Nouvelles du 26-12- 2007
Texte Pris sur le site Zénith
Message de Noël 2007 du pape Benoît XVI Urbi et Orbi (texte intégral)
(Bénédiction en 63 langues)Photos du webmaster MG sur la place St Pierre le 25 Décembre 2007
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Benoît XVI proche de qui souffre la misère, linjustice et la guerreMessage de Noël centré sur lespérance
ROME, Mardi 25 décembre 2007 (ZENIT.org) - Le jour de Noël est un jour de « grande espérance » souligne Benoît XVI qui manifeste sa proximité à qui souffre la misère, l'injustice et la guerre et invoque la « consolation » et le « réconfort » qu'apporte l'Enfant Jésus au monde d'aujourd'hui.Le pape a proclamé son message de Noël à midi, ce 25 décembre, depuis le balcon central de la basilique Saint-Pierre.
« Un jour saint est apparu pour nous', disait le pape. Un jour de grande espérance : aujourd'hui nous est né le Sauveur de l'humanité ! La naissance d'un enfant apporte normalement une lumière d'espérance à ceux qui l'attendent avec impatience ».
« Dans le secret et le silence de cette nuit sainte, s'est allumée pour tout homme une lumière splendide et sans déclin ; la grande espérance, porteuse de bonheur, est arrivée dans le monde : Le Verbe s'est fait chair et nous avons contemplé sa gloire' (Jn 1, 14) », affirmait le pape.
A propos de la bonté de la Création, le pape rappelait : « Toutes les créatures sont fondamentalement bonnes et portent en elles l'empreinte de Dieu, une étincelle de sa lumière ».
Benoît XVI insistait sur la « consolation » de Noël : « La lumière du Christ, qui vient illuminer tout être humain, peut enfin briller et être la consolation pour toutes les personnes qui se trouvent dans les ténèbres de la misère, de l'injustice, de la guerre ; pour les personnes dont est encore niée la légitime aspiration à une existence plus assurée, à la santé, à l'éducation, à un emploi stable, à une participation plus pleine aux responsabilités civiles et politiques, hors de toute oppression et à l'abri de conditions qui offensent la dignité humaine ».
Le pape évoquait les victimes du terrorisme ou du désatre écologique : « Ce sont tout particulièrement les franges les plus vulnérables, les enfants, les femmes, les personnes âgées, qui sont les victimes de conflits armés sanglants, du terrorisme et des violences de toutes sortes, qui provoquent des souffrances inouïes à des populations entières. Dans le même temps, les tensions ethniques, religieuses et politiques, l'instabilité, les rivalités, les oppositions, les injustices et les discriminations, qui déchirent le tissu intérieur de nombreux pays, enveniment les relations internationales. Et dans le monde, le nombre des migrants, des réfugiés, des déplacés, va toujours croissant, à cause aussi des catastrophes naturelles, qui sont souvent la conséquence de préoccupants désastres écologiques ».
Le pape citait le Darfour, la Somalie et le nord de la République démocratique du Congo, les confins de l'Érythrée et de l'Éthiopie, le Moyen-Orient (Iraq, Liban, Terre Sainte), l'Afghanistan, le Pakistan et le Sri Lanka, les Balkans « et tant d'autres situations de crise, souvent malheureusement oubliées ».
Le pape souhaitait que « l'Enfant Jésus apporte le réconfort aux personnes qui sont dans l'épreuve et donne aux responsables des gouvernements la sagesse et le courage de rechercher et de trouver des solutions humaines, justes et durables ».
Dans un monde trop occupé pour accueilir le Christ, le pape invitait pourtant : « À la soif de sens et de valeur qui habite le monde d'aujourd'hui, à la recherche de bien-être et de paix qui marque la vie de toute l'humanité, aux attentes des pauvres, le Christ, vrai Dieu et vrai Homme, répond par sa Naissance. Que les personnes et les peuples n'aient pas peur de le reconnaître et de l'accueillir ; avec Lui, « une grande lumière » illumine l'horizon de l'humanité ; avec Lui, s'ouvre « un jour saint » qui ne connaît pas de déclin »
« Laissons, disait encore Benoît XVI, la lumière de ce jour se répandre partout : qu'elle entre dans nos curs, qu'elle éclaire et réchauffe nos maisons, qu'elle apporte sérénité et espérance à nos cités, qu'elle donne au monde la paix ! C'est là mon vu pour vous qui m'écoutez. Vu qui se fait prière, humble et confiante, à l'Enfant Jésus, afin que sa lumière fasse disparaître les ténèbres de votre vie et qu'elle vous comble d'amour et de paix ».
Pour apporter au monde la paix
Benoît XVI expliquait le mystère contemplé dans l'Enfant couché dans la crèche auprès de sa Mère et de saint Joseph : « En Jésus, Dieu a assumé ce qui n'était pas tout en restant ce qu'il était : « La toute puissance est entrée dans un corps d'enfant et ne s'est pas soustraite aux lois de l'univers » (cf. S. Augustin, Sermon 184, 1, sur Noël). Il s'est fait homme, Celui qui est le créateur de l'homme pour apporter au monde la paix ».
« En fait, seule la « grande » lumière apparue avec le Christ peut donner aux hommes la paix « véritable » : voilà pourquoi toutes les générations sont appelées à la recevoir, à accueillir le Dieu qui, à Bethléem, s'est fait l'un de nous », ajoutait le pape.
Les protagonistes de Noël : deux conditions
Mais le pape indiquait deux conditions pour pouvoir accueillir le Christ : « la foi » et « l'humilité » : « L'humilité de Marie, elle qui a cru à la parole du Seigneur et qui, la première, inclinée au-dessus de la mangeoire, a adoré le Fruit de son sein; l'humilité de Joseph, homme juste, qui eut le courage de la foi et préféra obéir à Dieu plutôt que d'avoir soin de sa réputation ; l'humilité des bergers, des pauvres bergers anonymes, qui ont accueilli l'annonce du messager céleste et sont allés en hâte vers la grotte où ils ont trouvé l'enfant qui venait de naître, et là, pleins d'étonnement, ils l'ont adoré en louant Dieu (cf. Lc 2, 15-20). Les petits, les pauvres de cur : voilà les protagonistes de Noël, hier comme aujourd'hui ; ce sont les protagonistes de toujours dans l'histoire de Dieu, les bâtisseurs infatigables de son Royaume de justice, d'amour et de paix ».
Une espérance certaine
Et d'appliquer cette méditation à l'humanité d'aujourdhui en disant : « Hommes et femmes de notre temps, pour nous aussi le Christ vient apporter la lumière, pour nous aussi, il vient donner la paix ! (...) Oui ! Son message de paix est pour tous; c'est pour tous qu'il vient s'offrir lui-même comme espérance certaine du salut ».
Anita S. Bourdin
« Bon Noël ! » : le tour du monde de Benoît XVI en 63 langues
Vux du pape à la Ville et au Monde
ROME, Mardi 25 décembre 2007 (ZENIT.org) - Benoît XVI a souhaité un heureux Noël au monde, en 63 langues, depuis le balcon central de la basilique Saint-Pierre, la « loggia des bénédictions », avant d'accorder sa bénédiction Urbi et Orbi, « à la Ville et au Monde ».Un message et une bénédiction suivie par des milliers de visiteurs place Saint-Pierre et des millions d'auditeurs et de téléspectateurs dans 57 Nations, grâce à 89 réseaux télévisés. La messe de Minuit a été diffusée dans 60 Nations grâce à 95 réseaux télévisuels, indique le Conseil pontifical pour les communications sociales.
Noël, héritage culturel et spirituel
A la Ville de Rome, et à « toute la Nation italienne », le pape souhaitait de conserver « l'héritage culturel et spirituel » de Noël en disant: « Que la naissance du Christ apporte à tous la sérénité et la joie, et qu'elle réveille en chacun le désir de témoigner des valeurs de la vie, de la famille, de l'amour et de la paix, évoqués par le grand mystère de l'Incarnation et de la Naissance de Jésus ! Noël est une fête chrétienne qui fait partie du patrimoine spirituel de nos communautés. Puisse la noble Nation italienne conserver cet héritage culturel et religieux pour construire un avenir d'espérance. Bon Noël ! »
Ensuite le tour du monde du pape a commencé par la France, « Fille aînée de l'Eglise », et par les francophones : « Heureuse et sainte fête de Noël ! Que le Christ Sauveur vous garde dans l'espérance et qu'il vous fasse le don de la paix profonde ! », disait le pape.
Benoît XVI a salué les peuples africains parlant kirundi et kinyarwanda en disant: « Gumya umutima mu mahoro! Noeli nziza! »
En Malgache, Benoît XVI disait : « Arahaba tratrin'i Noely ».
Et en Vietnamien : « Chúc mùng giáng sinh ».
Anita S. Bourdin
texte intégral
ROME, Mardi 25 décembre 2007 (ZENIT.org) - Le jour de Noël est un jour de « grande espérance » souligne Benoît XVI qui manifeste sa proximité à qui souffre la misère, l'injustice et la guerre et invoque la « consolation » et le « réconfort » qu'apporte l'Enfant Jésus au monde d'aujourd'hui.
Le pape a proclamé ce message de Noël à midi, ce 25 décembre, depuis le balcon central de la basilique Saint-Pierre.
« Un jour saint est apparu pour nous.
Venez tous adorer le Seigneur.
Aujourd'hui une grande lumière est descendue sur la terre ».
(Messe du jour de Noël, acclamation à l'Évangile)
Chers Frères et Surs!
«Un jour saint est apparu pour nous». Un jour de grande espérance : aujourd'hui nous est né le Sauveur de l'humanité ! La naissance d'un enfant apporte normalement une lumière d'espérance à ceux qui l'attendent avec impatience. Lorsque Jésus est né dans la grotte de Bethléem, une « grande lumière » est apparue sur la terre ; une grande espérance a pénétré le cur de ceux qui l'attendaient : « lux magna », chante la liturgie de ce jour de Noël. Ce ne fut certainement pas une « grande lumière » selon le critère de ce monde, puisque ceux qui, les premiers, la virent, furent seulement Marie, Joseph et quelques bergers, puis les Mages, le vieux Syméon, la prophétesse Anne : ceux que Dieu avaient d'avance choisis. Et pourtant, dans le secret et le silence de cette nuit sainte, s'est allumée pour tout homme une lumière splendide et sans déclin ; la grande espérance, porteuse de bonheur, est arrivée dans le monde : « Le Verbe s'est fait chair et nous avons contemplé sa gloire » (Jn 1, 14).
« Dieu est lumière - affirme saint Jean - en lui point de ténèbres » (1 Jn 1, 5). Dans le livre de la Genèse nous lisons qu'à l'origine de l'univers, « la terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l'abîme ». « Dieu dit : "Que la lumière soit !" et la lumière fut » (Gn 1, 2-3). La Parole créatrice de Dieu - Dabar en hébreu, Verbum en latin, Logos en grec - est Lumière, source de la vie. Tout a été fait par le Logos et sans Lui rien de tout ce qui existe n'a été fait (cf. Jn 1, 3). Voilà pourquoi toutes les créatures sont fondamentalement bonnes et portent en elles l'empreinte de Dieu, une étincelle de sa lumière. Cependant, lorsque Jésus est né de la Vierge Marie, la Lumière elle-même est venue dans le monde : « Dieu né de Dieu, Lumière née de la Lumière » proclamons-nous dans le Credo. En Jésus, Dieu a assumé ce qui n'était pas tout en restant ce qu'il était : « La toute puissance est entrée dans un corps d'enfant et ne s'est pas soustraite aux lois de l'univers » (cf. S. Augustin, Sermon 184, 1, sur Noël). Il s'est fait homme, Celui qui est le créateur de l'homme pour apporter au monde la paix. C'est pourquoi, dans la nuit de Noël, la troupe des anges chante : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes, qu'il aime » (Lc 2, 14).
« Aujourd'hui une grande lumière est descendue sur la terre». La lumière du Christ est porteuse de paix. Dans la Messe de la nuit, la liturgie eucharistique s'ouvrait justement par ce chant : « Aujourd'hui, la paix véritable vient du ciel sur notre terre » (Antienne d'ouverture). En fait, seule la « grande » lumière apparue avec le Christ peut donner aux hommes la paix « véritable » : voilà pourquoi toutes les générations sont appelées à la recevoir, à accueillir le Dieu qui, à Bethléem, s'est fait l'un de nous.
C'est cela Noël ! Événement historique et mystère d'amour qui depuis plus de deux mille ans interpelle les hommes et les femmes de tout temps et de tous lieux. C'est le jour saint où resplendit la « grande lumière » du Christ, porteuse de paix ! Il est vrai que pour la reconnaître, pour l'accueillir, il faut la foi, il faut l'humilité. L'humilité de Marie, elle qui a cru à la parole du Seigneur et qui, la première, inclinée au-dessus de la mangeoire, a adoré le Fruit de son sein; l'humilité de Joseph, homme juste, qui eut le courage de la foi et préféra obéir à Dieu plutôt que d'avoir soin de sa réputation ; l'humilité des bergers, des pauvres bergers anonymes, qui ont accueilli l'annonce du messager céleste et sont allés en hâte vers la grotte où ils ont trouvé l'enfant qui venait de naître, et là, pleins d'étonnement, ils l'ont adoré en louant Dieu (cf. Lc 2, 15-20). Les petits, les pauvres de cur : voilà les protagonistes de Noël, hier comme aujourd'hui ; ce sont les protagonistes de toujours dans l'histoire de Dieu, les bâtisseurs infatigables de son Royaume de justice, d'amour et de paix.
Dans le silence de la nuit de Bethléem Jésus est né et a été reçu entre des mains pleines de sollicitude. Et maintenant, en ce Noël qui est le nôtre et où continue à résonner l'annonce joyeuse de sa naissance rédemptrice, qui est prêt à lui ouvrir la porte de son cur ? Hommes et femmes de notre temps, pour nous aussi le Christ vient apporter la lumière, pour nous aussi, il vient donner la paix ! Mais qui, dans la nuit du doute et des incertitudes, veille avec un cur vigilant et priant ? Qui attend l'aurore du jour nouveau en tenant allumée la petite flamme de la foi ? Qui prend le temps d'écouter sa parole et de se laisser prendre et fasciner par son amour ? Oui ! Son message de paix est pour tous; c'est pour tous qu'il vient s'offrir lui-même comme espérance certaine du salut.
La lumière du Christ, qui vient illuminer tout être humain, peut enfin briller et être la consolation pour toutes les personnes qui se trouvent dans les ténèbres de la misère, de l'injustice, de la guerre ; pour les personnes dont est encore niée la légitime aspiration à une existence plus assurée, à la santé, à l'éducation, à un emploi stable, à une participation plus pleine aux responsabilités civiles et politiques, hors de toute oppression et à l'abri de conditions qui offensent la dignité humaine. Ce sont tout particulièrement les franges les plus vulnérables, les enfants, les femmes, les personnes âgées, qui sont les victimes de conflits armés sanglants, du terrorisme et des violences de toutes sortes, qui provoquent des souffrances inouïes à des populations entières. Dans le même temps, les tensions ethniques, religieuses et politiques, l'instabilité, les rivalités, les oppositions, les injustices et les discriminations, qui déchirent le tissu intérieur de nombreux pays, enveniment les relations internationales. Et dans le monde, le nombre des migrants, des réfugiés, des déplacés, va toujours croissant, à cause aussi des catastrophes naturelles, qui sont souvent la conséquence de préoccupants désastres écologiques.
En ce jour de paix, ma pensée se tourne surtout vers les lieux où résonne le bruit des armes : les terres déchirées du Darfour, la Somalie et le nord de la République démocratique du Congo, les confins de l'Érythrée et de l'Éthiopie, tout le Moyen-Orient, en particulier l'Iraq, le Liban et la Terre Sainte, ainsi que l'Afghanistan, le Pakistan et le Sri Lanka, la région des Balkans et tant d'autres situations de crise, souvent malheureusement oubliées. Que l'Enfant Jésus apporte le réconfort aux personnes qui sont dans l'épreuve et donne aux responsables des gouvernements la sagesse et le courage de rechercher et de trouver des solutions humaines, justes et durables. À la soif de sens et de valeur qui habite le monde d'aujourd'hui, à la recherche de bien-être et de paix qui marque la vie de toute l'humanité, aux attentes des pauvres, le Christ, vrai Dieu et vrai Homme, répond par sa Naissance. Que les personnes et les peuples n'aient pas peur de le reconnaître et de l'accueillir ; avec Lui, « une grande lumière » illumine l'horizon de l'humanité ; avec Lui, s'ouvre « un jour saint » qui ne connaît pas de déclin. Que ce Noël soit vraiment pour tous un jour de joie, d'espérance et de paix !
« Venez tous adorer le Seigneur ». Avec Marie, Joseph et les bergers, avec les Mages et la troupe innombrable des humbles adorateurs de l'Enfant nouveau-né qui, tout au long des siècles, ont accueilli le mystère de Noël, nous aussi, Frères et Surs de tous les continents, laissons la lumière de ce jour se répandre partout : qu'elle entre dans nos curs, qu'elle éclaire et réchauffe nos maisons, qu'elle apporte sérénité et espérance à nos cités, qu'elle donne au monde la paix ! C'est là mon vu pour vous qui m'écoutez. Vu qui se fait prière, humble et confiante, à l'Enfant Jésus, afin que sa lumière fasse disparaître les ténèbres de votre vie et qu'elle vous comble d'amour et de paix. Que le Seigneur, qui a fait resplendir dans le Christ son visage de miséricorde vous comble de son bonheur et vous rende messagers de sa bonté ! Bon Noël !
site Zenith
Date: 2007-12-25
Benedict XVI's Christmas Message
Photos from the webmaster MG on St Peter 's Place the 25th December 2007"Neither Individuals Nor Nations Should Be Afraid to Recognize and Welcome Him"
VATICAN CITY, DEC. 25, 2007 (Zenit.org).- Here is a Vatican translation of Benedict XVI's Christmas message, which he delivered from the main balcony of St. Peter's Basilica today at noon.
Christmas Requires Humility of Us, Says Pope ( Integral Text)
Contends That Christ's Birth Isn't "Great" by World's Standards
VATICAN CITY, DEC. 25, 2007 (Zenit.org).- Today a great light and hope entered the world, but humility is needed in order to see and accept it, said Benedict XVI in his traditional Christmas message.
The Pope affirmed this today from the central balcony at St. Peter's. He gave a Christmas greeting in 63 languages then gave his blessing "urbi et orbi" (to the city of Rome and the world).
"The birth of a child normally brings a light of hope to those who are waiting anxiously," the Holy Father said. "When Jesus was born in the stable at Bethlehem, a 'great light' appeared on earth; a great hope entered the hearts of those who awaited him: in the words of today's Christmas liturgy, 'lux magna.'
"Admittedly it was not 'great' in the manner of this world. [...] Yet, in the shadows and silence of that holy night, a great and inextinguishable light shone forth for every man; the great hope that brings happiness entered into the world.
The Pontiff reflected on the mystery of Christmas as the coming of light into the world.
"The creative Word of God is light, the source of life. All things were made through the Logos, not one thing had its being but through him," he said. "That is why all creatures are fundamentally good and bear within themselves the stamp of God, a spark of his light.
"Nevertheless, when Jesus was born of the Virgin Mary, the Light himself came into the world. [...] In Jesus, God assumed what he was not, while remaining what he was: 'Omnipotence entered an infant's body and did not cease to govern the universe.'
"The Creator of man became man in order to bring peace to the world. For this reason, during Christmas night, the hosts of angels sing: 'Glory to God in the highest, and peace on earth to those whom he loves.'
Humility
Benedict XVI said the light of Christ is the bearer of peace. Quoting the entrance antiphon of Christmas Midnight Mass, he said, "Today true peace has come down to us from heaven."
He continued: "Indeed, it is only the 'great' light manifested in Christ that can give 'true' peace to men: That is why every generation is called to welcome it, to welcome the God who in Bethlehem became one of us.
"This is Christmas -- the historical event and the mystery of love, which for more than 2,000 years has spoken to men and women of every era and every place. It is the holy day on which the 'great light' of Christ shines forth, bearing peace!"
If we are to recognize the light, the Pope affirmed, "faith is needed and humility is needed."
Humility, he said, like that of "Mary, who believed in the word of the Lord and, bending low over the manger, was the first to adore the fruit of her womb; the humility of Joseph, the just man, who had the courage of faith and preferred to obey God rather than to protect his own reputation; the humility of the shepherds, the poor and anonymous shepherds, who received the proclamation of the heavenly messenger and hastened toward the stable, where they found the newborn child and worshipped him, full of astonishment, praising God."
"The little ones, the poor in spirit: They are the key figures of Christmas, in the past and in the present," the Pope said. "They have always been the key figures of God's history, the indefatigable builders of his Kingdom of justice, love and peace."
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Integral text :
"A holy day has dawned upon us.
Come you nations and adore the Lord.
Today a great light has come upon the earth."
(Day Mass of Christmas, Gospel Acclamation)
Dear Brothers and Sisters! "A holy day has dawned upon us." A day of great hope: today the Saviour of mankind is born. The birth of a child normally brings a light of hope to those who are waiting anxiously. When Jesus was born in the stable at Bethlehem, a "great light" appeared on earth; a great hope entered the hearts of those who awaited him: in the words of today's Christmas liturgy, "lux magna". Admittedly it was not "great" in the manner of this world, because the first to see it were only Mary, Joseph and some shepherds, then the Magi, the old man Simeon, the prophetess Anna: those whom God had chosen. Yet, in the shadows and silence of that holy night, a great and inextinguishable light shone forth for every man; the great hope that brings happiness entered into the world: "the Word was made flesh and we saw his glory" (Jn 1:14).
"God is light", says Saint John, "and in him is no darkness at all" (1 Jn 1:5). In the Book of Genesis we read that when the universe was created, "the earth was without form and void, and darkness was upon the face of the deep." "God said, Let there be light'; and there was light." (Gen 1:2-3). The creative Word of God is Light, the source of life. All things were made through the Logos, not one thing had its being but through him (cf. Jn 1:3). That is why all creatures are fundamentally good and bear within themselves the stamp of God, a spark of his light. Nevertheless, when Jesus was born of the Virgin Mary, the Light himself came into the world: in the words of the Creed, "God from God, Light from Light". In Jesus, God assumed what he was not, while remaining what he was: "omnipotence entered an infant's body and did not cease to govern the universe" (cf. Saint Augustine, Sermo 184, No. 1 on Christmas). The Creator of man became man in order to bring peace to the world. For this reason, during Christmas night, the hosts of angels sing: "Glory to God in the highest, and peace on earth to those whom he loves" (Lk 2:14).
"Today a great light has come upon the earth". The Light of Christ is the bearer of peace. At Midnight Mass, the Eucharistic liturgy begins with this very chant: "Today true peace has come down to us from heaven" (Entrance Antiphon). Indeed, it is only the "great" light manifested in Christ that can give "true" peace to men: that is why every generation is called to welcome it, to welcome the God who in Bethlehem became one of us.
This is Christmas - the historical event and the mystery of love, which for more than two thousand years has spoken to men and women of every era and every place. It is the holy day on which the "great light" of Christ shines forth, bearing peace! Certainly, if we are to recognize it, if we are to receive it, faith is needed and humility is needed. The humility of Mary, who believed in the word of the Lord and, bending low over the manger, was the first to adore the fruit of her womb; the humility of Joseph, the just man, who had the courage of faith and preferred to obey God rather than to protect his own reputation; the humility of the shepherds, the poor and anonymous shepherds, who received the proclamation of the heavenly messenger and hastened towards the stable, where they found the new-born child and worshipped him, full of astonishment, praising God (cf. Lk 2:15-20). The little ones, the poor in spirit: they are the key figures of Christmas, in the past and in the present; they have always been the key figures of God's history, the indefatigable builders of his Kingdom of justice, love and peace.
In the silence of that night in Bethlehem, Jesus was born and lovingly welcomed. And now, on this Christmas Day, when the joyful news of his saving birth continues to resound, who is ready to open the doors of his heart to the holy child? Men and women of this modern age, Christ comes also to us bringing his light, he comes also to us granting peace! But who is watching, in the night of doubt and uncertainty, with a vigilant, praying heart? Who is waiting for the dawn of the new day, keeping alight the flame of faith? Who has time to listen to his word and to become enfolded and entranced by his love? Yes! His message of peace is for everyone; he comes to offer himself to all people as sure hope for salvation.
Finally, may the light of Christ, which comes to enlighten every human being, shine forth and bring consolation to those who live in the darkness of poverty, injustice and war; to those who are still denied their legitimate aspirations for a more secure existence, for health, education, stable employment, for fuller participation in civil and political responsibilities, free from oppression and protected from conditions that offend against human dignity. It is the most vulnerable members of society - women, children, the elderly - who are so often the victims of brutal armed conflicts, terrorism and violence of every kind, which inflict such terrible sufferings on entire populations. At the same time, ethnic, religious and political tensions, instability, rivalry, disagreements, and all forms of injustice and discrimination are destroying the internal fabric of many countries and embittering international relations. Throughout the world the number of migrants, refugees and evacuees is also increasing because of frequent natural disasters, often caused by alarming environmental upheavals.
On this day of peace, my thoughts turn especially to those places where the grim sound of arms continues to reverberate; to the tortured regions of Darfur, Somalia, the north of the Democratic Republic of Congo, the border between Eritrea and Ethiopia; to the whole of the Middle East - especially Iraq, Lebanon and the Holy Land; to Afghanistan, Pakistan and Sri Lanka, to the Balkans and to many other crisis situations that unfortunately are frequently forgotten. May the Child Jesus bring relief to those who are suffering and may he bestow upon political leaders the wisdom and courage to seek and find humane, just and lasting solutions. To the thirst for meaning and value so characteristic of today's world, to the search for prosperity and peace that marks the lives of all mankind, to the hopes of the poor: Christ - true God and true Man - responds with his Nativity. Neither individuals nor nations should be afraid to recognize and welcome him: with Him "a shining light" brightens the horizon of humanity; in him "a holy day" dawns that knows no sunset. May this Christmas truly be for all people a day of joy, hope and peace!
"Come you nations and adore the Lord." With Mary, Joseph and the shepherds, with the Magi and the countless host of humble worshippers of the new-born Child, who down the centuries have welcomed the mystery of Christmas, let us too, brothers and sisters from every continent, allow the light of this day to spread everywhere: may it enter our hearts, may it brighten and warm our homes, may it bring serenity and hope to our cities, and may it give peace to the world. This is my earnest wish for you who are listening. A wish that grows into a humble and trustful prayer to the Child Jesus, that his light will dispel all darkness from your lives and fill you with love and peace. May the Lord, who has made his merciful face to shine in Christ, fill you with his happiness and make you messengers of his goodness. Happy Christmas!
[Original text: Italian]
[After the traditional blessing "urbi et orbi" (to the city of Rome and the world), the Pope gave Christmas greetings in 63 languages. In English, he said:]
May the birth of the Prince of Peace remind the world where its true happiness lies; and may your hearts be filled with hope and joy, for the Saviour has been born for us.