et la Province Orientale). (Radio Okapi)

Bukavu: 6 morts et 25 familles sans abris, bilan de la pluie de dimanche. Le bilan provisoire de la pluie de dimanche 2 octobre sur la ville de Bukavu est inquiétant. Le bourgmestre de Bagira fait état de 6 morts, 3 disparus, 25 familles sans abris et plusieurs habitations inondées.

Mardi 4 octobre.

Traitement des contentieux électoraux, le nombre de juges insuffisant à la cour suprême de justice. La cour suprême de justice a débuté, lundi 3 octobre, l'examen des contentieux préélectoraux sur les listes des candidatures à la députation nationale. Cet examen a commencé avec de longues heures de retard faute de magistrats. La cour suprême de justice ne compte que huit juges. Ces derniers doivent statuer sur des dossiers de plus de quatre cents partis politiques. Ce qui allonge la durée des audiences.

Bas-Congo: une ONG plaide pour des meilleures conditions carcérales. 'ONG Fraternité des prisons a déploré, lundi 3 septembre, les cas de décès devenus récurrents dans les prisons de Tshela et de Boma, situés respectivement à 200 et 100 km de Matadi. Elle a invité le gouvernement congolais à doter les prisonniers d'une alimentation conséquente pour éviter cette situation. Les derniers cas en date remontent à la semaine dernière. Deux prisonniers sont décédés suite à la sous alimentation, a précisé le président provincial de cette ONG internationale au Bas-Congo, le pasteur Nehemi Nkusu. Selon lui, ces décès sont dus : aux mauvaises conditions carcérales, aux mauvaises conditions hygiéniques, à la sous-alimentation. Fraternité des prisons offre, en appui aux autorités du pays, de la nourriture, les soins médicaux, etc. (Radio Okapi)

Trois officiers de la RDC détenus à Brazzaville depuis 7 ans, le groupe de travail de l'Onu inquiet. En mission depuis le 24 septembre dernier au Congo Brazzaville pour enquêter sur les disparitions forcées, le groupe de travail des Nations unies se dit aussi préoccupé par la détention "hors de tout contrôle légal" dans ce pays depuis 7 ans de trois officiers militaires de la RDC.C'est à l'issue de sa mission que le groupe a exprimé ses inquiétudes à ce sujet. Les trois officiers congolais dont le major Germain Ndaba seraient détenus depuis mars 2004 dans les locaux de la Direction centrale des renseignements militaires à Brazzaville. Une détention hors de tout contrôle légal selon le chef de mission qui déplore en plus le fait que ces infortunés n'ont jamais été présentés à un juge. Dans ces conditions, le groupe craint que les trois officiers de la RDC ne soient soumis à une disparition forcée. Répondant aux inquiétudes de cette mission, les autorités de Brazzaville disent détenir ces gens pour leur propre sécurité jusqu'à l'aboutissement de leur demande d'asile. (Radio Okapi)

Le Japon et la BAD financent un projet d'équipement des Cliniques universitaires de Kinshasa. Les Cliniques universitaires de Kinshasa ont réceptionné lundi 3 octobre 2011 six conteneurs de matériels médicaux du gouvernement japonais. Il s'agit d'un premier lot du matériel destiné à renouveler l'équipement de cette institution médicale. Ce projet est financé conjointement par l'Agence japonaise de coopération (Jica) et la Banque africaine de développement (BAD) à hauteur de 12 millions USD au total.

Fizi: de nombreux déplacés après les combats entre FARDC et Maï-Maï Yakutumba. Les habitants de Sebele et de la presqu'ile d'Ubwari dans le territoire de Fizi ont fui les affrontements qui ont opposé, dimanche et lundi 3 octobre, les militaires des Fardc et les Maï-Maï Yakutumba à Sebele. Ils ont trouvé refuge à Fizi-centre et à Baraka où ils sont logés dans des familles d'accueil. Selon l'administrateur du territoire, ces déplacés sont sans assistance et leur nombre n'est pas encore connu.

Recrudescence d'insécurité à Kolwezi: la police est inefficace, selon société civile. Une personne a été blessée par balle et une importante somme d'argent emportée au cours d'un vol à main armée dans une maison à Kolwezi la nuit de lundi à ce mardi 4 octobre. Cette situation porte à cinq le nombre des cas de vol à main armée enregistrés en une semaine dans cette ville. La société civile accuse la police d'être inefficace face à cette situation.

Kisangani: l'assemblée provinciale appelée à invalider les députés candidats des partis autres que les leurs. Certains partis politiques demandent au bureau de l'assemblée provinciale de la Province Orientale d'invalider les mandats des députés qui ont postulé à la députation nationale pour le compte des partis politiques autres que ceux dont ils ont un mandat. C'est ce qu'ont annoncé des sources parlementaires, ce mardi 4 octobre.

L'UDPS demande à la cour suprême d'invalider la liste des candidats du PPRD. "L'UDPS dans son projet de société prônant un Etat de droit ne peut pas accepter qu'un parti au pouvoir viole les lois de la République." C'est en ces termes que s'est exprimé, mardi 4 octobre à Kinshasa, l'avocat conseil de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Me Richard Bondo. Lors du procès opposant l'UDPS à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Me Richard Bondo demande à la Cour suprême de justice (CSJ) d'invalider la liste des candidats du PPRD. "Pourquoi les autres partis sont respectueux de la loi ?", s'interroge-t-il, avant d'ajouter que le parti au pouvoir a aligné sur sa liste plus de candidatures que le nombre de sièges dans plusieurs circonscriptions, en violation de la loi électorale. A partir de cette décision, l'opinion sera fixée par rapport à la fiabilité des résultats qui seront issus des urnes, déclare Me Richard Bondo. Un recours introduit à la haute Cour contre la Ceni par l'UDPS a ouvert la voie aux plaidoiries, lundi 3 octobre entre les deux formations politiques. Selon l'UDPS, la Ceni a refusé de comparaître laissant la place au PPRD qui s'est présenté en intervention volontaire pour soutenir à contre courant que sa liste est légale. (Radio Okapi)

Elections 2011: ouverture d'un atelier sur la formation des éducateurs et observateurs électoraux à Kinshasa. 'Ecole de formation électorale en Afrique centrale (EFEAC) organise du mardi 4 octobre au vendredi 7 octobre un atelier sur la formation des formateurs en éducation et observation électorales. Selon le directeur général de cette école, l'Abbé Apollinaire Malu Malu, l'objectif est de fournir à la RDC des observateurs rigoureux, impartiaux et neutres.

RDC: le Japon et le PNUD s'engagent à renforcer les capacités de la Police congolaise. Agence japonaise de la coopération internationale (Jica) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ont signé une convention de près de deux millions cinq cents mille dollars américains. Cet accord vise à renforcer les capacités de la Police nationale congolaise (PNC) dans le cadre du programme d'appui à la gouvernance sécuritaire en République démocratique du Congo (RDC).

Butembo: commémoration du 11ème anniversaire de la mort de Mgr Kataliko. Une messe a été dite en la cathédrale Mater Eclesia de Butembo, ce mardi 4 octobre, à l'occasion du 11ème anniversaire de la mort de Mgr Emmanuel Kataliko. Né en 1932 à Lukole dans le territoire de Lubero, Mgr Emmanuel Kataliko est décédé le 4 octobre 2000 à Rome, où il était transféré pour des soins suite à une crise cardiaque. Il a été ordonné prêtre en 1958 à Rome, sacré évêque en 1966. Il est resté trente et un ans à la tête du diocèse de Butembo-Beni, avant d'être désigné, le 22 avril 1997, archevêque de Bukavu. En 2002, les amis de Mgr Kataliko ont créé une Fondation qui porte son nom et dont le but est d'immortaliser ses oeuvres.

Trois auteurs congolais publient "Théâtre congolais contemporain". "Théâtre congolais contemporain" est le titre d'un recueil de pièces de théâtre publié chez Lansman en Belgique. Cet ouvrage de 85 pages a été porté sur les fonts baptismaux, lundi 26 septembre, au centre Wallonie Bruxelles de Kinshasa. Ce recueil est composé des pièces de théâtre de trois auteurs congolais : David Minor Ilunga, auteur de "Einsteinette", Célestin Kasongo, auteur de "Tour de contrôle", Jonathan Kombe, auteur de "Prisonniers d'Ekafela".

Mercredi 5 octobre.

Cobra Matata: " Je suis bel et bien vivant ". "C'est moi-même Colonel Cobra Matata qui vous parle. Ce que Fal a dit est faux." C'est en ces termes que le chef du Front de résistance patriotique de l'Ituri (FRPI), Matata Banaloki alias Cobra Matata a démenti au téléphone, mardi 4 octobre en Ituri en Province Orientale, la nouvelle de sa mort. A côté du chef d'état major de sa milice de FRPI, Mbadu Adirodu, Cobra Matata officier déserteur des FARDC depuis juin 2010 a expliqué le choix de son retour au maquis : "Dans le processus [de paix], nous nous sommes convenus que l'amnistie nous soit accordée et qu'on libère tous nos camarades emprisonnés et qu'on organise un mixage [opération de mise en commun des anciens miliciens intégrés dans l'armée nationale] pour nous. Si le gouvernement accepte de faire tout cela, nos bons rapports seront rétablis", a déclaré Cobra Matata. Le commandant de la zone opérationnelle des Fardc, le colonel Fal Sikabwe, avait annoncé, lundi 3 octobre sur les ondes des radios locales de l'Ituri que le colonel Matata Banaloki alias Cobra était décédé depuis le 20 septembre, au cours d'un accrochage entre les miliciens des Forces de résistance patriotique de l'Ituri (FRPI) et les Fardc aux environs des groupements Bukiringi et Matalatala, dans la collectivité des Walendu-Bindi en Ituri (Province Orientale). Joint au téléphone à Kinshasa où il est en mission, le colonel Fal Sikabwe, a nié avoir confirmé la mort de Cobra Matata auprès des journalistes de Bunia : "Premièrement, je n'ai pas publié la mort de Cobra Matata. Nous avons des images des corps. Maintenant, il s'agit de vérifier les images avec les gens qui vont identifier les corps", a-t-il déclaré confirmant qu'il y a un corps que l'on croit être celui de Cobra Matata. De son côté, l'officier déserteur Cobra Matata s'engage à sécuriser les prochaines élections dans l'espace sous contrôle de sa milice. (Radio Okapi)

Processus électoral: la Ceni rassure l'Assemblée nationale. La préparation matérielle des élections présidentielle et législatives du 28 novembre 2011 se déroule normalement. C'est ce que la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a indiqué au bureau de l'Assemblée nationale au cours d'une réunion tenue mardi 4 octobre au palais du peuple à Kinshasa.

Kinshasa: Jean Bosco Bahala parle des priorités du CSAC avec Roger Meece. Le président du Conseil supérieur de l'audiovisuel congolais (CSAC), l'abbé Jean Bosco Bahala Okw'Ibale, a déclaré, que pour le moment, les priorités de cette institution sont les infrastructures, la vulgarisation de la directive sur la campagne électorale et l'installation des coordinations provinciales. Jean Bosco Bahala rencontrait le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, Roger Meece, au quartier général de la Monusco à Kinshasa.

Elections législatives: trop de candidats sur une liste, que prévoit la loi ? La Cour suprême de justice examine, depuis lundi 3 octobre, la plainte de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) contre la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). L'UDPS accuse le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) d'avoir aligné dans certaines circonscriptions électorales plus de candidats que le nombre de sièges à pourvoir en violation de la loi électorale. Selon le professeur André Lubanza, spécialiste en questions électorales, un parti qui présente un nombre de candidats supérieur au nombre de sièges à pourvoir a plus de chance que les autres de remporter le scrutin. "Chaque candidat apporte quelques voix à la liste. Si vous êtes plus nombreux sur la liste, vous avez donc plus de chance que les autres," explique-t-il. Les partis politiques qui ont aligné plus de candidats que le nombre des sièges à pourvoir dans une circonscription ont violé l'alinéa 2 de l'article 22 de la loi électorale, poursuit-il. Cet article stipule, qu'une liste présentée par un parti politique, un regroupement politique ou une candidature présentée par un indépendant est déclarée irrecevable lorsqu'elle porte un nombre de candidats supérieur au nombre maximum fixé pour chaque circonscription. La Cour Suprême de Justice a commencé, vendredi 30 septembre, l'examen des contentieux préélectoraux. Mais pour André Lubanza, la Ceni devait déjà rejeter toutes les listes qui transgressent la loi électorale. De son côté, le rapporteur de la Ceni, Mathieu Pita indique que les listes de candidats sont encore provisoires. Elles sont donc susceptibles de contenir des erreurs d'omission ou de saisie. Il affirme qu'un travail est effectué de concert avec les partis politiques pour les régulariser. (Radio Okapi)

Mbandaka: les médecins en grève sèche. Le mot d'ordre a été lancé mardi 4 octobre 2011 par le bureau provincial du Synamed (Syndicat national des médecins) de l'Equateur. Les médecins œuvrant dans les hôpitaux et centres de santé publics de la ville de Mbandaka ont décidé de passer du service minimum à la grève sèche à partir de ce mercredi 5 octobre. Ils protestent contre ce qu'ils appellent "la politisation de leur administration". Le mouvement est suivi par toutes les formations médicales de la ville de Mbandaka, capitale de la province de l'Equateur. Selon le Dr. Eric Bosonga, secrétaire exécutif provincial du Synamed/Equateur, cette décision fait suite au manque d'attention et à l'indifférence de l'assemblée provinciale à leurs doléances. Il explique : "Depuis la date du 15 septembre, nous avons déposé notre mémo à l'assemblée provinciale. C'est lorsque nous avons menacé de durcir notre grève que le directeur de l'assemblée provinciale nous a écrit le 29 nous demandant de reporter [notre mouvement]. Nous avons délibéré, nous avons retenu l'option d'une grève sèche." Le Synamed /Equateur revendique ainsi la dépolitisation du secteur de la santé. "Les médecins étaient gérés non pas selon la réglementation de l'administration, mais plus par des sentiments politiques, ce qui portait préjudice à la qualité des soins apportés aux malades. La gestion des médecins ne répondait à aucune norme", insiste le Dr. Bosonga. Par ailleurs, le rapporteur de la commission socioculturelle de l'assemblée provinciale de l'Equateur a confirmé le dépôt par les médecins de la province de leur mémorandum. Celui-ci a été reçu et examiné. Mais il devait être débattu en plénière avant de répondre aux doléances des médecins, explique-t-il. Or, depuis deux semaines, les travaux sont suspendus à l'assemblée provinciale avec la convocation à Kinshasa de tous les membres du bureau permanent de cette institution. (Radio Okapi)

Province Orientale: le projet Kibali Gold évalué à 1,5 milliard USD. Le directeur général de Kibali Gold, Louis Wattum, a tenu une conférence de presse mercredi 5 octobre à Kinshasa pour rendre compte de l'évolution de son projet de construction d'une mine et d'une usine de traitement d'or en province orientale. Louis Wattum a affirmé que la réserve de la mine est estimée à 10 millions d'onces d'Or. Il estime que le climat des affaires est serein en RDC. Cependant, il a noté qu'il se pose un problème de la gestion des écoles, routes, marchés et hôpitaux mis à la disposition de la population par ce projet. Le responsable de Kibali Gold a appellé l'Etat congolais à venir en aide aux investisseurs. "Ce qui pose problème aujourd'hui, c'est la capacité de gérer les infrastructures au quotidien. Nous n'évoluerons pas dans le sens de paternalisme, donc celui qui construit, c'est celui qui gère", a poursuivi Louis Wattum. (Radio Okapi)

Jeudi 6 octobre.

Sud-Kivu : nouvelles embuscades, craintes pour les civils. Sept personnes ont été tuées et quatre femmes enlevées mardi lors d'une embuscade contre un véhicule dans la province orientale du Sud-Kivu. L'information, donnée par Radio Okapi, précise que le véhicule de l'association " Eben Ezer ", liée à l'Eglise évangélique, transportait 14 passagers partis d'Unira, et se dirigeait vers les hauts plateaux. Selon un responsable local, les attaquants pourraient appartenir à une "coalition" de rebelles armés des groupes Maï-Maï Yakutumba, des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et des Forces nationales de libération (FNL), l'ex-rébellion burundaise. Peu avant l'embuscade, les assaillants auraient tué un soldat, un policier et le conducteur de la mototaxi qui les transportait près de Fizi. Deux des assaillants auraient ensuite été tué par l'armée régulière. Hier, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) a indiqué avoir enregistré 130 incidents de violence contre les intervenants humanitaires depuis le début de l'année dans les provinces du Sud et du Nord-Kivu. Le 9 septembre dernier, cinq membres d'une Ong travaillant avec le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés avaient été enlevés par des militants Maï-Maï sur le territoire de Walikale du Nord-Kivu. (Misna)

Mokonda Bonza: "La SNEL est une entreprise très mal gérée". C'est le résultat de l'enquête d'une commission du Sénat adopté à l'unanimité, mercredi 5 octobre, à la plénière de la chambre basse. Le président de cette commission d'enquête, le sénateur Mokonda Bonza estime que la responsabilité de la mauvaise gestion de la Société nationale d'électricité (SNEL) est partagée entre les gestionnaires de cette entreprise publique et l'Etat congolais. "L'Etat consomme l'électricité sans payer les factures. Ceux qui sont nommés à la SNEL se comportent comme des fonctionnaires. Je crois qu'ils n'ont pas encore compris qu'ils dirigent une entreprise commerciale et industrielle", a affirmé Mokonda Bonza. Le sénateur Mokonda Bonza s'est indigné que certains dirigeants ne démissionnent pas même s'ils travaillent contre leur conscience. "On les oblige à faire des choses même s'ils ne veulent pas. Ils posent ces actes mais ils ne démissionnent pas", a-t-il déclaré dénonçant l'ingérence du pouvoir exécutif dans la gestion de la SNEL. "Ce qui se passe à la Snel est un signe que le pays va mal", a-t-il ajouté. (Radio Okapi)

Processus électoral en RDC: la Russie invite les médias congolais à éduquer la population. Dans une interview accordée mercredi à Radio Okapi, l'ambassadeur russe en RDC, Anatoly Klimenko a affirmé que l'éducation de la population congolaise est un élément déterminant pour des élections apaisées. "C'est aux médias que revient ce rôle", estime-t-il. Et d'insister: "C'est le rôle des médias de bien faire comprendre à la population qu'il n'y a d'autre issue que des élections apaisées. Si la population comprend que c'est dans son intérêt de suivre cette voie, je crois que vous allez gagner." Le diplomate appelle aussi toutes les parties prenantes aux élections congolaises à demeurer responsables jusqu'au bout des élections réussies et apaisées. C'est dans cet ordre qu'il a condamné l'agression dont les médias congolais ont été victimes ces derniers temps. "Une situation inacceptable en démocratie", a-t-il laissé entendre. Par ailleurs, l'ambassadeur Anatoly Klimenko a révélé, parlant de l'appui de son pays à ce processus électoral, que la Russie enverra 25 hélicoptères pour renforcer la logistique de la Monusco. (Radio Okapi)

Nord-Kivu: une vingtaine de femmes violées par des Maï-Maï Kikurukuku à Beni. Les Maï-Maï Kikurukuku ont violé une vingtaine de femmes et de filles au cours des deux dernières semaines à Misuo dans le territoire de Beni (Nord-Kivu), a indiqué, ce jeudi 6 octobre, Mwami Bwanandeke, chef du groupement Malio.

Elections 2011: la Cour suprême de justice rejette la requête de l'UDPS contre la Ceni. L'appel déposé par le parti d'opposition Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), concernant les listes de candidats aux législatives du 28 novembre est "irrecevable". La Cour suprême de Kinshasa l'a décidé, en ajoutant que la contestation du parti d'Etienne Tshisekedi a été notifiée trop tard, un jour après la date limite. L'avocat de l'UDPS soutien par contre que les appels ont été déposés dans les temps. La formation de Tshisekedi, qui le 28 novembre, affrontera le président sortant Joseph Kabila aux présidentielles, a accusé la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) d'avoir illégalement validé la liste des candidats de la formation de la majorité, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD). Des sympathisants de l'UDPS sont descendus dans les rues pour exiger plus de transparence dans le processus électoral. La manifestation, non autorisée, a été entravée par la police. Suite aux affrontements entre manifestants et policiers, plusieurs personnes ont été blessées et huit arrêtées. Il y a un mois, l'archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, a condamné une série d'événements qui ont mis en péril la paix sociale et le processus électoral. " Les élections ne sont pas une bataille ni une guerre dans laquelle on doit préparer les armes - avait souligné le cardinal - mais une opération civique, dans laquelle les congolais vont choisir leurs représentants selon un programme qui doit permette de relever et développer le pays ". (Misna)

Kinshasa: une dizaine de blessés lors de la marche de l'UDPS, selon Jacquemin Shabani. Les échauffourées ont opposé, jeudi 6 octobre à Kinshasa, les militants de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) Police nationale congolaise (PNC). Le secrétaire général du parti d'Etienne Tshisekedi, Jacquemin Shabani, parle d'une dizaine de blessés et de quelques arrestations. Les militants de l'UDPS ont rencontré des barrières érigées par les policiers du Groupe mobile d'intervention (GMI) à la sortie de leur siège, à la dixième rue Limete. Ils ont d'abord tenté de les repousser à trois reprises mais en vain. A la quatrième tentative, ils ont réussi à franchir la barrière et à bousculer les policiers jusqu'au Boulevard Lumumba. Pour disperser les manifestants, les forces de GMI ont tiré des coups de feu en l'air et ont recouru aux gaz lacrymogènes. Le GMI s'est réorganisé par après pour contenir les manifestants, jusqu'à les pousser à regagner leur siège. Les policiers ont lancé des gaz lacrymogènes à l'intérieur du siège où les militants et les responsables se retrouvaient. Le secrétaire général de l'UDPS, Jacquemin Shabani regrette la répression de la police jusqu'à l'intérieur de la permanence du parti. Il ajoute que l'Hôtel de ville était officiellement informé de cette marche. Mais pour la police, la marche n'a pas été autorisée. L'UDPS a organisé la marche pour exiger de la CENI une transparence dans le processus électoral. (Radio Okapi)

RDC: le Fonds forestier national annonce la campagne "Une parcelle, un arbre". Le Fonds forestier national (FFN) envisage de lancer la semaine prochaine une campagne dénommée: Une parcelle, un arbre.. Profitant du forum de haut niveau sur la forêt et le changement climatique en RDC prévu, lundi 10 octobre à Kinshasa, cet établissement voudrait sensibiliser les Congolais à planter chacun un arbre dans sa parcelle. L'objectif de la campagne : lutter contre le changement climatique, vu le rôle important que joue un arbre dans la régulation du climat. Plusieurs pépinières sont ainsi aménagées pour la circonstance, selon les organisateurs. Le FFN procède à l'identification de différents sites pouvant accueillir ce projet de reboisement à grande échelle. Ceci pourrait permettre également d'avoir des garanties foncières, espère la même source. Difficile de procéder au reboisement de cette envergure, estiment les organisateurs, si les populations locales ne sont pas impliquées. C'est pourquoi les antennes provinciales du FFN collaborent avec différentes communautés locales pour la réussite, non seulement de cette campagne, mais aussi du reboisement dans son ensemble sur toute l'étendue de la République. Chaque reboisement poursuit un objectif bien précis. Au plateau de Batéké (est de Kinshasa), par exemple, le Fonds forestier national compte planter des acacias pour la production du bois de chauffe, de la braise et pour fertiliser le sol. Le Fonds forestier national est un établissement public relevant du ministère de l'Environnement. Il a été créé dans l'objectif de procéder au reboisement et à la reforestation sur toute l'étendue du pays. Cette structure, opérationnelle depuis septembre 2010, compte dès 2012 reboiser 10 000 hectares par an pour une période de cinq ans. (Radio Okapi)

Vendredi 7 octobre.

Amnesty International interpelle Joseph Kabila sur la réforme de la justice. Dans une lettre ouverte adressée jeudi 6 octobre au chef de l'Etat congolais, l'ONG Amnesty International l'invite à mettre en œuvre des actions concrètes afin de lutter efficacement contre l'impunité des crimes internationaux en RDC pour permettre aux victimes d'obtenir la vérité, la justice et la réparation. Selon le Dr. Theo Boutruche, chercheur à Amnesty International, un an après la publication du rapport mapping de l'ONU sur les plus graves violations des droits humains en RDC, peu de progrès ont été enregistrés en la matière : "A la lumière des recommandations des Nations Unies faites il y a un an, les progrès sont insuffisants sur l'ensemble de composantes du système judiciaire congolais", a-t-il affirmé. Le rapport mapping des Nations Unies sur les graves violations des droits de l'homme commises en RDC entre 1993 et 2003 a été publié en octobre 2010. Il mentionne 617 des plus graves cas de violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire et formule des recommandations pour améliorer le système judiciaire congolais. La lettre ouverte d'Amnesty international salue cependant l'initiative du gouvernement congolais visant à établir une cour spécialisée chargée de la répression des crimes de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre. C'était l'une des recommandations du rapport mapping. (Radio Okapi)

Leonard Mashako Mamba: "Les universités ne sont pas de lieux de conquête de pouvoir politique". "Les universités ne sont pas de lieux de conquête de pouvoir politique". C'est ce qu'a déclaré le ministre de l'Enseignement supérieur et universitaire, Leonard Mashako Mamba aux autorités académiques, jeudi 6 octobre, lors d'une matinée de communication organisée à l'Institut supérieur pédagogique (ISP)/Gombe à Kinshasa. Le ministre a rappelé qu'aucune réunion ne peut donc être organisée sur un site universitaire congolais dans ce but. Les universités doivent être des sites de paix, de discipline et de liberté, a-t-il précisé, rappelant à l'ordre les autorités académiques, dont le rôle est d'assurer cette liberté contre toute pression politique.

Attaque de l'ONG Eben Ezer : " Les Mai Mai Yakutumba se trompent de cible ", selon le colonel Kahimbi. Le commandant de l'opération militaire " Amani Leo " au Sud-Kivu, le colonel Delphin Kahimbi, a condamné, jeudi 6 octobre, l'attaque du véhicule de l'ONG Eben Ezer, qui s'est produite deux jours plus tôt sur le tronçon Malinde et Fizi-centre au Sud-Kivu. Parmi les quatorze passagers en provenance d'Uvira qui se dirigeaient vers les hauts plateaux, on a recensé sept morts, trois blessés et quatre femmes enlevées.

Kasaï-Oriental: le conseil provincial annule la marche des partis politiques de l'opposition de ce samedi. La marche des partis politiques de l'opposition prévue samedi 8 octobre dans la ville de Mbuji-Mayi est annulée. C'est la décision du conseil provincial de sécurité du Kasaï-Oriental rendue publique vendredi 7 octobre. Le ministre provincial de l'Intérieur et chargé des médias et de la communication indique que le mémorandum des partis politiques de l'opposition adressé au gouverneur de province n'est pas signé.

Présidentielle de novembre 2011: le Palu choisit Joseph Kabila. Antoine Gisenga, le chef du Parti lumumbiste unifié (Palu) a annoncé son soutien à la candidature de Joseph Kabila à la présidentielle du 28 novembre prochain, au cours d'une communication politique adressée à sa base à Kinshasa. L'ancien Premier ministre justifie son choix par le fait que, selon lui, le programme de l'actuel président correspond à celui de son parti, le Palu et que par ailleurs, de tous les candidats en présence, seul Joseph Kabila est de la mouvance lumumbiste.

Samedi 8 octobre.

RDC-Elections: le rendez-vous du 28 novembre sera tenu, rassure la Ceni. Aucun obstacle tant politique que technique ne peut empêcher la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) d'organiser les élections présidentielles et législatives à la date du 28 novembre 2011. Le rapporteur de la Ceni, Matthieu Mpita, l'a réaffirmé au cours d'une conférence de presse, vendredi 7 octobre à Kinshasa.

Nord-Kivu: fin de la formation des régiments d'infanterie des Fardc. Le 809ème régiment d'infanterie des Fardc a effectué sa sortie officielle, samedi 8 octobre, au centre de formation militaire de Rumangabo situé à50 km au nord de Goma dans le territoire de Rutshuru. Cette cérémonie a consacré la fin du processus de réorganisation des unités en régiments d'infanterie au Nord-Kivu. Après les six régiments de la première vague déjà déployés sur le terrain, sept nouveaux régiments viennent de terminer leur formation et sont prêts à rejoindre le terrain des opérations militaires. Et leur déploiement a commencé, ce même samedi, dans l'ensemble de la province. Au total, treize régiments ont été crées au Nord-Kivu, au terme d'un processus entamé en janvier 2011. Dans son adresse aux hommes des troupes, le commandant des brigades, le général Mayala Kiama, a insisté beaucoup plus sur la discipline et le changement des comportements des militaires: A l'instar des régiments de la première vague, les nouveaux sont dotés en équipements individuels et collectifs: notamment des kit-bag personnels et des Jeeps pour le transport des troupes. (Radio Okapi)

Elections: un collectif de soutien à la candidature de Kengo wa Dondo voit le jour. Une cinquantaine de partis politiques et associations qui soutiennent la candidature de Kengo wa Dondo à l'élection présidentielle du 28 novembre se sont regroupés au sein de la plate-forme, dénommée: "Forces de l'opposition réunies au Congo (Foreco)." Ils ont signé l'acte constitutif de Foreco, samedi 8 octobre à Kinshasa.

Fistules vaginales: les médecins de l'hôpital Panzi au chevet des malades du Kasaï-Oriental. La campagne chirurgicale de réparation des fistules chez les femmes en âge de procréer se poursuit à travers la province du Kasaï-Oriental. Elle vise à opérer plus de 150 femmes souffrant des fistules urogénitales dans cette province. Cette campagne a été rendue possible avec l'appui de l'hôpital Panzi de Bukavu au Sud-Kivu. Débordée par la demande des femmes venues du Kasaï-Oriental, cette structure médicale de la huitième communauté pentecôtiste de l'Afrique centrale a voulu rapprocher les soins à toutes ces femmes malades.

Dimanche 9 octobre.

Katanga: la société civile en appelle au déminage de Mutshatsha. La population de Mutshatsha, situé à près de 500 km de Lubumbashi, demande aux autorités tant nationales que provinciales de tout faire pour déminer leur territoire où les engins non explosés sont encore visibles. C'est ce qu'a fait savoir, ce dimanche 9 octobre, la société civile de ce territoire du Katanga. Ces engins sont ceux laissés par les Forces armées zaïroises à l'époque de la guerre de 80 jours à Kolwezi, poursuit la même source, il y a plus de trente ans.

RDC: la VSV dénonce la répression des manifestations de l'opposition. L'ONG la Voix des sans voix pour les droits de l'homme (VSV) a dénoncé, dimanche 9 octobre au cours d'un point de presse à Kinshasa, la répression brutale des manifestations pacifiques organisées par les partis politiques de l'opposition. Le directeur exécutif adjoint de la VSV, Rostin Manketa, a déclaré qu'à chaque manifestation pacifique des partis de l'opposition, il y a des morts et des blessés. Selon lui, toutes ces victimes sont abandonnées à leur triste sort. Le directeur exécutif adjoint de la VSV s'est dit choqué par l'absence de réactions des autorités congolaises "pour mettre fin à toutes ces répressions". Rostin Manketa, a demandé au gouvernement congolais de faire respecter les droits et les libertés garantis par la constitution congolaise et les instruments juridiques régionaux et internationaux. L'article 26 de la constitution de la RDC stipule que la liberté de manifestation est garantie. Toute manifestation sur les voies publiques ou en plein air, impose aux organisateurs d'informer par écrit l'autorité administrative compétente. (Radio Okapi)

Ituri: retour au calme à Ozoba et Ruzinga Kidogo après les affrontements entre les miliciens du FRPI et les Fardc. .Le calme est revenu, samedi 8 octobre, dans les villages d'Ozoba et de Ruzinga Kidogo, situés à plus de 70 km de Bunia dans la collectivité de Walendu Bindi, après des affrontements entre les Fardc et les miliciens du Front de résistance patriotique de l'Ituri (FRPI). Ces deux villages ont été attaqués simultanément dans la nuit de jeudi à vendredi 7 octobre par des miliciens des FRPI. Selon le président des notables de Welendu Bindi, les assaillants ont pillé les deux localités et emporté des vivres, des poules et des chèvres. Il affirme que les miliciens ont également incendiés trente-quatre maisons à Ozoba. La même source indique que les militaires des Fardc avec le soutien des casques bleus de la Monusco sont intervenus pour repousser les assaillants. Le président des notables de Welendu Bindi ajoute qu'à la suite des affrontements, une fille est morte après avoir reçu une balle perdue et quatre autres civils blessés. Il assure que les habitants qui avaient fui les affrontements dans la brousse ont commencé à regagner leurs villages le vendredi dans la matinée. (Radio Oakpi)

Journée de l'arbre: SOS contre les constructions anarchiques à Bukavu. Le ministère provincial de l'Environnement a organisé une série d'activités commémoratives de la journée nationale de l'arbre. Le site Elakat a été désigné pour servir du lancement officiel, samedi 8 octobre, de la campagne de reboisement dans la ville de Bukavu. Selon le ministre provincial de l'Environnement, Willy Kiriza, le choix de ce site consiste à décourager les individus qui y construisent anarchiquement. Il a insisté sur le fait que les constructions anarchiques doivent laisser la place aux arbres pour sauvegarder l'environnement.

Bukavu: boutiques et magasins fermés. Plusieurs boutiques et magasins n'ont pas ouvert, samedi 8 octobre dans l'avant midi, au centre ville de Bukavu. La police forçait ceux qui tentaient d'ouvrir à refermer leurs maisons commerciales. Selon les commerçants, cette mesure serait liée aux cérémonies commémoratives de la journée nationale de l'arbre prévues dans la ville. Le ministre provincial de l'Environnement a réfuté cette allégation et il a précisé que l'interdiction d'ouvrir les boutiques et les magasins est plutôt consécutive aux travaux collectifs, appelés: "Salongo". Ces travaux ont été décrétés par la Mairie chaque samedi.

Sud-Kivu: des tirs à l'arme lourde créent la panique à Baraka. Des tirs à l'arme lourde et légère ont été entendus, tôt ce dimanche 9 octobre matin, au centre de la cité de Baraka dans le territoire de Fizi au Sud-Kivu. Les Fardc tiraient sur un canot rapide des Maï-Maï Yakutumba qu'on a aperçu au large du Lac Tanganyika vers le beach de Mushimbake et Lweba, selon des sources locales. Ces tirs ont provoqué une panique générale à Baraka centre paralysant ainsi toutes les activités. Aucune boutique n'a ouvert.

Province Orientale: le désarmement des groupes armés résiduels conditionné. Les opérations de désarmement des groupes armés résiduels prévus au Nord Kivu et au Maniema doivent également concerner ceux de la Province Orientale. Le chef de bureau du Programme des Nations unies (PNUD)/Goma, le chef de bureau de la Monusco/Kisangani, le commandant de la 9e région militaire intérimaire et le ministre provincial de l'Intérieur l'ont déclaré samedi 8 octobre à Kisangani. Parmi les groupes armés qui doivent être désarmés, il y a notamment les Maï-Maï de Bafwasende.

Lundi 10 octobre.

RDC: les 5 présumés assaillants de Lukolela transférés à Kinshasa. Cinq déserteurs des Fardc accusés de tentative d'attaque de la localité de Lukolela, à 180 km en aval de Mbandaka sur le fleuve Congo, ont été transférés dimanche 9 octobre à Kinshasa à partir de Mbandaka. D'après les autorités congolaises, ces assaillants en provenance du Congo Brazzaville ont tenté de déstabiliser Lukolela dans la nuit de jeudi 6 à vendredi 7 octobre. Avant d'embarquer dans l'avion affrété, les cinq accusés ont déclaré à la presse être d'anciens militaires des Forces armées zaïroises (FAZ) et des déserteurs des Fardc. Ils ont déclaré qu'un général des Fardc à la retraite les a recrutés à Brazzaville (République du Congo) pour " une simple opération au profit du président Kabila ", sans fournir plus de détails. C'est à Lukolela qu'ils ont appris qu'ils faisaient partie de la dernière vague des assaillants qui avaient traversé la rive pour prendre le contrôle de la localité de Lukolela, ont-ils ajouté. Toujours d'après eux, ils y ont appris que d'autres éléments devaient mener d'autres attaques à Bolobo et Kwamouth (Bandundu), Kinshasa et Matadi (Bas-Congo). Le gouverneur de l'Equateur, Jean-Claude Baende a indiqué, dimanche, que les militaires arrêtés seraient jugés à Kinshasa. Les éléments de la force navale qui ont appréhendé les présumés assaillants ont dit avoir retrouvé dans leurs bagages des armes de guerre et des munitions. Ils se faisaient passer pour des commerçants. (Radio Okapi)

Forêt et gestion durable des ressources : quelle stratégie pour la RDC ? Le forum "de Haut niveau sur la forêt et le changement climatique" s'ouvre aujourd'hui à Kinshasa. Pendant deux jours, les experts congolais et internationaux spécialisés dans le développement durable et l'environnement réfléchiront aux stratégies à mettre en place pour mieux gérer les ressources naturelles en RDC et lutter contre les méfaits du changement climatique. "Nous allons montrer clairement que la RDC gère de façon consensuelle et durable ses ressources naturelles. Nous allons donner l'image d'un pays structuré qui avance vers le progrès, qui considère qu'il a un rôle majeur à jouer en Afrique et dans le monde, et qui veut aussi assurer à travers des mécanismes novateurs le développement de l'agriculture", explique le ministre national de l'Environnement, José Endundu Bononge, qui attend des "retombées multiples " à ce forum. José Endundo plaide pour que les projets qui seront financés puissent tenir compte des besoins des populations locales qui ne vivent que grâce à la forêt. "Lorsqu'il n'y a pas d'énergie comment peut-on empêcher la population d'aller couper les arbres pour avoir du bois de chauffe," explique-t-il. Les Nations unies, qui organisent le forum au travers du Pnud et du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), rappellent le rôle clé de la forêt dans les stratégies mondiales de développement durable. Le sous-secrétaire général des Nations Unies et directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner, souhaite que le système de gestion des forêts puisse s'étendre jusqu'au niveau des paysans pour un meilleur résultat sur terrain. Avec ses 145 millions d'hectares des forêts tropicales, la RDC dispose d'un levier considérable pour participer à l'atténuation de ce changement climatique et bénéficier des financements internationaux. Mais elle constitue également une source de richesse pour la population locale. Ainsi près de 40 millions de la population congolaise dépendent directement de la forêt pour leur alimentation, leurs plantes médicinales ou leur approvisionnement en énergie. (Radio Okapi)

RDC: une ONG demande l'abolition de la peine de mort. La célébration de la Journée mondiale contre la peine de mort, lundi 10 octobre, a relancé, comme chaque année, le débat sur l'abolition de cette peine en RDC. L'Institut pour la démocratie, la gouvernance, la paix et le développement en Afrique (IDGPA) a déposé ce lundi à la Cour Suprême de Justice la requête en inconstitutionnalité de la peine de mort.

Conflit foncier en Ituri: 320 cases incendiées dans les localités de Bulo et de Ndrungo. Les habitants de Bulo ont incendié plus de deux cents cases de la localité voisine de Ndrungo dans la nuit de samedi à dimanche 9 octobre. Selon le coordonnateur d'UN/habitat en Ituri, ces habitants se vengeaient de leurs voisins de Bulo qui ont brûlé, jeudi 6 octobre, cent vingt deux cases et deux chapelles dans leur village. Les deux partis revendiquent la propriété de la colline de Kringri qui se trouve à la limite de ces deux localités. Le coordonnateur d'UN/Habitat en Ituri affirme qu'il n'y a pas eu de morts ajoutant qu'il n' y a plus d'habitations dans ces villages. Il indique que c'est depuis le 15 septembre 2011 que des tensions sont signalées entre les habitants de ces deux localités.

RDC: bientôt des visas transfrontaliers pour les touristes étrangers. La Direction générale des migrations (DGM) et l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) ont signé le 13 août 2011 un accord sur l'octroi d'un visa transfrontalier aux touristes étrangers. Le directeur provincial de la DGM/Sud-Kivu qui confirme cette information a indiqué que cet accord a été signé pour la promotion du tourisme en RDC. Selon René Stevens, président de la fondation "Affinité RD CONGO" qui a fait le lobbying pour la signature de cet accord, les touristes étrangers ne seront plus obligés d'aller dans les ambassades pour obtenir leurs visas. Les visas seront apposés par la DGM à la frontière.

Mardi 11 octobre.

Ituri: les attaques des miliciens du FRPI inquiètent les habitants d'Irumu À quelques semaines des élections présidentielles et législatives en RDC, la société civile du territoire d'Irumu s'inquiète de l'activisme des miliciens du FRPI dans ce territoire de la Province Orientale. Le président de la société civile d'Irumu indique que dans la nuit de dimanche 9 à lundi 10 octobre, des miliciens du Front de résistance patriotique de l'Ituri (FRPI) ont pillé le village de Mangiva, enlevé trois personnes et blessé deux autres dont un militaire des Fardc. Selon la même source, au cours de l'attaque, les miliciens ont aussi incendié des maisons dans la localité de Mangiva située à plus de 70 kilomètres au sud ouest de Bunia. Des sources locales indiquent que le groupe de miliciens était composé de plus de cinquante combattants armés. Ces derniers ont tiré plusieurs coups de feu avant de piller le village. Le président de la société civile d'Irumu affirme aussi que les assaillants ont vidé les boutiques et les pharmacies de ce territoire. Ils ont aussi emporté les habits, vivres, volaille et petit bétail appartenant aux villageois. Le chef de collectivité de Basili indique que ces miliciens ont incendié quatre maisons dans sa juridiction la même nuit de dimanche 9 à lundi 10 octobre. Environ quatre mille habitants de cette collectivité ont fui dans la brousse. (Radio Okapi)

Dongo : une radio communautaire pour favoriser la paix entre les communautés. Schmitt/UNHCRRadio communautaire de Dongo (Racodo) émet depuis samedi 8 octobre dans la cité de Dongo, district du Sud-Ubangi (Province de l'Equateur). Sa mission est de favoriser et de consolider le processus de réconciliation entre les communautés Enyele et Monzaya vivant à Dongo et ses environs. Un conflit sur les droits de pêche a opposé ces deux communautés en décembre 2009.

Kasaï-Occidental : quatre médecins licenciés pour leurs " activités politiques ". Quatre médecins de Mweka ne vont plus exercer dans les hôpitaux publics de ce territoire du Kasaï-Occidental, situé à 250 km de Kananga. Basile Ekofo, Norbert Bope, Adrien Mwepu et Zénon Mujani ont été virés par le gouverneur Hubert Kabasu Babu. Il leur reproche de battre la campagne électorale en dehors de la période légale et d'abandonner les malades au profit de leurs activités politiques. Des accusations rejetées par les concernés.

RDC : un atelier de concertation sur la sécurisation des élections. Un atelier sur la sécurisation des élections en RDC, organisé par le ministère de l'Intérieur en partenariat avec la Coopération britannique (DIFD), s'est ouvert, ce lundi 10 octobre, à Kinshasa. Regroupant tous les acteurs impliqués dans la sécurisation de cet événement démocratique, il vise à établir un plan national de communication entre les différents groupes, selon le ministre de l'Intérieur et de la sécurité, Adolphe Lumanu Mulenda. Des représentants de la Police nationale congolaise (PNC), de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), du Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication (CSAC) et des organisations de la société civile participeront à ces travaux pendant cinq jours, aux côtés de membres des gouvernements provinciaux et de partenaires impliqués dans la réforme de la police (notamment la Monusco et l'Union européenne), ainsi que des cadres du ministère de l'Intérieur. A cette occasion, Adolphe Lumanu Mulenda, a souligné que la communication jouerait un rôle important dans ce processus sécuritaire. (Radio Okapi)

Lubumbashi: la police des mines saisit 30 tonnes de cassitérite. La brigade minière de la police du Katanga a saisi 30 tonnes de cassitérite, dimanche 9 octobre, sur la route Lubumbashi-Kasumbalesa. Selon le commandant de cette unité de la police, le colonel Félicien Ilunga, le propriétaire de cette cargaison a déclaré aux contrôleurs avoir du cuivre pour échapper à la réglementation sur l'exportation de la cassitérite. Le commerce de ce minerai est soumis à des règles de traçabilité et d'étiquetage. Le commissaire supérieur adjoint chargé des opérations au sein de la brigade minière de la police explique que les autorités provinciales ont pris des mesures pour assurer la traçabilité des minerais stannifères (qui contiennent de l'étain) depuis leur extraction jusqu'à leur exportation.

Enseignement primaire: Mbandaka fait sa rentrée avec un jour de retard. La rentrée des classes dans les écoles primaires de Mbandaka dans la province de l'Equateur n'a eu lieu que lundi 10 octobre alors qu'officiellement, les cours avaient repris, au primaire et au secondaire, depuis le 05 septembre sur toute l'étendue de la RDC. Les enseignants de Mbandaka ont donc mis fin à leur mouvement de grève après des négociations avec l'Association Nationale des Parents d'Elèves du Congo (Anapeco)/Equateur. Ces enseignants réclamaient des garanties pour la prise en charge de leurs collègues de première, deuxième, troisième et quatrième année primaire qui ne bénéficient pas de la prime que versent les parents d'élèves. Le gouvernement a décidé en 2010 la gratuité de l'enseignement pour ces classes. Les responsables de l'Anapeco/Equateur ont indiqué avoir entamé des négociations avec les grévistes puisque le gouvernement ne donnait aucune suite aux revendications des enseignants. Les parents ont accepté de payer de nouveau la prime dénommée "contribution des parents" aux enseignants pour les classes dont la gratuité est assurée. (Radio Okapi)

Mercredi 12 octobre.

Kinshasa: début de l'examen du projet de budget à l'assemblée provinciale. Les députés provinciaux de Kinshasa ont commencé, mardi 11 octobre, l'examen du projet du budget 2012. Pour le vice-président de l'assemblée provinciale, Francis Mbengama, ce budget, évalué à environ 300 milliards de francs congolais (environ 300 millions USD), répond à plusieurs priorités dont le renforcement de la bonne gouvernance, la consolidation de la paix et de l'autorité de l'Etat.

Attaque de Lukolela: " Pas de divergences entre les deux Congo ", selon Adolphe Lumanu. Les ministres de l'Intérieur de la RDC, Adolphe Lumanu, et du Congo Brazzaville Raymond Zéphyrin Mboulou ont aplani, mardi 11 octobre à Brazzaville, leurs divergences sur l'attaque de la localité de Lukolela dans la province de l'Equateur (RDC) la nuit de jeudi 6 à vendredi 7 octobre. Adolphe Lumanu a déclaré à la presse qu'il y avait peut-être des termes divergents entre la RDC et le Congo Brazzaville mais pas d'options différentes au sujet de cette attaque. Selon lui, " les deux Congo sont condamnés à vivre ensemble. " Pour rappel, cinq hommes armés accusés d'avoir tenté une attaque de la localité de Lukolela ont été transférés dimanche 9 octobre à Kinshasa à partir de Mbandaka, la capitale de la province de l'Equateur. Les autorités de la RDC avaient affirmé que ses présumés assaillants étaient venus du Congo Brazzaville. Ce qui avait ravivé la tension entre les deux pays durant le week-end. (Radio Okapi)

Mbandaka : les médecins suspendent la grève. Les médecins de la province de Équateur ont suspendu la grève sèche qu'ils ont déclenchée depuis le 4 octobre 2011. Ils ont accepté la promesse du gouverneur Jean-Claude Baende de payer leurs primes au plus tard le 15 octobre. Le bureau exécutif du Syndicat national des médecins (Synamed/Equateur), a annoncé la nouvelle, lundi 10 octobre, au cours d'un point de presse à Mbandaka.

Ituri: calme précaire à Mangiva, après l'attaque du FRPI. Le calme est revenu, mardi 11 octobre au village de Mangiva, à environ 70 km au sud de Bunia, après l'attaque dans la nuit de samedi à dimanche des miliciens du Front de résistance patriotique de l'Ituri (FRPI). Cependant, aucune activité n'a encore repris dans ce village de la Province Orientale, selon la société civile locale.

Walikale : Cheka sollicite l'intégration de ses miliciens au sein des Fardc. Ntabo Ntaberi, alias Cheka, affirme être prêt à donner ses troupes pour leur intégration au sein des Fardc. Le cantonnement des hommes de Cheka aurait même déjà commencé, selon certaines sources de Walikale. Répondant à cette requête, le commandant des Fardc chargé des opérations militaires Amani Leo au Nord-Kivu invite les hommes de Cheka à se rendre sans poser des conditions.

Equateur: le budget 2012 toujours pas examiné. A trois jours de la fin de la session parlementaire, les bureaux de l'assemblée provinciale sont toujours scellés. Le président de l'assemblée et son adjoint se trouvent à Kinshasa sur invitation du vice-Premier ministre en charge de l'Intérieur, Adolphe Lumanu Bwana Sefu. Et le budget provincial de 2012 n'est toujours pas voté. En l'absence du président et de son adjoint, les autres membres du bureau ne sont pas en mesure de convoquer la plénière. Ils affirment ne pas être compétents pour le faire. Conséquence : les députés n'ont pas examiné le projet de budget provincial pour 2012. La présente session prend fin samedi 15 octobre et les élus de l'Equateur disent qu'ils ne peuvent pas terminer cette législature sans doter la province de son budget pour 2012. Pour rappel, les députés provinciaux n'ont pas pu accéder aux locaux de l'assemblée de l'Equateur, lundi 8 août. Le bâtiment était protégé par une centaine de policiers armés. Ces derniers avaient déclaré avoir reçu l'ordre de leur " hiérarchie " d'empêcher tout accès à la salle. Selon certaines sources, un groupe de députés veulent voter une motion pour déchoir le bureau actuel et installer l'ancien. Ces députés accusent le bureau actuel de mauvaise gestion. De nombreux observateurs pensent que la province de l'Équateur a connu le plus grand nombre de crises institutionnelles à l'assemblée provinciale au cours de l'actuelle législature. (Radio Okapi)

Katanga: la Monusco et de la Ceni en concertation sur l'acheminement du matériel électoral. La division électorale de la Mission des Nations unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco) et la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) réfléchissent sur la préparation du processus électoral au siège de la Monusco de Lubumbashi, au Katanga. La rencontre a notamment pour but de faire le point sur l'acheminement et la sécurisation des matériels électoraux dans les chefs-lieux des territoires.

Présidentielle 2011, Vital Kamerhe toujours dans la course. L'opposant Vital Kamerhe a confirmé, mercredi 12 octobre à Radio Okapi, qu'il est toujours candidat à l'élection présidentielle de novembre 2011. Une rencontre annoncée à Bruxelles entre lui et l'opposant Etienne Tshisekedi sur la question de la candidature commune de l'opposition ne s'est pas tenue.

Elections : des femmes opposées à l'utilisation des jeunes sportifs dans les manifestations. Une centaine de femmes membres de la Dynamique des femmes pour le changement (Dyfac) ont marché, mercredi 12 octobre, dans les rues de la ville de Kinshasa pour demander aux partis politiques de ne pas utiliser des jeunes sportifs dans les manifestations électorales ainsi que la sécurisation et la transparence du processus électoral. Ces femmes, encadrées par les forces de police, se sont rendues au ministère de l'Intérieur pour déposer un mémorandum contenant leurs revendications. Une manifestante, Marie - Jeanne Vungo du bureau de la Dyfac, explique que les femmes sont opposées à l'utilisation des jeunes gens lors des affrontements entre militants des partis politiques. Des partisans de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) accusent le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) d'utiliser des jeunes sportifs lors de ses manifestations pour intimider ses militants. Le ministre de l'Intérieur, Adolph Lumanu, s'est dit satisfait de la démarche des manifestantes et les a assurées de la détermination du gouvernement à garantir la paix et la sécurité pendant la période électorale. (Radio Okapi)

Manifestations publiques : des ONG dénoncent le silence des autorités face à la répression. La Voix des sans voix (VSV), L'œuvre pour la santé et le développement (OSD) et les Amis de Nelson Mandela condamnent la répression brutale des manifestations publiques par la police et le silence des autorités face à ces violences. Elles ont invité les représentants de l'Etat et de la police au dialogue lors d'une conférence de presse qui s'est tenue mercredi 12 octobre à Kinshasa.

" Journalistes en danger " prête à lever l'embargo médiatique contre le député Kisombe. Le député national Yves Kisombe pourrait faire sa réapparition dans les médias congolais avant que la mesure prise contre lui par les journalistes arrive à son terme. L'ONG de défense des droits des professionnels des médias "Journalistes en danger" (JED) propose de lever l'embargo médiatique dont il fait l'objet depuis qu'il a insulté une journaliste en août dernier

Province Orientale : 500 nouveaux policiers en formation à Kapalata. .Le programme de renforcement des capacités de la police nationale se poursuit en Province Orientale. Cinq cents policiers sont formés, depuis mercredi 12 octobre, au Centre d'instruction de Kapalata, à Kisangani. Le programme de formation est financé par l'Agence japonaise de la coopération internationale (JICA) à hauteur de 2 millions 500 mille dollars américains avec l'appui logistique de la Monusco et du PNUD. (Lire la suite…)

La loi sur les travaux forcés renvoyée par le chef de l'Etat finalement votée. La loi sur les travaux forcés, renvoyée au Parlement par le président de la République pour réexamen a été votée à l'assemblée nationale, mercredi 12 octobre, après harmonisation. La Cour suprême de justice avait jugé certains de ses éléments contraires à la constitution. Les députés ont voté cette loi, élaguée de ses parties inconstitutionnelles, après adoption du rapport de la commission mixte des deux chambres du Parlement, en charge de légiférer. L'article 16 de la constitution du 18 février 2006 (Al.5) stipule: "Nul ne peut être astreint à un travail forcé ou obligatoire." La loi retoquée par Joseph Kabila visait donc leur suppression des travaux forcés en RDC. Sa partie qui a posé problème à la CSJ concernait le travail des détenus. Le député national Hubert Moliso Mendolo, explique : "Nous avions affirmé que même pour un travail qui pouvait être fait volontairement par un détenu et qui lui était recommandé, en dehors des travaux forcés, nous le considérions comme un travail forcé." Parallèlement, les lois sur l'agriculture et les activités sportives et physiques, qui avaient également été retoqués pour inconstitutionnalité, ont été adoptées lors de cette plénière de mercredi. (Radio Okapi)

Election présidentielle: la Ceni publie les numéros d'ordre des candidats. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a publié, jeudi 13 octobre, les numéros d'ordre des candidats à l'élection présidentielle de novembre. Ces numéros seront repris sur les bulletins de vote et les candidats vont les placer sur leurs affiches de campagne.

Ituri: cinquième attaque des FRPI à Irumu depuis le début du mois. Des militaires des Fardc et des miliciens du Front de résistance patriotique de l'Ituri (FRPI) se sont affrontés dans la nuit de mercredi à jeudi 13 octobre dans le village de Mbodina (collectivité de Walendu Bindi) en territoire d'Irumu à plus de 70 km au sud de Bunia. C'est la cinquième attaque des miliciens dans le territoire d'Irumu depuis le début du mois d'octobre.

Une nouvelle manifestation de l'UDPS dispersée par la police à Kinshasa. Une manifestation, organisée par le parti d'opposition, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDFS), a été violemment dispersée par la police, dans la capitale Kinshasa, dans le quartier central de la Gombe. Un dirigeant du parti a déclaré qu'une centaine d'agents a frappé les manifestants pour en empêcher le rassemblement. La zone de la manifestation, place des Postes, avait été fermée le matin aux passants et aux journalistes, indique la Radio Okapi. Le bilan serait de quatre blessés et quelques arrestations. En vue des élections présidentielles et législatives du 28 novembre, l'UDPS a déjà organisé plusieurs manifestations pour demander plus de transparence dans le processus électoral, dénonçant des violations de la loi électorale, l'intolérance politique de la majorité, et les violations de la liberté des citoyens. A plusieurs reprises des incidents ont eu lieu entre partisans de l'opposition et forces de l'ordre. Les éléments de la police ont dispersé le rassemblement des militants de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) organisé, jeudi 13 octobre à la place de la Poste dans la commune de la Gombe à Kinshasa. Quatre personnes ont été blessées, trois militants de l'UDPS arrêtés et des journalistes violentés. (Misna)

Province Orientale: "Les voies navigables ne sont pas entretenues", selon Gabriel Mokango. Le directeur technique de la Régie des voies fluviales, Gabriel Mokango, a déclaré, jeudi 13 octobre lors du début des travaux de balisage du fleuve Congo entre Kisangani et Kinshasa, que les voies navigables des cours d'eau en Province Orientale ne sont pas entretenues. Pourtant, selon lui, ces voies sont autant nécessaires pour le développement social et économique de cette province que les routes de desserte agricole.

Kithima bin Ramazani est mort. Antoine Roger Kithima bin Ramazani est mort, jeudi 13 octobre, au Cliniques Ngaliema à Kinshasa. Il avait 87 ans. Cet ancien membre influent du Mouvement des nationalistes congolais (MNC) de Patrice Emeri Lumumba et du Mouvement populaire de la révolution (MPR) du Maréchal Mobutu, a été plusieurs fois député national, sénateur et ministre. Il a été élu sénateur en 2006.

Vendredi 14 octobre.

Révision du fichier électoral : des agents de la Ceni/Kasongo réclament leurs salaires de février. Trois cent agents de la Ceni à Kasongo, territoire situé à230 km de la ville de Kindu, au Maniema, font un sit-in devant le bureau de l'antenne locale de la Ceni, depuis mardi 11 octobre. Ces agents issus de 83 centres d'inscription réclament le versement de leurs salaires de février. Parmi eux, on compte des présidents des centres d'inscription, des préposés à l'identification et des informaticiens qui ont presté pendant la révision du fichier électoral. Ils affirment que la Ceni ne leur a payé que deux mois de salaire sur les trois prévus.

Equateur: les habitants de Belondo désertent leur village. Les habitants de Belondo ont fui leur village situé à 286 km de Mbandaka dans le territoire d'Ingende. Ils disent craindre d'éventuelles représailles des policiers, ont indiqué des sources locales. Ces villageois ont passé à tabac un policier, il y a deux semaines, lors d'un match de football émaillé d'incidents. Alors que l'équipe visiteuse, celle de Boteka, menait à la marque par deux buts à zéro, l'équipe de Belondo a réduit le score. L'arbitre du match a validé le but. Après ce but, un joueur de Boteka a provoqué un incident sur le terrain en contestant une décision de l'arbitre. Les supporters ont alors envahi le terrain et le jeu a été suspendu. C'est en ce moment qu'un policier en état d'ivresse a tiré, d'abord en l'air, ensuite sur un villageois qu'il a blessé grièvement au niveau de la cuisse, affirment les témoins. Fâchée, la famille de la victime a battu le policier, déclarent les mêmes sources. (Radio Okapi)

L'aéroport de Gemena nettoyé des engins explosifs. Le rapport de la compagnie sud-africaine MECHEM coupe court aux rumeurs sur des engins de la mort à l'aéroport de Gemena, province de l'Equateur. Publié mardi 11 octobre, ce document atteste qu'il n'y a pas de nouveaux engins explosifs non explosés aux abords de la piste de cet aéroport. Réagissant à Radio Okapi, le commandant de l'aéroport de Gemena, Jacques Kalenga, dit craindre l'existence de ces engins au-delà de la zone où l'ONG MAG avait fait le nettoyage.

Baraka: le calme revient après l'affrontement entre Fardc et Maï-Maï Yakutumba. La population de la cité de Baraka, au Sud Kivu, renoue timidement avec ses activités quotidiennes, vendredi 14 octobre, après l'affrontement à l'arme lourde entre les militaires des Fardc et les éléments de la milice Maï Maï Yakutumba.

Bonne gouvernance : la RDC classée 50e sur 53 pays africains sur l'indice Ibrahim. D'après les critères choisis par la Fondation "MO Ibrahim" pour évaluer le niveau de bonne gouvernance des pays africains, la RDC arrive en 50e position sur les 53 pays évalués. Le Tchad et la Somalie viennent juste après.

Du matériel pour forer des puits d'eau en Ituri. Le gouvernement a remis au district de l'Ituri des engins de forage de puits d'eau et de salubrité publique. Ces engins ont été présentés vendredi 14 octobre à la population de Bunia, chef-lieu de l'Ituri par le commissaire de district, Freddy Bosomba. Pour lui, le matériel permettra de résoudre les problèmes de pénurie d'eau dans certains coins de cette entité.

Samedi 15 octobre.

Elections: organisation des scrutins du 28 novembre, la société civile sceptique. Les organisations de la société civile de la RDC regroupées au sein de la plate forme "Agir pour des élections transparentes et apaisées" (AETA) estiment que la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ne pourra pas organiser les scrutins présidentiels et législatifs dans le respect du calendrier électoral. Au cours d'une matinée politique organisée vendredi 14 octobre à Kinshasa, elles évoquent les difficultés logistique, technique, politique et sécuritaire auxquelles cette institution est confrontée. Ces ONG ont indiqué que l'exécution "tâtonnante et non transparente" des opérations électorales pourrait avoir des conséquences négatives sur la tenue des élections "dans le délai et dans les conditions acceptables". Le secrétaire permanent d'AETA, Jérôme Bonso, déclare que le report des élections n'appelle pas forcément à la formation d'un nouveau gouvernement. "On peut dégager un consensus pour dire combien de temps faudrait-il à la Ceni pour organiser des élections dans un environnement apaisé", a-t-il proposé. Pour le président de la coordination Synergie Congo, Christopher Mutamba, il faut un consensus entre la Ceni, les partis politiques et la société civile. Le professeur Biyoya, analyste politique, appelle l'Etat congolais " à garantir la paix à tout le monde." "On doit cesser de donner l'impression qu'il n'y a aucun responsable dans la république. L'Etat existe, il y a des appareils de l'Etat", dit-il. Le rapporteur de la Ceni, Matthieu Pita, a rassuré vendredi 7 octobre qu'"aucun obstacle tant politique que technique ne peut empêcher d'organiser les élections présidentielle et législatives à la date du 28 novembre 2011. Eviter les conflits électoraux. La plate forme AETA a aussi initié une campagne de vulgarisation de la constitution et de la loi électorale. Cette campagne a pour objectif d'éviter les conflits préélectoraux et électoraux, selon Jérôme Bonso. "Nous avons constaté que ce qui est à la base des conflits préélectoraux et électoraux c'est la méconnaissance des règles des jeux établis par les législateurs", a-t-il affirmé. Il invite la société congolaise qui, selon lui, accuse un déficit d'éducation civique s'approprier de ces deux textes. (Radio Okapi)

Equateur: 7 personnes disparues dans un naufrage à Nganda Libaya. Sept personnes sont portées disparues, au cours d'un accident de navigation, dans la nuit de vendredi 14 à samedi 15 octobre dans le campement de Nganda Libaya, à 5 km en amont de Mbandaka sur le fleuve Congo en Equateur. Les rescapés affirment que le convoi des pirogues motorisées avait à son bord trente passagers. En provenance de Basankusu, le convoi a chaviré suite aux vagues provoquées par un canot rapide du gouvernorat de province qui remontait le fleuve.

Kinshasa: les chefs d'entreprises publiques sensibilisés sur le changement des mentalités. Les gestionnaires des entreprises publiques commerciales ont été sensibilisés sur le changement de mentalité, la bonne gestion des ressources humaines et la bonne gouvernance. Le Comité de pilotage de la réforme des entreprises publiques (Copirep) qui a organisé cet atelier du jeudi 13 au vendredi 14 octobre à Kinshasa, estime que le changement de mentalité entraîne la culture du résultat, la responsabilité, la productivité et un service de qualité. Un des formateurs déclare que le chef d'entreprise n'est pas tout puissant. Il prend des décisions en consultant le personnel par le biais du syndicat. Concernant l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique des droits des affaires (Ohada), un autre formateur, le professeur Massamba pense que ce système ne peut pas freiner l'élan de d'épanouissement des entreprises publiques. "Le vrai problème est d'ordre interne au niveau des entreprises", souligne-t-il. Les syndicalistes invitent leurs chefs à consulter la base pour une bonne gestion des entreprises. (Radio Okapi)

Elections 2011: les candidats aux législatives s'engagent à lutter pour la paix sociale à Lubumbashi. Les candidats aux élections législatives se sont engagés, à maintenir la paix sociale avant, pendant et après les élections. Au cours d'un culte œcuménique organisé vendredi 14 octobre, Ils se sont lavés les mains avec de l'eau bénite, signe de repentance, devant le parvis de la cathédrale Saint Pierre et Paul de Lubumbashi au Katanga. Ils ont aussi signé un code de bonne conduite pour garantir des élections apaisées. L'évêque de l'archidiocèse de Kilwa Kasenga et porte parole de la manifestation, Mgr Fulgence Muteba, invite les partis politiques à continuer la sensibilisation à leur base. Les chefs des confessions religieuses, les autorités politiques et administratives, les partis politiques de l'opposition et de la majorité, la presse et le public chrétien ont promis de garantir des élections 2011 crédibles et apaisées. Le groupe théâtral Nzembela présent aux manifestations a appelé le public à prendre conscience quant aux choix des dirigeants. (Radio Okapi)