Benoit XVI parlant avec John Abob M.Afr. (Formateur au Ghana) In English

Message du Pape pour la Journée Mondiale des Missions 2010
84è Journée - 24 Octobre 2010

La construction de la communion ecclésiale
est le succès de la mission

Voir aussi sur le site Missionnaires d'Afrique France : Du 17 au 24 octobre 2010 : 84e Semaine Missionnaire Mondiale
(Aide pour préparer cette semaine)

Texte Intégral - Résumé en dessous

MESSAGE POUR LA JOURNEE MONDIALE DES MISSIONS 2010

La construction de la communion ecclésiale
est le succès de la mission

Chers frères et sœurs,

Le mois d'octobre, avec la célébration de la Journée missionnaire mondiale, offre aux communautés diocésaines et paroissiales, aux instituts de vie consacrée, aux mouvements ecclésiaux, au sein du Peuple de Dieu, l'occasion de renouveler l'engagement d'annoncer l'Évangile et de donner aux activités pastorales un souffle missionnaire plus ample. Ce rendez-vous annuel nous invite à vivre intensément les parcours liturgiques et catéchistiques, caritatifs et culturels, par lesquels Jésus-Christ nous convoque à la table de sa parole et de l'eucharistie, pour apprécier le don de sa présence, nous former à son école et vivre toujours plus consciemment en union avec lui, Maître et Seigneur. Il nous dit : " Celui qui m'aime sera aimé de mon Père ; et je l'aimerai et je me manifesterai à lui " (Jn 14,21). C'est à partir de cette rencontre avec l'amour de Dieu que change l'existence, que nous pouvons vivre en communion avec lui et entre nous et offrir aux frères un témoignage crédible, en donnant raison de l'espérance qui est en nous (cf. 1 P 3,15). Une foi adulte, capable de se confier totalement à Dieu par une attitude filiale, nourrie par la prière, la méditation de la parole de Dieu et l'étude des vérités de la foi est la condition pour encourager un nouvel humanisme, fondé sur l'évangile de Jésus.

En outre, au mois d'octobre, dans de nombreux pays, les différentes activités de l'Église reprennent après la pause estivale et l'Église nous invite à apprendre de Marie, grâce à la prière du saint rosaire, à contempler le projet d'amour du Père sur l'humanité, pour l'aimer comme il l'aime. N'est-ce pas également cela le sens de la mission ?

Le Père, en effet, nous appelle à être des enfants aimés dans son Fils, le bien-aimé, et à nous reconnaître tous comme frères en lui, don de salut pour l'humanité divisée par la discorde et par le péché, et révélateur du véritable visage de ce Dieu qui " a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle " (Jn 3,16).

" Nous voulons voir Jésus " (Jn 12,21), telle est la demande que, dans l'évangile de Jean, quelques Grecs, venus à Jérusalem pour le pèlerinage pascal, font à l'apôtre Philippe. Celle-ci résonne également dans notre cœur en ce mois d'octobre, qui nous rappelle que l'engagement et le devoir de l'annonce de l'Évangile incombent à l'Église tout entière, " missionnaire de par sa nature " (Ad gentes, 2), et nous invite à devenir promoteurs du caractère nouveau de la vie, faite de relations authentiques, dans des communautés fondées sur l'évangile. Dans une société multiethnique qui expérimente toujours davantage des formes de solitude et d'indifférence préoccupantes, les chrétiens doivent apprendre à offrir des signes d'espérance et à devenir des frères universels, en entretenant les grands idéaux qui transforment l'histoire et, sans fausses illusions ou craintes inutiles, s'engagent à faire de la planète la maison de tous les peuples.

Comme les pèlerins grecs d'il y a deux mille ans, les hommes de notre temps demandent également aux croyants, pas toujours de manière consciente, de " parler " non seulement de Jésus, mais de " faire voir " Jésus, de faire resplendir le visage du rédempteur dans tous les coins de la terre, face aux générations du nouveau millénaire et surtout, devant les jeunes de tous les continents, bénéficiaires privilégiés et sujets de l'annonce évangélique. Ils doivent percevoir que les chrétiens apportent la parole du Christ, parce qu'il est la vérité, parce qu'ils ont trouvé en lui le sens, la vérité pour toute leur vie.

Ces considérations renvoient au mandat missionnaire que l'Église entière et tous les baptisés ont reçu, mais qui ne peut être réalisé de manière crédible sans une profonde conversion personnelle, communautaire et pastorale. En effet, la conscience de l'appel à annoncer l'Évangile stimule non seulement chaque fidèle, mais toutes les communautés diocésaines et paroissiales, à vivre un renouveau intégral et à s'ouvrir toujours davantage à la coopération missionnaire entre les églises pour promouvoir l'annonce de l'Évangile dans le cœur de chaque personne, de chaque peuple, culture, race, nationalité, sous toutes les latitudes. Cette conscience est alimentée par l'œuvre de prêtres Fidei Donum, de personnes consacrées, de catéchistes, de laïcs missionnaires dans une recherche constante en vue d'encourager la communion ecclésiale, de manière que le phénomène " interculturel " puisse s'intégrer dans un modèle d'unité, dans lequel l'Évangile soit ferment de liberté et de progrès, source de fraternité, d'unité et de paix (cf. Ad gentes, 8). " L'Église, étant, dans le Christ, en quelque sorte le sacrement, c'est-à-dire à la fois le signe et le moyen de l'union intime avec Dieu et de l'unité de tout le genre humain " (Lumen gentium, 1)

La communion ecclésiale naît de la rencontre avec le Fils de Dieu, Jésus Christ, qui, dans l'annonce de l'Église, atteint les hommes et crée une communion avec lui et donc, avec le Père et le Saint-Esprit (cf. 1 Jn 1,3). Le Christ établit la nouvelle relation entre l'homme et Dieu. " C'est lui qui nous révèle que " Dieu est charité " (1 Jn 4,8) et qui nous enseigne en même temps que la loi fondamentale de la perfection humaine, et donc de la transformation du monde, est le commandement nouveau de l'amour. À ceux qui croient à la divine charité, il apporte ainsi la certitude que la voie de l'amour est ouverte à tous les hommes et que l'effort qui tend à instaurer la fraternité universelle n'est pas vain " (Gaudium et spes, 38).

L'Église devient communion à partir de l'eucharistie, dans laquelle le Christ, présent sous forme de pain et de vin, par son sacrifice d'amour édifie l'Église comme son corps, nous unissant à Dieu un et trine et entre nous (cf. 1 Co 10,16 sq.). Dans l'exhortation apostolique Sacramentum caritatis, j'ai écrit : " Nous ne pouvons garder pour nous l'amour que nous célébrons dans ce sacrement. Il demande de par sa nature d'être communiqué à tous. Ce dont le monde a besoin c'est de l'amour de Dieu, c'est de rencontrer le Christ et de croire en lui " (n. 84). Voilà pourquoi l'eucharistie n'est pas seulement source et sommet de la vie de l'Église, mais également de sa mission : " Une Église authentiquement eucharistique est une Église missionnaire " (Ibid.), capable d'amener tous les hommes à la communion avec Dieu, en annonçant avec conviction : " ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons, afin que vous aussi soyez en communion avec nous " (1 Jn 1,3).

Chers frères et sœurs, en cette Journée missionnaire mondiale où le regard du cœur s'étend sur les espaces immenses de la mission, nous devons nous sentir tous protagonistes de l'engagement de l'Église qui consiste à annoncer l'Évangile. Le dynamisme missionnaire a toujours été un signe de vitalité pour nos églises (cf. Lettre encyclique Redemptoris missio, 2) et leur coopération est un témoignage particulier d'unité, de fraternité et de solidarité, qui rend crédibles les messagers de l'amour qui sauve !

Voilà pourquoi, je renouvelle à tous l'invitation à la prière et, malgré les difficultés économiques, à l'engagement de l'aide fraternelle et concrète pour soutenir les jeunes églises. Ce geste d'amour et de partage, que le service précieux des Œuvres pontificales missionnaires, auxquelles va ma gratitude, veillera à distribuer, soutiendra la formation de prêtres, de séminaristes et de catéchistes dans les territoires de mission les plus éloignés et encouragera les jeunes communautés ecclésiales.

En conclusion du message annuel pour la Journée missionnaire mondiale, je désire exprimer, avec une affection particulière, ma reconnaissance aux missionnaires, qui témoignent dans les endroits les plus éloignés et les plus difficiles, l'avènement du Royaume de Dieu. À eux, qui représentent l'avant-garde de l'annonce de l'évangile, va l'amitié, la proximité et le soutien de chaque croyant. Que " Dieu, (qui) aime celui qui donne avec joie " (2 Co 9,7) les comble de ferveur spirituelle et de joie profonde !

Comme le " oui " de Marie, toute réponse généreuse de la communauté ecclésiale à l'invitation divine d'aimer les frères, suscitera une nouvelle maternité apostolique et ecclésiale (cf. Ga 4,4.19.26) et, se laissant surprendre par le mystère de Dieu amour, qui " quand vint la plénitude du temps… envoya son Fils, né d'une femme " (Ga 4,4) donnera confiance et audace à de nouveaux apôtres. Cette réponse rendra tous les croyants capables d'être " la joie dans l'espérance " (Rm 12,12) pour réaliser le projet de Dieu, qui veut " que le genre humain tout entier constitue un seul peuple de Dieu, se rassemble dans le corps unique du Christ, soit construit en un seul temple du Saint-Esprit " (Ad gentes, 7).

Le Vatican, 6 février 2010-02-24

Benedictus XVI

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Message du Pape pour la 84e Journée Missionnaire : le mandat missionnaire reçu de tous les baptisés et de l’Église entière, “ne peut se réaliser de manière crédible sans une profonde conversion personnelle, communautaire et pastorale”

Cité du Vatican (Agence Fides) – “C’est à partir de cette rencontre avec l’amour de Dieu que change l’existence, que nous pouvons vivre en communion avec lui et entre nous et offrir aux frères un témoignage crédible, en donnant raison de l’espérance qui est en nous” : c’est ce qu’affirme le Saint Père Benoît XVI dans son Message pour la 84e Journée Mondiale de la Mission, qui sera célébrée dimanche 24 octobre sur le thème : “La construction de la communion ecclésiale est la clef de la mission”.

Chaque année la Journée Mondiale de la Mission offre à tous “l’occasion de renouveler l’engagement d’annoncer l’Évangile et de donner aux activités pastorales un souffle missionnaire plus ample”, et en outre durant le mois d’octobre “l’Église nous invite à apprendre de Marie, grâce à la prière du saint rosaire, à contempler le projet d’amour du Père sur l’humanité, pour l’aimer comme il l’aime”.

Le Pape rappelle ensuite que l’engagement et le devoir d’annoncer l’Évangile est incombent à l’Église tout entière, ‘missionnaire de par sa nature’”, et il poursuit : “Dans une société multiethnique qui expérimente toujours davantage des formes de solitude et d’indifférence préoccupantes, les chrétiens doivent apprendre à offrir des signes d’espérance et à devenir des frères universels, en entretenant les grands idéaux qui transforment l’histoire et, sans fausses illusions ou craintes inutiles, s’engagent à faire de la planète la maison de tous les peuples”.

Après avoir mis en évidence que “les hommes de notre temps demandent également aux croyants, pas toujours de manière consciente, de « parler » non seulement de Jésus, mais de « faire voir » Jésus, de faire resplendir le visage du rédempteur dans tous les coins de la terre, face aux générations du nouveau millénaire et surtout, devant les jeunes de tous les continents”, le message du Pape se poursuit : “Ces considérations renvoient au mandat missionnaire que l’Église entière et tous les baptisés ont reçu, mais qui ne peut être réalisé de manière crédible sans une profonde conversion personnelle, communautaire et pastorale.

En effet, la conscience de l’appel à annoncer l’Évangile stimule non seulement chaque fidèle, mais toutes les communautés diocésaines et paroissiales, à vivre un renouveau intégral et à s’ouvrir toujours davantage à la coopération missionnaire entre les églises pour promouvoir l’annonce de l’Évangile dans le cœur de chaque personne, de chaque peuple, culture, race, nationalité, sous toutes les latitudes”. Benoît XVI rappelle ensuite l’engagement constant des ouvriers pastoraux pour promouvoir la communion ecclésiale, “de manière que le phénomène « interculturel » puisse s’intégrer dans un modèle d’unité, dans lequel l’Évangile soit ferment de liberté et de progrès, source de fraternité, d’unité et de paix”.

Ensuite, il souligne que “La communion ecclésiale naît de la rencontre avec le Fils de Dieu, Jésus Christ, qui, dans l’annonce de l’Église, atteint les hommes et crée une communion avec lui et donc, avec le Père et le Saint-Esprit” et que “l’Église devient ‘communion’ à partir de l’eucharistie, dans laquelle le Christ, présent sous forme de pain et de vin, par son sacrifice d’amour édifie l’Église comme son corps, nous unissant à Dieu un et trine et entre nous”. Mais nous ne pouvons garder pour nous l’amour que nous célébrons dans ce sacrement, “il demande par sa nature d’être communiquée à tous”, et donc “Une Église authentiquement eucharistique est une Église missionnaire”. Dans la partie conclusive de son Message, le Saint Père exhorte à nous sentir “tous protagonistes de l’engagement de l’Église qui consiste à annoncer l’Évangile”, et il renouvelle “l’invitation à la prière et, malgré les difficultés économiques, à l’engagement de l’aide fraternelle et concrète pour soutenir les jeunes églises”.

En exprimant sa reconnaissance pour le service précieux rendu par les Œuvres Pontificale Missionnaires dans le soutien de la formation des prêtres, des séminaristes et des catéchistes dans la terre de mission et pour encourager les jeunes communautés ecclésiales, le Pape manifeste une affectueuse reconnaissance aux missionnaires, qui témoignent dans les endroits les plus éloignés et les plus difficiles, l’avènement du Royaume de Dieu”. (SL) (26 mai 47 lignes, 666 mots)

 

Benoit XVI parlant avec John Abob M.Afr. (Formateur au Ghana)

MESSAGE OF POPE BENEDICT XVI XVI FOR MISSION SUNDAY 2010

24 October 2010

Building Ecclesial Communion is the Key to the Mission

BENEDICTUS PP. XVI

Resume / Integral Text below

Pope's Message for the 84th World Mission Sunday: the missionary mandate received by all the baptized and the entire Church, “cannot be fulfilled in a credible manner without a profound personal, communal, and pastoral conversion”

Vatican City (Agenzia Fides) - “It is only from this encounter with the Love of God that transforms our existence, that we can live in communion with Him and among ourselves and offer our brethren a credible testimony, giving reason for our hope.” This is what the Holy Father Benedict XVI affirms in his Message for the 84th World Mission Sunday, which will be celebrated on October 24 of this year, with the theme: “Building Ecclesial Communion is the Key to the Mission.”

Every World Mission Sunday offers us all “an occasion for renewing their commitment to proclaim the Gospel and give pastoral activity a greater missionary character.” The Pope then mentions that the commitment and task of announcing the Gospel belongs to the entire Church, which is “missionary by her very nature,” and he continues: “In a multi-ethnic society that experiences increasing forms of solitude and alarming indifference, Christians should learn to offer signs of hope and become universal brothers, cultivating the great ideals that transform history and, without false illusions or unnecessary fears, work to make the planet a home for all peoples.”

After mentioning that “so too the men of our time, perhaps at times unconsciously, ask believers to not only 'speak' of Jesus but to 'make Jesus visible,' to make the Redeemer’s Face shine in every corner of the earth before the generations of the new millennium and especially before the youth of every continent,” the Pope's message continues: “These considerations regard the missionary mandate that all the baptized and the entire Church have received, but that cannot be fulfilled in a credible manner without a profound personal, communal, and pastoral conversion. In fact, the awareness of the call to announce the Gospel not only inspires every individual believer, but all the diocesan and parochial communities, to an integral renewal and to an ever greater openness to missionary cooperation among the Churches, to promote the proclamation of the Gospel in the heart of every person, every people, culture, race, nationality, in every place.”

Benedict XVI then recalls the constant commitment of the pastoral workers in promoting ecclesial communion, “so that the phenomenon of “interculturalism” may be incorporated into a framework of unity in which the Gospel is leaven of liberty and progress, a source of fraternity, humility, and peace.” It then highlights that “ecclesial communion is brought about through the encounter with the Son of God, Jesus Christ, who through the Church’s preaching reaches out to all men and establishes them in communion with Himself and therefore, with the Father and the Holy Spirit” and that “the Church becomes “communion” starting from the Eucharist in which Christ, present in the bread and wine, with His sacrifice of love establishes the Church as His Body, uniting us to the one Triune God and among each other.” This love that we celebrate in the Sacrament cannot remain only for ourselves and “by its very nature it demands to be shared with all.” Therefore, “an authentically eucharistic Church is a missionary Church.”

In the concluding part of the Message, the Holy Father exhorts us to be aware that we are “active participants in the Church’s task of proclaiming the Gospel,” and renews “my invitation to prayer and, in spite of the economic difficulties, to fraternal, concrete aid in support of the younger Churches.” Expressing his gratitude for the valuable service carried out by the Pontifical Mission Societies in their support of priests, seminarians, and catechists in the most far off missionary lands and in encouraging the young ecclesial communities, the Pope affectionately acknowledges “who offer their testimony to the Kingdom of God in the most far off and difficult places, often at the cost of their own lives.” (SL) (Agenzia Fides 26/3/2010)

 

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Integral Text

MESSAGE OF HIS HOLINESS BENEDICT XVI

FOR THE 2010 WORLD MISSION DAY

Building Ecclesial Communion is the Key to the Mission

 

Dear Brothers and Sisters,

The month of October, with the celebration of World Mission Sunday, offers diocesan and parish communities, Institutes of Consecrated Life, Ecclesial Movements, and the entire People of God, an occasion for renewing their commitment to proclaim the Gospel and give pastoral activity a greater missionary character.

This annual event invites us to live out the liturgical, catechetical, charitable, and cultural means by which Jesus Christ calls us to the table of His Word and the Eucharist, to delight in the gift of His Presence, to form us in His school, and to live united to Him, Our Master and Lord, with ever greater awareness. He Himself tells us: "He who loves me will be loved by my Father, and I will love him and manifest myself to him" (Jn 14:21). It is only from this encounter with the Love of God that transforms our existence, that we can live in communion with Him and among ourselves and offer our brethren a credible testimony, giving reason for our hope (cf. 1 Pet 3:15). A mature faith, capable of entrusting itself completely to God in a filial manner, nourished by prayer, meditation on the Word of God, and study of the truths of the faith, is the condition necessary for promoting a new humanism, founded on Jesus' Gospel.

Also, in October, many countries resume their various church activities following the summer vacations. The Church invites us to learn from Mary, through the recitation of the Holy Rosary, how to contemplate the Father's loving plan for all men and to love them as He does. Is this not, as well, the meaning of the mission?

The Father, in fact, calls us to be beloved sons in His Son, the Beloved, and to see ourselves as brothers in Him, the Gift of Salvation for a humanity that is divided by discord and sin and Revealer of the true face of that God who "so loved the world that He gave His only Son, that whoever believes in Him should not perish but have eternal life" (Jn 3:16).

"We wish to see Jesus¨ (Jn 12:21) is the request made to the Apostle Philip in the Gospel of John by some Greeks, who have come to Jerusalem for the Passover pilgrimage. This resounds in our hearts as well in this month of October, which reminds us that the commitment and task of proclaiming the Gospel belongs to the entire Church, "missionary by her very nature" (Ad Gentes, 2), and calls us to become advocates of a newness of life, formed by authentic relationships, in communities founded on the Gospel. In a multi-ethnic society that experiences increasing forms of solitude and alarming indifference, Christians should learn to offer signs of hope and become universal brothers, cultivating the great ideals that transform history and, without false illusions or unnecessary fears, work to make the planet a home for all peoples.

Like the Greek pilgrims of 2,000 years ago, so too the men of our time, perhaps at times unconsciously, ask believers to not only "speak" of Jesus but to "make Jesus visible," to make the Redeemer's Face shine in every corner of the earth before the generations of the new millennium and especially before the youth of every continent, who are privileged recipients and subjects in the proclamation of the Gospel. They should perceive that Christians bear Christ's word because He is the Truth, because they have found in Him the meaning, the truth about their life.

These considerations regard the missionary mandate that all the baptized and the entire Church have received, but that cannot be fulfilled in a credible manner without a profound personal, communal, and pastoral conversion. In fact, the awareness of the call to announce the Gospel not only inspires every individual believer, but all the diocesan and parochial communities, to an integral renewal and to an ever greater openness to missionary cooperation among the Churches, to promote the proclamation of the Gospel in the heart of every person, every people, culture, race, nationality, in every place. This awareness is heightened through the work of the Fidei Donum priests, consecrated men and women, catechists, and lay missionaries, in a constant effort to promote ecclesial communion, so that the phenomenon of "interculturalism" may be incorporated into a framework of unity in which the Gospel is leaven of liberty and progress, a source of fraternity, humility, and peace (cfr. Ad Gentes, 8). The Church, in fact, "is in Christ like a sacrament or as a sign and instrument both of a very closely knit union with God and of the unity of the whole human race" (Lumen Gentium, 1).

Ecclesial communion is brought about through the encounter with the Son of God, Jesus Christ, who through the Church's preaching reaches out to all men and establishes them in communion with Himself and therefore, with the Father and the Holy Spirit (cf. 1 Jn. 1:3). Christ establishes the new relationship between God and man. "He Himself revealed to us that 'God is love' (1 John 4:8) and at the same time taught us that the new command of love was the basic law of human perfection and hence of the worlds transformation. To those, therefore, who believe in divine love, He gives assurance that the way of love lies open to men and that the effort to establish a universal brotherhood is not a hopeless one" (Gaudium et Spes, 38).

The Church becomes "communion" starting from the Eucharist in which Christ, present in the bread and wine, with His sacrifice of love establishes the Church as His Body, uniting us to the one Triune God and among each other (cf. 1 Cor 10:16). In the Apostolic Exhortation Sacramentum Caritatis, I wrote: "The love that we celebrate in the sacrament is not something we can keep to ourselves. By its very nature it demands to be shared with all. What the world needs is God's love; it needs to encounter Christ and to believe in him" (no. 84). The Eucharist is thus the source and summit not only of the Church's life, but also of her mission: "an authentically eucharistic Church is a missionary Church" (ibid.), capable of proclaiming with conviction: "what we have seen and heard we proclaim now to you, so that you too may have fellowship with us; for our fellowship is with the Father and with his Son, Jesus Christ" (1 Jn. 1:3).

Dear brothers and sisters, in this World Mission Sunday in which the eye of the heart widens its perspective to look upon the vastness of the mission, may we all see ourselves as active participants in the Church's task of proclaiming the Gospel. Missionary zeal has always been the mark of vitality among our Churches (cf. Redemptoris Missio, 2) and their cooperation is a unique testimony of unity, fraternity, and solidarity that makes them credible heralds of Saving Love!

Therefore, I renew my invitation to prayer and, in spite of the economic difficulties, to fraternal, concrete aid in support of the younger Churches. Such signs of love and solidarity, whose distribution is overseen in the valuable service of the Pontifical Mission Societies, to whom I express my gratitude, will go towards the support of priests, seminarians, and catechists in the most far off missionary lands and will become a source of encouragement for the young ecclesial communities.

In concluding this annual message for World Mission Sunday, I wish to express my affectionate acknowledgement of all missionaries, who offer their testimony to the Kingdom of God in the most far off and difficult places, often at the cost of their own lives. It is to them, who are at the forefront in announcing the Gospel, that every believer lends his friendship, closeness, and support. May God, who "loves a cheerful giver" (2 Cor 9:7), fill them with spiritual fervor and profound joy.

Like Mary's "yes," every generous response of the ecclesial community to the divine call to fraternal charity will inspire new apostolic and ecclesial maternity (cf. Gal 4:4,19:26), that in awe before the mystery of God who is Love, who "in the fullness of time...sent His Son, born of a woman" (Gal 4:4), gives new apostles confidence and audacity. This response will make all the faithful capable of "rejoicing in hope" (Rom 12:12) in the fulfillment of the plan of God, who desires "that the whole human race might form one people of God and be built up into one temple of the Holy Spirit" (Ad Gentes, 7).

From the Vatican, 6 February 2010

Benedictus XVI