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Mardi 1er avril.La CIABG fait un constat amer sur la gestion des entreprises publiques. La Commission Interministérielle d'Audit et de la bonne Gouvernance (CIABG) a dénoncé les irrégularités décelées dans la gestion des régies financières et des entreprises publiques au cours d'un point de presse à l'Hotel du Gouvernement. Le Coordonnateur de la CIABG, M. Basile Omalowete Katako qui donnait les résultats des audits menés à 3 régies financières, l'OFIDA, la DGI, la DGRAD et 9 entreprises publiques à savoir la CADECO, la FPI, l'OCPT, l'ONATRA, la Regideso, la RVA, la SNEL et la SONAL a épinglé de prime abord 3 difficultés rencontrées sur terrain que sont la réticence ou le refus de certains gestionnaires de mettre à la disposition des auditeurs les éléments de la gestion, l'insuffisance des Experts et le manque de moyens matériels. Pour ce qui est de la gestion des entreprises publiques, il s'est empressé à faire savoir que l'ampleur des faits de gestion ne permettra pas aux entreprises de réaliser leur mission. Il a cité parmi ces fautes, le manque d'évaluation sérieuse, les interventions intempestives de la tutelle, l'octroi aux mandataires par eux-mêmes des avantages indus, les sorties des caisses des fonds sans pièces justificatives, le recrutement pléthorique, la signature des contrats léonins, le paiement irrégulier des impôts, la passation des marchés de gré à gré, d'importantes créances dues à l'Etat et aux tiers. Dans les régies financières, le constat n'est pas différent. Bien au contraire à l'OFIDA par exemple en plus de ces fautes, s'ajoutent d'autres irrégularités comme la fraude, le détournement systématique de deniers publics, des enlèvements non payés par des dignitaires. A la DGI, on a épinglé des applications erronées de taux de taxe alors qu'à la DGRAD, l'on déplore l'absence des renseignements en rapport avec l'information. La CIABG et la Commission de Récupération des Immeubles et Terrains de l'Etat (CRITE) les deux commissions techniques qui fonctionnent sous la tutelle de la Primature. Elle a été mise en place suivant le décret-loi du 26 mai 2007 du Premier Ministre pour marquer l'engagement du gouvernement à lutter contre la corruption et promouvoir la bonne gouvernance dans le pays. Le Comité des Experts est composé de délégués issus de la Présidence de la République, de la primature et des ministères de la justice, du Plan, des Finances, du Budget et du portefeuille. (CIABG)
Deux mineurs blessés par balles dans des heurts avec la police. "Deux 'creuseurs' (mineurs artisanaux) ont été blessés par balles" lors de la dispersion de quelques centaines de mineurs qui refusent de quitter une carrière de cuivre proche de Kolwezi, a déclaré Zacharie Muyumba, chef de la police dans cette ville située à 250 km de Lubumbashi. Selon Danny Banza, président d'un syndicat local de mineurs, outre ces deux blessés par balles, qui ont été conduits à l'hôpital de Kolwezi, "trois ou quatre creuseurs ont été brûlés" en tentant de ramasser des grenades lacrymogènes pour les renvoyer en direction des policiers. Dans la journée, des centaines de creuseurs ont pillé et vandalisé deux maisons appartenant à des sociétés minières près de la carrière de Luilu, à une dizaine de km de Kolwezi, selon la police. Ils ont ensuite tenté de marcher vers Kolwezi et ont été bloqués par les forces de l'ordre. Les mineurs artisanaux refusent de quitter Luilu pour une autre carrière que les autorités les ont autorisés à exploiter à Kawama, à une cinquantaine de km, selon la police. "Nous ne voulons pas aller à Kawama. Là-bas, la teneur (en cuivre des minerais) est très faible. On veut bien partir, mais il faut d'abord nous octroyer une autre carrière", a déclaré M. Banza, qui estime à entre 7.000 et 10.000 le nombre de creuseurs artisanaux dans la zone de Kolwezi. Des centaines de milliers de mineurs artisanaux travaillent dans les mines et carrières du Katanga.. Leur présence, bien qu'illégale, est tolérée depuis des années. Ces "creuseurs" occupent d'anciennes carrières situées sur des concessions de la société nationale congolaise Gécamines. Les minerais qu'ils extraient sont achetés, en général via des négociants congolais, par des sociétés ou des particuliers, notamment des hommes d'affaires chinois et indopakistanais, à des prix variables selon leur teneur en cuivre et en cobalt. Des heurts réguliers, et parfois meurtriers, opposent les mineurs et les forces de l'ordre au Katanga. (AFP)
L'ONU proroge son régime de sanctions visant les milices. Dans sa résolution 1807, déposée par la France et adoptée à l'unanimité, le Conseil reconduit jusqu'au 31 décembre les dispositions de ce régime: embargo sur les armes, mesures de contrôle du trafic aérien et sanctions individuelles contre certaines personnes. L'embargo sur les armes, qui date de 2003, vise les multiples milices armées qui sévissent dans l'est du pays, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu et dans le district de l'Ituri, et "perpétuent un climat d'insécurité dans l'ensemble de la région". La résolution précise que l'embargo "ne s'applique plus" au gouvernement légitime de la RDC, issu des élections de 2006. Lors des précédents renouvellements de l'embargo, le Conseil de sécurité en exemptait déjà les unités de l'armée et de la police du pays, mais à condition qu'elles aient "achevé le processus d'intégration" ou soient "en cours d'intégration" sous le commandement unique des autorités de la RDC, en dehors des Kivu et de l'Ituri. Ces conditions sont considérées aujourd'hui comme remplies. La résolution vise à refléter "une nouvelle dynamique" dans le pays après l'établissement d'un nouveau gouvernement, a déclaré à la presse l'ambassadeur de RDC à l'ONU, Atoki Ileka. La résolution reconduit aussi le gel des avoirs financiers et l'interdiction de voyager imposés aux personnes ayant violé l'embargo. Elle proroge également l'exigence d'un contrôle strict, à exercer par tous les pays de la région, notamment les voisins de la RDC à l'est, de tous les aérodromes civils ou militaires et de tous les déplacements aériens en direction ou en provenance de la RDC. La résolution 1807 condamne la poursuite des trafics d'armes en RDC, ainsi que "la persistance des violences, en particulier sexuelles, contre les femmes." Le Conseil réitère son exigence que tous les groupes armés dans l'est de la RDC déposent les armes "sans nouveau retard ou précondition." Dans sa résolution 1804 adoptée le 13 mars, il avait sommé les groupes armés hutus rwandais opérant dans la région de déposer les armes, sous peine de sanctions supplémentaires. Cette résolution visait essentiellement des rebelles hutus rwandais, pour la plupart regroupés au sein des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) qui ont participé au génocide rwandais de 1994. (AFP)
L'opposant Bemba pourrait bientôt perdre son mandat de sénateur. "Nous avons écrit au sénateur Bemba pour l'informer qu'à partir de la date de la réception de notre courrier, ses absences non justifiées en plénière commenceront à être comptées", a déclaré Modeste Mutinga. Selon le règlement intérieur du Sénat, un élu perd son mandat notamment en cas d'"absence non justifiée et non autorisée à plus d'un quart des séances d'une session". Le chef du Mouvement de libération du Congo (MLC), élu sénateur après sa défaite face à Joseph Kabila à la présidentielle de 2006, a quitté la RDC pour le Portugal le 11 avril 2007. Mi-mars, joint au Portugal, il estimait vivre "dans un exil forcé" et être empêché de rentrer en RDC où sa sécurité n'est, selon lui, "pas garantie". Estimant que la question de la "sécurité" de l'ancien vice-président Bemba n'était pas de son ressort, le Sénat avait adressé plusieurs courriers au Premier ministre Antoine Gizenga, lui demandant de répondre sur cet aspect pour permettre au sénateur "de rentrer". "Le Premier ministre nous a répondu le 29 mars. Il a expliqué que M. Bemba recevait régulièrement ses émoluments et qu'il bénéficierait, s'il rentrait, de la même protection que les trois autres anciens vice-présidents", a indiqué M. Mutinga. Un décret présidentiel de novembre 2007 accorde aux quatre anciens vice-présidents du gouvernement de transition de RDC certains avantages, dont le versement d'une partie de leur salaire, de billets d'avions gratuits et une garde personnelle de 12 policiers - un nombre jugé insuffisant par M. Bemba. "Comme nous avons reçu une réponse de l'exécutif, nous avons adressé un courrier à M. Bemba pour l'informer que le décompte allait commencer", a-t-il ajouté. L'actuelle session du parlement a débuté le 15 mars et s'achèvera le 15 juillet. A partir de cette date, le décompte final des absences de l'opposant sera effectué, une commission spéciale du Sénat devant alors se réunir pour statuer sur son cas. (AFP)
Tirs nourris devant le siège de l'ONU à Bunia après un accident. Le calme est revenu dans la soirée à Bunia, après l'intervention de la police congolaise qui a abondamment tiré en l'air pour disperser les manifestants, a-t-on appris de sources sécuritaires internationales. La Monuc a "profondément regretté" l'accident de circulation impliquant un de ses véhicules et qui a coûté la vie à la passagère d'un taxi-moto dans l'après-midi, selon son porte-parole à Kinshasa Michel Bonnardeaux. Selon la radio Okapi et des sources sécuritaires, plusieurs manifestants ont tenté de pénétrer dans l'enceinte du quartier général de la Monuc, protégé par des sacs de sable et des barbelés. Plusieurs véhicules de l'ONU ont été endommagés par des jets de pierre et une maison habitée par un personnel de la Monuc à Bunia a été incendiée. La police nationale congolaise est parvenue à disperser les manifestants, essentiellement des étudiants, et le calme était revenu dans la ville vers 17H00 GMT. Aucun bilan officiel de ces violences n'était disponible en fin de journée. (AFP)
Coopération RDC-AfSud: le président Kabila attendu jeudi à Pretoria. "Le président tient beaucoup à assister à la fin des travaux de cette grande commission mixte RDC-Afrique du Sud. Nos deux pays sont liés par une série d'accords de coopération et par des liens d'amitié très forts", a déclaré le porte-parole du chef de l'Etat congolais, Kudura Kasongo. Cette commission a ouvert ses travaux lundi à Pretoria, en présence d'experts des différents domaines de coopération bilatérale, les ministres devant se retrouver jeudi avant une réunion au sommet vendredi en présence des deux chefs d'Etat. La RDC et l'Afrique du Sud sont liées par 30 accords de coopération, notamment dans les domaines de la défense, de l'éducation, des infrastructures, de la sécurité, des mines et de l'énergie. L'Afrique du Sud a joué un rôle déterminant dans le processus de paix en RDC, qui a mis fin à une guerre régionale sur le sol congolais, puis pendant une période de transition politique, en finançant une partie du processus électoral de 2006. Depuis l'élection au suffrage universel direct de Joseph Kabila les deux pays ont encore renforcé leur coopération militaire, en signant notamment en août 2007 une "déclaration commune d'intention" portant sur l'appui et l'assistance à la réforme en cours au sein des Fardc. Pretoria est aussi très impliqué dans le secteur de l'énergie, avec la réhabilitation d'une partie des turbines du barrage hydro-électrique d'Inga, confiée à la société sud-africaine MagEnergy. Réhabilitées, les deux centrales d'Inga auront un potentiel de production de près de 40.000 MégaWatt, pouvant fournir de l'électricité à toute l'Afrique australe. (AFP)
Mercredi 2 avril.
Bemba déplore une décision du Sénat qui pourrait lui coûter son siège. "La question de mon retour reste éminemment politique et doit être traitée comme telle", a déclaré M. Bemba, se disant "surpris" d'avoir appris la décision du Sénat "par voie de presse" et précisant ne pas avoir encore reçu son courrier. M. Bemba estime vivre "dans un exil forcé" et être empêché de rentrer en RDC où sa sécurité n'est, selon lui, "pas garantie". "Je demande au bureau du Sénat d'accompagner les conditions de mon retour, sachant que j'ai été menacé deux fois dans mon intégrité physique, en août 2006 et mars 2007, quand mes résidences ont été attaquées par des chars d'assaut puis bombardées et pillées par la garde présidentielle", a souligné M. Bemba. Le chef du premier parti d'opposition du pays a indiqué qu'il allait écrire au gouvernement pour savoir quels seraient ses "interlocuteurs pour discuter des conditions" de son retour. S'il perdait son mandat, M. Bemba perdrait du même coup son immunité et serait susceptible de faire l'objet de poursuites, envisagées contre lui par le parquet général de RDC qui le juge responsable en tant qu'"auteur intellectuel" des violences de mars 2007. (AFP)
Goma : malgré des arrestations, marche de femmes contre l'insécurité. Vêtues de noir, brandissant des photos de victimes des derniers assassinats dans la capitale du Nord-Kivu, les manifestantes, essentiellement des commerçantes du quartier populaire de Birere, ont dénoncé la passivité des autorités locales face à l'augmentation de crimes ciblés contre des commerçants, des notables et des agents de l'Etat. "Les gouvernants doivent prendre des mesures sérieuses pour punir de manière exemplaire les commanditaires de ces crimes", a déclaré Brigitte Mulunda, une commerçante peu convaincue par l'annonce récente d'arrestations, dont celle d'une mineure. En dépit d'une tentative de la police de disperser la marche à coups de grenades lacrymogènes, les manifestantes ont marché jusqu'au siège du gouvernorat, où une délégation a été reçue dans l'après-midi. Le vice-gouverneur, Feller Lutaichirwa, leur a présenté devant la presse douze civils menottés, dont une femme et une fillette de 12 ans, interpellés ces derniers jours dans la cadre des différentes enquêtes sur les récents assassinats. "Aucun malfrat ne sera relâché jusqu'à ce que les enquêtes donnent leurs résultats", a affirmé le vice-gouverneur, avant de renvoyer les prévenus vers leurs cellules, dans des locaux de l'armée. Selon des sources sécuritaires occidentales, outre ces 12 civils, trois militaires ont été arrêtés et au moins l'un d'entre eux pourrait être impliqué dans l'assassinat de l'homme d'affaires Albert Ngezayo. (AFP)
Jeudi 3 avril.
Des soldats français accusés d'un cas de torture (TV suédoise). L'épisode se serait produit le 13 juillet 2003 alors que les Français participaient, aux côtés des troupes suédoises, à l'opération Artemis de l'Union européenne, près de Bunia en proie à la violence. Des extraits du reportage ont déjà été diffusés la semaine dernière par la chaîne publique SVT1 et mardi l'état-major français a annoncé une "enquête approfondie" sur cette affaire. Dans "Le destin de Joseph", réalisé par trois journalistes suédois et que l'AFP a pu visionner avant sa diffusion dans l'émission Uppdrag Granskning ("Mission: enquête") mercredi soir sur SVT1, plusieurs soldats suédois dénoncent sous couvert d'anonymat la violence des Français et la passivité de leurs propres supérieurs. Après avoir capturé un milicien âgé de 17 à 20 ans, identifié comme Joseph, qui se trouvait à l'extérieur du camp franco-suédois, les soldats français lui auraient passé une corde avec un noeud coulissant autour du cou, puis l'auraient poussé avec des bâtons. Les mains attachées dans le dos, la tête recouverte, seulement vêtu d'un caleçon, le jeune homme aurait subi un interrogatoire pendant 6 à 8 heures, au cours duquel les soldats suédois l'auraient entendu crier. L'homme a été vu la dernière fois par ces soldats, emmené à bord d'un camion. Les auteurs du reportage n'ont pas été en mesure de retrouver l'homme. Des équipements électriques auraient été utilisés lors de l'interrogatoire, selon le documentaire. Des soldats suédois qui étaient sur place auraient rapporté l'épisode à leurs supérieurs. D'après le documentaire, l'affaire a été portée à la connaissance des plus hauts gradés de l'armée suédoise, mais elle aurait été étouffée. Un porte-parole du ministère français de la Défense Laurent Teisseire avait indiqué mardi que "les Suédois ont communiqué cette information aux autorités françaises à l'été 2007", précisant que "deux enquêtes de commandement ont été conduites, l'une par les Français et l'autre par les Suédois". La première enquête française "n'a pas permis de corroborer les allégations" des soldats suédois, avait ajouté M. Teisseire, alors que celle menée en Suède "a donné des résultats très contrastés". (AFP)
Kasaï : 13 morts et d'importants dégâts après des pluies diluviennes. "Les pluies qui se sont abattues ces derniers jours à Tshikapa (ville du Kasaï occidental) ont causé d'importantes pertes en vies humaines et des dégâts matériels énormes (...). Le bilan provisoire est de 13 morts, 2 blessés graves et 100 maisons écroulées", précise Caritas. Les victimes, parmi lesquelles plusieurs enfants, ont été tuées par l'écroulement des murs de leurs maisons, affirme Caritas. L'ONG catholique a lancé un appel aux pouvoirs publics pour une assistance "d'urgence" aux populations sinistrées, qui n'ont encore bénéficié d'aucune aide. Ces pluies, particulièrement dévastatrices dans la commune de Kanzala, lieu important d'extraction du diamant au Kasaï occidental, ont en outre aggravé le problème d'érosion à Tshikapa, où la route reliant l'aéroport au centre-ville menace de s'affaisser. Dans cette ville, la multiplication des carrières et des puits de mines contribue depuis des années à la fragilisation des zones d'habitation, jusqu'au coeur de la cité. (AFP)
Vendredi 4 avril.
Kivu : démarrage officiel du programme Amani pour la paix. "Le démarrage du programme Amani (paix, en swahili) est la deuxième étape de la conférence de Goma", qui avait abouti le 23 janvier à la signature par tous les groupes armés congolais des Kivu d'"actes d'engagement" pour la paix, dont un cessez-le-feu, a déclaré le chef de la Monuc, Alan Doss. Plus de deux mois après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, violé presque quotidiennement au Nord-Kivu, les membres des différentes commissions et sous-commissions du programme Amani ont été désignés et la première de ses commissions (Paix et Sécurité) a été installée. "J'invite tous les groupes armés à imposer plus de discipline au sein de leurs troupes, pour éviter de nouveaux dérapages", a souligné M. Doss, appelant une nouvelle fois à une cessation des hostilités et des violences contre les civils. "Le gouvernement appelle tous les membres des commissions à plus de responsabilité, car c'est la dernière chance pour la restauration de la paix dans les deux Kivu", a prévenu le ministre congolais de l'Intérieur, Denis Kalume. Tous les groupes armés étaient représentés à cette cérémonie, y compris la coalition de miliciens locaux Maï Maï des Patriotes résistants congolais (Pareco), qui avait annoncé la semaine dernière son retrait du processus, s'estimant écartée des postes à responsabilité au sein des commissions. Le programme Amani prévoit notamment de veiller au cessez-le-feu, un désengagement progressif des troupes sur le terrain, la démobilisation des combattants, la sécurisation des populations et la création de conditions favorables au retour des réfugiés et déplacés. S'il est appliqué, il pourrait mettre fin à des années de violence dans les provinces des Nord et Sud-Kivu, qui comptent au total plus d'un million de déplacés de guerre. (AFP)
"Massacre de Kilwa" : des ONG se disent "empêchées" de voir les victimes. Ces organisations, dont les britanniques Global Witness et RAID, affirment dans un communiqué que "le gouverneur de la province du Katanga (où se trouve Kilwa), Moïse Katumbi, et le ministre provincial de l'Intérieur, Dikanga Kazadi, ont interdit à un groupe de défenseurs des droits de l'Homme de se rendre à Kilwa le 1er avril 2008". L'avion qui devait conduire ce groupe de Lubumbashi à Kilwa a été interdit de décoller faute d'"autorisation préalable" des autorités et en raison "d'une présumée insécurité dans la région", selon le texte. Selon ces ONG, "le massacre de Kilwa, qui a fait au moins 73 morts parmi les civils, a été perpétré en octobre 2004 par des militaires de la 62e Brigade d'infanterie des Fardc avec le soutien logistique de la compagnie minière australo-canadienne Anvil Mining", qui a ensuite soutenu avoir été contrainte par une "réquisition" de ses véhicules. Dans cette affaire, neuf militaires congolais ont été accusés de crimes de guerre et trois agents d'Anvil Mining, de complicité de ces crimes pour avoir laissé à disposition de l'armée les véhicules de la société lors de la répression. Au terme d'un premier procès de six mois entaché de nombreuses irrégularités selon les ONG, la cour militaire du Katanga a abandonné les charges de "crimes de guerre", a condamné le 28 juin 2007 deux militaires congolais à la prison à vie pour meurtre et a acquitté la plupart des autres accusés, dont les employés d'Anvil. Le procès en appel a débuté le 5 décembre 2007. Les ONG affirment que le groupe de défenseurs des droits de l'Homme avait "l'intention de rendre visite aux victimes du massacre de Kilwa pour le compte du cabinet d'avocats australien Slater & Gordon, qui enquête actuellement sur la possibilité de réclamer à Anvil Mining, compagnie basée à Perth, par le biais des tribunaux australiens, des dommages et intérêts pour 61 des victimes". Elles dénoncent "une intensification des efforts déployés par les autorités pour étouffer la vérité", soulignant que c'est "la première fois dans ce dossier qu'elles usent de telles tactiques pour limiter les déplacements de défenseurs des droits de l'Homme". (AFP)
Rixe entre miliciens congolais pour un rongeur: deux morts. Un combattant de la coalition des Patriotes résistants congolais (Pareco) a tiré sur son coéquipier pour récupérer l'animal. Le commandant de ce groupe de miliciens locaux d'autodéfense a "ordonné que le meurtrier soit torturé" et ce dernier est "mort des suites de ses blessures". Le rat géant de Gambie peut mesurer jusqu'à 75 cm et peser plus d'un kilogramme. Certains pays en font l'élevage, non seulement pour le manger, mais aussi car son odorat très développé en fait un bon agent de la lutte contre les mines antipersonnel.
Un camion transportant des minerais radioactifs saisi au Katanga. Ce camion, qui transportait 30 tonnes de minerais de cuivre bruts appartenant à la compagnie chinoise Hua-Shin Mining, a été intercepté mercredi à un poste de contrôle proche de Kolwezi, a déclaré Christian Busindi, le maire de cette cité minière située à plus de 250 km de Lubumbashi. Le chargement, qui présentait un degré "anormalement élevé" de radioactivité, a été saisi et stocké dans un dépôt minier de Kolwezi, a-t-il ajouté. Les transporteurs du chargement ont été brièvement interpellés et doivent être à nouveau entendus par la justice dans les prochains jours, a-t-il encore indiqué, précisant que les pierres provenaient d'une carrière de Kolwezi. Jointe par l'AFP, la société Hua-Shin Mining s'est refusée à tout commentaire. La "ceinture" de cuivre de la région, à cheval entre le Katanga et le nord de la Zambie voisine, est non seulement riche en cuivre et cobalt, mais aussi en uranium, que l'on retrouve généralement en faible quantité dans les pierres brutes extraites des carrières cuprifères. L'exploitation de l'uranium est actuellement interdite en RDC, où tout minerai destiné à l'exportation doit respecter la norme autorisée, qui ne permet pas un taux de radioactivité supérieur à 0,3 microSievert par heure, selon le ministère provincial des Mines. Fin octobre, les autorités congolaises avaient saisi 19 tonnes de minerais hautement radioactifs près de la cité de Likasi.Mais début novembre, les convoyeurs de ces minerais qui devaient être conduits pour stockage sur le site de Shinkolobwe, une ancienne mine d'uranium fermée depuis 1960, avaient déversé une partie des pierres dans une rivière et plus de 15 tonnes avaient "disparu", selon le gouvernorat. L'eau de la rivière, qui alimentait des stations de pompage de Likasi, avait été déclarée impropre à la consommation et sept personnes, dont des agents de la brigade anti-fraude du secteur minier, avaient été arrêtées. Mais les minerais "disparus" n'avaient pas été retrouvés. (AFP)
Plus de 2.000 personnes victimes des mines ces dernières années (ONU). "Le pays compte actuellement 2.078 victimes de mines antipersonnel ou autres résidus explosifs de guerre. Elles ont été tuées ou mutilées, ou tout simplement empêchées de mener les activités devant leur assurer les besoins vitaux", a déclaré le numéro 2 de l'ONU en RDC, Ross Mountain., à l'occasion de la journée mondiale de lutte anti-mines. Les zones qui restent les plus "polluées" de RDC sont les provinces de l'est du pays (Kivu, Province orientale, Maniema, Katanga) et l'Equateur, théâtres des plus durs affrontements pendant les deux dernières guerres sur le sol congolais (1996-1997 et 1998-2003). Depuis la fin de la dernière guerre, plus de 300 km de route ont été "dépollués", 3.700 km2 de territoire déminés et près d'un million de personnes vivant dans des zones considérées comme dangereuses ont été "sensibilisées", selon le Centre de coordination de la lutte anti-mines de l'ONU. Ces efforts ont été rendus possibles notamment grâce au travail d'organisations internationales comme Handicap International, Danish Church Aid et Mine Advisory Group ainsi que de Mechem, une firme privée engagée par la Monuc. M. Mountain a encouragé le gouvernement congolais, qui s'est doté en mars d'un "point focal national pour la lutte anti-mines", à adopter "une législation nationale (anti-mines), tel que prévu par la convention sur l'interdiction des mines ratifiée par le pays en 2002". (AFP)
Samedi 5 avril.
Kinshasa : Haute autorité des médias, Dominique Sakombi suspendu. Dominique Sakombi Inongo, président intérimaire de la Haute autorité des médias (Ham) a été suspendu de ses fonctions vendredi, à l'issue de l'assemblée plénière de cette institution. Il lui est reproché une gestion moins rigoureuse des fonds. Interrogé par radiookapi.net, Dominique Sakombi s'est refusé à tout commentaire.
Mwando Simba : "Nos compagnies aériennes doivent se conformer aux normes internationales ". Bientôt un mois, plusieurs grandes compagnies aériennes de la RDC ont arrêté les vols réguliers des passagers à l'intérieur du pays. Cette situation inquiète les voyageurs. Selon le Ministre des Transports et Voies de communication, les avions de certaines compagnies sont en panne et d'autres sont cloués à terre à la suite d'un conflit entre associés. Le ministre Mwando Simba reconnaît le problème de rareté de vols à l'intérieur du pays ainsi que ceux auxquels sont confrontées les compagnies aériennes. C'est pourquoi il envisage de les visiter toutes pour bien cerner leurs problèmes. " Il y a des compagnies de taille moyenne qui opère dans les périmètres Kinshasa-Bas Congo, Kinshasa-Bandundu. Par contre le gros du pays se trouve en difficulté. Et là nous avons actuellement Hewa Bora et cela ne suffit pas ", affirme le ministre.M. Mwando Sibmba évoque également les contraintes auxquelles sont soumises ces compagnies. Il s'agit du problème des normes internationales. "Il faut qu'on soit quand même en règle vis-à-vis de l'Oaci, de l'Iata, même si c'est la libéralisation, il faut qu'on applique les normes internationales ", conclut-il. (Radio Okapi)
Goma : rapatriement volontaire, les FDLR posent un préalable. " Que la communauté internationale garantisse notre retour au Rwanda ", telle est la condition posée par les rebelles hutus rwandais vendredi, à Nyabiondo, à environ 100 km de Goma, en territoire de Masisi. Une dizaine d'officiers FDLR ont répondu présents à cette séance de sensibilisation. Ils ont déclaré avoir à leur disposition toute une brigade basée à Nyabiondo. Lors de cette rencontre avec l'équipe mixte de sensibilisation, Assemblée provinciale du Nord-Kivu, PIO/ DDRRR de la Monuc et le délégué de la Banque mondiale, la mission a fait deux propositions aux combattants hutus rwandais. La première est que ces combattants retournent volontairement dans leur pays (le Rwanda). La deuxième : que ceux qui voudront rester au Congo, introduisent une demande de statut de réfugié. Pour le commandant de cette brigade FDLR de Nyabiondo, qui a requis l'anonymat, il faudra au préalable que le gouvernement rwandais mette fin à la discrimination sociale qui est exercée contre les Hutus. Ce colonel FDLR se dit favorable au retour. Mais il insiste notamment sur la nécessité d'un dialogue avec le gouvernement rwandais : " Je demande au gouvernement rwandais d'établir un dialogue avec ses opposants afin que tout le monde se retrouve dans son pays natal " Ndiaga Diagne, chef d'équipe de la section DDRRR de la Monuc, rassure que plus de 15 000 hutus rwandais sont déjà rapatriés au Rwanda depuis le début de programme de rapatriement en 2001 et que la communauté internationale assure le suivi de leur sécurité sur place. Il est prévu une prochaine séance de sensibilisation avec projection de films portant sur les témoignages de ceux qui sont déjà rentrés et intégrés dans la vie au Rwanda. (Radio Okapi)
Dimanche 6 avril.
Conseil des ministres : Le gouvernement note un calme sur l'étendue du territoire national. Sous la présidence du Premier ministre, Antoine Gizenga, les membres du gouvernement se sont réunis, le samedi 5 avril, en Conseil des ministres à la Cité de l'Union africaine. Au cours de cette réunion, trois points ont été développés. Compte rendu. Points d'information. Après la communication du Premier ministre, le Conseil des ministres a suivi le rapport sur l'état du territoire présenté par le Ministre d'Etat chargé de l'Intérieur, Décentralisation et Sécurité. Il ressort de son rapport que la situation est relativement calme sur toute l'étendue de la République. Dans le même ordre d'idées, le vice-ministre de la Défense nationale et Anciens Combattants a présenté au Conseil la situation sécuritaire du pays caractérisée par le calme sur toute l'étendue de la République, en dépit de l'agitation des dissidents FNI et FRPI en Ituri. Dans le Nord-Kivu, on signale le retrait du PARECO du processus de paix. Cependant, l'opération relative au rapatriement des EX-FAR et des FDLR au Rwanda est en cours. Il en est de même du Sud-Kivu on l'on signale l'insurrection des Bissobo et des Makanika. La situation reste sous contrôle. Audition d'un rapport. Le vice-ministre des Finances a fait état au Conseil des relations entre la RDC et la Banque mondiale et le FMI. Le Conseil des ministres a pris acte des conclusions de la revue du Portefeuille de la Banque mondiale tenue à Kinshasa du 11 au 12 mars derniers et a approuvé le plan d'action et le mécanisme de suivi convenu avec celle-ci. Le ministre chargé des Relations avec le Parlement a exposé le bilan des sessions des Chambres parlementaires du 22 septembre 2006 au 15 janvier 2008. Le Conseil des ministres a pris acte. Examen et adoption de 2 projets de décret. Le ministre de l'Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme a présenté deux projets de Décret fixant respectivement la procédure d'attribution des concessions forestières et la procédure de classement et de déclassement des forêts. Après débats et délibérations, le Conseil a approuvé les deux projets. Ces derniers permettront au ministre de l'Environnement, Conservation de la nature et Tourisme de prendre des Arrêtés ministériels de mise en application des Codes forestiers dont le point d'achèvement aura lieu au courant du mois de juillet 2008. (Emile Bongeli Yeikelo, Porte-parole du Gouvernement)
Bukavu : la société civile invite les députés à se rapprocher de leur base. Les députés nationaux et provinciaux sont appelés à se rapprocher d'avantage de leur base; ceci pour aider la population à maîtriser leur véritable mandat. C'est dans ce cadre que la société civile de la province du sud Kivu a organisé samedi un face à face entre députés et une centaine des représentants des différentes composantes de la société civile à Bukavu.
Kinshasa : hausse des prix du carburant, les automobilistes mécontents. Le litre d'essence à la pompe est passé depuis dimanche dans la capitale de 671 fc à 745 et le gasoil de 671 à 700. Les automobilistes interrogés sur cette augmentation ont exprimé leur mécontentement et demandent au gouvernement de réajuster dans les mêmes proportions le prix du transport en commun.
Naufrage d'une pirogue : 13 morts et 18 disparus. Seuls sept corps avaient été retrouvés après l'accident. Samedi, six nouveaux corps ont été découverts dans la rivière Lubilanji, non loin du lieu du drame. Les recherches se poursuivaient dimanche. Six personnes, "qui savaient nager", avaient pu gagner la rive après l'accident, survenu à quelque 45 km de Mbuji-Mayi, et avaient été secourues. La pirogue, non motorisée, transportait 37 personnes - pour une capacité estimée à 25 - et des marchandises. Le conducteur aurait perdu le contrôle de l'embarcation du fait de sa surcharge. Les accidents sont fréquents sur les lacs et rivières de RDC, notamment du fait de la surcharge des embarcations, du mauvais balisage des voies navigables, du manque d'entretien des bateaux et d'erreurs des pilotes, souvent peu formés. (AFP)
Lundi 7 avril.
Wamba et Lubumbashi : pas de reprise de cours dans les écoles. La reprise des cours après les vacances de Pâques n'a pas été effective ce lundi à Wamba, territoire à plus de 600 Km de Kisangani en province orientale. Malgré la présence des élèves dans les salles de classe, les enseignants n'ont pas touché à la craie. Ils ont préféré croiser les bras pour exiger leurs salaires de deux mois selon le syndicat des enseignants de ce territoire. Les enseignants des écoles publiques de Lubumbashi sont en grève également, depuis ce lundi matin. Ils réclament le paiement de deux mois d'arriérés de salaires et l'harmonisation des listings de paie.
Bunia : l'Apec distribue aux enfants des revues sur leurs droits. L'Association pour la promotion de l'enfance au Congo, Apec, a débuté ce lundi la distribution de 17.000 exemplaires du numéro 46 de la revue "Le globe" à plus de 1.500 écoles primaire et secondaire de l'Ituri. Selon le coordonateur de l'Apec, cette revue suédoise financée par l'ONG internationale " le prix des enfants du monde pour la promotion des droits de l'enfant " permettra aux enfants de l'Ituri de connaître leurs droits et d'apprendre c'est qu'est la démocratie et les élections.
Violences au Bas-Congo : la "chasse à l'homme" continue selon le BDK. "Alors même que l'Assemblée nationale a demandé une enquête et des sanctions exemplaires contre les auteurs de crimes contre les civils, sur le terrain, la chasse à l'homme continue, les forces de l'ordre continuent de tuer des gens", a déclaré Ne Muanda Nsemi, chef du BDK et député national (opposition). Il a affirmé qu'une trentaine de ses adeptes avaient été arbitrairement arrêtés, certains "torturés comme des criminels", et des maisons incendiées dans plusieurs villages des territoires de Luozi et de Songololo (à plus de 150 km de Kinshasa) depuis la fin mars. Dans la matinée, au cours d'un point presse, il avait aussi affirmé que des "fosses communes" avaient été découvertes dans la province et que des "centaines de cadavres" avaient été jetés dans des rivières au cours de la répression menée par la police en février et mars. "Puisque l'Assemblée est incapable de se faire entendre, il serait important de porter l'affaire devant le Conseil de sécurité de l'ONU ou devant la Cour pénale internationale", a-t-il ajouté, précisant avoir déjà transmis aux Nations unies un mémorandum évoquant une "tentative d'extermination" du peuple Kongo. (AFP)
Mardi 8 avril.
Poissons morts sur le lac Kivu: consignes de prudence aux populations ; "Nous recommandons à la population d'éviter de consommer ces poissons morts en attendant les résultats de recherches plus approfondies", a déclaré le professeur Pacifique Ishumbisho, chercheur en hydro-biologie et directeur du centre de recherche universitaire du Kivu, à Bukavu. "Nous ne savons pas de quoi ces poissons sont morts. Nous avons envoyé une équipe pour recueillir des échantillons qui devraient arriver demain mardi à Bukavu", a-t-il ajouté. Selon la radio Okapi, "des centaines de poissons" ont été retrouvés morts sur le lac Kivu, près de la localité de Buzi, en territoire de Kalehe, à plus de 100 km de Bukavu. (AFP)
La France dote l'armée de RDC d'un centre moderne de documentation. Ce nouveau centre est destiné au Groupement des écoles supérieures militaires (GESM) pour permettre "au personnel du ministère de la Défense de parfaire ses connaissances académiques et militaires, et ainsi d'accroître les capacités opérationnelles des Fardc", précise le texte. L'inauguration de ce centre, financé à hauteur de 135.000 dollars par la France et 20.000 USD par la RDC, a eu lieu lundi à Kinshasa, en présence du ministre congolais de la Défense, Chikez Diemu, et de l'ambassadeur de France en RDC, Bernard Prévost. Doté d'un bibliothèque, d'un service de reprographie et d'une salle Internet, ce centre servira "en priorité au rétablissement d'une véritable chaîne de formation au sein des Fardc", a déclaré M. Prévost. Pour le diplomate français, cette contribution "illustre l'engagement de l'Union européenne (UE), et de la France en particulier, aux côtés de la RDC dans ses efforts de restructuration de ses forces armées et de formation de ses cadres". Dans le cadre de la réforme en cours des Fardc, appuyée par l'UE, la France envisage d'achever cet automne la réhabilitation de l'amphithéâtre du GESM, dont le coût est évalué à 750.000 USD, et qui doit servir à la formation des futurs officiers d'état-major. Au total, 18 nouvelles brigades, dites "intégrées", ont été formées et sont actuellement déployées sur le terrain. Plus de 70.000 hommes restent à démobiliser dans le cadre du programme national de réforme de l'armée. (AFP)
Kinshasa : grogne chez les Indo-pakistanais, le secrétaire général du travail joue à l'apaisement. Selon le secrétaire général du travail Bola Bulailoko, sur 17 textes qui devraient faire l'objet de l'examen, 13 ont été adoptés et 4 ont été renvoyés à la prochaine session extraordinaire. Avec l'adoption de ces textes, les participants au Conseil national de travail viennent de boucler tous les chapitres relatifs à la protection de la main d'uvre nationale face à la concurrence étrangère. Ainsi, cette partie du code de travail est dotée de toutes les mesures d'application.Il est resté aussi la question de revalorisation du Smig (salaire minimum interprofessionnel garanti). " Les participants ont levé l'option de relever le Smig en RDC. Dont l'autorité attitrée devra rendre public ce montant. Je crois que le CNT (Conseil national du travail) a rencontré les attentes des travailleurs. Ils n'ont qu'à s'apaiser, ça ne sert à rien de s'agiter, d'organiser des marches ainsi de suite ", a conclu M. Bola. (Radio Okapi)
Kinshasa : état des lieux des hôpitaux en marge des grèves. Le mouvement de grève au sein de l'administration publique n'a pas épargné le secteur de la santé. La grève concerne le personnel technico-administrtif de la santé. D'autres catégories du personnel sont aussi de la partie, telles que les administratifs professionnels de la santé, c'est-à-dire ceux qui ont été formés dans les instituts supérieurs de technique médicale, et les commis. Cette dernière catégorie regroupe les électriciens, les garçons et filles de chambre, les chauffeurs et autres. C'est surtout cette catégorie qui est concernée par la grève. Les grévistes réclament le complément de prime de risque qui a déjà été payée aux médecins et aux infirmiers. Pourtant, le travail semble se dérouler normalement dans la plupart des hôpitaux. A l'hôpital de Kintambo, par exemple, les chefs de section travaillent, et ce sont les infirmiers qui s'occupent de la morgue, effectuant ainsi le travail des commis. (Radio Okapi)
Kananga : RVA, 32 journaliers congédiés pour avoir réclamé 9 mois d'arriérés de salaires. Ces 32 journaliers exécutaient toutes sortes de travaux à la Régie des voies aériennes, RVA. Selon leur porte- parole, la décision est tombée après qu'ils aient réclamé leurs arriérés de salaire de 9 mois.
Goma : la RDC retarde la relance de la CEPGL. 50 millions de USD ont déjà été disponibilisés par l'Union européenne en vue de la relance de la Communauté économique des pays des Grands Lacs, CEPGL. Mais la réalisation des projets de relance tarde encore parce que la RDC n'a toujours pas désigné ses 3 représentants au Secrétariat exécutif de l'organisation, basé à Gisenyi au Rwanda. Ce constat est celui des participants à la conférence-débat organisée dimanche à Goma. L'absence des représentants de la RDC du Secrétariat exécutif de l'organisation, basé à Gisenyi au Rwanda, retarde la mise en oeuvre des projets intégrateurs prévus. C'est ce qu'a indiqué le Secrétaire exécutif de la CEPGL, l'Ambassadeur Toyi Gabriel, lors de cette conférence-débat. Au niveau du ministère congolais des Affaires étrangères, on déclare tout simplement que l'affectation des représentants du gouvernement congolais à la CEPGL est en cours. Il pourrait connaître un aboutissement, conformément aux recommandations de la Conférence de Goma. Pour Jean-Serge Bikoro, Chercheur au Conseil économique et social pour la région des Grands-Lacs, la relance de la CEPGL constitue une opportunité pour stimuler l'intégration économique de la Communauté économique des états de l'Afrique centrale, CEEAC. Il s'agit d'un autre regroupement économique sous-régional dont la RDC est également membre : " La relance de la CEPGL, qui va rétablir la confiance, la stabilité dans cette région, permettra d'assurer une effectivité dans la circulation des biens au niveau de la zone de libre échange de la CEAC. Pour que la zone de libre échange envisagée par la CEAC soit effective, d'autant plus que les pays de la CEPGL représentent à eux seuls 60% de la population concernant toute la CEAC, il faut que la CEPGL fonctionne normalement. " La relance de la CEPGL est l'une des grandes recommandations de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs. Elle devrait aider à rétablir la confiance entre les populations respectives de 3 pays et à mettre en place des stratégies communes en matières de sécurité, de stabilité et de développement. Outre la CEPGL et la CEEAC, la RDC est également membre du Marché commun des Etats de l'Afrique de l'Est et du Centre, Comesa, et de la Communauté de développement des Etats de l'Afrique australe, SADEC. Selon un observateur, cette multi-appartenance oblige sans parfois le pays à opérer un choix selon les priorités du moment. (Radio Okapi)
Bukavu : le Programme élargi de vaccination connaît une évolution considérable. Le médecin inspecteur provincial de la santé l'a déclaré lundi à l'occasion de la journée mondiale de la santé. Selon lui, seules cinq zones de santé, sur les 34 que compte la province, n'ont pas été complètement couvertes par la vaccination à l'heure actuelle. Ric Shamavu souligne qu'en 2006, seules 15 zones de santé avaient bénéficié de la couverture vaccinale.
Mercredi 9 avril.
Coup d'envoi des grands travaux financés par la Chine. Le ministre des Travaux publics, Pierre Lumbi, a lancé officiellement la première phase de ces travaux en annonçant le début, mercredi, de la construction d'une autoroute entre Lubumbashi et Kasumbalesa, villes distantes de 100 km, dans la province minière du Katanga. Il a rappelé, au cours d'un point presse, que ces travaux seraient réalisés dans le cadre d'un accord de partenariat passé avec la Chine en septembre 2007 qui prévoit la mobilisation de neuf milliards de dollars de prêts chinois, dont six seront consacrés aux travaux d'infrastructure et trois à la relance du secteur minier. Ce colossal prêt chinois est partiellement remboursable par des titres miniers. M. Lumbi a présenté la première phase des grands travaux (jusqu'à fin 2008), auxquels la Chine devrait largement contribuer, aux côtés de tous les grands bailleurs du pays. En 2008, 700 millions de dollars doivent être engagés, dont "350 M USD sont déjà disponibles", a affirmé M. Lumbi, annonçant un rythme minimum de "deux chantiers" lancés par mois. Ce programme prévoit la reconstruction ou la construction de plusieurs routes à travers le pays, dont 250 km de voirie à Kinshasa, où seront construits également 1.000 premiers logements sociaux, un hôpital moderne de 450 lits, un hôtel de 450 chambres et deux immeubles résidentiels de 26 étages chacun. Le ministre a par ailleurs indiqué que 12.000 tonnes de matériels destinés aux travaux allaient quitter la Chine le 20 avril pour arriver fin mai en RDC. Ces grands travaux s'inscrivent dans le cadre des "cinq chantiers" prioritaires du gouvernement: infrastructures, emploi, éducation, santé, eau et électricité. (AFP)
Fosses communes au Bas-Congo : des "allégations" sous enquête de l'ONU. Depuis fin février au Bas-Congo, des affrontements avec le mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo (BDK) et la répression brutale de la police ont fait 27 morts selon le gouvernement, de 100 à plus de 300 morts selon des députés de l'opposition et le BDK. Selon des sources onusiennes, le bilan serait de plus d'une centaine de morts. "Nous avons eu connaissance de communications d'associations locales de défense des droits de l'Homme sur la présence possible de ce qui semblerait être des fosses communes" au Bas-Congo, a déclaré le porte-parole de la Monuc, Kemal Saïki. "Notre équipe (de la section) des Droits de l'Homme est toujours sur le terrain. (...) Il y a des investigations qui sont menées", a-t-il poursuivi, ajoutant n'avoir "pas encore de précisions" concernant l'existence de fosses communes. Le BDK affirme que "cinq fosses communes" ont été découvertes dans la province et que des "centaines de cadavres" ont été jetés dans des rivières au cours de la répression menée par la police en février et mars. Début avril, des ONG locales ont affirmé avoir recueilli des témoignages sur l'existence de fosses communes. Mais, selon elles, les corps qu'elles contenaient auraient été déplacés avant l'arrivée de missions d'enquête. Selon l'ONG la Voix des sans voix (VSV), une fosse commune a été découverte le 29 mars à Manterne, village situé, à vol d'oiseau, à environ 50 km de Matadi. Le 2 avril, une équipe composée d'un substitut du procureur de Matadi, d'un agent de la Croix-Rouge locale et d'un médecin aurait constaté sur place que la fosse avait été "ouverte" puis "recouverte", mais y aurait tout de même retrouvé "un tissu de corps humain", selon la VSV. Le médecin avait été convoqué le lendemain au parquet qui le sommait de s'expliquer pour "divulgation du secret professionnel", affirme la VSV, qui a réclamé au gouvernement d'assurer la "protection" de ce médecin et l'ouverture d'une "enquête indépendante". L'ONG affirme que la "découverte" de Manterne "fait suite au massacre des adeptes du BDK" dont les autorités cherchent, selon elle, à "effacer toutes les traces". Contactée, la vice-présidente de l'assemblée provinciale du Bas-Congo, Marie-José Fulu Masaka, a affirmé que la mission d'enquête qu'elle avait menée début avril à Manterne et dans d'autres localités ne permettait pas de conclure à la présence de fosses communes. (AFP)
Jeudi 10 avril.
Insécurité au Sud-Kivu/: suspension des activités d'ONG internationales. Au cours des trois dernières semaines, "quatre incidents sécuritaires graves ciblant des ONG internationales ont été enregistrés dans les territoires de Kalehe, Uvira et Fizi au Sud-Kivu, accompagnés d'actes de violence à l'encontre du personnel humanitaire et entraînant des pertes de biens et d'équipement", indique Ocha. "Par souci de ne pas mettre leurs équipes en danger, les ONG internationales ont momentanément suspendu leurs activités sur les axes concernés", explique Ocha. Les ONG Acted, AMI, Médecins sans frontières (MSF) et la FAO ont été victimes de braquages de leurs véhicules en mission ou d'attaques de certains de leurs sites. Fin mars, la base de MSF-Espagne à Minova (territoire de Kalehe) a été attaquée par des hommes armés, qui ont blessé des gardiens et du personnel avant de dérober de l'argent et du matériel de télécommunication, relate Ocha. "La communauté humanitaire du Sud-Kivu condamne ces actes de violence portant préjudice aux populations vulnérables qui ont besoin d'assistance", soulignent ces ONG qui souhaitent reprendre leurs activités "dès que des mesures concrètes auront été prises par les autorités provinciales pour améliorer les conditions sécuritaires". En mars, la population d'Uvira avait manifesté contre la recrudescence de l'insécurité dans la province, dénonçant des violences perpétrées par des militaires, des rebelles hutus rwandais, et des groupes de miliciens locaux. (AFP)
Conflit au Nord-Kivu et Sud-Kivu: le CICR demande des fonds supplémentaires. "En dépit des espoirs suscités par la conférence de paix tenue à Goma en janvier de cette année, l'insécurité a continué d'avoir des effets dévastateurs pour les civils vivant dans de nombreuses régions du Nord-Kivu et du Sud-Kivu", a déploré le CICR. "L'insécurité est principalement due à des accrochages entre groupes armés ainsi qu'à des attaques contre la population civile, caractérisées par un nombre élevé de violations du droit international humanitaire", a expliqué Max Hadorn, chef de la délégation du CICR à Kinshasa. L'organisation humanitaire souhaite porter à un total de 45 millions de francs suisses (28,3 millions d'euros) son budget pour ses opérations dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Le CICR prévoit de "travailler conjointement avec la Croix-Rouge de la RDC pour approvisionner en vivres, pendant trois mois, plus de 37.000 personnes déplacées et distribuer des articles ménagers de première nécessité à 115.000 personnes déplacées". L'organisation veut également distribuer des semences et des outils agricoles à quelque 30.000 civils revenant dans leurs foyers ainsi qu'à 10.000 ménages hébergeant des familles déplacées". (AFP)
Les capacités de la Monuc atteignent leurs limites (Ban Ki-moon). Les ressources de la Monuc, la plus importante mission de maintien de la paix de l'ONU avec quelque 22.000 personnels, "atteignent leurs limites, ce qui crée des risques dans des zones de tension potentielle ou de tension croissante, notamment le Bas-Congo et d'autres régions", met en garde le chef de l'ONU, Ban Ki-moon, dans ce rapport au Conseil de sécurité. Le secrétaire général affirme que l'effectif actuel autorisé de la Monuc "ne reflète pas le rôle critique que la mission est appelée à jouer aux termes des processus de Nairobi et de Goma". M. Ban fait ainsi référence à des accords récemment conclus d'une part entre la RDC et le Rwanda voisin, d'autre part entre la RDC et des groupes armés congolais (Goma), dans le but de régler le problème posé par les milices armées congolaises et étrangères opérant dans l'est de la RDC, notamment dans les provinces du Nord et du Sud Kivu. Les Kivus sont depuis longtemps une source d'instabilité en RDC, même depuis la fin de la guerre civile en 2003. M. Ban souligne que la région pourrait encore affecter la stabilité du reste du pays. "La stabilité à long terme dans les Kivus dépendra de nombreux facteurs liés", affirme-t-il, soulignant la nécessité d'étendre l'autorité de l'Etat à travers les deux provinces et de "renforcer de manière substantielle" l'armée nationale. Mais il a également averti que l'amélioration de la sécurité dans l'est ne peut être assurée aux dépens d'autres régions, comme le Bas-Congo à l'ouest, où la police nationale s'est heurtée à plusieurs reprises depuis janvier, parfois très durement, au mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo (BDK). M. Ban exhorte les autorités de RDC à "s'abstenir d'utiliser la force de manière disproportionnée". Depuis fin février au Bas-Congo, des affrontements avec le BDK et la répression brutale de la police ont fait 27 morts selon le gouvernement, de 100 à plus de 300 morts selon des députés de l'opposition et le BDK. Selon des sources onusiennes, le bilan serait de plus d'une centaine de morts. (AFP)
Une ONG dénonce d'importants détournements de fonds entre 2006 et 2007. La Ligue congolaise de lutte contre la corruption (Licoco) "se dit très préoccupée par la façon dont sont gérées les finances de l'Etat", se référant à un rapport de la Cour des comptes sur l'audit des dépenses publiques exécutées par le Trésor du 1er décembre 2006 au 28 février 2007. Ce rapport révèle d'importantes sorties de fonds du Trésor public pour des travaux de réhabilitation d'infrastructures qui n'ont jamais été réalisés. Il épingle aussi des achats de produits pharmaceutiques pour l'armée dont les traces de livraison "n'existent pas". Le rapport, transmis au gouvernement en février 2008, cite par exemple la maison "Omega Trading Compagny", qui a bénéficié de trois commandes de fourniture de produits pharmaceutiques destinés aux Fardc, sans fournir la moindre preuve de leur livraison et pour lesquels le Trésor a décaissé plus de 5 millions de dollars. La Cour a aussi constaté dans plusieurs ministères, entreprises publiques et régies financières, des dépenses "non enregistrées" ainsi que des paiements opérés en "procédure d'urgence" pour lesquels elle n'a reçu aucune justification. Le rapport de la Cour dénonce également le non respect des procédures dans la passation des marchés publics par le gouvernement, qui a accordé presque tous les marchés de "gré à gré". "Au sujet des marchés des travaux, l'Etat a fait preuve d'un laxisme tel qu'à ce jour, la Cour constate que certains entrepreneurs traînent avec des fonds de l'ordre de 4.117.733,49 dollars sur les acomptes reçus du Trésor pour des travaux qui restent encore à exécuter", souligne le rapport. La Licoco demande au président Joseph Kabila ainsi qu'à son gouvernement d'engager des poursuites judiciaires contre les personnes impliquées dans les détournements des deniers publics. Elle exige en outre d'étendre cet audit au reste de l'année budgétaire 2007. (AFP)
Vendredi 11 avril.
Le Smig devrait passer de 1 à 3 dollars par jour en 2009. Cette hausse, dictée par la détérioration du pouvoir d'achat des travailleurs, a été décidée mardi à Kinshasa à l'issue d'une session extraordinaire du Conseil national du travail (CNT), regroupant gouvernement, patronat et syndicats de travailleurs. "Le Smig passera de 500 Francs congolais actuellement à 1.680 FC à partir du premier semestre 2009", a affirmé Romain Mutumoyi, président de la plate-forme syndicale de l'administration publique. Ce "réajustement" doit profiter aux travailleurs des secteurs privé et public, après sa validation par ordonnance présidentielle et du gouvernement, a précisé la ministre de l'Emploi, du Travail et de la Prévoyance sociale, Marie-Ange Lukiana. "Il s'agit d'une avancée significative (...) pour la réhabilitation de la dignité humaine de notre peuple", a-t-elle ajouté, soulignant l'engagement du gouvernement dans la lutte contre la pauvreté et pour l'emploi. L'annonce de cette hausse du Smig intervient après des mois de détérioration du pouvoir d'achat. En RDC, 75% des 60 millions d'habitants vivent avec moins de un dollar par jour et le plus bas salaire dans l'administration publique est d'environ 20 dollars par mois. Le pain et les céréales ont augmenté de 27,6% et le prix de l'huile a bondi de 32% en six mois (de septembre 2007 à février 2008), selon la Direction des statistiques générales. Le coût des transports a augmenté de 46%, notamment du fait de la hausse du prix de l'essence et de difficultés d'approvisionnement, à la suite de mouvements sociaux des transporteurs. L'inflation, qui frôlait les 10% fin 2007, a grimpé à 15% en taux annualisé en mars 2008, selon la Banque centrale du Congo (BCC). Cette hausse des prix est en partie liée à la dépréciation persistante de la monnaie nationale par rapport au dollar américain, devise de référence en RDC. (AFP)
UE : plusieurs actions sont menées pour convaincre les FDLR. Dans un entretien accordé à Radio Okapi le 11 avril 2008, Roeland van de Geer, le Représentant Spécial de l'Union Européenne dans la région des Grands Lacs, a réitéré l'engagement de l'UE dans le processus de paix à l'est de la RDC, Les problèmes et les défis sont "considérables", mais nous sommes maintenant dans "une démarche de solution", a-t-il dit. Cette démarche, qui a commencé, selon M. van de Geer, par la signature du communiqué de Nairobi le 9 novembre 2007, est "une coalition entre Kigali, Kinshasa et la communauté internationale pour travailler ensemble et chercher une résolution au problème des FDLR". Au Congo, "nous sommes en train d'organiser des pourparlers du côté du gouvernement avec les FDLR", a-t-il indiqué, et l'objectif est de convaincre ces derniers de retourner au Rwanda. Pour sa part, le gouvernent rwandais est en train de mettre en oeuvre "une campagne d'information également centrée sur les FDLR", a-t-il ajouté. "Les conditions de retour au Rwanda sont maintenant là, et qu'elles sont bienvenues pour retourner en tant que Rwandais". Le Représentant Spécial de l'UE a expliqué que la communauté internationale qui accompagne ce processus en coordination étroite avec les deux pays, est en train de "renforcer la pression à l'égard des FDLR " par les récentes résolutions 1804 et 1807 du Conseil de Sécurité. Mais "nous cherchons aussi à renforcer directement la pression sur les dirigeants des FDLR qui sont encore très actif en Europe", a-t-il ajouté. "La Monuc a entamé depuis le 8 mars 2008 des opérations militaires à l'encontre des FDLR. Nous avons également demandé aux Etats-Unis d'agir", a-t-il dit. Par ailleurs, M. van de Geer a déclaré qu'il préfère maintenir une certaine pression avant de recourir à la solution militaire, qui a toujours des conséquences négatives pour la population civile. Pour M. van de Geer, tous les groupes armées, y compris les Mai Mai, le Pareco, les FDLR et le CNDP, "sont fortement engagés". Interrogé sur le processus de brassage, le Représentant spécial a fait savoir que la Commission Mixte doit maintenant préparer un plan et un échéancier. Ce sera un processus avec "beaucoup d'avancés et de problèmes", a-t-il conclu. (Monuc)
Kinshasa : l'Allemagne veut aider la RDC à améliorer la gestion des ressources naturelles. Allemagne se dit prête à assister le gouvernement congolais dans l'amélioration de la gestion des ressources naturelles à travers l'ITIE, Initiative pour la transparence dans la gestion des industries extractives. Ceci découle de la conférence de presse co-animée ce vendredi dans la résidence de l'ambassade d'Allemagne en RDC, par le chargé d'affaires de l'ambassade et quelques membres du gouvernement.
Kinshasa : le Supérieur général de l'Ifec en visite en RDC. Le supérieur général de l'Institut des frères des écoles chrétiennes (Ifec), le frère Alvaro Rodriguez, est depuis jeudi soir à Kinshasa. Au cours de ce séjour pastoral, il rencontrera tous les collaborateurs de l'éducation chrétienne afin de s'imprégner des réalités de l'enseignement. Et selon le frère Roger Massamba, représentant légal de la congrégation en RDC, la réhabilitation de l'enseignant reste une priorité et un élément clé pour un enseignement de qualité.
Idjwi Nord : des cas de criminalité signalés dans l'île. Les actes de criminalité récurrents sont signalés dans la partie nord du territoire insulaire d'Idjwi, situé au milieu du lac Kivu. Le chef de cette collectivité-chefferie parle d'une dizaine de cas graves enregistrés au cours de 6 dernières semaines. Il précise que les 25 policiers affectés sur toute l'étendue de sa juridiction ne sont pas suffisants pour sécuriser une population estimée à 78 000 âmes.
Samedi 12 avril.
Bunia : 17 cas dont 3 décès, bilan d'une épidémie de fièvre typhoïde. Une forme aigue de la fièvre typhoïde sévit dans les quartiers périphériques de la cité de Bunia et ses environs. Déjà 17 cas, dont 3 décès, ont été enregistrés au cours du premier trimestre 2008 à l'hôpital Général de Référence de Bunia ainsi que dans le centre de santé de référence de Rwankole.
Réforme du système sécuritaire en RDC : l'Union européenne prête à apporter son appui. Après la table ronde sur la réforme du système de sécurité en République Démocratique du Congo, l'Union européenne (UE) se dit disposée à apporter sa contribution pour la concrétisation de cet objectif. Avant cela, l'UE attend encore du gouvernement congolais le rapport sur les résultats de cette table ronde, selon, Rolen Va De Guer,son envoyé spécial dans la région des Grands Lacs.
Dimanche 13 avril.
Bunia : 6 bandits à main armée et leurs complices aux arrêts. Les arrestations sont intervenues depuis samedi dernier par les services de renseignement militaires. Ces personnes sont accusées d'assassinats, de vols à mai armée, de pillages et d'extorsion de voyageurs.
Walungu : les vendeurs et commerçants du marché de Kankinda de plaignent des tracasseries militaires. Les vendeurs et commerçants du marché de Kankinda, dans le territoire de Walungu, dénoncent les tracasseries dont ils sont victimes de la part des militaires dits du bataillon 4, basés à Burhuza, non loin de là. Dans un mémorandum adressé hier à l'Administrateur du territoire, ils condamnent les nombreuses rafles des marchandises, en plus des barrières érigées entre le marché de Kankinda et les différents villages alentours. Les signataires du mémorandum exigent que ce bataillon soit délogé. L'administrateur note avoir dépêché une équipe d'enquêteurs sur place, après avoir fait rapport à la 10è région militaire sur ce cas. Aucune réaction de cette dernière, pour l'instant.
Lundi 14 avril.
Kabare : une attaque et des enlèvements attribués aux FDLR à Ihembe. Les faits se sont passés, selon la source, dans la nuit de dimanche à lundi. 6 personnes auraient été enlevées et des biens emportés au cours d'une attaque attribuée à des éléments FDLR contre le village Mageyo, dans le groupement Ihembe.
Goma : brassage, des éléments du CNDP et du Pareco en route pour Kitona. Ils sont au total 152 combattants, issus du Pareco et du CNDP de Laurent Nkunda. Ils attendent depuis lundi matin à l'aéroport international de Goma, au Nord-Kivu, en vue de leur acheminement au centre de brassage de Kitona, dans le Bas-Congo.
BAD: 58 M USD à la RDC pour la réhabilitation de centrales électriques. Cet accord a été signé le 10 avril à Tunis, siège temporaire de la BAD, par le vice-président de la BAD chargé de l'Infrastructure, Mandla Gantsho, et la chargée d'affaires de la RDC en Tunisie, Geneviève Lukusa Kayembe Nkaya, selon un communiqué reçu lundi à Kinshasa. Le projet porte sur "la réhabilitation de 10 des 14 groupes du complexe hydroélectrique d'Inga, la construction d'une ligne haute tension entre Inga et Kinshasa (distantes de 250 km) et la réhabilitation et l'extension du réseau de distribution de Kinshasa, dont la réalisation de quelque 50.000 branchements". "La zone d'intervention du projet couvre la province du Bas-Congo et la région de Kinshasa", mais "l'énergie qui sera produite dans les centrales réhabilitées servira à l'alimentation d'autres provinces et de plusieurs pays de la région", souligne la BAD. Réhabilitées, les deux centrales d'Inga auront un potentiel de production de près de 40.000 mégawatts, pouvant fournir de l'électricité à toute l'Afrique australe. La RDC a actuellement un des plus bas indicateurs de consommation d'énergie du monde: faute d'investissement et du fait de la croissance démographique, la consommation d'électricité par habitant est passée de 161 kilowatt/heure en 1980 à 91 kWh en 2002, rappelle la BAD. Le taux d'électrification de la RDC est de "6% comparé à une moyenne africaine de 20%". "Le coût total du projet est estimé à 301,36 millions d'UC (unités de compte, soit environ 495 M USD)" et sera financé, outre par la BAD, par la Banque mondiale, d'autres bailleurs et le gouvernement de RDC. (AFP)
Goma : droits de l'enfant violés, le parlement d'enfants de la province accuse. Plus de 80 cas de violations des droits des enfants ont été enregistrés entre janvier et mars 2008 par le parlement d'enfants du Nord-Kivu. C'est ce que révèle le rapport trimestriel de cette institution. Parmi les violations graves figurent les viol des mineures et le recrutement d'enfants dans les rangs des groupes armés dans les secteurs de Bweremana et Mwesso en territoire de Masisi.
Mbuji Mayi : la Miba reprend la Sengamines. La Minière de Bakwanga (Miba) reprend les installations d'exploitation et le patrimoine de la Société minière Sengamines. L'opération a commencé lundi dans une localité située à 60 km au sud de Mbuji Mayi. Cette reprise a été décidée par le gouvernement dans le cadre de la révision des contrats miniers.
Kinshasa : panier de la ménagère, les prix s'emballent sur le marché. Depuis le week-end, des denrées de grande consommation telles que le riz, le manioc, le maïs, le ciment, le sucre, le poisson et le pain ont pris l'ascenseur au point de rendre plus difficile encore la vie du congolais moyen qui vit au jour le jour. Certaines ménagères rencontrées au marché central de Kinshasa déclarent ne plus rien comprendre de cette majoration en cascade survenue en l'espace d'une semaine. C'est un calvaire pour elles. Une de ces ménagères se plaint : " Tous les prix ont augmenté, la mesure de la farine de manioc est passée de 100 à 150 fc, celle de la farine de maïs de 150 à 200 fc, 1kg de chinchards de 900 à 1 300, la mesure de sucre de 180 à 220, celle de haricot de 500 à 750, la baguette de pain de 100 fc a gardé le même prix, même son poids a été sensiblement diminué...Cette situation doit interpeller les autorités. Comment allons-nous vivre à cette allure? J'ai huit personnes sous ma responsabilité. Pour les nourrir toutes, je dois réunir au moins 6 500 fc. " Selon un expert de la Banque centrale du Congo, le franc congolais reste stable et n'est donc pas à la base de la surchauffe des prix sur les marchés congolais. Pour Gérard Mutombo Mulemule, chef des statistiques économiques de cette institution, l'inflation moyenne de 15% couvre la période allant du début de l'année jusqu'à la semaine dernière. Par conséquent, d'après cette source, l'augmentation des prix de biens de première nécessité est à attribuer à la hausse du baril du pétrole, au manque des infrastructures et aux coupures intempestives du courant électrique. (Radio Okapi)
Mardi 15 avril.
L'Etat renonce à interdire l'exploitation minière au Nord-Kivu. La mesure d'interdiction de l'exploitation concernait le territoire de Walikale, où sont exploitées des gisements de coltan et de cassitérite, des minerais d'étain très recherchés entrant dans la composition d'alliages utilisés dans l'industrie et l'électronique de pointe. "Etant donné le nombre des forces incontrôlées (dans la région) jouant un rôle de premier plan dans le désordre minier à Walikale, l'exécution de cette mesure a été quelque peu difficile", avait expliqué samedi à la presse le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku. De nombreuses mines de la région sont contrôlées par des militaires congolais ou des groupes armés locaux ou étrangers, qui imposent des taxes aux exploitants et organisent même directement l'exportation des minerais, selon des opérateurs du secteur. Plusieurs rotations de petits porteurs ont été observées dès dimanche à partir de Walikale, ont affirmé plusieurs opérateurs miniers locaux. Ces avions font en général escale dans la capitale provinciale Goma avant de prendre la direction des pays voisins, où les minerais sont exportés, souvent illégalement.Le gouverneur du Nord-Kivu a annoncé l'entrée en vigueur dans les prochains jours d'"un plan d'exploitation et d'encadrement des exploitants" pour "remettre de l'ordre" dans le secteur. Il a aussi invité les opérateurs miniers privés, congolais et étrangers, au "respect strict" du code minier, suscitant aussitôt la grogne des petits exploitants. "Les conditions d'exploitation sont toujours les mêmes. Rien n'a changé. Tout ce que nous voulons, que l'Etat mette de l'ordre dans les carrées miniers de Walikale", a déclaré John Kanyonyi, président des opérateurs miniers du Nord-Kivu, plaidant pour plus de sécurité juridique et physique des exploitants. (AFP)
L'Etat maintient l'interdiction d'exploitation minière à Walikale. "Il y a un arrêté du ministre des Mines qui interdit l'exploitation minière à Walikale. Cet arrêté n'a pas été abrogé et la mesure d'interdiction est toujours en vigueur, malgré les dires des autorités locales", a déclaré Victor Kasongo, vice-ministre des Mines. "Il y a eu incompréhension avec les autorités locales. Nous avons une équipe sur le terrain, qui n'a pas encore fait son rapport au ministère. En attendant, la mesure est maintenue", a-t-il poursuivi. Samedi, le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, avait annoncé la levée de cette interdiction, qui concernait depuis février le territoire de Walikale, où sont exploités des gisements de coltan et de cassitérite, des minerais d'étain très recherchés entrant dans la composition d'alliages utilisés dans l'industrie et l'électronique de pointe. "Etant donné le nombre des forces incontrôlées (dans la région) jouant un rôle de premier plan dans le désordre minier à Walikale, l'exécution de cette mesure a été quelque peu difficile", avait-il expliqué. De nombreuses mines de la région sont contrôlées par des militaires congolais ou des groupes armés locaux ou étrangers, qui imposent des taxes aux exploitants et organisent même directement l'exportation des minerais, selon des opérateurs du secteur. (AFP)Un avion s'écrase à Goma : crainte de nombreuses victimes (aéroport). "C'est un avion de ligne. Il y avait beaucoup de monde à bord. On fait tout pour accéder à l'avion, mais il est en feu. Le carburant est en train de brûler et on a peur d'une explosion", a déclaré Thomas Oleko, un des responsables de la Régie des voies aériennes à l'aéroport de Goma. L'avion, un DC9 de la compagnie Hewa Bora, avait au moins 100 personnes à bord, selon le manifeste communiqué par la compagnie à la RVA à Kinshasa. Le nombre exact de passagers et de membres de l'équipage n'a pu être confirmé à Goma par la compagnie, qui este injoignable. Plusieurs personnes seraient parvenues à sortir de l'avion, mais des dizaines de passagers restaient piégés dans l'appareil, selon une source onusienne. Des équipes de sapeurs-pompiers de la Monuc ont été dépêchées sur place, a indiqué Tahirou Diao, porte-parole de la Mission à Goma. L'avion de la compagnie Hewa Bora - qui se rendait à Kinshasa - s'est écrasé peu après son décollage de Goma, vers 14H30 locales, à la limite entre le bout de la piste et le quartier populaire de Birere. Un correspondant de l'AFP a vu un important panache de fumée noire et de flammes s'élever des lieux de l'accident. L'accès au lieu de l'accident était très difficile et on ignorait si l'avion s'était écrasé ou pas sur des maisons. (AFP)
Des dizaines de morts dans un accident d'avion à Goma. L'accident a fait "des dizaines de morts", selon des sources aéroportuaires à Goma. De nombreux passagers sont restés piégés dans l'appareil en flammes après qu'il se fut écrasé en bout de piste, dans le quartier populaire et commerçant de Birere, emportant tout sur son passage avant de s'immobiliser dans des maisons et de s'embraser. Selon le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, qui ne donne aucun bilan de l'accident, "il y avait 79 passagers et six membres d'équipage", soit un total de 85 personnes à bord. La Régie des voies aériennes de Goma, a aussi affirmé qu'au total, 85 personnes avaient embarqué à bord du DC9. Selon la Monuc, selon qui le nombre de passagers va "de 70 à 130 selon les sources", "il y a sept survivants", dont trois membres d'équipage et quatre passagers. Les différents hôpitaux de Goma, ont pris en charge environ 70 blessés, dont la quasi-totalité sont des habitants ou des commerçants du quartier de Birere. Selon le témoignage d'un rescapé rapporté par la radio Okapi, parrainée par l'ONU, "un pneu a éclaté" pendant le décollage. A l'hôpital général de Goma, un autre rescapé a expliqué que l'avion, en pleine vitesse, avait "continué sa course dans Birere". "Il y a eu du feu, venu de l'aile gauche. C'était la panique dans l'avion. J'ai couru vers l'avant. Des membres de l'équipage ont ouvert une porte, j'ai sauté. Je suis tombé au sol et j'ai vu l'avion continuer à avancer, puis s'emflammer", a raconté Désiré Buhendwa, un informaticien congolais de 36 ans, sous le choc mais presque indemne. En milieu d'après-midi, en dépit des efforts des pompiers de la Monuc, il ne restait presque rien de l'avion, dont seule la tête était encore reconnaissable. Les ailes ont été arrachées dans l'accident, le ventre et la queue totalement détruits par les frottements lors du freinage et de l'incendie. Dans un paysage cauchemardesque, au milieu des gravats et de maisons en ruine parcourus par les secours (Monuc, Croix-Rouge), persistait une forte odeur de brûlé et de carburant. "On ne saura peut-être jamais combien il y avait de personnes à bord, ni combien il y a eu de victimes au sol. On essaie de vérifier les listes de bord, qui sont différentes à la RVA, à la DGM (Direction des migrations) et à Hewa Bora, c'est un casse-tête", a déclaré un diplomate occidental à Kinshasa. Plusieurs étrangers étaient à bord de cet avion, mais les chancelleries contactées n'avaient encore aucune donnée fiable permettant de confirmer ou d'infirmer la mort de certains de leurs ressortissants. A Paris, le ministère des Affaires étrangères a précisé qu'il n'y avait apparemment pas de Français à bord. Ce drame survient moins de six mois après un terrible accident d'avion à Kinshasa, où un Antonov 26 d'une compagnie privée congolaise s'était écrasé le 4 octobre dans un quartier populaire de la capitale, faisant au moins 50 morts. Le ministre des Transports avait alors été limogé pour "incompétence", mais aucune mesure concrète n'a été prise pour une réforme en profondeur du secteur aéronautique en RDC, dont la flotte est essentiellement composée de vieux avions de fabrication soviétique à l'origine de dizaines d'accidents meurtriers ces dernières années. Toutes les compagnies aériennes congolaises - une cinquantaine identifiées - figurent sur la liste noire de l'Union européenne, qui leur a interdit son espace aérien. (AFP)
Crash de Goma : témoignage d'un rescapé. Il raconte : ma mission étant terminée ici, j'étais à bord, en route pour mon retour à Kinshasa. Quand l'avion a fait le taxi pour son décollage, il y a eu crevaison d'un pneu. Nous avons entendu le bruit à l'intérieur de l'appareil. La vitesse de l'avion était celle de décollage et on s'est retrouvé là où vous constatez le dégât. ". Répondant à la question de savoir comment il a survécu à l'accident, le rescapé raconte encore : " Lorsque l'avion a percuté je ne sais quoi, moi j'ai replié par derrière, j'ai trouvé une ouverture, et c'est par là que je me suis laissé tomber ... juste dans une maison que l'avion venait d'écraser. L'appareil est passé, et mois je suis resté dans cette maison ".
Un avion crashe à Goma faisant des dizaines de morts. L'aéronef qui devait se rendre à Kinshasa via Kisangani, s'est écrasé après avoir raté son décollage de l'aéroport de Goma. Selon un des rescapés de l'accident, interrogé par Radio Okapi, une crevaison survenue pendant que l'avion faisait son taxi serait à la base du drame. " Nous avons entendu le bruit de la crevaison de l'intérieur de l'appareil, alors que l'avion avait déjà atteint la vitesse de décollage", explique-t-il. Selon ce témoin et des sources aéroportuaires, le pilote a tenté de freiner, mais a perdu le contrôle de l'appareil qui a terminé sa course en bout de piste, dans le quartier populaire de Birere, emportant tout sur son passage. Ce rescapé a pu s'extirper de l'avion, avant qu'il ne prenne feu. Ce qui n'a pas été le cas de nombreux passagers piégés dans l'appareil en flammes. Trois autres passagers et trois membres d'équipage ont aussi survécu à l'accident. Les secours arrivés sur place peu de temps après ont permis d'acheminer les blessés dans différents hôpitaux de la ville de Goma. Le véhicule anti-incendie de la Monuc a contribué à éteindre le feu pour permettre l'évacuation des blessés. Les Casques bleus et les pompiers de la Monuc ont ainsi assisté sur place les autorités locales. (Monuc)