Nouvelles du 25-10- 2014
Texte Pris sur le site Zénit


Message de François
Pour la 100è Journée mondiale du MIGRANT et du REFUGIE

19 janvier 2014.

"Migrants et réfugiés : vers un monde meilleur".


ROME, 24 septembre 2013 (Zenit.org) - Le pape publie son message pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié, qui aura lieu le 19 janvier 2014, sur le thème "Migrants et réfugiés : vers un monde meilleur".

"Chaque personne appartient à l’humanité et partage l’espérance d’un avenir meilleur avec toute la famille des peuples", écrit le pape.

Il explique : "Que comporte la création d’un « monde meilleur » ? Cette expression ne fait pas allusion naïvement à des conceptions abstraites ou à des réalités hors d’atteinte, mais oriente plutôt à la recherche d’un développement authentique et intégral, à travailler pour qu’il y ait des conditions de vie dignes pour tous, pour que les exigences des personnes et des familles trouvent de justes réponses, pour que la création que Dieu nous a donnée soit respectée, gardée et cultivée."

Message du pape François pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié

"Migrants et réfugiés : vers un monde meilleur"

Chers frères et sœurs !

Nos sociétés font l’expérience, comme cela n’est jamais arrivé auparavant dans l’histoire, de processus d’interdépendance mutuelle et d’interaction au niveau mondial, qui, s’ils comprennent aussi des éléments problématiques ou négatifs, ont pour objectif d’améliorer les conditions de vie de la famille humaine, non seulement dans ses aspects économiques, mais aussi dans ses aspects politiques et culturels. Du reste, chaque personne appartient à l’humanité et partage l’espérance d’un avenir meilleur avec toute la famille des peuples. De cette constatation est né le thème que j’ai choisi pour la Journée mondiale du Migrant et du Réfugié de cette année : « Migrants et réfugiés : vers un monde meilleur ».

Parmi les résultats des mutations modernes, le phénomène croissant de la mobilité humaine émerge comme un « signe des temps » ; ainsi l’a défini le Pape Benoît XVI (cf. Message pour la Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié 2006). Si d’une part, en effet, les migrations trahissent souvent des carences et des lacunes des États et de la Communauté internationale, de l’autre elles révèlent aussi l’aspiration de l’humanité à vivre l’unité dans le respect des différences, l’accueil et l’hospitalité qui permettent le partage équitable des biens de la terre, la sauvegarde et la promotion de la dignité et de la centralité de tout être humain.

Du point de vue chrétien, aussi bien dans les phénomènes migratoires, que dans d’autres réalités humaines, se vérifie la tension entre la beauté de la création, marquée par la Grâce et la Rédemption, et le mystère du péché. À la solidarité et à l’accueil, aux gestes fraternels et de compréhension, s’opposent le refus, la discrimination, les trafics de l’exploitation, de la souffrance et de la mort. Ce sont surtout les situations où la migration n’est pas seulement forcée, mais même réalisée à travers diverses modalités de traite des personnes et de réduction en esclavage qui causent préoccupation. Le « travail d’esclave » est aujourd’hui monnaie courante ! Toutefois, malgré les problèmes, les risques et les difficultés à affronter, ce qui anime de nombreux migrants et réfugiés c’est le binôme confiance et espérance ; ils portent dans leur cœur le désir d’un avenir meilleur non seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour leurs familles et pour les personnes qui leur sont chères.

Que comporte la création d’un « monde meilleur » ? Cette expression ne fait pas allusion naïvement à des conceptions abstraites ou à des réalités hors d’atteinte, mais oriente plutôt à la recherche d’un développement authentique et intégral, à travailler pour qu’il y ait des conditions de vie dignes pour tous, pour que les exigences des personnes et des familles trouvent de justes réponses, pour que la création que Dieu nous a donnée soit respectée, gardée et cultivée. Le Vénérable Paul VI décrivait avec ces mots les aspirations des hommes d’aujourd’hui : « être affranchis de la misère, trouver plus sûrement leur subsistance, la santé, un emploi stable ; participer davantage aux responsabilités, hors de toute oppression, à l’abri des situations qui offensent leur dignité d’hommes ; être plus instruits ; en un mot, faire, connaître, et avoir plus, pour être plus » (Lett. enc. Populorum progressio, 26 mars 1967, n. 6).

Notre cœur désire un « plus » qui n’est pas seulement un connaître plus ou un avoir plus, mais qui est surtout un être plus. Le développement ne peut être réduit à la simple croissance économique, obtenue, souvent sans regarder aux personnes plus faibles et sans défense. Le monde peut progresser seulement si l’attention première est dirigée vers la personne ; si la promotion de la personne est intégrale, dans toutes ses dimensions, incluse la dimension spirituelle ; si personne n’est délaissé, y compris les pauvres, les malades, les prisonniers, les nécessiteux, les étrangers (cf. Mt 25, 31-46) ; si on est capable de passer d’une culture du rejet à une culture de la rencontre et de l’accueil.

Migrants et réfugiés ne sont pas des pions sur l’échiquier de l’humanité. Il s’agit d’enfants, de femmes et d’hommes qui abandonnent ou sont contraints d’abandonner leurs maisons pour diverses raisons, et qui partagent le même désir légitime de connaître, d’avoir mais surtout d’être plus. Le nombre de personnes qui émigrent d’un continent à l’autre, de même que celui de ceux qui se déplacent à l’intérieur de leurs propres pays et de leurs propres aires géographiques, est impressionnant. Les flux migratoires contemporains constituent le plus vaste mouvement de personnes, sinon de peuples, de tous les temps. En marche avec les migrants et les réfugiés, l’Église s’engage à comprendre les causes qui sont aux origines des migrations, mais aussi à travailler pour dépasser les effets négatifs et à valoriser les retombées positives sur les communautés d’origine, de transit et de destination des mouvements migratoires.

Malheureusement, alors que nous encourageons le développement vers un monde meilleur, nous ne pouvons pas taire le scandale de la pauvreté dans ses diverses dimensions. Violence, exploitation, discrimination, marginalisation, approches restrictives aux libertés fondamentales, aussi bien des individus que des collectivités, sont quelques-uns des principaux éléments de la pauvreté à vaincre. Bien des fois justement ces aspects caractérisent les déplacements migratoires, liant migrations et pauvreté. Fuyant des situations de misère ou de persécution vers des perspectives meilleures, ou pour avoir la vie sauve, des millions de personnes entreprennent le voyage migratoire et, alors qu’elles espèrent trouver la réalisation de leurs attentes, elles rencontrent souvent méfiance, fermeture et exclusion et sont frappées par d’autres malheurs, souvent encore plus graves et qui blessent leur dignité humaine.

La réalité des migrations, avec les dimensions qu’elle présente en notre époque de la mondialisation, demande à être affrontée et gérée d’une manière nouvelle, équitable et efficace, qui exige avant tout une coopération internationale et un esprit de profonde solidarité et de compassion. La collaboration aux différents niveaux est importante, avec l’adoption, par tous, des instruments normatifs qui protègent et promeuvent la personne humaine. Le Pape Benoît XVI en a tracé les lignes en affirmant qu’« une telle politique doit être développée en partant d’une étroite collaboration entre les pays d’origine des migrants et les pays où ils se rendent; elle doit s’accompagner de normes internationales adéquates, capables d’harmoniser les divers ordres législatifs, dans le but de sauvegarder les exigences et les droits des personnes et des familles émigrées et, en même temps, ceux des sociétés où arrivent ces mêmes émigrés » (Lett. enc. Caritas in veritate, 29 juin 2009, n. 62). Travailler ensemble pour un monde meilleur réclame une aide réciproque entre pays, avec disponibilité et confiance, sans élever de barrières insurmontables. Une bonne synergie peut encourager les gouvernants pour affronter les déséquilibres socioéconomiques et une mondialisation sans règles, qui font partie des causes des migrations dans lesquelles les personnes sont plus victimes que protagonistes. Aucun pays ne peut affronter seul les difficultés liées à ce phénomène, qui est si vaste qu’il concerne désormais tous les continents dans le double mouvement d’immigration et d’émigration.

Il est important, ensuite, de souligner comment cette collaboration commence déjà par l’effort que chaque pays devrait faire pour créer de meilleures conditions économiques et sociales chez lui, de sorte que l’émigration ne soit pas l’unique option pour celui qui cherche paix, justice, sécurité, et plein respect de la dignité humaine. Créer des possibilités d’embauche dans les économies locales, évitera en outre la séparation des familles, et garantira les conditions de stabilité et de sérénité, à chacun et aux collectivités.

Enfin, regardant la réalité des migrants et des réfugiés, il y a un troisième élément que je voudrais mettre en évidence sur le chemin de la construction d’un monde meilleur ; c’est celui du dépassement des préjugés et des incompréhensions dans la manière dont on considère les migrations. Souvent, en effet, l’arrivée de migrants, de personnes déplacées, de demandeurs d’asile et de réfugiés suscite chez les populations locales suspicion et hostilité. La peur nait qu’il se produise des bouleversements dans la sécurité de la société, que soit couru le risque de perdre l’identité et la culture, que s’alimente la concurrence sur le marché du travail, ou même, que soient introduits de nouveaux facteurs de criminalité. Les moyens de communication sociale, en ce domaine ont une grande responsabilité : il leur revient, en effet, de démasquer les stéréotypes et d’offrir des informations correctes où il arrivera de dénoncer l’erreur de certains, mais aussi de décrire l’honnêteté, la rectitude et la grandeur d’âme du plus grand nombre. En cela, un changement d’attitude envers les migrants et les réfugiés est nécessaire de la part de tous ; le passage d’une attitude de défense et de peur, de désintérêt ou de marginalisation – qui, en fin de compte, correspond à la « culture du rejet » – à une attitude qui ait comme base la « culture de la rencontre », seule capable de construire un monde plus juste et fraternel, un monde meilleur. Les moyens de communication, eux aussi, sont appelés à entrer dans cette « conversion des attitudes » et à favoriser ce changement de comportement envers les migrants et les réfugiés.

Je pense aussi à la manière dont la Sainte Famille de Nazareth a vécu l’expérience du refus au début de sa route : Marie « mit au monde son fils premier né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune » (Lc 2,7). Plus encore, Jésus, Marie et Joseph ont fait l’expérience de ce que signifie laisser sa propre terre et être migrants : menacés par la soif de pouvoir d’Hérode, ils ont été contraints de fuir et de se réfugier en Égypte (cf. Mt 2, 13-14). Mais le cœur maternel de Marie et le cœur prévenant de Joseph, Gardien de la Sainte Famille, ont toujours gardé la confiance que Dieu ne les abandonnerait jamais. Par leur intercession, que cette même certitude soit toujours ferme, dans le cœur du migrant et du réfugié.

En répondant au mandat du Christ « Allez, et de toutes les nations faites des disciples », l’Église est appelée à être le Peuple de Dieu qui embrasse tous les peuples, et qui porte à tous les peuples l’annonce de l’Évangile, puisque, sur le visage de toute personne est imprimé le visage du Christ ! Là se trouve la racine la plus profonde de la dignité de l’être humain, qui est toujours à respecter et à protéger. Ce ne sont pas tant les critères d’efficacité, de productivité, de classe sociale, d’appartenance ethnique ou religieuse qui fondent la dignité de la personne, mais le fait d’être créés à l’image et à la ressemblance de Dieu (cf. Gn1, 26-27), et plus encore le fait d’être enfants de Dieu ; tout être humain est enfant de Dieu ! L’image du Christ est imprimée en lui ! Il s’agit alors de voir, nous d’abord et d’aider ensuite les autres à voir dans le migrant et dans le réfugié, non pas seulement un problème à affronter, mais un frère et une sœur à accueillir, à respecter et à aimer, une occasion que la Providence nous offre pour contribuer à la construction d’une société plus juste, une démocratie plus accomplie, un pays plus solidaire, un monde plus fraternel et une communauté chrétienne plus ouverte, selon l’Évangile. Les migrations peuvent faire naître la possibilité d’une nouvelle évangélisation, ouvrir des espaces à la croissance d’une nouvelle humanité, annoncée par avance dans le mystère pascal : une humanité pour laquelle toute terre étrangère est une patrie et toute patrie est une terre étrangère.

Chers migrants et réfugiés ! Ne perdez pas l’espérance qu’à vous aussi est réservé un avenir plus assuré, que sur vos sentiers vous pourrez trouver une main tendue, qu’il vous sera donné de faire l’expérience de la solidarité fraternelle et la chaleur de l’amitié ! À vous tous et à ceux qui consacrent leur vie et leurs énergies à vos côtés, je vous assure de ma prière et je vous donne de tout cœur la Bénédiction apostolique.

Du Vatican, le 5 août 2013.

FRANÇOIS

 

 


site Zenit

 

MESSAGE OF HIS HOLINESS FRANCIS
FOR THE 100th WORLD DAY OF MIGRANTS AND REFUGEES

19 January 2014.

"Towards a Better World."


VATICAN CITY, September 24, 2013 (Zenit.org) - Here is the Holy Father’s message for the World Day of Migrants and Refugees which will be held on January 19th, 2014 under the theme "Migrants and Refugees:

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"Migrants and Refugees: Towards a Better World"

Dear Brothers and Sisters,

Our societies are experiencing, in an unprecedented way, processes of mutual interdependence and interaction on the global level. While not lacking problematic or negative elements, these processes are aimed at improving the living conditions of the human family, not only economically, but politically and culturally as well. Each individual is a part of humanity and, with the entire family of peoples, shares the hope of a better future. This consideration inspired the theme I have chosen for the World Day of Migrants and Refugees this year: Migrants and Refugees: Towards a Better World.

In our changing world, the growing phenomenon of human mobility emerges, to use the words of Pope Benedict XVI, as a "sign of the times" (cf. Message for the 2006 World Day of Migrants and Refugees). While it is true that migrations often reveal failures and shortcomings on the part of States and the international community, they also point to the aspiration of humanity to enjoy a unity marked by respect for differences, by attitudes of acceptance and hospitality which enable an equitable sharing of the world’s goods, and by the protection and the advancement of the dignity and centrality of each human being.

From the Christian standpoint, the reality of migration, like other human realities, points to the tension between the beauty of creation, marked by Grace and the Redemption, and the mystery of sin. Solidarity, acceptance, and signs of fraternity and understanding exist side by side with rejection, discrimination, trafficking and exploitation, suffering and death. Particularly disturbing are those situations where migration is not only involuntary, but actually set in motion by various forms of human trafficking and enslavement. Nowadays, "slave labour" is common coin! Yet despite the problems, risks and difficulties to be faced, great numbers of migrants and refugees continue to be inspired by confidence and hope; in their hearts they long for a better future, not only for themselves but for their families and those closest to them.

What is involved in the creation of "a better world"? The expression does not allude naively to abstract notions or unattainable ideals; rather, it aims at an authentic and integral development, at efforts to provide dignified living conditions for everyone, at finding just responses to the needs of individuals and families, and at ensuring that God’s gift of creation is respected, safeguarded and cultivated. The Venerable Paul VI described the aspirations of people today in this way: "to secure a sure food supply, cures for diseases and steady employment… to exercise greater personal resonsibility; to do more, to learn more, and have more, in order to be more" (Populorum Progressio, 6).

Our hearts do desire something "more". Beyond greater knowledge or possessions, they want to "be" more. Development cannot be reduced to economic growth alone, often attained without a thought for the poor and the vulnerable. A better world will come about only if attention is first paid to individuals; if human promotion is integral, taking account of every dimension of the person, including the spiritual; if no one is neglected, including the poor, the sick, prisoners, the needy and the stranger (cf. Mt 25:31-46); if we can prove capable of leaving behind a throwaway culture and embracing one of encounter and acceptance.

Migrants and refugees are not pawns on the chessboard of humanity. They are children, women and men who leave or who are forced to leave their homes for various reasons, who share a legitimate desire for knowing and having, but above all for being more. The sheer number of people migrating from one continent to another, or shifting places within their own countries and geographical areas, is striking. Contemporary movements of migration represent the largest movement of individuals, if not of peoples, in history. As the Church accompanies migrants and refugees on their journey, she seeks to understand the causes of migration, but she also works to overcome its negative effects, and to maximize its positive influence on the communities of origin, transit and destination.

While encouraging the development of a better world, we cannot remain silent about the scandal of poverty in its various forms. Violence, exploitation, discrimination, marginalization, restrictive approaches to fundamental freedoms, whether of individuals or of groups: these are some of the chief elements of poverty which need to be overcome. Often these are precisely the elements which mark migratory movements, thus linking migration to poverty. Fleeing from situations of extreme poverty or persecution in the hope of a better future, or simply to save their own lives, millions of persons choose to migrate. Despite their hopes and expectations, they often encounter mistrust, rejection and exclusion, to say nothing of tragedies and disasters which offend their human dignity.

The reality of migration, given its new dimensions in our age of globalization, needs to be approached and managed in a new, equitable and effective manner; more than anything, this calls for international cooperation and a spirit of profound solidarity and compassion. Cooperation at different levels is critical, including the broad adoption of policies and rules aimed at protecting and promoting the human person. Pope Benedict XVI sketched the parameters of such policies, stating that they "should set out from close collaboration between the migrants’ countries of origin and their countries of destination; they should be accompanied by adequate international norms able to coordinate different legislative systems with a view to safeguarding the needs and rights of individual migrants and their families, and at the same time, those of the host countries" (Caritas in Veritate, 62). Working together for a better world requires that countries help one another, in a spirit of willingness and trust, without raising insurmountable barriers. A good synergy can be a source of encouragement to government leaders as they confront socioeconomic imbalances and an unregulated globalization, which are among some of the causes of migration movements in which individuals are more victims than protagonists. No country can singlehandedly face the difficulties associated with this phenomenon, which is now so widespread that it affects every continent in the twofold movement of immigration and emigration.

It must also be emphasized that such cooperation begins with the efforts of each country to create better economic and social conditions at home, so that emigration will not be the only option left for those who seek peace, justice, security and full respect of their human dignity. The creation of opportunities for employment in the local economies will also avoid the separation of families and ensure that individuals and groups enjoy conditions of stability and serenity.

Finally, in considering the situation of migrants and refugees, I would point to yet another element in building a better world, namely, the elimination of prejudices and presuppositions in the approach to migration. Not infrequently, the arrival of migrants, displaced persons, asylum-seekers and refugees gives rise to suspicion and hostility. There is a fear that society will become less secure, that identity and culture will be lost, that competition for jobs will become stiffer and even that criminal activity will increase. The communications media have a role of great responsibility in this regard: it is up to them, in fact, to break down stereotypes and to offer correct information in reporting the errors of a few as well as the honesty, rectitude and goodness of the majority. A change of attitude towards migrants and refugees is needed on the part of everyone, moving away from attitudes of defensiveness and fear, indifference and marginalization – all typical of a throwaway culture – towards attitudes based on a culture of encounter, the only culture capable of building a better, more just and fraternal world. The communications media are themselves called to embrace this "conversion of attitudes" and to promote this change in the way migrants and refugees are treated.

I think of how even the Holy Family of Nazareth experienced initial rejection: Mary "gave birth to her firstborn son, and wrapped him in swaddling cloths, and laid him in a manger, because there was no place for them in the inn" (Lk 2:7). Jesus, Mary and Joseph knew what it meant to leave their own country and become migrants: threatened by Herod’s lust for power, they were forced to take flight and seek refuge in Egypt (cf. Mt 2:13-14). But the maternal heart of Mary and the compassionate heart of Joseph, the Protector of the Holy Family, never doubted that God would always be with them. Through their intercession, may that same firm certainty dwell in the heart of every migrant and refugee.

The Church, responding to Christ’s command to "go and make disciples of all nations", is called to be the People of God which embraces all peoples and brings to them the proclamation of the Gospel, for the face of each person bears the mark of the face of Christ! Here we find the deepest foundation of the dignity of the human person, which must always be respected and safeguarded. It is less the criteria of efficiency, productivity, social class, or ethnic or religious belonging which ground that personal dignity, so much as the fact of being created in God’s own image and likeness (cf. Gen 1:26-27) and, even more so, being children of God. Every human being is a child of God! He or she bears the image of Christ! We ourselves need to see, and then to enable others to see, that migrants and refugees do not only represent a problem to be solved, but are brothers and sisters to be welcomed, respected and loved. They are an occasion that Providence gives us to help build a more just society, a more perfect democracy, a more united country, a more fraternal world and a more open and evangelical Christian community. Migration can offer possibilities for a new evangelization, open vistas for the growth of a new humanity foreshadowed in the paschal mystery: a humanity for which every foreign country is a homeland and every homeland is a foreign country.

Dear migrants and refugees! Never lose the hope that you too are facing a more secure future, that on your journey you will encounter an outstretched hand, and that you can experience fraternal solidarity and the warmth of friendship! To all of you, and to those who have devoted their lives and their efforts to helping you, I give the assurance of my prayers and I cordially impart my Apostolic Blessing.

From the Vatican, 5 August 2013

FRANCIS