ROMA

31-03-2012
Messe Place St-Pierre et Bénédiction "Urbi et Orbi
"
10h15

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Homélie de François à la Vigile Pascale et Bénédiction Urbi et Orbi (In English )


N'ayons pas peur des surprises de Dieu

Homélie de la nuit de Pâques

Rome, 30 mars 2013 (Zenit.org)

« Nous avons peur des surprises de Dieu ; nous avons peur des surprises de Dieu ! Il nous surprend toujours ! », déclare le pape François dans sa première homélie de la Veillée pascale, à Saint-Pierre dans la nuit.


Homélie du pape François

Chers frères et soeurs,

1. Dans l’évangile de cette nuit lumineuse de la Vigile pascale, nous rencontrons en premier
les femmes qui se rendent au tombeau de Jésus avec les aromates pour oindre son corps (cf. Lc 24,1-3). Elles viennent pour accomplir un geste de compassion, d’affection, d’amour, un geste traditionnel envers une personne chère défunte, comme nous le faisons nous aussi. Elles avaient suivi Jésus, l’avaient écouté, s’étaient senties comprises dans leur dignité et l’avaient accompagné jusqu’à la fin, sur le Calvaire, et au moment de la déposition de la croix. Nous pouvons imaginer leurs sentiments tandis qu’elles vont au tombeau : une certaine tristesse, le chagrin parce que Jésus les avait quittées, il était mort, son histoire était terminée. Maintenant on revenait à la vie d’avant. Cependant dans les femmes persistait l’amour, et c’est l’amour envers Jésus qui les avait poussées à se rendre au tombeau. Mais à ce point il se passe quelque chose de totalement inattendu, de nouveau, qui bouleverse leur coeur et leurs programmes et bouleversera leur vie : elles voient la pierre enlevée du tombeau, elles s’approchent, et ne trouvent pas le corps du Seigneur. C’est un fait qui les laisse hésitantes, perplexes, pleines de questions : « Que s’est-il passé ? », « Quel sens tout cela a-t-il ? » (cf. Lc 24,4). Cela ne nous arrive-t-il pas peut-être aussi à nous quand quelque chose de vraiment nouveau arrive dans la succession quotidienne des faits ? Nous nous arrêtons, nous ne comprenons pas, nous ne savons pas comment l’affronter. La nouveauté souvent nous fait peur, aussi la nouveauté que Dieu nous apporte, la nouveauté que Dieu nous demande. Nous sommes comme les Apôtres de l’Évangile : nous préférons souvent garder nos sécurités, nous arrêter sur une tombe, à la pensée pour un défunt, qui à la fin vit seulement dans le souvenir de l’histoire comme les grand personnages du passé. Nous avons peur des surprises de Dieu ; nous avons peur des surprises de Dieu ! Il nous surprend toujours !

Frères et soeurs, ne nous fermons pas à la nouveauté que Dieu veut porter dans notre vie !

Ne sommes-nous pas souvent fatigués, déçus, tristes, ne sentons-nous pas le poids de nos péchés, ne pensons-nous pas que nous n’y arriverons pas ? Ne nous fermons pas sur nous-mêmes, ne perdons pas confiance, ne nous résignons jamais : il n’y a pas de situations que Dieu ne puisse changer, il n’y a aucun péché qu’il ne puisse pardonner si nous nous ouvrons à Lui.

2. Mais revenons à l’Évangile, aux femmes et faisons un pas en avant. Elles trouvent la tombe vide, le corps de Jésus n’y est pas, quelque chose de nouveau est arrivé, mais tout cela ne dit encore rien de clair : cela suscite des interrogations, laisse perplexes, sans offrir une réponse. Et voici deux hommes en vêtement éclatant, qui disent : « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, il est ressuscité » (Lc 24,5-6). Ce qui était un simple geste, un fait, accompli bien sûr par amour – le fait de se rendre au tombeau – maintenant se transforme en événement, en un fait qui change vraiment la vie. Rien ne reste plus comme avant, non seulement dans la vie de ces femmes, mais aussi dans notre vie et dans l’histoire de l’humanité. Jésus n’est pas mort, il est ressuscité, il est le Vivant ! Il n’est pas seulement revenu à la vie, mais il est la vie même, parce qu’il est le Fils de Dieu, qu’il est le Vivant (cf. Nb 14, 21-28, Dt 5,26, Jon 3,10) Jésus n’est plus dans le passé, mais il vit dans le présent et est projeté vers l’avenir, il est l’«aujourd’hui» éternel de Dieu. Ainsi la nouveauté de Dieu se présente aux yeux des femmes, des disciples, de nous tous : la victoire sur le péché, sur le mal, sur la mort, sur tout ce qui opprime la vie et lui donne un visage moins humain. Et c’est un message adressé à moi, à toi, chère soeur et cher frère. Combien de fois avons-nous besoin que l’Amour nous dise : pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Les problèmes, les préoccupations de tous les jours tendent à nous faire replier sur nous-mêmes, dans la tristesse, dans l’amertume… et là se trouve la mort. Ne cherchons pas là Celui qui est vivant !

Accepte alors que Jésus Ressuscité entre dans ta vie, accueille-le comme ami, avec confiance: Lui est la vie ! Si jusqu’à présent tu as été loin de Lui, fais un petit pas : il t’accueillera à bras ouverts. Si tu es indifférent, accepte de risquer : tu ne seras pas déçu. S’il te semble difficile de le suivre, n’aies pas peur, fais-lui confiance, sois sûr que Lui, il t’est proche, il est avec toi et te donnera la paix que tu cherches et la force pour vivre comme Lui le veut.

3. Il y a un dernier élément simple de l’Évangile de cette lumineuse Vigile pascale que je voudrais souligner. Les femmes rencontrent la nouveauté de Dieu : Jésus est ressuscité, il est le Vivant ! Mais devant le tombeau vide et les deux hommes en vêtement éclatant, leur première réaction est une réaction de crainte : « elles baissaient le visage vers le sol » - note saint Luc -, elles n’avaient pas non plus le courage de regarder. Mais quand elles entendent l’annonce de la Résurrection, elles l’accueillent avec foi. Et les deux hommes en vêtement éclatant introduisent un verbe fondamental : « Rappelez-vous ce qu’il vous a dit quand il était encore en Galilée… Et elles se rappelèrent ses paroles » (Lc 24,6.8). C’est l’invitation à faire mémoire de la rencontre avec Jésus, de ses paroles, de ses gestes, de sa vie ; et c’est vraiment le fait de se souvenir avec amour de l’expérience avec le Maître qui conduit les femmes à dépasser toute peur et à porter l’annonce de la Résurrection aux Apôtres et à tous les autres (cf. Lc 24,9). Faire mémoire de ce que Dieu a fait et fait pour moi, pour nous, faire mémoire du chemin parcouru ; et cela ouvre le coeur à l’espérance pour l’avenir. Apprenons à faire mémoire de ce que Dieu a fait dans notre vie.

En cette Nuit de lumière, invoquant l’intercession de la Vierge Marie, qui gardait chaque événement dans son coeur (cf. Lc 2, 19.51), demandons que le Seigneur nous rende participants de sa Résurrection : qu’il nous ouvre à sa nouveauté qui transforme, aux surprises de Dieu ; qu’il fasse de nous des hommes et des femmes capables de faire mémoire de ce qu’il accomplit dans notre histoire personnelle et dans celle du monde ; qu’il nous rende capables de le sentir comme le Vivant, vivant et agissant au milieu de nous ; qu’il nous enseigne chaque jour

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Dimanche 31 Mars Urbi et Orbi

« Chers frères et sœurs de Rome et du monde entier, bonne fête de Pâques !

C’est une grande joie pour moi de pouvoir vous faire cette annonce : le Christ est ressuscité ! Je voudrais qu’elle arrive dans chaque maison, dans chaque famille, spécialement là où il y a plus de souffrance, dans les hôpitaux, dans les prisons…

Surtout je voudrais qu’elle atteigne tous les cœurs, parce que c’est là que Dieu veut semer cette Bonne Nouvelle : Jésus est ressuscité, c‘est une espérance pour toi, tu n’es plus sous la domination du péché, du mal ! L’amour a vaincu, la miséricorde a vaincu !

Nous aussi, comme les femmes disciples de Jésus, qui allèrent au tombeau et le trouvèrent vide, nous pouvons nous demander quel sens a cet événement (cf. Lc 24, 4). Que signifie que Jésus est ressuscité ? Cela signifie que l’amour de Dieu est plus fort que le mal et que la mort elle-même ; cela signifie que l’amour de Dieu peut transformer notre vie, faire fleurir ces zones de désert qui sont dans notre cœur.

Cet amour même pour lequel le Fils de Dieu s’est fait homme et est allé jusqu’au bout du chemin de l’humilité et du don de soi, jusqu’aux enfers, jusqu’à l’abîme de la séparation de Dieu, cet amour miséricordieux lui-même a inondé de lumière le corps mort de Jésus et l’a transfiguré, il l’a fait passer dans la vie éternelle. Jésus n’est pas retourné à la vie d’avant, à la vie terrestre, mais il est entré dans la vie glorieuse de Dieu et il y est entré avec notre humanité, il nous a ouvert à un avenir d’espérance.

Voilà ce qu’est Pâques : c’est l’exode, le passage de l’homme de l’esclavage du péché, du mal à la liberté de l’amour, du bien. Parce que Dieu est vie, seulement vie, et sa gloire est l’homme vivant (cf. Irénée, Adversus haereses, 4, 20, 5-7).

Chers frères et sœurs, le Christ est mort et ressuscité une fois pour toujours et pour tous, mais la force de la Résurrection, ce passage de l’esclavage du mal à la liberté du bien, doit se réaliser en tout temps, dans les espaces concrets de notre existence, dans notre vie de chaque jour. Que de déserts, aujourd’hui encore, l’être humain doit traverser ! Surtout le désert qui est à l’intérieur de lui, quand manque l’amour pour Dieu et pour le prochain, quand manque la conscience d’être gardien de tout ce que le Créateur nous a donné et nous donne. Mais la miséricorde de Dieu peut faire fleurir aussi la terre la plus aride, peut redonner vie aux ossements desséchés (cf. Ez 37, 1-14).

Alors, voici l’invitation que j’adresse à tous : accueillons la grâce de la Résurrection du Christ ! Laissons-nous renouveler par la miséricorde de Dieu, laissons-nous aimer par Jésus, laissons la puissance de son amour transformer aussi notre vie ; et devenons des instruments de cette miséricorde, des canaux à travers lesquels Dieu puisse irriguer la terre, garder toute la création et faire fleurir la justice et la paix.

Et ainsi demandons à Jésus ressuscité, qui transforme la mort en vie, de changer la haine en amour, la vengeance en pardon, la guerre en paix. Oui, le Christ est notre paix et par lui implorons la paix pour le monde entier !

Paix pour le Moyen-Orient, en particulier entre Israéliens et Palestiniens, qui travaillent à trouver la route de la concorde, afin qu’ils reprennent avec courage et disponibilité les négociations pour mettre fin à un conflit qui dure désormais depuis trop de temps. Paix en Irak, pour que cesse définitivement toute violence, et, surtout, pour la Syrie bien-aimée, pour sa population blessée par le conflit et pour les nombreux réfugiés qui attendent aide et consolation.

Que de sang a été versé ! Et que de souffrances devront encore être infligées avant qu’on réussisse à trouver une solution politique à la crise ?

Paix pour l’Afrique, encore théatre de conflits sanglants. Au Mali, afin qu’il retrouve unité et stabilité ; et au Nigéria, où malheureusement ne cessent pas les attentats qui menacent la vie de tant d’innocents et où de nombreuses personnes, même des enfants, sont retenues en otage par des groupes terroristes. Paix dans l’est de la République Démocratique du Congo et en République Centrafricaine, où nombreux sont ceux qui sont contraints à laisser leurs maisons et vivent encore dans la peur.

Paix en Asie, surtout dans la Péninsule coréenne, pour que soient surmontées les divergences et que mûrisse un esprit renouvelé de réconciliation.

Paix au monde entier, encore si divisé par l’avidité de ceux qui cherchent des gains faciles, blessé par l’égoïsme qui menace la vie humaine et la famille, égoïsme qui continue la traite de personnes, l’esclavage le plus répandu en ce vingt-et-unième siècle. Paix au monde entier, déchiré par la violence liée au trafic de drogue et par l’exploitation inéquitable des ressources naturelles ! Paix à notre Terre ! Que Jésus ressuscité apporte réconfort aux victimes des calamités naturelles et fasse de nous des gardiens responsables de la création !

Chers frères et sœurs, à vous tous qui m’écoutez de Rome et de toutes les parties du monde, j’adresse l’invitation du Psaume : « Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! Oui, que le dise Israël : "Éternel est son amour !" (Ps 117, 1-2). »

Chers frères et soeur venus du monde entier sur cette place, coeur de la chrétienté, et vous qui êtes connectés par les moyens de communication sociale, je vous renouvelle mes voeux: Bonnes fêtes de Pâques!

Apportez à vos familles, à vos pays, le message de joie, d'espérance et de paix, qui se renouvelle avec force chaque année en ce jour.

Que le Seigneur ressuscité, vainqueur du péché et de la mort, soit votre soutien à tous, particulièrement les plus faibles et les plus nécessiteux. Merci de votre présence et du témoignage de votre foi!

J'ai une pensée et un merci particulier pour le cadeau des belles fleurs qui viennent des Pays-Bas.

A tous, je redis avec affection: le Christ est resuscité! Il conduit toute l'humanité sur des sentiers de justice, d'amour et de paix!


 

 

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Pope's Holy Saturday Homily

EASTER VIGIL

HOMILY OF HIS HOLINESS FRANCIS

Saint Peter's Basilica
Holy Saturday, 30 March 2012

Pope's Easter Vigil Homily
VATICAN CITY, March 30, 2013 (Zenit.org) - Here is the translation of Pope Francis’ homily at yesterday ‘s Easter Vigil , held in St. Peter’s Basilica.

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Dear Brothers and Sisters,

1. In the Gospel of this radiant night of the Easter Vigil, we first meet the women who go the tomb of Jesus with spices to anoint his body (cf. Lk 24:1-3). They go to perform an act of compassion, a traditional act of affection and love for a dear departed person, just as we would. They had followed Jesus, they had listened to his words, they had felt understood by him in their dignity and they had accompanied him to the very end, to Calvary and to the moment when he was taken down from the cross. We can imagine their feelings as they make their way to the tomb: a certain sadness, sorrow that Jesus had left them, he had died, his life had come to an end. Life would now go on as before. Yet the women continued to feel love, the love for Jesus which now led them to his tomb. But at this point, something completely new and unexpected happens, something which upsets their hearts and their plans, something which will upset their whole life: they see the stone removed from before the tomb, they draw near and they do not find the Lord’s body. It is an event which leaves them perplexed, hesitant, full of questions: "What happened?", "What is the meaning of all this?" (cf. Lk 24:4). Doesn’t the same thing also happen to us when something completely new occurs in our everyday life? We stop short, we don’t understand, we don’t know what to do. Newness often makes us fearful, including the newness which God brings us, the newness which God asks of us. We are like the Apostles in the Gospel: often we would prefer to hold on to our own security, to stand in front of a tomb, to think about someone who has died, someone who ultimately lives on only as a memory, like the great historical figures from the past. We are afraid of God’s surprises. Dear brothers and sisters, we are afraid of God’s surprises! He always surprises us! The Lord is like that.

Dear brothers and sisters, let us not be closed to the newness that God wants to bring into our lives! Are we often weary, disheartened and sad? Do we feel weighed down by our sins? Do we think that we won’t be able to cope? Let us not close our hearts, let us not lose confidence, let us never give up: there are no situations which God cannot change, there is no sin which he cannot forgive if only we open ourselves to him.

2. But let us return to the Gospel, to the women, and take one step further. They find the tomb empty, the body of Jesus is not there, something new has happened, but all this still doesn’t tell them anything certain: it raises questions; it leaves them confused, without offering an answer. And suddenly there are two men in dazzling clothes who say: "Why do you look for the living among the dead? He is not here; but has risen" (Lk 24:5-6). What was a simple act, done surely out of love – going to the tomb – has now turned into an event, a truly life-changing event. Nothing remains as it was before, not only in the lives of those women, but also in our own lives and in the history of mankind. Jesus is not dead, he has risen, he is alive! He does not simply return to life; rather, he is life itself, because he is the Son of God, the living God (cf. Num 14:21-28; Deut 5:26; Josh 3:10). Jesus no longer belongs to the past, but lives in the present and is projected towards the future; Jesus is the everlasting "today" of God. This is how the newness of God appears to the women, the disciples and all of us: as victory over sin, evil and death, over everything that crushes life and makes it seem less human. And this is a message meant for me and for you dear sister, for you dear brother. How often does Love have to tell us: Why do you look for the living among the dead? Our daily problems and worries can wrap us up in ourselves, in sadness and bitterness... and that is where death is. That is not the place to look for the One who is alive!

Let the risen Jesus enter your life, welcome him as a friend, with trust: he is life! If up till now you have kept him at a distance, step forward. He will receive you with open arms. If you have been indifferent, take a risk: you won’t be disappointed. If following him seems difficult, don’t be afraid, trust him, be confident that he is close to you, he is with you and he will give you the peace you are looking for and the strength to live as he would have you do.

3. There is one last little element that I would like to emphasize in the Gospel for this Easter Vigil. The women encounter the newness of God. Jesus has risen, he is alive! But faced with empty tomb and the two men in brilliant clothes, their first reaction is one of fear: "they were terrified and bowed their faced to the ground", Saint Luke tells us – they didn’t even have courage to look. But when they hear the message of the Resurrection, they accept it in faith. And the two men in dazzling clothes tell them something of crucial importance: remember. "Remember what he told you when he was still in Galilee… And they remembered his words" (Lk 24:6,8). This is the invitation to remember their encounter with Jesus, to remember his words, his actions, his life; and it is precisely this loving remembrance of their experience with the Master that enables the women to master their fear and to bring the message of the Resurrection to the Apostles and all the others (cf. Lk 24:9). To remember what God has done and continues to do for me, for us, to remember the road we have travelled; this is what opens our hearts to hope for the future. May we learn to remember everything that God has done in our lives.

On this radiant night, let us invoke the intercession of the Virgin Mary, who treasured all these events in her heart (cf. Lk 2:19,51) and ask the Lord to give us a share in his Resurrection. May he open us to the newness that transforms, to the beautiful surprises of God. May he make us men and women capable of remembering all that he has done in our own lives and in the history of our world. May he help us to feel his presence as the one who is alive and at work in our midst. And may he teach us each day, dear brothers and sisters, not to look among the dead for the Living One. Amen.

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Francis's "Urbi et Orbi" Message

 

URBI ET ORBI MESSAGE
OF HIS HOLINESS
POPE FRANCIS

Easter, 31 March 2012

Pope Francis' "Urbi et Orbi" Blessing
VATICAN CITY, March 31, 2013 (Zenit.org) - Here is the translation of Pope Francis’ “Urbi et Orbi” (to the City and to the World) Blessing given to the faithful gathered in St. Peter’s Square this morning.

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Dear brothers and sisters in Rome and throughout the world, Happy Easter! Happy Easter! What a joy it is for me to announce this message: Christ is risen! I would like it to go out to every house and every family, especially where the suffering is greatest, in hospitals, in prisons…

Most of all, I would like it to enter every heart, for it is there that God wants to sow this Good News: Jesus is risen, there is hope for you, you are no longer in the power of sin, of evil!

Love has triumphed, mercy has been victorious! The mercy of God always triumphs! We too, like the women who were Jesus’ disciples, who went to the tomb and found it empty, may wonder what this event means (cf. Lk 24:4). What does it mean that Jesus is risen?

It means that the love of God is stronger than evil and death itself; it means that the love of God can transform our lives and let those desert places in our hearts bloom. The love God can do this!

This same love for which the Son of God became man and followed the way of humility and self-giving to the very end, down to hell - to the abyss of separation from God - this same merciful love has flooded with light the dead body of Jesus, has transfigured it, has made it pass into eternal life. Jesus did not return to his former life, to earthly life, but entered into the glorious life of God and he entered there with our humanity, opening us to a future of hope.

This is what Easter is: it is the exodus, the passage of human beings from slavery to sin and evil to the freedom of love and goodness. Because God is life, life alone, and we are his glory: the living man (cf. Irenaeus, Adversus Haereses, 4,20,5-7).

Dear brothers and sisters, Christ died and rose once for all, and for everyone, but the power of the Resurrection, this passover from slavery to evil to the freedom of goodness, must be accomplished in every age, in our concrete existence, in our everyday lives. How many deserts, even today, do human beings need to cross! Above all, the desert within, when we have no love for God or neighbour, when we fail to realize that we are guardians of all that the Creator has given us and continues to give us. God’s mercy can make even the driest land become a garden, can restore life to dry bones (cf. Ez 37:1-14).

So this is the invitation which I address to everyone: Let us accept the grace of Christ’s Resurrection! Let us be renewed by God’s mercy, let us be loved by Jesus, let us enable the power of his love to transform our lives too; and let us become agents of this mercy, channels through which God can water the earth, protect all creation and make justice and peace flourish. And so we ask the risen Jesus, who turns death into life, to change hatred into love, vengeance into forgiveness, war into peace. Yes, Christ is our peace, and through him we implore peace for all the world.

Peace for the Middle East, and particularly between Israelis and Palestinians, who struggle to find the road of agreement, that they may willingly and courageously resume negotiations to end a conflict that has lasted all too long. Peace in Iraq, that every act of violence may end, and above all for dear Syria, for its people torn by conflict and for the many refugees who await help and comfort. How much blood has been shed! And how much suffering must there still be before a political solution to the crisis will be found?

Peace for Africa, still the scene of violent conflicts. In Mali, may unity and stability be restored; in Nigeria, where attacks sadly continue, gravely threatening the lives of many innocent people, and where great numbers of persons, including children, are held hostage by terrorist groups. Peace in the East of the Democratic Republic of Congo, and in the Central African Republic, where many have been forced to leave their homes and continue to live in fear.

Peace in Asia, above all on the Korean peninsula: may disagreements be overcome and a renewed spirit of reconciliation grow.

Peace in the whole world, still divided by greed looking for easy gain, wounded by the selfishness which threatens human life and the family, selfishness that continues in human trafficking, the most extensive form of slavery in this twenty-first century; human trafficking is the most extensive form of slavery in this twenty-first century! Peace to the whole world, torn apart by violence linked to drug trafficking and by the iniquitous exploitation of natural resources! Peace to this our Earth! Made the risen Jesus bring comfort to the victims of natural disasters and make us responsible guardians of creation.

Dear brothers and sisters, to all of you who are listening to me, from Rome and from all over of the world, I address the invitation of the Psalm: “Give thanks to the Lord for he is good; for his steadfast love endures for ever. Let Israel say: ‘His steadfast love endures for ever’” (Ps 117:1-2).

Greeting

Dear Brothers and Sisters, to you who have come from all over the world to this Square at the heart of Christianity, and to you linked by modern technology, I repeat my greeting: Happy Easter!

Bear in your families and in your countries the message of joy, hope and peace which every year, on this day, is powerfully renewed.

May the risen Lord, the conqueror of sin and death, be a support to you all, especially to the weakest and neediest. Thank you for your presence and for the witness of your faith. A thought and a special thank-you for the beautiful flowers, which come from the Netherlands. To all of you I affectionately say again: may the risen Christ guide all of you and the whole of humanity on the paths of justice, love and peace.