Journal d'Afrique Centrale - R.D.C.
du 16 au 30 Novembre 2011
n°183


Chronique réalisée par Luc de l'Arbre

 

 

Mercredi 16 novembre.

Présidentielle 2011: le candidat Léon Kengo wa Dondo en campagne à l'Equateur. Léon Kengo wa Dondo, candidat de l'Union des Forces du changement (UFC) à la présidentielle de 2011 a débuté sa campagne mardi 15 novembre à Mbandaka, capitale de la province de l'Equateur. A son arrivée à Mbandaka, Léon Kengo wa Dondo a été accueilli par les militants de son parti et les leaders des partis politiques alliés de l'UFC, notamment, l'ancien gouverneur de la province, José Makila Sumanda de l'Alliance des travaillistes congolais pour le développement (ATD) et de Gabriel Bolenge du Parti chrétien démocratique pour le développement intégral (PCDI). Une forte pluie s'est abattue dans la ville, empêchant le déroulement de son meeting. A la place, Léon Kengo wa Dondo a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a présenté le projet de société de son parti qui tourne autour des axes suivants : La restauration de l'autorité de l'Etat, la relance de l'économie , l'agriculture : priorité des priorités, la santé pour tous, l'éducation pour tous, le renforcement de la coopération avec les pays voisins et ceux avec qui " nous traitons déjà ". Le candidat Kengo wa Dondo prévoit de se rendre à Basankusu, Boende, Lisala et Bumba. Il clôturera sa tournée dans les villes de Gbadolite. Plusieurs fois Premier ministre sous la deuxième république, Léon Kengo wa Dondo a été élu président du Sénat en 2007. Il brigue la présidence pour la première fois. (Radio Okapi)

Dungu: des hommes armés attaquent un convoi de commerçants à vélo. Des hommes armés ont attaqué, samedi 12 novembre, un convoi de vélos transportant quatre-vingts commerçants du poste d'Etat de Ngilima en provenance du Sud-Soudan ainsi que leurs marchandises. Selon la Société civile de Dungu qui a livré cette information à Radio Okapi mardi 15 novembre, l'attaque a eu lieu dans la localité de Dipkoto située à 70 Km de Dungu-centre sur l'axe routier Ngilima-Nabiapayi. Les assaillants auraient emporté quatre tonnes de marchandises.

Campagne : Verbatims et l'ONG Justice Plus invitent les candidats à bannir le tribalisme. L'Institut de formation et d'appui pour la prévention des conflits identitaires "Verbatims" et l'ONG "Justice Plus" dénoncent le tribalisme dans le processus électoral. Ces deux organisations recommandent aux responsables politiques congolais de cesser de mobiliser leurs électeurs en utilisant leur sentiment d'appartenance tribale car cette attitude multiplie les risques de faire basculer le pays dans les violences. Les deux ONG ont mené, du 31 octobre au 15 novembre, un travail d'explication dans ce sens, auprès de huit cents personnes à travers le pays.

Kasaï-Oriental : l'ASF distribue des moustiquaires imprégnées d'insecticide à Tshumbe. L'Association de santé familiale (ASF) distribue 42.000 moustiquaires imprégnées d'insecticide dans la cité de Tshumbe, située à 150 km au Sud de Lodja, au Kasaï-Oriental. Entamée depuis trois jours, cette opération qui se clôture ce jeudi 17 novembre s'inscrit dans le cadre de la campagne de lutte contre la malaria.

RDC : 100 Congolais formés au journalisme citoyen. Cent Congolais de toutes les provinces de la RDC ont été formés au journalisme citoyen. Une initiative de la Voix de l'Amérique visant à permettre aux citoyens congolais de s'impliquer dans la vie de leur société. Ces Congolais ont suivi une formation sur la mise en ligne des images et des informations sur Internet et en particulier les réseaux sociaux.

Maniema : une école secondaire catholique incendiée par des inconnus. L'institut de Wamaza, la plus grande école secondaire catholique de la cité du même nom, a été incendié le week-end du 12 au 13 novembre derniers par des inconnus. L'école construite en 1974 recevait environ 800 élèves.

SNCC : 25,6 millions de dollars américains pour les retraités. Environ 2300 agents de la SNCC, éligibles pour la retraite, recevront à partir de ce mercredi 16 novembre leurs allocations uniques, selon l'administrateur directeur général adjoint de cette entreprise. L'enveloppe globale est estimée à 25,6 millions de dollars américains. L'opération va s'étendre sur l'ensemble du réseau de la SNCC en RDC.

Mbuji-Mayi: nouvelle attaque contre la caravane de campagne du gouverneur Ngoyi Kasanji. La caravane de campagne du gouverneur Alphonse Ngoyi Kasanji, candidat à la députation nationale pour la Majorité présidentielle, a essuyé des jets de pierres, mardi 15 novembre, au quartier Mama Yemo dans la commune de la Muya. La police a tiré des coups de feu en l'air pour permettre au convoi de poursuivre son chemin. La veille, la même caravane avait été attaquée par des jeunes du quartier Simis. Selon des témoins, la tension est montée vers 16 heures locales lorsque le convoi est entré dans le quartier Mua Luse où se trouve le siège de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti d'Etienne Tshisekedi.. Mêmes scènes au quartier Mobile. Des sources policières indiquent qu'environ vingt personnes interpellées au cours de ces incidents et seront transférées ce mercredi au parquet. Elles pourraient être poursuivies pour violence et outrage à l'autorité provinciale. Les habitants de Mbuji-Mayi sont restés cloîtrés chez eux. Selon la police, le calme a été rétabli au cours de la soirée. (Radio Okapi)

Dungu : la société civile présente ses doléances aux candidats à la députation. La société civile du territoire de Dungu, à 780 km au Nord-Est de Kisangani, en Province Orientale, a remis, ce mercredi 16 novembre, ses doléances aux 11 candidats députés de cette circonscription électorale. Par cette démarche, la société civile de Dungu veut que le député, une fois élu, puisse constituer un bureau qui sera en charge d'écrire les projets du territoire de Dungu à plaider au niveau de l'Assemblée nationale.

Elections-RDC : la Ceni réceptionne 137 tonnes des bulletins de vote. Parmi les 137 tonnes de bulletins de vote réceptionnées par la Ceni aujourd'hui, 80 sont arrivées à Kinshasa, 57 à Lubumbashi. Ces lots de matériel électoral, contenant les bulletins de la présidentielle et des législatives, en provenance d'Afrique du Sud, sont destinés aux circonscriptions électorales de Kinshasa, du Bandundu, du Bas-Congo et du Katanga.

Présidentielle-RDC: Vital Kamerhe poursuit sa campagne à l'Equateur. Le candidat à l'élection présidentielle Vital Kamerhe Iwa Kanyiginyi poursuit sa campagne électorale dans la province de l'Equateur. Arrivé à Mbandaka, chef-lieu de la province, mercredi 16 novembre, après l'étape de Gemena, le président national de l'Union pour la nation congolaise (UNC) s'est engagé à imprimer une nouvelle vision politique "pour bâtir un Congo riche, fort et stable".

Présidentielle-RDC : Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi tous deux en campagne à Butembo. Joseph Kabila, président sortant et candidat indépendant à sa propre succession et Etienne Tshisekedi, candidat de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), se sont retrouvés simultanément, mercredi 16 novembre dans la commune de Kimemi à Butembo au Nord-Kivu. C'est la deuxième fois que les deux adversaires politiques se retrouvent dans la même commune, le même jour pour battre campagne. Après Goma, les deux prétendants continuent à tenter de séduire l'électorat à l'Est de la RDC. Tous deux promettent de changer le pays au cours des 5 prochaines années. Dans la liste des promesses qu'il a adressées à la foule venue l'écouter figuraient : la fin de l'insécurité, la réforme des services de sécurité, de la police, de l'armée et des services des renseignements, la gratuité de l'enseignement primaire, la gratuité des soins pour les personnes du 3ème âge. Etienne Tshisekedi a aussi promis de s'inspirer du dynamisme de la population de Butembo-Beni pour relancer l'économie de la RDC. Il a assuré à ses sympathisants la victoire de l'opposition le 6 décembre prochain. Dans le discours qu'il a adressé à la foule de ses sympathisants, Joseph Kabila promet de poursuivre les cinq chantiers, et notamment : Celui de l'eau, celui de l'électricité, la construction du barrage d'Ivugha, la modernisation de la voirie urbaine, le bitumage de la route Kasindi-Butembo via Beni. Joseph Kabila a également promis qu'avant, pendant et après les élections, la RDC ne connaîtra pas de guerre. (Radio Okapi)

Nord-Kivu: l'impraticabilité de la route à la base de la hausse des prix dans les marchés. Plusieurs tronçons de l'axe routier Goma-Masisi dans le Nord Kivu sont dans un état de délabrement très avancé. L'impraticabilité de la route, aggravée par les pluies, crée des sérieux problèmes d'approvisionnement en produits de première nécessité et d'écoulement des produits agricoles de Masisi vers d'autres centres commerciaux. La situation a pour conséquence la hausse des prix de ces produits au grand désarroi de la population. Beaucoup de véhicules restent bloqués pendant des jours sur les routes de desserte agricole. Une femme rencontrée sur place décrit la hausse des prix : " Une bouteille d'huile coûte 1400 ou 1500 Fc au lieu de 500 Fc et un verre de sucre, 500 Fc pendant que ça coûtait 200Fc. Nous vendons mais c'est toujours cher. Et nous souffrons lorsqu'il faut faire des achats car c'est difficile de trouver à manger pour les enfants avec 500 Fc dans ce marché. " L'administrateur adjoint a admis que la situation socio-économique devient de plus en plus difficile dans le territoire de Masisi à cause du mauvais état des routes. La population pense que des routes en terre battue ne sont pas adaptées au territoire de Masisi, compte tenu de sa situation géographique et des conditions climatiques. (Radio Okapi)

Jeudi 17 novembre.

Elections-RDC : l'opération d'accréditation s'est bien déroulée, selon la Ceni. Débutée le 8 novembre, l'opération d'accréditation des témoins, journalistes et observateurs nationaux et internationaux pour les élections du 28 novembre 2011 se clôture jeudi 17 novembre. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) se félicite globalement du bon déroulement de l'opération. Certains " postulants " se plaignent pourtant des difficultés qu'ils ont rencontrées pour obtenir leur carte d'accréditation, en particulier dans les provinces du Bas-Congo et de Kinshasa.

Evariste Boshab accuse l'opposition du meurtre du secrétaire exécutif du PPRD en Espagne. S'adressant mercredi 16 octobre à Kinshasa à des ambassadeurs accrédités en RDC, le secrétaire général du PPRD, Evariste Boshab, a dénoncé le meurtre du secrétaire exécutif de son parti, actuellement au pouvoir, en Espagne. Selon lui, Paul Bimba Manzembe a succombé à ses blessures le 09 novembre dernier à Barcelone, après avoir été agressé par des Congolais appelés " combattants ", instrumentalisés par l'opposition. Le numéro deux du PPRD, Evariste Boshab, indique que plusieurs membres de son parti ont aussi été blessés le 07 novembre dernier dans ce qu'il considère comme un guet-apens. " Monsieur Paul Bimba participait avec d'autres camarades à une réunion du parti, à la sortie de laquelle un groupe d'individus se nommant " combattants " , instrumentalisés par certains milieux politiques de l'opposition au pays, et munis d'armes blanches, les attendaient pour les agresser ", a-t-il expliqué. " Surpris par leurs assaillants, les membres du PPRD n'ont pas pu se défendre, ni prévenir la police ", ajoute Evariste Boshab. " Ils ont ainsi été livrés à la merci de leurs bourreaux, qui ont réussi à les tabasser et blesser mortellement, avant de prendre la fuite. " Evariste Boshab a invité les " pays amis, qui accueillent ces individus, dont certains d'ailleurs ne détiennent même plus la nationalité congolaise, d'appliquer à leur égard le droit avec toute sa rigueur. " Le numéro deux du PPRD, aussi président de l'Assemblée nationale, a par ailleurs appelé la jeunesse de son parti à " garder une attitude digne pendant cette dure épreuve et ne point céder à la violence ". (Radio Okapi)

Province Orientale: les sensibilisateurs de la Ceni bloqués à Isangi faute d'argent. Environ quarante sensibilisateurs de la Commission électorale national indépendante (Ceni) sont bloqués, depuis deux mois, au chef-lieu du territoire d'Isangi dans la Province Orientale, ont indiqué des témoins, mercredi 16 novembre. Ces personnes n'ont pas encore reçu les fonds destinés à la sensibilisation électorale.

Maniema: la population déserte Saramabila de peur d'une nouvelle attaque des FDLR. La cité de Saramabila dans le territoire de Kabambare, à380 km de Kindu dans le sud du Maniema, s'est vidée de sa population depuis 48 heures, a indiqué, ce jeudi 17 novembre, la société civile locale. A la base, la circulation des tracts faisant état d'une imminente incursion des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), qui avait déjà attaqué cette cité au début du mois.

Elections-RDC: zoom sur la procédure de vote. Que faire dans un bureau de vote ? La Radio Okapi a répondu à la question en détaillant la procédure de vote. Elle comporte deux étapes principales : l'arrivée de l'électeur dans le bureau de vote et celle de la désignation de son candidat. A la première étape, le citoyen, muni de sa carte d'électeur, se présente devant le premier assesseur qui l'envoie chez le président du bureau qui, à son tour, lui remet le bulletin de la présidentielle et l'autorise à entrer dans l'isoloir où l'électeur, seul et dans le secret, fait le choix de son candidat.

Bunia: toute la ville à l'arrêt pour l'arrivée de Joseph Kabila. En provenance de Beni, Joseph Kabila, candidat à l'élection présidentielle doit arriver à Bunia, chef-lieu du district de l'Ituri, ce jeudi 17 novembre. Ecoles, institutions judiciaires, transports… toute la cité de Bunia a cessé ses activités ce matin en prévision de l'arrivée du président sortant, candidat à sa propre succession.

Mbuji-Mayi : l'UDPS promet un séjour sans incident à Joseph Kabila. L'UDPS, parti cher à l'opposant Etienne Tshisekedi, se dit prête à favoriser un séjour sans incident au chef de l'Etat, candidat à sa propre succession à l'élection du 28 novembre. Le secrétaire fédéral de l'UDPS/Mbuji-Mayi met en garde contre un plan ourdi par des inconnus pour discréditer son parti lors du prochain passage de Joseph Kabila. Jean-Pierre Dikoma Kitenge, secrétaire fédéral de l'UDPS/Mbuji-Mayi en charge de l'organisation, a rappelé l'engagement de son parti à " ne plus attaquer, ni insulter " leurs rivaux politiques. Un engagement pris lors de différentes réunions organisées par la Monusco en vue d'élections apaisées. Le secrétaire fédéral de l'UDPS prévient en outre contre un complot visant à discréditer son parti lors de l'arrivée du chef de l'Etat. " On prépare des jeunes gens que l'on va habiller en tenue de l'UDPS pour qu'ils jettent des pierres et que l'on incrimine l'UDPS. L'UDPS n'a pas des problèmes avec Joseph Kabila ", a-t-il insisté. Citant l'exemple de Goma, le responsable de l'UDPS a affirmé qu'il n'y avait eu aucun incident alors qu'Etienne Tshisekedi et Joseph Kabila ont tenu des meetings dans la même ville, au même moment. (Radio Okapi)

Equateur : un candidat-député dénonce le commerce des cartes d'électeurs. Un candidat à la députation nationale de la circonscription électorale de Bomongo, dans la province de l'Equateur, dénonce l'achat et la vente des cartes d'électeurs pour le bénéfice d'un autre candidat. Il ajoute que la population de Bomongo a déserté sa circonscription électorale à cause des terrains marécageux.

Nord-Kivu : 74 enfants de déplacés reçoivent leur acte de naissance. Nés de parents déplacés qui n'avaient pu les enregistrer à leur naissance, 74 enfants ont reçu leur acte de naissance mercredi 16 novembre à Kiwanja, en territoire de Rutshuru dans le Nord-Kivu. Ces documents, qui ont pu leur être remis après les délais officiels, leur permettent de jouir de leurs droits, ouverts par l'accès à une nationalité. Le projet est financé par le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR).

Elections-RDC: la Ceni prolonge l'opération d'accréditation d'une semaine. Dans un communiqué de presse paru jeudi 17 novembre, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a annoncé qu'elle prolongeait d'une semaine l'opération d'accréditation des témoins, journalistes et observateurs sur toute l'étendue de la RDC. La clôture du processus prévue jeudi 17 novembre aura lieu le 24 novembre au soir.

La Fondation Jean Elongo dote la ville de Kindu d'une morgue. L'Hôpital général de référence de Kindu, au Maniema, est doté d'une morgue de capacité de six corps. Don de la Fondation Jean Elongo, elle a été inaugurée, ce jeudi 17 novembre, par le gouverneur de le province Pascal Tutu Salumu en présence des membres du Conseil provincial de sécurité, du médecin directeur de cet hôpital, des personnels de santé ainsi que des patients.

Sud-Kivu: la population proteste contre la cartographie des bureaux de vote à Basisi. Les habitants de Shabunda ont protesté, jeudi 17 novembre contre la cartographie des bureaux et sites de vote des groupements de Bamuguba et Baliga, à environ150 km au nord-est de Shabunada-centre (Sud-Kivu). Dans une marche pacifique, ils affirment que sur les 27 sites de vote installés dans la chefferie de Basisi, 4 seulement sont affectés dans ces deux groupements.

Mombongo: 3600 cas de paludisme enregistrés dont 203 décès. Plus de 3600 cas de paludisme, dont 203 décès, ont été enregistrés depuis le mois d'avril dans la zone de santé de Mombongo en Province Orientale, selon le médecin chef de cette zone, Dr. Alpha Ngandro Kiza.

Vendredi 18 novembre.

Kamina: le gouverneur du Katanga appelle au calme après des affrontements entre militants. Après des affrontements survenus jeudi 17 novembre dans la soirée à Kamina, opposant les partisans de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et ceux de partis de la Majorité présidentielle, dont l'UNAFEC et le PPRD, le gouverneur du Katanga Moïse Katumbi a appelé les habitants de la province au calme. Selon un reporter de Radio Okapi, le premier incident serait survenu lors de la marche des partisans de l'UDPS, débutée vers 17h30 locales dans le centre-ville en direction de la cité, jeudi 17 novembre. C'est au niveau de la rivère Kamina que des membres du cortège auraient croisé un homme qui portait un T-Shirt à l'effigie de Joseph Kabila et l'auraient battu. Un responsable local de l'UDPS rejette les faits et affirme qu'un groupe de sympathisants du PPRD auraient agressé des membres de son parti à coups de machettes. Plusieurs autres incidents, des bagarres et des actes de vandalisme, ont été reportés plus tard dans la soirée dans les quartiers 82, 52 et Bel-Air. Une dizaine de maisons de commerce en paille, des débits de boisson, ont été incendiées. Dans ce désordre, signalons qu'un hôtel qui sert aussi de quartier général pour le parti de majorité présidentielle, mouvement des indépendant réformateur (MIR ) a été mis à sac, puis incendié. Plusieurs blessés par jets de pierre ont été par ailleurs enregistrés. La Police nationale congolaise s'est déployée dans les endroits stratégiques depuis ce vendredi 18 novembre dans la matinée et le ministre provincial de l'Intérieur est attendu sur place. Réagissant à ces différents affrontements, le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi a déclaré : "Je voulais vraiment appeler toute la population de Kamina au calme et je m'adresse particulièrement aux militants des partis politiques, " expliquant que les élections ne sont qu'un moment "durant lequel tous les Congolais pourront s'exprimer à travers les urnes". Passée cette période, a poursuivi le gouvernement du Katanga, "tous les Congolais vivant au Katanga reprendront la vie normale tous ensemble entre frères. Par conséquent évitons les bagarres en tout genre". (Radio Okapi)

Présidentielle-RDC: à Bukavu, Etienne Tshisekedi promet de se soumettre "à la volonté du peuple souverain". Lors du meeting qu'il a tenu à Bukavu au Sud-Kivu, jeudi 17 novembre, Etienne Tshisekedi, candidat à la présidentielle de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) s'est dit prêt à se soumettre aux résultats des urnes. "Si jamais il arrive que le processus [électoral] soit libre, transparent et équitable et que par ce processus là j'arrive à perdre les élections, je me soumettrai à la volonté du peuple souverain", a affirmé Etienne Tshisekedi. Il a reconnu que les élections demeurent pour lui et pour tous les autres candidats, l'unique voie d'accès au pouvoir "dans ce pays en voie de démocratisation". S'agissant du programme d'action de l'UDPS, Etienne Tshisekedi a énuméré les 7 priorités qu'il compte mettre en œuvre une fois à la magistrature suprême. Il s'agit de : la gratuité de l'enseignement primaire, secondaire et universitaire, la gratuité des soins médicaux aux personnes de plus de 50 ans l'accès à l'eau et à l'électricité, la construction des routes, la relance de l'agriculture, le combat contre le chômage, le combat contre la corruption. Après le meeting, la police a escorté le cortège d'Etienne Tshisekedi tout le long de l'artère principale de la ville tard dans la soirée. (Radio Okapi)

Présidentielle-RDC: à Bunia, le candidat Joseph Kabila promet à l'Ituri son statut de province. Le président sortant candidat à sa propre succession, Joseph Kabila, a présenté jeudi 17 octobre ses promesses pour l'avenir de la RDC à la population de Bunia. Des projets qui concernent l'installation de l'eau potable et de l'électricité, la construction de routes et d'un stade. Il a aussi confirmé que l'Ituri deviendrait une province à part entière, comme le prévoit la Constitution de 2006. S'adressant à la population, Joseph Kabila a attribué la responsabilité de la dégradation du tissu socio économique de la RDC aux politiciens de la génération de 1960. Il a ensuite promis à la population de Bunia de travailler pour lui fournir de l'eau potable et de l'électricité. " Ce travail, nous l'avons déjà amorcé au barrage de Budana, mais cela va nous prendre un peu du temps ", a-t-il annoncé. Le candidat Joseph Kabila a aussi promis d'asphalter les axes routiers Bunia-Mahagi et Bunia-Komanda-Kisangani dès 2012, à condition qu'il soit élu. Certains habitants craignent cependant que les travaux restent encore en suspens. " Même en 2006, il a promis beaucoup de choses, mais beaucoup de projets restent en litiges ", a réagi un habitant. " Il a promis d'élever notre entité au statut de province, c'est une chose à laquelle nous, habitants de l'Ituri, aspirons depuis longtemps. ". La constitution adoptée en 2006 lors de l'accession au pouvoir de Joseph Kabila prévoit en effet un redécoupage administratif du territoire de la RDC, faisant passer le nombre de provinces de 11 à 26. Aujourd'hui, la plupart des habitants confient espérer surtout que la campagne électorale se déroule de manière apaisée. (Radio Okapi)

Présidentielle-RDC : à Kisangani, Vital Kamerhe promet de "réhabiliter les fonctionnaires". Candidat UNC (Union pour la nation congolaise) à la présidentielle à venir, Vital Kamerhe Lwa Kanyiginyi poursuit sa campagne électorale dans la province Orientale. Dans un meeting tenu, jeudi 17novembre sur l'esplanade de la Poste, à Kisangani, le candidat numéro 5 a promis de reconstruire l'Etat en dotant des moyens aux hommes des troupes.

Deux jeunes demandeuses d'asile de RDC violées à Brazzaville. Deux jeunes filles réfugiées provenant de la RDC ont été enlevées puis violées mercredi 16 novembre par deux hommes en uniforme à Brazzaville. Les victimes n'ont pas encore été prises en charge, le Haut Commissariat pour les réfugiés de Brazzaville (HCR) exigeant la présentation des documents qui justifient leur statut de demandeuses d'asile.

Elections-RDC: Ngoy Mulunda confirme la date du 28 novembre et l'arrivée de la CPI. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) confirme la tenue des élections générales à la date du 28 novembre. Son président, Daniel Ngoy Mulunda Nianga a affirmé, jeudi 17 novembre au cours d'un point de presse, avoir disposé des moyens nécessaires pour l'organisation de ces scrutins dans un climat de paix et en toute transparence.

Electricité : l'Allemagne finance une ligne à haute tension entre le Rwanda et la RDC. Le ministère des finances et le directeur du Bureau de la coopération financière allemande, KFW, ont signé jeudi 17 octobre un contrat de financement de 6,5 millions d'euros, dans le cadre d'une coopération déléguée avec les Pays-Bas. Ce contrat prévoit la construction d'une ligne de transport d'électricité de 220 KV, d'une longueur de 13 km, tendue entre Gisenyi au Rwanda et Goma en RDC. Le gouvernement allemand, à travers la coopération financière allemande KFW, est chargé de l'administration et de la réalisation de ce projet qui devrait débuter d'ici un an et s'achever trois ans plus tard. La création de cette ligne aérienne s'inscrit dans le cadre d'un projet régional incluant le Burundi et le Rwanda et lié au projet de barrage Ruzizi 3. La ligne partirait de la Ruzizi au Burundi, passerait par Kigali et Gisenyi au Rwanda pour arriver finalement à Goma en RDC. Le directeur du projet KFW en RDC, Olivier Jurgen, stipule cependant que la ligne pourrait transporter l'électricité depuis Ruzizi 1 et 2. Rappelons qu'actuellement, environ 6% de la population congolaise ont accès à l'électricité. (Radio okapi)

Campagne-Mweka: la Monusco appelle les autorités à s'engager pour la paix. La Monusco et les autorités politiques du territoire de Mweka, au Kasaï-Occidental, se sont concertées jeudi 17 novembre, sur les règles à adopter pour la tenue d'élections apaisées dans cette région, caractérisée, depuis le début de la campagne électorale, par des actes d'intolérance politique entre la Majorité et l'Opposition.

Goma : les femmes des Grands lacs mobilisées pour prévenir les conflits électoraux. Les femmes de la sous-région des Grands Lacs ont sorti jeudi 18 octobre à Goma une déclaration solennelle contre les conflits électoraux dans la région. C'est à l'issue d'une conférence de trois jours sur le genre et la diplomatie préventive, l'objectif étant de consolider la paix durable et la sécurité dans les pays des Grands-Lacs, avant, pendant et après les élections.

Elections : la société civile de Mbandaka appelle la police et la Ceni à jouer leur rôle. La société civile de Mbandaka invite la police et la Ceni à jouer convenablement leurs rôles pour des élections sans incidents dans la province de l'Equateur. A quelques jours des élections, le chef-lieu de l'Equateur vit une ambiance électrisée et la société civile et la notabilité de cette partie du pays décrient les dérapages liés à la campagne électorale.

Nord-Kivu: une patrouille de casques bleus enquête sur la situation sécuritaire. Des casques bleus de la Monusco ont effectué une patrouille, jeudi 17 novembre dans la matinée, entre les villages de Mubambiro et Kembe situés à 7 km à l'ouest de la localité de Sake. Objectif : s'enquérir de la situation sécuritaire dans cette partie de la RDC pendant la campagne électorale.

Kinshasa : un comité de médiation pour la " bonne marche " des élections. Le comité national de médiation du processus électoral en RDC (CNMPE) en RDC a officiellement été installé vendredi 18 octobre à Kinshasa par le président de la Ceni, en présence du chef de la Monusco, des ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques. Les " sages " de ce comité devront promouvoir la bonne marche du processus électoral. Tous les membres de ce comité sont des personnalités congolaises, issues de différentes confessions religieuses et de la société civile. Il s'agit de l'Evêque Yemba Kekumba, de M. Cheikh Abdallah Mangala, du Père Ekwa Bis Isal Martin, du Professeur Balanda Gérard, et de Mmes Aradjabu Famili, Kani a Nyangi Véronique et Muyabo Kalenda Angélique. Leurs âges varient entre 51 et 85 ans. Le Président de la Ceni, Ngoy Mulunda, précise le rôle que devra jouer ce comité des sages : " Ce comité doit être un cadre qui veille à la bonne conduite des acteurs en présence, un outil d'a apaisement des nations ou des conflits latents susceptibles d'influer négativement sur l'organisation des élections transparentes et crédibles dans notre pays. " Les membres du CNMPE reconnaissent que la tâche qui les attend est ardue. Mme Véronique Kani a Nyangi invite ainsi la communauté à " augmenter son appui en cette période pour que la RDC ne soit pas un Kenya ni une Côte d'ivoire ". " La période électorale, pre-électorale est dure, c'est vrai. Mais la post-électorale est encore plus dure ", prévient-elle. Le CNMPE devra aider la CENI à instaurer un climat de dialogue permanent entre les acteurs politiques impliqués dans le processus électoral. (Radio Okapi)

Violence préélectorale: Lambert Mende explique pourquoi le gouvernement fait appel à le CPI. Trois semaines après le lancement de la campagne électorale, le gouvernement congolais se dit satisfait du climat relativement apaisé que connaît la RDC. Au cours d'un point de presse, ce vendredi 18 novembre à Kinshasa, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a réaffirmé que le gouvernement travaille en étroite collaboration avec la cour pénale internationale (CPI) afin de dénicher les auteurs d'éventuels crimes graves en cette période.

Kamina: le gouvernement provincial, le PPRD et l'UDPS appellent au calme après accrochages entre militants. Les autorités provinciales du Katanga et les responsables du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) et de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) ont lancé, ce vendredi 18 novembre, des appels au calme en direction de la population de Kamina, à plus de 600 km au nord-ouest de Lubumbashi. Ces appels sont intervenus un jour après les accrochages qui ont opposé les militants de ces deux partis politiques dans cette cité.

Un projet pour intensifier la production de riz à Kinshasa. Publié le novembre 18th, 2011 Le Projet d'intensification rizicole de Kingabwa (PIRK) a été lancé jeudi 17 novembre à Kinshasa. Le but de ce projet financé par le gouvernement congolais, l'Agence américaine de développement (USAID) et l'entreprise brassicole Bralima est d'accroître la production de riz sur le site de production de Kingabwa. L'espace de culture aménagé devrait passer de 750 à 1500 hectares et le nombre de ménages qui dépendent de cette activité de 650 à 1500. Selon des responsables de l'USAID, ce projet apporte une assistance technique en : améliorant l'aménagement du périmètre de culture, formant les paysans, garantissant une débouché pour les producteurs. Le coût global du projet qui s'étend sur trois ans est estimé à 2 millions de dollars américains. La Bralima s'est engagée à racheter la production des paysans à des prix concurrentiels en espérant que le surplus sera déversé sur le marché. Selon le ministre provincial de l'agriculture, la ville de Kinshasa a besoin de 50 000 tonnes de riz blanc pour sa consommation annuelle. Il a indiqué que la production de tous les sites du Pool Malebo avoisine actuellement 2 000 tonnes de riz. Selon la même source, s'ils sont mis en valeur, ces sites produiraient au moins 30 000 tonnes par an et couvriraient plus de 50% de besoins de la capitale qui consommerait 40% des importations de riz du pays. (Radio Okapi)

À Kisangani, engouement pour le candidat tolékiste. De métier, il est "tolékiste", chauffeur de taxi à vélo, et mène en selle sa campagne pour être élu député à l'Assemblée nationale: le candidat Alphonse Awenze bénéficie d'un soutien inattendu et de la sympathie de tout Kisangani, grande ville de l'Est du Congo. " C'est vraiment le "cas" de cette campagne, tous les "tolékistes" le soutiennent, ont organisé des collectes de fonds pour financer sa campagne, comme par exemple la vente de ses photos dans les rues et les marchés ", raconte père Joseph Mumbere, missionnaire combonien de la ville de la Province Orientale. Sur les pistes de Kisangani, entre les fleuves Congo et Tshopo, c'est encore le vélo, ou "toléka", le principal moyen de transport. Faire le "tolékiste" est un travail diffus et nombreux sont ceux qui se reconnaissent en "Awenze", l'un des 200 candidats de Kisangani à l'un des cinq sièges de député au Parlement de Kinshasa. Awenze, explique le combonien, représente le candidat " des pauvres " et une alternative à une classe dirigeante qui a déçu quant aux nombreuses attentes de la population congolaise. " Mais c'est aussi une personne préparée: il a étudié les sciences politiques et a été représentant syndical pour une entreprise locale. Licencié avec d'autres employés, il est ainsi devenu "tolékiste". Parmi les 11 candidats à la plus haute charge de l'Etat, et en vue des élections générales du 28 novembre, à ce jour à Kisangani, Etienne Tshisekedi de l'Union pour la démocratie et le progrès social a fait un court passage, mais la ville est couverte d'affiches électorales du président sortant, Joseph Kabila. (Misna)

Samedi 19 novembre

Joseph Kabila à Lubumbashi: " Toutes les promesses ont été tenues ". Le chef de l'Etat congolais Joseph Kabila, candidat à sa propre succession, s'est adressé mercredi 10 novembre à la population réunie à la place de la poste de Lubumbashi où il est en campagne. Joseph Kabila a justifié son slogan " avec le président, on est sûr à 100 pourcent ", affirmant qu'il a réalisé toutes les promesses faites à la population en 2006 et mériterait donc un nouveau mandat. Face à la foule venue l'écouter, Joseph Kabila a déclaré que " les promesses faites à la population congolaise ont été tenues ". Il cite notamment le retour de la paix dans le pays, la tenue des élections en 2006 et bientôt en 2011 et " le lancement de la reconstruction et la modernisation de la RDC. Joseph Kabila a sollicité des électeurs un nouveau mandat afin de poursuivre son " œuvre de reconstruction et de modernisation " de la RDC. " C'est 100% sûr, nous allons gagner ces élections ", a-t-il affirmé, avant d'ajouter : " Nous voulons démarrer la modernisation de l'hôpital Sendwe, poursuivre avec la modernisation de la SNCC et, parce que Lubumbashi regorge de champions [de football], je voudrai construire un grand stade moderne ici ". Joseph Kabila a enfin invité les populations de Lubumbashi, Kolwezi et Kamina à bannir les violences et troubles de toute sorte. Il devrait assister ce jeudi 10 novembre à la rentrée judiciaire de Lubumbashi. (Radio Okapi)

Elections-RDC : Vital Kamerhe désapprouve la stratégie de candidature unique de l'opposition. "La stratégie de candidature unique profite à Joseph Kabila. Nous sommes unis mais nous ne voulons pas de candidature unique". C'est en ces termes que s'est exprimé, vendredi 18 novembre, le candidat à la présidentielle, Vital Kamerhe, en campagne à Bunia en Province Orientale. Selon lui, c'est la stratégie "d'encerclement " qui sera bénéfique à l'opposition. Vital Kamerhe explique : "Moi je vais faire qu'il échoue lamentablement ici à l'est. Tshisekedi va faire qu'il n'ait aucune voix dans les deux Kasaï. Tshidekedi et moi, Jean-Pierre et Thomas Lubanga, même étant loin, allons donner des mots d'ordre pour qu'il n'ait aucune voix. C'est la stratégie de l'encerclement." Vital Kamerhe a également présenté son projet de société basé essentiellement sur la restauration de l'autorité de l'Etat et le bien-être social des congolais. (Radio Okapi)

Kinshasa : 3 personnes tuées à Kinkole dont une fille de 14 ans. Trois personnes d'une même famille dont le père, la mère et une jeune fille de 14 ans ont été assassinés, dans la nuit du 14 au 15 novembre, à Kinkole dans la commune de la N'sele à Kinshasa. La voix des sans voix (VSV), qui a livré l'information vendredi 18 novembre ajoute que les bandits, en tenue militaire, ont emporté deux téléphones portables et une somme de 300 Francs congolais (0,32$US).

Etienne Tshisekedi : "L'UDPS n'a jamais été d'accord pour la candidature commune de l'opposition ". Le candidat de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Eteinne Tshisekedi, a organisé une conférence de presse samedi 19 novembre à Lubumbashi au Katanga. Dans son discours, il rejette toute thèse de candidature commune de l'opposition pour battre le candidat Joseph Kabila. Etienne Tshisekedi a déclaré que l'UDPS n'a jamais été d'accord pour la candidature commune de l'opposition pour remporter les élections. Concernant l'avion qu'il a affrété pour sa campagne électorale, Etienne Tshisekedi a affirmé que le contrat de location du jet prend fin lundi 21 novembre. Il va poursuivre sa campagne avec un DC 3 qui arrive probablement samedi 19 novembre, ajoute-t-il. A Bunia, le candidat Vital Kamerhe, président de l'Union pour la nation congolaise (UNC), un parti de l'opposition, a aussi rejeté la stratégie de candidature commune qui, selon lui profiterait à Joseph Kabila. Il a proposé la stratégie "d'encerclement."

Elections-RDC : la Ceni réceptionne 4 hélicoptères destinés au transport du matériel électoral. La République d'Angola a remis quatre hélicoptères à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Ces appareils (deux hélicoptères Super-Puma et deux hélicoptères Sikorsky) ont été réceptionnés, samedi 19 novembre par le rapporteur de cette institution citoyenne, Matthieu Pita à l'aéroport international de N'djili à Kinshasa.

Dimanche 20 novembre.

Elections-RDC: réactions mitigées du MLC et de la MP à la mise en place du comité de médiation. La mise en place du comité national de médiation du processus électoral en RDC (CNMPE) en RDC est une bonne initiative, mais il reste à vérifier si cela est conforme à la loi, a déclaré le secrétaire général du Mouvement de libération du Congo (MLC), Thomas Luhaka. De son côté, le sénateur Henry Thomas Lokondo, membre de la Majorité présidentielle (MP) a affirmé que la loi instituant la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ne lui accorde pas la compétence de mettre en place une pareille structure. Le comité national de médiation du processus électoral en RDC a été installé officiellement, le vendredi 18 novembre, par le président de la Ceni pour promouvoir la bonne marche du processus électoral. Le sénateur Lokondo a soutenu que la Ceni a outrepassé ses compétences légales: "Sur le plan pratique, je ne vois pas comment ce comité va fonctionner en soumettant aux hommes politiques un conduite donnée. La Ceni avait déjà commencé [cette médiation avec la signature par les partis politique du code de bonne conduite], elle aurait dû rester sur cette lancée là. Pour moi, je ne trouve pas l'utilité fondamentale de ce comité.". " Radio Okapi)

Campagne électorale: les candidats Bombole et Kakese atterrissent simultanément à Mbandaka. Deux candidats à la présidentielle du 28 novembre, Adam Bombole et François Nicéphore Kakese Malela, sont arrivés à Mbandaka, samedi 19 novembre sous le coup de 13h45 locales, abord d'un même vol régulier dela CAA. Ils sont allés battre campagne dans la capitale de la province de l'Equateur.

La campagne électorale entraîne un dysfonctionnement des services publics à Mbuji-Mayi. Depuis le début de la campagne électorale, plusieurs bureaux de l'Etat ne fonctionnent plus normalement à Mbuji-Mayi au Kasaï-Oriental. A la base, la plupart des fonctionnaires battent campagne. Cette situation inquiète les personnes ayant sollicité un service étatique. Dans les couloirs de certains bureaux des services publics à Mbuji-Mayi, du gouvernorat de province à l'hôtel du gouvernement en passant par le bâtiment administratif de la Fonction publique, c'était presque désert. A l'hôtel du gouvernement, seuls deux ministres sur dix restent quelques temps au cabinet, depuis bientôt trois semaines. Devant les bureaux, certains ont même mentionné: "Pour tout contact prière le joindre par téléphone." Le gouverneur de province, Alphonse Ngoyi Kasanji, et son adjoint sont également sur terrain en campagne électorale. A la Fonction publique, le chef de division a reconnu que la plupart de ses fonctionnaires, ayant postulé à la députation nationale, étaient en campagne. Il a affirmé avoir autorisé leur mise en disponibilité. Fatiguées des vas et viens effectués avec des fardes en main, certaines personnes qui sollicitaient un service se disent déçues. 5Radio Okapi)

Incident lors du meeting d'Etienne Tshisekedi à Kindu, plusieurs blessés. Etienne Tshisekedi wa Mulumba, candidat numéro 11 à l'élection présidentielle, a tenu son meeting de campagne, samedi 19 novembre, à la tribune centrale de la commune de Kasuku à Kindu. Alors qu'il s'adressait au public, il y a eu des jets de pierres entre sympathisants de son parti, UDPS, et ceux de la Majorité présidentielle (MP) qui lui reprochaient d'avoir tenu des propos injurieux à l'égard de Joseph Kabila. Le bilan fait état de plusieurs blessés, dont trois graves du côté de l'UDPS. Deux membres de ce parti ont été aussi arrêtés par la Police nationale congolaise (PNC).

Elections-RDC: à Mbuji-Mayi, Joseph Kabila promet de continuer d'appuyer la relance de la Miba. Joseph Kabila, président sortant et candidat à sa propre succession, est arrivé à Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental) dimanche 20 novembre en provenance de la Province Orientale. Au cours de son meeting tenu sur le boulevard Laurent Désiré Kabila, il a promis de "poursuivre l'action jusqu'à la reprise totale des activités de la Miba". "Le plus grand problème ici à Mbuji-Mayi a toujours été l'emploi, la Miba. (…) On a appuyé la Miba et cette action va se poursuivre jusqu'à la reprise totale de cette société," a déclaré Joseph Kabila. Le 27 août 2010, Joseph Kabila avait remis un chèque de 10 millions de dollars américains au président administrateur délégué de la Minière de Bakuanga pour la relance de cette entreprise. Depuis la reprise de la production de la Miba en février 2011, la société a déjà vendu 39 500 carats de diamants. Elle avait arrêté sa production en 2008. Joseph Kabila a aussi abordé les questions d'accès à l'eau et à l'électricité et d'emploi. Il a promis l'électrification de la province et l'amélioration de la desserte en eau potable. Il a évoqué les travaux de construction du barrage de Katende qui devraient prendre fin, selon lui, dans 24 ou 36 mois. Le candidat Kabila a aussi promis la réhabilitation des infrastructures notamment routières pour désenclaver la province. Par ailleurs, il s'est dit conscient de plusieurs autres défis à relever au Kasaï-Oriental dont l'éducation et la santé. (Radio Okapi)

Katanga: Kyungu wa Kumwanza appelle les candidats et leurs sympathisants à éviter la violence. Le président national de l'Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec), Kyungu wa Kumwanza, a appelé, samedi 19 novembre à Lubumbashi, les candidats aux prochaines élections ainsi que leurs sympathisants à éviter la violence pendant la période électorale.

Katanga: la localité de Djino dotée d'un centre de santé pour faire face au choléra. La localité de Djino dans le territoire de Kabalo au Katanga dispose désormais d'un centre de santé. Cette structure médicale, d'une capacité d'une vingtaine de lits, va s'occuper de la prise en charge notamment des malades de cholera qui sévit dans cette contrée.

L'ambassade d'Espagne dément le meurtre du représentant du PPRD à Barcelone. L'ambassade d'Espagne à Kinshasa a démenti, samedi 19 novembre, la mort d'un membre du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) à Barcelone en Espagne, contrairement à ce qu'avait annoncé, mercredi, le secrétaire général du PPRD, Evariste Boshab. Selon la même source, "la police espagnole n'est pas non plus au courant d'aucun incident à motivation politique entre ressortissants congolais dans la capitale catalane." Dans un communiqué cité par l'AFP, la représentation diplomatique espagnole en RDC a affirmé que la police de son pays n'a pas enregistré de cas de mort violente d'un citoyen congolais au cours de ces dernières semaines dans cette ville. (Radio Okapi)

Lundi 21 novembre.

Elections-RDC: les urnes sont "presque totalement déployées", selon Ngoy Mulunda. Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Daniel Ngoy Mulunda a affirmé dimanche 20 novembre à Radio Okapi que les urnes étaient "presque totalement déployées ". Il a indiqué que, pour accélérer le déploiement du matériel électoral, la Ceni avait loué trente hélicoptères et une dizaine d'aéronefs.

Kamina : 20 tonnes de matériel électoral déployées. La Ceni a déployé 20 tonnes de matériels non sensibles à Kamina ce week-end. Le logisticien de la Ceni/Kamina indique que ce matériel est constitué des urnes et des isoloirs. Plus de 3.000 kg des urnes ont été acheminés à Kanyama, situé à plus de 300 km de Kamina grâce à un vol affrété par la Monusco. Le logisticien de la Ceni/Kamina signale cependant quelques difficultés d'ordre financier notamment pour louer les moyens de transport de ces kits dans les différents bureaux de vote du territoire de Kamina. Selon lui, les transporteurs contactés refusent d'acheminer ce matériel à cause de " l'insolvabilité de la Ceni ", disent-ils. (Radio Okapi)

Elections : une mission conjointe Monusco-Police nationale congolaise rencontre le maire de Kikwit. Une mission conjointe de la Police nationale congolaise et de la Monusco est arrivée, dimanche 20 novembre à Kikwit (Bandundu) pour sensibiliser la population et les autorités locales sur les élections apaisées. Des incidents avaient récemment émaillé la campagne dans la région. Cette délégation a rencontré le maire de la ville, Cyrille Kiyungu, avec qui ils ont discuté des derniers incidents enregistrés dans la ville, et notamment de l'attaque du cortège de Vital Kamerhe, candidat à la présidentielle. Cyrille Kiyungu croit au bon déroulement des élections dans un climat apaisé, avant et après les élections. Concernant l'attaque du cortège de Vital Kamerhe, il déclare que cela s'est passé à Bulungu et non dans sa juridiction. Cyrille Kiyungu condamne néanmoins ces actes de violence et déplore les attitudes de certains partis politiques de la Majorité qui instrumentalisent, selon lui, les jeunes pour les inciter à la violence. Le cortège de Vital Kamerhe a été attaqué mercredi 9 novembre à l'entrée de la ville Kikwit. La police indique que des jeunes du PPRD, ont brûlé des pneus à la hauteur du village Ndungi, l'obligeant à rebrousser chemin. (Radio Okapi)

Campagne-présidentielle: les candidats les plus actifs présents surtout dans l'Est de la RDC. A Quelques jours de l'élection présidentielle, seuls sept candidats sur les onze semblent s'impliquer dans la campagne électorale. Ces candidats, les plus en vue, rivalisent dans une sorte de course contre la montre afin d'affirmer leur présence dans les différentes provinces du pays. La dernière cartographie fait état d'une forte présence de ces candidats dans l'Est du pays. Ces sept candidats se sont succédé dans les villes de Goma, Bukavu, Kindu, Kisangani et Mbuji- Mayi. Le candidat numéro 3, Joseph Kabila a été au Katanga, aux Sud et Nord-Kivu notamment à Butembo, Kanyabayonga et Masisi, en Province Orientale, Maniema et au Kasaï-Oriental, 6 provinces au total. Le candidat numéro 5, Vital Kamerhe a visité les provinces du Bas-Congo, Bandundu qu'il a fait par route, de l'Equateur, Province Orientale, du Maniema, du Nord et Sud-Kivu, 6 provinces. Le candidat numéro onze, Etienne Tshisekedi a commencé par Kisangani, en Province Orientale, ensuite le Nord et sud Kivu, maintenant le Maniema, 4 provinces au total. Léon Kengo wa Dondo, numéro 7 est au Sud Kivu avant son passage à l'Equateur dans plusieurs villes dont Lisala et en Province Orientale, 2 provinces. Kakese Malela François-Nicéphore, numéro 4 a visité la ville de Mbandaka à l'Equateur et Kisangani en Province Orientale, 2 provinces au total. Le candidat numéro 2, Bombole Intole Adam séjourne, dans le cadre de sa campagne électorale, dans la province de l'Equateur. Enfin, le numéro 1, Andeka Djamba Jean est lui arrivé, le week-end dernier, à Kisangani, première ville de sa tournée. Les quatre autres candidats ne sont pas visibles sur terrain alors que le pays est sur la dernière ligne droite vers les élections. (Radio Okapi)

Campagne électorale : les ministères des candidats à la députation fonctionnent au ralenti. Près de 15 ministres sont lancés dans la campagne à la députation nationale, laissant leurs postes vides. Le ministre des Affaires foncières, Maj Kisimba Ngoy, aussi candidat député à Kinshasa, assume à lui seul l'intérim de plus de 10 ministres. Conséquence : les dossiers sont plus lents à traiter et certains fonctionnaires se sentent désœuvrés.

Likasi: 10 morts et 4 blessés dans un accident de circulation. Un camion surchargé, en provenance de Bukama, s'est renversé dans la rivière Lwambo causant la mort de dix personnes et blessant quatre autres. L'accident de circulation a eu lieu à 25 kilomètres au sud de Likasi.

Campagne électorale: Mobutu Nzanga en tournée au Bas-Congo. Candidat n°9 à la présidentielle en RDC, François-Joseph Mobutu Nzanga a entamé sa campagne électorale, dimanche 20 novembre, par la ville de Matadi, Bas-Congo. Le président national de l'Union des démocrates mobutistes (UDEMO) a dévoilé son projet de société devant ses sympathisants, regroupés au club du 20 mai, dans la commune de Kikanda. Le programme du parti mobutiste est axé sur l'autonomie de gestion pour les provinces, la restauration de l'autorité de l'Etat et l'économie au service du développement de la RDC. "Je vais parachever le processus de décentralisation pour permettre à chacune des provinces de se prendre en charge et de répondre à leurs préoccupations", a déclaré Mobutu Nzanga qui fait allusion notamment à la desserte en électricité, en eau potable, à la question de la formation professionnelle ou universitaire qui, selon lui, doit être prise en charge par le gouvernement. Le candidat numéro 9 se propose, une fois élu à la magistrature suprême, de relancer les secteurs porteurs de croissance et d'emploi dont l'agriculture, les mines et les infrastructures. Le président de l'UDEMO pense également à la restauration de l'autorité de l'Etat avec l'instauration d'une justice pour tous. (Radio Okapi)

Masisi: un coordonnateur médical de MSF/Belgique blessé par balles lors d'une attaque armée. Huit hommes armés, en tenue militaires, ont attaqué dans la nuit de dimanche à lundi 21 novembre une base de l'organisation internationale Médecin sans frontières (MSF)/Belgique à Masisi-centre, à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Goma. Un membre de cette organisation a été blessé par balle.
Campagne électorale: des leaders politiques se bousculent à Lodja. A quelques jours de la fin de la campagne électorale, le climat politique est délétère à Lodja, district de Sankuru, au Kasaï-Oriental. A la base, les leaders politiques de la Majorité présidentielle (MP), plate-forme soutenant la candidature de Joseph Kabila à la présidentielle à venir, sont accusés de diffusion des messages de haine. Des sources affirment que ces messages sont diffusés en tetela, une langue locale, sur Radio Losanganya du ministre Lambert Mende, initiateur de la Convention des Congolais Unis (CCU), sur Radio Grand Tam-Tam de Sankuru de l'ambassadeur de la RDC en Ouganda, Charles Okoto et sur la Radio Ohoto 2 du député national Christophe Lutundula du Mouvement de solidarité pour le développement et la démocratie (MSDD). Selon la société civile de Lodja, ces messages haineux se sont multipliés depuis l'arrivée, la semaine dernière à Lodja, des responsables de ces stations de radio. Cette situation préoccupe également les autorités locales de Lodja. Interrogé, Lambert Mende pointe du doigt un de ses adversaires politiques. "Il y a des réponses qui me paraissent déplacées par rapport à des messages de haine qu'émettent une autre radio appartenant à un candidat qui a focalisé toute son action sur les injures contre ma personne. Et par manque de professionnalisme, certains dans la chaine dont je suis promoteur s'amusent à lui répondre avec les mêmes mots", s'explique l'initiateur de la CCU. Pour sa part, Charles Okoto, patron de Radio Grand Tam-Tam du Sankuru, a appelé les responsables politiques de cette partie du pays au pardon mutuel. Ces leaders de Sankuru sont pris dans un conflit qui ne dit pas son nom dans la majorité. La mission conjointe Monusco, Assemblée provinciale et le gouvernement provincial du Kasaï-Oriental avait constaté en avril 2010 que les deux partis politiques (ndlr : CCU et MSDD) sont implantés dans le district du Sankuru sur base d'une division aux origines lointaines. Selon le même rapport, les conflits entre les deux groupes sont liés à la discordance entre ces deux politiciens depuis les dernières élections de 2006. (Radio Okpai)

Elections-RDC: Mgr Maroy appelle les candidats à accepter les résultats des urnes. L'archevêque de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, a exhorté les candidats aux élections générales du 28 novembre à l'acceptation des résultats des urnes. Monseigneur François-Xavier Maroy a lancé cet appel, dimanche 20 novembre, au culte organisé en la Cathédrale de la Paix de Bukavu, en faveur des candidats aux présidentielles et législatives. Le prélat catholique a invité les candidats à participer à la messe de clôture de la chaine de prières le 18 décembre à la Cathédrale Notre-Dame de la Paix de Bukavu. Cette chaine de prières consiste à implorer la bonté divine pour que les élections se déroulent dans un climat apaisé. L'appel a été suivi par la majorité de candidats députés présents à Bukavu. Cette célébration eucharistique a coïncidé avec le passage à Bukavu du candidat président de la République Léon Kengo wa Dondo. Aucun candidat n'a eu droit à la parole au cours de cette messe sauf que l'archevêque a présenté sommairement Léon Kengo et Marcellin Chisambo en leur qualité respective du président du Sénat et du gouverneur du Sud-Kivu. Cette messe de bénédiction des candidats avait été annoncée trois semaines auparavant dans un communiqué diffusé sur les ondes de la Radio de l'église catholique de Bukavu, Maria. (Radio Okapi)

Elections-RDC: les malvoyants accusent la Ceni de ne pas leur faciliter le vote. Le coordinateur national de "Handicapés sans frontière", Jean Lao Kutemba, a reproché, lundi 21 novembre, à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de ne pas diffuser les dispositions prévues par la loi électorale pour faciliter le vote des malvoyants. L'article 58 de la loi électorale en son alinéa premier stipule: "L'électeur qui se trouve dans l'impossibilité d'effectuer seul l'opération de vote a le droit de se faire assister par une personne de son choix ayant qualité d'électeur ".

Kinshasa: un séminaire sur les violences électorales et l'implication de la CPI. L'Association pour la renaissance des droits humains au Congo (Arc) a organisé, lundi 21 novembre à Kinshasa, un séminaire en collaboration avec la Cour pénale internationale (CPI) autour du thème "Les élections 2011 à l'épreuve de la Cour pénale internationale". Au cours du débat qui a suivi le séminaire, les participants ont échangé autour des sujets en rapport avec les violences électorales susceptibles de conduire aux crimes graves dont peut se saisir la CPI.

Mardi 22 novembre.

Campagne électorale: la mise en garde du CSAC contre les dérapages dans les médias. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel congolais (CSAC) a émis des mises en demeure et des observations à l'endroit des médias qui ont violé le code d'éthique et de déontologie ainsi que sa directive relative à la campagne électorale dans les médias. C'était à l'issue de la troisième session ordinaire de l'assemblée plénière de cet organe de régulation des médias tenue du 18 au 19 novembre à Kinshasa. Chantal Kanyimbo, rapporteur du CSAC, indique qu'une observation a été adressée à Télé 50, proche du pouvoir, pour violation du code d'éthique et de déontologie. Selon le CSAC, une journaliste de cette chaîne de télévision à lancer un appel à voter pour un candidat à la présidentielle. " La même chaîne a violé la directive du CSAC en diffusant une émission avec comme décor l'affiche d'un candidat à la présidentielle" , selon la même source. Une observation a été adressée à CCTV, proche de l'opposition, pour violation de l'article 4 de la directive du CSAC. La chaîne a " diffusée une émission à téléphone ouvert" , interdite pendant la campagne électorale. La même mise en garde est adressée à Radio Arc en ciel pour les mêmes motifs. Une mise en demeure a été adressée Be One pour avoir organisé "une publicité politique illicite" dans une tranche culturelle. Congo média Channel reçoit cette mise en garde pour avoir diffusé des propos portant atteintes à l'honneur de " certaines personnalités publiques ". Le CSAC reproche à une journaliste de Digital Congo " son parti pris avéré en faveur d'un candidat à la présidentielle " et " la diffusion des propos portant atteinte à la dignité et à l'honneur d'un candidat à l'élection présidentielle".Télé 7, une chaîne de télévision émettant à Kinshasa, a aussi reçu une mise en demeure pour violation de la directive de campagne du CSAC et du code de déontologie et d'éthique. Chantal Kanyimbo a ajouté qu'une observation a été adressée à des médias émettant à Lubumbashi "où les journalistes se sont lancés des invectives". Selon des sources du CSAC, une mise en demeure est un avertissement lancé à un média invité à s'expliquer sur les faits qui lui sont reprochés alors qu'une observation consiste à attirer l'attention d'un média sur un dérapage constaté dans la diffusion des messages de campagne. Le CSAC recommande aux médias congolais d'assurer un équilibre politique dans leurs grilles de programmes. Il leur interdit de diffuser des éléments de propagande politique avec la voix des professionnels des médias et d'organiser des émissions à téléphone ouvert durant la campagne électorale. (Radio Okapi)

JED dénonce la fermeture des 6 radios communautaires pour insolvabilité. L'ONG Journaliste en danger (JED) s'insurge contre la fermeture, sans préavis, des six radios communautaires dont cinq émettant à Kambove, territoire situé à 22 km de Likasi, deuxième ville de la province du Katanga au Sud-Est dela RDC et une autre à Kabambare, territoire situé à 500 km de la ville de Kindu, chef-lieu de la province du Maniema.

Bukavu: Vital Kamerhe promet " la restauration de l'Etat ". Le candidat de l'Union pour la nation congolaise (UNC) à la présidentielle 2011, Vital Kamerhe, a tenu un meeting de plus d'une heure, lundi 21 novembre, devant ses nombreux sympathisants à place de l'indépendance de Bukavu au Sud-Kivu. Il a défini son programme d'action axé notamment sur " la restauration de l'Etat ". Le candidat Kamerhe veut faire de la RDC une puissance régionale. Pour restaurer l'autorité de l'Etat, Vital Kamerhe a déclaré dans son discours de campagne : "Si une administration est en ruine, c'est que l'Etat est par terre. Aujourd'hui les gouverneurs de province, les bourgmestres, les administrateurs de territoire, leur rôle se résume à faire payer des taxes sur n'importe quoi : il y a des taxes sur le pondu [feuilles de manioc], sur le charbon de bois, la friperie, le jus ou sur tout ce que vous pouvez imaginer. Peut-on encore retrouver là les signes d'un Etat viable ? Nous avons un grand pays, mais des dirigeants sans vision de grandeur pour le Congo." Il a insisté sur les potentialités dont regorge la RDC, avant de prendre l'engagement de payer les salaires des militaires et des policiers. Pour lui, le seul moyen pour lutter contre l'insécurité, c'est de faire rentrer les militaires et policiers dans leurs casernes . "Aujourd'hui le fonctionnaire vit comme un enfant de la rue, clochardisé ne sachant avec quoi nourrir sa famille et éduquer ses enfants", a par ailleurs déploré le président de l'UNC. Vital Kamerhe a aussi expliqué à ses partisans les causes de sa séparation d'avec le candidat Joseph Kabila, pour qui il avait battu campagne en 2006. Il a cité notamment les divergences survenues lorsqu'il s'agissait, en janvier 2009, de décider du déploiement ou non de l'armée rwandaise pour traquer les rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) dans l'Est de la RDC. (Radio Okapi)

Campagne électorale: Etienne Tshisekedi quitte Kindu pour Mbandaka. Le candidat numéro 11 à l'élection présidentielle, Etienne Tshisekedi s'est envolé de l'aéroport de Kindu au Maniema, ce mardi 22 novembre dans la matinée, pour Mbandaka (Equateur) avec toute sa délégation. Devant la presse de Kindu, lundi, il a promis d'instaurer en RDC un Etat démocratique, un Etat des droits et une nouvelle armée nationale.

Mbuji-Mayi : des candidats à la députation dénoncent des bureaux de vote fictifs. Au Kasaï Oriental, quelques partis politiques et candidats aux élections législatives du 28 Novembre 2011 accusent la Ceni d'avoir inséré beaucoup de bureaux de vote fictifs sur sa cartographie. Les candidats qualifient de fraude électorale le fait que des bureaux de vote soient placés dans des résidences des candidats de certains partis politiques.

Mariya Nedelcheva: "Tous nos observateurs sont extrêmement expérimentés". La Mission d'observation de l'Union européenne croit abattre un travail de titan malgré le nombre réduit de ses observateurs à déployer sur terrain. La chef de la mission européenne a exprimé la détermination de sa mission, lundi 21 novembre, au cours d'un entretien avec la Radio Okapi, à Kinshasa. "Le nombre réduit des observateurs européens, par rapport au nombre d'électeurs (32 millions), sera compensé par leur grande expérience", a-t-elle indiqué. Pour Mariya Nedelcheva, la mission de l'UE n'est pas conjoncturelle et dispose d'une méthodologie précise et stricte. Une fois déployée sur terrain, elle sera au contact avec tous les acteurs politiques et institutions qui prennent part au processus. La chef de la mission d'observation de l'UE a également indiqué que sa mission ne sera basé que sur des faits avérés et non sur des rumeurs ou des spéculations. Les données recueillies par la mission européenne seront vérifiées sur place et renvoyées à Kinshasa où sera basée son équipe de 10 experts. Le jour du vote, la mission d'observation européenne se propose de rendre public des signes susceptibles de nuire à la transparence et à la crédibilité du processus, par le biais des communications de presse ou encore des dialogues journaliers qu'elle entretient avec la Ceni, les partis politiques et les organisations de la société civile. On rappelle que la SADC (Communauté de développement d'Afrique australe) promet d'envoyer deux cent cinquante observateurs électoraux en RDC pour les élections présidentielle et législatives du 28 novembre. (Radio Okapi)

Nord-Kivu: 1 officier des FDLR tué à Masisi, 2 autres capturés à Rutshuru. Le colonel Sadiki, un haut responsable militaire des rebelles rwandais des FDLR/Foca (Forces combattantes Abachunguzi) a été tué par des militaires des Forces armées de la RDC, samedi 19 novembre, à Mapembe, dans le territoire de Masisi. La veille, deux autres officiers d'un groupe armé allié aux FDLR ont été capturés à Rutshuru au Nord-Kivu.

Impayés, les fonctionnaires dénoncent un détournement au profit de la campagne électorale. Bon nombre des fonctionnaires à la Fonction publique de Kinshasa ont déclaré, ce mardi 22 novembre, n'avoir pas touché leurs salaires depuis trois mois. Certains d'entre eux disent ne pas comprendre jusqu'à présent les raisons du retard. D'autres pensent que leur argent serait en train d'être utilisé par leurs cadres dans la campagne électorale.

Campagne électorale: Kabila parle de la paix, de la liberté et de la reconstruction à Kananga. Le Candidat numéro 3 à la présidentielle poursuit sa tournée de campagne à travers les provinces du pays. Lundi 21 novembre, Joseph Kabila a promis la paix, la liberté et la modernisation à la population de Kananga, réunie à la Place de l'Indépendance. Dans le chef-lieu du Kasaï-Occidental, le chef de l'Etat sortant dit disposer des moyens de sa politique pour la concrétisation de ses différents projets de modernisation.

Arrêt de travail à la Miba : les agents réclament cinq mois de salaires. La paix sociale est troublée à la Minière de Bakwanga (Miba). Les agents et cadres de cette société mixte réclament leurs cinq mois d'arriérés de salaires. Après le passage dimanche 20 novembre du président Joseph Kabila, candidat à sa propre succession, au chef-lieu du Kasaï-Oriental, ces agents disent être à bout de patience puisqu'aucune solution n'a été trouvée quant à la situation de leur entreprise.

Police: six bataillons formés par la Monusco présentés à Kinshasa. Six bataillons de la Légion nationale d'intervention formés par la Monusco ont été présentés officiellement ce mardi 22 novembre à Kinshasa. A cette occasion, l'ambassade du Canada en RDC et la Mission Onusienne ont remis à la Police nationale congolaise (PNC) un équipement de protection constitué des tenues, des matraques, des casques, des garnitures de bras, d'épaules et de jambes, etc

L'ONG Free Fair invite les Kinois à accueillir les présidentiables sans violence. L'ONG Free Fair DRC (élection libre en RDC) basée en Grande Bretagne invite les Kinois à éviter la violence lors du retour à Kinshasa des candidats à l'élection présidentielle actuellement en campagne à l'intérieur du pays. Au cours d'une conférence de presse tenue mardi 22 novembre, le représentant spécial de cette organisation en RDC à appeler les habitants de Kinshasa à imiter ceux de Goma et Butembo qui ont accueilli les candidats sans incidents.

Sud-Kivu: 20 000 personnes inscrites à Idjwi omises des listes électorales, selon la société civile. Les habitants d'Idjwi, île située au milieu du lac Kivu au nord de Bukavu, ont encerclé mardi 22 novembre dans la matinée le bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) à Bugarula avant d'organiser une marche pacifique. Ils protestaient contre l'omission de plus de 20 000 électeurs sur les listes électorales affichées la veille. Selon des sources sur place, la marche organisée par la société civile a été pacifique mais elle aurait perturbé les activités scolaires. Le bureau provincial de la Ceni affirme être au courant de la situation et promet de se réunir pour trouver une solution au problème mais il n'a fourni aucune explication. Au total 95 000 électeurs se sont enrôlés dans l'île.

Engagement de l'Eglise catholique pour la vérité qui sortira des urnes. Mgr Fridolin Ambongo, évêque de Bokungu-Ikela et président de la Commission épiscopale Justice et Paix de la Cenco, a renouvelé ce lundi 21 novembre l'engagement de l'Eglise catholique pour des élections transparentes. "Le rôle de l'Eglise, c'est de dire la vérité. Si les résultats des urnes contredisent ce que la CENI annoncera -et je ne le souhaite pas- notre rôle sera de faire comprendre au peuple le vrai résultat". Comme il avait été annoncé, l'Eglise catholique, par le biais de la Commission épiscopale Justice et Paix et l'aide économique du Centre Carter, va déployer 30.000 observateurs lors des élections du prochain lundi 28 novembre. Parmi eux, 6.300 auront pour mission d'informer en temps réel sur les conditions de vote et la vérité du scrutin dans 3.000 bureaux sélectionnés sur l'ensemble du pays. Selon Sophie Borel, directrice du Centre Carter à Kinshasa, "les observateurs pourrons faire remonter l'information de manière rapide par SMS avec un logiciel conçu à cet effet". (Ademis)

Mercredi 23 novembre.
Elections-RDC: l'Asadho invite les présidentiables à accepter les résultats des urnes.
L'Association africaine de défense des droits de l'homme (Asadho) appelle les 11 candidats à la présidentielle à accepter les résultats des urnes, qui devraient être proclamés le 6 décembre. Au cours d'une conférence de presse, tenue mardi 22 novembre à Kinshasa, le président de cette ONG, Me Jean-Claude Katende, a déclaré que cet appel faisait suite aux différentes irrégularités constatées tout au long du processus électoral.

Présidentielle: les candidats sont absents d'Idiofa, Masimanimba et Kenge. A quatre jours de sa fin, la campagne électorale pour la présidentielle n'a pas encore pris la vitesse de croisière dans les territoires d'Idiofa, Masimanimba et Kenge au Bandundu. Les populations locales ont affirmé ne connaître que trois candidats sur les onze: le sortant Joseph Kabila, le candidat de l'UNC, Vital Kamerhe, et celui de l'UDPS, Etienne Tshisekedi.

Kinshasa: un dépôt d'armes des FARDC réhabilité au camp Kokolo. Un dépôt d'armes et de munitions de la force terrestre des FARDC, a été inauguré, mardi 22 novembre, au Camp Kokolo de Kinshasa, après sa réhabilitation par la mission de l'Union européenne en charge de la reforme du secteur de la sécurité en RDC (Eusec). Ce dépôt va permettre de mieux stocker, maintenir et séparer des armes et des munitions tout en respectant les normes nationales et internationales de sécurité, a indiqué le chef du département logistique à l'état-major de la force terrestre, le colonel Lioko.

Province Orientale : des électeurs protestent contre la suppression de certains bureaux de vote. Les électeurs des districts du Haut Uélé et de l'Ituri (Province Orientale) accusent la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) d'avoir supprimé certains bureaux de vote dans les territoires d'Irumu, Mambasa et Watsa. Selon eux, cette situation pénalise plus de 40 mille électeurs, majoritairement des pygmées qui doivent parcourir entre 15 et 50 km pour aller voter.

Lubumbashi: le candidat Kakese Malela se plaint de battre campagne sans policier. François Nicéphore Kakese et Léon Kengo wa Dondo, deux candidats à la présidentielle ont séjourné, mardi 22 novembre, à Lubumbashi pour battre campagne. A sa descente d'avion à l'aéroport de la Luano, Kakese Malela s'est plaint de ne pas avoir un dispositif policier pour sa sécurité, comme cela est le cas dans les provinces qu'il a déjà visitées, alors que son adversaire en a eu droit.

Uvira : la milice Maï Maï promet de ne pas perturber les élections. Les miliciens Maï Maï ne vont pas semer des troubles à Uvira (Sud-Kivu) le 28 novembre 2011, jour des élections présidentielles et législatives couplées. C'est ce qu'ils ont promis à une délégation du bureau d'études du gouvernement provincial du Sud-Kivu qui s'est rendue, mardi 22 novembre dans cette cité.

Elections : l'Omec préoccupé par la violation des règles d'éthique dans les médias. L'Observatoire des médias congolais (Omec) condamne le comportement de certains journalistes qui déforment les faits et lancent des appels à la haine tribale et ethnique dans leurs médias dans le cadre de la campagne électorale pour la présidentielle et les législatives prévues le 28 novembre en RDC.

Kinshasa: le député provincial Marius Gangale du MLC assassiné à Selembao. Le député provincial du Mouvement de libération du Congo (MLC) Marius Gangale, a été assassiné mardi 22 novembre à Kinshasa à environ 22 heures. Accompagné de son épouse, il revenait d'une visite familiale. Le couple a été surpris par deux personnes armées dans un embouteillage dans un bourbier sur l'avenue libération, ex-24 novembre, dans la commune de Selembao. La veuve Gangale raconte : "Les bandits ont tiré sur lui une balle de par les glaces du côté où je me trouvais. J'ai entendu mon mari lancer un cri. Et je me suis jeté vers le siège arrière pour me cacher. J'ai vu du sang mais je me suis dit qu'il avait juste reçu une balle au niveau du bras ", relate-t-elle, les larmes aux yeux. La veuve Gangale affirme que les bandits lui ont ravi 400 USD. Mais avant de partir, poursuit-elle, ils se sont dit quelque chose à l'oreille que je n'ai pas saisie. Cet élu de la circonscription de Bandalungwa était président du groupe parlementaire du MLC à l'assemblée provinciale de Kinshasa. Marius Gangale est le deuxième député provincial MLC assassiné depuis le début de cette législature, après Daniel Botethi assassiné en juillet 2008. (Radio Okapi)

Bureaux de vote fictifs: Jacques Djoli invite la population à informer la Ceni. Certains bureaux de vote repris sur la cartographie publiée par la Commission électorale national indépendante (Ceni) n'existent pas. Le site de vote du complexe scolaire Inga situé dans la commune de Selembao à Kinshasa ne compte que huit bureaux sur les vingt cartographiés, a constaté un reporter de Radio Okapi. A l'école primaire EP 7 Lokolo Moko, dans la même commune, un bureau de vote a été cartographié. Mais le responsable de l'établissement ne reconnaît pas l'existence d'un centre de vote dans ses locaux. Les huit bureaux cartographiés sur l'avenue de la Foire dans la commune de Makala n'existent pas. Dans la commune de Makala, l'avenue de la foire avec ses 8 bureaux n'est connu d'aucun habitant du quartier. Les écoles primaires 2 et 12, sur la même avenue, reprises comme bureaux sur la cartographie de la Ceni sont inconnues des habitants. Dans la commune de Kisenso, le centre de rattrapage situé sur l'avenue Ntuka Kongo compte cinq bureaux au lieu de trente-six. L'école Vinda sur l'avenue Madimba comporte un seul bureau au lieu de trente. Le vice-président de la Ceni, Jacques Djoli, reconnaît la possibilité qu'un bureau cartographié ne puisse pas être retrouvé à l'adresse indiquée. " (…) Un bureau peut être planifié sur la cartographie et ce bureau là, lors du vote, peut s'avérer être un bureau non existant. Il y a possibilité effectivement comme on nous le signale pas seulement à Kinshasa mais aussi sur l'ensemble du territoire", a-t-il expliqué tout en invitant la population à signaler ces cas à la Ceni : "Il faut communiquer à la Ceni locale et surtout à la Ceni bureau central le numéro code de ce bureau fictif entre guillemet et la localisation pour que lors de la compilation, il soit acté que ce bureau là est un bureau non ouvert mais qui a été planifié". Jacques Djoli demande aussi à la population de signaler des cas des bureaux qui ne répondent pas aux prescrits de la loi électorale. L'article 48 de la loi électorale stipule qu'aucun bureau de vote ne peut être établi dans : les lieux de culte, les quartiers généraux des partis politiques, des syndicats et des organisations non gouvernementales, les débits de boisson, les postes de police, les camps militaires et les académies et écoles militaires. (Radio Okapi)

Kinshasa: l'appréciation du franc congolais n'entraîne pas la baisse des prix. Le franc congolais s'apprécie par rapport au dollar américain depuis la fin de la semaine dernière. Mardi 22 novembre dans la soirée, un dollar américain se changeait à 896 francs congolais (FC) au taux officiel et à un taux oscillant entre 850 et 800 (FC) sur le marché parallèle alors que la semaine précédente, il se changeait à 920 (FC). Mais malgré cette appréciation, les Kinois constatent que les prix n'ont pas changé sur le marché des biens de consommation. Les opérateurs économiques se refusent d'entrer dans un mouvement de baisse de dollar spéculatif, affirment les experts. De son côté, la Banque centrale du Congo (BCC) explique cette appréciation du franc congolais par la campagne électorale et le paiement par les opérateurs économiques du deuxième acompte provisionnel sur les bénéfices. Selon elle, la monnaie congolaise se stabilisera une fois la campagne terminée. (Radio Okapi)

Kinshasa: le déploiement des bulletins de vote doit commencer ce mercredi. Le déploiement des bulletins de vote va commencer à Kinshasa ce mercredi 23 novembre. Le chef de la division électorale de la Monusco, Matthieu Bilebua, l'a annoncé le même jour au cours de la conférence de presse hebdomadaire des Nations Unies expliquant que l'opération est déjà en cours à l'intérieur du pays. Il a aussi affirmé que tous les bulletins de vote commandés parla Commission électorale nationale indépendante (Ceni) en Afrique du Sud sont déjà arrivés. Les derniers lots ont été acheminés par l'armée sud-africaine mardi 22 novembre dans la soirée.

Élection : observateurs de l''église, " Travail pour la vérité ". " Nous travaillons jour et nuit, mettant toute notre énergie au service de cette mission. Nous y croyons et voulons participer au mieux à l'édification de la démocratie dans notre pays " : père Justin Nkinzi, de la Commission Justice et Paix de Bukavu (Est du pays) répond sur son portable pendant qu'il est en train d'accréditer des observateurs internationaux. Au bout du fil, on perçoit bien l'enthousiasme et le dévouement de père Nkinzi, un des formateurs des 1.500 observateurs électoraux voulus par l'Eglise catholique congolaise sur le territoire de l'archidiocèse de Bukavu. Environ 30.000 observateurs devraient être mobilisés par l'Eglise pour contrôler le déroulement des élections présidentielles et parlementaires de lundi 28 novembre dans tout le pays. " Au niveau de la Commission Justice et Paix nationale - explique père Nkinzi donnant quelques précisions sur la mission d'observation promue par les évêques congolais - une équipe de "super" formateurs a déjà été préparée il y a plusieurs semaines. Ces formateurs se sont rendus dans les diocèses pour former à leur tour des observateurs, choisis parmi les comités locaux de gouvernance participative. Les observateurs sont principalement des leaders d'opinion, qui le jour du scrutin, pourront voter dans n'importe quel bureau de vote de leur zone de compétence ". Chaque observateur reçoit un formulaire à remplir, dont les conclusions seront communiquées le jour même par sms. " Nous sommes témoins de ces élections et le cas d'irrégularités ou de fraude seront dénoncés " dit père Nkinzi, rappelant que lors des précédentes élections de 2006, la communauté internationale avait mobilisé un plus grand nombre d'observateurs que cette année. Pour surmonter les problèmes logistiques et de timing, de la capitale Kinshasa est arrivée l'autorisation d'accréditer des observateurs internationaux aussi au niveau local, ce qui explique la tâche supplémentaire de la Commission Justice et Paix de Bukavu. A Bukavu, capitale de la province du Sud Kivu, théâtre ces dernières années de guerres et de violences venant de l'Est, la campagne s'est déroulée sans incident jusqu'à présent. Les quatre principaux candidats présidentiels y sont passé: le président sortant Joseph Kabila, l'opposant Etienne Tshisekedi, l'ex-président du Sénat Léon Kengo wa Dongo et l'ex-président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe, originaire de Bukavu. (Misna)

La commission électorale rejette les accusations de fraude. " Il n'y a pas de bureaux de vote fictifs ", a déclaré Daniel Ngoy Mulunda, président de la Commission électorale nationale indépendante, en réponse aux accusations de fraude du processus conduisant, lundi prochain, au vote de 32 millions de congolais pour l'élection du président et des députés. Ces derniers jours, selon diverses sources, l'opposition et la société civile ont exprimé leurs préoccupations face à l'existence présumée de bureaux de vote inexistants, avec des résultats déjà établis en faveur de la Majorité présidentielle, une coalition qui soutient le président sortant Joseph Kabila. " C'est totalement faux ", a insisté le président de la Ceni. Quelques jours avant le vote, l'affichage des listes complètes et la distribution du matériel électoral se poursuivent, avec l'aide logistique de la Monusco, de l'Afrique du Sud, de l'Angola et de la République voisine du Congo, en plus des forces armées congolaises. Les 186.000 urnes qui seront utilisées pour voter ont été fabriquées en Chine. (Misna)

Basankusu: Fermeture de la cathédrale. Mgr Joseph Mokobe Ndjoku, évêque de Basankusu, a procédé ce dimanche 20 novembre à la fermeture de la cathédrale Saints Pierre et Paul à cause des graves risques d'effondrement. La cathédrale, une des plus majestueuses d'Afrique, a été construite en 1942 par des membres de la Société Missionnaire Saint Joseph, connus comme "Missionnaires de Mill Hill". 69 ans après, le bâtiment commence à céder parce qu'il a été entièrement bâtit avec des briques bien cuites mais pauvres en ciment. Pour pouvoir sauver "ce lieu sacré à l'architecture splendide", Mgr Mokobe a fait un appel à la générosité des chrétiens de Basankusu et à toutes les personnes et institutions de bonne volonté. Le coût des travaux de réhabilitation est estimé autour de 620.000 dollars américains. (Ademis)

Jeudi 24 novembre.

Ngoy Mulunda: "Il y a des bureaux de vote mal localisés mais pas fictifs ". Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de la RDC, Daniel Ngoy Mulunda, a démenti, mercredi 23 novembre, l'existence des bureaux de vote fictifs qu'une enquête de Radio Okapi avait confirmée. Il s'agit plutôt "des bureaux mal localisés", a-t-il indiqué lors d'un point de presse à Kinshasa consacré à l'évolution des préparatifs des scrutins présidentiel et législatifs du 28 novembre.

L'UE et les Etats-Unis condamnent le meurtre du député provincial Marius Gangale. L'Union européenne et le gouvernement des Etats-Unis se disent préoccupés et troublés par le meurtre à Kinshasa de Marius Gangale, député provincial du MLC. Dans deux communiqués, ils exigent chacun une enquête " rigoureuse " pour découvrir les auteurs de cet acte.

Nord-Kivu : plus de 600 ménages déplacés et en détresse appellent à l'aide. Selon la société civile, il s'agit de 687 ménages composés essentiellement des femmes, des enfants et des vieillards, enregistrés ces six derniers jours à Kantine et ses environs. Les déplacés arrivent par petits groupes, fuyant les combats menés dans le cadre de l'opération " Safisha Ruwenzori ", des Fardc contre les Maï-Maï de Kikurukuku, dans les localités de Mandelya, Losse et Masoya, dans le groupement Mwenye. Dans une lettre adressée mercredi 23 novembre aux autorités administratives de Beni, la société civile indique que ces déplacés vivent dans le dénuement total. Ils ont besoin de couvertures, de vêtements, de médicaments et d'ustensiles de cuisine. Le porte-parole de l'opération " Safisha Ruwenzori ", le lieutenant colonel Célestin Ngeleka, indique que la traque des milices Maï-Maï par les Fardc se poursuit. Il rappelle toutefois que cette opération n'est pas dirigée contre les populations civiles. Le lieutenant colonel Célestin Ngeleka invite donc les déplacés à regagner leurs villages d'origine pour vaquer librement à leurs occupations. (Radio Okapi)

Mbusa Nyamwisi annonce une probable rencontre entre Kamerhe et Tshisekedi à Mbuji-Mayi. Mbusa Nyamwisi, candidat à l'élection présidentielle a déclaré, mercredi 23 novembre à Goma, qu'il était d'accord pour une candidature unique de l'opposition. Devant des sympathisants venus le saluer à l'aéroport, il a annoncé qu'au cours de cette semaine Vital Kamerhe et Etienne Tshisekedi, tous deux candidats à l'élection présidentielle, pourraient discuter à Mbuji-mayi d'une éventuelle coalition de l'opposition pour la présidentielle du lundi 28 novembre. "Les élections, c'est pour donner la chance à l'opposition de remporter la victoire et de diriger ce pays. La bonne nouvelle que je peux vous donner est que ceux qui sont placés en bonne position [Kamerhe et Tshisekedi], se sont appelés au téléphone. Et, c'est moi qui ai facilité ce contact," a affirmé le président du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD/KML). Mbusa Nyamwisi a indiqué qu'un meeting commun entre Kamerhe et Tshisekedi était prévu mercredi ou jeudi à Mbuji-Mayi en sa présence. Mais il tempère: "Je ne peux pas vous dire qu'ils se sont convenus sur un candidat unique, ça serait vous mentir. L'essentiel est qu'ils harmonisent." Par ailleurs, le Mbusa Nyamwisi dit qu'il n'est pas convaincu que les élections auront lieu le 28 novembre comme prévu. Selon lui, les bulletins de vote ne seraient toujours pas arrivés dans certaines localités du pays et de nombreux électeurs auraient été omis des listes électorales. (Radio Okapi)

La police nationale congolaise équipée pour sécuriser les élections. La police nationale congolaise tient à assurer le calme le jour de l'élection présidentielle et des élections législatives du 28 novembre. Elle a exprimé son engagement à sécuriser les personnes et leurs biens, mercredi 23 novembre, lors d'une caravane motorisée à Kinshasa au cours de laquelle elle a présenté son nouvel équipement.

Kinshasa: une mission de la Francophonie pour les élections du 28 novembre. Une mission de la Francophonie séjourne à Kinshasa depuis mardi 22 novembre dernier. Conduite par l'ancien ministre des Affaires étrangères de Mauritanie, Mohamed El Hacen Ould Lebatt, cette mission d'observation et de contact qui s'entend jusqu'au 1er décembre entend suivre de près le déroulement des élections du 28 novembre. Selon un communiqué de la représentante personnelle du chef de l'Etat à la Francophonie, cette mission fait suite à une invitation du gouvernement de la RDC. La mission œuvrera en étroite collaboration avec les autres partenaires internationaux sur le terrain, notamment les Nations unies, l'Union africaine et l'Union européenne, conformément aux principes directeurs de la Francophonie en matière électorale et aux engagements pertinents consignés dans la Déclaration de Bamako. (Radio Okapi)

Ngoy Mulunda : " Aucune urne ne va quitter le bureau de vote non dépouillée ". Le dépouillement des bulletins de vote des élections du 28 novembre se fera dans les bureaux de vote, puis les résultats seront affichés en présence des témoins, avant l'annonce officielle de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Le président de la Ceni, Ngoy Mulunda, l'a annoncé mercredi 24 novembre à la presse à Kinshasa.

Etienne Tshisekedi annonce la signature du programme commun de l'opposition. Le président national de l'UDPS, Etienne Tshisekedi wa Mulumba a quitté Mbuji-Mayi au Kasaï-Oriental, ce jeudi 24 novembre, pour Kananga au Kasaï-Occidental. Avant de prendre son avion, il a déclaré à la presse locale que le programme commun qu'il avait soumis aux autres candidats de l'opposition pour amendements serait signé vendredi à Kinshasa. "Demain, au stade Tata Raphael, le secrétaire général de l'UDPS va lire ce programme commun de gouvernement de demain et nous allons tous le signer", a annoncé le candidat N° 11 à la présidentielle 2011. Il a précisé qu'agissait du projet de société de l'UDPS qu'il a proposé aux candidats pour en faire le programme commun de gouvernement, après leurs amendements. Il nié avoir eu des négociations avec qui que ce soit pour la candidature commune de l'opposition : "Je n'ai jamais été d'accord avec les gens qui disent que l'opposition doit avoir un candidat commun pour gagner. Ça n'a rien affaire ! le peuple congolais sait où il va [et] ce qu'il va faire. Les candidats peuvent être [au nombre de] de mille, ça ne va absolument rien changer à la situation." Le leader de l'UDPS a fait cette déclaration, un jour après celle du président national du RCD/KML, Mbusa Nyamwisi. Ce dernier a annoncé qu'au cours de cette semaine les candidats Vital Kamerhe et Etienne Tshisekedi pourraient discuter, à Mbuji-mayi, d'une éventuelle coalition de l'opposition pour la présidentielle du lundi 28 novembre. (Radio Okapi)

Nord-Kivu : le chef milicien Cheka séjourne à Walikale. Le chef-rebelle Cheka s'est présenté, mercredi 23 novembre, aux Fardc à Kibua situé à une trentaine de kilomètre de Walikale-centre accompagné de 70 de ses hommes armés. Candidat à la députation nationale, il s'est adressé pendant au moins une heure, jeudi 24 novembre, à une centaine de personnes, réunies au rond-point de l'Unité à Walikale, au Nord-Kivu

Deux hommes armés dévalisent une station-service à Bunia. Deux hommes armés en tenue civile et cagoulés ont dévalisé, mercredi 23 novembre, la station service le Gourmand sur le boulevard la Libération, à Bunia en Province Orientale. Des sources locales rapportent qu'il était presque 19 heures quand deux hommes ont débarqué à la station et sommé les deux pompistes en service de leur donner de l'argent. Entre-temps, celui qui avait une arme a tiré une balle dans la cuisse d'un client qui était dans sa voiture. Un pompiste, de service ce soir là, a tenté en vain de fuir avec la recette du jour. L'un de deux assaillants l'a poursuivi quelques mètres plus loin et a tiré sur lui. Après l'avoir maitrisé, il lui a ravi le sac qui contenait environ 1300 dollars américains, selon les estimations du responsable de la station service. L'opération a duré près de 10 minutes avant que la police ne débarque sur le lieu. Rappelons que c'est pour la troisième, en six mois, que les stations services sont attaquées par les bandits dans la ville de Bunia. (Radio Okapi)

Sud-Kivu: Des hommes armés pillent dans le territoire de Kabare. Des bandits et hommes armés ont pillé, dans la nuit de mardi 22 à mercredi 23 novembre, quatre maisons dans les localités de Kabamba et Ihimbi, près de 60 km au Nord de Bukavu, en territoire de Kabare.

Meurtre de Marius Gangale: le MLC dénonce "une traque dont sont victimes les élus de l'opposition". Le groupe parlementaire du Mouvement de libération du Congo (MLC) à l'assemblée provinciale de Kinshasa a déploré le meurtre du député provincial Marius Gangale, tué mardi 22 novembre à Kinshasa par des bandits armés. Dans une déclaration rendue publique mercredi 23 novembre dans la soirée, les députés provinciaux du parti de Jean-Pierre Bemba se disent consternés par la mort d'un deuxième parlementaire MLC au cours d'une même législature, parlant d'une "traque dont sont victimes les élus de l'opposition". "Nous disons trop c'est trop. Cette fois-ci on ne laissera pas passer ce crime comme ça impuni comme ce fut avec Botethi. Nous allons réagir," a déclaré Canon William, président du groupe parlementaire MLC à l'assemblée provinciale de Kinshasa, affirmant ne pas avoir confiance à la justice congolaise. "On a porté plainte mais nous n'avons pas confiance en cette justice. Nous connaissons comment marche la justice congolaise. Nous savons que cette justice est une justice à deux vitesses. L'histoire de Botethi n'est pas encore finie mais pour Marius nous sommes prêts et nous savons comment nous allons réagir," a-t-il indiqué. Selon lui, la mort de son ancien collègue n'est pas un fait du hasard. "Dire que c'est un simple hasard ne serait pas juste. Marius a été suivi par une moto jusqu'à Selambao, croisement 24-Tamac. Les gars de la moto sont descendus. Lorsque Marius s'est retourné pour voir qui c'était, on lui a tiré une balle à bout portant sans sommation," a-t-il expliqué. Daniel Botethi est l'ancien vice président de l'Assemblée provinciale de Kinshasa. Il a été abattu en juillet 2008 dans la commune de Ngaliema à Kinshasa. Il s'était alors ouvert un procès à rebondissement. (Radio Okapi)

Législatives-Sankuru: quatre chefs Maï-Maï tentent d'imposer des candidats à la population. Les chefs Maï-Maï Nova, Lomanga, Otshudi et Konga vivant dans les territoires de Lomela Kole et Katakokombe dans le district du Sankuru (Kasaï-Oriental) exigent des populations locales qu'elles votent pour certains candidats sous peine de représailles. Le conseil de sécurité de Lodja l'a annoncé à une délégation de la Monusco qui a séjourné dans la cité, vendredi 18 et samedi 19 novembre.

Vendredi 25 novembre.

Le collectif d'ONG Renadhoc guide les électeurs vers "un choix judicieux". Le Réseau national des ONG des droits de l'Homme de la RDC (Renadhoc) invite les Congolais à faire "un choix judicieux" lors des élections présidentielles et législatives du 28 novembre 2011. Dans un communiqué rendu public jeudi 24 novembre, l'organisation a présenté "12 règles d'or en vue de la consolidation de la démocratie, de la paix et de la construction d'un Etat de droit en RDC". Le Renadhoc invite notamment les électeurs à ne pas élire les candidats présumés auteurs des graves violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire en RDC. Il les invite aussi à ne pas voter pour des candidats impliqués dans les crimes du passé, le détournement des deniers publics, la corruption, l'évasion fiscale ainsi que les viols et violences à l'endroit des femmes. Pour les élections législatives, le collectif d'ONG demande aux électeurs de ne pas accorder leurs suffrages aux candidats qui ne résident pas avec eux et qui ne vivent pas leurs souffrances quotidiennes dans leurs circonscriptions électorales respectives. Les ONG congolaises des droits de l'homme réunies au sein du Renadhoc suggère aussi aux électeurs congolais de : ne pas élire les candidats porteurs de double ou triple nationalité, ne pas élire les candidats à nationalité douteuse, ne pas élire les candidats qui aliènent et noyautent les attributs fondamentaux de la République, ne pas élire les candidats qui ont pour suppléants les membres de leurs familles (épouses, époux, nièces, neveux, cousines, cousins, oncles, tantes, etc.), ne pas élire les candidats dont les épouses et époux, filles et fils, cousins et cousines, nièces et neveux sont aussi candidats, afin de s'opposer "à un parlement dynastique, et faire du prochain parlement une institution absolument représentative de toutes les couches de la population congolaise", condamner sans réserve tout discours anticonstitutionnel et d'auto-proclamation en qualité de président de la République, en violation flagrante et délibérée de la loi numéro 11/003 du 25 juin 2011 organisant les élections générales en RDC, désapprouver en tout lieu et en tout temps, toutes les violences électorales entre et contre les acteurs politiques en RDC, rester très solidaires, très vigilants et de s'opposer catégoriquement et en toutes circonstances, à tout discours politicien de nature à cultiver la haine, la vengeance, la xénophobie et l'intolérance politique. (Radio Okapi)

70 militaires sud-africains au Katanga pour renforcer la sécurisation des élections. Soixante-dix militaires de l'armée sud-africaine sont arrivés, mercredi 23 novembre, à Lubumbashi, capitale du Katanga pour appuyer la sécurisation des élections présidentielle et législatives prévues le lundi 28 novembre 2011. Selon la Commission électorale nationale indépendante (Ceni/Lubumbashi) qui livre cette information, d'autres militaires devraient arriver le jeudi 24 novembre dans la même province.

Sécurisation des élections: la Monusco a formé et équipé la police congolaise. "La Monusco a bel et bien accompli son devoir de préparer la police dans la sécurisation des élections", a déclaré le commissaire de la police de la Monusco, le général Abdallah Wafy, jeudi 24 novembre, au cours de l'émission Dialogue Entre Congolais de Radio Okapi.

La Monusco accompagne la Ceni dans le déploiement des kits électoraux. La Monusco accompagne la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) dans l'opération de déploiement des kits électoraux dans les bureaux de vote. Elle a mis tous les moyens nécessaires à la disposition de l'institution électorale en vue d'acheminer ces matériels au plus tard le 27 novembre. Le directeur de la division électorale de la Monusco se dit confiant de voir tout le matériel atteindre les bureaux de vote avant la date buttoir. "Loin de donner une confirmation, nous pouvons dire que c'est un objectif et nous nous donnons les moyens d'atteindre cet objectif", a déclaré Mathieu Bile Bouah, jeudi 24 novembre, au cours de l'émission Dialogue entre congolais de Radio Okapi. Il a indiqué que le déploiement des matériels électoraux des sites de formation vers ceux de vote a commencé depuis trois jours. Pour accomplir sa mission, la Monusco recourt à sa flotte aérienne constituée de plus de 67 avions et hélicoptères avec le soutien de certains pays. La Ceni a aussi loué des avions privés pour acheminer le matériel électoral dans le délai. Le chef de la Division électorale de la Monusco a expliqué que son institution ne déploie pas le matériel électoral mais apporte son appui logistique. Matthieu Bile Bouah est persuadé que d'ici le 27 novembre "beaucoup sera fait et beaucoup pourra être fait. Et la Monusco fera le maximum". La Division électorale de la Monusco évalue chaque jour l'état d'avancement de l'opération de déploiement. (Radio Okapi)

Kasaï-Oriental: la répartition des bureaux de vote à la base des tensions à Lusambo. Plusieurs maisons ont été brûlées, des personnes blessées et l'entrepôt de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) saccagé, jeudi 24 novembre, dans la cité de Lusambo, à plus de 200 km de Mbuji-Mayi au Kasaï-Oriental. Une partie de la population locale proteste contre la répartition des bureaux de vote dans différentes localités du territoire. Les témoins ont affirmé que ce sont les membres de plusieurs tribus de Lusambo qui se sont coalisés contre les Batetela du même territoire. Ils se plaignent d'avoir moins de bureaux de vote dans leurs localités comparativement à ceux placés dans les localités de Batetela.
Des Congolais vivant à Brazzaville rentrent à Kinshasa pour voter. La gare fluviale de Brazzaville est prise d'assaut par de nombreux Congolais de Kinshasa. Ils rentrent pour élire le président de la République et l'un de cinq cents députés nationaux, lundi 28 novembre 2011. " Depuis le 20 novembre dernier, quelque 800 de nos "combattants " ont déjà traversé à Kinshasa où ils voteront ", indique Jean-Pierre Tshimanga, représentant du candidat de l'UDPS à la présidentielle Etienne Tshisekedi à Brazzaville. A la fédération du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, le président fédéral de Brazzaville Jean-Pierre Bembo, lui-même enrôlé dans la commune de Barumbu, indique que quelque 600 membres de ce parti ont déjà regagné Kinshasa pour le vote du 28 novembre. D'autres militants, venant de Pointe-noire et des provinces, le feront ce vendredi. (Radio Okapi)

Province Orientale: une partie du matériel électoral est arrivée à Isangi. Des kits électoraux composés d'urnes, d'isoloirs et de bulletins de vote sont arrivés jeudi 24 novembre à Isangi, en Province Orientale. La Ceni dispose de trois embarcations et d'un véhicule pour les faire parvenir dans 358 bureaux de vote, disséminés dans 13 secteurs et chefferies de ce territoire.

Rutshuru: 50 mille électeurs ne connaissent pas encore leurs bureaux de vote. Environ 50 mille électeurs du territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, ne connaissent pas encore leurs bureaux de vote à trois jours des élections présidentielles et législatives du 28 novembre. Ils ne retrouvent pas leurs listes électorales. La Ceni assure que tous les électeurs iront bel et bien aux urnes.

Campagne électorale : affrontements entre partisans de l'UDPS et ceux du Palu à Tshikapa, un mort. Une femme, la soixantaine, est morte, vendredi 25 novembre à Tshikapa au Kasaï-Occidental, après les incidents survenus jeudi 24 novembre entre les partisans de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et ceux du Parti lumumbiste unifié (Palu) dans les communes de Dibumba I et Dibumba II. Selon des témoins, elle a succombé de suite des coups reçus au marché Dipumba de la part des partisans du Palu. Les deux parties se rejettent la responsabilité de la mort de cette sexagénaire. Le président fédéral de l'UDPS/Tshikapa, Arthur Lwaba Bantu déclare qu'il a été agressé par les partisans du Palu alors qu'il essayait de demander à ses militants de laisser la place du tarmac aux militants du Palu pour accueillir leur leader. De son côté, le représentant de la majorité présidentielle, Kawino Ndongo, déclare que ce sont les partisans de l'UDPS qui ont attaqué le Premier ministre Adolphe Muzito à son arrivé à Tshikapa. Il ajoute que les partisans du Palu n'ont fait que réagir aux actes de l'UDPS. (Radio Okapi)

Médias : l'émission "Spéciale Election" de Digital Congo interdite de diffusion. L'émission "Spéciale Election" de Digital-Congo TV ne pourra plus diffuser pendant 7 jours. C'est la décision du Conseil supérieur de l'audiovisuel congolais (CSAC) publiée jeudi 24 novembre à Kinshasa. La rapporteuse de cette structure, Chantal Kanyimbo, déclare que cette chaîne a diffusé deux émissions avec des acteurs politiques ayant tenu des propos "qui violent la loi sur le code de la bonne conduite des acteurs politiques et medias". Une mise en garde est adressée à ces hommes politiques. La chaîne de télévision "Nzondo TV" écope elle d'un embargo de 7 jours. Le CSAC reproche à son propriétaire, le pasteur Denis Lessie d'avoir tenu des propos " très dangereux " pendant la campagne électorale. Le CSAC met aussi en garde le journaliste Bertin Ekofo pour avoir prêté sa voix dans un message de campagne électorale d'un candidat à la présidentielle. (Radio Okapi)

Accréditation des témoins : la Ceni délivre des badges aux retardataires. L'opération d'accréditation des témoins s'est clôturée jeudi 24 novembre sur toute l'étendue de la RDC. Au dernier jour, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni)/Kinshasa a enregistré plus de 300 mille observateurs constitués des journalistes, témoins des partis politiques et des indépendants qui vont suivre le déroulement des élections dans la capitale congolaise. Les personnes concernées retirent leurs badges au bureau de la Ceni chargé d'inscription des électeurs et des accréditations, aux environs de la place royale à la Gombe. Désiré Mukosa souligne quela Ceniest en train de distribuer des badges aux retardataires et qu'il n'y aura plus de prolongation.

Elections-RDC : la Ceni confrontée aux difficultés logistiques. La Ceni est confrontée aux difficultés logistiques à trois jours de la tenue des élections présidentielle et législatives. Au cours d'une conférence de presse tenue vendredi 25 novembre, son rapporteur Matthieu Pita a déclaré que 33 aéronefs n'ont pas pu décoller pour des raisons météorologiques. Ces engins devraient servir au déploiement du matériel électoral dans les provinces. En dépit de ces difficultés logistiques, Matthieu Pita annonce que les élections auront bel et bien lieu le 28 novembre.

À l'approche des élections : pressions sur la presse. Les médias qui publieront les résultats des élections générales avant la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) seront punis par la loi, a annoncé le Conseil supérieur de l'audiovisuel et des communications, trois jours avant les présidentielles à un seul tour et les législatives du 28 novembre. Selon le calendrier de la Ceni - dont le site n'est pas accessible depuis une semaine - les résultats préliminaires de l'élection présidentielle seront annoncés le 6 décembre et les définitifs le 17 décembre par la Cour suprême, après examen des recours. Le serment du président de la République est attendu le 20 décembre. Les résultats provisoires des législatives sont prévus le 13 janvier et le traitement des appels jusqu'à début mars. Les titres de la presse congolaise d'aujourd'hui concernent un nouvel épisode de tension dans cette campagne électorale mouvementée: une tentative de coup d'Etat présumée contre le président Joseph Kabila, par des hommes armés venus du Congo Brazzaville. Ce seraient les auteurs du coup d'Etat présumé eux-mêmes, déjà en état d'arrestation pour crimes précédents, a avoir avoué. Aux présidentielles de lundi se présentent 11 candidats, dont le président sortant Kabila, qui a occupé le plus l'espace médiatique dans la campagne. A l'Assemblée nationale, il y a 19.000 candidats pour 500 sièges. Les élections seront surveillées par des observateurs nationaux - en particulier ceux accrédités par la Commission épiscopale Justice et paix - et internationaux. La mission de l'organisation non-gouvernementale Centro Carter sera co-présidée par l'ex-chef d'Etat zambien, Rupiah Banda. (Misna)

Samedi 26 novembre.

Présidentielle 2011: certains candidats regagnent Kinshasa ce samedi pour clôturer leur campagne. La campagne électorale prend fin ce samedi 26 novembre sur toute l'étendue de la RDC. La plupart de candidats partis en campagne à l'intérieur du pays prévoient des meetings à Kinshasa pour clôturer cette période. Le porte-parole du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), Emile Bongeli annonce l'organisation d'un meeting du candidat numéro 3, Joseph Kabila au stade des Martyrs. L'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) annonce le retour de son président, candidat numéro 11, Etienne Tshisedi à Kinshasa le même jour. Selon son secrétaire général Jacquemin Shabani, Etienne Tshisekedi tiendra son meeting à la place du cinquantenaire, en face du palais du peuple. Des responsables de l'Union pour la nation congolaise (UNC) annoncent un meeting du candidat numéro 5 Vital Kamerhe au stade tata Raphaël dans l'avant-midi. Le candidat numéro 1, Jean Andeka Djamba a, quant à lui, choisi de clôturer sa campagne à Mbanza Ngungu dans le Bas-Congo. L'inspecteur provincial de la police nationale congolaise (PNC)/Kinshasa, général Jean de Dieu Oleko, assure avoir pris toutes les dispositions sécuritaires pour que toutes les manifestations se tiennent dans le calme.
Mardi 22 novembre, l'ONG Free Fair DRC basée en Grande Bretagne a invité les Kinois à éviter la violence lors du retour à Kinshasa des candidats à l'élection présidentielle en campagne à l'intérieur du pays. (Radio Okapi

Présidentielle 2011: retour des candidats à Kinshasa, la Monusco appelle à la responsabilité. Joseph Kabila, Etienne Tshisekedi et Vital Kamerhe, tous candidats à l'élection présidentielle, ont prévu de tenir des meetings à Kinshasa ce samedi 26 novembre pour clôturer leur campagne électorale. A cette occasion, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, Roger Meece, a demandé aux acteurs politiques et à leurs militants d'adopter un comportement responsable pour éviter tout affrontement.

Beni: la Regideso remet en service l'usine de traitement d'eau de Tuha. L'usine de traitement d'eau de Tuha à Beni (Nord-Kivu) a été remise en service le mercredi 23 novembre. Elle ne fonctionnait plus depuis le mois d'avril 2011 à cause d'une panne de son groupe électrogène. Pendant ce temps, la distribution d'eau dans la ville était assurée par l'usine de Kalongo. Selon le directeur provincial de la Regideso, Deo Kabiona Kizibisha, l'usine de Tuha a été réhabilitée sur fonds propres de la Regideso/Nord-Kivu.

Kinshasa: le gouverneur Kimbuta annule tous les meetings de fin de campagne. Le Gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta a annulé tous les meetings qui devaient consacrer ce samedi 26 novembre, la fin de la campagne électorale de Joseph Kabila, Etienne Tshisekedi et Vital Kamerhe, tous trois candidats à l'élection présidentielle du lundi 28 novembre en RDC. La porte-parole du gouvernement provincial de Kinshasa, Thérèse Olenga, a déclaré que cette décision, prise en concertation avec le comité provincial de sécurité, est destinée à "préserver l'ordre public et la paix sociale". Selon elle, la décision du gouverneur est motivée par l'escalade de violence observée dans la ville notamment sur "l'accès qui mène vers l'aéroport de N'djili où trois candidats comme par hasard reviennent dans la ville aujourd'hui". Un reporter de Radio Okapi a constaté dans la matinée des affrontements à coup de pierres entre partisans du candidat Kabila et de ses opposants au quartier Kingasani dans l'Est de Kinshasa sur la route menant vers l'aéroport de N'djili. Il y aurait un mort et plusieurs blessés. D'autres accrochages ont opposé les militants du Parti lumumbiste unifié (Palu), qui soutient Joseph Kabila à ceux de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), d'Etuienne Tshisekedi, aux environs du pont Matete. Des témoins font état de plusieurs blessés et des véhicules endommagés. La police a tiré en l'air pour séparer les deux camps. Il y aurait eu plusieurs interpellations. (Radio Okapi)

Elections: la police empêche Etienne Tshisekedi de quitter l'aéroport de Nd'jili. Le candidat de l'UDPS à la présidentielle de lundi 28 novembre en RDC, Etienne Tshisekedi est arrivé à Kinshasa, samedi 26 novembre en provenance du Bas-Congo par l'aéroport de Ndolo en début d'après-midi alors que de nombreux militants de son parti l'attendaient à l'aéroport international de N'djili depuis la matinée. A son atterrissage, son convoi s'est aussitôt dirigé vers l'aéroport de N'djili où il a été empêché de quitter l'aéroport par la police.

Katanga: la Ceni organise une caravane motorisée pour informer la population de la procédure de vote. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a organisé une caravane motorisée entre Lubumbashi et Likasi (Katanga) ce samedi 26 novembre, dernier jour de la campagne électorale pour les élections législatives et présidentielles du 28 novembre. Objectif: informer la population de la procédure de vote et lancer des appels à l'apaisement. Des messages appelant à la population à accepter les résultats des urnes étaient affichés sur les véhicules du convoi. Cette caravane a été organisée en collaboration avec l'Agence américaine d'aide au développement (USAID) et l'ONG Ifes.

Dimanche 25 novembre.

RDC: fin de campagne électorale tendue à Kinshasa. La campagne électorale pour la présidentielle et les législatives du 28 novembre en RDC a pris fin, samedi 26 novembre, dans une atmosphère de tension entre les partisans du président Joseph Kabila, candidat à sa propre succession et ceux de l'opposant Etienne Tshisekedi. Ce dernier a été bloqué par la police à l'aéroport international de N'djili jusqu'aux environs de 23heures 30 locales pour l'empêcher de tenir son meeting de fin de campagne. Des échauffourées enregistrées dans la journée ont fait au moins un mort, selon la police. Une dizaine, selon l'UDPS, le parti d'Etienne Tshisekedi. La journée a commencé dans une ambiance de sérénité relative. Vers 9 heures du matin, les partisans du PPRD, le parti présidentiel, et alliés se dirigent vers le stade des martyrs pour le dernier rassemblement électoral du candidat Kabila. Ceux de l'UDPS se regroupent à la place du cinquantenaire, située à une centaine de mètres du stade des martyrs où est prévu le dernier meeting du candidat Tshisekedi. Les deux camps s'invectivent. La tension commence à monter, la police disperse les militants de l'UDPS à coup de gaz lacrymogène. Au même moment, d'autres militants de ce parti se dirigent vers l'aéroport de N'djili pour accueillir leur leader en provenance du Bas-Congo. Il devait être précédé à Kinshasa par le candidat Joseph Kabila, lui aussi, en campagne au Bas-Congo. L'ambiance est électrique dans la ville. Certains Kinois ne se rendent pas à leur lieu de travail dans cette atmosphère de tension où l'on redoute une escalade de violence entre les camps rivaux. Et la tension commence effectivement à monter. Sur le boulevard Sendwe à la hauteur de l'entrée du stade tata Raphaël une scène de jet de pierre se déroule entre les partisans du PPRD et ceux du candidat de l'UNC de Vital Kamerhe dont le meeting était prévu dans la matinée. Affrontements. Peu avant midi, au niveau du pont Matete sur le boulevard qui mène à l'aéroport de N'djili, les militants de l'UDPS et ceux du Parti lumumbiste unifié qui soutiennent la candidature de Joseph Kabila, s'affrontent. De nombreux militants de deux camps sont blessés. Le secrétaire national du Palu chargé de la sécurité va déclarer un peu plus tard qu'" il y a eu plus au moins 53 personnes blessées dont un nombre important du Palu ". A Kingasani, quartier populaire réputé acquis à la cause de l'opposition, d'autres échauffourées opposent les partisans de Tshisekedi à ceux de Kabila provoquant " la mort d'un homme tué par un jet de pierre à la tête ", déclare le chef de la police de Kinshasa, le général Jean de Dieu Oleko à l'AFP. En début d'après-midi, la décision du gouverneur de la ville de Kinshasa tombe. Tous les meetings prévus ce jour sont interdits pour "préserver l'ordre public et la paix sociale", affirme Thérèse Olenga, la porte-parole du gouvernement provincial. Tshisekedi atterri à Ndolo. Alors qu'il était attendu à l'aéroport international de N'djli, l'avion de Tshisekedi atterri vers 14 heures à l'aéroport de N'dolo au centre de Kinshasa, visiblement sans qu'il en ait été informé à l'avance. Aussitôt, son convoi traverse la ville et se rend à l'aéroport de N'djili, à15 km de N'dolo, où l'attendait ses militants. " Nous allons au stade des Martyrs, c'est là que je vais tenir mon meeting ", lance-t-il à ses partisans à l'aéroport de N'djili. Debout sur le toit ouvrant d'une Hummer rouge qui le conduit, Tshisekedi est empêché d'avancer par la police commandée par son commissaire général, Charles Bisengimana, quelques cent mètres après. La police lance le gaz lacrymogène pour disperser la foule. Des tirs de sommation s'ensuivent. Des blessés sont enregistrés. Vers 20 heures commencent les tentatives de médiation. Celles du comité national de médiation du processus électoral et de l'adjoint du chef de la mission onusienne en RDC, Fidèle Sarrassoro échouent. Etienne Tshisekedi refuse de rentrer chez lui escorté par la police. " Quand on arrive à des situations pareilles, c'est alors qu'on prend une position qui inspire confiance. Je suis agressé par la police de Kabila, je suis séquestré. La police de Kabila ne veut pas que je regagne ma maison. Et comme solution, la Monusco trouve qu'elle doit m'escorter. Ça veut dire quoi ? Elle trouve ça légal ce que Kabila fait ", déclare Tshisekedi aux journalistes. Autour de 23 heures quart, les policiers munis de boucliers et gourdins s'avancent vers la Jeep d'Etienne Tshisekedi pour le forcer à rentrer chez lui après avoir dégagé le passage. C'est le début des accrochages avec les militants de l'UDPS et la garde de Tshisekedi. Dans cette cohue, son chauffeur qui refuse de conduire est passé à tabac. Un policier prend le volant. Etienne Tshisekedi est ramené de force chez lui à Limete autour de minuit. Selon des sources de l'UDPS, une dizaine de militants de ce parti ont été tués au cours de cette journée. Ainsi prend fin la campagne électorale 2011 en RDC.(Radio Okapi)

Présidentielle : la France et la Grande Bretagne appellent les candidats à promouvoir l'unité nationale. Suite à ces actes des violences enregistrées le dernier jour de la campagne à Kinshasa, les ambassadeurs de la France, Luc Hallade, et de la Grande Bretagne, Neil Wigan, ont invité les acteurs politiques congolais à éviter des appels à la haine et préserver l'unité du pays. Pour Luc Hallade, chaque acteur politique doit jouer son rôle pour protéger l'intérêt de la nation et éviter des scènes des violences. "Ils doivent tout faire pour ne pas diviser le pays et maintenir son unité ", a déclaré l'ambassadeur français. Luc Hallade demande à la population de na pas répondre aux appels à la violence, car, souligne-t-il, c'est elle qui perd lorsqu'il y a des scènes des violences. Pour éviter les violences électorales en RDC, l'ambassadeur Britannique, Neil Wigan invite les candidats à respecter les résultats des urnes. "J'encourage tout le monde à respecter la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) pour le bien être de la population congolaise ", a déclaré Neil Wigan. (Radio Okapi)

Elections-RDC : Vital Kamerhe déplore une fin de campagne "très sombre". Le candidat numéro 5 à la présidentielle du 28 novembre, Vital Kamerhe a dénoncé une fin de campagne "très sombre " samedi 26 novembre à Kinshasa. Le président de l'Union pour la nation congolaise (UNC) déplore la mort "d'au moins 15 morts gratuites fauchées part les forces de l'ordre ". Selon lui, la tension observée samedi dans la capitale congolaise était prévisible. "Le gouverneur de Kinshasa savait très bien qu'en autorisant aux trois grands partis, le PPRD (Parti du peuple pour ka reconstruction et la démocratie), l'UDPS (l'Union pour la démocratie et le progrès social) et UNC d'organiser leurs meetings dans les mêmes périmètres, le même jour et à la même heure il y aurait une sorte de préparation à l'insurrection ", a déclaré Vital Kamerhe. Il condamne aussi le blocage d'Etienne Tshisekedi à l'aéroport de N'djili par les éléments de la Police nationale congolaise (PNC). Vital Kamerhe exige que la liberté de mouvement d'Etienne Tshisekedi lui soit restituée conformément à la constitution de la RDC. Le candidat de l'UNC déplore aussi des cas des fraudes électorales à quelques jours du vote fixé au 28 novembre. Il a présenté à la presse un exemplaire des bulletins de vote de l'élection présidentielle déjà en circulation. (Radio Okapi)

Lubumbashi : attaque d'un dépôt d'armes du camp Major Nvangu. Le dépôt d'armement du camp militaire Major Nvangu à Lubumbashi a été attaqué dans la nuit de samedi à dimanche 27 novembre. Selon le porte-parole de la 6e région militaire, le dépôt a été complètement calciné. Il ajoute que c'est un dépôt stratégique pour la ville qui contenait des munitions de grande valeur. La même source indique que c'est une attaque surprise. Les assaillants ont tiré pendant plus ou moins trente minutes sur les deux militaires qui faisaient la garde. L'un d'eux a été atteint par balle et il a succombé dimanche 27 novembre dans la matinée. L'identité des assaillants n'est pas encore dévoilée mais le porte parole de la 6e région militaire déclare que les soupçons pèsent sur les éléments armés de la Coordination du référendum d'autodétermination du Katanga (Corak).

Equateur : la police récupère du matériel électoral caché dans la brousse. La police a saisi cinq urnes et des bulletins de vote auprès d'un groupe de personnes, vendredi 25 novembre dans le Territoire de Djolu, District dela Tshuapaen Equateur. Selon le commissaire de District dela Tshuapa, Fabien Nyingba, qui confirme l'information, ce matériel était caché dans la brousse. Fabien Nyingba déclare que l'administrateur du territoire de Djolu avait été informé de la disparition d'un lot d'urnes et de bulletins de vote envoyés parla Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Il a ensuite demandé qu'une enquête soit diligentée pour retrouver ce matériel, ajoute-t-il. A l'issue de l'enquête, la police a surpris ce groupe dans la brousse. Elle a tiré des coups de feu en l'air. Quelques personnes ont été blessées et d'autres arrêtées, ajoute le commissaire Fabien Nyingba. Le territoire de Djolu dépend dela Ceni/Province Orientale. (Radio Okapi)

Elections-RDC : fin de campagne apaisée en Ituri. La campagne électorale s'est globalement bien déroulée dans les cités d'Aru et Ariwara situées respectivement à 260 et 300 km au Nord de Bunia dans le district d'Ituri en Province Orientale, indiquent samedi 26 novembre certains cadres politiques de ces cités. Jusque tard dans la soirée de la clôture officielle de la campagne électorale, l'ambiance était festive dans les rues et les avenues de la cité d'Ariwara et de Aru-Centre qui étaient bondées des partisans des candidats aux législatives. Du coté de l'opposition, certains responsables politiques indiquent n'avoir pas reçu d'argent pour battre campagne, notamment ceux de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). A l'Union pour la nation congolaise (UNC), un des candidats à la députation nationale a décidé de sillonner les artères principales dans un pousse-pousse. Les responsables politiques déplorent néanmoins quelques cas d'intolérance politique entre le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) et le Mouvement social pour le renouveau (MSR). Les deux partis de la Majorité présidentielle s'accusent mutuellement d'avoir tenu des propos discourtois. Note positive à l'Equateur. Aucun incident majeur n'a été enregistré au dernier jour de la campagne électorale dans les villes de Gemena, Gbadolite, Lisala, Bumba, Basankusu et à Boende en Equateur. A Mbandaka par contre, des cas des violences ont été signalés entre les membres de l'Union des congolais pour la liberté (UCL) du sénateur Henri-Thomas Lokondo, et ceux de l'Alliance des démocrates humanistes (ADH) de Jean-Claude Baende, l'actuel gouverneur de la province. Les partisans de ces deux formations politiques se sont illustrés par des jets des pierres et des destructions méchantes. Pour les militants de l'UCL, ceux de l'ADH ont lapidé certains de leurs membres qui étaient en réunion dans la résidence privée de leur leader. Ils affirment que des vitres de la maison, des matériels de sonorisation et autres biens matériels auraient été endommagés. De leur côté, des militants de l'ADH déclarent que ceux de l'UCL ont saisi et brûlé trois de leurs motos. Pour sa part, la Police affirme avoir empêché l'embrasement de la situation et évité l'escalade de la violence à quelques heures seulement des scrutins présidentiel et législatifs. Les humanitaires de la province déclarent qu'aucune perte en vies humaines n'a été enregistrée à l'issue de ces échauffourées. (Radio Okapi)

Elections-RDC : la Région des grands lacs envoie ses observateurs dans trois provinces. La Conférence internationale de la région des grand lacs (CIGL) a envoyé depuis mardi 22 novembre une mission d'observation des élections dans les provinces de Kinshasa, Nord et Sud-Kivu en République démocratique du Congo (RDC). Cette mission est composée d'une trentaine de témoins conduite par l'ancien vice président du Burundi, Yves Sahinguvu. Dans une déclaration faite samedi 26 novembre à Radio Okapi, Yves Sahinguvu, explique que ces trois provinces constituent un échantillon pour avoir une idée de la population congolaise "dans sa diversité culturelle et linguistique". Il précise que dans les provinces où ils ne sont pas opérationnels, ils ont des partenaires régionaux et internationaux avec qui ils travaillent. (Radio Okapi)

Le bilan des tensions à Kinshasa s'alourdit: environ 10 morts et 40 blessés. Les reporters de Radio Okapi ont pu identifier, ce dimanche 27 novembre, une dizaine de morts et une quarantaine de blessés dans quelques structures médicales de Kinshasa. La Police nationale congolaise (PNC), elle, a parlé de trois personnes tuées lors les échauffourées qui ont marqué la fin, samedi, de la campagne électorale dans la capitale congolaise. Selon des sources médicales à l'hôpital de l'amitié sino-congolaise à N'djili, la morgue de cette structure médicale garde quatre corps de victimes de balles. A l'hôpital Biamba Mutombo à Masina, un blessé par balles a succombés quelques minutes après son hospitalisation. A quelques mètres de là, la morgue de l'hôpital Roi Baudouin a reçu quatre corps de personnes décédées après avoir reçu des balles. Le bureau de la ligue des jeunes de l'UDPS a indiqué que la PNC a récupéré, ce dimanche, à la permanence de ce parti, trois autres corps après avoir dispersé les militants de l'UDPS sous des coups de gaz lacrymogènes. Dans l'ensemble des hôpitaux visités par les reporters de Radio Okapi, les sources médicales ont confirmé qu'une quarantaine de blessés y ont été admis samedi. Certains d'entre eux ont été brûlés par de l'eau chaude aspergée par des camions anti-incendie de la PNC. D'autres ont été blessés par balles. Trois militants du Palu tués. Lors de ces incidents, le Parti lumumbiste unifié d'Antoine Gizenga a perdu trois de ses militants et enregistré plusieurs blessés et des véhicules endommagés. C'est ce qu'a annoncé, ce dimanche, lors d'une conférence de presse, le secrétaire permanent de ce parti, Godefroid Mayobo. Il a demandé à la justice congolaise de sanctionner les auteurs de ces bavures : "En cas de mort d'homme ou de trouble de l'ordre public, le procureur général n'a pas besoin d'une plainte pour mettre en mouvement l'action publique, s'enquérir de la situation et traduire [les coupables] devant la justice." (Radio Okapi)

Lundi 28 novembre.

Elections: des bureaux de vote déjà ouverts. Les premiers bureaux de vote pour les élections présidentielles et législatives de ce lundi 28 novembre ont déjà ouvert leurs portes à Kinshasa et dans les provinces de la RDC. Près de 32 millions de Congolais vont élire leur président de la république et 500 députés nationaux.

La Ceni invite les Congolais à voter dans la sérénité. Les élections présidentielles et législatives ont commencé, ce lundi 28 novembre, à Kinshasa et dans les provinces de la RDC. La veille au soir, le président de la Commission électorale indépendante (Ceni), Daniel Ngoy Mulunda, a invité la population congolaise "à aller aux urnes dans la paix, la sérénité et et le respect mutuel". Daniel Ngoy Mulunda a menacé de fermer tout bureau de vote dont le personnel de la Ceni serait la cible des violences :"La période de campagne électorale n'a pas été la meilleure, parce que nous avons noté, au dernier jour, une montée de violence que nous sommes entrain de décourager et que nous condamnons. Et nous voulons encore le répéter ici : si le 28 novembre 2011, jour des élections, on empêche par la violence aux agents de la Ceni de faire leur travail, le bureau concerné sera fermé et on ne l'ouvrira qu'après cinq ans." Pour lui, les scrutins de ce lundi constituent une occasion offerte au peuple congolais de choisir son président de la République et ses représentants à l'Assemblée nationale. Par ailleurs, Daniel Ngoy Mulunda a rappelé que tous ceux dont les noms ne figurent pas sur les listes électorales doivent se présenter dans les centres de vote où ils se sont enrôlés pour voter. Il a précisé que les bureaux de vote vont ouvrir à 6 heures du matin et se fermer à 17 heures (heures locales). Cependant, Des électeurs qui se trouveraient devant les bureaux de vote à l'heure de fermeture seront autorisés à voter. " Le chef du centre va récupérer leurs cartes d'électeur et ils pourront voter " a affirmé Ngoy Mulunda. Par ailleurs, dans un message à la nation, le Chef de l'Etat congolais Joseph Kabila a appelé les Congolais à se rendre massivement aux urnes, dans le calme et la sérénité, pour élire le candidat de leur choix. Le vote d'aujourd'hui est " la garantie de la stabilité et l'avenir de la nation ", a-t-il déclaré. (Radio Okapi)

RDC : Ban Ki Moon appelle les candidats à respecter le résultat des urnes. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki moon, a réaffirmé le soutien de l'Onu au processus électoral en RDC, appelant les acteurs politiques à faire preuve de retenue et à respecter le verdict des urnes. Il a indiqué que ces élections sont cruciales pour la stabilisation et le développement du pays.

Elections: des incidents signalés dans plusieurs provinces. Les bureaux de vote ont ouvert les portes depuis 6 heures locales dans la plupart des provinces de la RDC. Des incidents sont signalés dans quelques coins du pays où près de 32 millions de Congolais se rendent aux urnes pour élire le président de la République et les 500 députés de l'Assemblée nationale. Dans plusieurs bureaux de vote à Kinshasa et provinces, des électeurs signalent des cas d'omissions de noms sur les listes électorales. Les kits électoraux n'étaient pas encore déployés le matin dans certains centres de vote. A Kananga, chef-lieu du Kasaï-Occidental, des électeurs n'ont pas retrouvé leurs noms sur les listes électorales. Ils ont réagi violemment face à cette situation dans le centre de Bakole et ont incendié le bureau et lynché l'un des présidents du centre. Au Katanga, cinquante bureaux de Kampemba à Lubumbashi n'ont pas reçu les urnes. Par conséquent, la population en colère a brûlé un véhicule transportant des bulletins de vote. Toujours dans la commune de Kampemba, les électeurs ont été dispensés et les bulletins brûlés par des hommes armés à l'école de la Société nationale des chemins de fer (SNCC) Ndjandja. Trois décès ont été également enregistrés dans cette ville. A l'Institut de Mbuji-Mayi, au Kasaï-Oriental, les bulletins des candidats à la présidentielle n'étaient pas disponibles jusqu'à 11 heures. Les électeurs ont détruit l'église Tshisandale Dorpi, affirmant y avoir découvert des bulletins cochés en faveur d'un candidat présidentiable. A Bakwadianga, les bureaux sont restés fermés jusque vers midi. Des bulletins pour la présidentielle dépourvus de la case à cocher pour le candidat n°11 ont été brûlés à Mbuji Mayi, chef-lieu du Kasaï-Oriental où certains bureaux de vote n'étaient pas encore ouverts dans la commune de la Muya. Dans la même province, un carton de bulletins déjà cochés en faveur d'un candidat à la présidentielle à été intercepté puis brûlé à Ngandajika. Les opérations se déroulent plutôt bien à Kalemie, Kipushi et Kolwezi dans la province du Katanga, à l'exception de quelques bureaux de votes encore fermés dans les communes de Katuba et Kampemba. Pas d'incidents majeurs observés à Bunia et Kisangani, en Province Orientale. A Goma et Beni, au Nord Kivu, en revanche, les témoins des partis politiques ont été absents de nombreux bureaux de vote. Plusieurs électeurs n'ont pas retrouvé leurs noms sur les listes électorales à Lubero et des bulletins de vote pour les législatives n'étaient pas disponibles dans certains bureaux de Kitchanga. A Lubero, les affrontements entre les FARDC et les Maï-Maï Kikurukuku ont empêché à certains électeurs d'atteindre leurs bureaux de vote, ont indiqué les sources officielles. Les électeurs de Kalehe et Bukavu, au Sud-Kivu et de Kindu, au Maniema votent sans incidents majeurs. A Kindu au Maniema, la police a surpris, dans la nuit de samedi, un agent de la Ceni avec des bulletins de vote dans son sac. Dans le Bandundu, à Idiofa et à Mangayi, les bureaux de vote installés dans les habitations privées ont été à la base de violents affrontements entre militants de différentes formations politiques. A la frontière avec l'Angola, précisément à Musuku vers Kahungila, le vote aurait commencé depuis dimanche, selon des sources locales. (Radio Okapi)

RDC: un bureau de vote incendié par des hommes armés à Lubumbashi. Des coups de feu ont été entendus dans certains coins de la ville de Lubumbashi, dans la province du Katanga, vers midi, ce lundi 28 novembre. Des hommes armés ont mis le feu à un bureau de vote à l'école Njanja, dans la commune Kampemba, emportant des urnes, selon des témoins. Selon des électeurs et des témoins des partis politiques présents dans ce bureau de vote, ces hommes armés en civil et au visage cagoulé portaient un tissu de couleur rouge autour de la tête. Ils ont mis le feu au bureau de vote de l'école Njanja et ont emporté les urnes. D'autres sources précisent qu'ils étaient environ 25 hommes et se déplaçaient à bord d'une jeep. Des policiers auraient été blessés lors de cette attaque. Une autre opération de ce genre se serait déroulée dans d'autres bureaux de vote vers la commune de la Kenya et de la Katuba. Des coups de feu ont aussi été entendus du coté du complexe Kiwele où la police a été déployée après le passage de ces hommes armés. Certaines sources pensent qu'il s'agit d'ex-gendarmes katangais, d'autres parlent plutôt d'une milice ayant reçu pour mission de saboter les élections. Par ailleurs, des responsables des partis politiques de l'opposition annoncent l'arrestation par la police d'une femme qui détenait des bulletins de vote de la présidentielle déjà cochés. Le quartier de Rwashi est l'un de plus agités de Lubumbashi en ce jour de vote. Un camion de la Ceni contenant des bulletins de vote a été incendié pendant la nuit. Jusqu'autour de midi, les premiers électeurs n'avaient pas encore voté. Dans le quartier de Kamalondo, les opérations de vote n'avaient pas encore commencé non plus en fin de matinée. (Radio Okapi)

Jacques Djoli : " Les élections se déroulent globalement de manière satisfaisante ". Faisant le bilan des élections présidentielle et législatives du 28 novembre en RDC à la mi-journée, le vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Jacques Djoli a déclaré à Radio Okapi que " les élections se déroulent globalement de manière satisfaisante " malgré " quelques incidents malheureux consécutifs à la planification du déploiement ". Jacques Djoli a reconnu que le problème d'omission des noms s'est posé avec acuité dans de nombreux bureaux de vote. Radio Okapi : Dans de nombreux endroits, les agents de la Ceni sont accusés de bourrage des urnes. Jacques Djoli : Non. Les problèmes de bourrage des urnes on entend ça depuis quelques jours. Nous félicitons d'abord la vigilance des uns et des autres. Très souvent, c'était soit un chef de centre qui se déplace avec un bulletin, et qui est attrapé comme un agent qui veut bourrer des urnes. On nous signale des incidents vérifiables. Nous avons des équipes et nous attendons les rapports de la police. Mais globalement dans les 63.685 bureaux de vote, tout se passe bien sauf quelques cas d'énervement comme à Bongandanga où nous invitons la population à la patience. Le matériel est en train d'être déployé. Bongandanga va voter jusqu'à tard. Tous les problèmes soulignés doivent être résolus de manière pacifique. Ce qui est important, c'est l'intégrité de ce pays. La paix est fondamentale, le reste nous pourrons le régler par la voie de contentieux ou de médiation. R.O : Que va-t-on faire dans les bureaux qui ont été ouverts en retard ? J.D : Vous savez qu'avant-hier nous avons eu des difficultés pour joindre nos bureaux de la Tshangu [Circonscription électorale de Kinshasa] à cause des incidents au niveau du pont Matete. Nous avons commencé le déploiement hier. Et nous avons été surpris par une pluie que personne ne pouvait prévoir. Jusqu'à ce matin, il y avait des bureaux à N'djli et Masina où le déploiement n'avait pas eu lieu. Nous avons pris de dispositions pour que les gens votent pendant 11 heures et que les choses se passent bien. Dans tous les cas, nous invitons les uns et les autres à privilégier la paix et le calme et à ne pas céder à la tentation de la violence. Les violences postélectorales sont difficilement maîtrisables. Nous n'en avons pas besoin. Nous devons trouver des solutions pour qu'on puisse tous exprimer notre droit fondamental qui consiste à élire nos dirigeants librement. R.O : Que vont devenir les nombreuses personnes dont les noms ont été omis des listes électorales ? JD : Nos agents ont été instruits que sur les cartes de nos concitoyens est prévu un code du site de vote. Il faut qu'ils donnent à tout celui qui a une carte l'occasion de voter. Il ne faut pas garder trop de personnes dehors. Conformément à l'article 4 des mesures d'exécution de la loi électorale, tout ce monde doit voter. R.O. Sur certains bulletins, les photos ne correspondent pas aux numéros de candidats. Nous avons essayé pendant longtemps d'appeler les uns et les autres à faire des corrections. Nous pensons que ce sont des erreurs techniques et matérielles qui ne peuvent pas compromettre la crédibilité des élections. Ca lèse les candidats, mais il faut prendre les dispositions lorsque la Ceni appelle les candidats pour qu'ils viennent arranger leurs éléments. Il faut dire que ce n'est pas facile de gérer plus de 18.500 candidatures. Mais tout cela fait partie de nos records. (Radio Okapi)

Mbandaka: les agents de la Ceni lapidés après le vote du gouverneur. Les opérations de vote ont démarré, lundi 28 novembre, dans une certaine confusion dans quelques centres de vote de la province de l'Equateur. A Mbandaka notamment, certains centres de vote ont été délocalisés sans que les électeurs en soient informés. Au centre de vote de l'Institut Moteyi de cette ville, les électeurs ont lapidé les agents électoraux soupçonnés de corruption, après le passage du gouverneur de province. Au moins deux centres de vote de Mbandaka représentant une vingtaine de bureaux de vote ont été délocalisés. Les électeurs qui s'y étaient inscrits ne se sont pas retrouvés, n'ayant pas été avisés par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). La même situation s'est produite au secteur de Karawa, dans le territoire de Businga, où deux centres de vote ont été délocalisés. Au quartier Basoko, trois heures après l'ouverture des bureaux de vote, les scrutins n'avaient pas encore commencé. Les présidents des bureaux de vote et les assesseurs refusaient de montrer aux électeurs et témoins des candidats le fonds des urnes avant le vote. "Alors, personne ne votera dans ce centre de vote", scandaient les électeurs. Au centre de vote de l'Institut Moteyi, où le gouverneur Jean Claude Baende, est allé voté, un autre incident s'est produit. Avant qu'il ne vote, on a dû faire sortir tous les observateurs et témoins, à l'exception des témoins de son parti, l'Alliance des démocrates humanistes (ADH) et du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), une autre formation politique alliée de la Majorité présidentielle (MP). Après son départ, les électeurs en colère, qui soupçonnaient là un bourrage des urnes, ont lapidé les présidents des bureaux de vote et leurs assesseurs. La police a dû intervenir pour rétablir l'ordre. Dans un bon nombre de centres de vote, certains témoins des partis politiques ont été interdits d'accès, selon des témoignages recueillis sur place.

Elections-RDC: des irrégularités enregistrées à Kinshasa. Les habitants de Kinshasa ont continué de voter, jusqu'à 17heures (locales). Beaucoup d'électeurs se sont plaints de n'avoir pas retrouvé leurs noms sur les listes électorales. La plupart d'entre eux sont rentrés chez eux sans avoir voté, les chefs de centres ayant refusé de les admettre sans tenir compte de la dérogation accordée par le bureau national de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Les cas d'omission sur les listes électorales ont été signalés notamment à Mont Ngafula et à N'djili, au quartier 6, sur le site Likasi qui abrite cinq bureaux de vote. Après avoir suivi différentes interventions sur Radio Okapi des responsables de la Ceni autorisant le vote des électeurs omis dans les centres où ils s'étaient enrôlés, certains chefs de ces bureaux ont changé. Ils ont admis les électeurs concernés par la suite. Au centre Kinkweni, à Mont Ngafula, le vote a commencé autour de 15 heures, le kit électoral étant arrivé en début des après-midi. Ce retard a été occasionné, selon les témoins, par une panne du véhicule qui transportait ce matériel. Dans les communes de Kasa-Vubu, Kalamu et Bandalungwa, c'est le même constat, malgré l'engouement observé des électeurs. A Bandalungwa, un homme a été lynché pour avoir voté plus de deux fois. Il a eu la vie sauve grâce a l'intervention de la police. Dans l'Est de la capitale, à Kimbanseke, par exemple, seul le centre Les compagnons du Christ ne recevait plus d'électeurs à 17 heures, soit une heure avant la clôture officielle. Dans la commune de Masina, au centre Saint Boniface, les témoins ont affirmé qu'il y a eu moins de bulletins de vote par rapport au nombre des électeurs. (Radio Okapi)

RDC: la majorité salue le déroulement des élections, l'opposition condamne. A l'issue des élections présidentielles et législatives du 28 novembre en RDC, les acteurs politiques, observateurs et analystes politiques ont fait le point sur le déroulement des scrutins. Au cours de l'émission Dialogue entre congolais (DEC), les membres de la Majorité présidentielle (MP) pensent que le vote s'est globalement bien déroulé alors que ceux de l'opposition sont sceptiques: la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a "lamentablement" échoué. Pour le vice-président national de l'Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC) et cadre de la MP, Franklin Tshamala, le vote s'est déroulé dans le calme. Il fustige le comportement de certains cadres des partis politiques. Selon lui, ils ont incité les électeurs à boycotter les élections, s'appuyant sur un cas dans la commune de Bandalungwa à Kinshasa où des jeunes auraient arraché des listes électorales prétextant que le vote était reporté. Un autre cadre de la MP, André Alain Atundu Liongo reconnait que les élections ont été organisées dans les conditions difficiles et donc d'après lui ne sont pas parfaites mais perfectibles. Tout en regrettant tous les incidents enregistrés, le président de la Convention pour la démocratie et la république (CDR) et cadre de la MP, André-Alain Atundu, souligne que la tendance globale du déroulement des élections est positive. Du côté de l'opposition, le secrétaire national chargé des relations avec les forces politiques et sociales de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Me Serge Mayamba, déclare que la Ceni s'est " désorientée de son rôle" "Elle n'a pas accompli sa mission. Il y a des électeurs qui n'ont pas retrouvé leurs bureaux de vote ", soutient-il. Dans la même logique, Mme Angèle Makombo pense que l'ambition première de la Ceni d'avoir des élections apaisées, libres et transparentes n'a pas été atteinte. "Le sang a coulé. Beaucoup de violences sont enregistrées dans les provinces. On a arrêté une jeep contenant des bulletins de vote ", a fait savoir Mme Angèle Makombo, membre de la plate-forme dénommée Forces de l'opposition réunie au Congo (Foreco), qui soutient la candidature de Léon Kengo. Parlant du manque de transparence des élections, le secrétaire national du Mouvement de libération du Congo (MLC) chargé du processus électoral, Me Guy Katshuva estime que tous les paramètres de campagne ont confirmé que le candidat Kabila ne pourra pas gagner les élections. C'est pourquoi, affirme-t-il, il occasionne des irrégularités sachant qu'il n'a même pas deux provinces acquises à sa cause. Doit-on annuler les élections ? "Les irrégularités constatées sont mineures et sont susceptibles d'être corrigées dans l'avenir. Le Congo ne s'est pas effondré et il ne s'effondrera pas demain ", déclare Franklin Tshamala de la Majorité Présidentielle. Pour le professeur Elykia Mbokolo, analyste politique, " les élections ne pourront être réorganisées partiellement ou totalement que si les faits ou irrégularités sont graves et avérées" . Ce que soutient Mme Angèle Makombo des Foreco. " Si les résultats sont contestés, c'est à la Cour suprême de justice de décider de l'annulation des élections ou pas " poursuit le professeur Elykia Mbokolo. "La Cour suprême de justice n'est pas indépendante. Il y a eu tentative de fraude partout en faveur d'un candidat ", rétorque le porte-parole de l'Union pour la nation congolaise (UNC), Me Jean-Baudouin Mayo. Sans donner une réponse précise à cette question, le professeur Comi Toulabor, directeur de recherches au centre " Les Afriques dans le monde " à Bordeaux en France, s'interroge :"On croit que les irrégularités sont en faveur de Kabila. Et si c'est Tshisekedi qui remporte, accepterait-il que les élections soient réorganisées ?" En réplique, Me Guy Katshuva du MLC estime qu'on ne peut pas débattre sur base des hypothèses. (Radio Okapi)

Mardi 29 novembre.

Elections-RDC: les irrégularités signalées sont mineures, selon la Ceni. Les irrégularités qui ont émaillé le déroulement des élections présidentielles et législatives du 28 novembre sont mineures, a déclaré le rapporteur de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), lundi 28 novembre, après la clôture des opérations de vote dans la plupart de bureaux. Il a annoncé que la Ceni va organiser dans "les heures qui suivent" le vote dans les bureaux où le matériel électoral n'avait pas été déployé. Le rapporteur de la Ceni, Matthieu Pita, a déclaré : "Il y a une autre catégorie de bureaux de vote qui n'ont même pas démarré, qui n'ont pas connu un début de démarrage des opérations de vote. Pour cette catégorie de bureaux, le bureau de la Commission électorale nationale indépendante a levé l'option d'ouvrir officiellement ces bureaux dans les heures qui viennent". En ce qui concerne les bulletins de vote qui ont circulé entre les mains des particuliers pendant le vote dans plusieurs villes de la RDC, Matthieu Pita a déclaré qu'ils ne serviront à rien. Matthieu Pita a déploré l'incendie des certains bureaux de vote et des véhicules qui transportaient des bulletins de vote. A Mbandaka, capitale de l'Equateur, des électeurs ont lancé des pierres aux agents de la Ceni après que le gouverneur de la province de l'Equateur a voté seul dans le bureau sans témoin ni observateur. A Lubumbashi, capitale du Katanga, un camion contenant des bulletins et un bureau de vote ont été incendiés. Des coups de feu ont retenti dans la ville pendant près d'une heure. L'agitation était très perceptible dans les communes de Kenya, Ruashi et Katuba. A Mbuji-Mayi, la population a battu plus d'une personne trouvée avec des bulletins de vote cochés au profit d'un candidat à la présidentielle. Dans certains bureaux de vote, les électeurs ont dénoncé l'insuffisance des bulletins de la présidentielle. Une église a été incendiée par des électeurs qui soupçonnaient son pasteur d'abriter des bulletins de vote. A Kananga, capitale du Kasaï-Occidental, une observatrice soupçonnée de tricherie a été battue par des électeurs. Des centres de vote incendiés par des électeurs fâchés d'attendre trop longtemps avant d'exercer leur devoir citoyen. A Kinshasa, capitale de la RDC, de nombreuses personnes ont peiné pour retrouver leurs noms sur les listes d'électeurs. Des kits électoraux ont été déployés tardivement dans les quartiers de l'est de Kinshasa, obligeant les électeurs à voter jusque tard dans la nuit. Des accrochages ont été signalés entre la police et les électeurs qui tenaient à assister au dépouillement, malgré qu'ils n'en avaient pas le statut, notamment dans les communes de Bandalungwa, Kalamu et Barumbu. (Radio Okapi)

Elections-Kananga: l'UNC accuse des candidats de la majorité de fraude. Les habitants de Kananga ont saisi, lundi 28 novembre pendant le déroulement des scrutins, des bulletins de vote cochés en faveur des certains candidats dans des résidences privées. André-Claudel Lubaya, candidat à la députation nationale de l'Union pour la nation congolaise (UNC), parti de l'opposant Vital Kamerhe, a demandé l'invalidation des candidats concernés. Selon lui, il s'agit des candidats de la majorité. "Nous dénonçons d'abord cette situation et nous exigeons en même temps l'invalidation des tous les candidats de la majorité notamment ceux qui sont repris sur les [bulletins de] vote que nous avons tous ramassé par ci par là, " a-t-il déclaré. André-Claudel Lubaya a qualifié ces candidats de "fraudeurs" et accuse la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) "de complicité et de légèreté" Le gouverneur du Kasaï-Occidental, Hubert Kabasu Babu, a accusé, de son côté, des militants de l'UNC de Vital Kamerhe, et ceux de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) d'Etienne Tshisekedi, d'avoir été "les premiers à piller les bureaux de vote et à brûler les bulletins de vote". "S'il y a non seulement des candidats à invalider mais aussi des partis politiques à radier pour atteinte à la sécurité de l'Etat, c'est bien ceux de l'opposition," a-t-il ajouté. Dans la ville de Kananga, des incidents ont émaillé le déroulement des élections présidentielles et législatives organisées le lundi 28 novembre. Au centre Bakole, des électeurs ayant attendu longtemps sans voter parce que le matériel n'arrivait pas, ont incendié un bureau. Dans certains centres, le vote a commencé à 13 h locales. (Radio Okapi-

Elections: la société civile de Masisi dénonce des irrégularités " préméditées ". Des irrégularités et des incidents ont marqué les opérations de vote du lundi 28 novembre dans presque tous les centres de vote du territoire de Masisi. Des militaires et des policiers ont tiré des coups de feu pour disperser des électeurs, dont certains ont été passés à tabac. Une situation " préméditée ", selon la société civile locale. Sur l'axe Kirolwire-Lubungu, la société civile rapporte que des gens ont voté sans cartes d'électeur et à plusieurs reprises, y compris des militaires et des policiers. Sur l'axe Muheso, le vote n'a même pas eu lieu dans les localités de Kirumbu, Kimvuye, Buhero et au-delà, faute de bulletins et de matériels de vote. La population a attendu toute la journée, en vain, avant de protester vigoureusement. Les militaires ont tiré des coups de feu pour disperser les manifestants. Il y aurait eu plusieurs arrestations. A Muheso, la société civile a signalé une rupture de stock de bulletins de vote dans au moins 4 centres lundi après-midi. Les électeurs ont été dispersés et leurs cartes ravies par les militaires des Fardc, indique la même source. Dans la cité de Kitchanga, dans les centres de vote de Kitchanga, Buanda et Kihusha, des coups de feu auraient été tirés dans le but d'intimider les électeurs. Des agents des bureaux de vote auraient même suivi certains électeurs dans les isoloirs pour les obliger à voter pour un candidat imposé. Le dépouillement des résultats s'est fait sans témoin. Tous ont été chassés des bureaux de vote, selon des sources de la société civile, pendant que les observateurs nationaux et internationaux ont brillé par leur absence.

Kinshasa: les observateurs absents de centres de vote de la Funa. Les observateurs nationaux et internationaux ont manqué à l'appel, lundi 28 novembre, aux élections présidentielles et législatives dans les centres de la commune de Kalamu, circonscription de la Funa, à Kinshasa. Seuls les témoins des partis et des indépendants ont assisté aux opérations de vote jusqu'au moment du comptage des voix et de la signature des procès verbaux. Par mi les sites visités à la Funa, seul le centre de l'Institut Matonge a connu des perturbations après des coups de feu de la police venue chasser les témoins au moment de la clôture de dépouillement. Des sources rapportent que les témoins et les journalistes étaient obligés d'évacuer après avoir opposé une résistance avec les membres du centre de vote. Mais, aux sites de Moanda, Lycée technique et Monseigneur Moke, tous les témoins étaient aux aguets. Ils ont assisté tranquillement au comptage des voix en partant des candidats à l'élection présidentielle jusqu'aux législatives en toute transparence. Chacun prenait note des scores réalisés par les candidats. Certains témoins suivaient le comptage des voix de l'extérieur du bureau de vote, les locaux étant parfois trop étroits pour contenir tous les témoins. A la fin de dépouillement, les procès verbaux ont été dressés et signés par les membres des bureaux et les témoins. Les plis ont été acheminés à la maison communale de Kalamu. Selon un des chefs des bureaux de vote, "ces plis finiront leurs courses au centre de compilation de résultats" dont l'adresse n'a pas été révélée.

Elections: un dépouillement émaillé d'incidents. Après les opérations de vote de lundi 28 novembre 2011, le dépouillement commencé le même jour dans la soirée a déjà pris fin dans la plupart des bureaux de vote disséminé sur l'ensemble du territoire national. Les résultats provisoires de la présidentielle et des législatives sont affichés au fur et à mesure que le dépouillement s'achève. Au Kasaï Oriental, les opérations de vote ont pris fin lundi soir. C'est le cas à Ngandajika et Tshilenge où les résultats provisoires sont déjà affichés. Dans les communes de Ruashi et Katuba (Katanga) et à Lomela (Kasaï-Oriental), les électeurs n'ont pas pu voter. Les responsables locaux de la Ceni déclarent qu'ils n'étaient pas informés de la prolongation du vote. A Fizi et Mwenga (Sud-Kivu), Bongandanga (Equateur), Panzu (Province Orientale) et Masina syforco (Kinshasa) par contre, les électeurs n'ont pas voté par manque de matériel de vote. A Mbuji Mayi par contre, le dépouillement continuait mardi matin sous tension. Les policiers ont emporté les bulletins de vote à l'issue du scrutin au centre Kangolongo wa bondo après avoir dispersé la population en tirant des coups de feu. Une personne serait morte. Au collège St Robert de Barumbu (Kinshasa) et Tembo (Bandundu), certains électeurs n'ont pas pu voter suite aux désordres occasionnés par le chef du bureau de vote. Les électeurs de ce centre de vote disent avoir vu leurs bulletins de vote emportés par la police à une destination inconnue. Les policiers sont intervenus à la suite d'une altercation entre les témoins et les agents de la Ceni qui ne voulaient pas les voir assister au dépouillement et comptage des voix. Des échauffourées ont été également signalées dans le centre de vote du Complexe scolaire Joyeux Lutins de Bandalungwa entre les agents de la Ceni et des électeurs qui tenaient à assister au dépouillement des voix. La situation a dégénéré lorsque les électeurs ont attaqué des personnes soupçonnées de tentative de bourrage d'urnes. La police a tiré en l'air et lancé de gaz lacrymogène pour disperser la foule. A Butembo au Nord Kivu, le vote a pris fin et l'heure était au dépouillement mardi dans la mi-journée. Même situation à Tshimbulu et Tshikapa au Kasaï Occidental. Le dépouillement est aussi terminé à Kisangani et à Ariwara où les résultats sont déjà affichés, tandis qu'à Bunia, en Itiru et à Irumu (Province Orientale), le vote se poursuivait encore ce mardi matin. A Kisantu comme à Mbanza Ngungu dans le Bas Congo, l'heure est à l'affichage des résultats devant les bureaux de vote. Même situation à Kindu au Maniema. La Ceni rassure D'après la Ceni, près de 98 pourcent de bureaux de vote ont fonctionné lors de ces élections en RDC. Son vice-président, Jacques Djoli reconnaît les différents incidents et promet, après monitoring, l'examen de la situation au cas par cas. Pour les bureaux de vote qui n'ont pas fonctionné faute de matériel électoral, Jacques Djoli rassure que le vote se déroulera sans problèmes. "Il y a bureaux qui ont déjà fini le dépouillement. Les électeurs qui n'ont pas voté doivent garder leur apaisement nous allons trouver des solutions en leur faveur ", a-t-il déclaré. Le vote se poursuit pour des centaines d'électeurs qui n'avaient pas voté dans les bureaux de vote du centre de Ndjandja à Lubumbashi (Katanga). Le responsable du centre affirme que ce centre va accueillir les électeurs qui n'ont pas pu voter hier quelle que soit la raison. Il craint cependant de faire voter ceux dont les noms pas repris sur les listes des électeurs de son centre au risque que les électeurs ne votent plus d'une fois.

Kisangani : législatives, environ 4% de bulletins de vote ont été invalidés. Le dépouillement des résultats des élections du lundi 28 novembre à Kisangani s'est déroulé entre 2 heures et 6 heures du matin, sous l'œil vigilant des témoins des partis politiques. Selon ces derniers, environ 4% des bulletins de vote aux législatives ont été déclaré nuls. Dans le quartier de la Tshopo, de nombreux bulletins de vote aux législatives ont été mal remplis par les électeurs. D'autres n'ont tout simplement pas été cochés. Les témoins parlent d'environ 4% des bulletins de vote aux législatives. Mardi 29 novembre au matin, les agents de la Ceni affichaient les résultats de l'élection présidentielle dans les bureaux de vote. Les résultats des législatives devraient aussi être affichés dans la journée. Les présidents de centre de vote expliquent qu'ils agissent avec beaucoup d'attention et de minutie pour éviter de commettre des erreurs. La plupart des bureaux de vote ont fermé tard lundi 28 novembre pour permettre à tout le monde de voter. Les opérations se sont parfois prolongées au-delà de 20 heures.

Uvira : les observateurs électoraux recommandent l'éducation civique des analphabètes. Au lendemain des élections du 28 novembre, les observateurs électoraux apprêtent leurs rapports. Le réseau Quaker pour la paix basé à Nairobi ne rapporte aucun incident majeur dans ce territoire de Sud Kivu, mais estime qu'il y a un grand effort à faire dans l'éducation civique des personnes analphabètes pour qu'ils apprennent à bien voter. Selon le représentant du réseau Quaker pour la paix, il n'y a eu aucune confidentialité dans le vote des électeurs. Les témoins demandaient à haute voix aux électeurs quel était le candidat de leur choix. Par ailleurs, au centre de vote de Kilomoni, la participation a été évaluée à 30% des inscrits. Ce centre a accueilli beaucoup de Congolais vivant au Burundi. Selonla Ceni, beaucoup de ces électeurs ne se sont pas présentés hormis ceux dont les candidats à la députation ont facilité le déplacement vers les centres de vote. Par contre, A Kavimvira, Masuza et Tanganyika, le taux de participation a été estimé à 60%. La plupart des bureaux de vote procédaient au matin du mardi 29 novembre à la constitution des plis électoraux. Au site de l'EP Tanganyika à Mulongwe, des témoins étaient encore présents pour assister au dépouillement et à la constitution des plis électoraux. A Kavimvira, à l'école Masuza et à l'EP Ezio à Kilomoni, on attendait toujours, mardi en début d'après-midi, le convoi du centre local de compilation sensé évacuer les colis. (Radio Okapi)

Nord-Kivu: les Fardc attaquées par des hommes armés à Oicha. Une équipe de patrouille des Fardc a été attaquée, ce mardi 29 novembre après midi à Kisikizi, dans le territoire de Beni, par des assaillants armés, non encore identifiés. Un militaire a été tué, un autre blessé et un taximan de la place. Ces militaires assurent la sécurité des élections dans cette partie de la province du Nord-Kivu, où opèrent les rebelles ougandais des ADF-Nalu. L'attaque est intervenue aux environs de 13heures locales, dans la localité de Kisikizi, à 4 km de la cite d'Oicha, chef-lieu du territoire de Beni, a précisé le colonel Kalonda. Surpris par cette attaque, selon lui, les militaires des FARDC ont immédiatement répliqué. Ces derniers attendaient la fin du dépouillement des bulletins de vote dans différents sites électoraux pour convoyer, cet après midi, a poursuivi la même source, ces bulletins et les procès verbaux du vote de la localité de Kokola jusqu'au centre de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) du territoire de Beni basé à Oicha. (Eadio Okapi)

Elections du 28 novembre: réactions de l'opposition et de la majorité. Les partis politiques ont réagi diversement, au lendemain des élections présidentielles et législatives du lundi 28 novembre en RDC. Les Forces de l'opposition réunies au Congo (Foreco), qui soutiennent la candidature de Léon Kengo wa Dondo, estiment que la RDC a fait un pas en arrière quant à l'organisation des élections. Pour la majorité présidentielle (MP), qui soutient le président sortant Joseph Kabila, les quelques irrégularités enregistrées n'ont pas remis en cause le processus électoral. Angel Makombo, membre de la Foreco, a estimé que les irrégularités enregistrées au cours de ces élections risquent de compromettre l'acceptation des résultats: "Mes premières impressions sont négatives. Les élections sont loin d'être apaisées et transparentes [à cause] d'une désorganisation et des faits graves. Des sources fiables déclarent que des candidats à la députation sont venus devant des bureaux de vote avec des bulletins déjà remplis. Ces élections de 2011 sont une régression comparativement à celles de 2006. Je crains beaucoup pour la période postélectorale." De son côté, Lambert Mende, cadre de la majorité, a soutenu le contraire: "Les irrégularités ne peuvent pas influer sur l'acception des résultats, dans la mesure où elles sont gérées conformément aux lois du pays, notamment la loi électorale." "Toutes les forces politiques, qui estimeraient qu'il y a eu des irrégularités, ont toujours la possibilité de recourir à la justice comme le prévoit la loi", a-t-il poursuivi. Pour lui, avec l'organisation de ce double scrutin, le défi a été relevé de la meilleure façon. "Nous avons, certes, enregistré quelques points chauds ci et là, au Katanga, à Mbuji-Mayi et même à Kinshasa, mais qui n'ont pas remis en cause le processus lui-même", a reconnu Lambert Mende. (Radio Okapi)

Elections: des incidents font trois morts dans un centre de vote de Lubumbashi. Trois personnes ont été tuées, lundi 28 novembre, dans le centre de vote de l'école Njanja où une vingtaine d'hommes armés ont ouvert le feu sur les policiers, incendié un bureau de vote et emporté des urnes. Ce bilan a été dressé par le porte-parole de la sixième région militaire. Des centaines d'électeurs se sont présentés à 7 heures, ce mardi 29 novembre, pour exprimer le choix de leurs dirigeants, mais n'ont pas trouvé d'agents électoraux à cet endroit.

Elections-Mbuji-Mayi: affichage des résultats provisoires. L'heure est au dépouillement et à l'affichage des résultats provisoires, ce mardi 29 novembre, dans plusieurs bureaux de vote de Mbuji-Mayi, au Kasaï-Oriental. Nos reporters de la ville diamantifère rapportent les difficultés d'accès à l'Institut Lumba de la commune de la Kanshi où plusieurs personnes sont massées, contemplant les résultats déjà affichés.

Elections du 28 novembre: les observateurs de l'AETA et de l'Eurac dénoncent de nombreuses irrégularités. La mission conjointe du collectif Agir pour les élections transparentes et apaisées (AETA) et du Réseau européen pour l'Afrique centrale (Eurac) a déploré le dysfonctionnement du système électoral en RDC, au lendemain du double scrutin du 28 novembre. Elle a affirmé avoir noté : la création précipitée d'extension des bureaux de vote, la non sécurisation du matériel électoral, les tensions et nervosités constatées dans le chef des électeurs, l'ouverture tardive de quelques bureaux de vote, soit entre 11 et 13 heures pour certains, l'absence totale ou partielle du matériel électoral, particulièrement les bulletins de vote et les isoloirs dans nombre de bureaux de vote. La mission conjointe a aussi relevé la non prise en compte de nombreux électeurs omis de la liste, qui pourtant devraient voter par dérogation. Cette situation a désorienté, découragé et même énervé les concernés. Elle a déploré la création précipitée d'extension des bureaux, dont certains non connus ou tout simplement très éloignés des électeurs. La non sécurisation du matériel électoral, a noté la mission conjointe, a fait que des bulletins de vote, cochés ou non, se sont retrouvés en dehors des bureaux de vote entre les mains des tiers. Tous ces cas de dysfonctionnement, selon la même source, ont créé des tensions qui ont mis certains observateurs nationaux et internationaux en insécurité. Ainsi, la mission conjointe a demandé à la Commission électorale nationale indépendante (ceni) de prendre des mesures appropriées contre toutes manipulations incontrôlées des bulletins de vote qui ont poussé la population à la nervosité et de clarifier cette situation devant l'opinion nationale et internationale. La mission demande aux services commis à la sécurité électorale d'assurer la protection de la population, des témoins, des observateurs et des candidats. Elle annonce, par ailleurs, qu'elle va continuer à documenter sur ces faits constatés sur terrain, elle compte faire, le moment venu, une déclaration conséquente. (Radio Okapi)

Dépouillement en cours, après les retards et les violences, le vote se poursuit aujourd'hui. Deuxième journée consécutive d'ouverture de divers bureaux de vote sur le territoire, alors que le dépouillement des présidentielles et législatives d'hier est déjà en cours là où le vote est terminé. Matthieu Mpita, porte-parole de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a annoncé une seconde journée électorale car certains bureaux de vote n'ont pas pu ouvrir hier, car ils n'avaient pas de bulletins de vote, et d'autres bureaux n'ont pas eu assez de matériel électoral. Mpita a invité les électeurs à " rester calme en attendant les instructions et l'ouverture des bureaux de vote " ce matin. Dans certains bastions de l'opposition, comme le quartier de Masina à Kinshasa la capitale, la police est intervenue avec des gaz lacrymogènes pour disperser des groupes d'électeurs mécontents d'avoir attendu pendant des heures l'ouverture des bureaux de vote restés fermés par manque de bulletins. En réalité, il s'agit d'un épisode de tension mineur par rapport à ce qui s'est passé dans d'autres régions de l'immense territoire congolais riche en ressources minérales convoitées. Le lendemain, la presse locale publie les premiers bilans, confirmant le décès de 10 personnes dans le quartier de Njanja à Lubumbashi (sud-est) lors d'une attaque lancée par des hommes armés contre un bureau de vote; parmi les victimes une électrice atteinte par balle, deux policiers et sept attaquants. A Kananga, la capitale du Kasaï occidental, fief de l'adversaire Etienne Tshisekedi, une douzaine de bureaux de vote ont été incendiés par les partisans de son parti, l'Union pour la démocratie et le progrès social (Udps), après la découverte d'urnes contenant les bulletins précompilés en faveur du président sortant, Joseph Kabila. La violence et les retards dans la livraison des bulletins ont retardé l'heure de fermeture de nombreux bureaux de vote bien au-delà de 16 heures. Pendant ce temps, dans un climat de tension et de difficultés logistiques, le dépouillement a commencé. Des agents électoraux cités par les médias locaux ont annoncé qu'au fur et à mesure des opérations, les résultats seront affichés dans bureau de vote, comme déterminé par la Ceni. Toutefois, en attendant les premiers résultats officiels, les allégations de fraude et d'irrégularités se multiplient - bulletins déjà remplis en faveur de Kabila, électeurs incapables de voter, urnes volées ou brûlées - de la part des partis d'opposition qui contestent la "transparence" et la "régularité" des élections. Pour la Ceni et des formations de la majorité, le vote a eu lieu dans des conditions " globalement satisfaisantes " et les irrégularités rencontrées sont "mineures". Jusqu'ici, sur le second rendez-vous démocratique de l'histoire de la RDC, la communauté internationale est restée assez discrète. Washington a déploré les "violences graves" qui ont accompagné la journée électorale et a fait référence à de " possibles fraudes, mais à vérifier ". Le ministère français des Affaires étrangères a appelé tous les dirigeants politiques congolais à la "modération" et a demandé d'" éclaircir les responsabilités des divers incidents pour restaurer un climat serein dans le processus électoral ". Selon le calendrier, les résultats provisoires devraient être annoncés le 6 décembre et les définitifs le 17 décembre, trois jours avant la date de l'investiture du président. Pour avoir les résultats provisoires des législatives, il faudra attendre jusqu'à mi-janvier. Il y avait en tout 19.000 candidats en lice pour 500 sièges parlementaires à attribuer. (Misna)

Isiro: Hommage aux missionnaires tués en 1964. Le samedi 26 novembre le bureau des OPM d'Isiro, œuvre de l'Enfance Missionnaire, a organisé une journée d'hommage aux missionnaire tués à Isiro le 24 et 25 novembre 1964, pendant la rébellion des Simba. Deux centaines d'élèves, représentants des différentes écoles d'Isiro, ont participé à cet hommage. La journée a débuté par le témoignage de Mr Baudouin Pati, âge de 10 ans à l'époque et qui a émus l'assemblée par son récit du drame vécu pendant la rébellion. Il a avancé le chiffre d'environ 2.000 victimes civiles dans la région d'Isiro. Ensuite, Mgr Dieudonné Abakuba, vicaire épiscopal d'Isiro, a béni une croix dressée à l'occasion dans l'arrière cour de l'évêché, près du bâtiment où les missionnaires assassinés ont passé leurs dernières heures. Une plaque sur la croix porte les noms des dominicains belges tués: les Pères Van Schoote, Van Caloen, Van Schingen et les frères Boecks et De Witte, ainsi que celui du missionnaire combonien P. Armani, qui était de passage ces jours-là à Isiro pour retirer la paie des enseignants de son poste missionnaire à Ndedu. La journée s'est clôturée par une messe à l'église paroissiale de Tely présidée par l'abbé Jean Baptiste Ganongo, directeur du bureau des OPM d'Isiro. Pendant la célébration on a fait mémoire des victimes, ouvrières à la vigne de Dieu au diocèse d'Isiro-Niangara. (P. Sisko Barin)

Mercredi 30 novembre.

Présidentielle: 4 candidats demandent l'invalidation du scrutin. Léon Kengo wa Dondo, Adam Bombole, Mbusa Nyamwisi et Vital Kamerhe, tous candidats de l'opposition à la présidentielle du 28 novembre 2011, demandent l'invalidation du scrutin présidentiel et législatif du lundi 28 novembre. Dans un communiqué parvenu à Radio Okapi mardi 29 novembre, ces candidats dénoncent des "graves manquements et irrégularités" lors du déroulement du vote. Ces candidats dénoncent les irrégularités suivantes : l'utilisation des moyens de l'Etat par le candidat n°3, Joseph Kabila, l'interdiction des derniers meetings électoraux et la séquestration du candidat N°11, samedi 26 novembre, à l'aéroport de N'djili, la non ouverture de l'ensemble des bureaux de vote et de dépouillement sur toute l'étendue de la RDC, la désorientation des électeurs provoquée par la délocalisation des bureaux de vote, l'admission de toute personne détentrice d'une carte d'électeur dans les bureaux de vote même si elle n'est pas reprise sur les listes électorales, l'insuffisance des bulletins de vote dans de nombreux bureaux provoquant la baisse du taux de participation, l'existence de plusieurs bureaux de vote fictifs ou non localisables, la découverte de plusieurs cartons de bulletins vote vierges ou remplis au profit du candidat n°3 et des députés de son obédience, le refus d'admettre la présence des témoins de l'opposition lors du dépouillement dans plusieurs bureaux Ces candidats de l'opposition déclarent n'accorder aucun crédit aux résultats qui découleraient de ces scrutins. " Fuite en avant " Dans un point de presse animé mardi à Kinshasa, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Daniel Ngoy Mulunda a déclaré que le scrutin du 28 novembre ne sera pas annulé. Selon lui, les irrégularités n'ont été constatées que dans 485 bureaux de vote sur les 63 000. "C'est moins de 1% des difficultés que les bureaux de vote ont connu. 99% des bureaux ont bien fonctionné ", a affirmé Daniel Ngoy Mulunda. Il a plutôt invité tous les candidats à attendre les résultats des urnes et ne pas faire " la fuite en avant ". Daniel Ngoy Mulunda a aussi annoncé l'annulation des résultats des bureaux de vote où les témoins ont été empêchés de participer aux opérations de vote ou de dépouillement sans motifs valables. Daniel Ngoy Mulunda a aussi déclaré que tout candidat, parti ou regroupement politique auteur ou co-auteur de destruction du matériel et des installations de la Ceni sera poursuivi en justice. (Radio Okapi)

Législatives : Modeste Bahati accuse Nyamugabo de "fraude massive" à Kabare. Le député sortant Bahati Lukwebo, président de l'Alliance des forces du changement (AFDC), accuse le ministre des Sports et candidat à la députation, Claude Nyamugabo, d'avoir acheté des agents de la Ceni et des policiers en vue d'organiser " une fraude massive ". L'incriminé rejette ces accusations qu'il qualifie de " fuite en avant ". Ces deux personnalités soutiennent la candidature de Joseph Kabila à la présidentielle.

Élections, déclaration des observateurs africains. L'appréciation sur le déroulement des élections " malgré les difficultés que rencontrent le pays ", pour " les énormes efforts mis en œuvre afin de permettre aux citoyens d'exercer leur droit de vote " et " la détermination et l'enthousiasme des électeurs venus en masse dans les bureaux de vote ", a été exprimée par les missions d'observation africaine déployée en République démocratique du Congo pour les élections présidentielles et législatives du 28 novembre. Les observateurs africains déplorent cependant " des actes isolés de violence " et " des difficultés techniques et logistiques " qui ont entaché le déroulement du vote. La déclaration commune des missions de l'Union africaine (UA), de la Communauté de développement d'Afrique australe (Sadc), de la Conférence internationale sur la région des grands lacs (Cirgl), de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (Ceeac) et du Marché commun de l'Afrique orientale et australe (Comesa) a été publiée en matinée, lors d'une conférence de presse dans la capitale Kinshasa. La déclaration se conclut par un appel à tous les acteurs politiques congolais, afin de montrer un esprit de responsabilité, d'accepter les résultats des élections et, en cas de contestation, d'utiliser les mécanismes prévus par la loi. (Misna)

Elections-RDC: l'UDPS dénonce "une fraude significative à certains endroits". L'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) dénonce une "fraude significative à certains endroits" lors du déroulement des élections présidentielle et législatives du 28 novembre. Son secrétaire général, Jacquemin Shabani, l'a déclaré mardi 29 novembre devant la presse. Malgré ces fraudes, il a estimé que les résultats affichés après le vote seraient favorables au président de son parti, Etienne Tshisekedi, candidat à l'élection présidentielle. Jacquemin Shabani a affirmé avoir reçu beaucoup de plaintes et avoir été "personnellement témoin de beaucoup de tentatives de fraudes et même des fraudes avérées" expliquant avoir vu des hommes en uniforme portant des armes prendre possession des bureaux de vote après avoir chassé tous ceux qui s'y trouvaient. Le secrétaire général de l'UDPS s'est félicité par ailleurs "de la participation et de la détermination des électeurs" ainsi que de leur surveillance. Il a dit que son parti récolte les résultats du scrutin de lundi notamment en collaboration avec des structures de la société civile.

Sud-Kivu: un seul centre de vote sur trois a fonctionné à Bibokoboko. Deux jours après les élections du 28 novembre, le comité des sages des moyens plateaux de Bibokoboko, en territoire de Fizi, réclame l'ouverture des trois centres de vote initialement prévus par la Ceni. Un seul centre sur les trois prévus a fonctionné dans ce territoire. Le président de ce comité affirme que 262 bulletins de vote ont été envoyés dans ce centre à un bureau de vote ouvert dans cette région où 11 000 personnes se sont faites enrôlées.

Vital Kamerhe ne demande pas l'invalidation du scrutin du 28 novembre. L'opposant Vital Kamerhe, candidat à la présidentielle de lundi 28 novembre en RDC, ne demande pas l'invalidation du scrutin au motif qu'il était émaillé d'incidents, a déclaré au téléphoné son chargé de communication ce mercredi 30 novembre à Radio Okapi, contestant une information publiée le même jour dans la matinée. Radio Okapi a été abusée par la déclaration du président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) qui a cité Vital Kamerhe au nombre de candidats qui réclament l'invalidation du scrutin présidentiel et législatif du 28 novembre. Dans une conférence de presse tenue mardi 29 novembre, le président de la Ceni, Daniel Ngoy Mulunda avait déclaré: " Je pense que le candidat Vital [Kamerhe] a voté hier, il n'a pas été bousculé. Ses témoins étaient partout. Moi je dis à tous ces candidats qui demandent l'annulation, c'est la fuite en avant. Qu'ils attendent les résultats. Les témoins doivent aller compter les résultats. " (Radio Okapi)

" Les élections ont eu lieu mais dans un désordre pratiquement généralisé " déclare un missionnaire. "Les élections ont eu lieu mais dans un désordre pratiquement généralisé " déclare à l'Agence Fides le Père Loris Cattani, missionnaire xavérien, observateur attentif de la situation en RDC où se sont tenues, le 28 novembre, les élections présidentielles et législatives. " Dans différents bureaux de vote, le matériel électoral faisait défaut, des bulletins jusqu'aux urnes, alors que certains électeurs n'ont pas trouvé leurs noms sur les listes exposées à l'entrée du bureau de vote qui leur avait été indiqué et ont dû chercher le bureau de vote auprès duquel ils avaient été inscrits " explique le Père Loris. " C'est pourquoi, dans les bureaux de vote privés d'urnes et de bulletins de vote qui n'ont pu ouvrir lundi 28 novembre, les opérations électorales se sont poursuivies pendant la journée d'hier, 29 novembre. Je ne sais pas exactement combien de bureaux de vote ont été dans ce cas mais ils étaient en tout état de cause dispersés un peu sur l'ensemble du territoire congolais, de la capitale Kinshasa au Katanga et au Sud Kivu ". Les premiers résultats officiels seront publiés début décembre mais l'Union africaine et l'Union européenne ont déjà lancé des appels afin que les résultats du scrutin soient acceptés par tous les candidats. Le Père Loris reconnaît que " le problème est maintenant de voir si les résultats seront acceptés par tous les candidats. Les observateurs électoraux ont en effet relevé différentes irrégularités. Il faut établir s'il s'agit d'irrégularités dues aux retards, aux difficultés organisationnelles et à des erreurs techniques et logistiques ou si l'on se trouve face à des fraudes intentionnelles. Des cas de bulletins de vote déjà remplis en faveur d'un certain candidat ont été signalés mais il faut encore enquêter pour vérifier ces faits " conclut le Père. (Agence Fides)

Le chef Maï-Maï Cheka visé par le Conseil de sécurité de l'ONU. Les missions permanentes du Conseil de sécurité des Nations-Unies encouragent le gouvernement congolais à arrêter le chef Maï-Maï Ntambo Ntaberi Sheka. Ces missions réclament que ce milicien du territoire de Walikale et candidat à la députation nationale, au Nord-Kivu, soit inscrit sur la liste des personnes visées par une interdiction de voyager dans le monde, ainsi que le gel de ses avoirs. Cette demande de sanction faite lundi 28 novembre 2011 auprès du Conseil de sécurité représenté par la France, le Royaume Uni et les Etats-Unis vise avoir un impact spectaculaire sur le processus de désarmement des groupes armés en RDC. Candidat à la députation nationale à la circonscription de Walikale, Ntabo Ntaberi Sheka est accusé d'avoir mené des campagnes de terreur contre des villages. Sa milice est accusée d'entraver le processus de désarmement, de démobilisation ou de réintégration de combattants et d'extorquer des fonds aux populations dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu. Les missions permanentes du Conseil de sécurité de l'ONU lancent une mise en garde contre les responsables de recrutements d'enfants et de graves violations de droits de l'homme. Le chef-rebelle Cheka s'était présenté, fin novembre, aux Fardc à Kibua situé à une trentaine de kilomètre de Walikale-centre accompagné de 70 de ses hommes armés. Selon certaines sources, Cheka et ses hommes, sans être inquiétés, étaient venus chercher protection auprès des Fardc. Il serait recherché par les FDLR qui l'accusent de complicité dans la mort du Colonel FDLR Sadiki, tué le week-end dernier à Mapembe, lors d'une opération des Fardc. La population de Walikale estimait que ce chef-rebelle y était venu simplement pour faire soigner un de ses combattants, blessé au cours des récents combats avec les FDLR à Misau. (Radio Okapi)

Présidentielle-RDC: l'UE appelle les candidats à accepter les résultats des urnes. L'ambassadeur de l'Union européenne en RDC, Richard Zinck, a entrepris "une campagne de paix" auprès des candidats à la présidentielle 2011 pour les sensibiliser à accepter les résultats des urnes. Ce mercredi 30 novembre, il s'est entretenu au siège du parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) avec Evariste Boshab, le secrétaire général de ce parti, au nom du candidat Joseph Kabila. Richard Zinck a souligné que sa tournée dans les états-majors de "principaux partis politiques qui ont participé aux élections" consiste à enregistrer leurs commentaires et critiques en vue "de nous faire notre meilleure idée" du déroulement du double scrutin du 28 novembre en RDC.

Pour l'ambassadeur de l'Union Européenne en RDC, il y a eu une forte participation, mais aussi pas mal de problèmes: l'ouverture tardive des bureaux de vote, insuffisance des bulletins. Pour éviter des violences postélectorales, il a lancé cet appel : "Nous appelons au calme et à l'apaisement pendant le dépouillement, la compilation et à l'annonce des résultats. Nous appelons également toutes les forces politiques en présence à respecter les règles du processus électoral et à introduire toute contestation éventuelle à la justice, la seule voie légale." Toujours ce même mercredi avant midi, Richard Zinck avait déjà rencontré le candidat de l'Union des forces du changement (UFC), Léon Kengo wa Dondo. Et juste après sa rencontre avec Evariste Boshab, il s'est rendu à Limete chez Etienne Tshisekedi, le candidat de l'UDPS. La commission de l'Union européenne, qui avait observé les élections du 28 novembre, devrait présenter son rapport ce jeudi. (radio Okapi)

Mbuji-Mayi : les agents électoraux poursuivent l'opération de dépouillement dans l'insécurité. Le dépouillement se poursuit ce mercredi 30 novembre dans certains centres et bureaux de vote de Mbuji-Mayi au Kasaï Oriental dans un climat d'inquiétude. Les agents électoraux déclarent que des coups de feu ont retenti la nuit, les obligeant à passer trois nuits dans les salles des classes transformées en bureaux de vote.

Le centre Carter salue le déroulement des élections en RDC. Après avoir visité 300 bureaux de vote dans toutes les provinces de la RDC, le 28 novembre, les observateurs du centre Carter notent que le vote s'est bien passé malgré quelques incidents mineurs. Dans une déclaration préliminaire, faite mercredi 30 novembre, ils ont affirmé que 49% de bureaux de vote ont eu des problèmes mineurs de nature à ne pas affecter les résultats. Le climat de désorganisation qui a régné dans les bureaux de vote a amené les observateurs de Carter à donner une mauvaise évaluation dans 16% des cas, ont-ils reconnu. Tout en félicitant la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) du travail abattu, le Centre Carter a cependant relevé la faible présence de la sécurité dans les centres de vote. Un des agents du centre Carter a été agressé alors qu'il avait saisi un bulletin de vote déjà coché à Kananga au Kasaï-Occidental. La circulation des bulletins de vote parmi le public, selon le centre Carter, a généré un climat plus tendu et instable. Les résultats de ce processus étaient en cours de dépouillement, mercredi, dans quelques bureaux. Et la mission du centre Carter était encore déployée pour observer la compilation au niveau des centres locaux de compilation des résultats. A cette étape, le Centre Carter a recommandé aux candidats et à tous les électeurs de respecter les résultats des urnes et de régler tout contentieux électoral par des procédures légales. Selon cette organisation, la grande et paisible participation dont ont fait montre les Congolais traduit leur engagement à la consolidation de la paix. (Radio Okapi)