Missionnaires d'Afrique
Province de l’Afrique de l’Ouest (PAO)

Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Mauritanie, Niger

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L’Equipe Provinciale : Theo Caerts et Patient Nshombo

Une vieille histoire
Quand la Province de l’Afrique de l’Ouest, regroupant les anciennes Provinces du Mali et du Burkina, a été créée le 1er juillet 2008, nous sommes, en fait, revenus à nos origines et à notre histoire commune. En effet, depuis l’arrivée de nos aînés qui faisaient partie des caravanes parties d’Alger et de Tripoli, toute cette région concernée formait une seule province ecclésiastique avec les mêmes Vicaires Apostoliques.

Depuis plus d’une centaine d’années, en 1895, avec leur arrivée à Ségou et Tombouctou, et en 1900, avec leur arrivée à Koupèla, les Missionnaires d’Afrique sont donc présents dans cette région de l’Afrique de l’Ouest. Ils sont regroupés en communautés témoins du Royaume de Dieu, aussi bien dans le cadre de paroisses que de centres orientés vers des domaines tels que « Justice et Paix » ou « La Rencontre de l’autre différent dans sa culture et sa religion » et d’autres activités de formation humaine et spirituelle. Les quatre étapes de la formation initiale sont présentes dans notre Province.

Un vaste territoire avec beaucoup de diversité
La Province de l’Afrique de l’Ouest s’étend sur six pays : Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Mauritanie, Niger et Togo. La situation du Togo est un peu particulière car nous n’y avons pas (encore) de communauté, mais trois confrères sont originaires de ce pays, et un confrère s’y rend tous les deux mois pour l’animation missionnaire et vocationnelle. Au moment où nous écrivons, la Province regroupe 111 confrères nommés et 8 stagiaires. 37 confrères sont originaires de la Province : 1 Ivoirien, 3 Maliens, 3 Togolais, 30 Burkinabé. Nous travaillons dans 21 diocèses.

Les communications sont relativement faciles entre les pays. Certains diocèses ne disposent pas encore d’un réseau routier suffisant, mais seront bientôt mieux équipés.

Une bonne partie de la Province, surtout le Mali, le Niger, la Mauritanie et le Nord du Burkina Faso, est très islamisée. Dans les autres régions, les populations se répartissent entre la religion traditionnelle africaine, l’islam et le christianisme. Un peu partout de nouveaux mouvements religieux émergent.


Le conseil provincial. De g. à dr. : Justin Sebakunzi, supérieur délégué, Théo Caerts, Provincial, Jean Bevand, sup. délégué, Patient Nshombo, assistant provincial, Oscar Nyaminane, conseiller, Pierre Béné, secrétaire, Debout: Oskar Geisseler, sup. délégué, Alain Fontaine, conseiller suppléant, Raphaël Deillon, Assistant général, Jérôme Kodjo, économe provincial, Rudi Pint, conseiller, Emmanuel Ngona conseiller, et Terry Madden sup. délégué.

Les réalités politiques et sociales sont très diverses, mais partout on constate une grande pauvreté et beaucoup d’injustice. Si la démocratie est à peu près déclarée dans chacun de ces pays, elle reste encore à consolider. Ici et là, des conflits aux causes multiples peuvent surgir. Les situations économiques précaires créent un terreau pour de possibles mouvements qui peuvent dégénérer.

Les communautés Missionnaires d’Afrique présentent des visages assez différents selon les pays. Au Mali et au Niger, l’Église reste encore très minoritaire ; elle joue cependant un rôle non négligeable dans la vie sociale et religieuse de ces pays. En Mauritanie, il s’agit d’une Église essentiellement composée d’expatriés puisque la religion d’Etat est l’islam. Ailleurs, notamment en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso, l’Église est beaucoup plus implantée, influente et en croissance. Cependant, il faut noter, en général, un véritable souci de s’ouvrir à ceux qui ne partagent pas notre foi, tant du côté de l’islam que de celui de la religion traditionnelle africaine.

Le fruit d’un long travail en commun
Le Chapitre de 2004 encourageait la création d’une entité similaire à la PAC, la SAP, en Afrique de l’Ouest, mais ne précipitait rien, et ce fut une chance pour les confrères qui purent ainsi s’approprier la démarche. Cet apprivoisement a permis aux confrères d’exprimer le souhait qu’il fallait aller plus loin.

En mai 2007, à Bamako, un conseil commun rassemble toutes les propositions des confrères et délibère pendant plusieurs jours pour déterminer le lieu d’implantation, le découpage des secteurs, la date de lancement, et discuter de toutes les implications de cette création. Par ailleurs, un premier projet de charte est approuvé.

La période qui suit est à nouveau très riche. Partout, les confrères prennent connaissance du brouillon de la charte, l’amendent, le corrigent, le précisent. En un mot, ils se l’approprient. Les conseils provinciaux font un travail similaire et en janvier 2008, lors des deux rassemblements, à Moundasso au Burkina Faso et à Sikasso, au Mali, les confrères disposent d’un texte qu’il suffit maintenant de « toiletter ». Après avoir ajouté une introduction et un préambule, la charte définitive est proposée aux confrères pour les trois années à venir et ils l’approuvent à l’unanimité. Tout est envoyé à Rome qui donne son accord. Au cours de sa session de février 2008, le conseil général approuve la charte, sans y apporter de corrections notables, et décide de la suppression des deux provinces du Burkina Faso et du Mali.

La Province de l’Afrique de l’Ouest est alors créée et la date du 1er juillet 2008 est choisie pour son démarrage effectif.

Dans les pages qui suivent, nous aimerions vous faire découvrir différents visages de notre nouvelle Province, et la richesse de sa diversité et de ses cultures. Bonne lecture !

L’Equipe Provinciale : Theo Caerts et Patient Nshombo

Quelques Facettes de la Province

Tiré du Petit Echo N° 998 2009/2

 


 

Missionaries of Africa
Province of Afrique de l’Ouest (PAO)

Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Mauritania, Niger

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The Provincial  Team: Theo Caerts and Patient Nshombo

Province An old story
When the Province of ‘Afrique de l’Ouest’ was created on the 1st July 2008, regrouping the former Provinces of Mali and Burkina, we came back, in fact, to our origins and joint history. Indeed, since the arrival of our forefathers, who were in the caravans that left Algiers and Tripoli, all this particular region formed a single Ecclesiastical Province with the same Vicars Apostolic. The Missionaries of Africa have been in this region of West Africa for over a hundred years, with their arrival at Ségou and Timbuktu in 1895 and at Koupéla in 1900. They are regrouped in witnessing communities of the Kingdom of God, both in the context of parishes, as well as in centres orientated towards areas such as ‘Justice and Peace’ or ‘Encounter with others different in culture and religion’, including other activities for human and spiritual education. The four Phases of Initial Formation are represented in our Province.

A vast territory with lots of diversity
The Province of ‘Afrique de l’Ouest’ extends over six countries: Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Mauritania, Niger and Togo. Togo’s situation is a little peculiar in that we do not (yet) have a community there, but three confreres whose home country it is and another confrere go there for missionary and vocation promotion every two months. At the time of writing, the Province regroups 111 appointed confreres and 8 on their apostolic experience. There are 37 confreres originally from the Province: 1 from Côte d’Ivoire, 3 from Mali, 3 from Togo, 30 from Burkina. We work in 21 dioceses. Communications are relatively easy between these countries. Some dioceses do not have a sufficient road network yet, but they will soon be better equipped.

A good part of the Province, notably Mali, Niger, Mauritania and the north of Burkina Faso are heavily Islamised. In the other regions, the people are divided between African Traditional Religion, Islam and Christianity. New religious movements are emerging just about everywhere. Social and political realities are very diverse, but everywhere there is great poverty and much injustice. Even if democracy is more or less declared in each of these countries, there still remains a lot of consolidation to be done. Conflicts for a variety of reasons can spring up here and there. Insecure economic situations are creating a terrain for possible movements that could degenerate.

The Provincial Council. L.-r.: Justin Sebakunzi, Delegate Superior, Théo Caerts, Provincial, Jean Bevand, Delegate Sup., Patient Nshombo, Assistant Provincial, Oscar Nyaminane, Councillor, Pierre Béné, secretary, Behind : Oskar Geisseler, Delegate Sup., Alain Fontaine, Substitute Councillor, Raphaël Deillon, Assistant General, Jérôme Kodjo, Provincial Treasurer, Rudi Pint, Councillor, Emmanuel Ngona, Councillor, and Terry Madden, Delegate Sup.

Missionary of Africa communities have different faces according to the countries. In Mali and Niger, the Church is still very much in the minority. Nevertheless, it plays a significant role in the social and religious life of these countries. In Mauritania, it is essentially a Church of expatriates, since Islam is the state religion. Elsewhere, notably in Côte d’Ivoire and Burkina Faso, the Church is much more rooted, influential and expanding. However, it has to be said that in general there is cause for concern for it to open itself to those who do not share our faith, as much on the side of Islam as on that of African Traditional Religion.

The result of a long joint collaboration
The 2004 Chapter encouraged the creation in West Africa of an entity similar to PAC and SAP. However, the General Council did not precipitate it and it was an opportunity for the confreres to lay claim to the procedure. Thus won over, it enabled confreres to express the need to go further. At Bamako in May 2007, a joint council brought together all the proposals of the confreres and for several days deliberated to determine the place of the implantation, the division of sectors, the date of the launch and also discuss all the implications of this creation. Moreover, an initial draft of the charter was approved. The period that followed was also very rewarding. Everywhere, confreres were made aware of the draft charter; they amended, corrected and refined it. In a word, they made it their own.

The Provincial Councils did a similar operation and in January 2008, during the two gatherings at Moundasso, Burkina Faso and Sikasso, Mali, the confreres had a text ready to write up properly. After adding an introduction and preamble, the final charter was proposed to confreres for the next three years and they approved it unanimously. Everything was sent to Rome, where they gave their agreement. In its session of February 2008, the General Council approved the charter, without making any substantial corrections and decided to suppress the two Provinces of Burkina Faso and Mali.

The Province of ‘Afrique de l’Ouest’ was thus created and the 1st July 2008 chosen for its effective inauguration. In the following pages, we would like to reveal to you the different faces of our new Province and the rich diversity of its varied cultures. We hope you enjoy the reading!

The Provincial  Team: Theo Caerts and Patient Nshombo

Some Facets of the Province

From Petit Echo n°998 2009/2