Les Missionnaires d'Afrique -Pères Blancs
The Missionnaries of Africa - White Fathers

Ordination Sacerdotale
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de Serge Boroto
avec Mgr Jan De Groef, M.Afr

Le 27 Décembre 2015 à Bukavu, RDC,
en la Cathédrale Notre-dame de la Paix d'Ibanda


Le dimanche, 27 décembre 2015, en la solennité de la Sainte Famille de Nazareth : Jésus, Marie et Joseph, dans la Cathédrale Notre-Dame de la Paix, d'Ibanda à Bukavu, le diacre Serge Boroto Zihalirwa, Missionnaire d'Afrique, a été ordonné prêtre par son Excellence Monseigneur Jan De Groef, Missionnaire d'Afrique, évêque du diocèse de Bethleem, en Afrique du Sud.


Il était 11 H 10 quand la procession partie du mausolée érigé devant l'entrée principale de la Cathédrale a commencé sa progression vers l'église, la Cathédrale Notre-Dame de la Paix d'Ibanda. C'est dans ce mausolée que reposent les trois archevêques de Bukavu, leurs Excellences : Christophe Munzihirwa, Emmanuel Kataliko et Charles Mbogha.

L'Eglise était bondée de monde et d'autres fidèles étaient massés à l'extérieur de l'église, tous, étaient venus suivre la messe d'ordination presbytérale (dite en français) du diacre Serge Boroto Zihalirwa, originaire de la paroisse de Walungu, archidiocèse de Bukavu. En tête de la procession se trouvait le porte-croix, suivi de servants de messe et de lecteurs. Le diacre Serge Boroto suivait, derrière lui 37 prêtres et 2 diacres, enfin au bout de la file, avançait son Excellence, Monseigneur Jan De Groef, Missionnaire d'Afrique, de nationalité belge, évêque du diocèse de Bethleem, en Afrique du Sud. C'est encore lui, Monseigneur Jan De Groef, qui avait conféré le diaconat à Serge, en Afrique du Sud où ce dernier avait étudié la théologie.

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S'adressant au futur prêtre, Monseigneur Jan De Groef lui a demandé de vivre toujours dans cette joie de servir le Seigneur, en gratitude pour sa famille naturelle et celle des Missionnaires d'Afrique, sa nouvelle famille, c'est de cette manière seulement qu'il sera un bon fils de Marie pour annoncer l'évangile.

Après l'homélie, l'on a invoqué l'Esprit Saint en chantant le " Veni Creator ". Ensuite le futur prêtre a prononcé ses engagements sacerdotaux, au cours d'un dialogue avec l'évêque : servir le peuple de Dieu, annoncer la Bonne Nouvelle du salut, célébrer l'eucharistie et administrer les autres sacrements. Puis, le futur prêtre s'est prosterné et l'on a chanté la litanie des saints. Après la litanie de saints, le futur prêtre s'est agenouillé et c'était l'imposition de mains : par l'évêque d'abord, et successivement par tous les prêtres concélébrants.

A la fin de ce rite, l'évêque a dit la grande prière qui consacrait, il était devenu prêtre : on lui ôta l'étole de diacre pour vêtir la chasuble et l'étole du prêtre. Puis vint le rite de l' onction des saintes huiles dans les paumes des mains et présentation d'une patène avec une grande hostie et le calice.

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Puis la messe s'est poursuivie normalement : les offrandes étaient apportées par la famille du nouveau prêtre et reçues à l'autel par l'évêque et le nouveau prêtre.
Avant la bénédiction solennelle finale, le Père Provincial a envoyé le nouveau prêtre en mission, il ira au Ghana. Il était déjà 15 H 20.

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A la fin de la messe, les invités ont partagé un verre d'amitié dans la salle Concordia de l'archevêché de Bukavu..


Homélie

Après les lectures du jour, celles de la solennité de la Sainte Famille de Nazareth : 1ère lecture, 1 Samuel 1, 20-22. 24-28 ; 2ème lecture, 1 Jean 3, 1-2. 21-24 et l'évangile, Luc 2, 13-18, un des deux diacres qui entouraient l'évêque a procédé à l'appel au sacerdoce du diacre Serge Boroto. Sa grande-sœur et son grand-frère, ses parents étant déjà dans l'éternité auprès du Seigneur, l'ont conduit auprès de l'évêque, qui l'a reçu devant l'autel. Après, le Père François Bigeziki, Provincial de la Province d'Afrique Centrale (PAC) des Missionnaires d'Afrique, regroupant la RD Congo, le Rwanda et le Burundi, a présenté le parcours vers le sacerdoce du diacre Serge Boroto, en acceptant que le diacre reçoive le sacrement de l'ordre des mains de son Excellence Monseigneur Jan De Groof, au nom du Supérieur Général des Missionnaires d'Afrique et suite au bon témoignage des formateurs du diacre et de sa communauté chrétienne. Après cette présentation du diacre à l'assemblée chrétienne qui se trouvait en ce lieu, a suivi l'homélie de l'évêque.

Dans son sermon, Monseigneur a beaucoup insisté sur la vie en famille et l'accompagnement des parents qui soutiennent leurs enfants dans leur cheminement spirituel à servir Dieu, voire à se consacrer à Dieu. Il a dit qu'à son arrivée en Afrique du Sud, comme missionnaire, dans les townships, il a constaté que ce qui faisait l'honneur d'une famille était le nombre de ses enfants et la considération sociale de la femme au sein de cette communauté était tributaire de sa progéniture. Il a mis cela en parallèle avec la vie de la mère de Samuel, Anne, la vieille, la stérile, couverte de honte dans la société de son temps, du fait de sa stérilité et de son âge avancé. Tout le monde savait qu'elle ne pouvait plus jamais avoir d'enfants, mais elle comptait seulement sur le Seigneur. Voilà que le Seigneur surgit dans sa vie, à la plus grande surprise de tout le monde et de la sienne aussi, Il lui accorde un enfant, dans sa vieillesse, Samuel qui signifie : " je l'ai demandé à Yahvé ", un fils unique. Au lieu de " garder pour elle son fils unique ", elle l'offre à Dieu qui en fait son serviteur. En passant, Monseigneur dit qu'il était aussi fils unique, sa mère n'avait pas tout de suite était favorable à sa vocation de se faire missionnaire et donc de partir pour un pays lointain. Son père plutôt avait vite compris, ça avait pris un peu de temps pour que sa mère le comprenne.

L'Évêque a ajouté que la deuxième lecture venait renforcer cette sollicitude de Dieu qui, à part notre famille naturelle dans laquelle tous nous naissons, du fait de notre baptême, nous entrons dans une " famille nouvelle ", l'Eglise, fondée sur le Christ. Ces deux familles ne sont pas en concurrence, au contraire, elles se fortifient mutuellement car l'une plonge ses racines dans l'autre. Cette entrée dans la " famille de Dieu " qui est la famille chrétienne nous donne aussi une vie nouvelle, semblable à celle de la sainte famille de Nazareth : Jésus, Marie, Joseph. Voilà qu'en observant la coutume juive avec leur enfant, les parents de Jésus s'aperçoivent qu'ils ne sont plus en compagnie de leur enfant Jésus au temple à Jérusalem! Et voilà qu'en le retrouvant, Jésus ne leur présente pas des excuses, au contraire, il les déconcerte par la réponse qu'il leur donne, lui qui a toujours été docile, respectueux et obéissant… Cependant, il va avec eux à Jérusalem et il leur était soumis. Ce passage de l'évangile rappelle ce qu'un savant de l'Est avait dit : " Vos enfants ne sont pas les vôtres, ils appartiennent à Dieu ".

Aristide Lulasha

 


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