ROMA

20-04-2014
Messe Place St-Pierre et Bénédiction "Urbi et Orbi
"
10h15

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Photos KTO

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Homélie de François à la Vigile Pascale et Bénédiction Urbi et Orbi (In English )


Revenir au premier amour, pour recevoir le feu que Jésus a allumé dans le monde


Homélie de la veillée pascale (texte intégral)
Pape François

ROME, 19 avril 2014 (Zenit.org) - "Quelle est ma Galilée?" cette question énigmatique, le pape François l'a posée dans son homélie de la veillée pascale, en commentant l'évangile de l'apparition de Jésus aux saintes femmes au matin de Pâques.

Le pape a appelé à faire comme le Christ le demande aux apôtres: "Revenir en Galilée", "sans peur", car cela "signifie garder au cœur la mémoire vivante de cet appel".

Car, explique-t-il, "Ce n’est pas un retour en arrière, ce n’est pas une nostalgie. C’est revenir au premier amour, pour recevoir le feu que Jésus a allumé dans le monde, et le porter à tous, jusqu’aux confins de la terre."

Au cours de la veillée, le pape a conféré les sacrements de l'initiation chrétienne - baptême, confirmation, communion - à vingt adultes et enfants, de France, du Liban, du Sénégal, du Vietnam (un homme de 58 ans), de Biélorussie, et 5 d'Italie dont deux petits garçons, frères, de 8 et 10 ans, et un adolescent de 14 ans.

Anita Bourdin

Homélie du pape François

L’évangile de la résurrection de Jésus Christ commence par la marche des femmes vers le sépulcre, à l’aube du jour qui suit le sabbat. Elles vont au tombeau, pour honorer le corps du Seigneur, mais elles le trouvent ouvert et vide. Un ange puissant leur dit : « Vous, soyez sans crainte ! » (Mt 28, 5), et il leur demande d’aller porter la nouvelle aux disciples : « Il est ressuscité d’entre les morts ; il vous précède en Galilée » (v. 7). Vite, les femmes courent, et le long du chemin, Jésus lui-même vient à leur rencontre et dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront » (v. 10). La voix qui encourage à ouvrir le coeur.

Après la mort du Maître ; les disciples s’étaient dispersés ; leur foi s’était brisée, tout semblait fini, les certitudes écroulées, les espérances éteintes. Mais maintenant, cette annonce des femmes, bien qu’incroyable, arrivait comme un rayon de lumière dans l’obscurité. La nouvelle se répand : Jésus est ressuscité ; comme il avait prédit… Et aussi ce commandement d’aller en Galilée ; par deux fois les femmes l’avaient entendu, d’abord de l’ange, puis de Jésus lui-même : « Qu’ils aillent en Galilée, là ils me verront ».

La Galilée est le lieu du premier appel, où tout avait commencé ! Revenir au lieu du premier appel. Revenir là, revenir au lieu du premier appel. Sur la rive du lac, Jésus était passé, tandis que les pécheurs étaient en train de réparer leurs filets. Il les avait appelés, et eux avaient tout laissé et l’avaient suivi (cf. Mt 4, 18- 22).

Revenir en Galilée veut dire tout relire à partir de la croix et de la victoire. Sans peur. N'ayez pas peur! Tout relire – la prédication, les miracles, la nouvelle communauté, les enthousiasmes et les défections, jusqu’à la trahison – tout relire à partir de la fin, qui est un nouveau commencement, à partir de ce suprême acte d’amour. Pour chacun de nous aussi, il y a une “Galilée” à l’origine de la marche avec Jésus.

“Aller en Galilée” signifie quelque chose de beau, signifie pour nous redécouvrir notre Baptême comme source vive, puiser une énergie nouvelle à la racine de notre foi et de notre expérience chrétienne. Revenir en Galilée signifie surtout revenir là, à ce point incandescent où la grâce de Dieu m’a touché au début du chemin. C’est à cette étincelle que je puis allumer le feu pour l’aujourd’hui, pour chaque jour, et porter chaleur et lumière à mes frères et à mes sœurs.

À cette étincelle s’allume une joie humble, une joie qui n’offense pas la douleur et le désespoir, une joie bonne et douce.

Dans la vie chrétienne, après le Baptême, il y a aussi une “Galilée” plus existentielle : l’expérience de la rencontre personnelle avec Jésus Christ, qui m’a appelé à le suivre et à participer à sa mission. En ce sens, revenir en Galilée signifie garder au cœur la mémoire vivante de cet appel, quand Jésus est passé sur ma route, m’a regardé avec miséricorde, m’a demandé de le suivre ; retrouver la mémoire de ce moment où ses yeux ont croisé les miens, le moment où il m’a fait sentir qu’il m’aimait.

Aujourd’hui, en cette nuit, chacun de nous peut se demander : quelle est ma Galilée ? Où est ma Galilée ? Est-ce que je m’en souviens ? L’ai-je oubliée ? Je suis allé par des routes et des sentiers qui me l’ont fait oublier. Seigneur, aide-moi : dis-moi quelle est ma Galilée ; tu sais, je veux y retourner pour te rencontrer et me laisser embrasser par ta miséricorde.

L’évangile de Pâques est clair : il faut y retourner, pour voir Jésus ressuscité, et devenir témoins de sa résurrection. Ce n’est pas un retour en arrière, ce n’est pas une nostalgie. C’est revenir au premier amour, pour recevoir le feu que Jésus a allumé dans le monde, et le porter à tous, jusqu’aux confins de la terre.

« Galilée des gentils » (Mt 4, 15 ; Is 8, 23) : horizon du Ressuscité, horizon de l’Église ; désir intense de rencontre… Mettons-nous en chemin !

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Dimanche 20 Avril Urbi et Orbi

Le pape François invoque le Christ ressuscité pour les plaies du monde entier
Message de Pâques (texte intégral)

ROME, 20 avril 2014 (Zenit.org) - "Voici le sommet de l’Évangile, voici la Bonne Nouvelle par excellence : Jésus, le Crucifié, est ressuscité!", déclare le pape François dans son message de Pâques, avant la bénédiction Sur le monde et la ville de Rome - Urbi et Orbi - depuis la loggia des bénédictions de la basilique vaticane, invoquant le Christ pour la paix dans le monde entier.

Le pape avait auparavant présidé la messe de Pâques, dans ce "jardin" extrarodinaire de la résurrection fleuri chaque année par 30 fleuristes hollandais sur le parvis de Saint-Pierre, en terrasses colorées: 2 500 roses Avanlanche, 6 000 narcisses multicolores et 8 000 narcisses jaunes, mais aussi 1 200 tulipes rouges, jaunes, orange, blanches, roses et violettes, 2 500 jacinthes parfumées, rhododendrons, prunus, acers, forsithias, strelizias, magnolias, delphinum blanc, bleu, rose, mauve, fleurs exotiques comme l'eliconia orange ... Et sur la loggia de délicates orchidées blanches...

Une tradition commencée en 1985, grâce à Nic van der Voort lors de la béatification de Titus Bransma: elle est aujourd'hui continuée par le frère de Nic, Charles van der Voort. C'est un tour de force, a-t-il confié à Zenit, chaque année de calculer la floraison pour le dimanche de Pâques, quelles que soient les températures du printemps, plutôt chaud cet année.

Il a expliqué que deux camions chargés de ces fleurs et feuillages embaumés ont voyagé vingt-quatre heure pour que la résurrection puisse se traduire cette année encore dans ces parfums, ces formes, ces couleurs, autour de l'autel, de l'auvent papal, de l'ambon, de l'icône du Christ Sauveur, de la statue de la Vierge à l'Enfant.

Le pape François n'a pas manqué, après la bénédiction de remercier pour cette réalisation extraordinaire.

Une telle beauté, une telle explosion de vie, contrastait avec les plaies du monde que le pape a évoquées en invoquant la puissance d ela résurrection du "Christ glorieux", notamment pour le Centrafrique, le Nigeria, les pays africains frappés par les guerres ou le virus Ebola, la "bien-aimée Syrie" (pour "l’audace de négocier la paix"), la Terre Sainte, l'Irak, le Soudan du Sud, le Venezuela, l'Ukraine (pour "empêcher la violence et construire, dans un esprit d’unité et de dialogue, l’avenir du pays"), le fléau de la faim, de l'exploitation, de la misère, du gaspillage, les personnes séquestrées.

Message pascal du pape François

« Christus surrexit, venite et videte ! ».

Chers frères et sœurs, bonne fête de Pâques !

L’annonce de l’ange aux femmes résonne dans l’Église répandue à travers le monde entier : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus, le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité… venez voir l’endroit où il reposait » (Mt 28, 5-6).

Voici le sommet de l’Évangile, voici la Bonne Nouvelle par excellence : Jésus, le Crucifié, est ressuscité! Cet événement est à la base de notre foi et de notre espérance : si le Christ n’était pas ressuscité, le Christianisme perdrait sa valeur ; toute la mission de l’Église serait vidée de son élan, parce que c’est de là qu’il est parti et qu’il repart toujours. Le message que les chrétiens apportent au monde, le voici : Jésus, l’Amour incarné, est mort sur la croix pour nos péchés, mais Dieu le Père l’a ressuscité et l’a fait Seigneur de la vie et de la mort. En Jésus, l’Amour l’a emporté sur la haine, la miséricorde sur le péché, le bien sur le mal, la vérité sur le mensonge, la vie sur la mort.

C’est pourquoi, nous disons à tous : « Venez et voyez ! ». En chaque situation humaine, marquée par la fragilité, par le péché et par la mort, la Bonne Nouvelle n’est pas seulement une parole, mais c’est un témoignage d’amour gratuit et fidèle : c’est sortir de soi pour aller à la rencontre de l’autre, c’est se tenir proche de celui qui est blessé par la vie, c’est partager avec celui qui manque du nécessaire, c’est rester aux côtés de celui qui est malade ou âgé ou exclu…« Venez et voyez ! » : l’Amour est plus fort, l’Amour donne la vie, l’Amour fait fleurir l’espérance dans le désert.

Avec cette joyeuse certitude dans le cœur, aujourd’hui nous nous adressons à toi, Seigneur Ressuscité !

Aide-nous à te chercher afin que tous nous puissions te rencontrer, savoir que nous avons un Père et que nous ne nous sentions pas orphelins ; que nous puissions t’aimer et t’adorer.

Aide-nous à vaincre le fléau de la faim, aggravé par les conflits et par les immenses gaspillages dont nous sommes souvent complices.

Rends-nous capables de protéger les sans défense, surtout les enfants, les femmes et les personnes âgées, parfois transformés en objets d’exploitation et d’abandon.

Fais que nous puissions soigner les frères touchés par l’épidémie d’Ébola en Guinée Conakry, en Sierra Léone et au Libéria, et ceux affectés par tant d’autres maladies, qui se diffusent aussi à cause de l’incurie et de la pauvreté extrême.

Console tous ceux qui aujourd’hui ne peuvent pas célébrer Pâques avec leurs familles parce qu’injustement arrachées à leur affection, comme les nombreuses personnes, prêtres et laïcs, qui en diverses parties du monde, ont été séquestrées.

Réconforte ceux qui ont laissé leur propre terre pour émigrer vers des endroits où ils puissent espérer un avenir meilleur, mener une vie digne et, souvent, professer librement leur foi.

Nous t’en prions, Jésus glorieux, fais cesser toute guerre, toute hostilité grande ou petite, ancienne ou récente !

Nous te supplions, en particulier, pour la Syrie, la Syrie bien-aimée, afin que tous ceux qui souffrent des conséquences du conflit, puissent recevoir les aides humanitaires nécessaires et que les parties en cause n’utilisent plus la force pour semer la mort, surtout contre la population sans défense, mais aient l’audace de négocier la paix, désormais attendue depuis trop longtemps !

Nous te demandons de réconforter les victimes des violences fratricides en Iraq et de soutenir les espoirs suscités par la reprise des négociations entre Israéliens et Palestiniens.

Nous t’implorons, qu’un terme soit mis aux affrontements en République Centrafricaine et que s’arrêtent les atroces attentats terroristes dans certaines zones du Nigéria ainsi que les violences au Sud Soudan.

Nous te demandons que les esprits se tournent vers la réconciliation et la concorde fraternelle au Venezuela.

Par ta Résurrection, que nous célébrons cette année ensemble avec les Églises qui suivent le calendrier julien, nous te prions d’éclairer et d’inspirer des initiatives de pacification en Ukraine, pour que les parties intéressées, soutenues par la Communauté internationale, entreprennent tout effort pour empêcher la violence et construire, dans un esprit d’unité et de dialogue, l’avenir du pays.

Pour tous les peuples de la Terre, nous te prions, Seigneur : toi qui as vaincu la mort, donne- nous ta vie, donne-nous ta paix !


 

 

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Pope's Holy Saturday Homily

EASTER VIGIL

HOMILY OF HIS HOLINESS FRANCIS

Pope Francis' Homily at Easter Vigil

"Horizon of the Risen Lord, horizon of the Church; intense desire of encounter Let us be on our way!"

VATICAN CITY, April 20, 2014 (Zenit.org) - Here is the translation of the Holy Father's homily last night during the Easter Vigil in St. Peter's Basilica.

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The Gospel of the resurrection of Jesus Christ begins with the journey of the women to the tomb at dawn on the day after the Sabbath. They go to the tomb to honour the body of the Lord, but they find it open and empty. A mighty angel says to them: Do not be afraid! (Mt 28:5) and orders them to go and tell the disciples: He has been raised from the dead, and indeed he is going ahead of you to Galilee (v. 7). The women quickly depart and on the way Jesus himself meets them and says: Do not fear; go and tell my brothers to go to Galilee; there they will see me (v. 10).

After the death of the Master, the disciples had scattered; their faith had been utterly shaken, everything seemed over, all their certainties had crumbled and their hopes had died. But now that message of the women, incredible as it was, came to them like a ray of light in the darkness. The news spread: Jesus is risen as he said. And then there was his command to go to Galilee; the women had heard it twice, first from the angel and then from Jesus himself: Let them go to Galilee; there they will see me.

Galilee is the place where they were first called, where everything began! To return there, to return to the place where they were originally called. Jesus had walked along the shores of the lake as the fishermen were casting their nets. He had called them, and they left everything and followed him (cf. Mt 4:18-22).

To return to Galilee means to re-read everything on the basis of the cross and its victory. To re-read everything Jesus preaching, his miracles, the new community, the excitement and the defections, even the betrayal to re-read everything starting from the end, which is a new beginning, from this supreme act of love.

For each of us, too, there is a Galilee at the origin of our journey with Jesus. To go to Galilee means something beautiful, it means rediscovering our baptism as a living fountainhead, drawing new energy from the sources of our faith and our Christian experience. To return to Galilee means above all to return to that blazing light with which Gods grace touched me at the start of the journey. From that flame I can light a fire for today and every day, and bring heat and light to my brothers and sisters. That flame ignites a humble joy, a joy which sorrow and distress cannot dismay, a good, gentle joy.

In the life of every Christian, after baptism there is also a more existential Galilee: the experience of a personal encounter with Jesus Christ who called me to follow him and to share in his mission. In this sense, returning to Galilee means treasuring in my heart the living memory of thaat call, when Jesus passed my way, gazed at me with mercy and asked me to follow him. It means reviving the memory of that moment when his eyes met mine, the moment when he made me realize that he loved me.

Today, tonight, each of us can ask: What is my Galilee? Where is my Galilee? Do I remember it? Have I forgotten it? Have I gone off on roads and paths which made me forget it? Lord, help me: tell me what my Galilee is; for you know that I want to return there to encounter you and to let myself be embraced by your mercy.

The Gospel of Easter is very clear: we need to go back there, to see Jesus risen, and to become witnesses of his resurrection. This is not to go back in time; it is not a kind of nostalgia. It is returning to our first love, in order to receive the fire which Jesus has kindled in the world and to bring that fire to all people, to the very ends of the earth.

Galilee of the Gentiles (Mt 4:15; Is 8:23)! Horizon of the Risen Lord, horizon of the Church; intense desire of encounter Let us be on our way!

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Francis's "Urbi et Orbi" Message

 

URBI ET ORBI MESSAGE
OF HIS HOLINESS
POPE FRANCIS

Easter, 20 April 2014

"Christus surrexit, venite et videte!"
VATICAN CITY, April 20, 2014 (Zenit.org) - Here is the translation of the Holy Father's Urbi et Orbi Message given in St. Peter's Square today.

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Dear Brothers and Sisters, a Happy and Holy Easter!

The Church throughout the world echoes the angel’s message to the women: "Do not be afraid! I know that you are looking for Jesus who was crucified. He is not here; for he has been raised… Come, see the place where he lay" (Mt 28:5-6).

This is the culmination of the Gospel, it is the Good News par excellence: Jesus, who was crucified, is risen! This event is the basis of our faith and our hope. If Christ were not raised, Christianity would lose its very meaning; the whole mission of the Church would lose its impulse, for this is the point from which it first set out and continues to set out ever anew. The message which Christians bring to the world is this: Jesus, Love incarnate, died on the cross for our sins, but God the Father raised him and made him the Lord of life and death. In Jesus, love has triumphed over hatred, mercy over sinfulness, goodness over evil, truth over falsehood, life over death.

That is why we tell everyone: "Come and see!" In every human situation, marked by frailty, sin and death, the Good News is no mere matter of words, but a testimony to unconditional and faithful love: it is about leaving ourselves behind and encountering others, being close to those crushed by life’s troubles, sharing with the needy, standing at the side of the sick, elderly and the outcast… "Come and see!": Love is more powerful, love gives life, love makes hope blossom in the wilderness.

With this joyful certainty in our hearts, today we turn to you, risen Lord!

Help us to seek you and to find you, to realize that we have a Father and are not orphans; that we can love and adore you.

Help us to overcome the scourge of hunger, aggravated by conflicts and by the immense wastefulness for which we are often responsible.

Enable us to protect the vulnerable, especially children, women and the elderly, who are at times exploited and abandoned.

Enable us to care for our brothers and sisters struck by the Ebola epidemic in Guinea Conakry, Sierra Leone and Liberia, and to care for those suffering from so many other diseases which are also spread through neglect and dire poverty.

Comfort all those who cannot celebrate this Easter with their loved ones because they have been unjustly torn from their affections, like the many persons, priests and laity, who in various parts of the world have been kidnapped.

Comfort those who have left their own lands to migrate to places offering hope for a better future and the possibility of living their lives in dignity and, not infrequently, of freely professing their faith.

We ask you, Lord Jesus, to put an end to all war and every conflict, whether great or small, ancient or recent.

We pray in a particular way for Syria, beloved Syria, that all those suffering the effects of the conflict can receive needed humanitarian aid and that neither side will again use deadly force, especially against the defenseless civil population, but instead boldly negotiate the peace long awaited and long overdue!

Jesus, Lord of glory, we ask you to comfort the victims of fratricidal acts of violence in Iraq and to sustain the hopes raised by the resumption of negotiations between Israelis and Palestinians.

We beg for an end to the conflicts in the Central African Republic and a halt to the brutal terrorist attacks in parts of Nigeria and the acts of violence in South Sudan.

We ask that hearts be turned to reconciliation and fraternal concord in Venezuela.

By your resurrection, which this year we celebrate together with the Churches that follow the Julian calendar, we ask you to enlighten and inspire the initiatives that promote peace in Ukraine so that all those involved, with the support of the international community, will make every effort to prevent violence and, in a spirit of unity and dialogue, chart a path for the country’s future. On this day, may they be able to proclaim, as brothers and sisters, that Christ is risen, Khrystos voskres!

Lord, we pray to you for all the peoples of the earth: you who have conquered death, grant us your life, grant us your peace!" Christus surrexit, venite et videte!"

Dear brothers and sisters, Happy Easter!