ROMA

04-04-2010
Messe Place St-Pierre et Bénédiction "Urbi et Orbi
"
10h30

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12H00

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Photos Webmaster

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Homélie de Benoît XVI à la Vigile Pascale (In English)


Vigile pascale : Homélie de Benoît XVI
Texte intégral

ROME, Dimanche 4 avril 2010 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte intégral de l'homélie que le pape Benoît XVI a prononcée lors de la veillée pascale, samedi 3 avril.

Chers frères et sœurs,

Une ancienne légende juive, tirée du livre apocryphe : « La vie d'Adam et Ève », raconte que, pendant sa dernière maladie, Adam aurait envoyé son fils Set avec Ève dans la région du Paradis pour prendre l'huile de la miséricorde, afin d'être oint de celle-ci et ainsi être guéri. Après toutes les prières et les larmes des deux à la recherche de l'arbre de la vie, l'Archange Michel apparaît pour leur dire qu'ils n'obtiendraient pas l'huile de l'arbre de la miséricorde et qu'Adam devrait mourir. Par la suite, des lecteurs chrétiens ont ajouté à cette communication de l'Archange une parole de consolation. L'Archange aurait dit qu'après 5.500 ans, serait venu l'aimable Roi Christ, le Fils de Dieu, et qu'il aurait oint avec l'huile de sa miséricorde tous ceux qui auraient cru en Lui. « L'huile de la miséricorde, d'éternité en éternité, sera donnée à tous ceux qui devront renaître de l'eau et de l'Esprit Saint. Alors le fils de Dieu, riche d'amour, le Christ, descendra dans les profondeurs de la terre et conduira ton père au Paradis, auprès de l'arbre de la miséricorde ». Dans cette légende, devient visible toute l'affliction de l'homme face à son destin de maladie, de souffrance et de mort, qui nous a été imposé. La résistance que l'homme oppose à la mort apparaît évidente : quelque part - ont pensé à maintes reprises les hommes - il doit bien y avoir l'herbe médicinale contre la mort. Tôt ou tard, il devrait être possible de trouver le remède non seulement contre telle ou telle maladie, mais contre la véritable fatalité - contre la mort. En somme, le remède de l'immortalité devrait exister. Aujourd'hui aussi les hommes sont à la recherche de cette substance curative. La science médicale actuelle s'efforce, non d'exclure à proprement parler la mort, mais d'en éliminer toutefois le plus grand nombre possible de causes, de la reculer toujours plus ; de procurer une vie toujours meilleure et plus longue. Mais réfléchissons encore un instant : qu'en serait-il vraiment, si l'on parvenait, peut-être pas à exclure totalement la mort, mais à la reculer indéfiniment, à parvenir à un âge de plusieurs centaines d'années ? Serait-ce une bonne chose ? L'humanité vieillirait dans une proportion extraordinaire, il n'y aurait plus de place pour la jeunesse. La capacité d'innovation s'éteindrait et une vie interminable serait, non pas un paradis, mais plutôt une condamnation. La véritable herbe médicinale contre la mort devrait être différente. Elle ne devrait pas apporter simplement un prolongement indéfini de la vie actuelle. Elle devrait transformer notre vie de l'intérieur. Elle devrait créer en nous une vie nouvelle, réellement capable d'éternité : elle devrait nous transformer au point de ne pas finir avec la mort, mais de commencer seulement avec elle en plénitude. La nouveauté et l'inouï du message chrétien, de l'Évangile de Jésus-Christ, était et est encore maintenant ce qui nous est dit : oui, cette herbe médicinale contre la mort, ce vrai remède de l'immortalité existe. Il a été trouvé. Il est accessible. Dans le Baptême, ce remède nous est donné. Une vie nouvelle commence en nous, une vie nouvelle qui mûrit dans la foi et n'est pas effacée par la mort de la vie ancienne, mais qui, seulement alors, est portée pleinement à la lumière.

À cela certains, peut-être beaucoup, répondront : le message, je le perçois certes, mais la foi me manque. De même, qui veut croire, demandera : mais en est-il vraiment ainsi ? Comment devons-nous nous l'imaginer ? Comment se réalise cette transformation de la vie ancienne, si bien que se forme en elle la vie nouvelle qui ne connaît pas la mort. Encore une fois, un écrit juif ancien peut nous aider à avoir une idée de ce processus mystérieux qui débute en nous au Baptême. On y raconte que l'ancêtre Énoch est enlevé jusqu'au trône de Dieu. Mais il eut peur devant les glorieuses puissances angéliques et, dans sa faiblesse humaine, il ne put contempler le Visage de Dieu. « Alors Dieu dit à Michel - ainsi continue le livre d'Énoch - : "Prends Énoch et ôte-lui ses vêtements terrestres. Oint-le d'huile douce et revêt-le des habits de gloire !" Et Michel m'ôta mes vêtements, il m'oint d'huile douce, et cette huile était plus qu'une lumière radieuse... Sa splendeur était semblable aux rayons du soleil. Lorsque je me vis, j'étais comme un des êtres glorieux » (Ph. Rech, Inbild des Kosmos, II 524).

C'est précisément cela - le fait d'être revêtu du nouvel habit de Dieu - qui se produit au Baptême ; c'est ce que nous dit la foi chrétienne. Certes, ce changement de vêtements est un parcours qui dure toute la vie. Ce qui se produit au Baptême est le début d'un processus qui embrasse toute notre vie - nous rend capable d'éternité, de sorte que, dans l'habit de lumière de Jésus Christ, nous pouvons apparaître devant Dieu et vivre avec Lui pour toujours.

Dans le rite du Baptême, il y a deux éléments dans lesquels cet événement s'exprime et devient visible également comme une exigence pour notre vie ultérieure. Il y a tout d'abord le rite des renoncements et des promesses. Dans l'Église primitive, celui qui devait recevoir le Baptême se tournait vers l'occident, symbole des ténèbres, du coucher du soleil, de la mort et donc de la domination du péché. Celui qui devait recevoir le Baptême se tournait dans cette direction et prononçait un triple « non » : au diable, à ses pompes et au péché. Par cet étrange parole « pompes », c'est-à-dire le faste du diable, était indiquée la splendeur de l'ancien culte des dieux et de l'ancien théâtre, où l'on éprouvait du plaisir à voir des personnes vivantes déchiquetées par des bêtes féroces. C'était là ainsi le refus d'un type de culture qui enchaînait l'homme à l'adoration du pouvoir, au monde de la cupidité, au mensonge, à la cruauté. C'était un acte de libération de l'imposition d'une forme de vie, qui se présentait comme un plaisir et qui, toutefois, poussait à la destruction de ce qui, dans l'homme, sont ses meilleures qualités. Ce renoncement - avec un déroulement moins dramatique - constitue aujourd'hui encore une partie essentielle du baptême. En lui, nous ôtons les « vêtements anciens» avec lesquels on ne peut se tenir devant Dieu. Ou mieux : nous commençons à les quitter. Ce renoncement est, en effet, une promesse dans laquelle nous tenons la main du Christ, afin qu'il nous guide et nous revête. Quels que soient les « vêtements » que nous enlevons, quelle que soit la promesse que nous prononçons, on rend évident quand nous lisons au cinquième chapitre de la Lettre aux Galates, ce que Paul appelle les « œuvres de la chair » - terme qui signifie justement les vêtements anciens que nous devons quitter. Paul les désigne de cette manière : « débauche, impureté, obscénité, idolâtrie, sorcellerie, haines, querelles, jalousie, colère, envie, divisions, sectarisme, rivalités, beuveries, gloutonnerie et autres choses du même genre » (Ga 5, 19ss). Ce sont ces vêtements que nous enlevons ; ce sont les vêtements de la mort.

Puis celui qui allait être baptisé dans l'Église primitive se tournait vers l'orient - symbole de la lumière, symbole du nouveau soleil de l'histoire, nouveau soleil qui se lève, symbole du Christ. Celui qui va être baptisé détermine la nouvelle direction de sa vie : la foi dans le Dieu trinitaire auquel il se remet. Ainsi Dieu lui-même nous revêt de l'habit de lumière, de l'habit de la vie. Paul appelle ces nouveaux « vêtements » « fruit de l'Esprit » et il les décrit avec les mots suivants : « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi » (Ga 5, 22).

Dans l'Église primitive, celui qui allait être baptisé était ensuite réellement dépouillé de ses vêtements. Il descendait dans les fonts baptismaux et il était immergé trois fois - symbole de la mort qui exprime toute la radicalité de ce dépouillement et de ce changement de vêtement. Cette vie, qui, de toutes façons est vouée à la mort, celui qui va recevoir le baptême la remet à la mort, avec le Christ, et, par Lui, il se laisse entraîner et élever à la vie nouvelle qui le transforme pour l'éternité. Puis, remontant des eaux baptismales, les néophytes étaient revêtus du vêtement blanc, du vêtement de lumière de Dieu, et ils recevaient le cierge allumé en signe de la nouvelle vie dans la lumière que Dieu lui-même avait allumée en eux. Ils le savaient : ils avaient obtenu le remède de l'immortalité qui, à présent, au moment de recevoir la sainte communion, prenait pleinement forme. En elle, nous recevons le Corps du Seigneur ressuscité et nous sommes, nous aussi, attirés dans ce Corps, si bien que nous sommes déjà protégés en Celui qui a vaincu la mort et qui nous porte à travers la mort.

Au cours des siècles, les symboles sont devenus moins nombreux, mais l'évènement essentiel du Baptême est toutefois resté le même. Il n'est pas seulement un bain, encore moins un accueil un peu complexe dans une nouvelle association. Il est mort et résurrection, une renaissance à la vie nouvelle.

Oui, l'herbe médicinale contre la mort existe. Le Christ est l'arbre de la vie, rendu à nouveau accessible. Si nous nous conformons à Lui, alors nous sommes dans la vie. C'est pourquoi nous chanterons, en cette nuit de la Résurrection, de tout notre cœur l'alléluia, le cantique de la joie qui n'a pas besoin de paroles. C'est pourquoi Paul peut dire aux Philippiens : « Soyez toujours dans la joie du Seigneur ; laissez-moi vous le redire : soyez dans la joie » (Ph 4, 4). La joie ne peut se commander. On peut seulement la donner. Le Seigneur ressuscité nous donne la joie : la vraie vie. Désormais, nous sommes pour toujours gardés dans l'amour de Celui à qui il a été donné tout pouvoir au ciel et sur la terre (cf. Mt 28, 18). Sûrs d'être exaucés, demandons donc, par la prière sur les offrandes que l'Église élève en cette nuit : Avec ces offrandes, Seigneur, reçois les prières de ton peuple ; fais que le sacrifice inauguré dans le Mystère pascal nous procure la guérison éternelle. Amen.

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Message du Pâques de Benoît XVI


Texte intégral


ROME, Dimanche 4 avril 2010 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte intégral du message de Pâques que Benoît XVI a transmis au monde, ce dimanche, à midi, depuis la loggia centrale de la Basilique Saint-Pierre, avant de donner à tous sa bénédiction urbi et orbi.

« Cantemus Domino : gloriose enim magnificatus est ».
« Chantons le Seigneur : il est vraiment ressuscité! » (Liturgie des Heures, Pâques, Office des Lectures, Ant. 1).

Chers frères et sœurs,

Je vous porte l'annonce de la Pâque avec ces paroles de la Liturgie, qui font écho à l'hymne très ancien de louange des hébreux après le passage de la Mer rouge. Le livre de l'Exode (cf. 15, 19-21) raconte que quand ils eurent traversé la mer à pied sec et qu'ils virent les égyptiens engloutis par les eaux, Myriam - la sœur de Moïse et d'Aaron - et les autres femmes entonnèrent en dansant ce chant d'exultation : « Chantons le Seigneur, / car il a fait éclater sa gloire, / il a jeté à l'eau cheval et cavalier. ». Partout dans le monde, les chrétiens répètent ce cantique au cours de la Vigile pascale, et une prière dite pour la circonstance en explique la signification, une prière que maintenant, dans la pleine lumière de la résurrection, nous faisons nôtre avec joie : « Maintenant encore, Seigneur, nous voyons resplendir tes merveilles d'autrefois : Alors que jadis tu manifestais ta puissance en délivrant un seul peuple de la poursuite des Égyptiens, tu assures désormais le salut de toutes les nations en les faisant renaître à travers les eaux du baptême ; fais que les hommes du monde entier deviennent des fils d'Abraham et accèdent à la dignité de peuple élu ».

L'Évangile nous a révélé l'accomplissement des anciennes prophéties : par sa mort et sa résurrection, Jésus Christ a libéré l'homme de l'esclavage radical, celui du péché, et lui a ouvert la route vers la Terre promise, le Royaume de Dieu, règne universel de justice, d'amour et de paix. Cet « exode » se réalise avant tout à l'intérieur de l'homme lui-même, et il consiste en une nouvelle naissance dans l'Esprit Saint, conséquence du Baptême que le Christ nous a précisément donné dans le mystère pascal. L'homme ancien laisse la place à l'homme nouveau ; en laissant derrière soi la vie d'avant, il est possible d'avancer dans une vie nouvelle (cf. Rm 6, 4). Mais l' ‘exode' spirituel est le principe d'une libération intégrale, susceptible de rénover l'homme dans toutes ses dimensions, personnelle et sociale.

Oui, frères, Pâques est le vrai salut de l'humanité ! Si le Christ - l'Agneau de Dieu - n'avait pas versé son Sang pour nous, nous n'aurions aucune espérance ; notre destin et celui du monde entier serait inévitablement la mort. Mais la Pâque a renversé la perspective : la Résurrection du Christ est une nouvelle création, à la manière d'une greffe qui peut régénérer l'ensemble de la planète. C'est un événement qui a modifié l'orientation profonde de l'histoire, la faisant basculer une fois pour toutes du côté du bien, de la vie, du pardon. Nous sommes libres, nous sommes sauvés ! Voilà pourquoi du plus profond de nous-mêmes nous exultons : « Chantons le Seigneur : il est vraiment ressuscité! ».

Le peuple chrétien, sorti des eaux du Baptême, est envoyé partout dans le monde pour témoigner de ce salut, pour porter à tous le fruit de la Pâque, qui consiste en une vie nouvelle, libérée du péché et rendue à sa beauté originelle, à sa bonté et à sa vérité. Continuellement, pendant deux mille ans, les chrétiens - spécialement les saints - ont fécondé l'histoire par l'expérience vivante de la Pâque. L'Église est le peuple de l'exode, parce qu'elle vit constamment le mystère pascal et répand sa puissance de renouvellement à tout moment et en tout lieu. Aujourd'hui encore, l'humanité a besoin d'un ‘exode', non pas seulement d'ajustements superficiels, mais d'une conversion spirituelle et morale. Elle a besoin du salut de l'Évangile, pour sortir d'une crise qui est profonde et qui, comme telle, réclame des changements profonds, à commencer par celui de la conscience.

Au Seigneur Jésus, je demande qu'au Moyen Orient, et en particulier sur la Terre sanctifiée par sa mort et sa résurrection, les Peuples accomplissent un ‘exode' vrai et définitif qui les fasse passer de la guerre et de la violence à la paix et à la concorde. Aux communautés chrétiennes qui, spécialement en Iraq, connaissent épreuves et souffrances, que le Ressuscité redise la parole pleine de consolation et d'encouragement qu'il adressa aux Apôtres dans le Cénacle : « La paix soit avec vous ! » ( Jn 20, 21).

Pour les pays latino-américains et des Caraïbes qui font l'expérience d'une dangereuse recrudescence des crimes liés au trafic de la drogue, que la Pâque du Christ marque la victoire de la convivialité pacifique et du respect pour le bien commun. Que la population bien-aimée d'Haïti, dévastée par l'effroyable tragédie du tremblement de terre, accomplisse son ‘exode' du deuil et de la désespérance vers une nouvelle espérance, soutenue par la communauté internationale. Que les très chers citoyens du Chili, accablés par une autre grave catastrophe, mais soutenus par la foi, s'attachent avec ténacité à l'œuvre de reconstruction.

Dans la force de Jésus ressuscité, qu'il soit mis fin en Afrique aux conflits qui continuent à provoquer destructions et souffrances et que l'on parvienne à cette paix et à cette réconciliation qui sont des garanties de développement. Je confie en particulier au Seigneur l'avenir de la République démocratique du Congo, de la Guinée et du Nigéria.

Que le Ressuscité soutienne les chrétiens qui, à cause de leur foi, souffrent la persécution et même la mort, comme au Pakistan. Aux pays affectés par le terrorisme et par les discriminations sociales ou religieuses, qu'Il accorde la force d'ouvrir des chemins de dialogue et de coexistence sereine. Aux responsables de toutes les Nations, que la Pâque du Christ porte lumière et force, pour que l'activité économique et financière soit finalement fondée sur des critères de vérité, de justice et d'entraide fraternelle. Que la puissance salvifique de la résurrection du Christ remplisse l'humanité entière, afin que celle-ci dépasse les multiples et tragiques expressions d'une ‘culture de mort' qui tend à se répandre, pour édifier un avenir d'amour et de vérité, dans lequel chaque vie humaine soit respectée et accueillie.

Chers frères et sœurs ! La Pâque n'agit pas de façon magique. Tout comme au-delà de la Mer rouge les hébreux trouvèrent le désert, l'Église, après la Résurrection, rencontre toujours l'histoire avec ses joies et ses espérances, ses douleurs et ses angoisses. Et cependant, cette histoire est transformée, elle est marquée par une alliance nouvelle et éternelle, elle est réellement ouverte à un avenir. C'est pourquoi, sauvés en espérance, nous poursuivons notre pèlerinage en portant dans le cœur le cantique ancien et toujours nouveau : « Chantons le Seigneur : il est vraiment ressuscité! ».

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Pope's Holy Saturday Homily

"The Cure for Death Does Exist"

VATICAN CITY, APRIL 4, 2010 (Zenit.org).- Here is a Vatican translation of Benedict XVI's homily at the Easter Vigil.

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Dear Brothers and Sisters,

An ancient Jewish legend from the apocryphal book "The life of Adam and Eve" recounts that, in his final illness, Adam sent his son Seth together with Eve into the region of Paradise to fetch the oil of mercy, so that he could be anointed with it and healed. The two of them went in search of the tree of life, and after much praying and weeping on their part, the Archangel Michael appeared to them, and told them they would not obtain the oil of the tree of mercy and that Adam would have to die. Subsequently, Christian readers added a word of consolation to the Archangel’s message, to the effect that after 5,500 years the loving King, Christ, would come, the Son of God who would anoint all those who believe in him with the oil of his mercy. "The oil of mercy from eternity to eternity will be given to those who are reborn of water and the Holy Spirit. Then the Son of God, Christ, abounding in love, will descend into the depths of the earth and will lead your father into Paradise, to the tree of mercy." This legend lays bare the whole of humanity’s anguish at the destiny of illness, pain and death that has been imposed upon us. Man’s resistance to death becomes evident: somewhere – people have constantly thought – there must be some cure for death. Sooner or later it should be possible to find the remedy not only for this or that illness, but for our ultimate destiny – for death itself. Surely the medicine of immortality must exist. Today too, the search for a source of healing continues. Modern medical science strives, if not exactly to exclude death, at least to eliminate as many as possible of its causes, to postpone it further and further, to prolong life more and more. But let us reflect for a moment: what would it really be like if we were to succeed, perhaps not in excluding death totally, but in postponing it indefinitely, in reaching an age of several hundred years? Would that be a good thing? Humanity would become extraordinarily old, there would be no more room for youth. Capacity for innovation would die, and endless life would be no paradise, if anything a condemnation. The true cure for death must be different. It cannot lead simply to an indefinite prolongation of this current life. It would have to transform our lives from within. It would need to create a new life within us, truly fit for eternity: it would need to transform us in such a way as not to come to an end with death, but only then to begin in fullness. What is new and exciting in the Christian message, in the Gospel of Jesus Christ, was and is that we are told: yes indeed, this cure for death, this true medicine of immortality, does exist. It has been found. It is within our reach. In baptism, this medicine is given to us. A new life begins in us, a life that matures in faith and is not extinguished by the death of the old life, but is only then fully revealed.

To this some, perhaps many, will respond: I certainly hear the message, but I lack faith. And even those who want to believe will ask: but is it really so? How are we to picture it to ourselves? How does this transformation of the old life come about, so as to give birth to the new life that knows no death? Once again, an ancient Jewish text can help us form an idea of the mysterious process that begins in us at baptism. There it is recounted how the patriarch Enoch was taken up to the throne of God. But he was filled with fear in the presence of the glorious angelic powers, and in his human weakness he could not contemplate the face of God. "Then God said to Michael," to quote from the book of Enoch, "‘Take Enoch and remove his earthly clothing. Anoint him with sweet oil and vest him in the robes of glory!’ And Michael took off my garments, anointed me with sweet oil, and this oil was more than a radiant light … its splendour was like the rays of the sun. When I looked at myself, I saw that I was like one of the glorious beings" (Ph. Rech, Inbild des Kosmos, II 524).

Precisely this – being reclothed in the new garment of God – is what happens in baptism, so the Christian faith tells us. To be sure, this changing of garments is something that continues for the whole of life. What happens in baptism is the beginning of a process that embraces the whole of our life – it makes us fit for eternity, in such a way that, robed in the garment of light of Jesus Christ, we can appear before the face of God and live with him for ever.

In the rite of baptism there are two elements in which this event is expressed and made visible in a way that demands commitment for the rest of our lives. There is first of all the rite of renunciation and the promises. In the early Church, the one to be baptized turned towards the west, the symbol of darkness, sunset, death and hence the dominion of sin. The one to be baptized turned in that direction and pronounced a threefold "no": to the devil, to his pomp and to sin. The strange word "pomp", that is to say the devil’s glamour, referred to the splendour of the ancient cult of the gods and of the ancient theatre, in which it was considered entertaining to watch people being torn limb from limb by wild beasts. What was being renounced was a type of culture that ensnared man in the adoration of power, in the world of greed, in lies, in cruelty. It was an act of liberation from the imposition of a form of life that was presented as pleasure and yet hastened the destruction of all that was best in man. This renunciation – albeit in less dramatic form – remains an essential part of baptism today. We remove the "old garments", which we cannot wear in God’s presence. Or better put: we begin to remove them. This renunciation is actually a promise in which we hold out our hand to Christ, so that he may guide us and reclothe us. What these "garments" are that we take off, what the promise is that we make, becomes clear when we see in the fifth chapter of the Letter to the Galatians what Paul calls "works of the flesh" – a term that refers precisely to the old garments that we remove. Paul designates them thus: "fornication, impurity, licentiousness, idolatry, sorcery, enmity, strife, jealousy, anger, selfishness, dissension, party spirit, envy, drunkenness, carousing and the like" (Gal 5:19ff.). These are the garments that we remove: the garments of death.

Then, in the practice of the early Church, the one to be baptized turned towards the east – the symbol of light, the symbol of the newly rising sun of history, the symbol of Christ. The candidate for baptism determines the new direction of his life: faith in the Trinitarian God to whom he entrusts himself. Thus it is God who clothes us in the garment of light, the garment of life. Paul calls these new "garments" "fruits of the spirit", and he describes them as follows: "love, joy, peace, patience, kindness, goodness, faithfulness, gentleness, self-control" (Gal 5:22).

In the early Church, the candidate for baptism was then truly stripped of his garments. He descended into the baptismal font and was immersed three times – a symbol of death that expresses all the radicality of this removal and change of garments. His former death-bound life the candidate consigns to death with Christ, and he lets himself be drawn up by and with Christ into the new life that transforms him for eternity. Then, emerging from the waters of baptism the neophytes were clothed in the white garment, the garment of God’s light, and they received the lighted candle as a sign of the new life in the light that God himself had lit within them. They knew that they had received the medicine of immortality, which was fully realized at the moment of receiving holy communion. In this sacrament we receive the body of the risen Lord and we ourselves are drawn into this body, firmly held by the One who has conquered death and who carries us through death.

In the course of the centuries, the symbols were simplified, but the essential content of baptism has remained the same. It is no mere cleansing, still less is it a somewhat complicated initiation into a new association. It is death and resurrection, rebirth to new life.

Indeed, the cure for death does exist. Christ is the tree of life, once more within our reach. If we remain close to him, then we have life. Hence, during this night of resurrection, with all our hearts we shall sing the alleluia, the song of joy that has no need of words. Hence, Paul can say to the Philippians: "Rejoice in the Lord always, again I will say, rejoice!" (Phil 4:4). Joy cannot be commanded. It can only be given. The risen Lord gives us joy: true life. We are already held for ever in the love of the One to whom all power in heaven and on earth has been given (cf. Mt 28:18). In this way, confident of being heard, we make our own the Church’s Prayer over the Gifts from the liturgy of this night: Accept the prayers and offerings of your people. With your help may this Easter mystery of our redemption bring to perfection the saving work you have begun in us. Amen.

 

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Papal Message for Easter

ROME, Dimanche 4 avril 2010 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte intégral du message de Pâques que Benoît XVI a transmis au monde, ce dimanche, à midi, depuis la loggia centrale de la Basilique Saint-Pierre, avant de donner à tous sa bénédiction urbi et orbi.

Cantemus Domino: gloriose enim magnificatus est.
“Let us sing to the Lord, glorious his triumph!” (Liturgy of the Hours, Easter, Office of Readings, Antiphon 1).

Dear Brothers and Sisters,

I bring you the Easter proclamation in these words of the Liturgy, which echo the ancient hymn of praise sung by the Israelites after crossing the Red Sea. It is recounted in the Book of Exodus (cf 15:19-21) that when they had crossed the sea on dry land, and saw the Egyptians submerged by the waters, Miriam, the sister of Moses and Aaron, and the other women sang and danced to this song of joy: “Sing to the Lord, for he has triumphed wonderfully: horse and rider he has thrown into the sea!” Christians throughout the world repeat this canticle at the Easter Vigil, and a special prayer explains its meaning; a prayer that now, in the full light of the resurrection, we joyfully make our own: “Father, even today we see the wonders of the miracles you worked long ago. You once saved a single nation from slavery, and now you offer that salvation to all through baptism. May the peoples of the world become true sons of Abraham and prove worthy of the heritage of Israel.”

The Gospel has revealed to us the fulfilment of the ancient figures: in his death and resurrection, Jesus Christ has freed us from the radical slavery of sin and opened for us the way towards the promised land, the Kingdom of God, the universal Kingdom of justice, love and peace. This “exodus” takes place first of all within man himself, and it consists in a new birth in the Holy Spirit, the effect of the baptism that Christ has given us in his Paschal Mystery. The old man yields his place to the new man; the old life is left behind, and a new life can begin (cf. Rom 6:4). But this spiritual “exodus” is the beginning of an integral liberation, capable of renewing us in every dimension – human, personal and social.

Yes, my brothers and sisters, Easter is the true salvation of humanity! If Christ – the Lamb of God – had not poured out his blood for us, we would be without hope, our destiny and the destiny of the whole world would inevitably be death. But Easter has reversed that trend: Christ’s resurrection is a new creation, like a graft that can regenerate the whole plant. It is an event that has profoundly changed the course of history, tipping the scales once and for all on the side of good, of life, of pardon. We are free, we are saved! Hence from deep within our hearts we cry out: “Let us sing to the Lord: glorious his triumph!”

The Christian people, having emerged from the waters of baptism, is sent out to the whole world to bear witness to this salvation, to bring to all people the fruit of Easter, which consists in a new life, freed from sin and restored to its original beauty, to its goodness and truth. Continually, in the course of two thousand years, Christians – especially saints – have made history fruitful with their lived experience of Easter. The Church is the people of the Exodus, because she constantly lives the Paschal Mystery and disseminates its renewing power in every time and place. In our days too, humanity needs an “exodus”, not just superficial adjustment, but a spiritual and moral conversion. It needs the salvation of the Gospel, so as to emerge from a profound crisis, one which requires deep change, beginning with consciences.

I pray to the Lord Jesus that in the Middle East, and especially in the land sanctified by his death and resurrection, the peoples will accomplish a true and definitive “exodus” from war and violence to peace and concord. To the Christian communities who are experiencing trials and sufferings, especially in Iraq, the Risen Lord repeats those consoling and encouraging words that he addressed to the Apostles in the Upper Room: “Peace be with you!” (Jn 20:21).

For the countries in Latin America and the Caribbean that are seeing a dangerous resurgence of crimes linked to drug trafficking, let Easter signal the victory of peaceful coexistence and respect for the common good. May the beloved people of Haiti, devastated by the appalling tragedy of the earthquake, accomplish their own “exodus” from mourning and from despair to a new hope, supported by international solidarity. May the beloved citizens of Chile, who have had to endure another grave catastrophe, set about the task of reconstruction with tenacity, supported by their faith.

In the strength of the risen Jesus, may the conflicts in Africa come to an end, conflicts which continue to cause destruction and suffering, and may peace and reconciliation be attained, as guarantees of development. In particular I entrust to the Lord the future of the Democratic Republic of Congo, Guinea and Nigeria.

May the Risen Lord sustain the Christians who suffer persecution and even death for their faith, as for example in Pakistan. To the countries afflicted by terrorism and by social and religious discrimination, may He grant the strength to undertake the work of building dialogue and serene coexistence. To the leaders of nations, may Easter bring light and strength, so that economic and financial activity may finally be driven by the criteria of truth, justice and fraternal aid. May the saving power of Christ’s resurrection fill all of humanity, so that it may overcome the multiple tragic expressions of a “culture of death” which are becoming increasingly widespread, so as to build a future of love and truth in which every human life is respected and welcomed.

Dear brothers and sisters, Easter does not work magic. Just as the Israelites found the desert awaiting them on the far side of the Red Sea, so the Church, after the resurrection, always finds history filled with joy and hope, grief and anguish. And yet, this history is changed, it is marked by a new and eternal covenant, it is truly open to the future. For this reason, saved by hope, let us continue our pilgrimage, bearing in our hearts the song that is ancient and yet ever new: “Let us sing to the Lord: glorious his triumph!”