Missionnaires d'Afrique
Province Afrique Centrale (PAC) CONGO LUBUMBASHI
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Placide Lubamba M.Afr.
RD CONGO LUBUMBASHI
Les MAfr à Lubumbashi
Au fil des ans, léventail des services ne cesse de sétendre
Le service pastoral en paroisse
Les confrères desservent cinq paroisses du secteur Katuba de Lubumbashi. Depuis plusieurs années, laccent a été mis sur lévangélisation en profondeur pour que le Congolais devenu chrétien puisse mieux continuer à vivre et à témoigner du Christ tout en participant à lauto-prise en charge matérielle de son Église locale. Gerard Meert, Paul De Vinck, Helmut Simonowski et Placide Lubamba sont respectivement curés de St-Kizito, St-Philippe, St André-Kim et Ste-Bernadette, alors que Frans Verresen est vicaire à Ste-Bernadette. Frans et Baudouin Waterkeyn sont aumôniers des hôpitaux. Alex Goffinet soccupe de lanimation missionnaire et vocationnelle pour tout le Katanga et accompagne des religieuses.
Paul De Vinck, curé de St-Philippe
En arrivant à Lubumbashi en 1997, Paul a découvert à St-Philippe, à la Katuba, une pastorale basée sur la vie des chrétiens dans des communautés ecclésiales vivantes (C.E.V.) et sappuyant sur les ministères. Le mot ministère vient du latin ministrare, servir, et les animateurs des ministères ont le titre de watumishi, serviteurs. Dans chaque C.E.V. on trouve des équipes de pastorale, de catéchèse, de formation des laïcs, de liturgie (chorale, acolytat, lecteurs, accueil des chrétiens, watumishi wa Ukaristia), de jeunes et déducation, des affaires sociales (pauvres), de justice et paix, des finances, des mouvements, des malades, du mariage et de la famille.
Il existe 14 C.E.V. dans la paroisse St-Philippe. Chaque mercredi soir, les chrétiens se réunissent autour de la Parole de Dieu. Une équipe pastorale coordonne les activités de la paroisse. Elle réunit le curé, une religieuse, les watumishi, etc. Le conseil paroissial se tient une fois par mois. Léquipe pastorale gère notre nouvelle école primaire et de notre centre de formation spirituelle. Le curé donne un esprit commun à toutes ces activités pastorales et éducatives. Le P. Jean Chaptal (années 1990), actuel économe de France, avait projeté de construire un centre de formation spirituelle. Ce projet, le Centre Horeb, est en voie de réalisation avec 42 chambrettes, un réfectoire, une cuisine, une chapelle, une salle, etc. Les travaux de construction doivent se terminer en mai 2009. Le curé est le directeur du chantier et cherche des fonds auprès dorganismes comme Kindermissionnswerk à Aachen, Allemagne, luvre de la Sainte Enfance, la Propagation de la foi, sa commune dorigine en Belgique, les MAfr à Washington DC, USA, les Amis des Pères Blancs à Paris, etc.
Aumônerie des hôpitaux
Frans Verresen est aumônier à lhôpital Gécamines-Sud, tandis que Baudouin Waterkeyn travaille à lhôpital général Jason Sendwe, deuxième grand hôpital du pays avec une capacité daccueil de 1 200 lits. Déjà en 1991, les évêques du pays déclaraient, en ce qui concerne le service auprès des malades : « Il est hautement souhaitable de structurer le ministère laïc de la consolation des malades et de former les laïcs à la catéchèse appropriée à cette charge, à ladministration de lEucharistie à domicile et dans les hôpitaux » (CEZ, Ministère et vie des prêtres au Zaïre, Instructions et Directives pastorales de lÉpiscopat, 1991, n° 265).
Baudouin Waterkeyn nous parle de lhôpital Sendwe : « Avant mon arrivée en 2003 à Lubumbashi, javais une vie au grand air, au milieu des gens. Maintenant, je ne vois pratiquement que des malades, des blessés, des agonisants et des morts. Heureusement à lhôpital, je rencontre aussi beaucoup de visiteurs, familles et amis des malades. Notre équipe de laumônerie essaye dassurer une présence auprès des isolés et des abandonnés. Après cinq ans, je mhabitue et jaime cet apostolat. Jai parfois la grâce (pas toujours) de voir et de toucher le Christ dans ces malades. La petite équipe à laumônerie de Sendwe réunit une religieuse de St-Joseph, un bibliothécaire, un animateur de jeux pour les enfants malades, etc. »
« Chaque jour, vers 9 heures, jarrive à lhôpital en slalomant à travers le trafic. Mais il faut faire gaffe ! Des chauffards brûlent les feux rouges, négligent les priorités et nont pas de clignotants. Les taxis-bus sarrêtent brusquement, ouvrent leurs portes, les passagers se précipitent pour descendre ou monter. Certains sont de véritables cercueils roulants et transportent nos futurs clients du service de traumatologie ! »
« Nous devrons bientôt ajouter des sièges à notre chapelle où se réunit chaque dimanche un grand nombre de fidèles et où une chorale assure la partie dansée de la messe. Chaque messe dominicale est festive. Chaque jeudi, nous prions en adorant le Saint Sacrement. Cest un dialogue de foi entre le malade et le Christ qui laccueille. Nous alternons chants et chapelets, avec des prières personnelles ou partagées. Nous organisons aussi des séances de vidéos à thèmes religieux et des jeunes demandent des livres pour se préparer au baptême ou à la première communion. Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai (Mt 11,28). Beaucoup de malades demandent des prières près de leur lit de souffrance et les sacrements de réconciliation et dEucharistie et lonction des malades. Une religieuse, aidée de sa petite équipe, cuisine 30 repas trois fois par semaine pour les plus démunis. Nous avons engagé un artiste pour peindre un chemin de croix, devenu une source de soulagement. Le Christ crucifié est présent dans chaque malade où il continue à faire des guérisons. »
Lécole de prière
Le P. Gérard Meert, curé de St-Kizito, a ouvert une école de prière voilà un peu plus de quinze ans. Des groupes denviron quarante jeunes et adultes se réunissent au centre spirituel Cana, deux ou trois fois par an, pour cinq jours de prière du cur. Les participants reçoivent une formation chrétienne en profondeur qui les aide à persévérer dans leur cheminement avec le Christ et à tenir bon pendant les épreuves. Certains catholiques vivent dans des milieux à la religiosité superficielle et sont tentés de quitter lÉglise pour entrer dans une secte surtout lorsquils sont confrontés aux problèmes de la vie. Ainsi lors dun mariage, si le conjoint est membre dune secte, lors dune maladie, du décès dun être cher, dun accident Les participants ne cessent de raconter à dautres, avec beaucoup denthousiasme, lexpérience quils ont vécue et les invitent à se laisser gâter par le Christ !
La paroisse Ste-Bernadette
Cest la plus grosse paroisse desservie par les MAfr à Lubumbashi depuis la transmission de la paroisse St-Martin au clergé diocésain. Les laïcs y sont engagés et dynamiques. La plupart dentre eux bénéficient dune bonne formation intellectuelle, doctrinale, biblique et pastorale pour lanimation des C.E.V. Sur le plan financier, elle est pour le moment à labri de certains soucis grâce à la générosité de ses fidèles et de quelques confrères. Cette paroisse comprend aussi un secteur pastoral important, St-Jean-Baptiste, dans le quartier Gbadolite où les travaux de construction de léglise pourraient, sil plaît à lentrepreneur, sachever au début de lannée prochaine ! Les réunions se tiennent régulièrement dans les 25 C.E.V. Il en est ainsi pour les sessions de formation dans le domaine de justice et paix et pour le cours dinitiation à la lecture de la Bible.
La paroisse gère quatre uvres sociales ouvertes à tous et à la portée de toutes les bourses. Depuis 25 ans, le complexe scolaire Jamaa Yetu est une initiative des chrétiens qui, devant la démission de lÉtat, décidèrent douvrir une école paroissiale privée. Cette école de renommée nationale a déjà produit des enseignants, des médecins, des avocats, des ingénieurs et des assistants duniversité. Elle poursuit sa mission et permet à la paroisse de rayonner au-delà de la province du Katanga. Le centre de santé Ste-Bernadette et la clinique ophtalmologique Ste-Yvonne offrent des soins à moindre frais. La mutuelle de santé ACS (Association communautaire de santé), partenaire du centre de santé, est née, dans la foulée, pour faire jouer la solidarité entre les pauvres. Elle prend en charge 85 % des frais pour le traitement de douze maladies courantes (la malaria, les maladies respiratoires, les diarrhées ) qui font des milliers de victimes chaque année. Bientôt une maternité sortira de terre, juste derrière le centre de santé.
Accueil de candidats MAfr zambiens
Cette année, des familles de la paroisse Ste-Bernadette ont accueilli cinq étudiants MAfr zambiens venus apprendre le français à Lubumbashi. Deux professeurs de notre complexe scolaire Jamaa Yetu se sont chargés de linitiation théorique à la langue de Voltaire (ndlr : noublions pas Molière !), pendant que les familles daccueil soccupaient de la pratique.
Les étudiants se sont bien intégrés et ont été appréciés des paroissiens. Des familles en témoignent : « De prime abord, Robbin a conquis la sympathie de notre famille. À son arrivée, à défaut de savoir parler le français, son sourire était éloquent. Il est aimable, poli, docile, serviable, discret, sobre dans le manger et son maintien à table est irréprochable. À la fin du repas, il disait toujours « Merci maman ». Il aimait prier chaque matin, il participait à la messe et, le soir, priait le bréviaire du chrétien avec toute la famille. Ses progrès en français étaient perceptibles de jour en jour.
Cependant un mois nest pas suffisant pour maîtriser une langue aussi étrangère que le français. Nous avons été contents de son séjour parmi nous. Il restera notre fils adoptif, pour autant que Dieu nous prêtera vie. Nous sommes disponibles pour les prochaines expériences linguistiques. Toutefois, nous suggérons que le séjour soit de deux mois, et nous vous demandons de laisser ces étudiants missionnaires totalement à la disposition des familles daccueil les dimanches. Merci pour votre participation financière mais veuillez ne pas répéter ce geste parce quil diminue notre générosité en faveur de la mission de lÉglise universelle » (Lettre de la Famille A. Mulunda).
De la famille Kasongo : « Humphrey sest intégré sans problème dans la vie familiale. Il se souciait de chaque membre de la famille et demandait des nouvelles des absents. Chaque soir, il regroupait autour de lui tous les enfants pour un partage de la journée. Il tenait à bien assimiler la grammaire française. Il aimait et entraînait les enfants dans la prière. Aimant le travail manuel et soucieux de la propreté de la cour de notre maison, il a laissé un bon souvenir en famille.
Nous en sommes très heureux et espérons accueillir un autre étudiant Missionnaire dAfrique prochainement. Toutefois, il serait souhaitable que le séjour soit de deux mois, tout au moins. » Et de la famille Tshibangu : « Joseph sest rapidement intégré en famille comme un enfant de la maison Voir un jour, avec la grâce de Dieu, Joseph devenir prêtre missionnaire, sera notre joie et notre fierté. »
Placide Lubamba
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RD CONGO LUBUMBASHI
Point de réflexion
« Donnez-leur
vous-mêmes à manger »
Denis Madalitso Mbalazada
Stagiaire malawite
Ces paroles de Jésus reflètent la réalité de nos missions aujourdhui. Mais nous navons que cinq pains et deux poissons. Comment pouvons-nous nourrir tout ce monde, plus de cinq mille personnes ? Jésus nous répète la même réponse : Donnez-leur vous-mêmes à manger. Et il continue : Faites-les sasseoir par groupes de cinquante (Luc 9, 13-14).
Un jour à neuf heures du matin, alors que je travaillais en groupe, un ami ma dit que jétais lexception. Je nai pas su pourquoi Je lui ai demandé si jétais « exceptionnel » parce que je suis stagiaire missionnaire. Il ma dit : « Non, cest parce que tu es le seul qui a déjeuné. » Je me suis alors demandé comment transmettre la bonne nouvelle à des amis qui ont le ventre vide ? Jésus nous invite au partage pour essuyer les larmes de ceux qui pleurent et ouvrir nos mains à ceux qui ont faim. Ma présence dans un groupe a une valeur : partager et accueillir.
À Lubumbashi, il y a des fidèles qui ont le nécessaire pour vivre. Mais, il y a aussi ceux qui survivent avec un repas par jour. En visitant ces familles, surtout les plus démunies, je suis frappé par leur accueil et leur sens du partage. Chaque matin, les mamans travaillent à la paroisse avec joie. Cest un grand geste de partage. Cest leur façon de contribuer au développement de la paroisse. Nous sommes appelés à travailler et à partager le fruit de nos mains. Nous voulons aider nos amis à sortir de la sacristie et à témoigner du Christ dans le quotidien, par leur travail, par leur vie de famille, en vivant en paix avec leurs voisins. Que mes amis deviennent des hommes et des femmes de courage capables de témoigner de la justice là où règne linjustice. Nous imitons le Christ qui nous invite à partager lavoir et lêtre.
Denis Madalitso Mbalazada
Stagiaire malawiteTiré du Petit Echo N° 995 2008/9
Missionaries of Africa
Province Afrique Centrale
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Placide Lubamba M.Afr.DR CONGO LUBUMBASHI
The MAfr at Lubumbashi
Service has never stopped expanding down the yearsService to parishes and pastoral activities
Confreres serve five parishes in the Katuba sector of Lubumbashi. For several years, the emphasis has been laid on in-depth evangelisation, so that the Congolese who becomes a Christian may continue to live and bear testimony to Christ better, but also work for the material self-sufficiency of his local Church. Gerard Meert, Paul De Vinck, Helmut Simonowski and Placide Lubamba are parish priests respectively of St Kizito, St Philippe, St André Kim and St Bernadette, with Frans Verresen curate there. Frans and Baudouin Waterkeyn are hospital chaplains. Alex Goffinet is in charge of missionary and vocation promotion for all Katanga and provides spiritual counselling to Sisters.
Paul De Vinck, PP of St Philippe
On arrival in 1997 at St Philippes, Katuba, Lubumbashi, Paul came across a pastoral activity based on Christian life in the Living Ecclesial Communities (communautés ecclésiales vivantes) (CEV) and in ministries. The word ministry comes from the Latin ministrare, to serve and those who perform ministries have the title of watumishi, servants. In each CEV, there are teams for pastoral activity, catechesis, training laypeople, liturgy (choir, acolytes, readers, welcoming Christians, watumishi wa Ukaristia), youth and education, social affairs (the poor), justice and peace, finance, groups and movements, the sick, marriage and the family.
There are 14 CEVs at St. Philippes. Every Wednesday evening, parishioners gather round the Word of God. A pastoral team is the driving force for parish activities. It brings together the parish priest, a Sister, the watumishi, etc. The parish council meets once a month. The pastoral team manages our new primary school and our Spiritual Formation Centre. The parish priest give a unifying ethos to all these pastoral and educational activities. In the 1990s, Fr Jean Chaptal, the current Treasurer of France, planned to build a Spiritual Formation Centre. This project, the Horeb Centre, is presently being completed with 42 bedrooms, a dining-room, kitchen, chapel, hall, etc. The building should be finished in May 2009. The parish priest is the clerk of works and looks for funding from organisations such as Kindermissionnswerk, Aachen, Germany, Holy Childhood, Propaganda Fide, his home district in Belgium, the MAfr in Washington, DC, USA, the Friends of the White Fathers, Paris, etc.
Hospital Chaplaincy
Frans Verresen is chaplain to Gécamines-Sud Hospital, whereas Baudouin Waterkeyn works at the Jason Sendwe General Referral Hospital, the second largest hospital in the country with room for 1200 beds. As far back as 1991, the DRC bishops stated in relation to the pastoral care of the sick, It is highly desirable to structure lay ministry for the consolation of the sick and to train laypeople in catechesis appropriate to this undertaking, in the giving of the Eucharist at home and in hospital. (CEZ, Ministère et vie des prêtres au Zaïre, Instructions et Directives pastorales de lEpiscopat, 1991, n° 265).
Baudouin Waterkeyn speaks to us about Sendwe Hospital. Before my arrival at Lubumbashi in 2003, I lived an outdoor life among the people. Now, I practically see only the sick, the injured, the dying and the dead. Fortunately, many visitors, families and friends of the sick come to see them. Our chaplaincy team tries to provide visits to the isolated and abandoned. After five years, I have become used to it and I like this apostolate. I sometimes have the grace (not always) to see and touch Christ in his patients. The small team at the Sendwe chaplaincy comprises a Sister of St Joseph, a librarian, a play leader for games with sick children, etc.
We arrive every day at the hospital about 9 oclock, after zigzagging through the traffic, but we have to watch it! Road hogs run through red lights, ignoring priority and with no indicators. Taxi-buses screech to a halt abruptly, doors fly open and passengers tumble out or jump on. Some of them are mobile coffins and transport our future clients in Accident and Emergency!
We will soon need to add seats to our chapel that every Sunday brings together a great number of the faithful and a choir that provides the part of the Mass that is danced. Every Sunday Mass is a festive occasion. Each Thursday, we pray before the Blessed Sacrament. It is a dialogue of faith between the patient and Christ who welcomes him or her. We alternate hymns and rosary, with personal or shared prayer. We also arrange videos with a religious theme and young people ask for books to prepare for Baptism or First Communion.
Come to me, all you who labour and are overburdened, and I will give you rest. Matt 11:28. Many patients ask for prayers by their bed of pain and the Sacraments of Reconciliation, the Eucharist and the Anointing of the Sick. The Sister, assisted by her small team, cooks 30 meals three times a week for the poorest people. We have commissioned an artist to paint the Stations of the Cross, a source of comfort. The crucified Christ is present in every patient and he cured so many of them.
The School of Prayer
A little over fifteen years ago, Fr Gérard Meert, PP of St Kizito, set up this school of prayer. Groups of about forty young people and adults come together two or three times a week to the Cana Spiritual Centre for five days of prayer of the heart. The aim is to provide Christian education in depth to help participants persevere in their journey with Christ and to hold fast in times of trial. Some Catholics live in environments characterised by superficial religiosity and are tempted to leave the Church to join a sect, especially when confronted with the problems of life. Therefore, during a marriage reception if one of the partners is a member of a sect, or during an illness, or the death of a dear one, or an accident, the participants keep passing the word to others with lots of enthusiasm about the experience they lived, inviting them to allow Christ to treat them indulgently!
St Bernadettes Parish
This is the largest parish served by the MAfr at Lubumbashi since the handing on of St Martins parish to diocesan clergy. The laypeople are committed and dynamic. Most of them have had a good intellectual, doctrinal, biblical and pastoral education for running the CEVs. Financially, it is for now sheltered from some worries due to the generosity of its faithful and some confreres. This parish also includes an important pastoral subdivision in St John Baptist, in the Gbadolite neighbourhood, where the building of a church could be completed, if the contractor condescends, at the beginning of next year! Meeting are regularly held in the 25 CEVs. The same goes for training sessions in the areas of justice and peace, and the introductory courses in Bible reading. The parish manages four social undertakings open to all and within the reach of any income. For 25 years, the Jamaa Yetu school complex has been an initiative of the parishioners, who, faced with the States failure to take responsibility, decided to open a private parish school. This school with a nationwide reputation has produced teachers, doctors, lawyers, engineers and university assistants. It continues its mission and enables the parish to reach beyond the province of Katanga.
The St Bernadette Health Centre and St Yvonne Ophthalmology Clinic offers treatment at reduced cost. The Mutual Health Insurance Association (ACS - Association communautaire de santé ) a partner in the Health Centre, was subsequently begun to stir up solidarity among the poor. It pays 85% of treatment expenses for twelve prevalent illnesses, (malaria, breathing problems, diarrhoea ) that claim thousands of victims annually. A maternity ward will soon materialize just behind the Health Centre.
Reception of Zambian MAfr candidates
This year, the families of St Bernadettes Parish accommodated five Zambian MAfr students who came to learn French at Lubumbashi. Two teachers from our Jamaa Yetu school complex took charge of the theory of their introduction to the language of Voltaire (not forgetting Molière! Ed.) The host families looked after the practical side.
The students adapted well and were appreciated by the parishioners. Some families said, From the very start, Robbin won over the sympathy of our family. On arrival, not knowing French, his smile was eloquent. He was pleasant, polite, biddable, ready to be of service, discreet, modest in his food and his table manners were impeccable. At the end of the meal, he always said, Thanks, Mum. He liked to pray every morning, attended Mass and in the evening, prayed the Christians Breviary with the whole family. His progress in French was noticeable from day one. Nevertheless, a month is not long enough to have a good command of a language as foreign as French. We were pleased with his stay among us. As long as God grants us life, he will remain our adopted son. We are ready and willing for the next language experience. Nonetheless, we would suggest a stay of two months and we would ask you to leave these missionary students totally at the disposition of the host families on Sundays. Thank you for your financial contribution, but please do not repeat this gesture, as it lessens our generosity in favour of the universal mission of the Church. (Letter from the A. Mulunda family.)
From the Kasongo family: Humphrey adapted to family life without problems. He was concerned for each member of the family and asked for news of those absent. He gathered all the children around him every evening to share the day. He insisted on assimilating French grammar well. He liked children and led them in prayer. He left a good impression on the family, as he liked manual work and was careful in keeping the yard of the house clean. We were very happy with him and hope to welcome another Missionary of Africa student soon. However, it would be better if the stay were for two months, at least. Finally, from the Tshibangu family, Joseph fitted in quickly to the family like a member of the household With the grace of God, seeing Joseph become a missionary priest will be our pride and joy.
Placide Lubamba
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DR CONGO LUBUMBASHI
Reflection
Give them
something to eat
Denis Madalitso Mbalazada
Stagiaire from Malawi
These words of Jesus reflect the reality of our mission today. We only have five loaves and two fish. How can we feed all this crowd, over five thousand people? Jesus gives us the same response, Give them something to eat yourselves He added, Get them to sit down in parties of about fifty. (Luke 9:13-14).
One day at nine in the morning, when I was working in group, a friend told me I was an exception. I did not know why. I asked him if it was because I was a missionary stagiaire. He told me, No, it is because you are the only one who has had breakfast. I then asked myself how to pass on the Good News to friends whose stomachs are empty. Jesus invites us to share, to wipe the tears of those who weep and open our tight fists to those who are hungry. My presence in a group is worthwhile: give and take.
At Lubumbashi, there are parishioners who have what they need to live. However, there are those who survive on one meal a day. When visiting these families, especially the most deprived, I am struck by their welcome and their sense of sharing. Every morning, the mothers work at the parish with cheerfulness. It is a powerful sign of sharing. It is their way of contributing to the development of the parish. We are called to work and share the fruits of our labours. We want to help our friends come down from their ivory towers and bear testimony to Christ in the daily round, by their work, their family life, in living in peace with their neighbours. I hope my friends become men and women of courage, able to bear testimony to justice wherever injustice prevails. We imitate Christ who invites us to share what we have and who we are.
Denis Madalitso Mbalazada
Stagiaire from MalawiFrom Petit Echo n°995 2008/9