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Mercredi 16 avril.Accident d'avion en RDC: 21 morts, mais pas parmi les passagers. "Il y a 21 morts confirmés, dont les corps ont été retrouvés et amenés à la morgue de Goma. Mais on ne peut à l'heure actuelle confirmer aucun décès parmi les passagers", a déclaré Stavros Papaioannou, estimant que les victimes avaient été "fauchées" au sol au moment du crash. "Il y avait au total 85 personnes à bord: 79 passagers et 6 membres d'équipage. L'équipage va bien. Nous essayons de contacter tous les passagers. Jusqu'à présent, nous avons pu joindre 53 personnes, qui vont bien", a-t-il poursuivi. "Nous savons qu'il y avait à bord sept expatriés, dont quatre Américains (et trois autres dont les nationalités ne sont pas connues), dont aucun n'a été tué", a-t-il ajouté. "Nous n'excluons pas qu'il y ait eu des morts parmi les passagers, mais l'équipage nous a dit avoir procédé à une évacuation. L'avion s'est cassé en deux. Cela a permis a beaucoup de gens de sortir", a-t-il encore précisé. L'accident a fait "des dizaines de morts" selon des sources aéroportuaires, qui avaient affirmé dans l'après-midi que de nombreux passagers étaient restés piégés dans l'appareil qui a fini sa course dans le quartier populaire et commerçant de Birere, écrasant des maisons avant de s'embraser. Au moins 70 blessés, essentiellement des habitants de Birere, ont été admis dans des hôpitaux de Goma. Les causes de l'accident n'étaient pas encore connues mardi soir, mais selon le patron d'Hewa Bora, "l'équipage a entendu une explosion à l'arrière de l'avion" alors que l'appareil avait atteint une vitesse de près de "100 noeuds". "Il devait atteindre les 126 noeuds pour décoller. Le pilote a freiné, mais la piste était mouillée, l'avion a dérapé et il a perdu le contrôle". Selon des sources aéroportuaires, se basant aussi sur des déclarations de l'équipage, l'avion aurait eu un problème de moteur après être passé sur une flaque d'eau et le pilote aurait tenté de poursuivre sa route avant de décider de freiner - et de perdre tout contrôle de l'appareil. (AFP)
Trois membres de l'ONU parmi les rescapés de l'accident d'avion à Goma. "D'après la Monuc, sept passagers ont survécu à l'accident, notamment deux membres de l'Unicef, dont un se trouve dans un état grave, ainsi qu'un membre local du personnel de Ocha et le conjoint d'un autre membre du personnel local", a informé aujourd'hui la porte-parole du Secrétaire général lors du point de presse, à New York. Les trois autres survivants sont le pilote, le co-pilote et un stewart. (AFP).
Accident d'avion en RDC: la présidence demande une enquête (officiel). "C'est avec consternation que le chef de l'Etat, Joseph Kabila, en route pour les Etats-Unis, vient d'apprendre la catastrophe aérienne survenue à Goma (...) Il demande au gouvernement de diligenter une enquête dans le plus bref délai pour déterminer les circonstances de l'accident", indique un communiqué de la présidence. De son côté, le gouvernement a annoncé la mise sur pied d'"une cellule de crise" composée notamment des ministres des Transports, de la Santé et des Affaires sociales. Une délégation parlementaire, conduite par le président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe, doit se rendre à Goma. (AFP)
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Accident d'avion en RDC: "cela devait arriver", selon un ancien usager. "Ce n'est pas un accident, mais la conséquence logique de la chaîne de défaillances collectives dans l'aviation en RDC", a estimé Philippe Lecreux, un homme d'affaires français qui travaille dans la région et avait cessé de voyager avec la compagnie privée congolaise Hewa Bora pour des raisons de sécurité. "Hewa Bora ne respecte aucune condition de sécurité. Cette catastrophe était prévue et devait arriver", assure cet homme de 53 ans qui a souvent pris les appareils de cette compagnie pour se rendre à Lubumbashi, dans le sud-est de la RDC. Depuis cinq mois, Philippe Lecreux, basé à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo-Brazzaville voisin, ne monte toutefois plus à bord des avions d'Hewa Bora, au prix d'un long détour. "Je fais le trajet de Brazzaville à Lubumbashi via Johannesburg, en Afrique du Sud, pour ne plus prendre cet avion Hewa Bora entre Kinshasa et Lubumbashi", explique l'homme d'affaires, précisant que le DC-9 qui, lors du décollage de l'aéroport de Goma, a fini mardi sa course dans le quartier populaire et commerçant de Birere, était celui qu'il avait l'habitude d'emprunter. "Hewa Bora est une compagnie dangereuse depuis toujours, sans aucune considération pour la sécurité", accuse-t-il. "Je ne sais pas combien d'accidents de ce type il faut pour que les autorités de Kinshasa fassent le ménage".(AFP)Accident d'avion : l'ONU se dit "consternée". M. Doss, actuellement en mission à New York, s'est dit "consterné par cet accident d'avion et exprime sa tristesse et toute sa compassion aux familles des victimes, au gouvernement de la RDC ainsi qu'à la compagnie aérienne Hewa Bora", a souligné le porte-parole de la Monuc, Kemal Saiki, au cours d'un point de presse. Egalement chef de la Monuc, M. Doss a exprimé "tout son soutien et celui de la Monuc qui a immédiatement dépêché ses Casques bleus, ses équipes de sapeurs-pompiers et du personnel médical sur les lieux de l'accident afin de porter secours aux blessés et d'assister les autorités locales pour sécuriser le site de l'accident". "Le véhicule anti-incendie de la Monuc a contribué à éteindre le feu, permettant ainsi l'évacuation des blessés dont 18 ont été admis dans son hôpital de Goma. De ces 18 blessés, 8 ont été libérés, 10 sont toujours en traitement et un est décédé", a poursuivi M. Saiki. Plus d'une centaine de blessés, dont des brûlés dans un état grave, essentiellement des habitants du quartier populaire et commerçant de Birere où l'appareil s'est écrasé, ont été admis dans trois hôpitaux de la ville. (AFP)
Accident d'avion : 40 morts et plus de cent blessés (nouveau bilan). "Le bilan de cet accident s'établit maintenant à 40 morts et 111 blessés", a déclaré à la presse le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, à l'issue d'une visite des institutions sanitaires où sont accueillis les blessés. M. Paluku a également affirmé que la boîte noire de l'avion, élément capital pour déterminer les causes de l'accident, avait été retrouvée. Le précédent bilan fourni par des sources hospitalières faisait état de 37 morts et de plus cent blessés, essentiellement des habitants du quartier populaire et commerçant de Birere, où l'avion, un DC-9 de la compagnie privée Hewa Bora, s'est écrasé au décollage. Selon un correspondant de l'AFP, 56 blessés, dont 31 passagers de l'avion, étaient soignés à l'hôpital Heal Africa. (AFP)Accident d'avion : les autorités mobilisées pour aider les victimes. Les équipes de la Monuc s'efforçaient d'éteindre le feu qui continuait de se dégager des débris de l'appareil calciné, tandis que les agents de la mairie de Goma poursuivaient activement des recherches dans les décombres de maisons détruites dans l'espoir de retrouver d'éventuels corps de victimes. Le président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a quitté Kinshasa mercredi en fin de matinée pour Goma, à la tête d'une importante délégation composée de parlementaires et de ministres membres d'"une cellule de crise" mise sur pied la veille par le Premier ministre Antoine Gizenga. Cette délégation assistera jeudi à Goma aux obsèques des victimes de ce drame et apportera "l'aide nécessaire" du gouvernement aux hôpitaux de la ville où sont soignés les blessés. Mercredi, les habitants affluaient vers les hôpitaux pour avoir des nouvelles de proches et des chefs de quartier ont été mis à contribution pour communiquer aux autorités locales les noms d'éventuels personnes portées disparues. (AFP)
Jeudi 17 avril.
Goma : 27 premiers rescapés de Hewa Bora embarquent dans la bousculade pour Kinshasa. C'est dans une ambiance de bousculade que les rescapés ont pris place dans l'avion de Hewa Bora vers 10 heures ce jeudi. Ministres nationaux, députés, autres cadres du gouvernement ainsi que les rescapés se bousculaient devant l'accès situé à l'arrière de l'appareil, et cela quelques minutes seulement avant l'arrivée du ministre Denis Kalume Numbi de l'Intérieur.La rumeur sur ce départ s'est vite propagée. C'est ce qui explique l'affluence d'autres rescapés qui tentaient eux aussi d'embarquer sans leurs cartes d'embarquement, à l'image notamment de Mr. Joslé Kubuya de la société civile qui venait fraîchement de son lit de l'hôpital Heal Africa : " J'étais à l'hôpital Docs(Heal Africa), j'ai vu la délégation du gouvernement qui nous demande d'aller à Kinshasa. J'attends maintenant la carte d'embarquement". Pour Zoufat Ahmed, chef d'escale de Hewa Bora à Goma, c'était un vol spécial destiné à la délégation du gouvernement mais d'autres vols réguliers seront organisés pour embarquer progressivement les autres rescapés " C'est un vol spécial qui amené les sénateurs, députés et autres autorités militaires. Avec leur accord, c'est comme ça qu'on a pris les 27 passagers qui se sont présentés. Nous les avons encore une fois enregistrés et ils sont partis en bonne et due forme. Et demain, nous continuons nos vols réguliers comme c'était prévu", confie-t-il. La bousculade observée lors de l'embarquement n'a pas été du goût des responsables de la Régie des Voies Aériennes, RVA, qui observaient avec amertume cet embarquement mal organisé. (Radio Okapi)
Bunia : retour volontaire réfugiés congolais de l'Ouganda. Selon Samuel Bamuhiga, chef de groupement de Bogoro, ce mouvement de retour est observé depuis le 2 avril. Parmi les retournés, Kagaruhigwa, père de 12 enfants. Il revient du camp des réfugiés de Cakade en Ouganda où il a passé 5 ans, fuyant des conflits ethniques. Il déclare qu'il attendu en vain un programme de rapatriement volontaire du HCR. Au bout de sa patience, il a vendu ses biens personnels pour pouvoir rentrer au pays avec sa famille. Arrivés à Bogoro, ces retournés sont butés aux difficultés de réinstallation. Pas de nourriture, pas de logement. Ils vivent donc dans des familles d'accueil et travaillent dans les champs des villageois pour avoir un peu de nourriture. Certains ont même commencé à cultiver leurs propres champs. Mais la récolte ne sera prête que dans trois mois. Le bureau du HCR en Ituri se dit conscient de la situation précaire de ces familles retournées. Mais l'intervention de cette organisation des Nations Unies vise à assister des communautés et non des individus. Entre temps, ces retournés continuent à implorer la générosité de la population locale. (Radio Okapi)
Aéroport de Goma, le gouvernement s'engage à réhabiliter la piste d'atterrissage. Avant de regagner la capitale, Denis Kalume, ministre d'état en charge de l'intérieur, a déploré l'état de la piste de l'aéroport de Goma. Celle-ci est endommagée depuis l'éruption du Nyiragongo en janvier 2002. C'est dans ce cadre que le gouvernement central se propose de planifier des travaux pour réhabiliter la piste de cet aéroport.
Procès Serge Maheshe : la lettre des condamnés au centre de la 12è audience. Les présumés assassins, suivant leur nouvelle tactique de défense ont déclaré tout ignorer des accusations qui pesaient sur eux. C'est ce qui a poussé le Premier président de la cour à lire toutes leurs déclarations faites lors du procès au premier degré où ils déclaraient le contraire.Ensuite est intervenue la lettre qui avait été écrite par les deux présumés assassins pour revenir sur leurs aveux. Aveux, selon eux, extorqués par deux magistrats. Ces derniers ont déclaré s'en tenir à cette lettre comme contenant la vraie vérité, ce que les avocats de la partie civile ont réfuté en attaquant les contradictions des deux présumés assassins. A ce moment-là, la cours a fait intervenir un de leurs coprisonniers qui a déclaré avoir entendu dire par un autre prisonnier que cette lettre avait été un fruit de la corruption des présumés assassins, et qu'on leur aurait également demandé de citer les deux magistrats. Les avocats de la défense ont rétorqué que le renseignant connaissait l'un de deux magistrats. Ce que le renseignant n'a pas nié. Par ailleurs, les ONG de défense des droits de l'Homme observatrices du procès se sont réunies mardi pour dénoncer les multiples menaces dont elles se disent victimes en marge des audiences ainsi que le climat d'intimidation qui règne à Bukavu depuis le début du procès. (Radio Okapi).
Accident d'avion en RDC: quatre Américains parmi les survivants. "Il y a avait quatre Américains dans le crash", a déclaré le porte-parole du ministère américain des Affaires étrangères, Sean McCormack. "Ils s'en sont sortis avec des blessures légères". "Nous ne savons pas s'il y avait des citoyens américains au sol, qui ont pu être blessés ou tués", a ajouté le porte-parole.Accident d'avion en RDC: 30 rescapés ramenés à Kinshasa. Ces rescapés, tous blessés, ont été immédiatement embarqués dans des ambulances qui attendaient sous le pied de l'avion qui ramenait jeudi une délégation des autorités congolaises venues de la capitale du Nord-Kivu. Ils ont été acheminés dans les différents hôpitaux de Kinshasa pour "des soins appropriés", selon un membre de la délégation. Mercredi, trente-quatre des quarante personnes tuées dans cet accident ont été inhumées dans un cimetière de Goma, en présence du président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe. Avant de quitter Goma, cette délégation a remis aux autorités locales dix tonnes de médicaments pour permettre une meilleure prise en charge des blessés. Outre les 40 morts, une vingtaine de personnes sont portées disparues, a affirmé à la presse le ministre d'Etat en charge de l'Intérieur, Denis Kalume, membre de la délégation venue de Goma. Les secouristes de la Croix-Rouge poursuivaient jeudi les recherches dans les décombres de maisons détruites dans l'espoir de retrouver d'éventuels corps de victimes.La société civile du Nord-Kivu a demandé aux autorités congolaises "d'arrêter des mesures urgentes, efficaces et durables en vue d'assainir l'espace aérien congolais devenu un vrai cauchemar pour les voyageurs". De son côté, l'Eglise catholique a exigé une "enquête sérieuse pour déterminer les causes de cette nouvelle catastrophe, et établir les responsabilités dans la justice et la vérité". Elle a également demandé de "prendre au sérieux l'appel urgent d'améliorer le secteur aérien de la République (viabilité des avions et des infrastructures aéroportuaires)". (AFP)
Kinshasa et Bruxelles signent un accord pour former l'armée congolaise. Cet arrangement, dont le coût n'a pas été précisé, a été signé par le ministre congolais de la Défense, Ghislain Chikez Diemu, et son homologue belge, Pieter De Crem, arrivé jeudi dans la capitale congolaise pour une visite de travail de six jours. "Le présent Arrangement technique a pour objet de définir les perspectives, les domaines d'activités et les conditions de la mise en oeuvre des activités de partenariat militaire bilatéral entre les parties pour l'année 2008", souligne le document. Cet accord prévoit "des formations de formateurs dans diverses disciplines". L'objectif visé est "d'ouvrir urgemment les écoles, des cours de méthodologie seront organisés au profit d'un contingent limité de formateurs". Il est également prévu la formation des officiers congolais à l'Ecole Royale Militaire (ERM) de Belgique ainsi que la formation de candidats officiers supérieurs. A la demande de la partie congolaise, des instructeurs belges procéderont à Kananga, au Kasaï occidental, à la formation d'un des bataillons de la force de réaction rapide des Fardc. Un accent est également mis sur la formation aux différents métiers du génie. Les personnels militaires congolais formés seront déployés sur l'ensemble du pays en vue "d'aider" à la réhabilitation des infrastructures. La signature de cet arrangement technique intervient plus d'un mois après la tenue à Kinshasa d'une table ronde sur la réforme de la sécurité, à l'issue de laquelle il a été recommandé notamment la mise sur pied d'une armée professionnelle. La Belgique s'attèle depuis janvier 2004 à fournir une aide à son ancienne colonie pour la doter d'une armée "intégrée, unie, démocratique et républicaine". (AFP)
Goma : forte affluence aux obsèques des victimes de l'accident d'avion. Les obsèques des victimes de l'accident d'avion survenu mardi après-midi ont eu lieu mercredi soir à Goma. La cérémonie funéraire, qui s'est tenue dans le cimetière de l'Institut industriel technique de Goma, a vu la participation d'une soixantaine de députés et sénateurs qui, tout comme plusieurs ministres et le président du parlement Vital Kamerhé, sont arrivés mercredi à Goma pour exprimer leurs condoléances à la population. Un grand nombre d'habitants du quartier de Birere ont également pris part à la cérémonie et ont formé avec les politiciens un long cortège qui s'est dénoué dans les rues de la ville dans une atmosphère de grande émotion collective. Pendant ce temps, on redoute toujours que le bilan définitif des victimes ne soit voué à augmenter dans la mesure où de nombreuses personnes sont encore portées disparues. "Tous les corps n'étaient pas identifiables. Ici, à Kinshasa, en deux endroits, les listes des passagers qui se trouvaient à bord ont été affichées, de manière à permettre à leurs familles de procéder à des vérifications", dit un député du Nord-Kivu. Pendant ce temps, le ministre d'État chargé de l'Intérieur, Denis Kalume Numbi, lui aussi à Goma pour les obsèques, a indiqué que la boîte noire de l'avion a été retrouvée sur les lieux de l'accident et qu'il sera possible de remonter aux causes de l'accident grâce à elle. Après l'enterrement, le ministre a également communiqué la décision du gouvernement d'entreprendre des travaux pour retirer de la piste la coulée de lave qui, depuis l'éruption du volcan Nyiragongo en 2002, raccourcit la bande goudronnée de décollage de 500 mètres. Les frais des obsèques, des soins des blessés et du rapatriement des personnes qui rentraient à Kinshasa ont été pris en charge par l'État et la rumeur court que la compagnie aérienne privée pourrait elle aussi verser des indemnités. "L'avion accidenté, qui bizarrement ne portait pas les insignes de la compagnie, avait été l'objet d'un contrôle technique quelques jours avant l'accident parce qu'il avait eu des problèmes avec la climatisation et que les passagers avaient failli étouffer. Le contrôle s'était en effet avéré négatif mais pour certaines raisons, sans doute un échange de services rendus ou un cercle de connaissances, l'avion avait été autorisé à voler, avec les conséquences que nous connaissons", a conclu le député. (Misna)
Vendredi 18 avril.
Goma : la RVA demande le déguerpissement de la population autour de l'aéroport. La Régie des voies aériennes, RVA/Goma, demande que des mesures préventives soient envisagées par le gouvernement central et provincial en vue de prévenir d'autres cas d'accidents d'avion. Pour Thomas Oleko, directeur de la RVA à Goma, les habitations et boutiques érigées à près de 300 mètres de la piste de l'aéroport de Goma doivent être délocalisées. Ce point de vue est partagé par le ministre Denis Kalume.
Bunia : FRPI, un groupe armé résiduel encore présent dans plus de 12 localités. Des notables du groupement d'Aveba l'ont déclaré mercredi aux agences des Nations Unies en mission dans cette région. Selon ces notables et chefs de localités, environ 2.500 hommes servent encore au sein du groupe résiduel de FRPI. Chassés de leur état major situé au-dessus de la grande montagne dénommée " Monde Arabe ", les éléments de ce groupe armé se positionnent à l'ouest de ce groupement dans la vallée de la rivière Silimiki. Ils sont commandés par deux frères, comme l'explique Cyprien Androzo Kaboma, chef de ce groupement d'Aveba. " Les leaders de ce groupe résiduels sont deux frères ; Androzo Talika, nommé major des FARDC et qui a regagné la brousse, et Androzo Mbadum ancien lieutenant FRPI. Ils encadrent encore environs 2.500 hommes, tous armés.Actuellement, ils sont dans la vallée de la rivière Semliki, précisément à Muhoyo, à Mukato, à Nyatonzi et à Kyagulu, localités situées à plus ou moins 12 kilomètres des positions des FARDC d'Aveba.". Depuis le dernier affrontement entre Fardc et miliciens FRPI en mars dernier, les habitants de ces 12 localités sous occupation des groupes armés se sont déplacés vers Aveba. Ils ne peuvent toujours pas regagner leur milieu d'origine et déplorent leurs conditions précaires de vie. (Radio Okapi)
Lubutu : le colonel Mando est toujours en liberté et refuse de se rendre. Contrairement à l'information donnée le 10 avril dernier par les autoritaires sécuritaires de Lubutu, cet ex Simba qui a fait défection des Fardc après son intégration en 2007 n'a pas été arrêté. Cette information avait pourtant été confirmée par les autorités militaires et politiques de Kindu. Selon la mission mixte Monuc, gouvernorat et Fardc, le colonel Mando est toujours en liberté et ne veut pas se rendre.
Masisi : affrontements entre Pareco et CNDP dans 4 villages. Des échanges de tirs sont signalés depuis mardi dans les villages de Ngungu, Kibabi, Rubaya, et Kinigi, à une quarantaine de km de Goma, en territoire de Masisi. Ces affrontements opposent des éléments du Pareco et du CNDP. Mais ces deux groupes armés signataires de l'acte d'engagement signé à Goma se rejettent la responsabilité et parlent de violation du cessez-le-feu.
Assemblée nationale : débat autour de la réforme du pouvoir judiciaire. Ce débat s'est déroulé à la plénière de jeudi. Il a porté notamment sur quatre projets de loi présentés mardi par le ministre de la Justice et Droits humains, Mutombo Bakafwa Nsenda. Parmi ces projets de loi, il y a le Code de l'organisation et des compétences des juridictions de l'ordre judiciaire et la procédure devant la cour de cassation.
Le Pnud alloue 23 M USD à la RDC pour sécuriser l'est du pays. Ce financement, qui sera assuré par les Pays-Bas, est prévu pour une durée de 12 mois, selon un communiqué du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). "L'objectif principal de ce projet est la sécurisation et la consolidation des régions instables, avant le transfert des opérations de maintien de la paix à d'autres acteurs", précise le texte. Ce projet vise spécifiquement la réduction de la violence armée, la protection des citoyens par les services de l'Etat, la pacification des communautés et la relance des économies locales dans la Province Orientale, le Nord et le Sud-Kivu, le Maniema et le Katanga. Cet accord a été signé par le ministre congolais du Plan, Olivier Kamitatu, et le représentant résident du Pnud, Ross Mountain. (AFP)
La Miba résilie l'exclusivité d'achat du diamant à Emaxon. Cette décision a été prise samedi à l'issue d'une assemblée générale de la Miba qui peut désormais vendre "seule et librement" ses colis. Emaxon Finance international, membre de DGI Group, détenait depuis avril 2003 le monopole d'achat de diamants produits par la Miba. Le contrat d'exclusivité liant la Miba à Emaxon prévoyait que 88% de la production de la société congolaise devaient être exclusivement vendus à la firme canadienne contre un financement de 15 millions dollars pour une durée de quatre ans. En 2006, un rapport parlementaire avait dénoncé ce contrat et conclu qu'Emaxon gagnait "le triple de sa mise" et faisait "main basse sur la production diamantifère de la Miba". La décision de retrait de ce monopole a été motivée par "le voeu de multiples partenaires qui voudraient financer l'entreprise de voir un peu plus clair sur la vente de sa production minière", a expliqué à la presse l'administrateur-délégué général adjoint de la Miba, Christine Tuse. La Miba - société d'économie mixte qui s'étend sur une concession de 45.000 km2 - est en baisse de production depuis plusieurs années. Ces cinq dernières années, elle a produit une moyenne de 6 millions de carats de diamants par an. Elle est détenue à 80% par l'Etat congolais et à 20% par la société panafricaine Mwana Africa, cotée à la bourse de Londres. La Miba a par ailleurs annoncé la reprise de ses installations d'exploitation ainsi que son patrimoine détenus depuis 1999 par la société minière Sengamines, créée par le président Laurent-Désiré Kabila, père de l'actuel chef de l'Etat. Cette décision, saluée par le personnel ainsi que par la délégation syndicale de la Miba, a été prise par le gouvernement, a indiqué le ministère des Mines. (Afp)
Accident d'avion : cinq nouveaux corps retrouvés dans les décombres. Cinq nouveaux corps de victimes de l'accident d'avion survenu mardi à Goma, ont été retrouvés dans les décombres de maisons détruites. Les corps qui se trouvaient dans un état de décomposition, ont été enterrés immédiatement vendredi. Deux personnes ont succombé jeudi des suites de leurs blessures. Les corps de ces nouvelles victimes ont été emmenés à la morgue de l'Hôpital général, a affirmé le médecin-directeur de cet établissement sanitaire, le Dr Didier Ndabaweje. Ces cas portent à 47 le nombre de personnes tuées à la suite de l'accident. Les recherches se poursuivaient vendredi sur les lieux du drame pour tenter de retrouver d'éventuels corps de victimes. Le quartier commercial et populaire de Birere, où l'avion s'est écrasé, restait bouclé vendredi par la police. Selon les autorités de Goma, une quinzaine de personnes, parmi les habitants de Birere, seraient portées disparues. Une "journée de deuil provincial" a été décrétée vendredi sur l'ensemble du territoire du Nord-Kivu par les autorités locales. Les causes de l'accident n'étaient toujours pas connues vendredi alors que la boîte noire a été retrouvée. (AFP)
Samedi 19 avril.
Bukavu : projet d'élargissement de la piste de l'aéroport de Kavumu, des habitants de la place en colère. Des experts des services du cadastre et des affaires foncières ont été chassés vendredi par quelques habitants de Kavumu alors qu'ils s'apprêtaient à procéder au mesurage de la piste de l'aéroport situé dans cette cité en prévision de son élargissement.
Goma : 5 jours après le crash, les opérateurs économiques sinistrés s'organisent pour revendiquer leurs droits. " Dynamique des victimes de la catastrophe aérienne ", telle est l'organisation que les opérateurs économiques de Goma viennent de mettre en place pour mieux revendiquer leurs droits. La première réunion de cette plate-forme s'est tenue ce samedi au quartier Birere où a eu lieu la tragédie il y a 5 jours.
Coopération militaire, le ministre belge de la Défense en visite d'évaluation au centre de brassage de Mura. M. Peter Crem, ministre belge de la Défense et de la coopération, en mission de service en RDC, était ce samedi au centre de brassage de Mura, à 150 km de Lubumbashi, au Katanga, où il devait se rendre compte de l'état d'avancement de la formation de la brigade de réaction rapide des Fardc assurée par la Belgique dans le cadre de la coopération militaire entre son pays et la RDC. Il était accompagné de son homologue congolais, Chikez Diemu.
Mbuji-Mayi : Miba, la Sengamines menace l'Etat congolais de poursuites judiciaires. La remise et reprise des installations d'exploitation et du patrimoine entre la Sengamines et la Miba qui avait commencée lundi dernier s'est terminée jeudi. L'opération a consisté en un inventaire détaillé du patrimoine de la Sengamines qui devait passer sous gestion de la Minière de Bakwanga (Miba) aux termes d'une lettre du ministère des Mines datée du 27 mars dernier. Cet inventaire a visé notamment les outils de production de la Sengamines, son charroi automobile, son personnel, les mines, la géologie ainsi que les conditions sécuritaires. Concernant le personnel de la Sengamines, le directeur de production de la Miba, M. Fwamba Tshobobo, a rassuré ce dernier de son maintien, en attendant des nouvelles instructions. Des délégués des gouvernements central et provincial, ainsi que ceux du parquet et de la 5e région militaire ont supervisé cette opération de remise et reprise. À la fin de la cérémonie, un procès verbal final a été établi. Seuls la Miba et des témoins l'ont signé. Non content, le délégué de la Sengamines a refusé de se soumettre à cette formalité. Cette dernière (Sengamines) estime que la décision du gouvernement de remettre ses installations et son patrimoine à la Miba est illégale. D'où sa menace de porter l'affaire en justice contre l'Etat congolais. (Radio Okapi)
Bukavu : revendication salariale à l'EPSP, une manifestation des enseignants dispersée par la police. Plus de mille enseignants de Bukavu et ses environs sont descendus vendredi dans la rue pour revendiquer leur salaire. La manifestation a été dispersée par les agents de l'ordre. Bilan : sept blessés légers selon le président de la coalition des enseignants du Sud-Kivu.
Le ministre belge de la Coopération au développement, Charles Michel, a réaffirmé jeudi sa volonté de faire de la Belgique un pays "leader international" dans la lutte contre les violences sexuelles en RDC et en particulier dans l'est, où ce fléau persiste, voire s'étend. Il a ainsi annoncé son intention de lancer une campagne de prévention "de haut niveau" en faisant appel à des personnalités congolaises connues. M. Michel (MR), qui s'envolera dimanche pour la RDC, en compagnie de son collègue des Affaires étrangères Karel De Gucht (Open Vld) -pour rejoindre le ministre de la Défense Pieter De Crem (CD&V), présent à Kinshasa depuis quelques heures- a organisé jeudi une réunion de travail rassemblant quelque 25 experts dans le domaine des violences sexuelles, afin d'évaluer les actions menées et de préciser les priorités. Le ministre a aussi confirmé l'envoi à Bukavu de deux chirurgiens spécialisés dans la réhabilitation des organes blessés par les viols dont sont victimes de nombreuses femmes congolaises. "L'un est déjà sur place, l'autre devrait suivre", a-t-il indiqué, en annonçant sa volonté de "mieux structurer" l'aide fournie par la Belgique. "On a voulu prendre à bras le corps le problème grave des violences sexuelles" en RDC, un phénomène qui s'est développé lors des deux dernières guerres qu'a connu l'ex-Zaïre (1996-1997 et 1998-2003), a affirmé M. Michel. Il a expliqué combien la lutte contre ces violences était une question complexe, qui requérait des efforts dans plusieurs domaines. "Le préalable, c'est la paix et la sécurité" -et donc la mise en oeuvre des "actes d'engagements pour la paix dans les deux provinces du Kivu (est), signés le 23 janvier à Goma par les groupes armés des deux provinces, le gouvernement congolais, ainsi que les Etats-Unis et l'Union africaine-, a-t-il lancé. M. Michel s'est également engagé à renforcer les moyens humanitaires à fournir aux victimes, au-delà des efforts déjà consentis. Mais, a-t-il prévenu, la lutte contre les violences sexuelles passe aussi par des mesures "structurelles" à plus long terme, comme l'amélioration du système judiciaire congolais -avec la possibilité à étudier de tenir des procès en "chambre foraine" dans des endroits reculés- et des infrastructures: des puits pour éviter aux jeunes filles de devoir parcourir de grandes distances à la recherche d'eau, des casernes pour les militaires, souvent responsables de viols, et plus généralement des routes pour faciliter l'accès aux soins et briser l'enclavement de certaines régions. Car on constate, selon M. Michel, une augmentation des violences sexuelles commises par des civils, ce qui démontre une "banalisation" du phénomène et son extension à d'autres portions du territoire congolais que
la région orientale. Sur le terrain, la Belgique contribue déjà à une meilleure assistance médicale, psychosociale et juridique des victimes et à l'intensification de la lutte contre l'impunité. Elle finance ainsi le Programme de restauration de la justice à l'est de la RDC (Rejusco), qui vise à renforcer le système judiciaire congolais, et, avec le Canada, le programme conjoint mis en oeuvre par l'UNICEF et le Haut Commissariat aux Droits de l'Homme sous la houlette du Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP). Elle soutient fin des ONG, à l'instar de l'hôpital de Panzi à Bukavu. (Agence Belga)"Kagame-Kabila: échec et mât hier à New York", Une rencontre entre les deux présidents était prévue à New York en marge d'une réunion qui s'est tenue cette semaine au siège de l'ONU pour tenter d'accroître l'efficacité des opérations de maintien de la paix en Afrique. Initialement envisagée mardi, elle avait été reportée et espérée vendredi. "Contre toute attente, M. Kagame n'a pas fait le déplacement de New York où l'attendait le président Kabila pour un mini-sommet sous la médiation américaine représentée par la sous-secrétaire d'Etat américaine aux affaires africaines, Jendayi Frazer", écrit le journal 'Le Palmarès'. Sous le titre "Kagame-Kabila: échec et mât hier à New York", ce journal ajoute qu'en lieu et place de M. Kagame, c'est une simple délégation composée de nouvelles figures à la question des concertations entre le Rwanda et la RDC qui a été chargée de rencontrer la partie congolaise. Le principe d'une rencontre entre les deux présidents semblait toutefois acquis depuis la visite, le 9 avril dernier, du représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en RDC et "patron" de la Monuc, le diplomate britannique Alan Doss, au Rwanda. Les deux présidents auraient dû évoquer les moyens de neutraliser les rebelles hutus rwandais installés depuis près de quatorze ans dans l'est de la RDC. Selon 'Le Palmarès', "rien ne permet d'expliquer le comportement de la partie rwandaise qui craindrait éventuellement l'option d'un rapatriement volontaire des rebelles rwandais qui prendrait en compte les préoccupations exprimées par ces derniers". "Aucune déclaration officielle de la part de la principale médiation américaine ou des Nations Unies ou encore moins du gouvernement britannique après l'échec de cette rencontre", a ajouté ce journal. "Et pourtant, le chemin pour cette rencontre était d'avance balisé lors des audiences accordées par le président (Kabila) au secrétaire général de l'ONU (Ban Ki-moon), à la sous-secrétaire d'Etat américaine chargée des Affaires africaines, et au vice-ministre britannique des Affaires étrangères", écrit encore 'Le Palmarès'. (Le Palmarès)
Dimanche 20 avril.
Rutshuru : nouveaux accrochages Fardc coalition PARECO-FDLR près de Kikuku. Des combats sont signalés depuis ce dimanche matin dans les localités de Kyaala et de Mirangi, près de Kikuku, à plus ou moins 120 km de Goma, dans la collectivité chefferie de Bwito, territoire de Rutshuru. Selon des responsables administratifs du secteur, ces combats à l'arme légère opposent des militaires Fardc à une coalition locale formée des combattants du mouvement Pareco et des FDLR rwandais.
Ituri : la vie reprend à Walendu Bindi. Une mission des agences des Nations Unies a fait ce constat dans cette partie de la province Orientale. L'un des bastions des hommes de Cobra Matata et théâtre des affrontements pendant deux ans entre miliciens FRPI et Fardc, la chefferie de Walendu Bindi reprend petit à petit ses activités socio-économiques et l'espoir y renaît.
Crash de Goma : au moins 1million USD pour indemniser les opérateurs économiques sinistrés. Les opérateurs économiques sinistrés du crash de l'avion DC9 de Hewa Bora Aiways à Goma, se sont organisés pour mieux exprimer leurs revendications. Ils ont mis en place pour cela une organisation dénommée "La Dynamique des victimes de la catastrophe aérienne". Cette plate-forme évalue déjà à au moins 1 million de dollars américains les pertes subies.
Lundi 21 avril.
Pétrole en Ituri : des communautés de base exigent la transparence. "Les forces politiques et sociales de Mahagi recommandent au gouvernement de traiter dans la transparence les dossiers relatifs à l'exploitation du pétrole en Ituri", souligne le Carrefour pour le développement de Mahagi (Cadema). Mahagi est un des trois territoires de l'Ituri, riche en ressources naturelles dont le pétrole et l'or et peuplé de 2 millions d'habitants. La nappe pétrolière dans le lac Albert s'étend le long de trois territoires administratifs de ce district (Mahagi, Djugu et Irumu). Actuellement, deux sociétés étrangères sont en lice pour l'exploitation du pétrole du lac Albert: la société canadienne Tollow Oil (qui est également présente en Ouganda) et la firme coréenne Regoboth Group. Le Cadema estime que ces dossiers, qui ont trait à la protection de l'environnement et à l'exploitation des ressources naturelles, échappent aux communautés de base de l'Ituri. L'exploitation pétrolière en RDC est pour le moment modeste et concentrée dans la province du Bas-Congo, mais des réserves qui pourraient être très importantes ont été découvertes dans le lac Albert, à la frontière avec l'Ouganda, et dans la cuvette centrale, essentiellement dans les Kasaï. En 2007, la production pétrolière de la RDC était d'environ 25.000 barils par jour. La principale société d'exploitation est la firme française Perenco. Dans le lac Albert, Heritage Oil a déjà commencé l'exploration, dans les eaux territoriales ougandaises. La RDC et l'Ouganda envisagent une exploitation commune de ces gisements. En RDC, 75% des quelque 60 millions d'habitants vivent avec moins de un dollar par jour, selon l'ONU. Plus de 1.200 personnes meurent chaque jour, faute de nourriture ou de soins appropriés dans ce pays qui sort de plusieurs conflits meurtriers qui ont ravagé ses infrastructures. (AFP)
La RDC, l'ONU et l'UE joignent leurs efforts pour promouvoir l'égalité du genre. La Commission Européenne (CE), le Fonds de développement des Nations Unies pour la Femme (UNIFEM), et le Centre de formation international de l'organisation internationale de travail organisent quatre jours des consultations nationales avec les parties prenantes clés impliqués dans la planification du développement à Kinshasa pour discuter sur l'égalité du genre et le changement de la nouvelle architecture de l'aide pour davantage d'efficacité et de nouvelles modalités d'assistance au développement. Les consultations sont une activité du grand programme "Partenariat Commission Européenne (CE)/Nations Unies (ONU) pour l'égalité du genre dans le développement et la paix", lequel est mis en ouvre dans douze pays pilotes pour explorer comment l'engagement des pays en développement et des donateurs à la déclaration de Paris sur l'efficacité de l'aide - essentiellement l'appropriation et la responsabilité mutuelle- influence l'appui pour l'égalité du genre et l'autonomisation des femmes. La déclaration de Paris appelle aussi pour une meilleure coordination des activités des donateurs pour appuyer la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement. L'égalité du genre est un objectif à réaliser et est également central à la réalisation de tous les huit autres objectifs du millénaire pour le développement. Les "Consultations Nationales sur le genre et l'efficacité de l'aide" connaîtront la participation des représentants du ministère du genre et autres ministères impliqués dans la planification et le financement du développement, les membres du parlement, les organisations de la société civile, les organisations féminines et leurs réseaux, les institutions académiques impliquées dans la recherche sur l'égalité du genre et l'efficacité de l'aide et la planification du développement, la Commission Européenne, autres organisations bilatérales et multilatérales et les représentants de l'équipe pays des Nations Unies. Les principaux sujets qui y seront abordés sont la présentation et les discussion sur les trouvailles du mapping studies sur l'égalité du genre et l'efficacité de l'aide en RDC, conduit, il y a 3 mois sous le partenariat CE/ONU, et les opportunités d'intégration du genre dans le future dans les processus de planification et de budgétisation. Les produits de ces consultations seront présentés au Forum de haut niveau de Ghana sur l'efficacité de l'aide en septembre 2008. (CE/ONU)Mardi 22 avril.
Rutshuru : les combats se sont poursuivis autour de Mirangi. Les affrontements opposent depuis dimanche dernier les Fardc à une coalition FDLR-Pareco. Ils se sont poursuivis ce mardi matin à 5h locales, autour de la localité de Mirangi, à 120 km de Goma, dans la collectivité-chefferie de Bwito. Selon la 8e région militaire, ce sont les rebelles rwandais (FDLR) qui ont attaqué ses positions dans les villages de Butalongola et Bwambale sur l'axe Luofu. Le commandant adjoint de cette région militaire, le colonel Delphin Kahimbi, ajoute que ces rebelles ont bénéficié du renfort venu de Nyabyondo dans le Masisi. Il précise cependant que les éléments Fardc contrôlent la situation sur place, même si, affirme-t-il, un de ces éléments de la 15e brigade a été pris en otage par les FDLR dans les combats de ce matin. En revanche, une dizaine d'armes des ennemis ont été récupérées par les FARDC, signale la même source. Les responsables administratifs sur place ont confirmé ces combats. Ils ont affirmé néanmoins que le village de Lusoa, à une dizaine de km de la cité de Kanyabayonga, était sous contrôle de la coalition FDLR -Pareco. Ces sources signalent également le déplacement de plusieurs ménages de ce secteur. Ils se sont réfugiés dans la brousse. A Kanyabayonga, le chef de cité signale l'arrivée de blessés, parmi lesquels figure un secouriste de la Croix rouge. Celui-ci a été touché par une balle au niveau du ventre, précise la source. (Radio Okapi)
Goma : le colonel Bahati des FDLR aux arrêts. Le colonel Bahati, alias Jean Claude, a été arrêté lundi par les FARDC dans le territoire de Rutshuru. Selon le colonel Delphin Kayimbi, commandant adjoint en charge des opérations à la 8e région militaire, cet officier FDLR est accusé d'avoir conduit l'attaque contre une ambulance de la 8e région militaire vers fin 2007. Selon le colonel Delphin Kahimbi, l'ambulance avait été brûlée et ses
trois passagers tués alors qu'elle était dépêchée pour secourir les blessés de Nyamilima, à 40 kilomètres a l'Est de Rutshuru. Le commandant de la 8e région militaire ajoute que plusieurs autres attaques avec morts de civils et de militaires congolais, ainsi que des pillages et viols ont été menées par les hommes dudit colonel. A présent, Jean Claude est détenu au bureau de renseignement militaire à Goma. Pour sa part, la Monuc se dit prête à accueillir tous les combattants de cette faction FDLR en vue de leur rapatriement volontaire. (Radio Okapi)Nyabiondo: administration difficile suite à la présence de 4 groupes armés. La présence de quatre groupes armés à Nyabiondo, chef lieu du secteur Osso Banyungu, à 100 km de Goma, rend difficile la gestion de l'administration publique dans cette entité du territoire de Masisi, c'est le constat établi par une mission conjointe de 48 heures des sections DDRRR et PIO de la Monuc à Goma. Pour les autorités administratives les combattants rwandais des FDLR, les Maï-Maï et deux factions de Pareco tous basés dans ce secteur ne permettent même pas de réunir les recettes de l'état. Le Commandant de la police dans cette entité souligne pour sa part que seul la poursuite du dialogue permanent avec les commandants de ces groupes armés parviendra à calmer la situation.Selon les statistiques administratives de Nyabiondo, presque 80 pourcent de la population du secteur Osso Banyungu est soit militaire ou proche des militaires de ces groupes armés d'où la difficulté de procéder à l'arrestation de ceux qui enfreignent à la loi. La moindre arrestation, les populations font recours systématiquement aux interventions des proches en vue d'une libération. Conséquence, Les FDLR font librement leur commerce sans payer de taxes et le peu de recette réalisée profitent encore plus aux Maï-Maï ou au Pareco. Pour Muyisa Josué, commandant adjoint de la police locale, seule des médiations ou dialogues avec les commandant de chaque groupe, et parfois l'intervention de la Monuc arrivent à calmer la situation à Nyabiondo.La population de Nyabiondo espère l'application du Programme amani pour résoudre cette crise en vue de rétablir l'autorité de l'état sur toute l'étendue du territoire de Masisi. (Radio Okapi)
Captifs des rebelles ougandais: Amnesty appelle pays voisins et Onu à s'unir. Les gouvernements d'Afrique centrale et les Nations Unies doivent unir leurs forces pour obtenir la libération des centaines de femmes et enfants enlevés récemment par les rebelles ougandais, a indiqué Amnesty international (AI) mardi dans un communiqué. Selon l'organisation, quelque 350 femmes et enfants auraient été enlevés ces dernières semaines par l'Armée de résistance du seigneur (LRA), mouvement rebelle ougandais. "Les enlèvements se sont produits en République centrafricaine, en RDC et dans le sud-Soudan alors que la LRA préparait de manière ostensible la signature d'un accord de paix avec le gouvernement ougandais destiné à mettre fin à plus de vingt ans de guerre civile". "Comme en Ouganda, ces gens --dont beaucoup de femmes et d'enfants-- seront probablement utilisés comme enfants soldats et esclaves sexuels, et pourtant aucun gouvernement de la région n'a fait quoi que ce soit pour tenter d'obtenir leur libération", a déploré l'organisation dont le siège est à Londres. "Les gouvernements du Soudan, de la RDC et de Centrafrique --avec l'assistance des Nations Unies-- doivent unir leurs forces pour assurer la sécurité et la libération immédiate des personnes qui ont été enlevées et traduire les responsables devant la justice", a poursuivi Amnesty. Plusieurs chefs de la LRA ont été inculpés en 2005 par le Tribunal pénal international (TPI) de La Haye pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité lors d'un conflit marqué par "des enlèvements et des meurtres à grande échelle et la mutilation de non-combattants", a souligné AI. Selon Amnesty, le mouvement rebelle a transféré ses activités dans le sud de la République centrafricaine pour éviter à ses chefs d'être arrêtés. "De récentes informations suggèrent que les combattants ont depuis traversé (la frontière) avec la RDC, emportant les captifs avec eux", a indiqué Amnesty. (AFP)
Inga : environ 80 milliards USD pour construire le plus grand barrage du site. Le projet est actuellement à l'ordre du jour à Londres, en Grande Bretagne, où se tient depuis lundi une réunion du Conseil mondial de l'énergie (CME). Sa concrétisation permettrait à terme d'alimenter aussi, d'ici à 2020, plusieurs pays d'Afrique, à partir de trois pôles : Afrique du Sud, Nigeria et Egypte.
Rutshuru : retour au calme dans le secteur de Mirangi. Le calme est revenu cet après-midi dans les localités autour de Mirangi à 120 km de Goma, à cheval sur les territoires de Rusthuru et Lubero. Les hostilités avaient été reprises tôt ce matin sur des positions des Forces armées régulières de Butalongola et Bwambali dans ce secteur par la coalition FDLR - Pareco. Cependant, le porte-parole des groupes armés nie toute implication du Pareco dans ces affrontements.
Moba : un avion de Echo Flight pris dans la boue. L'avion de Echo Flight s'est embourbé depuis 13 heures ce mardi après un atterrissage réussi sur la piste de l'aérodrome de Moba-Kirungu à Moba, au Sud de Kalemie. L'avion s'est pris dans les boues lors des manuvres effectuées pour procéder à l'embarquement des passagers, indique l'Administrateur du Territoire de Moba. Serval Mulobe indique que les camions de l'ONG Conseil norvégien pour les refugiés sont actuellement sur les lieux pour tirer l'appareil des boues. L'avion provenait de Goma pour Lubumbashi, via Moba.
Kisangani : grève des infirmiers, les malades retournent sans soins. Plus de la moitié des malades internés à l'hôpital général ont regagné leur domicile faute de prise en charge nécessaire par les infirmiers. C'est le constat fait lundi par le médecin directeur de cet établissement hospitalier, au 5e jour de la grève entamée par le personnel de santé non médecin dans plusieurs formations médicales de la place.
Bunia : douane, les recettes passent de 3 millions à plus de 34 millions FC entre mars et avril. Ces chiffres ont été livrés lundi à la presse par la directrice intérimaire de l'Ofida Ituri. Selon cette dernière, cette performance est le résultat de la nouvelle politique de maximisation des recettes de son entité, politique visant la réalisation des objectifs du contrat programme signé entre la direction générale de l'Ofida (Kinshasa) et son ressort de l'Ituri.
Bunia : plus de 270 ex-combattants reçoivent des kits pour leur réinsertion. Ces ex-combattants ont reçu lundi des motos, des tondeuses, du matériel de coiffure et des groupes électrogènes, des houes et des semences pour l'agriculture. Ces kits ont été distribués par l'ONG internationale Adra, Agence adventiste pour le développement. La cérémonie de remise a été présidée par le gouverneur de la Province Orientale, Médard Autsayi Asenga. La plupart de ces ex-combattants ont indiqué que ces activités vont leur permettre de gagner leurs vies autrement que par les armes, et de contribuer à la reconstruction de l'Ituri.
Bukavu : rupture de stocks des vivres à la prison centrale. Les détenus n'ont pas eu de repas depuis le vendredi de la semaine passée. Le capita général de la prison craint une insurrection des pensionnaires, au cas où cette situation perdurait, et que l'autorité compétente ne trouvait pas de solution dans un délai raisonnable. Le directeur en appelle au gouvernement provincial.
Bukavu : 2 militaires se tuent pour une paire de chaussettes. 2 militaires des Forces armées de la RDC sont morts ce matin à Bukavu après une dispute entre eux. Selon l'auditeur militaire supérieur et le bourgmestre d'Ibanda, ces 2 soldats de garde au domicile d'un officier, se sont disputés parce que l'un aurait porté une paire de chaussette de l'autre sans autorisation. En pleine discussion, le propriétaire des chaussettes a alors ouvert le feu sur son collègue, le tuant d'une balle dans la tête. Le tueur s'est alors retourné l'arme pour se loger à son tour 2 balles en plein coeur. Les autorités précitées disent avoir ouvert une enquête afin d'en savoir plus sur cette affaire.
Mercredi 23 avril.
La Belgique veut aider la RDC à lutter contre la corruption (ministre). "Nos actions doivent désormais résolument donner priorité à la lutte contre la corruption, l'amélioration de la gestion, la planification, la transparence, la sécurité juridique, la promotion de l'Etat de droit, le renforcement des institutions", a déclaré le ministre Karel De Gucht, lundi soir, à l'occasion d'une soirée organisée à la résidence de l'ambassadeur belge à Kinshasa. Pour le chef de la diplomatie belge, en séjour de travail en RDC depuis dimanche, "ceci n'était pas possible pendant la guerre (1998-2003) ou la transition (2003-2006). C'est possible maintenant, plus d'un an après la mise en place des institutions démocratiques". "Ceci signifie s'attaquer aux privilèges fabuleux de certains. Il faut s'attendre à une farouche résistance de tous ceux qui n'hésitent pas à sacrifier le bien-être de la population pour leur enrichissement personnel", a martelé le ministre belge. M. De Gucht, en compagnie de son collègue de la Coopération au développement Charles Michel, a précisé que ce combat n'était possible qu'avec la pleine adhésion des interlocuteurs congolais, adhésion qui, selon lui, "doit maintenant se manifester clairement en paroles et en actes". La Belgique estime en effet que toute coopération qui ne serait pas basée sur ce principe "risque fort de n'être qu'une emplâtre sur une jambe de bois". La délégation belge, qui doit rester une semaine en RDC, a entrepris mardi une tournée dans quelques villes du pays dont Boma, dans le Bas-Congo (ouest). Les deux ministres étaient précédés à Kinshasa par leur collègue de la Défense, Pieter De Crem, qui devait regagner la Belgique mardi soir après une visite de travail de six jours. Au cours de cette visite, M. De Crem a signé avec son homologue congolais Chikez Diemu un "Arrangement technique" portant sur la formation par la Belgique de l'armée congolaise. (AFP)
Appel pour l'envoi d'un représentant des droits de l'Homme. Dans un communiqué commun, publié à Londres, 63 ONG internationales et congolaises demandent "aux Nations unies et aux acteurs qui ont permis la négociation de l'accord de Goma, de nommer un conseiller spécial indépendant chargé des droits de l'Homme dans l'est de la RDC". Elles demandent également à toutes les parties de l'accord de Goma, signé en janvier entre les forces rebelles et le gouvernement de Kinshasa, de le mettre en oeuvre pour faire cesser violences et maladies dans l'est du pays. "Sans la nomination d'un conseiller spécial il sera bien plus difficile de rendre les différentes parties responsables pour toute violation de l'accord", estime Juliette Prodhan, de l'ONG britannique Oxfam. "Cet investissement des droits de l'Homme est nécessaire pour éviter le retour à un conflit qui a déjà fait trop de morts", a-t-elle ajouté. (AFP)
Procès Maheshe en RDC: avocats et observateurs "menacés de mort" (ONG). Dans un communiqué reçu mercredi, la Fédération internationale des journalistes (FIJ), l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat/France), Protection international et la Commission internationale des juristes (CIJ) "condamnent les menaces de mort reçues depuis le 17 avril par trois ONG congolaises, par l'ONG Protection international et par les avocats de la défense" du procès de Serge Maheshe. Ces organisations, qui rappellent "l'absolue légitimité de l'observation des procès au regard du droit international ainsi que le droit d'exprimer publiquement des critiques sur un procès en cours", affirment que plusieurs observateurs (nationaux et internationaux) et avocats de la défense ont reçu, par téléphone, des messages anonymes les menaçant de mort. "Ces menaces constituent de graves atteintes au droit de défendre les droits humains", soulignent ces organisations qui demandent à l'Etat congolais "d'assurer la sécurité des défenseurs" en vue de la tenue d'un procès juste. "La présence d'observateurs indépendants ne peut que contribuer à aider la justice congolaise à corriger les dysfonctionnements enregistrés" en première instance pour "rendre enfin justice à la famille de Serge Maheshe", indiquent-elles encore. Journaliste de la radio Okapi, Serge Maheshe, avait été tué le 13 juin 2007 à Bukavu. Le 28 août 2007, le tribunal militaire de garnison de Bukavu a condamné à mort pour assassinat Freddy Bisimwa et Masasile Rwezangabo, deux civils qui avaient reconnu avoir tué le journaliste. Sur la base des dénonciations des tueurs présumés, le tribunal avait aussi condamné à la peine capitale Serge Mohima et Alain Mulumbi Shamavu, deux amis de la victime, accusés d'en être les commanditaires. Mais en septembre, les tueurs présumés étaient revenus sur leurs déclarations, et avaient innocenté les deux amis de Maheshe et témoins oculaires du crime, affirmant avoir subi des pressions de magistrats militaires. En mars, l'organisation de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF) avait déploré le refus des magistrats du tribunal militaire de Bukavu d'examiner certaines pistes et de prendre en compte "les aveux spontanés des tireurs présumés", qui ont innocenté les deux amis du journaliste, condamnés à mort en première instance. Plusieurs observateurs congolais au procès ont affirmé à Protection international "avoir reçu de fortes pressions à la suite de la publication de leurs communiqués au terme des audiences successives". Elles demandent aux autorités congolaises de "réagir fermement pour condamner" ces menaces et de "veiller à ce que toutes les garanties d'un procès juste et équitable soient respectées". (AFP)
Le Pnud soutient la réforme de l'armée pour aider les civils. "L'objectif principal de ce projet est l'amélioration de la sécurité humaine dans les zones instables de la RDC, à travers un renforcement des capacités opérationnelles des Fardc dans le court terme", a indiqué le Pnud dans un communiqué. Il consiste à assister les Fardc auprès des populations civiles en matière d'hébergement, de production pour l'autosuffisance alimentaire, d'accès à l'eau et d'installations sanitaires, selon la même source. Ce programme, évalué à quelque 15 millions de dollars, bénéficiera d'un financement des Pays-Bas, précise le communiqué du Pnud. Il sera mis en oeuvre par différentes organisations du système des Nations unies, notamment la Monuc et le Bureau des Nations unies pour les services d'appui aux projets (UNOPS). Le Pnud assurera le "rôle d'agent administratif". Ce programme concerne aussi notamment le renforcement des services communautaires, la réhabilitation de centres de formation, ainsi que la formation du personnel militaire (justice militaire, droits de l'homme, éducation civile, environnement, et stratégie et opérations militaires). Cet accord a été signé par le ministre congolais de la Défense, Ghislain Chikez Diemu, et le représentant du Pnud à Kinshasa, Ross Mountain. (AFP)
Réunion RDC/Rwanda sur les groupes armés. "La réunion des envoyés spéciaux du Groupe de surveillance mixte était présidée par le Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, Edmond Mulet, et le Représentant spécial du Secrétaire général pour la RDC, Alan Doss", a informé aujourd'hui Michèle Montas, la porte-parole de Ban Ki-moon. A cette occasion, la délégation congolaise a informé les participants à la réunion de son intention d'inviter les dirigeants de l'ex-FAR/Interahamwe à Kisangani au début du mois de mai, afin de leur communiquer un message "ferme" pour qu'ils saisissent l'opportunité du désarmement volontaire et du rapatriement, ou qu'ils affrontent les conséquences d'un refus - y compris des opérations et sanctions militaires - tel que le prévoit la résolution 1804. Une prochaine réunion des envoyés spéciaux du Groupe de surveillance mixte aura lieu à Kigali, au Rwanda. (Onu)
Kinshasa : Vodacom, Celtel et Tigo publient leurs états financiers. Près de 41 millions USD ont été déposés pour le 1er trimestre 2008 au trésor public. Soit environ 37 millions USD à la Direction Générale des Impôts, et environ 5 millions USD à la Direction Générale des Recettes Administratives et Domaniales. Ces chiffres sont ceux de Celtel, Vodacom et Tigo, publié ce mercredi lors d'une conférence de presse tenu par le comité professionnel des télécommunications, membres de la FEC.
Butembo : encore des affrontements entre Fardc et éléments du Pareco. Ces combats ont éclaté ce mercredi vers 1h locale du matin, à Kamandi, à 150 kilomètres au sud-est de Butembo. Ils se poursuivaient encore dans la journée et opposaient les militaires des Forces armées de la RDC aux éléments Maï-Maï du Pareco de La Fontaine Kakule.
Kole : Mgr Mosengwo négocie le retour de Mgr Stanislas Lukumwena au diocèse. Une frange de la population de ce territoire du district de Sankuru s'était soulevée contre cet évêque qu'elle accuse de mauvaise gestion. Cette population s'oppose depuis décembre dernier à son retour dans le territoire de Kole. Un groupe d'évêques conduit par Mgr Monsegwo est arrivé depuis lundi pour mener des négociations en vue du retour de Mgr Stanislas Lukumwena.
Rutshuru : plus de 2000 nouveaux déplacés de guerre suite aux derniers affrontements. Ces ménages déplacés sont recensés depuis le début de cette semaine dans les localités de Kinyandoni et Kisharo, sur l'axe Kiwanja-Nyamilima en territoire de Rutshuru. Selon les ONG humanitaires, ces habitants fuient les récents combats entre les FARDC et les FDLR près de Kinyandoni et Buma, en groupement Binza.
Bukavu : 26 étudiants faussaires chassés de l'Université ouverte. Ces étudiants étaient tous finalistes de l'Université Ouverte de Bukavu. Ils ont été exclus définitivement mardi de cette institution d'enseignement privé. Selon les autorités académiques, il s'agit des étudiants faussaires qui se sont fait inscrire dans les classes terminales de graduat avec des faux documents académiques, notamment les relevés de côtes des 1er et 2eme graduat. La même source ajoute que ces étudiants faussaires ont été mis à la disposition de la justice.Belgique - Congo: " Je t'aime, moi non plus ". Ce n'est pas - encore ? - la méga crise diplomatique, mais il y a de l'électricité dans l'air à Kinshasa. De bouderies en dialogues de sourds, la mission de trois ministres belges au Congo (Karel De Gucht, Charles Michel et Pieter De Crem) se déroule sur le mode passionnel. Pas surprenant : De Gucht, chef de la diplomatie belge, n'a jamais hésité à dire aux dirigeants congolais sa façon de penser. Cette fois, il a dénoncé les " privilèges fabuleux de certains ". Sans doute avait-il en tête les pratiques de ministres qui fonctionnent plus que jamais à coups de bakchich, ou encore les splendides 4x4 offerts récemment aux 500 parlementaires congolais...De son côté, Joseph Kabila, grippé et fatigué par de récents voyages, n'était pas d'humeur à dérouler le tapis rouge aux Belges, débarqués chez lui en force. Mais, surtout, l'équipe au pouvoir à Kinshasa, rendue plus orgueilleuse par la signature de gros contrats avec la Chine, adopte une attitude que De Gucht qualifie de " souverainiste " : " Ce sont nos affaires ", répliquent volontiers les Congolais aux injonctions du ministre belge. Il faut dire que, lors de ses deux entretiens rugueux avec le président, De Gucht a sorti l'artillerie lourde. Partenaire de la Belgique, le Congo ne respecterait pas ses engagements. Première déception : le contrat pour la gestion du port de Matadi a été confié aux Emirats arabes unis, alors que le port d'Anvers a investi pour rénover un quai. Autre sujet de " friction " : le mandat du rapporteur spécial de l'ONU sur les droits de l'homme en RDC n'a pas été renouvelé, malgré l'engagement initial pris par Kabila. Enfin, les Belges persistent à réclamer un droit de regard sur les contrats chinois. Au risque d'être mis sur la touche par les
Britanniques, qui proposent leur propre " expertise africaine ". (Le Vif)Jeudi 24 avril.
Tshisekedi dénonce la 'prédation' au sommet de l'Etat. De Johannesburg où il séjourne depuis plus de cinq mois, le leader historique de l'Union pour la démocratique et le progrès social (UDPS) note la persistance en RDC d'"une économie de prédation sans cesse florissante" et du règne de l'impunité favorisée notamment par une Cour des comptes "sans infrastructures, ni compétences suffisantes, ni ressources conséquentes". "La prédation se porte bien au sommet de l'Etat, grâce aux détournements de toutes sortes et grâce aux émoluments et train de vie disproportionnés des députés, sénateurs, ministres et mandataires publics", soutient M. Tshisekedi dont le parti avait boycotté les élections historiques de 2006 qui ont conduit à la mise en place d'institutions démocratiques. Il dénonce également la corruption "à l'occasion de l'octroi des marchés publics, des permis d'exploitation (mines, carrières, forêts, fréquences de télécommunications, transports aériens), des concessions foncières, des permis d'établissements des banques et groupes financiers, des transactions fiscales et douanières, des opérations domaniales, etc..." La RDC recèle d'immenses ressources naturelles, dont 34% des réserves
mondiales connues de cobalt, 10% des réserves de cuivre, de l'or, des diamants et du pétrole. Mais 75% des quelque 60 millions d'habitants vivent avec moins de un dollar par jour, selon l'ONU. Plus de 1.200 personnes meurent chaque jour, faute de nourriture ou de soins appropriés dans ce pays qui sort de plusieurs conflits meurtriers qui ont ravagé ses infrastructures. M. Tshisekedi, un des farouches opposants sous la dictature du maréchal zaïrois Mobutu Sese Seko, accuse les services de renseignements de "garantir la sécurité des opérations mafieuses" et d'assurer "la protection des officiels qui s'y livrent". Il fustige aussi l'incapacité du gouvernement à répondre aux revendications sociales des Congolais. "Consciente de cette triste réalité du régime ayant la gestion de notre pays", l'UDPS d'Etienne Tshisekedi appelle les Congolais "épris de paix et de justice" à "renforcer leur mépris et leur résistance envers le gouvernement de Kinshasa" jugé incapable par ce parti à relever les défis de reconstruction auxquels le pays est confronté. (AFP)Programme Amani : tous les groupes armés décident l'arrêt définitif des hostilités. L'arrêt définitif des hostilités était le point clé et aussi le plus important de cette plénière qui devrait déterminer l'engagement de chaque groupe armé opérant dans le Nord et Sud Kivu.Il était question pour chaque groupe armé de faire une déclaration publique de cessation définitive des hostilités. Un extrait de cette déclaration avec un des responsables du mouvement politico-militaire CNDP, Kambassu Ngebe : " J'ordonne à tous les combattants de mettre fin à tout nouveau recrutement et mouvement des troupes et renforcement militaires. Toute tentative d'occupation des nouvelles positions et de supprimer toutes les barrières sur l'ensemble du terrain sous notre contrôle. Cesser toute collaboration avec les groupes armés étrangers". Le Gouvernement de la RDC, a pris le même engagement de sensibilisation et de renforcement de l'ordre formel de cessez le feu. Une déclaration lue par le Général Mayala Kiama, Commandant de la 8ème RM, représentant le gouvernement. Il a en outre, ajouté que, le gouvernement va continuer les opérations avec les unités déjà engagées dans les opérations contre les groupes armés étrangers. (Radio Oakpi)
Masisi : combats entre Maï-Maï de "Cobra" et éléments du CNDP à Kirotshe. Des échanges de tirs entre combattants Maï-Maï de "Cobra" et éléments du CNDP ont eu lieu dans la nuit de mercredi à ce jeudi à Kirotshe, à une quarantaine de km de Goma, au sud de Masisi. D'après le colonel Tangazo de la brigade Cobra, leurs positions ont été attaquées par les hommes de Laurent Nkunda. Les habitants de Kirotshe et Sake affirment avoir été réveillés, vers 4h du matin, par des tirs à l'arme légère. Ces tirs provenaient précisément de Bwambaliro, à 1 km de la localité de Kirotshe. D'après le colonel Tangazo, les éléments du CNDP qui avaient attaqué leurs
positions cherchaient à voler les chèvres du village. Ils ont été repoussés, a-t-il ajouté. Dans la journée, le calme était rétabli selon les mêmes sources. Le CNDP n'a pu être joint pour donner sa version des faits. D'autre part, des combats ont également opposé la même nuit la coalition Pareco-FDLR aux Fardc, au sud du territoire de Lubero, dans la localité de Busangia, selon des sources administratives locales. Ces mêmes sources affirment que les Fardc ont brûlé un camp de fortune des éléments Pareco et FDLR. Une accalmie était également observée dans cette localité dans la journée. Tous ces affrontements interviennent seulement un jour après l'engagement par tous les groupes armés et le gouvernement de cesser définitivement les hostilités au Nord et au Sud-Kivu, constatent les observateurs. (Radio Okapi)Elections municipales et locales en RDC : encore des préalables à remplir. Ces préalables, selon Mirimo, sont d'abord d'ordre légal. " Nous attendons du Parlement la loi sur la décentralisation et sur le découpage territorial ", a indiqué le rapporteur de la CEI. Dans le même registre, il reste, ajoute la source, à discuter avec les partenaires sur la révision du fichier électoral. Un autre préalable est d'ordre financier. Le Conseil de sécurité a certes pris une résolution accordant un soutien logistique au reste du processus électoral de la RDC. Soutien estimé à 86 millions USD. Mais en plus de cet appui, " nous devons mobiliser 120 millions USD pour permettre l'organisation de ces élections ", souligne encore Dieudonné Mirimo. Dans cette enveloppe, les partenaires vont apporter 71 millions USD contre 49 millions de contribution du gouvernement congolais. "Nous avons un chronogramme. Dès que nous aurons les lois et le budget, nous allons dérouler ce chronogramme et fixer les différentes dates", conclut le rapporteur de la CEI. (Radio Okapi)
Vendredi 25 avril.
Des ONG s'inquiètent de l'avenir des forêts en RDC. Un regroupement d'organisations non-gouvernementales congolaises et internationales qui affirment bénéficier "d'une vaste expérience des questions forestières" en RDC, se dit "préoccupé" par l'avenir des forêts dans ce pays. "Nous sommes fort préoccupés par les développements à prévoir au niveau de la gestion du secteur forestier en RDC qui représente une source de revenus primordiale pour 40 millions d'individus et, de par leur taille, constitue le deuxième bloc de forêt tropicale au monde", soutiennent-elles. Dans une lettre adressée au ministre congolais de l'Environnement, ces organisations parmi lesquelles Réseau des ressources naturelles, Global Witness et Greenpeace international, estiment que "des conséquences incalculables à l'environnement sont à prévoir si les forêts sont mal gérées et détruites". Selon cette correspondance, les opérations forestières "non contrôlées et illégales" sont fréquentes en RDC, où les communautés qui dépendent des forêts "ne bénéficient pas de l'exploitation du bois" comme le
prévoient la Constitution et le Code forestier. "Les autorités forestières ne disposent que de peu de moyens et de capacités pour réaliser et superviser les activités dans les régions forestières, d'où une situation ouvrant la voie à l'abus et à la fraude", soulignent ces organisations. La RDC va procéder prochainement à la conversion des titres forestiers, opération présentée comme "une opportunité unique de développer des réformes des politiques forestières basées sur la transparence, la responsabilité et le bien-être de la population congolaise". Ces organisations recommandent au gouvernement de la RDC de résilier les titres "inéligibles" par un groupe technique de travail, de maintenir le moratoire sur les nouveaux titres d'exploitation industrielle et de l'étendre pour qu,il inclue un moratoire total. (AFP)Le ton monte entre Kinshasa et l'ex-puissance coloniale belge. La Belgique "doit se décider à propos du type de relations" qu'elle souhaite entretenir avec la RDC: "soit de très bonnes relations de partenariat adulte avec un Etat souverain et indépendant", soit des "relations de maître à esclave", a tonné jeudi dans le journal belge Le Soir le président congolais, Joseph Kabila. Le jeune président de 36 ans, élu en octobre 2006, s'est élevé contre "l'arrogance" du ministre belge des Affaires étrangères Karel De Gucht, qui a dénoncé lors d'une visite cette semaine à Kinshasa la corruption et les "privilèges fabuleux de quelques-uns". Et souligné que les quelque 100 millions d'euros d'aide fournis annuellement par la Belgique étaient destinés à la population congolaise. Visiblement, Joseph Kabila très mal pris la leçon. "C'est la dernière fois que j'ai accepté de recevoir une délégation porteuse d'un tel message", a averti le président congolais. "Il n'y a pas d'incident, car je n'ai pas voulu qu'il y en ait, il n'y a eu que le début d'un incident, quelque chose comme une provocation", a-t-il ajouté, en soulignant que dans d'autres pays, la délégation aurait été "chassée". Jeudi après-midi, le Premier ministre belge Yves Leterme n'a pas calmé le jeu en déclarant devant la Chambre des députés belges que les remarques de M. De Gucht étaient partagées par "l'ensemble du gouvernement". "Il y a trop peu ou pas d'avancées en termes de bonne gestion, d'Etat de droit et de lutte contre la corruption" en RDC, a dit M. Leterme devant les parlementaires. Le Premier ministre a ajouté que la "relation particulière" entre les deux pays "permet à chacun d'employer la franchise", et souligné que "le président Kabila lui-même estime qu'il n'y a pas eu d'incident". Depuis que les Congolais ont arraché leur indépendance en 1960, ce n'est pas la première fois que les rapports se tendent entre les deux pays. A la fin de l'ère du maréchal Mobutu, Bruxelles avait interrompu sa coopération avec son ancienne colonie, qui n'avait repris qu'en 2001. Mais aujourd'hui, la donne a changé, notamment depuis que la Chine s'intéresse aux énormes richesses du sous-sol congolais. Ces derniers mois, Kinshasa a signé d'énormes contrats avec des entreprises chinoises, qui vont construire des milliers de kilomètres de route et des infrastructures sociales (hôpitaux, écoles,...) en échange de livraisons de minerais comme le cuivre et le cobalt. "Le Congo a besoin de se développer le plus vite possible. L'option chinoise a été prise et on assume, c'est tout à fait irréversible", a expliqué Joseph Kabila, en assurant toutefois qu'il y a "encore de la place pour tout le monde". En Belgique, cette brusque montée de tension suscite aussi des remous. Bruxelles a "raison de s'inquiéter du chaudron social qui bout au Congo", de la "violence" et des "pots de vin", estime Le Soir. Mais "les ministres belges seraient-ils aussi fermes au Kazakhstan, en Chine ou aux Etats-Unis? Se conduiraient-ils de manière aussi arrogante et gaffeuse?", se demande une éditorialiste du journal. Le quotidien Het Belang Van Limburg estime pour sa part que c'est "l'orgueil de Kabila qui pose problème". "Mais l'orgueil, souvent, précède la chute. On peut espérer que cette chute ne se fera plus attendre", écrit le journal néerlandophone. Un autre quotidien flamand, Het Laatste Nieuws, ramène le problème à des enjeux économiques. "Y'a-t-il encore quelque chose à attendre du +Congo chinois+?" (AFP)
Kindu : les habitants de Kailo fuient l'initiation traditionnelle de la circoncision. Certains villages du territoire de Kailo se vident de leurs habitants. Ces derniers disent fuir ce qu'ils appellent l'initiation traditionnelle. En fuyant, ces villageois de Kipakata, Kapinda et Kibangala se dirigent vers Kindu, le chef lieu du territoire. A l'école primaire Ulindi de Kipakata, à près de 40 km de Kaïlo, plusieurs enseignants sont partis et presque tous les élèves Songola et Lega de plus de 10 ans. L'école a même été fermée.
Choléra au Katanga : l'épidémie tend vers sa fin (MSF). "Depuis le début de l'année, 4.691 patients ont été pris en charge dans les CCT (Centres de traitement de choléra) de MSF dans la province du Katanga. Le nombre de patients a fortement diminué ces dernières semaines", affirme MSF. Au moins 150 personnes sont décédées à la suite de cette maladie qui a touché la capitale provinciale Lubumbashi, une ville de 1,3 million d'habitants, et Likasi, cité minière de quelque 350.000 habitants. "L'urgence est aujourd'hui terminée pour les équipes de MSF, mais les causes de l'épidémie demeurent", souligne MSF qui affirme avoir transféré depuis vendredi la gestion de ses CCT aux autorités sanitaires congolaises. Maladie dite "du pauvre", le choléra se propage là où l'eau potable se fait rare, là où les habitants sont condamnés à vivre dans des conditions d'hygiène désastreuses. "L'épidémie tend vers sa fin mais rien n'est fait pour améliorer les conditions de vie des populations. Si l'on veut endiguer ces épidémies de choléra, bien davantage doit être fait au niveau de l'eau", a-t-il souligné. (AFP)
Kinshasa : Yves Kisombe radié du Mouvement de Libération Congo. Dans une communication publiée jeudi par le bureau politique du parti cher à Jean Pierre Bemba, l'honorable Yves Kisombe est coupable de fautes disciplinaires graves. Il est accusé, entre autres, d'insubordination, de non respect de la ligne du parti, de préjudice porté aux intérêts du parti et d'attitude contraire aux objectifs fondamentaux du parti.
Goma: Les élus de Lubero recommandent aux Fardc de stopper leur avancée le long du lac Edouard. Les députés élus du territoire de Lubero recommandent que la 8ème région militaire stoppe la progression des militaires sur les positions Maï-Maï, le long du lac Edouard. La question a été au cur des discussions à la plénière de ce jeudi, à l'assemblée provinciale du Nord-Kivu. Selon l'honorable Nzangi Butondo qui fourni les informations sur les difficultés que causent ces affrontements aux populations civiles, une dizaine de maisons appartenants aux populations civiles ont été incendiés par les militaires le long du lac Edouard, le mercredi et jeudi dernier. Les députés soulignent avoir transmis leurs préoccupations aux autorités militaires de la huitième région militaires et croient avoir été compris.
Goma : les militaires tuent des éléphants dans le parc de Virunga. L'organisation locale "Innovation pour le développement et la protection de d'environnement, IDPE,'' dénonce l'abattage de 3 éléphants mardi et mercredi dans le secteur sud du parc national des Virunga par des militaires. Selon les responsables de cette ONG, d'abord, des éléments de la 15ème brigade Fardc ont abattu mardi un éléphant à Kahunga situé à 5 km de la station de l'ICCN de Mabenga. Deux autres éléphants ont été abattus mercredi par les militaires de la 9ème brigade à Kinyamuyaha, à environs 6 km de la Rwindi.
Bunia : la RVA dénonce l'occupation illégale de sa concession. L'Administrateur délégué général de la Régie des Voies Aériennes, RVA, dénonce l'occupation illégale de sa concession dans les pourtours de l'aéroport de Bunia. Il a demandé aux autorités du district de procéder à l'expropriation des habitants qui ont érigé leurs maisons dans cette concession. Il a formulé cette demande mercredi au cours de son séjour de 24 heures à Bunia. Selon lui, cette décision vise à sécuriser l'aéroport de Bunia pour prévenir des cas d'accidents. La population ciblée qui redoute un malaise social proteste contre cette démarche.
Flahaut relance Leterme sur le Congo. Après qu'Yves Leterme eut couvert Karel De Gucht, son ministre des Affaires étrangères, jeudi à la Chambre, à propos de ses déclarations fracassantes et très controversées au Congo, où il avait sévèrement montré du doigt le régime Kabila, l'on avait cru que la polémique en resterait là. Mais André Flahaut (PS), ex-ministre de la Défense, ne lâche pas l'os. Il a envoyé un courrier au Premier ministre, nous confie-t-il, où il lui " suggère " à nouveau " et avec insistance, écrit-il, de contacter d'urgence le Président élu démocratiquement de l'Etat souverain de la République démocratique du Congo afin d'aplanir définitivement le malentendu ainsi créé et de relancer sur de bonnes bases le partenariat avec la RDC dans l'esprit de la déclaration gouvernementale. "André Flahaut souligne : " Si l'on peut comprendre la nécessité de rappeler à nos partenaires congolais notre attachement à la bonne gouvernance et à la lutte contre toute forme de corruption, l'on doit toutefois s'interroger sur la façon dont ce message est formulé. " Les oreilles de De Gucht doivent siffler. (Le soir)Samedi 26 avril.
Armes légères: Ban Ki-moon recommande davantage de coordination institutionnelle. " Faire revivre le Mécanisme de coordination de l'action concernant les armes légères est une des priorités pour 2008 dans le domaine du désarmement", a indiqué la porte-parole, Michèle Montas, lors de son point de presse au Siège de l'ONU à New York. Dans son rapport, Ban Ki-moon recommande que les États augmentent leurs efforts pour recueillir, préserver et partager les données relatives aux armes légères. Ceux en mesure de le faire devraient soutenir davantage la recherche sur la distribution et l'impact de ces armes, a ajouté le Secrétaire général. Ce dernier a aussi recommandé au Conseil de sécurité d'encourager une coopération renforcée entre les groupes de surveillance et de sanctions du Conseil, les missions de maintien de la paix, les États Membres et leurs institutions d'enquête, ainsi que les organisations régionales et internationales concernées. Selon lui, plusieurs organes, dont la Commission de consolidation de la paix, le Bureau des affaires de désarmement et le Représentant spécial du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés devraient renforcer leur coopération sur la question du lien entre enfants et armes légères. (AFP)
Nouveaux combats au Nord-Kivu: le HCR suspend ses opérations. "Les combats ont repris entre les forces gouvernementales et les rebelles du Front démocratique pour la libération du Rwanda (FDLR) dans la région de Rutshuru", a précisé vendredi le porte-parole du HCR, Ron Redmond. Ces affrontements ont eu lieu jeudi près du site d'accueil des personnes déplacées de Kinyandoni, selon la même source. Jeudi, la distribution de l'aide à la population déplacée a été suspendue. Le HCR a également suspendu l'enregistrement des nouveaux arrivants dans les camps de la région de Rutshuru, à 70 km de Goma. Des centaines de civils supplémentaires ont dû prendre la fuite et sont venus s'ajouter aux 860.000 personnes déjà déplacées dans le Nord-Kivu, a précisé M. Redmond. Les mouvements de déplacés ont été constatés après qu'une faction dissidente du FDLR eut attaqué samedi des villages situés près de la ville de Kiwanja, dans la région de Rutshuru, causant la mort d'une femme, a indiqué Ron Redmond selon qui des combats opposant l'armée et le FDLR ont également été signalés dimanche. Les témoignages des rescapés, la plupart des femmes et des enfants, sont "déchirants", a affirmé Ron Redmond. Leurs maisons ont été détruites et leurs biens volés. Beaucoup de parents ont perdu le contact avec leurs enfants, a-t-il ajouté. Depuis début 2008, les accrochages se poursuivent au Nord-Kivu, en violation des "actes d'engagement" (dont un cessez-le-feu immédiat) signés le 23 janvier à Goma par tous les belligérants congolais des Nord et Sud-Kivu, dont les Pareco (Patriotes résistants congolais) et le CNDP. Les actes d'engagement - le même pour chacune des provinces - prévoient un retrait progressif de tous les belligérants des lignes de front (soit plus de 4.000 éléments du CNDP et plusieurs milliers de combattants issus de différents groupes Maï Maï au Nord-Kivu) et leur démobilisation. (AFP)
La Journée mondiale de lutte contre le paludisme en RDC. "Le paludisme reste sans conteste un des fléaux à la base de la dégradation de l'état de santé de nos communautés et de la situation socio-économique de notre pays", a indiqué le représentant du ministre de la Santé, le Secrétaire général Komba Djeko, à l'occasion de cette journée commémorée en Afrique sous la bannière: "Unis contre le paludisme". Le paludisme, la première cause de mortalité des enfants de moins de cinq ans, est responsable de 180.000 décès par an en RDC, dont 5% des décès maternels, selon M. Djeko. Mais malgré la forte mortalité et le coût élevé que cette maladie engendre, la prise de conscience globale de son impact négatif reste faible, a-t-il déploré. A cet effet, le gouvernement de la RDC a mis en place des combinaisons thérapeutiques antipaludiques ainsi que des stratégies de prévention basées sur l'utilisation des moustiquaires imprégnées d'insecticide (MII), a fait savoir le Secrétaire général Djeko. Par ailleurs, en collaboration avec ses partenaires de l'initiative "faire reculer le paludisme", le gouvernement congolais poursuit des campagnes pour distribuer gratuitement des MII dans les provinces de la RDC. "Après le Bas-Congo en 2006 et le Sud Kivu en 2007, c'est au tour des provinces de Kinshasa et de l'Equateur en 2008", a-t-il dit. Ces campagnes ont pour objectif d'"accroître l'accessibilité des soins à tous, d'atteindre une couverture d'au moins 80% de la population en MII avant 2011. Pour conclure, le représentant du ministre de la Santé Komba Djeko a appelé les partenaires de la coopération bilatérale et multilatérale à s'engager davantage aux côtés du gouvernement congolais dans la lutte contre le paludisme pour ainsi contribuer efficacement au développement de la RDC. (Onu)
Rutshuru : reprises des combats, le Pareco regrette d'avoir cédé ses troupes au brassage. Firmin Mathé, déplore que les Fardc aient regroupé ses hommes en vue du brassage alors qu'elles n'étaient pas mandatées. Selon lui, c'est le programme Amani (Comité de suivi de l'acte d'engagement de Goma) qui devrait organiser ce regroupement. "Nous avions défini dans le programme Amani d'abord les centres de regroupement des éléments des groupes armés, ensuite devrait suivre la question des FDLR. Maintenant nous sommes un peu surpris de constater que c'est le désarmement des FDLR qui vient en première position ", a-t-il déclaré. Firmin Mathé n'a toutefois pas fait allusion aux différents accrochages qui ont opposé ses troupes au CNDP de Laurent Nkunda.
Goma : accrochages au Nord Kivu, Alan Doss appelle au respect de l'acte d'engagement. "Tous ceux qui ont signé l'acte d'engagement doivent le respecter, y compris le maintien du cessez-le-feu", a lancé d'un ton autoritaire le représentant de Ba-ki moon. Pour Alan Doss, les enquêtes doivent être menées pour identifier les responsables de ces affrontements afin de les appeler à respecter absolument les engagements. "Nous avons essayé ici de séparer les belligérants. Il faut continuer d'insister au respect des engagements", a-t-il insisté. Par ailleurs, Alan a reconnu le progrès réalisé dans la mise en application de l'acte d'engagement. La commission mixte est opérationnelle. Elle commence à débattre des sujets très importants pour l'avenir de cette région. Cela va prendre du temps parce qu'il y a des discussions difficiles parce qu'il s'agit des questions de fond qu'on aborde maintenant, a -t-il indiqué. Cependant, la Monuc déplore peu importe l'origine de ces accrochages. Cela ne veut pas pour autant dire que l'acte d'engagement n'est plus d'application. C'est un processus et il faut avoir la détermination, a conclu M. Doss. Il faut aussi rappeler que le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU était à Goma pour présenter ses condoléances aux populations de cette ville qui ont été endeuillées par le crash du DC 9 de la compagnie Hewa Bora et pour remercier notamment toutes les équipes civiles et militaires de la Monuc qui sont intervenues pour aider les autorités après le crash. Allan Doss en a profité pour s'entretenir avec les membres de la Task force du groupe de suivi conjoint des accords de Nairobi. Ces membres étaient en réunion ce samedi à Goma. (Radio Okapi)Joseph Kabila : " Je n'accepterais jamais de leçons de la part de qui que ce soit, qu'il s'agisse du ministre des Affaires étrangères belge ou chinois " "Je refuse qu'une sorte de tutelle continue à s'exercer sur nous", a déclaré Joseph Kabila. Le président congolais ajoute que la prochaine fois, il y aura un incident. L'un des points de mésentente, selon Joseph Kabila, c'est la nomination d'un rapporteur sur les droits de l'Homme. Réclamé par plusieurs ONG internationales et congolaises, la Belgique insisterait sur ce sujet. Bruxelles estime également que sans avancées dans la lutte contre la corruption, le Congo ne surmontera jamais ses difficultés. Ce à quoi Joseph Kabila répond : " C'est la dernière fois que j'ai accepté de recevoir une délégation porteuse d'un tel message ". Le président Congolais juge le patron de la diplomatie belge d'être arrogant. Il ajoute : "Je n'accepterais jamais de leçons de la part de qui que ce soit, qu'il s'agisse du ministre des Affaires étrangères belges ou chinois. " Les contrats chine-RDC seraient-ils au centre du refroidissement entre Bruxelles et Kinshasa ? " C'est important que ces contrats qui seront finalisés dans les jours à venir soient équilibrés à l'avantage du peuple congolais ", a déclaré jeudi à Lubumbashi Charles Michel, ministre belge de coopération. Pour le Président congolais " La Belgique doit se décider si elle souhaite entretenir des partenariats adultes avec un Etat souverain ou des relations de maître à esclaves. " Mais Joseph Kabila ajoute que la Belgique reste un pays ami et frère. La RDC est un pays souverain avec lequel la Belgique entend poursuivre son partenariat, déclare de son côté le premier ministre belge. Il estime que la relation entre la Belgique et la RDC permet à chacun d'employer la franchise. (Radio Okapi)
Dimanche 27 avril.
Grande amélioration de la contribution financière des télécommunications. La Fec a fait savoir à l'opinion publique le mercredi 23 avril 2008 que les recettes réalisées dans ce domaine ont été perçues à la direction
générale des impôts, DGI, à la hauteur de 36.780.371 Usd et que la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations, Dgrad, a reçu de ces entreprises de télécommunication la somme 4.092.234 Usd. Et cette contribution financière à l'Etat ne concerne que trois entreprises Celtel, Vodacom et Tigo. Suivant les responsables du patronat congolais, ce genre d'échange avec
les journalistes sera organisé à la fin de chaque trimestre pour rendre publique la contribution financière du secteur à l'Etat. Bob Tumba de Tigo est le président du comité professionnel du secteur des télécommunications de la Fec. Il s'est exprimé devant la presse locale en indiquant que le secteur des télécommunications contribue à hauteur de 30 % au budget de l'État congolais. "Depuis moins d'une décennie, l'industrie du GSM et les nouvelles technologies de l'information et de la communication ont bouleversé le paysage économico-financier du Congo, en devenant le fer de lance de toute l'activité économique et le premier contributeur au budget de l'État ", a t-il relevé. Ce responsable congolais regrette qu'au Congo-Kinshasa les Télécommunications sont
devenues la seule adresse pour les demandes de sponsoring de toute activité sociale. M. Tumba a souligné qu'il a été rappelé aux entreprises du secteur des télécommunications l'obligation de respecter la législation des pays d'accueil, l'orthodoxie et de la rigueur dans la gestion, étant donné qu'elles sont les filiales des sociétés de télécoms cotées sur les grandes places boursières internationales. Au cours de cet échange avec la presse, la question sur l'identification des usagers des télécommunications a été abordée. Suivant la vice-présidente du comité professionnel du secteur, Annie Kithima de Vodacom, les sociétés des télécommunications font face à plusieurs difficultés dans cette opération par rapport au coût, à la logistique et au temps. Mais pour le gouvernement l'impératif sécuritaire est prioritaire. (Agence catholique D.I.A)Abbé Malu Malu : " Le programme Amani n'est pas en panne ". Réaction de l'abbé Apollinaire Malu Malu, président du programme Amani, aux accrochages et affrontements qui ont lieu depuis le week-end dernier au Nord et au Sud Kivu. Pour lui, la stabilisation de ces deux provinces passe par le respect du traité de Nairobi et la mise en uvre du programme Amani.
Kalemie : montée de la criminalité, l'heure est à la mobilisation La criminalité est montée d'un cran à Kalemie, dans le Nord Katanga. En l'espace d'une semaine et demie, trois cas d'attaque à l'arme blanche sont enregistrés sur la population civile. Les habitants demandent aux autorités plus de mesures de sécurité tandis que la police, de son côté, mobilise tous ses hommes et appelle la population à doubler de vigilance et à dénoncer les malfaiteurs. Plus de 500 personnes du quartier Dav sur l'avenue Lumumba ont marché pacifiquement samedi pour exprimer leur ras-le-bol contre la criminalité à Kalemie. Les manifestants ont déposé un mémorandum au Commissariat de district du Tanganyika pour interpeller les autorités et les pousser à trouver des solutions durables. Les autorités civiles ont décidé de tenir samedi soir une réunion extraordinaire du Conseil de sécurité pour étudier et envisager des solutions au problème que posent les manifestants.
Walendu Bindi : les notables dénoncent les exactions militaires. Les notables de la collectivité de Walendu Bindi décrient les exactions de certains éléments des Fardc dans plusieurs villages de leur entité notamment Aveba, Bavi et Bunga, à environs 50 km de Bunia. Ils déplorent notamment une dizaine de cas de viol depuis le mois de mars dernier, des cas d'arrestation de civils soupçonnés d'être des miliciens du FRPI et d'extorsion de biens de la population. Conséquence, plusieurs habitants ont fui leurs villages, selon le président des notables.
Bunia : le paludisme en baisse. Les cas de morbidité et mortalité dus au paludisme sont en perte de vitesse dans le district sanitaire de Bunia. Selon les autorités sanitaires, le nombre des malades enregistrés est passé de 50 000 en 2005 à 36 000 en 2007. Cette réduction est due à l'appui des organisations nationales et internationales engagées dans la lutte contre cette endémie en Ituri. Il s'agit notamment de l'appui en médicaments du Fonds européen pour le développement, ont-elles ajouté.
De Gucht maintient ses dires sur le Congo. Le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, maintient ses déclarations controversées de la semaine dernièreen RDC " Nous avons dit ce qui devait être dit ", a-t-il affirmé au micro de la VRT. M. De Gucht a réaffirmé que son discours très franc, prononcé à
l'ambassade de Kinshasa, portait le message du gouvernement belge dans son ensemble. S'il a souligné que l'engagement belge au Congo n'était pas remis en question, le ministre a une nouvelle fois adressé des remarques très directes au président congolais, Joseph Kabila. " Ce n'est pas parce qu'un président est élu démocratiquement que le pays est le sien. C'est le pays de tous les Congolais ", a-t-il dit. M. De Gucht a argumenté que les sommes d'argent versées chaque année par la Belgique habilitaient le gouvernement à pointer la nécessité d'une gestion démocratique, qui " serve tous les citoyens, et pas seulement une petite élite ". Il a par ailleurs ré