ROMA
11-04-2008
VIGILE PASCALE

Début à 21h00

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Fin de la Messe

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12-04-2008
Messe Place St-Pierre et Bénédiction "Urbi et Orbi
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10h30

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12H10

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Photos Webmaster

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Homélie de Benoît XVI à la Vigile Pascale (In English)


Vigile pascale : Homélie de Benoît XVI

ROME, Dimanche 12 avril 2009 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte intégral de l'homélie que le pape Benoît XVI a prononcée au cours de la vigile de Pâques qu'il a présidée en la basilique Saint-Pierre. Au cours de la célébration, le pape a également conféré le sacrement du baptême à cinq catéchumènes de différents pays.

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Chers Frères et Sœurs !

Dans son Évangile saint Marc nous raconte que les disciples, en descendant du mont de la Transfiguration, discutaient entre eux, se demandant ce que voulait dire « ressusciter d'entre les morts » (cf. Mc 9,10). Peu avant, le Seigneur leur avait annoncé sa passion et sa résurrection après trois jours. Pierre avait protesté à l'annonce de sa mort. Mais maintenant, ils se demandaient comment pouvait être compris le terme de « résurrection ». Est-ce que cela ne nous arrive pas à nous aussi ? Noël, la naissance de l'Enfant divin, nous est en quelque sorte compréhensible de manière immédiate. Nous pouvons aimer l'Enfant, nous pouvons imaginer la nuit de Bethléem, la joie de Marie, la joie de saint Joseph et des bergers ainsi que la jubilation des anges. Mais la résurrection ? - qu'est-ce que c'est ? Cela n'entre pas dans le cadre de nos expériences, et ainsi le message reste souvent, dans une certaine mesure, incompris, il apparaît comme quelque chose du passé. L'Église essaie de nous introduire à sa compréhension, en traduisant cet événement mystérieux par le langage des symboles dans lesquels nous pouvons en quelque manière contempler ce fait bouleversant. Dans la Veillée pascale, elle nous montre la signification de ce jour essentiellement à travers trois symboles : la lumière, l'eau et le cantique nouveau - l'alléluia.

Il y a tout d'abord la lumière. La création de Dieu - dont nous venons d'entendre le récit biblique - commence par ces paroles : « Que la lumière soit ! » (Gn 1, 3). Là où il y a la lumière, la vie apparaît, le chaos peut se transformer en cosmos. Dans le message biblique, la lumière est l'image la plus immédiate de Dieu : Il est tout entier Clarté, Vie, Vérité, Lumière. Dans la Veillée pascale, l'Église lit le récit de la création comme une prophétie. Dans la résurrection, ce que ce texte décrit comme le début de toutes choses, s'accomplit d'une manière plus sublime. Dieu dit à nouveau : « Que la lumière soit ! ». La résurrection de Jésus est une irruption de lumière. La mort a été vaincue, le sépulcre est grand ouvert. Le Ressuscité est lui-même la Lumière, la Lumière du monde. Avec la résurrection, le jour de Dieu entre dans les nuits de l'histoire. A partir de la résurrection, la lumière de Dieu se répand dans le monde et dans l'histoire. Le jour se lève. Seule cette Lumière - Jésus Christ - est la lumière véritable, bien plus que le phénomène physique de lumière. Il est la Lumière pure : Dieu lui-même, qui fait naître une nouvelle création au cœur de l'ancienne, transforme le chaos en cosmos.

Efforçons-nous de comprendre cela un peu mieux encore. Pourquoi le Christ est-il Lumière ? Dans l'Ancien Testament, la Torah était considérée comme la lumière venant de Dieu pour le monde et pour les hommes. Dans la création elle sépare la lumière des ténèbres, c'est-à-dire le bien du mal. Elle indique à l'homme la voie juste pour qu'il puisse v ivre véritablement. Elle lui indique le bien, elle lui montre la vérité et elle le conduit vers l'amour, qui est son contenu le plus profond. Elle est « une lampe» sur nos pas et « une lumière » sur le chemin (cf. Ps 118, 105). Les chrétiens d'ailleurs le savaient : la Torah est présente dans le Christ, la Parole de Dieu est présente en Lui en tant que Personne. La Parole de Dieu est la vraie Lumière dont l'homme a besoin. Cette Parole est présente en Lui, dans le Fils. Le Psaume 18 compare la Torah au soleil qui, à son lever, manifeste la gloire de Dieu de manière visible dans le monde entier. Les chrétiens comprennent : oui, dans la résurrection le Fils de Dieu a surgi comme Lumière sur le monde. Le Christ est la grande Lumière d'où provient toute vie. Il nous fait reconnaître la gloire de Dieu d'un b out du monde à l'autre. Il nous montre la route. Il est le jour de Dieu qui, désormais, à mesure qu'il grandit, se répand sur toute la terre. Maintenant, en vivant avec Lui et par Lui, nous pouvons vivre dans la lumière.

Dans la Veillée pascale, l'Église représente le mystère de lumière du Christ par le signe du cierge pascal, dont la flamme est à la fois lumière et chaleur. Le symbolisme de la lumière est lié à celui du feu : luminosité et chaleur, luminosité et énergie de transformation contenue dans le feu - vérité et amour vont ensemble. Le cierge pascal brûle et ainsi il se consume : la croix et la résurrection sont inséparables. De la croix, de l'autodonation du Fils, naît la lumière, advient la vraie luminosité du monde. C'est au cierge pascal que tous nous allumons notre cierge, s urtout celui des nouveaux baptisés, pour lesquels le Sacrement fait descendre dans les profondeurs de leur cœur la lumière du Christ. L'Église antique qualifiait le Baptême de fotismos, sacrement de l'illumination, communication de la lumière, et elle le reliait inséparablement à la résurrection du Christ. Dans le Baptême, Dieu dit à celui qui va recevoir le sacrement : « Que la lumière soit ! ». Celui-ci est alors introduit dans la lumière du Christ. Le Christ sépare alors la lumière des ténèbres. En Lui nous pouvons reconnaître ce qui est vrai et ce qui est faux, ce qui est luminosité et ce qui est obscurité. Avec Lui, jaillit en nous la lumière de la vérité et nous commençons à comprendre. Lorsqu'un jour Jésus vit venir à lui les foules qui se rassemblaient po ur l'écouter et qui attendaient de lui une orientation, il en eut pitié, car ils étaient comme des brebis sans berger (cf. Mc 6, 34). Au milieu des courants contraires de l'époque, ils ne savaient pas vers qui aller. Combien sa compassion doit être grande aussi pour notre temps devant tous les grands discours derrière lesquels se cache en réalité un profond désarrois ! Où devons-nous aller ? Quelles sont les valeurs sur lesquelles nous pouvons nous régler ? Les valeurs selon lesquelles nous pouvons éduquer les jeunes, sans leur donner des règles qui peut-être ne résisteront pas, ni exiger d'eux des choses qui peut-être ne doivent pas leur être imposées ? Il est la Lumière. Le cierge du baptême est le symbole de l'illumination qui nous est communiquée par le Sacrement. C'est ainsi, qu'en cette heure, saint Paul no us parle d'une manière très directe. Dans la Lettre aux Philippiens, il dit qu'au sein d'une génération dévoyée et pervertie les chrétiens doivent briller comme des astres dans l'univers (cf. Ph 2, 15). Prions le Seigneur pour qu'au milieu de la confusion de ce temps, la petite flamme du cierge qu'Il a allumée en nous, la lumière délicate de sa parole et de son amour, ne s'éteigne pas en nous, mais qu'elle grandisse et devienne toujours plus lumineuse. Afin que nous soyons, avec Lui, des fils du jour, des foyers de lumière pour notre temps.

Le deuxième symbole de la Veillée pascale - de la nuit du Baptême - est l'eau. Dans la Sainte Écriture, et donc également dans la structure intérieure du sacrement du Baptême, elle apparaît avec deux sens opposés. Il y a d'une part la mer qui est vue comme la puissance antagonist e de la vie sur la terre, comme une menace permanente, à laquelle toutefois Dieu a imposé une limite. Pour cette raison l'Apocalypse dit en parlant du monde nouveau de Dieu qu'il n'y aura plus de mer (cf. 21, 1). C'est l'élément de la mort. Et il devient ainsi la représentation symbolique de la mort de Jésus en croix : le Christ est descendu dans la mer, dans les eaux de la mort comme Israël dans la Mer Rouge. Relevé de la mort, Il nous donne la vie. Cela signifie que le Baptême n'est pas seulement un bain, mais une nouvelle naissance : avec le Christ nous descendons quasiment dans l'océan de la mort, pour remonter comme des créatures nouvelles.

L'eau nous est présentée aussi d'une autre manière : comme la source fraîche qui donne la vie, ou aussi comme le grand fleuve d'où provient la vie. Selon la règle primitive de l'Église, le Bapt&eci rc;me devait être administré avec de l'eau de source vive. Sans eau, il n'y a pas de vie. L'importance que les puits revêtent dans la Sainte Écriture est frappante. Ce sont des lieux où jaillit la vie. Près du puits de Jacob, le Christ annonce à la Samaritaine le puits nouveau, l'eau de la vraie vie. Il se manifeste à elle comme le nouveau Jacob, le Jacob définitif, qui ouvre à l'humanité le puits qu'elle attend : l'eau qui donne la vie qui ne s'épuise jamais (cf. Jn 4, 5-15). Saint Jean nous raconte qu'un soldat avec une lance perça le côté de Jésus et que, de son côté ouvert - de son cœur transpercé -, sortit du sang et de l'eau (cf. Jn 19, 34). L'Église primitive y a vu un symbole du Baptême et de l'Eucharistie qui dérivent du cœur transpercé de Jésus. Dans la mort, Jésus est deven u Lui-même la source. Au cours d'une vision, le prophète Ézéchiel avait vu le nouveau Temple duquel jaillit une source qui devient un grand fleuve qui donne la vie (cf. Ez 47, 1-12) - dans une terre qui souffrait toujours de la soif et du manque d'eau, c'était là une grande vision d'espérance. La chrétienté des débuts a compris : dans le Christ, cette vision s'est réalisée. Il est le vrai et vivant Temple de Dieu. C'est Lui la source d'eau vive. De lui jaillit le grand fleuve qui, dans le Baptême, fait fructifier le monde et le renouvelle, le grand fleuve d'eau vive, son Évangile qui rend la terre féconde. Dans un discours durant la fête des Tentes, Jésus a cependant prophétisé une chose encore plus grande : « celui qui croit en moi... des fleuves d'eau vive jailliront de son cœur » (Jn 7, 38). Dans le Baptême, le Seigneur fait de nous non seulement des personnes de lumière, mais aussi des sources d'où jaillit l'eau vive. Nous connaissons tous de telles personnes, qui nous laissent en quelque sorte rafraîchis et renouvelés ; des personnes qui sont comme une source vive d'eau pure. Nous ne devons pas nécessairement penser à des personnes remarquables comme Augustin, François d'Assise, Thérèse d'Avila, Mère Teresa de Calcutta, etc., par lesquelles des fleuves d'eau vive sont vraiment entrées dans l'histoire. Dieu merci, ces personnes qui sont une source, nous les trouvons aussi continuellement dans notre vie quotidienne. Certes, nous rencontrons aussi le contraire : des personnes dont émane une atmosphère semblable à celle provenant d'un étang où l'eau stagne ou qui est même empoisonnée. Demandons au Seigneur, qui nous a donné l a grâce du Baptême, de pouvoir être toujours des sources d'eau pure, fraîche, jaillissant de la source de sa vérité et de son amour !

Le troisième grand symbole de la Veillée pascale est de nature toute particulière ; il implique l'homme lui-même. C'est entonner le chant nouveau - l'alléluia. Quand un homme fait l'expérience d'une grande joie, il ne peut pas la garder pour lui. Il doit l'exprimer, la communiquer. Mais qu'arrive-t-il lorsqu'une personne est touchée par la lumière de la Résurrection et entre ainsi en contact avec la Vie même, avec la Vérité et avec l'Amour ? Elle ne peut pas se contenter simplement d'en parler. Parler ne suffit plus. Elle doit chanter. L'acte de chanter est mentionné pour la première fois dans la Bible après le passage de la Mer Rouge. Israël s'est libéré de l'esclav age. Il est sorti des profondeurs menaçantes de la mer. Il est comme né de nouveau. Il vit et il est libre. La Bible décrit la réaction du peuple face à ce grand événement du salut par la phrase : « Le peuple mit sa foi dans le Seigneur et dans son serviteur Moïse » (Ex 14, 31). Il s'ensuit la deuxième réaction qui, par une sorte de nécessité intérieure, surgit de la première : « Alors Moïse et les fils d'Israël chantèrent ce cantique au Seigneur... ». Durant la veillée pascale, chaque année, nous qui sommes chrétiens, nous entonnons après la troisième lecture ce chant, nous le chantons comme notre chant, parce que nous aussi, à travers la puissance de Dieu, nous avons été tirés hors de l'eau, libérés et rendus à la vraie vie.

En ce qui concerne l'histoire du chant de Moïse après la libération d'Israël de l'Égypte et après la remontée de la Mer Rouge, on trouve un parallélisme surprenant dans l'Apocalypse de saint Jean. Avant le début des sept derniers fléaux imposés à la terre, au voyant apparaît quelque chose « comme une mer transparente, et pleine de flammes ; et, debout au bord de cette mer transparente, il y avait tous ceux qui ont remporté la victoire sur la Bête, sur son image et le chiffre contenu dans les lettres de son nom. Ils tiennent en main les harpes de Dieu, et ils chantent le cantique de Moïse, le serviteur de Dieu, le cantique de l'Agneau... » (Ap 15, 2s). Cette image décrit la situation des disciples de Jésus Christ à toutes les époques, la situation de l'Église dans l'histoire de ce monde. Considérée humainement, elle est en elle-même contradictoire. D'un côté, la communauté se trouve dans l'Exode, au milieu de la Mer Rouge. Dans une mer qui, paradoxalement, est à la fois de glace et de feu. Et l'Église ne doit-elle pas toujours marcher, pour ainsi dire, sur la mer, à travers le froid et le feu ? Humainement parlant, elle devrait sombrer. Mais tandis qu'elle marche encore au milieu de la Mer Rouge, elle chante - elle entonne le chant de louange des justes : le chant de Moïse et de l'Agneau, dans lequel s'accordent l'Ancienne et la Nouvelle Alliance. Alors qu'au fond elle devrait sombrer, l'Église chante le chant d'action de grâce de ceux qui sont sauvés. Elle marche sur les eaux de mort de l'histoire et toutefois elle est déjà ressuscitée. En chantant, elle s'agrippe à la main du Seigneur, qui la tient au-dessus des eaux. Et elle sait qu'a insi elle est hissée hors de la force de gravité de la mort et du mal - force à de laquelle il serait impossible autrement d'échapper - qu'elle est élevée et attirée au sein de la force de gravité de Dieu, de la vérité et de l'amour. Pour l'instant, elle se trouve encore entre les deux champs de gravité. Mais depuis que le Christ est ressuscité, la gravitation de l'amour est plus forte que celle de la haine ; la force de gravité de la vie est plus forte que celle de la mort. N'est-ce pas là réellement la situation de l'Église de tout temps ? On a toujours l'impression qu'elle doit sombrer et, toujours, elle est déjà sauvée. Saint Paul a décrit cette situation par ces mots : « On nous croit mourants, et nous sommes bien vivants » ( 2 Co 6, 9). La main salvatrice du Seigneur nous soutient, et ainsi nou s pouvons chanter dès à présent le chant de ceux qui sont sauvés, le chant nouveau de ceux qui sont ressuscités : alléluia ! Amen.

 

Message de Pâques de Benoît XVI

ROME, Dimanche 12 avril 2009 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte intégral du message de Pâques que le pape Benoît XVI a adressé à Rome et au monde, ce dimanche de Pâques à midi, du balcon situé sur la façade de la Basilique Saint-Pierre.

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Chers Frères et Sœurs de Rome et du monde entier !

De tout cœur, je forme pour vous tous des vœux de Pâques avec les mots de saint Augustin : « Resurrectio Domini, spes nostra - la résurrection du Seigneur est notre espérance » (Sermon 261, 1). Par cette affirmation, le grand Évêque expliquait à ses fidèles que Jésus est ressuscité afin que nous-mêmes, pourtant destinés à mourir, nous ne désespérions pas en pensant qu'avec la mort la vie est totalement finie ; le Christ est ressuscité pour nous donner l'espérance (cf. ibid.).

En effet, une des questions qui cause le plus d'angoisse dans l'existence de l'homme est précisément celle-ci : qu'y-a-t-il apr&egr ave;s la mort ? À cette énigme, la solennité de ce jour nous permet de répondre que la mort n'a pas le dernier mot, parce que, à la fin, c'est la Vie qui triomphe. Et cette certitude qui est nôtre ne s'appuie pas sur de simples raisonnements humains, mais bien sur un fait historique de foi : Jésus Christ, crucifié et enseveli, est ressuscité avec son corps glorieux. Jésus est ressuscité pour que nous aussi, en croyant en Lui, nous puissions avoir la vie éternelle. Cette annonce est au cœur du message évangélique. Saint Paul le déclare avec force : « Si le Christ n'est pas ressuscité, notre message est sans objet, et votre foi est sans objet ». Et il ajoute : « Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes » (1 Co< /i> 15, 14.19). Depuis l'aube de Pâques, un nouveau printemps d'espérance envahit le monde ; depuis ce jour, notre résurrection est déjà commencée, parce que Pâques n'indique pas simplement un moment de l'histoire, mais le début d'une condition nouvelle : Jésus est ressuscité non pas pour que sa mémoire reste vivante dans le cœur de ses disciples, mais bien pour que Lui-même vive en nous et qu'en Lui nous puissions déjà goûter la joie de la vie éternelle.

La résurrection n'est donc pas une théorie, mais une réalité historique révélée par l'Homme Jésus Christ à travers sa « pâque », son « passage » qui a ouvert une « voie nouvelle » entre la terre et le Ciel (cf. He 10, 20). Ce n'est ni un mythe, ni un rêve, c e n'est ni une vision, ni une utopie, ce n'est pas une fable, mais un événement unique et définitif : Jésus de Nazareth, fils de Marie, qui au soir du Vendredi saint a été descendu de la Croix et mis au tombeau, est sorti victorieux de la tombe. En effet, à l'aube du premier jour après le sabbat, Pierre et Jean ont trouvé le tombeau vide. Madeleine et les autres femmes ont rencontré Jésus ressuscité ; il a été reconnu aussi par les deux disciples d'Emmaüs à la fraction du pain ; le Ressuscité est apparu aux Apôtres le soir venu dans le Cénacle et ensuite à beaucoup d'autres disciples en Galilée.

L'annonce de la résurrection du Seigneur illumine les zones d'ombre du monde dans lequel nous vivons. Je pense particulièrement au matérialisme et au nihilisme, à une vision du monde qui ne sait pas dépasser ce qui est expérimentalement constatable, et qui se retrouve inconsolée dans la conscience du néant qui serait le point d'arrivée ultime de l'existence humaine. C'est un fait que si le Christ n'était pas ressuscité, le « néant » serait destiné à l'emporter. Si nous retirons le Christ et sa résurrection, il n'y a pas d'issue pour l'homme et toute espérance demeure une illusion. Mais précisément aujourd'hui, éclate avec force l'annonce de la résurrection du Seigneur, et elle est la réponse à la question incessante des sceptiques, rapportée aussi par le livre de Qohélet: « Y a-t-il une seule chose dont on dise : "voilà enfin du nouveau" ? » (Qo 1, 10). Oui, répondons-nous, le matin de Pâques tout a été renouvelé. « < i>Mors et vita/ duello conflixere mirando : dux vitae mortuus/ regnat vivus - La mort et la vie s'affrontèrent / en un duel prodigieux : / le Prince de la vie mourut ; / vivant, il règne ». Voilà la nouveauté ! C'est une nouveauté qui change l'existence de celui qui l'accueille, comme on le voit chez les saints. C'est ce qui est arrivé, par exemple, à saint Paul.

Bien souvent, dans le cadre de l'Année paulinienne, nous avons eu l'occasion de méditer sur l'expérience du grand Apôtre. Saul de Tarse, le persécuteur acharné des chrétiens, a rencontré le Christ ressuscité sur le chemin de Damas et il a été « conquis » par Lui. Le reste nous est bien connu. Il s'est produit chez Paul ce qu'il écrira plus tard aux chrétiens de Corinthe : « Si quelqu'un est en Jé sus Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s'en est allé, un monde nouveau est déjà né » (2 Co 5, 17). Tournons notre regard vers ce grand évangélisateur qui, avec l'enthousiasme et l'audace de son action apostolique, a porté l'Évangile à tant de populations du monde d'alors. Que son enseignement et son exemple nous stimulent à rechercher le Seigneur Jésus. Qu'ils nous encouragent à mettre notre confiance en Lui, car désormais la conscience du néant qui tend à intoxiquer l'humanité a été submergé dans la lumière et l'espérance qui proviennent de la résurrection. Désormais, elles sont vraies et bien réelles les paroles du Psaume : « Même la ténèbre pour toi n'est pas ténèbre, et la nuit comme le jour est lumière ! » (138 (139), 12). Ce n'est plus le néant qui enveloppe toutes choses, mais la présence amoureuse de Dieu. Le règne de la mort a même été anéanti, parce que dans les « enfers » aussi le Verbe de vie, poussé par le souffle de l'Esprit, est arrivé (cf. v. 8).

S'il est vrai que la mort n'a plus aucun pouvoir sur l'homme et sur le monde, il subsiste cependant encore beaucoup, trop de signe de son antique domination. Si par la Pâque, le Christ a extirpé la racine du mal, il a toutefois besoin d'hommes et de femmes qui dans tous les temps et lieux l'aident à affirmer sa victoire avec les mêmes armes que lui : les armes de la justice et de la vérité, de la miséricorde, du pardon et de l'amour. C'est le message qu'à l'occasion de mon récent voyage apostolique au Cameroun et en Angola, j'ai voulu porter à tout le continent africain, qui m'a accueilli avec un grand enthousiasme et une grande disponibilité d'écoute. L'Afrique, en effet, souffre de façon démesurée des conflits interminables et cruels - souvent oubliés - qui déchirent et ensanglantent plusieurs pays ainsi que du nombre croissant de ses fils et de ses filles qui deviennent la proie de la faim, de la pauvreté, de la maladie. Je répéterai ce même message en Terre Sainte, où j'aurai la joie de me rendre dans quelques semaines. La difficile mais indispensable réconciliation, qui est la condition première en vue d'un avenir de sécurité commun et d'une cohabitation pacifique, ne pourra devenir réalité que moyennant des efforts renouvelés, persévérants et sincères, pour le règlement du conflit-israélo-palestinien. Depuis la Terre Sainte, mon regard s'étendra aux pays voisins, au Moyen-Orient, au monde entier. En un temps d'insuffisance globale de la nourriture, de trouble financier, de pauvretés anciennes et nouvelles, de changement climatique préoccupant, de violence et de misère qui contraignent de nombreuses personnes à quitter leur terre à la recherche d'une survie moins incertaine, d'un terrorisme toujours menaçant, de peurs grandissantes face à l'incertitude du lendemain, il est urgent de redécouvrir des perspectives capables de redonner l'espérance. Que personne ne se mette en retrait dans cette bataille pacifique inaugurée par la Pâques du Christ, Lequel - je le répète - cherche des hommes et des femmes qui l'aident à affirmer sa victoire avec les mêmes armes, celles de la justice et de la vérité, de la miséricorde, du pardon et de l'amour.

Resurrection Domini, spes nostra ! La résurrection du Christ est notre espérance ! Cela, l'Église le proclame avec joie : elle annonce l'espérance, que Dieu a rendu ferme et invincible en ressuscitant Jésus Christ d'entre les morts ; elle communique l'espérance, qu'elle porte dans le cœur et veut partager avec tous, et partout, spécialement là où les chrétiens souffrent la persécution à cause de leur foi et de leur engagement pour la justice et pour la paix ; elle invoque l'espérance capable de susciter le courage pour le bien aussi et surtout quand il est coûteux. Aujourd'hui, l'Église chante « le jour que le Seigneur a fait » et elle invite à la joie. Aujourd'hui l'Église prie, invoque Marie, Étoile de l'espérance, pour qu'elle guide l'humanité vers le port sûr du salut qui est le Cœur du Christ , la Victime pascale, l'Agneau qui « a racheté le monde », l'Innocent qui « nous a réconcilié, nous pécheurs, avec le Père ». À lui, le Roi vainqueur, à Lui le Crucifié et le Ressuscité, nous crions avec joie notre Alléluia !

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Benedict XVI's Easter Vigil Homily


"The Church Sings the Song of Thanksgiving of the Saved"

VATICAN CITY, APRIL 12, 2009 (Zenit.org).- Here is a Vatican translation of the homily Benedict XVI delivered Holy Saturday at the Mass of the Easter Vigil, celebrated in St. Peter's Basilica.

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Dear Brothers and Sisters,

Saint Mark tells us in his Gospel that as the disciples came down from the Mount of the Transfiguration, they were discussing among themselves what "rising from the dead" could mean (cf. Mk 9:10). A little earlier, the Lord had foretold his passion and his resurrection after three days. Peter had protested against this prediction of death. But now, they were wondering what could be meant by the word "resurrection". Could it be that we find ourselves in a similar situation? Christmas, the birth of the divine Infant, we can somehow immediately comprehend. We can love the child, we can imagine that night in Bethlehem, Mary’s joy, the joy of Saint Joseph and the shepherds, the exultation of the angels. But what is resurrection? It does not form part of our experience, and so the message often remains to some degree beyond our understanding, a thing of the past. The Church tries to help us understand it, by expressing this mysterious event in the language of symbols in which we can somehow contemplate this astonishing event. During the Easter Vigil, the Church points out the significance of this day principally through three symbols: light, water, and the new song – the Alleluia.

First of all, there is light. God’s creation – which has just been proclaimed to us in the Biblical narrative – begins with the command: "Let there be light!" (Gen 1:3). Where there is light, life is born, chaos can be transformed into cosmos. In the Biblical message, light is the most immediate image of God: He is total Radiance, Life, Truth, Light. During the Easter Vigil, the Church reads the account of creation as a prophecy. In the resurrection, we see the most sublime fulfilment of what this text describes as the beginning of all things. God says once again: "Let there be light!" The resurrection of Jesus is an eruption of light. Death is conquered, the tomb is thrown open. The Risen One himself is Light, the Light of the world. With the resurrection, the Lord’s day enters the nights of history. Beginning with the resurrection, God’s light spreads throughout the world and throughout history. Day dawns. This Light alone – Jesus Christ – is the true light, something more than the physical phenomenon of light. He is pure Light: God himself, who causes a new creation to be born in the midst of the old, transforming chaos into cosmos.

Let us try to understand this a little better. Why is Christ Light? In the Old Testament, the Torah was considered to be like the light coming from God for the world and for humanity. The Torah separates light from darkness within creation, that is to say, good from evil. It points out to humanity the right path to true life. It points out the good, it demonstrates the truth and it leads us towards love, which is the deepest meaning contained in the Torah. It is a "lamp" for our steps and a "light" for our path (cf. Ps 119:105). Christians, then, knew that in Christ, the Torah is present, the Word of God is present in him as Person. The Word of God is the true light that humanity needs. This Word is present in him, in the Son. Psalm 19 had compared the Torah to the sun which manifests God’s glory as it rises, for all the world to see. Christians understand: yes indeed, in the resurrection, the Son of God has emerged as the Light of the world. Christ is the great Light from which all life originates. He enables us to recognize the glory of God from one end of the earth to the other. He points out our path. He is the Lord’s day which, as it grows, is gradually spreading throughout the earth. Now, living with him and for him, we can live in the light.

At the Easter Vigil, the Church represents the mystery of the light of Christ in the sign of the Paschal candle, whose flame is both light and heat. The symbolism of light is connected with that of fire: radiance and heat, radiance and the transforming energy contained in the fire – truth and love go together. The Paschal candle burns, and is thereby consumed: Cross and resurrection are inseparable. From the Cross, from the Son’s self-giving, light is born, true radiance comes into the world. From the Paschal candle we all light our own candles, especially the newly baptized, for whom the light of Christ enters deeply into their hearts in this Sacrament. The early Church described Baptism as fotismos, as the Sacrament of illumination, as a communication of light, and linked it inseparably with the resurrection of Christ. In Baptism, God says to the candidate: "Let there be light!" The candidate is brought into the light of Christ. Christ now divides the light from the darkness. In him we recognize what is true and what is false, what is radiance and what is darkness. With him, there wells up within us the light of truth, and we begin to understand. On one occasion when Christ looked upon the people who had come to listen to him, seeking some guidance from him, he felt compassion for them, because they were like sheep without a shepherd (cf. Mk 6:34). Amid the contradictory messages of that time, they did not know which way to turn. What great compassion he must feel in our own time too – on account of all the endless talk that people hide behind, while in reality they are totally confused. Where must we go? What are the values by which we can order our lives? The values by which we can educate our young, without giving them norms they may be unable to resist, or demanding of them things that perhaps should not be imposed upon them? He is the Light. The baptismal candle is the symbol of enlightenment that is given to us in Baptism. Thus at this hour, Saint Paul speaks to us with great immediacy. In the Letter to the Philippians, he says that, in the midst of a crooked and perverse generation, Christians should shine as lights in the world (cf. Phil 2:15). Let us pray to the Lord that the fragile flame of the candle he has lit in us, the delicate light of his word and his love amid the confusions of this age, will not be extinguished in us, but will become ever stronger and brighter, so that we, with him, can be people of the day, bright stars lighting up our time.

The second symbol of the Easter Vigil – the night of Baptism – is water. It appears in Sacred Scripture, and hence also in the inner structure of the Sacrament of Baptism, with two opposed meanings. On the one hand there is the sea, which appears as a force antagonistic to life on earth, continually threatening it; yet God has placed a limit upon it. Hence the book of Revelation says that in God’s new world, the sea will be no more (cf. 21:1). It is the element of death. And so it becomes the symbolic representation of Jesus’ death on the Cross: Christ descended into the sea, into the waters of death, as Israel did into the Red Sea. Having risen from death, he gives us life. This means that Baptism is not only a cleansing, but a new birth: with Christ we, as it were, descend into the sea of death, so as to rise up again as new creatures.

The other way in which we encounter water is in the form of the fresh spring that gives life, or the great river from which life comes forth. According to the earliest practice of the Church, Baptism had to be administered with water from a fresh spring. Without water there is no life. It is striking how much importance is attached to wells in Sacred Scripture. They are places from which life rises forth. Beside Jacob’s well, Christ spoke to the Samaritan woman of the new well, the water of true life. He reveals himself to her as the new, definitive Jacob, who opens up for humanity the well that is awaited: the inexhaustible source of life-giving water (cf. Jn 4:5-15). Saint John tells us that a soldier with a lance struck the side of Jesus, and from his open side – from his pierced heart – there came out blood and water (cf. Jn 19:34). The early Church saw in this a symbol of Baptism and Eucharist flowing from the pierced heart of Jesus. In his death, Jesus himself became the spring. The prophet Ezekiel saw a vision of the new Temple from which a spring issues forth that becomes a great life-giving river (cf. Ezek 47:1-12). In a land which constantly suffered from drought and water shortage, this was a great vision of hope. Nascent Christianity understood: in Christ, this vision was fulfilled. He is the true, living Temple of God. He is the spring of living water. From him, the great river pours forth, which in Baptism renews the world and makes it fruitful; the great river of living water, his Gospel which makes the earth fertile. In a discourse during the Feast of Tabernacles, though, Jesus prophesied something still greater: "Whoever believes in me … out of his heart shall flow rivers of living water" (Jn 7:38). In Baptism, the Lord makes us not only persons of light, but also sources from which living water bursts forth. We all know people like that, who leave us somehow refreshed and renewed; people who are like a fountain of fresh spring water. We do not necessarily have to think of great saints like Augustine, Francis of Assisi, Teresa of Avila, Mother Teresa of Calcutta and so on, people through whom rivers of living water truly entered into human history. Thanks be to God, we find them constantly even in our daily lives: people who are like a spring. Certainly, we also know the opposite: people who spread around themselves an atmosphere like a stagnant pool of stale, or even poisoned water. Let us ask the Lord, who has given us the grace of Baptism, for the gift always to be sources of pure, fresh water, bubbling up from the fountain of his truth and his love!

The third great symbol of the Easter Vigil is something rather different; it has to do with man himself. It is the singing of the new song – the alleluia. When a person experiences great joy, he cannot keep it to himself. He has to express it, to pass it on. But what happens when a person is touched by the light of the resurrection, and thus comes into contact with Life itself, with Truth and Love? He cannot merely speak about it. Speech is no longer adequate. He has to sing. The first reference to singing in the Bible comes after the crossing of the Red Sea. Israel has risen out of slavery. It has climbed up from the threatening depths of the sea. It is as it were reborn. It lives and it is free. The Bible describes the people’s reaction to this great event of salvation with the verse: "The people … believed in the Lord and in Moses his servant" (Ex 14:31). Then comes the second reaction which, with a kind of inner necessity, follows from the first one: "Then Moses and the Israelites sang this song to the Lord …" At the Easter Vigil, year after year, we Christians intone this song after the third reading, we sing it as our song, because we too, through God’s power, have been drawn forth from the water and liberated for true life.

There is a surprising parallel to the story of Moses’ song after Israel’s liberation from Egypt upon emerging from the Red Sea, namely in the Book of Revelation of Saint John. Before the beginning of the seven last plagues imposed upon the earth, the seer has a vision of something "like a sea of glass mingled with fire; and those who had conquered the beast and its image and the number of its name, standing beside the sea of glass with harps of God in their hands. And they sing the song of Moses, the servant of God, and the song of the Lamb …" (Rev 15:2f.). This image describes the situation of the disciples of Jesus Christ in every age, the situation of the Church in the history of this world. Humanly speaking, it is self-contradictory. On the one hand, the community is located at the Exodus, in the midst of the Red Sea, in a sea which is paradoxically ice and fire at the same time. And must not the Church, so to speak, always walk on the sea, through the fire and the cold? Humanly speaking, she ought to sink. But while she is still walking in the midst of this Red Sea, she sings – she intones the song of praise of the just: the song of Moses and of the Lamb, in which the Old and New Covenants blend into harmony. While, strictly speaking, she ought to be sinking, the Church sings the song of thanksgiving of the saved. She is standing on history’s waters of death and yet she has already risen. Singing, she grasps at the Lord’s hand, which holds her above the waters. And she knows that she is thereby raised outside the force of gravity of death and evil – a force from which otherwise there would be no way of escape – raised and drawn into the new gravitational force of God, of truth and of love. At present she is still between the two gravitational fields. But once Christ is risen, the gravitational pull of love is stronger than that of hatred; the force of gravity of life is stronger than that of death. Perhaps this is actually the situation of the Church in every age? It always seems as if she ought to be sinking, and yet she is always already saved. Saint Paul illustrated this situation with the words: "We are as dying, and behold we live" (2 Cor 6:9). The Lord’s saving hand holds us up, and thus we can already sing the song of the saved, the new song of the risen ones: alleluia! Amen.

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Papal Message for Easter


"The Resurrection Is Not a Theory, but a Historical Reality"

VATICAN CITY, APRIL 12, 2009 (Zenit.org).- Here is a Vatican translation of Benedict XVI's Easter message delivered today at midday before he imparted his blessing "urbi et orbi" (to the city of Rome and the world).

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Dear Brothers and Sisters in Rome and throughout the world,

From the depths of my heart, I wish all of you a blessed Easter. To quote Saint Augustine, "Resurrectio Domini, spes nostra – the resurrection of the Lord is our hope" (Sermon 261:1). With these words, the great Bishop explained to the faithful that Jesus rose again so that we, though destined to die, should not despair, worrying that with death life is completely finished; Christ is risen to give us hope (cf. ibid.).

Indeed, one of the questions that most preoccupies men and women is this: what is there after death? To this mystery today’s solemnity allows us to respond that death does not have the last word, because Life will be victorious at the end. This certainty of ours is based not on simple human reasoning, but on a historical fact of faith: Jesus Christ, crucified and buried, is risen with his glorified body. Jesus is risen so that we too, believing in him, may have eternal life. This proclamation is at the heart of the Gospel message. As Saint Paul vigorously declares: "If Christ has not been raised, our preaching is in vain and your faith is in vain." He goes on to say: "If for this life only we have hoped in Christ, we are of all men most to be pitied" (1 Cor 15:14,19). Ever since the dawn of Easter a new Spring of hope has filled the world; from that day forward our resurrection has begun, because Easter does not simply signal a moment in history, but the beginning of a new condition: Jesus is risen not because his memory remains alive in the hearts of his disciples, but because he himself lives in us, and in him we can already savour the joy of eternal life.

The resurrection, then, is not a theory, but a historical reality revealed by the man Jesus Christ by means of his "Passover", his "passage", that has opened a "new way" between heaven and earth (cf. Heb 10:20). It is neither a myth nor a dream, it is not a vision or a utopia, it is not a fairy tale, but it is a singular and unrepeatable event: Jesus of Nazareth, son of Mary, who at dusk on Friday was taken down from the Cross and buried, has victoriously left the tomb. In fact, at dawn on the first day after the Sabbath, Peter and John found the tomb empty. Mary Magdalene and the other women encountered the risen Jesus. On the way to Emmaus the two disciples recognized him at the breaking of the bread. The Risen One appeared to the Apostles that evening in the Upper Room and then to many other disciples in Galilee.

The proclamation of the Lord’s Resurrection lightens up the dark regions of the world in which we live. I am referring particularly to materialism and nihilism, to a vision of the world that is unable to move beyond what is scientifically verifiable, and retreats cheerlessly into a sense of emptiness which is thought to be the definitive destiny of human life. It is a fact that if Christ had not risen, the "emptiness" would be set to prevail. If we take away Christ and his resurrection, there is no escape for man, and every one of his hopes remains an illusion. Yet today is the day when the proclamation of the Lord’s resurrection vigorously bursts forth, and it is the answer to the recurring question of the sceptics, that we also find in the book of Ecclesiastes: "Is there a thing of which it is said, ‘See, this is new’?" (Ec 1:10). We answer, yes: on Easter morning, everything was renewed. "Mors et vita, duello conflixere mirando: dux vitae mortuus, regnat vivus – Death and life have come face to face in a tremendous duel: the Lord of life was dead, but now he lives triumphant." This is what is new! A newness that changes the lives of those who accept it, as in the case of the saints. This, for example, is what happened to Saint Paul.

Many times, in the context of the Pauline year, we have had occasion to meditate on the experience of the great Apostle. Saul of Tarsus, the relentless persecutor of Christians, encountered the risen Christ on the road to Damascus, and was "conquered" by him. The rest we know. In Paul there occurred what he would later write about to the Christians of Corinth: "If anyone is in Christ, he is a new creation; the old has passed away, behold, the new has come" (2 Cor 5:17). Let us look at this great evangelizer, who with bold enthusiasm and apostolic zeal brought the Gospel to many different peoples in the world of that time. Let his teaching and example inspire us to go in search of the Lord Jesus. Let them encourage us to trust him, because that sense of emptiness, which tends to intoxicate humanity, has been overcome by the light and the hope that emanate from the resurrection. The words of the Psalm have truly been fulfilled: "Darkness is not darkness for you, and the night is as clear as the day" (Ps 139 [138]:12). It is no longer emptiness that envelops all things, but the loving presence of God. The very reign of death has been set free, because the Word of life has even reached the "underworld", carried by the breath of the Spirit (v. 8).

If it is true that death no longer has power over man and over the world, there still remain very many, in fact too many signs of its former dominion. Even if through Easter, Christ has destroyed the root of evil, he still wants the assistance of men and women in every time and place who help him to affirm his victory using his own weapons: the weapons of justice and truth, mercy, forgiveness and love. This is the message which, during my recent Apostolic Visit to Cameroon and Angola, I wanted to convey to the entire African continent, where I was welcomed with such great enthusiasm and readiness to listen. Africa suffers disproportionately from the cruel and unending conflicts, often forgotten, that are causing so much bloodshed and destruction in several of her nations, and from the growing number of her sons and daughters who fall prey to hunger, poverty and disease. I shall repeat the same message emphatically in the Holy Land, to which I shall have the joy of travelling in a few weeks from now. Reconciliation – difficult, but indispensable – is a precondition for a future of overall security and peaceful coexistence, and it can only be achieved through renewed, persevering and sincere efforts to resolve the Israeli-Palestinian conflict. My thoughts move outwards from the Holy Land to neighbouring countries, to the Middle East, to the whole world. At a time of world food shortage, of financial turmoil, of old and new forms of poverty, of disturbing climate change, of violence and deprivation which force many to leave their homelands in search of a less precarious form of existence, of the ever-present threat of terrorism, of growing fears over the future, it is urgent to rediscover grounds for hope. Let no one draw back from this peaceful battle that has been launched by Christ’s Resurrection. For as I said earlier, Christ is looking for men and women who will help him to affirm his victory using his own weapons: the weapons of justice and truth, mercy, forgiveness and love.

Resurrectio Domini, spes nostra! The resurrection of Christ is our hope! This the Church proclaims today with joy. She announces the hope that is now firm and invincible because God has raised Jesus Christ from the dead. She communicates the hope that she carries in her heart and wishes to share with all people in every place, especially where Christians suffer persecution because of their faith and their commitment to justice and peace. She invokes the hope that can call forth the courage to do good, even when it costs, especially when it costs. Today the Church sings "the day that the Lord has made", and she summons people to joy. Today the Church calls in prayer upon Mary, Star of Hope, asking her to guide humanity towards the safe haven of salvation which is the heart of Christ, the paschal Victim, the Lamb who has "redeemed the world", the Innocent one who has "reconciled us sinners with the Father". To him, our victorious King, to him who is crucified and risen, we sing out with joy our Alleluia!