La Colline de la rencontre, ou Colline dEmmaüs, est située à 12 km de Dédougou et à 800 m du fleuve Mouhoun, lancienne Volta Noire, seul cours deau du Burkina qui coule toute lannée. Dédougou était autrefois dans le diocèse de Nouna.
Cest là quen lan 2000, le frère Herbert Schwarz est venu sinstaller avec quelques jeunes hommes pour leur permettre de rencontrer Dieu et de vivre sa proximité dans une expérience personnelle et communautaire de prière, de travail, de formation humaine et spirituelle. Pendant neuf mois, daoût à mars, les jeunes y apprennent à gagner leur vie par le travail de leurs mains. Ils y apprennent à vivre en chrétien. La Colline offre aux jeunes un milieu de vie qui favorise une réponse positive à lappel de lÉvangile. Depuis la fondation, leur nombre a varié entre 10 et 22 et leur âge, entre 17 et 23 ans.
Sortie à Dédougou. Autour du fondateur, le frère Herbert Schwarz, un groupe de jeunes et au volant de la camionette, un animateur laïc, Emmanuel Zerbo.École de la foi ? École de prière ? École de la vie ? Une année pour Dieu ? On cherche la meilleure formule, mais cest tout cela à la fois. Lors de la fondation, Mgr Zéphirin Toé, alors évêque de Dédougou, avait commenté : Cest exactement ce que le pape Jean Paul II désire pour le jubilé de lan 2000. Beaucoup de jeunes ont soif de rencontrer le Seigneur comme celui qui intervient dans leur vie. Très souvent, après le baptême et la confirmation, ils sont livrés à eux-mêmes et ne passent pas au stade dune foi adulte. La Colline veut combler ce manque.
À dr., Mgr Zéphyrin Toé, évêque de Nouna-Dédougou depuis 1973 et du diocèse de Dédougou de 2000 à 2005. Cest lui qui a permis la fondation de la Colline de la rencontre en 2000. À g. le p. Gabriel Pichard, lancien (le vieux comme on dit là-bas), un des animateurs du centre.
Au début de lexpérience, nos supérieurs MAfr, en la personne du Provincial, ont fait de notre centre une des priorités de la Province. Par la suite, il nous a fallu être réalistes et revoir à la baisse lappui en personnel pour soutenir ce projet. Ici comme ailleurs, après avoir fondé une uvre, la Société a dû sengager avec lévêque du diocèse dans un processus de transmission. Notre confrère Michel Guérin, après 9 ans de ministère à Boulsa, avait été nommé pour aider le frère Herbert comme prêtre aumônier.
Cuisine du Centre, avec foyer amélioré. En visite sur la Colline et mettant la main à la pâte (au tô), le P. Daniel Ange. Le p. Daniel Ange a fondé en France Jeunesse Lumière dont sinspire la Colline.
Après son décès, en février 2003, le père Joseph Clochard a pris le relais auprès des jeunes tout en conservant quelques engagements antérieurs dans le domaine du dialogue interreligieux. Le P. Gabriel Pichard, 85 ans, est aussi associé à lanimation du Centre. Un des pilliers de lanimation est un laïc, Emmanuel Zerbo qui a été formé à lécole dévangélisation Jeunesse Lumière du Père Daniel Ange à Pratlong, diocèse dAlbi, dans le sud de la France. Ces deux dernières années, un stagiaire MAfr, Jonathan Wyok Bahago, a été nommé à la Colline. Il continuera ses études en septembre dans le nouveau petit groupe de formation envoyé à Jérusalem. Quelques regardants y ont aussi été envoyés.
Depuis mars 2000, nous sommes en chantier et nous voulons le rester. Cest ainsi quon fait comprendre aux jeunes que ce centre est luvre des différents groupes, des générations qui sy succèdent. Les premiers jeunes ont commencé par construire une maisonnette, lieu daccueil et de rassemblement, puis deux maisons de style soudanais pour se loger. Dautres ont continué en bâtissant une cuisine avec foyer amélioré. En 2002, un château deau avec une installation de panneaux solaires pour alimenter le centre en eau et en électricité ont été terminés ainsi que quatre cases rondes avec les commodités nécessaires pour les animateurs.
Mgr Judes Bicaba, évêque de Dédougou depuis 2005, avec Emmanuel Zerbo, animateur laïc, 27 ans, que la Colline envoya se former en France, au centre de Jeunesse Lumière (promotion 2000-2001). www.jeunesse-lumiere.com
La Colline est un chantier permanent
Ces deux dernières années, nous avons construit une salle polyvalente qui sert de chapelle, de salle de conférence et de jeux, et un apatame (abri) qui va nous servir de réfectoire. Nous avons commencé la construction de notre chapelle qui sera le cur du centre. Il ne faut pas oublier quelques bâtiments qui abritent la basse-cour, avec poules, canards, lapins et moutons. La conception et les plans viennent du frère Herbert. Pour certains travaux spécialisés, il a fallu faire appel à un entrepreneur. Mais lensemble des travaux est réalisé avec la participation des jeunes. Nous pensons à de futurs ateliers de soudure, mécanique ou menuiserie Tout près du centre, nous avons prévu un logement pour ceux qui doivent soccuper de ce domaine. La Colline est un chantier perpétuel à continuer et à améliorer pour la recherche de leau, les petits jardins, les plantations darbres Malgré tous nos efforts dauto-suffisance, nous en sommes à un coût annuel par jeune denviron 500 euros, selon le nombre de participants. Nous avons encore besoin de ressources extérieures. Voilà pour le côté matériel.
Joie pascale pour temps de Pentecôte ! À la fin de lannée 2005-2006, jour de lenvoi missionnaire par lévêque, Abraham Zerbo exprime sa joie par une danse spontanée devant licône de la résurrection.
Une année pour Dieu
Nous invitons des jeunes qui ne sont pas encore dans la vie professionnelle et familiale, des jeunes qui ont quitté lécole, à offrir une année au Seigneur. Cette année 2005-2006, 22 jeunes de 17 à 23 ans ont répondu à notre invitation. Souvent leur scolarité natteint pas six années de primaire. Cela pose un sérieux problème et nous essayons de relever le niveau. Les animateurs sont présents aux jeunes et vivent avec eux pour les aider à mener leur vie en prenant des initiatives. Il ne sagit pas dun petit séminaire ou dun noviciat, mais dun centre de formation de laïcs en vue dun envoi en mission dans leur village.
La vie quotidienne sur la Colline de la rencontre a aussi pour but de faire découvrir aux jeunes limportance de lautosuffisance alimentaire et des techniques pour y parvenir, agriculture, petit élevage, jardinage, plantations, pêche. Nous développons la créativité par lartisanat, le chant, le théâtre.
Groupe en prière à loccasion dune sortie. Au centre, Jonathan Wyok Bahago, stagiaire nigérian, animateur à la Colline. (Jonathan poursuivra sa formation à Jérusalem en septembre 2006).
Le jeune Abraham
Prenons lexemple dAbraham Zerbo. Cest un jeune paysan samo, 19 ans, dont la famille a émigré au Sourou, à 100 km de Dédougou, dans une plaine irriguée qui permet les cultures de rente. Il a été à lécole mais na pas beaucoup utilisé son français à cause du travail dans les champs. Un jour, avec des jeunes de la Colline, nous sommes partis dans son village, Diébougou, pour faire connaître notre centre. Lui et quatre de ses amis ont demandé à venir vivre un an avec nous. Ils nous ont rejoints au début du mois daoût 2004. Abraham avait déjà participé à un groupe de prière dans la communauté chrétienne de son village. Il voulait approfondir sa foi tout en cherchant un complément de formation humaine.
Quand les jeunes arrivent à la Colline, on rencontre souvent une ambiguïté quil nous faut régler. Certains jeunes sont légitimement en recherche de formation humaine, désirant devenir mécaniciens ou soudeurs Mais notre proposition est dabord celle dune expérience de rencontre avec le Seigneur et dun approfondissement de la foi.
Abraham nous a rejoint dans ce contexte. Pour lui et ses camarades, le premier défi fut lapprivoisement mutuel entre 15 jeunes venant dethnies différentes (Samo, Mossi, Peuls, Bobo, Marka ) et cinq formateurs dont trois expatriés.
La Colline vit au rythme des travaux quotidiens ou saisonniers et en même temps au rythme de lannée liturgique. La liturgie nous permet de rencontrer le Christ dans le mystère de sa vie, de sa naissance à la Pentecôte. Pour les travaux, nous confions à chaque jeune une responsabilité quil partage avec un autre : puiser de leau, construire, jardiner, faire de lélevage, cuisiner, organiser les loisirs, etc. En équipe de deux, sans se choisir, chacun contribue à la marche du centre. Abraham soccupait du jardin et prenait aussi son tour à la cuisine.
Chaque matin, Abraham sinitiait progressivement à adopter le rythme quotidien de la prière, soit par une louange, soit par la messe quand un prêtre est présent. Tous les mercredis, notre vieux, le P. Pichard leur fait un enseignement pour aider à lapprofondissement de la foi. Les jeunes sont invités à passer dune foi denfant à une foi adulte. Au fur et à mesure de la durée de lexpérience, chacun souvre aux autres et à Jésus dont il cherche à percevoir lappel. Vers la fin de son séjour, notre ami Abraham a senti un appel pour devenir catéchiste.
Adoration de la croix le Vendredi saint. À dr. le p. Joseph Clochard, animateur au centre depuis 2003.
Les mots pour exprimer le mystère
Les rencontres personnelles avec les prêtres sont libres. Il ny a pas de direction spirituelle suivie car ces jeunes nont pas encore le niveau suffisant pour faire de lintrospection. Ce que nous voyons peu à peu, cest quils sexpriment dans la prière avec leurs propres mots. Au fur et à mesure des engagements de lannée, sorties missionnaires, travail en commun, prière, une petite communauté de frères se forme où ils trouvent les mots pour exprimer leur foi. Ils sécoutent, ils sentendent et là où deux ou trois sont réunis en son nom, Jésus est présent et celui qui le désire peut le rencontrer. Tout comme dans les Actes des Apôtres, les tensions dans la communauté ne sont pas occultées. Cette année, lentente entre les différentes ethnies a été parfois problématique. Les différences dâges, de niveau de français, mais aussi de maturité spirituelle (certains sont encore catéchumènes en dernière étape) sont autant de défis à relever.Tout cela fait aussi partie de lexpérience humaine et chrétienne que nous voulons essayer de vivre. LEsprit souffle sur cette colline pour nous rafraichir quand les situations deviennent chaudes !
Petit à petit, les motivations saffermissent. Les jeunes se sentent chez eux dans ce lieu de formation et les fruits mûrissent : entente, bonne humeur, désir de sépanouir et, surtout, approfondissement de leur vie avec le Seigneur.
Le travail manuel fait partie de la formation. Ici, construction de la chapelle avec participation des jeunes.
Des journées bien remplies
Lemploi du temps est simple : prière du matin, eucharistie suivie du petit déjeuner et, de 8h00 à 11h30, travail manuel, suivi du repas. Laprès-midi, reprise du travail après une pause jusquà 16h30. Ensuite, il peut y avoir un cours de français, ou de la maçonnerie, de la mécanique, du sport, etc. À 18h30, prière de louange, repas et veillée aux activités diverses selon les jours de la semaine. Pour ce qui est du travail manuel et de lentretien de la Colline, Proper Coulibaly, un autre animateur laïc en a la charge. Chaque semaine, il y a jour de désert avec récollection ou enseignement. Le Père Gabriel Pichard, avec ses 85 ans, est toujours à luvre pour les aider dans ce sens ! Deux week-ends par trimestre, les jeunes sont envoyés en mission dans un village des environs. Ils y font de lanimation, du théâtre, présentent une vidéo ou organisent un match de foot. Les samedis après-midi et les dimanches sont libres.
Une oeuvre à soutenir
Luvre de la Colline de la rencontre, ou Colline dEmmaüs, a été suscitée par le Seigneur pour aider des jeunes à faire une expérience du Dieu vivant afin den témoigner. Elle est désormais bien enracinée dans le terroir de lÉglise diocésaine de Dédougou. Elle ne demande quà grandir, mais elle a besoin dêtre consolidée, soutenue, pour lui permettre de porter tous les fruits que le Seigneur et lÉglise en attendent.
Les responsables de ce centre, le frère Herbert Schwarz, fondateur, les pères Joseph Clochard et Gabriel Pichard, les jeunes laïcs formateurs, soutenus par leur évêque, Mgr Judes Bicaba, sont confiants que ce que le Seigneur a commencé, il le continuera !
Tionkuy, Dédougou, Burkina Faso
The Hill
of Meeting
The Hill of Meeting, or Emmaus Hill, is 12km from Dédougou and 800m from the Mouhoun River, the former Black Volta, the only waterway in Burkina that flows the whole year. Dédougou was formerly in the diocese of Nouna.
There, in 2000, Br Herbert Schwarz came with some young men to enable them to meet God and live closely aware of him in a personal and community experience of prayer and work, a human and spiritual training. From August to March, these young people learn to earn their living by the work of their hands. They also learn about Christian living. The Hill offers young people a suitable setting in which to make a positive response to the Gospel. Since its foundation, numbers have varied between 10 and 22, and between the ages of 17 and 23.
Preparing to visit surrounding villages. Surrounding Br Herbert Schwarz, the Founder, a group of young men and Emmanuel Zerbo, lay organiser, at the wheel of the pickup..
Is it a school of faith, of prayer, of life? Is it a year out for God? We are looking for the best description, but it is all of those at once. At the foundation, Right Reverend Zéphirin Toé, then Bishop of Dédougou commented, This is exactly what Pope John Paul II wants for the Jubilee Year 2000. Many young people are keen to meet with the Lord, as someone who comes into their lives. Very often, after Baptism and Confirmation, they are left to themselves and do not move on to a stage of adult faith. The Hill seeks to fill that void.At the start, one of the priorities
At the start of this experience, the MAfr Superiors in the person of the Provincial made our Centre one of the priorities of the Province. Subsequently, we had to be realistic and review it because of the dearth of personnel to sustain the project. Here, as elsewhere after founding a project, the Society had to liase with the diocesan bishop to engage the handing over process. Our confrere Michel Guérin, after 9 years of ministry at Boulsa was appointed to help Br Herbert as chaplain.
Right: Right Reverend Zéphyrin Toé, Bishop of Nouna-Dédougou since 1973 and of Dédougou from 2000 to 2005. He gave permission for the foundation of the Hill of Meeting in 2000. Left: Fr Gabriel Pichard, the senior member, (le vieux as they say there), one of the organisers of the Centre.After his death in February 2003, Fr Joseph Clochard took over the role with the young people, while safeguarding his previous commitments in the area of interreligious dialogue. 85-year-old Fr Gabriel Pichard is also involved in looking after the Centre. One of the pillars of the organisation is Emmanuel Zerbo, a layman trained at the Jeunesse Lumière Evangelisation School by Fr Daniel Ange of Pratlong, Diocese of Albi, in the south of France. Two years ago, Jonathan Wyok Bahago, Nigerian stagiaire, was appointed to the Hill. He will continue his studies in September in the Small Formation Group assigned to Jerusalem. Some observers have also been sent there.
Kitchen of the Centre, with its improved stove. Visiting the Hill and lending a hand, (to make tô), Fr Daniel Ange. Fr Daniel Ange founded Jeunesse Lumière in France, the inspiration for the Hill.We have been on the job since March 2000 and we intend to remain so. This is how we show the young people that the Centre is the work of different groups, of generations succeeding one another. The first young men began by building a maisonette, a place to welcome others and to gather, then two houses for themselves in local West African style. Others continued by building a kitchen and an improved stove. In 2000, a water tower with solar panels to supply the Centre with water and electricity was completed, as well as four round huts with necessary commodities for the group leaders.
The Hill is a permanent worksite
Over the last two years, we have built a multi-purpose hall, which serves as a chapel, conference hall and games room, and later another facility for a dining room. We have begun building our chapel, which will be at the heart of the Centre. In addition, some buildings provide a farmyard with hens, ducks, rabbits and sheep. The concept and plans come from Br Herbert. For some specialised work, we had to call in a contractor, but the young people carry out most of the work. We are looking ahead to creating welding, mechanical and carpentry workshops. Very near the Centre, we have planned accommodation for those who would become involved in that area. The Hill is a never-ending worksite to sustain and improve for water supply, small gardens, and tree plantations. In spite of our efforts in self-reliance, we still have annual costs of around 500 euros per young man, depending on the number of those taking part. We still need a lot of outside support. Thats the material side.
Right Reverend Judes Bicaba, Bishop of Dédougou since 2005, with Emmanuel Zerbo, lay organiser, 27 years old. The Hill sent him to France to the Jeunesse Lumière Centre for training. (Intake 2000-2001) www.jeunesse-lumiere.comA year out for God
We invite out-of-school young people who are not yet into professional or family life to offer a year to the Lord. This year 2005-2006, 22 young people from the ages of 17 to 23 responded to our invitation. Often they have not gone beyond six years of primary school. This is a serious problem and we try to raise the level. The organisers are present to the young people and live with them to help them lead their lives in taking initiatives. It is not like a junior seminary or novitiate, but a lay training centre in view of a missionary sending out to their villages. Daily life on the Hill of Meeting is also intended to help young people discover the importance of food sufficiency and techniques to reach it, agriculture, small farming, gardening, plantation and fishing. We develop creativity by artisanship, song and theatre.
Young Abraham
Let us take the example of Abraham Zerbo. A 19-year-old from Samo country, his family emigrated to Sourou, 100km from Dédougou in an irrigated plain enabling cash crops. He attended school but did not speak much French due to working in the fields. One day, with some young people from the Hill, we went to Diébougou, his village, to speak about our Centre. He and four of his friends asked to come and live a year with us. They came at the beginning of August 2004. Abraham had already taken part in a prayer group in his Christian community in the village. He wanted to deepen his faith, while at the same time looking for additional adult education.
Easter joy for Pentecost! At the end of the 2005-2006 year, the missionary sending out day by the Bishop. Abraham Zerbo expresses his joy in a spontaneous dance before the icon of the Resurrection..
When young people arrive at the Hill, we often come across an ambiguity that we need to clarify. Some young people are truly looking for adult education, seeking to become mechanics and welders. However, our proposal is firstly an experience of meeting with the Lord and a deepening of their faith.
Abraham came to us in this context. For him and his companions, the first hurdle was mutually breaking in 15 young men from different ethnic groups (Samo, Mossi, Peuls, Bobo and Marka ) and five organisers including three expatriates.
roup in prayer during an outing. At the Centre, Jonathan Wyok Bahago, Nigerian stagiaire, organiser at the Hill. (Jonathan will continue his formation in Jerusalem in September 2006.)
The Hill moves at the pace of daily or seasonal work and at the same time as the liturgical year. The liturgy enables us to meet Christ in the mystery of his life, from his birth to Pentecost. Each young man is entrusted with the responsibility of a task he shares with another: drawing water, building, gardening, raising stock, cooking, organising spare time, etc. In assigned teams of two, each one contributes to the running of the Centre. Abraham was involved in the garden and took his turn in the kitchen.
Every morning, Abraham gradually learned to adopt the pace of daily prayer either in praise, or in the Mass, if there is a priest. Every Wednesday, our senior member Fr Richard gave them lessons to help them deepen their faith. The young men were invited to pass from childhood faith to adult faith. As the experience progressed, each one opened up to others and to Jesus, whose call they sought to hear. Towards the end of his stay, our friend Abraham heard the call to become a catechist.
Good Friday Adoration of the Cross. Right: Fr Joseph Clochard, organiser at the Centre since 2003.Words to express the mystery
Personal meetings with priests are voluntary. There is no sustained spiritual direction as the youngsters are not yet at a sufficient level to be introspective. What we notice in the course of time is that they express their prayers in their own words. As the years commitments progress, comprising missionary outings, work in common and prayer, a little community of brothers forms in which they find the words to express their faith.They listen to one another and understand each other, and wherever two or three are gathered in his name, Jesus is present and whoever wants to, may meet him. Just as in the Acts of the Apostles, tension in community is not concealed. This year, agreement between the different ethnic groups was sometimes problematic. Age differences, the level of French, but also spiritual maturity (some are still catechumens in the final stages) represent so many challenges to face. All of that is also part of the human and Christian experience that we seek to live. The Spirit blows on this Hill to refresh us when situations become heated!
Little by little, motives take shape and firm up. The young men feel at home in their place of training and the fruits mature: understanding, good mood, a willingness to broaden ones outlook and above all a deepening of their lives with the Lord.
Manual work is part of the training. Here, building a chapel with the help of the young men.Days well-filled
The timetable is simple: Morning Prayer, and Eucharist followed by breakfast and from 8.00 till 11.30, manual work followed by lunch. In the afternoon, work resumes until 16.30, with a break. Then there is perhaps a French class, or bricklaying, mechanics or sport, etc. At 18.30, there is Evening Prayer of Praise, evening meal and recreation with various activities, depending on the weekday. Prosper Coulibaly, another lay organiser, is in charge of manual work and maintenance of the Hill. Every week, there is a day of desert with a recollection or a lecture. Father Gabriel Pichard, with all his 85 years, is always ready to help them in that direction! The youngsters are sent out on mission into a village in the neighbourhood on two weekends per term. There, they organise activities, perform plays, present a video or organise a football match. Saturday afternoons and Sundays are free.A work to be supported
The work of the Hill of Meeting or Emmaus Hill was created by the Lord to help young men have an experience of the living God so that they could bear witness to Him. From now on, it has taken firm root in the soil of Dédougou Diocese. It only seeks to grow, but it needs to be consolidated and supported to enable it to bring forth the fruits that the Lord and the Church expect from it.
Those in charge of the Centre: Br Herbert Schwarz, Founder, Fr Joseph Clochard and Fr Gabriel Pichard; the young lay organisers, supported by their Bishop, the Right Reverend Judes Bicaba, are all confident that what the Lord has begun, He will surely bring to fulfilment!
Joseph Clochard