Nouvelles du 09-02- 2009
Texte Pris sur le site Zénith

Journée mondiale du Malade 2009 : Message de Benoît XVI

Texte intégral


ROME, Lundi 9 février 2009 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte intégral du Message de Benoît XVI à l'occasion de la 17e Journée mondiale du Malade (11 février 2009), célébrée cette année au niveau diocésain.

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Chers frères et sœurs,

La Journée mondiale du Malade qui est célébrée le 11 février prochain, en la mémoire de Notre Dame de Lourdes, sera l'occasion pour les communautés diocésaines de se rassembler autour de leur évêque pour des moments de prière, de façon à réfléchir et décider d'initiatives de sensibilisation à propos de la réalité de la souffrance. L'Année Saint-Paul que nous célébrons, offre une occasion propice pour s'arrêter et méditer avec l'apôtre Paul sur le fait que, « de même en effet que les souffrances du Christ abondent pour nous, ainsi, par le Christ, abonde aussi notre consolation » (2 Co 1, 5). Le lien spiri tuel avec Lourdes rappelle en outre à notre esprit la sollicitude maternelle de la Mère de Jésus pour les frères de son Fils, « qui sont encore des pèlerins et qui sont en butte aux dangers et aux misères jusqu'à ce qu'ils soient parvenus à la félicité de la patrie » (Lumen gentium, 62).

Cette année, notre attention se porte surtout sur les enfants, les créatures les plus faibles et sans défense et, parmi eux, les enfants malades et souffrants. Il y a de petits êtres humains qui portent dans leur corps les conséquences de maladies invalidantes et d'autres qui luttent contre des maux aujourd'hui encore inguérissables en dépit du progrès de la médecine et de l'assistance de bons chercheurs et professionnels de la santé. Il y a des enfants blessés dans leur corps et dans leur âme du fait des con flits et des guerres, et d'autres qui sont victimes innocentes de la haine insensée des adultes. Il y a les enfants « des rues », dépourvus de l'amour d'une famille et abandonnés à eux-mêmes et des mineurs profanés par des gens abjects qui violent leur innocence, provoquant en eux une plaie psychologique qui les marquera pour le reste de leur vie. Et puis l'on ne peut pas oublier le nombre incalculable de mineurs qui meurent de soif, de faim, de manque d'assistance sanitaire, ni les petits exilés de leur propre terre et réfugiés avec leurs parents à la recherche de conditions de vie meilleures. De tous ces enfants s'élève un cri de douleur silencieux qui interpelle notre conscience d'hommes et de croyants.

La communauté chrétienne, qui ne peut rester indifférente devant des situations aussi dramatiques, ressent le devoir impératif d'interve nir. En effet, l'Eglise, comme je l'ai écrit dans l'encyclique Deus Caritas est, « est la famille de Dieu dans le monde. Dans cette famille, personne ne doit souffrir par manque du nécessaire » (25, b). C'est pourquoi je souhaite que la Journée mondiale du malade aussi offre aux communautés paroissiales et diocésaines l'occasion de prendre toujours plus conscience d'être « famille de Dieu », et je les encourage à rendre perceptible dans les villages, les quartiers et dans les villes l'amour du Seigneur qui dit que « dans l'Église elle-même en tant que famille, aucun membre ne doit souffrir parce qu'il est dans le besoin » (ibid.). Le témoignage de la charité fait partie de la vie mê me de chaque communauté chrétienne. Et depuis le début, l'Eglise a traduit les principes évangéliques en gestes concrets, comme nous le lisons dans les Actes des Apôtres. Aujourd'hui, étant donné les changements dans l'assistance sanitaire, on ressent le besoin d'une collaboration plus étroite entre professionnels de la santé travaillant dans les différentes institutions sanitaires et les communautés ecclésiales présentes sur le territoire. Dans cette perspective, la valeur d'une institution liée au Saint-Siège comme l'Hôpital pédiatrique « Bambino Gesù » qui célèbre cette année ses 140 ans, est confirmée en tout point.

Plus encore, puisque l'enfant malade appartient à une famille qui partage sa souffrance souvent avec des inconvénients et des difficultés graves, les communautés chrétiennes ne peuvent pas ne pas prendre en charge aussi l'aide des noyaux familiaux frappés par la maladie d'un fils ou d'une fille. A l'exemple du « Bon Samaritain », il faut se pencher sur les personnes si durement éprouvées et leur offrir le soutien d'une solidarité concrète. De cette façon, l'acceptation et le partage de la souffrance se traduit par un soutien utile des familles des enfants malades, en créant chez elles un climat de sérénité et d'espérance, en leur faisant sentir autour d'elles une famille plus vaste de frères et de sœurs en Christ. La compassion de Jésus pour les pleurs de la veuve de Naïm (cf. Lc 7, 12-17) et pour l'implorante prière de Jaïre (cf. Lc 8, 41-56), notamment, constituent des points de référence utiles pour apprendre à partager les moments de pei ne physique et morale de tant de familles éprouvées. Tout cela présuppose un amour désintéressé et généreux, reflet et signe de l'amour miséricordieux de Dieu, qui n'abandonne jamais ses enfants dans l'épreuve, mais leur fournit toujours des ressources admirables de cœur et d'intelligence pour être en mesure de faire face adéquatement aux difficultés de la vie.

Le dévouement quotidien et l'engagement continuel au service des enfants malades constituent un témoignage éloquent d'amour de la vie humaine, en particulier pour la vie de qui est faible et complètement dépendant des autres. Il faut en effet affirmer avec vigueur la dignité absolue et suprême de toute vie humaine. Au fil du temps, l'enseignement de l'Eglise qui proclame sans cesse : la vie est belle et elle doit être vécue en plénitude mêm e lorsqu'elle est faible et enveloppée du mystère de la souffrance, reste inchangé. C'est vers Jésus crucifié que nous devons tourner notre regard : en mourant sur la croix, il a voulu partager la douleur de toute l'humanité. Dans sa souffrance par amour nous entrevoyons une participation suprême aux peines des petits malades et de leurs parents. Mon vénéré prédécesseur Jean-Paul II, qui, dans l'acceptation patiente de la souffrance, a offert un exemple lumineux spécialement au crépuscule de sa vie, a écrit : « Sur la Croix se tient le ‘Rédempteur de l'homme', l'Homme de douleur qui a assumé en lui les souffrances physiques et morales des hommes de tous les temps, afin qu'ils puissent trouver dans l'amour le sens salvifique de leurs souffrances et des réponses fondées à toutes leurs interrogations » (< i>Salvifici doloris, 31).

Je désire exprimer ici combien j'apprécie et j'encourage les Organisations internationales et nationales qui prennent soin des enfants malades, particulièrement dans les pays pauvres, et qui offrent leur contribution, avec générosité et abnégation, pour leur assurer des soins adéquats et pleins d'amour. J'adresse en même temps un appel fervent aux responsables des Nations afin que l'on mette en place des lois et des mesures en faveur des enfants malades et de leurs familles. Toujours, mais plus encore lorsque la vie des enfants est en jeu, l'Eglise, pour sa part, se rend disponible pour offrir sa collaboration cordiale dans son effort pour transformer toute la civilisation humaine en « civilisation de l'amour » ( cf. Salvifici doloris, 30).

Pour conclure, je voudrais exprimer ma proximité spirituelle à vous tous, chers frères et sœurs, qui souffrez de quelque maladie. J'adresse une salutation affectueuse à ceux qui vous assistent : aux évêques, aux prêtres, aux personnes consacrées, aux agents de santé, aux bénévoles et à tous ceux qui se dévouent avec amour pour soigner et soulager les souffrances de qui est aux prises avec la maladie. Une salutation toute spéciale est pour vous, chers enfants malades et souffrants : le pape vous embrasse avec une affection paternelle ainsi que vos parents et vos familles, et il vous assure de son souvenir spécial dans la prière, vous invitant à vous confier à l'aide maternelle de la Vierge Immaculée, que nous avons encore contemplée lors du dernier Noël, alors qu'elle serrait dan s ses bras avec joie le Fils de Dieu fait petit enfant. En invoquant sur vous et sur chaque malade la protection maternelle de la Vierge Sainte, santé des Malades, j'accorde à tous de tout cœur une bénédiction apostolique spéciale.

Du Vatican, le 2 février 2009

BENEDICTUS PP.XVI

 



site Zenith

09-02-2009

"We Are Made for Life"

VATICAN CITY, FEB. 8, 2009 (Zenit.org).- Here is a translation of the address Benedict XVI delivered today before praying the midday Angelus with those gathered in St. Peter's Square.

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Dear brothers and sisters,

Today the Gospel (cf. Mark 1:29-39) -- in direct continuation with last Sunday -- presents us with Jesus, who after having preached on the Sabbath in the synagogue of Capernaum, cured many ill people, beginning with Simon's mother-in-law. Entering his house, he found her in bed with a fever and immediately, taking her by the hand, he healed her and had her get up. After sunset, he healed a multitude of people afflicted with all sorts of ills.

The experience of the healing of the sick occupies a good portion of the public mission of Christ and it invites us once again to reflect on the meaning and value of illness in every situation in which the human being can find himself. This opportunity comes also because of the World Day of the Sick, which we will celebrate next Wednesday, Feb. 11, liturgical memorial of the Virgin Mary of Lourdes.

Despite the fact that illness is part of human existence, we never manage to get used to it, not only because sometimes it comes to be burdensome and grave, but essentially because we are made for life, for complete life. Precisely our "internal instinct" makes us think of God as plenitude of life, and even more, as eternal and perfect Life. When we are tested by sickness and our prayers seem in vain, doubt wells up in us and, filled with anguish, we ask ourselves: What is God's will?

It is precisely to this question that we find an answer in the Gospel. For example, in the passage of today we read: "He cured many who were sick with various diseases, and he drove out many demons, not permitting them to speak because they knew him" (Mark 1:34). In another passage from St. Matthew, it says: "He went around all of Galilee, teaching in their synagogues, proclaiming the Gospel of the Kingdom, and curing every disease and illness among the people" (Matthew 4:23).

Jesus does not leave room for doubt: God -- whose face he himself has revealed -- is the God of life, who frees us from all evil. The signs of this, his power of love are the healings that he carries out: He thus shows that the Kingdom of God is near, restoring men and women to their full integrity in spirit and body. I refer to these healings as signs: They guide toward the message of Christ, they guide us toward God and make us understand that man's truest and deepest illness is the absence of God, who is the fount of truth and love. And only reconciliation with God can give us true healing, true life, because a life without love and without truth would not be a true life. The Kingdom of God is precisely the presence of truth and love, and thus it is healing in the depths of our being.

Thanks to the action of the Holy Spirit, the work of Jesus is prolonged in the mission of the Church. Through the sacraments, it is Christ who communicates his life to the multitude of brothers and sisters, as he cures and comforts innumerable sick people through so many activities of health care service that Christian communities promote with fraternal charity, thereby showing the face of God, his love. It is true: How many Christians all over the world -- priests, religious and laypeople -- have given and continue giving their hands, eyes and hearts to Christ, true physician of bodies and souls!

Let us pray for all the ill, especially for those who are most grave, and who can in no way take care of themselves, but depend entirely on the care of others; may every one of them be able to experience, in the solicitude of those who are near to them, the power of the love of God and the richness of his grace that saves us. Mary, health of the sick, pray for us.

[After praying the Angelus, he said:]

In these weeks, strong political tensions are taking place in Madagascar, which have also provoked popular disturbances. Because of this, the bishops of the island have convoked for today a day of prayer for national reconciliation and social justice. Intensely concerned by the particularly critical moment that the country is going through, I invite you to unite yourselves to the Catholics of Madagascar to entrust to the Lord those who have died in the manifestations and to invoke from him, through the intercession of Most Holy Mary, the return of harmony of thought, social tranquility and civil co-existence.

As I said just a moment ago, next Feb. 11, memorial of the Virgin Mary of Lourdes, the World Day of the Sick is celebrated. In the afternoon, I will meet with the sick and other pilgrims in St. Peter's Basilica, after the holy Mass that the president of the Pontifical Council for Health Care Ministry, Cardinal Lozano Barragán, will preside over. From now, I assure my special blessing to all the sick, the health care workers and the volunteers of every part of the world.

[Translation by ZENIT]

[The Pope then greeted the people in several languages. In English, he said:]

I greet all the English-speaking pilgrims and visitors here today including those from the Saint Patrick's Evangelization school in London. Today's Gospel reminds us of the duty to bring Christ's Good News to all the world. May your time in Rome be filled with joy and deepen your resolve to draw others to our Lord and his love. God bless you all!