Nouvelles du 26-12- 2007
Texte Pris sur le site Zénith
Homélie du Pape Benoît XVI Messe de Minuit (texte intégral)
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le 24 au soir
Le sapin don de la région de la Province autonome italienne de Bozen-Bolzano, près de la frontière autrichienne.
fait 26m de haut, a 140 ans et pèse 3 tonnes. Il y a 2000 lumières
La 3è photo le 25 avec l'enfant Jésus
Photos du webmaster MG sur la place St Pierre le 25 Décembre 2007
Messe de Minuit : Noël, au service des personnes marginaliséesHomélie de Benoît XVI
ROME, Mardi 25 décembre 2007 (ZENIT.org) - « Dieu ne se laisse pas mettre dehors » : dans son homélie pour la messe de Minuit au Vatican, Benoît XVI a montré comment Dieu n'abandonne pas l'humanité même si l'humanité ne semble plus lui faire de place.. Le pape invite les fidèles à sortir de leur « enfermement » et à se mettre « au service des personnes marginalisées, dans lesquelles Dieu nous attend ».Le pape a présidé la messe de la nuit, à minuit, en la basilique vaticane, en partant de l'image de l'Enfant Jésus, de sa Mère et de saint Joseph qui ne trouvent pas de place dans la salle ».
Mais dans la basilique non plus il n'y avait pas assez de place : une longue file de visiteurs espérait encore entrer, 45 minutes avant le début de la célébration, et ont dû suivre la messe depuis le parvis, grâce aux écrans géants, dans la douceur de cette nuit de décembre. Aujourd'hui encore, le mercure indiquait 16 degrés à l'ombre à la mi-journée. Car les nuages n'étaient pas assez denses pour offusquer le bleu intense du ciel romain.
La douceur a aussi permis des manifestations de joie prolongées devant la grande crèche de la place Saint-Pierre, au sortir de la messe. Ces visiteurs ukrainiens, par exemple, venaient de s'y rencontrer : Ukrainiens « de Rome », Ukrainiens « du Brésil », Ukrainiens d'Ukraine. Ils se mirent à lancer à tour de rôle tel ou tel chant traditionnel, comme un défi à la mémoire collective, mais immédiatement repris en chur par tous et à quatre voix, ces voix salves rondes et profondes. Les quasi deux heures de célébration, au cur de la nuit, n'étaient pas venues à bout de leurs énergies spirituelles. Et une joie attirante se dégageait de ces retrouvailles chorales autour de l'Enfant de la crèche.
Le pape venait de dire, dans son homélie, à propos du chant des anges à Bethléem : « Selon les Pères, le chant que désormais les anges et les hommes peuvent chanter ensemble fait partie du chant de Noël des anges ; c'est ainsi que la beauté du cosmos s'exprime par la beauté du chant de louange (...). C'est la rencontre avec Jésus Christ qui nous rend capables d'entendre le chant des anges, créant ainsi la véritable musique qui disparaît quand nous perdons la possibilité de chanter ensemble et d'écouter ensemble ».
Dans son homélie, le pape soulignait : « le moment est arrivé ». « Il est arrivé, disait-il, le moment annoncé par l'Ange à Nazareth (...). Il est arrivé le moment attendu par Israël depuis tant de siècles, durant tant d'heures sombres - le moment attendu en quelque sorte par toute l'humanité à travers des figures encore confuses : le moment où Dieu prendrait soin de nous, où il ne serait plus caché, où le monde deviendrait sain et où il renouvellerait tout. Nous pouvons imaginer par quelle préparation intérieure, avec quel amour Marie est allée au devant de cette heure. La courte notation « elle l'emmaillota » nous laisse entrevoir une part de la joie sainte et de l'empressement silencieux de cette préparation. Les langes étaient prêts pour que l'enfant puisse être bien accueilli ».
Benoît XVI soulignait le contraste entre cette attente pleine d'amour et la notation de l'évangéliste : « Mais dans la salle commune, il n'y avait pas de place ».
Appliquant cette notation à l'humanité d'aujourd'hui, le pape ajoutait : « D'une certaine façon, l'humanité attend Dieu, elle attend qu'il se fasse proche. Mais quand arrive le moment, il n'y a pas de place pour lui. Elle est si occupée d'elle-même, elle a besoin de tout l'espace et de tout le temps de manière si exigeante pour ses propres affaires qu'il ne reste rien pour l'autre - pour le prochain, pour le pauvre, pour Dieu. Et plus les hommes deviennent riches, plus ils remplissent tout d'eux-mêmes. Et moins l'autre peut y entrer ».
« Cela concerne en réalité l'humanité tout entière, inssitait le pape : Celui par lequel le monde a été fait, le Verbe créateur, entre dans le monde, mais il n'est pas écouté, il n'est pas accueilli ».
Et d'interroger : « Avons-nous du temps pour le prochain qui a besoin de notre parole, de ma parole, de mon affection ? Pour la personne souffrante qui a besoin d'aide ? Pour le déplacé ou le réfugié qui cherche asile ? Avons-nous du temps et de l'espace pour Dieu ? Peut-il entrer dans notre vie ? Trouve-t-il un espace en nous, ou avons-nous occupé pour nous-mêmes tous l'espace de notre réflexion, de notre agir, de notre vie ? »
Pourtant, le pape soulignait cette note positive : « Dieu ne se laisse pas mettre dehors. Il trouve un espace, même s'il faut entrer par une étable; on trouve des personnes qui voient sa lumière et qui la transmettent ».
Actualisant cette page d'évangile, Benoît XVI expliquait : « A travers la parole de l'Évangile, l'Ange nous parle à nous aussi et, dans la sainte liturgie, la lumière du Rédempteur entre dans notre vie. Que nous soyons bergers ou sages - sa lumière et son message nous appellent à nous mettre en chemin, à sortir de notre enfermement dans nos désirs et dans nos intérêts, pour aller à la rencontre du Seigneur et pour l'adorer. Nous l'adorons en ouvrant le monde à la vérité, au bien, au Christ, au service des personnes marginalisées, dans lesquelles Lui nous attend ».
Anita S. Bourdin
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Texte Intégral
Messe de minuit : homélie de Noël de Benoît XVI
La naissance de Jésus à Bethléem : « Dieu ne se laisse pas mettre dehors »
ROME, Mardi 25 décembre 2007 (ZENIT.org) - « Dieu ne se laisse pas mettre dehors », a commenté Benoît XVI en méditant sur la naissance de Jésus à Bethléem, au cours de la messe de minuit au Vatican.Voici le texte intégral de la méditation de Benoît XVI.
Chers frères et surs,
« Pour Marie, arrivèrent les jours où elle devait enfanter. Et elle mit au monde son fils premier-né; elle l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune » (cf. Lc 2, 6ss). De manière toujours nouvelle, ces mots nous touchent le cur. Il est arrivé le moment annoncé par l'Ange à Nazareth : « Tu vas enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut » (cf. Lc 1, 31). Il est arrivé le moment attendu par Israël depuis tant de siècles, durant tant d'heures sombres - le moment attendu en quelque sorte par toute l'humanité à travers des figures encore confuses : le moment où Dieu prendrait soin de nous, où il ne serait plus caché, où le monde deviendrait sain et où il renouvellerait tout. Nous pouvons imaginer par quelle préparation intérieure, avec quel amour Marie est allée au devant de cette heure. La courte notation « elle l'emmaillota » nous laisse entrevoir une part de la joie sainte et de l'empressement silencieux de cette préparation. Les langes étaient prêts pour que l'enfant puisse être bien accueilli. Mais dans la salle commune, il n'y avait pas de place. D'une certaine façon, l'humanité attend Dieu, elle attend qu'il se fasse proche. Mais quand arrive le moment, il n'y a pas de place pour lui. Elle est si occupée d'elle-même, elle a besoin de tout l'espace et de tout le temps de manière si exigeante pour ses propres affaires qu'il ne reste rien pour l'autre - pour le prochain, pour le pauvre, pour Dieu. Et plus les hommes deviennent riches, plus ils remplissent tout d'eux-mêmes. Et moins l'autre peut y entrer.
Dans son Évangile, saint Jean, allant à l'essentiel, a approfondi la brève allusion de saint Luc sur la situation à Bethléem : « Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu » (1, 11). Cela concerne d'abord Bethléem : le Fils de David vient dans sa ville, mais il doit naître dans une étable, parce que, dans la salle commune, il n'y a pas de place pour Lui. Cela concerne ensuite Israël : l'envoyé vient chez les siens, mais on ne le veut pas. Cela concerne en réalité l'humanité tout entière : Celui par lequel le monde a été fait, le Verbe créateur, entre dans le monde, mais il n'est pas écouté, il n'est pas accueilli.
Ces paroles, en définitive, nous concernent nous, chacun en particulier et la société dans son ensemble. Avons-nous du temps pour le prochain qui a besoin de notre parole, de ma parole, de mon affection ? Pour la personne souffrante qui a besoin d'aide ? Pour le déplacé ou le réfugié qui cherche asile ? Avons-nous du temps et de l'espace pour Dieu ? Peut-il entrer dans notre vie ? Trouve-t-il un espace en nous, ou avons-nous occupé pour nous-mêmes tous l'espace de notre réflexion, de notre agir, de notre vie ?
Grâce à Dieu, l'élément négatif n'est pas l'unique ni l'ultime que nous trouvons dans l'Évangile. De même qu'en Luc nous rencontrons l'amour de la Vierge Mère Marie et la fidélité de saint Joseph, la vigilance des bergers ainsi que leur grande joie, de même qu'en Matthieu nous assistons à la visite des Mages, pleins de sagesse, venus de loin, de même aussi Jean nous dit : « Mais à tous ceux qui l'ont reçu, ... il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu » (1, 12). On trouve des personnes qui l'accueillent et ainsi, à partir de l'étable, de l'extérieur, grandit silencieusement la maison nouvelle, la cité nouvelle, le monde nouveau. Le message de Noël nous fait reconnaître l'obscurité d'un monde clos, et il illustre ainsi, sans aucun doute, une réalité que nous rencontrons quotidiennement. Mais il nous dit aussi que Dieu ne se laisse pas mettre dehors. Il trouve un espace, même s'il faut entrer par une étable; on trouve des personnes qui voient sa lumière et qui la transmettent. A travers la parole de l'Évangile, l'Ange nous parle à nous aussi et, dans la sainte liturgie, la lumière du Rédempteur entre dans notre vie. Que nous soyons bergers ou sages - sa lumière et son message nous appellent à nous mettre en chemin, à sortir de notre enfermement dans nos désirs et dans nos intérêts, pour aller à la rencontre du Seigneur et pour l'adorer. Nous l'adorons en ouvrant le monde à la vérité, au bien, au Christ, au service des personnes marginalisées, dans lesquelles Lui nous attend.
Dans certaines représentations de la Nativité à la fin du Moyen-Âge et au début de l'époque moderne, l'étable apparaît comme un palais un peu délabré. Si l'on peut encore en reconnaître la grandeur d'autrefois, il est maintenant en ruines, les murs sont effondrés - il est précisément devenu une étable. Bien que n'ayant aucun fondement historique, cette interprétation exprime cependant sur un mode métaphorique quelque chose de la vérité qui se cache dans le mystère de Noël. Le trône de David, auquel était promis une durée éternelle, est vide. D'autres exercent leur domination sur la Terre Sainte. Joseph, le descendant de David, est un simple artisan; le palais est, de fait, devenu une cabane. David lui-même était à l'origine un pasteur. Quand Samuel le chercha en vue de l'onction, il semblait impossible et contradictoire qu'un jeune berger comme lui puisse devenir celui qui porterait la promesse d'Israël. Dans l'étable de Bethléem, de là où précisément tout est parti, la royauté davidique renaît de façon nouvelle - dans cet enfant emmailloté et couché dans une mangeoire. Le nouveau trône d'où ce David attirera le monde à lui est la Croix. Le nouveau trône - la Croix - correspond au nouveau commencement dans l'étable. Mais c'est précisément ainsi qu'est construit le vrai palais de David, la véritable royauté. Ce nouveau palais est tellement différent de la façon dont les hommes imaginent un palais et le pouvoir royal. Il est constitué par la communauté de ceux qui se laissent attirer par l'amour du Christ et, avec Lui, deviennent un seul corps, une humanité nouvelle. Le pouvoir qui vient de la Croix, le pouvoir de la bonté qui se donne - telle est la véritable royauté. L'étable devient palais - à partir de ce commencement, Jésus édifie la grande et nouvelle communauté dont les anges chantent le message central à l'heure de sa naissance : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes, qu'il aiment », aux hommes qui déposent leur volonté dans la sienne, devenant ainsi des hommes de Dieu, des hommes nouveaux, un monde nouveau.
Dans ses homélies de Noël, Grégoire de Nysse a développé la même perspective en partant du message de Noël dans l'Évangile de Jean : « Il a planté sa tente parmi nous » ( 1, 14). Grégoire applique ce mot de tente à la tente de notre corps, devenu usé et faible, toujours exposé à la douleur et à la souffrance. Et il l'applique au cosmos tout entier, lacéré et défiguré par le péché. Qu'aurait-il dit s'il avait vu les conditions dans lesquelles se trouvent aujourd'hui la terre en raison de l'utilisation abusive des ressources et de leur exploitation égoïste et sans aucune précaution ? De manière quasi prophétique, Anselme de Canterbury a un jour décrit par avance ce que nous voyons aujourd'hui dans un monde pollué et menacé dans son avenir : « Tout ce qui avait été fait pour servir à ceux qui louent Dieu était comme mort, avait perdu sa dignité. Les éléments du monde étaient oppressés, avaient perdu leur splendeur à cause de l'excès de ceux qui les asservissaient à leurs idoles, pour lesquelles ils n'avaient pas été créés » (PL 158, 955 ss). Ainsi, selon la vision de Grégoire, dans le message de Noël, l'étable représente la terre maltraitée. Le Christ ne reconstruit pas un palais quelconque. Il est venu pour redonner à la création, au cosmos, sa beauté et sa dignité : c'est ce qui est engagé à Noël et qui fait jubiler les anges. La terre est restaurée précisément par le fait qu'elle est ouverte à Dieu, qu'elle retrouve sa vraie lumière; et, dans l'harmonie entre vouloir humain et vouloir divin, dans l'union entre le haut et le bas, elle retrouve sa beauté, sa dignité. Aussi, la fête de Noël est-elle une fête de la création restaurée. À partir de ce contexte, les Pères interprètent le chant des anges dans la Nuit très sainte : il est l'expression de la joie née du fait que le haut et le bas, le ciel et la terre se trouvent de nouveau unis ; que l'homme est de nouveau uni à Dieu. Selon les Pères, le chant que désormais les anges et les hommes peuvent chanter ensemble fait partie du chant de Noël des anges; c'est ainsi que la beauté du cosmos s'exprime par la beauté du chant de louange. Le chant liturgique - toujours selon les Pères - possède une dignité particulière parce qu'il unit le chant de la terre aux churs célestes. C'est la rencontre avec Jésus Christ qui nous rend capables d'entendre le chant des anges, créant ainsi la véritable musique qui disparaît quand nous perdons la possibilité de chanter ensemble et d'écouter ensemble.
Dans l'étable de Bethléem, le ciel et la terre se rejoignent. Le ciel est venu sur la terre. C'est pourquoi, de là émane une lumière pour tous les temps; c'est pourquoi, là s'allume la joie; c'est pourquoi, là naît le chant. Au terme de notre méditation de Noël, je voudrais citer une parole extraordinaire de saint Augustin. Interprétant l'invocation de la Prière du Seigneur : « Notre Père qui est aux cieux », il se demande : quel est ce ciel ? Où est-il ce ciel ? Et suit une réponse étonnante : « ... qui est aux cieux - cela signifie : dans les saints et dans les justes. En effet, les cieux sont les corps les plus élevés de l'univers, mais, étant cependant des corps, qui ne peuvent exister sinon en un lieu. Si toutefois on croit que le lieu de Dieu est dans les cieux comme dans les parties les plus hautes du monde, alors les oiseaux seraient plus heureux que nous, parce qu'ils vivraient plus près de Dieu. Mais il n'est pas écrit : Le Seigneur est proche de ceux qui habitent sur les hauteurs ou sur les montagnes, mais plutôt : Le Seigneur est proche du cur brisé' (Ps 34 [33], 19), expression qui se réfère à l'humilité. Comme le pécheur est appelé terre', ainsi, à l'inverse, le juste peut être appelé ciel' » (Serm. in monte II 5, 17). Le ciel n'appartient pas à la géographie de l'espace, mais à la géographie du cur. Et le cur de Dieu, dans cette Nuit très sainte, s'est penché jusque dans l'étable : l'humilité de Dieu est le ciel. Et si nous entrons dans cette humilité, alors, nous toucherons le ciel. Alors, la terre deviendra aussi nouvelle. Avec l'humilité des bergers, mettons-nous en route, en cette Nuit très sainte, vers l'Enfant dans l'étable ! Touchons l'humilité de Dieu, le cur de Dieu ! Alors, sa joie nous touchera et elle rendra le monde plus lumineux. Amen.
site Zenith
Date: 2007-12-25
Benedict XVI's homily at Christmas Midnight Mass in St. Peter's Basilica (Integral Text)
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On the 24 December at night
Le sapin don de la région de la Province autonome italienne de Bozen-Bolzano, près de la frontière autrichienne.
fait 26m de haut, a 140 ans et pèse 3 tonnes. Il y a 2000 lumières
The 3 rdphoto on the 25 with the child JesusPhotos from the webmaster MG on St Peter 's Place the 25th December 2007
Pontiff: Christmas a Feast of Restored Creation
Midnight Mass Homily Has Ecological ThemeVATICAN CITY, DEC. 24, 2007 (Zenit.org).- Using an image from St. Gregory of Nyssa, Benedict XVI said today that the stable in Bethlehem represents our "ill-treated world," polluted especially due to the abuse of energy and its exploitation.
During his homily at Christmas Midnight Mass in St. Peter's Basilica, the Pope spoke of St. Gregory of Nyssa's interpretation of the stable in which Christ was born.
The Holy Father referred to John 1:14 -- "He pitched his tent among us" -- and commented: "Gregory applies this passage about the tent to the tent of our body, which has become worn out and weak, exposed everywhere to pain and suffering. And he applies it to the whole universe, torn and disfigured by sin. What would he say if he could see the state of the world today, through the abuse of energy and its selfish and reckless exploitation?
"Thus, according to Gregory's vision, the stable in the Christmas message represents the ill-treated world. What Christ rebuilds is no ordinary palace. He came to restore beauty and dignity to creation, to the universe: This is what began at Christmas and makes the angels rejoice. The earth is restored to good order by virtue of the fact that it is opened up to God, it obtains its true light anew, and in the harmony between human will and divine will, in the unification of height and depth, it regains its beauty and dignity. Thus Christmas is a feast of restored creation."
Awaiting
Benedict XVI reflected on the words from the Gospel describing the birth of Christ: "These words touch our heart every time we hear them."
"This was the moment that Israel had been awaiting for centuries, through many dark hours," he affirmed, "the moment that all mankind was somehow awaiting, in terms as yet ill-defined: when God would take care of us, when he would step outside his concealment, when the world would be saved and God would renew all things."
The Holy Father focused on the anticipation with which Mary awaited her Child.
"We can imagine the kind of interior preparation, the kind of love with which Mary approached that hour," he said. "The brief phrase: 'She wrapped him in swaddling clothes' allows us to glimpse something of the holy joy and the silent zeal of that preparation. The swaddling clothes were ready, so that the child could be given a fitting welcome."
"Yet," the Pope lamented, "there is no room at the inn. In some way, mankind is awaiting God, waiting for him to draw near. But when the moment comes, there is no room for him.
"Man is so preoccupied with himself, he has such urgent need of all the space and all the time for his own things, that nothing remains for others -- for his neighbor, for the poor, for God. And the richer men become, the more they fill up all the space by themselves. And the less room there is for others."
Rejection
The Pontiff said St. John the Evangelist's phrase, "He came to his own home, and his own people received him not," represents various groups of people.
He explained: "This refers first and foremost to Bethlehem: The Son of David comes to his own city, but has to be born in a stable, because there is no room for him at the inn. Then it refers to Israel: The one who is sent comes among his own, but they do not want him. And truly, it refers to all mankind: He through whom the world was made, the primordial Creator-Word, enters into the world, but he is not listened to, he is not received.
"These words refer ultimately to us, to each individual and to society as a whole. [...] Does he find room in us, or have we occupied all the available space in our thoughts, our actions, our lives for ourselves?"
A space
Benedict XVI expressed his gratitude that not everyone rejected Christ.
He said: "There are those who receive him, and thus, beginning with the stable, with the outside, there grows silently the new house, the new city, the new world. The message of Christmas makes us recognize the darkness of a closed world, and thereby no doubt illustrates a reality that we see daily.
"Yet it also tells us that God does not allow himself to be shut out. He finds a space, even if it means entering through the stable; there are people who see his light and pass it on. Through the word of the Gospel, the angel also speaks to us, and in the sacred liturgy the light of the Redeemer enters our lives.
"Whether we are shepherds or 'wise men' -- the light and its message call us to set out, to leave the narrow circle of our desires and interests, to go out to meet the Lord and worship him. We worship him by opening the world to truth, to good, to Christ, to the service of those who are marginalized and in whom he awaits us."
Integral Text :
Benedict XVI's Midnight Mass Homily
"God Finds a Space, Even If It Means Entering Through the Stable"VATICAN CITY, DEC. 24, 2007 (Zenit.org).- Here is a Vatican translation of Benedict XVI's homily today at Christmas Midnight Mass in St. Peter's Basilica.
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Dear Brothers and Sisters,
"The time came for Mary to be delivered. And she gave birth to her first-born son and wrapped him in swaddling clothes, and laid him in a manger, because there was no room for them in the inn" (Lk 2:6f.). These words touch our hearts every time we hear them. This was the moment that the angel had foretold at Nazareth: "you will bear a son, and you shall call his name Jesus. He will be great, and will be called the Son of the Most High" (Lk 1:31). This was the moment that Israel had been awaiting for centuries, through many dark hours - the moment that all mankind was somehow awaiting, in terms as yet ill-defined: when God would take care of us, when he would step outside his concealment, when the world would be saved and God would renew all things. We can imagine the kind of interior preparation, the kind of love with which Mary approached that hour. The brief phrase: "She wrapped him in swaddling clothes" allows us to glimpse something of the holy joy and the silent zeal of that preparation. The swaddling clothes were ready, so that the child could be given a fitting welcome. Yet there is no room at the inn. In some way, mankind is awaiting God, waiting for him to draw near. But when the moment comes, there is no room for him. Man is so preoccupied with himself, he has such urgent need of all the space and all the time for his own things, that nothing remains for others - for his neighbour, for the poor, for God. And the richer men become, the more they fill up all the space by themselves. And the less room there is for others.
Saint John, in his Gospel, went to the heart of the matter, giving added depth to Saint Luke's brief account of the situation in Bethlehem: "He came to his own home, and his own people received him not" (Jn 1:11). This refers first and foremost to Bethlehem: the Son of David comes to his own city, but has to be born in a stable, because there is no room for him at the inn. Then it refers to Israel: the one who is sent comes among his own, but they do not want him. And truly, it refers to all mankind: he through whom the world was made, the primordial Creator-Word, enters into the world, but he is not listened to, he is not received.
These words refer ultimately to us, to each individual and to society as a whole. Do we have time for our neighbour who is in need of a word from us, from me, or in need of my affection? For the sufferer who is in need of help? For the fugitive or the refugee who is seeking asylum? Do we have time and space for God? Can he enter into our lives? Does he find room in us, or have we occupied all the available space in our thoughts, our actions, our lives for ourselves?
Thank God, this negative detail is not the only one, nor the last one that we find in the Gospel. Just as in Luke we encounter the maternal love of Mary and the fidelity of Saint Joseph, the vigilance of the shepherds and their great joy, just as in Matthew we encounter the visit of the wise men, come from afar, so too John says to us: "To all who received him, he gave power to become children of God" (Jn 1:12). There are those who receive him, and thus, beginning with the stable, with the outside, there grows silently the new house, the new city, the new world. The message of Christmas makes us recognize the darkness of a closed world, and thereby no doubt illustrates a reality that we see daily. Yet it also tells us that God does not allow himself to be shut out. He finds a space, even if it means entering through the stable; there are people who see his light and pass it on. Through the word of the Gospel, the angel also speaks to us, and in the sacred liturgy the light of the Redeemer enters our lives. Whether we are shepherds or "wise men" - the light and its message call us to set out, to leave the narrow circle of our desires and interests, to go out to meet the Lord and worship him. We worship him by opening the world to truth, to good, to Christ, to the service of those who are marginalized and in whom he awaits us.
In some Christmas scenes from the late Middle Ages and the early modern period, the stable is depicted as a crumbling palace. It is still possible to recognize its former splendour, but now it has become a ruin, the walls are falling down - in fact, it has become a stable. Although it lacks any historical basis, this metaphorical interpretation nevertheless expresses something of the truth that is hidden in the mystery of Christmas. David's throne, which had been promised to last for ever, stands empty. Others rule over the Holy Land. Joseph, the descendant of David, is a simple artisan; the palace, in fact, has become a hovel. David himself had begun life as a shepherd. When Samuel sought him out in order to anoint him, it seemed impossible and absurd that a shepherd-boy such as he could become the bearer of the promise of Israel. In the stable of Bethlehem, the very town where it had all begun, the Davidic kingship started again in a new way - in that child wrapped in swaddling clothes and laid in a manger. The new throne from which this David will draw the world to himself is the Cross. The new throne - the Cross - corresponds to the new beginning in the stable. Yet this is exactly how the true Davidic palace, the true kingship is being built. This new palace is so different from what people imagine a palace and royal power ought to be like. It is the community of those who allow themselves to be drawn by Christ's love and so become one body with him, a new humanity. The power that comes from the Cross, the power of self-giving goodness - this is the true kingship. The stable becomes a palace - and setting out from this starting-point, Jesus builds the great new community, whose key-word the angels sing at the hour of his birth: "Glory to God in the highest, and peace on earth to those whom he loves" - those who place their will in his, in this way becoming men of God, new men, a new world.
Gregory of Nyssa, in his Christmas homilies, developed the same vision setting out from the Christmas message in the Gospel of John: "He pitched his tent among us" (Jn 1:14). Gregory applies this passage about the tent to the tent of our body, which has become worn out and weak, exposed everywhere to pain and suffering. And he applies it to the whole universe, torn and disfigured by sin. What would he say if he could see the state of the world today, through the abuse of energy and its selfish and reckless exploitation? Anselm of Canterbury, in an almost prophetic way, once described a vision of what we witness today in a polluted world whose future is at risk: "Everything was as if dead, and had lost its dignity, having been made for the service of those who praise God. The elements of the world were oppressed, they had lost their splendour because of the abuse of those who enslaved them for their idols, for whom they had not been created" (PL 158, 955f.). Thus, according to Gregory's vision, the stable in the Christmas message represents the ill-treated world. What Christ rebuilds is no ordinary palace. He came to restore beauty and dignity to creation, to the universe: this is what began at Christmas and makes the angels rejoice. The Earth is restored to good order by virtue of the fact that it is opened up to God, it obtains its true light anew, and in the harmony between human will and divine will, in the unification of height and depth, it regains its beauty and dignity. Thus Christmas is a feast of restored creation. It is in this context that the Fathers interpret the song of the angels on that holy night: it is an expression of joy over the fact that the height and the depth, Heaven and Earth, are once more united; that man is again united to God. According to the Fathers, part of the angels' Christmas song is the fact that now angels and men can sing together and in this way the beauty of the universe is expressed in the beauty of the song of praise. Liturgical song - still according to the Fathers - possesses its own peculiar dignity through the fact that it is sung together with the celestial choirs. It is the encounter with Jesus Christ that makes us capable of hearing the song of the angels, thus creating the real music that fades away when we lose this singing-with and hearing-with.
In the stable at Bethlehem, Heaven and Earth meet. Heaven has come down to Earth. For this reason, a light shines from the stable for all times; for this reason joy is enkindled there; for this reason song is born there. At the end of our Christmas meditation I should like to quote a remarkable passage from Saint Augustine. Interpreting the invocation in the Lord's Prayer: "Our Father who art in Heaven", he asks: what is this - Heaven? And where is Heaven? Then comes a surprising response: "... who art in Heaven - that means: in the saints and in the just. Yes, the heavens are the highest bodies in the universe, but they are still bodies, which cannot exist except in a given location. Yet if we believe that God is located in the heavens, meaning in the highest parts of the world, then the birds would be more fortunate than we, since they would live closer to God. Yet it is not written: 'The Lord is close to those who dwell on the heights or on the mountains', but rather: 'the Lord is close to the brokenhearted' (Ps 34:18[33:19]), an expression which refers to humility. Just as the sinner is called 'Earth', so by contrast the just man can be called 'Heaven'" (Sermo in monte II 5, 17). Heaven does not belong to the geography of space, but to the geography of the heart. And the heart of God, during the Holy Night, stooped down to the stable: the humility of God is Heaven. And if we approach this humility, then we touch Heaven. Then the Earth too is made new. With the humility of the shepherds, let us set out, during this Holy Night, towards the Child in the stable! Let us touch God's humility, God's heart! Then his joy will touch us and will make the world more radiant. Amen.
[Original text: Italian]