Nouvelles du 07-01- 2011
Texte Pris sur le site Zénit


Message de Benoît XVI
Pour la 97e Journée mondiale du MIGRANT et du REFUGIE

16 janvier 2011.

" Une seule famille humaine "

Chers frères et sœurs,

La Journée mondiale du migrant et du réfugié offre l'occasion, pour toute l'Eglise, de réfléchir sur un thème lié au phénomène croissant de la migration, de prier afin que les cœurs s'ouvrent à l'accueil chrétien et d'œuvrer afin que croissent dans le monde la justice et la charité, piliers de l'édification d'une paix authentique et durable. "Comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres" (Jn 13, 34) est l'invitation que le Seigneur nous adresse avec force et nous renouvelle constamment: si le Père nous appelle à être des fils bien-aimés dans son Fils préféré, il nous appelle aussi à nous reconnaître tous comme frères dans le Christ.

De ce lien profond entre tous les êtres humains découle le thème que j'ai choisi cette année pour notre réflexion: "Une seule famille humaine", une seule famille de frères et sœurs dans des sociétés qui deviennent toujours plus multiethniques et interculturelles, où les personnes de diverses religions aussi sont encouragées au dialogue, afin que l'on puisse parvenir à une coexistence sereine et fructueuse dans le respect des différences légitimes. Le Concile Vatican II affirme que "tous les peuples forment, en effet, une seule communauté; ils ont une seule origine, puisque Dieu a fait habiter tout le genre humain sur toute la face de la terre (cf. Ac 17, 26); ils ont aussi une seule fin dernière, Dieu, dont la providence, les témoignages de bonté et les desseins de salut s'étendent à tous" (Déclaration Nostra aetate, n. 1). Ainsi, "nous ne vivons pas les uns à côté des autres par hasard; nous parcourons tous un même chemin comme hommes et donc comme frères et sœurs" (Message pour la Journée mondiale de la Paix 2008, n. 6).

Le chemin est le même, celui de la vie, mais les situations que nous traversons sur ce parcours sont différentes: beaucoup de personnes doivent affronter l'expérience difficile de la migration, dans ses différentes expressions: intérieures ou internationales, permanentes ou saisonnières, économiques ou politiques, volontaires ou forcées. Dans divers cas, le départ de son propre pays est provoqué par différentes formes de persécutions, de sorte que la fuite devient nécessaire.

De plus, le phénomène même de la mondialisation, caractéristique de notre époque, n'est pas seulement un processus socio-économique, mais comporte également "une humanité qui devient de plus en plus interconnectée", dépassant les frontières géographiques et culturelles. A ce propos, l'Eglise ne cesse de rappeler que le sens profond de ce processus historique et son critère éthique fondamental découlent précisément de l'unité de la famille humaine et de son développement dans le bien (cf. Benoît XVI, Enc. Caritas in veritate, n. 42). Tous, appartiennent donc à une unique famille, migrants et populations locales qui les accueillent, et tous ont le même droit de bénéficier des biens de la terre, dont la destination est universelle, comme l'enseigne la doctrine sociale de l'Eglise. C'est ici que trouvent leur fondement la solidarité et le partage.

"Dans une société en voie de mondialisation, le bien commun et l'engagement en sa faveur ne peuvent pas ne pas assumer les dimensions de la famille humaine tout entière, c'est-à-dire de la communauté des peuples et des Nations, au point de donner forme d'unité et de paix à la cité des hommes, et d'en faire, en quelque sorte, la préfiguration anticipée de la cité sans frontières de Dieu" (Benoît XVI, Enc. Caritas in veritate, n. 7). Telle est la perspective dans laquelle il faut considérer également la réalité des migrations. En effet, comme l'observait déjà le Serviteur de Dieu Paul VI, "le manque de fraternité entre les hommes et entre les peuples" est la cause profonde du sous-développement (Enc. Populorum progressio, n. 66) et - pouvons-nous ajouter - il influe fortement sur le phénomène migratoire. La fraternité humaine est l'expérience, parfois surprenante, d'une relation qui rapproche, d'un lien profond avec l'autre, différent de moi, fondé sur le simple fait d'être des hommes. Assumée et vécue de façon responsable, elle alimente une vie de communion et de partage avec tous, en particulier avec les migrants; elle soutient le don de soi aux autres, en vue de leur bien, du bien de tous, dans la communauté politique locale, nationale et mondiale.

Le vénérable Jean-Paul II, à l'occasion de cette même journée célébrée en 2001, souligna que "[le bien commun universel] englobe toute la famille des peuples, au-dessus de tout égoïsme nationaliste. C'est dans ce contexte qu'il faut considérer le droit à émigrer. L'Eglise reconnaît ce droit à tout homme, sous son double aspect: possibilité de sortir de son pays et possibilité d'entrer dans un autre pays à la recherche de meilleures conditions de vie" (Message pour la Journée mondiale des migrations 2001, n. 3; cf. Jean XXIII, Enc. Mater et Magistra, n. 30; Paul VI, Enc. Octogesima adveniens, n. 17).

Dans le même temps, les Etats ont le droit de réglementer les flux migratoires et de défendre leurs frontières, en garantissant toujours le respect dû à la dignité de chaque personne humaine. En outre, les immigrés ont le devoir de s'intégrer dans le pays d'accueil, en respectant ses lois et l'identité nationale. "Il faudra alors concilier l'accueil qui est dû à tous les êtres humains, spécialement aux indigents, avec l'évaluation des conditions indispensables à une vie digne et pacifique pour les habitants originaires du pays et pour ceux qui viennent les rejoindre" (Jean-Paul II, Message pour la Journée mondiale de la paix 2001, n. 13).

Dans ce contexte, la présence de l'Eglise comme peuple de Dieu en chemin dans l'histoire parmi tous les autres peuples, est une source de confiance et d'espérance. En effet, l'Eglise est "dans le Christ, en quelque sorte le sacrement, c'est-à-dire à la fois le signe et le moyen de l'union intime avec Dieu et de l'unité de tout le genre humain" (Conc. Œcum. Vatican II, Const. dogm. Lumen gentium, n. 1); et, grâce à l'action de l'Esprit Saint en elle, "l'effort qui tend à instaurer une fraternité universelle n'est pas vain" (ibid., Const. apost. Gaudium et spes, n. 38). C'est de façon particulière la sainte Eucharistie qui constitue, dans le cœur de l'Eglise, une source inépuisable de communion pour l'humanité tout entière.

Grâce à elle, le Peuple de Dieu embrasse "toutes nations, races, peuples et langues" (Ap 7, 9) non pas à travers une sorte de pouvoir sacré, mais à travers le service supérieur de la charité. En effet, l'exercice de la charité, en particulier à l'égard des plus pauvres et faibles, est un critère qui prouve l'authenticité des célébrations eucharistiques (cf. Jean-Paul II, Lett. apost. Mane nobiscum Domine, n. 28).

C'est à la lumière du thème "une seule famille", qu'il faut considérer de façon spécifique la situation des réfugiés et des autres migrants forcés, qui représentent une part importante du phénomène migratoire. A l'égard de ces personnes, qui fuient les violences et les persécutions, la Communauté internationale a pris des engagements précis. Le respect de leurs droits, ainsi que des justes préoccupations pour la sécurité et la cohésion sociale, favorisent une coexistence stable et harmonieuse.

Dans le cas des migrants forcés également, la solidarité se nourrit de la "réserve" d'amour qui naît du fait de se considérer comme une seule famille humaine et, pour les fidèles catholiques, membres du Corps mystique du Christ: nous dépendons en effet tous les uns des autres, nous sommes tous responsables de nos frères et sœurs en humanité, et, pour ceux qui croient, dans la foi. Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, "accueillir les réfugiés et leur accorder l'hospitalité représente pour tous un geste juste de solidarité humaine, afin que ces derniers ne se sentent pas isolés à cause de l'intolérance et du manque d'intérêt" (Audience générale, 20 juin 2007 : Insegnamenti II, 1 (2007), 1158). Cela signifie qu'il faudra aider ceux qui sont contraints de quitter leurs maisons ou leur terre à trouver un lieu où ils pourront vivre dans la paix et la sécurité, travailler et assumer les droits et les devoirs existant dans le pays qui les accueille, en contribuant au bien commun, sans oublier la dimension religieuse de la vie.

Je voudrais adresser enfin une pensée particulière, toujours accompagnée par la prière, aux étudiants étrangers et internationaux, qui représentent également une réalité en croissance au sein du grand phénomène migratoire. Il s'agit d'une catégorie qui revêt elle aussi une importance sociale, dans la perspective de leur retour, en tant que futurs dirigeants, dans leurs pays d'origine. Ils constituent des "ponts culturels" et économiques entre ces pays et ceux d'accueil, et tout cela va précisément dans la direction de former "une seule famille humaine". C'est cette conviction qui doit soutenir l'engagement en faveur des étudiants étrangers et accompagner l'attention pour leurs problèmes concrets, comme les difficultés financières ou la crainte se sentir seul pour affronter un milieu social et universitaire très différent, ainsi que les difficultés d'insertion.

A ce propos, je voudrais rappeler qu'"appartenir à une communauté universitaire signifie être au carrefour des cultures qui ont façonné le monde moderne" (Jean-Paul II, discours au évêques des Etats-Unis des provinces ecclésiastique de Chicago, Indianapolis et Milwaukee, en visite "ad limina Apostolorum", 30 mai 1998, 6: Insegnamenti XXI, 1 [1998], 1116). C'est à l'école et à l'Université que se forme la culture des nouvelles générations: de ces institutions dépend dans une large mesure leur capacité à considérer l'humanité comme une famille appelée à être unie dans la diversité.

Chers frères et sœurs, le monde des migrants est vaste et diversifié. Il est constitué d'expériences merveilleuses et prometteuses, ainsi que, malheureusement, de nombreuses autres, dramatiques et indignes de l'homme et de sociétés qui se qualifient de civiles. Pour l'Eglise, cette réalité constitue un signe éloquent de notre époque, qui souligne de façon encore plus évidente la vocation de l'humanité à former une seule famille et, dans le même temps, les difficultés qui, au lieu de l'unir, la divisent et la déchirent. Ne perdons pas l'espérance et prions ensemble Dieu, Père de tous, afin qu'il nous aide à être, chacun en première personne, des hommes et des femmes capables de relations fraternelles; et, sur le plan social, politique et institutionnel, afin que s'accroissent la compréhension et l'estime réciproques entre les peuples et les cultures.

Avec ces vœux, en invoquant l'intercession de la Très Sainte Vierge Marie Stella Maris, j'envoie de tout cœur à tous une Bénédiction apostolique, de façon particulière aux migrants et aux réfugiés et à tous ceux qui œuvrent dans cet important domaine.

De Castel Gandolfo, le 27 septembre 2010

BENEDICTUS PP. XVI

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site Zenit

 

MESSAGE OF HIS HOLINESS BENEDICT XVI
FOR THE 97th WORLD DAY OF MIGRANTS AND REFUGEES (2010)

16 January 2011.

"One human family"

* * *

Dear Brothers and Sisters,

The World Day of Migrants and Refugees offers the whole Church an opportunity to reflect on a theme linked to the growing phenomenon of migration, to pray that hearts may open to Christian welcome and to the effort to increase in the world justice and charity, pillars on which to build an authentic and lasting peace. "As I have loved you, so you also should love one another" (Jn 13:34), is the invitation that the Lord forcefully addresses to us and renews us constantly: if the Father calls us to be beloved children in his dearly beloved Son, he also calls us to recognize each other as brothers and sisters in Christ.

This profound link between all human beings is the origin of the theme that I have chosen for our reflection this year: "One human family", one family of brothers and sisters in societies that are becoming ever more multiethnic and intercultural, where also people of various religions are urged to take part in dialogue, so that a serene and fruitful coexistence with respect for legitimate differences may be found. The Second Vatican Council affirms that "All peoples are one community and have one origin, because God caused the whole human race to dwell on the face of the earth (cf. Acts 17:26); they also have one final end, God" (Message for the World Day of Peace, 2008, 1). "His providence, His manifestations of goodness, His saving design extend to all men" (Declaration Nostra aetate, 1). Thus, "We do not live alongside one another purely by chance; all of us are progressing along a common path as men and women, and thus as brothers and sisters" (Message for the World Day of Peace, 2008, 6).

The road is the same, that of life, but the situations that we pass through on this route are different: many people have to face the difficult experience of migration in its various forms: internal or international, permanent or seasonal, economic or political, voluntary or forced. In various cases the departure from their Country is motivated by different forms of persecution, so that escape becomes necessary. Moreover, the phenomenon of globalization itself, characteristic of our epoch, is not only a social and economic process, but also entails "humanity itself [that] is becoming increasingly interconnected", crossing geographical and cultural boundaries. In this regard, the Church does not cease to recall that the deep sense of this epochal process and its fundamental ethical criterion are given by the unity of the human family and its development towards what is good (cf. Benedict XVI, Encyclical Caritas in veritate, 42). All, therefore, belong to one family, migrants and the local populations that welcome them, and all have the same right to enjoy the goods of the earth whose destination is universal, as the social doctrine of the Church teaches. It is here that solidarity and sharing are founded.

"In an increasingly globalized society, the common good and the effort to obtain it cannot fail to assume the dimensions of the whole human family, that is to say, the community of peoples and nations, in such a way as to shape the earthly city in unity and peace, rendering it to some degree an anticipation and a prefiguration of the undivided city of God" (Benedict XVI, Encyclical Caritas in veritate, 7). This is also the perspective with which to look at the reality of migration. In fact, as the Servant of God Paul VI formerly noted, "the weakening of brotherly ties between individuals and nations" (Encyclical Populorum progressio, 66), is a profound cause of underdevelopment and – we may add – has a major impact on the migration phenomenon. Human brotherhood is the, at times surprising, experience of a relationship that unites, of a profound bond with the other, different from me, based on the simple fact of being human beings. Assumed and lived responsibly, it fosters a life of communion and sharing with all and in particular with migrants; it supports the gift of self to others, for their good, for the good of all, in the local, national and world political communities.

Venerable John Paul II, on the occasion of this same Day celebrated in 2001, emphasized that "[the universal common good] includes the whole family of peoples, beyond every nationalistic egoism. The right to emigrate must be considered in this context. The Church recognizes this right in every human person, in its dual aspect of the possibility to leave one’s country and the possibility to enter another country to look for better conditions of life" (Message for World Day of Migration 2001, 3; cf. John XXIII, Encyclical Mater et Magistra, 30; Paul VI, Encyclical Octogesima adveniens, 17). At the same time, States have the right to regulate migration flows and to defend their own frontiers, always guaranteeing the respect due to the dignity of each and every human person. Immigrants, moreover, have the duty to integrate into the host Country, respecting its laws and its national identity. "The challenge is to combine the welcome due to every human being, especially when in need, with a reckoning of what is necessary for both the local inhabitants and the new arrivals to live a dignified and peaceful life" (World Day of Peace 2001, 13).

In this context, the presence of the Church, as the People of God journeying through history among all the other peoples, is a source of trust and hope. Indeed the Church is "in Christ like a sacrament or as a sign and instrument both of a very closely knit union with God and of the unity of the whole human race" (Second Vatican Ecumenical Council, Dogmatic Constitution Lumen gentium, 1); and through the action within her of the Holy Spirit, "the effort to establish a universal brotherhood is not a hopeless one" (Idem, Pastoral Constitution Gaudium et spes, 38). It is the Holy Eucharist in particular that constitutes, in the heart of the Church, an inexhaustible source of communion for the whole of humanity. It is thanks to this that the People of God includes "every nation, race, people, and tongue" (Rev 7:9), not with a sort of sacred power but with the superior service of charity. In fact the exercise of charity, especially for the poorest and weakest, is the criterion that proves the authenticity of the Eucharistic celebration (cf. John Paul II, Apostolic Letter Mane nobiscum Domine, 28).

The situation of refugees and of the other forced migrants, who are an important part of the migration phenomenon, should be specifically considered in the light of the theme "One human family". For these people who flee from violence and persecution the International Community has taken on precise commitments. Respect of their rights, as well as the legitimate concern for security and social coherence, foster a stable and harmonious coexistence.

Also in the case of those who are forced to migrate, solidarity is nourished by the "reserve" of love that is born from considering ourselves a single human family and, for the Catholic faithful, members of the Mystical Body of Christ: in fact we find ourselves depending on each other, all responsible for our brothers and sisters in humanity and, for those who believe, in the faith. As I have already had the opportunity to say, "Welcoming refugees and giving them hospitality is for everyone an imperative gesture of human solidarity, so that they may not feel isolated because of intolerance and disinterest" (General Audience, 20 June 2007: Insegnamenti II, 1 [2007], 1158). This means that those who are forced to leave their homes or their country will be helped to find a place where they may live in peace and safety, where they may work and take on the rights and duties that exist in the Country that welcomes them, contributing to the common good and without forgetting the religious dimension of life.

Lastly, I would like to address a special thought, again accompanied by prayer, to the foreign and international students who are also a growing reality within the great migration phenomenon. This, as well, is a socially important category with a view to their return, as future leaders, to their Countries of origin. They constitute cultural and economic "bridges" between these Countries and the host Countries, and all this goes precisely in the direction of forming "one human family". This is the conviction that must support the commitment to foreign students and must accompany attention to their practical problems, such as financial difficulties or the hardship of feeling alone in facing a very different social and university context, as well as the difficulties of integration. In this regard, I would like to recall that "to belong to a university community… is to stand at the crossroads of the cultures that have formed the modern world" (John Paul II, To the Bishops of the United States of America of the Ecclesiastical Provinces of Chicago, Indianapolis and Milwaukee on their ad limina visit, 30 May 1998, 6: Insegnamenti XXI, 1 [1998] 1116). At school and at university the culture of the new generations is formed: their capacity to see humanity as a family called to be united in diversity largely depends on these institutions.

Dear brothers and sisters, the world of migrants is vast and diversified. It knows wonderful and promising experiences, as well as, unfortunately, so many others that are tragic and unworthy of the human being and of societies that claim to be civil. For the Church this reality constitutes an eloquent sign of our times which further highlights humanity’s vocation to form one family, and, at the same time, the difficulties which, instead of uniting it, divide it and tear it apart. Let us not lose hope and let us together pray God, the Father of all, to help us – each in the first person – to be men and women capable of brotherly relationships and, at the social, political and institutional levels, so that understanding and reciprocal esteem among peoples and cultures may increase. With these hopes, as I invoke the intercession of Mary Most Holy, Stella Maris, I cordially impart the Apostolic Blessing to all and, especially, to migrants and refugees and to everyone who works in this important field.

From Castel Gandolfo, 27 September 2010

BENEDICTUS PP. XVI

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