ROMA
17-04-2011


Dimanche des Rameaux & Rassemblement
de la Jeunesse Place St-Pierre

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Début à 9h30

 

La messe Homélie Homily Mass

Cardinaux Robert Sarah
Cardinaux Robert Sarah et Velasio De Paolis

ROME, Dimanche 17 avril 2011 (ZENIT.org) - Si les hommes ont depuis toujours cherché à « être comme Dieu », c'est-à-dire « totalement libres, comme Dieu l'est », Benoît XVI a rappelé que l'homme seul n'en était pas capable, « trop faible » qu'il était pour s'élever jusqu'à la hauteur de Dieu.

En ce dimanche des Rameaux, le pape a invité les fidèles à « se laisser totalement attirer par la force de gravité de Dieu, qui nous rend vrais, nous élève, nous donne la vraie liberté ».

Comme chaque année, le pape a béni les rameaux au terme de la procession à laquelle cardinaux, évêques, prêtres et fidèles ont participé place Saint-Pierre. Il a ensuite présidé la messe des Rameaux et de la Passion du Seigneur. Ce dimanche est aussi le jour où se déroule le rassemblement diocésain des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) qui auront lieu du 16 au 21 août prochain à Madrid (Espagne).

Dans l'homélie de la messe qu'il a prononcée juste après la proclamation de la Passion du Seigneur selon saint Matthieu, le pape a invité les fidèles à accompagner le Christ dans son « chemin vers le haut ».

Dans son homélie, Benoît XVI a rappelé qu'aujourd'hui plus que jamais, les hommes ont le désir d'« être comme Dieu, d'atteindre eux-mêmes la hauteur de Dieu ». « Dans toutes les inventions de l'esprit humain, on cherche, en fin de compte, à obtenir des ailes pour pouvoir s'élever à la hauteur de l'Être, pour devenir indépendants, totalement libres, comme Dieu l'est », a-t-il affirmé.

Le pape a évoqué les nombreuses choses que l'humanité a pu réaliser : « nous sommes capables de voler. Nous pouvons nous voir, nous écouter et nous parler d'un bout à l'autre du monde », a-t-il expliqué.

Toutefois, « la force de gravité qui nous tire vers le bas est puissante », a-t-il mis en garde. « Avec nos capacités, ce n'est pas seulement le bien qui a grandi. Les possibilités du mal ont aussi augmenté et se présentent comme des tempêtes menaçantes au dessus de l'histoire ». « Nos limites aussi sont restées : il suffit de penser aux catastrophes qui, ces derniers mois, ont affligé et continuent d'affliger l'humanité ».

Abandonner l'orgueil de vouloir se faire Dieu

Citant les Pères de l'Eglise, Benoît XVI a rappelé que l'homme se trouvait « au point d'intersection entre deux champs de gravitation ». « La force de gravité qui tire vers le bas - vers l'égoïsme, vers le mensonge et vers le mal ; la gravité qui nous abaisse et nous éloigne de la hauteur de Dieu » et celle de « l'amour de Dieu - le fait d'être aimé de Dieu et la réponse de notre amour » qui attire l'homme vers le haut.

« L'homme se trouve au milieu de cette double force de gravité et tout dépend de sa fuite du champ de gravitation du mal pour devenir libre de se laisser totalement attirer par la force de gravité de Dieu, qui nous rend vrais, nous élève, nous donne la vraie liberté », a expliqué Benoît XVI.

Le pape a rappelé combien l'homme doit élever son « cœur » c'est-à-dire, selon les Pères, « le centre de l'homme où s'unissent l'intellect, la volonté et le sentiment, le corps et l'âme ».

« Mais encore une fois : tout seuls, nous sommes trop faibles pour élever notre cœur jusqu'à la hauteur de Dieu. Nous n'en sommes pas capables », a expliqué le pape en donnant les éléments concrets qui permettent à l'homme de s'élever vers le haut : « les mains innocentes, le cœur pur, le refus du mensonge, la recherche du visage de Dieu ».

« Les grandes conquêtes de la technique ne nous rendent libres et ne sont des éléments du progrès de l'humanité que si elles sont unies à ces attitudes - si nos mains deviennent innocentes et notre cœur pur, si nous sommes à la recherche de la vérité, à la recherche de Dieu lui-même, et si nous nous laissons toucher et interpeller par son amour », a conclu le pape.

« Tous ces éléments de la montée sont efficaces seulement si nous reconnaissons avec humilité que nous devons être attirés vers le haut ; si nous abandonnons l'orgueil de vouloir nous-mêmes nous faire Dieu ».

Texte intégral

Homélie de la messe du dimanche des Rameaux
Texte intégral
ROME, Dimanche 17 avril 2011 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte intégral de l'homélie prononcée ce dimanche par Benoît XVI au cours de la célébration liturgique du dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur.

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Chers frères et sœurs,

Chers jeunes !

Chaque année, le dimanche des Rameaux, nous sommes à nouveau émus de gravir avec Jésus le mont vers le sanctuaire, et de l'accompagner tout au long de ce chemin vers le haut. En ce jour, sur toute la face de la terre et à travers tous les siècles, jeunes et personnes de tout âge l'acclament en criant : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

Mais que faisons-nous vraiment lorsque nous nous insérons dans une telle procession - parmi la foule de ceux qui montaient avec Jésus à Jérusalem et l'acclamaient comme roi d'Israël ? Est-ce quelque chose de plus qu'une cérémonie, qu'une belle coutume ? Cela a-t-il quelque chose à voir avec la véritable réalité de notre vie, de notre monde ? Pour trouver la réponse, nous devons avant tout clarifier ce que Jésus lui-même a, en réalité, voulu et fait. Après la profession de foi, que Pierre avait faite à Césarée de Philippe, à l'extrême nord de la Terre Sainte, Jésus s'était mis en route, en pèlerin, vers Jérusalem pour les fêtes de la Pâque. Il est en chemin vers le Temple dans la Cité Sainte, vers ce lieu qui, pour Israël, garantissait de façon particulière la proximité de Dieu à l'égard de son peuple. Il est en chemin vers la fête commune de la Pâque, mémorial de la libération d'Égypte et signe de l'espérance dans la libération définitive. Il sait qu'une nouvelle Pâque l'attend et qu'il prendra lui-même la place des agneaux immolés, s'offrant lui-même sur la Croix. Il sait que, dans les dons mystérieux du pain et du vin, il se donnera pour toujours aux siens, il leur ouvrira la porte vers une nouvelle voie de libération, vers la communion avec le Dieu vivant. Il est en chemin vers la hauteur de la Croix, vers le moment de l'amour qui se donne. Le terme ultime de son pèlerinage est la hauteur de Dieu lui-même, à laquelle il veut élever l'être humain.

Notre procession d'aujourd'hui veut donc être l'image de quelque chose de plus profond, l'image du fait qu'avec Jésus, nous nous mettons en route pour le pèlerinage : par la voie haute vers le Dieu vivant. C'est de cette montée dont il s'agit. C'est le chemin auquel Jésus nous invite. Mais comment pouvons-nous maintenir l'allure dans cette montée ? Ne dépasse-t-elle pas nos forces ? Oui, elle est au-dessus de nos propres possibilités. Depuis toujours, les hommes ont été remplis - et aujourd'hui ils le sont plus que jamais - du désir d'"être comme Dieu", d'atteindre eux-mêmes la hauteur de Dieu. Dans toutes les inventions de l'esprit humain, on cherche, en fin de compte, à obtenir des ailes pour pouvoir s'élever à la hauteur de l'Être, pour devenir indépendants, totalement libres, comme Dieu l'est. Nombreuses sont les choses que l'humanité a pu réaliser : nous sommes capables de voler. Nous pouvons nous voir, nous écouter et nous parler d'un bout à l'autre du monde. Toutefois, la force de gravité qui nous tire vers le bas est puissante. Avec nos capacités, ce n'est pas seulement le bien qui a grandi. Les possibilités du mal ont aussi augmenté et se présentent comme des tempêtes menaçantes au dessus de l'histoire. Nos limites aussi sont restées : il suffit de penser aux catastrophes qui, ces derniers mois, ont affligé et continuent d'affliger l'humanité.

Les Pères ont dit que l'homme se tient au point d'intersection entre deux champs de gravitation. Il y a d'abord la force de gravité qui tire vers le bas - vers l'égoïsme, vers le mensonge et vers le mal ; la gravité qui nous abaisse et nous éloigne de la hauteur de Dieu. D'autre part, il y a la force de gravité de l'amour de Dieu : le fait d'être aimé de Dieu et la réponse de notre amour nous attirent vers le haut. L'homme se trouve au milieu de cette double force de gravité et tout dépend de sa fuite du champ de gravitation du mal pour devenir libre de se laisser totalement attirer par la force de gravité de Dieu, qui nous rend vrais, nous élève, nous donne la vraie liberté.

Après la Liturgie de la Parole, au début de la Prière eucharistique durant laquelle le Seigneur vient au milieu de nous, l'Eglise nous adresse l'invitation : "Sursum corda - Élevons notre cœur !" Selon la conception biblique et la façon de voir des Pères, le cœur est le centre de l'homme où s'unissent l'intellect, la volonté et le sentiment, le corps et l'âme. Ce centre, où l'esprit devient corps et le corps devient esprit ; où volonté, sentiment et intellect s'unissent dans la connaissance de Dieu et dans l'amour pour lui. Ce "cœur" doit être élevé. Mais encore une fois : tout seuls, nous sommes trop faibles pour élever notre cœur jusqu'à la hauteur de Dieu. Nous n'en sommes pas capables. Justement l'orgueil de pouvoir le faire tout seuls nous tire vers le bas et nous éloigne de Dieu. Dieu lui-même doit nous tirer vers le haut, et c'est ce que le Christ a commencé sur la Croix. Il est descendu jusqu'à l'extrême bassesse de l'existence humaine, pour nous tirer en haut vers lui, vers le Dieu vivant. Il est devenu humble, nous dit la deuxième Lecture. Ainsi seulement notre orgueil pouvait être surmonté : l'humilité de Dieu est la forme extrême de son amour, et cet amour humble attire vers le haut.

Le Psaume de procession 24, que l'Église nous propose comme « cantique de montée » pour la Liturgie d'aujourd'hui, indique quelques éléments concrets, qui appartiennent à notre montée et sans lesquels nous ne pouvons être élevés vers le haut : les mains innocentes, le cœur pur, le refus du mensonge, la recherche du visage de Dieu. Les grandes conquêtes de la technique ne nous rendent libres et ne sont des éléments du progrès de l'humanité que si elles sont unies à ces attitudes - si nos mains deviennent innocentes et notre cœur pur, si nous sommes à la recherche de la vérité, à la recherche de Dieu lui-même, et si nous nous laissons toucher et interpeller par son amour. Tous ces éléments de la montée sont efficaces seulement si nous reconnaissons avec humilité que nous devons être attirés vers le haut ; si nous abandonnons l'orgueil de vouloir nous-mêmes nous faire Dieu. Nous avons besoin de lui : il nous tire vers le haut, étant soutenus par ses mains - c'est-à-dire dans la foi - il nous donne la juste orientation et la force intérieure qui nous élève vers le haut. Nous avons besoin de l'humilité de la foi qui cherche le visage de Dieu et se confie à la vérité de son amour.

La question de savoir comment l'homme peut arriver en haut, devenir pleinement lui-même et vraiment semblable à Dieu, a depuis toujours occupé l'humanité. Elle a été discutée avec passion par les philosophes platoniciens du troisième et quatrième siècle. Leur question centrale était : comment trouver des moyens de purification, par lesquels l'homme puisse se libérer du lourd poids qui le tire vers le bas et s'élever à la hauteur de son être véritable, à la hauteur de la divinité. Pendant un certain temps, dans sa quête du droit chemin, saint Augustin a cherché un soutien dans ces philosophies. Mais à la fin il dut reconnaître que leur réponse n'était pas suffisante, qu'avec leurs méthodes, il ne serait pas vraiment parvenu à Dieu. Il dit à leurs représentants : Reconnaissez donc que la force de l'homme et de toutes ses purifications ne suffit pas pour le porter vraiment à la hauteur du divin, à la hauteur qui lui est appropriée. Et il dit qu'il aurait désespéré de lui-même et de l'existence humaine, s'il n'avait pas trouvé Celui qui fait ce que nous-mêmes nous ne pouvons faire ; Celui qui nous élève à la hauteur de Dieu, malgré toute notre misère : Jésus Christ qui, de Dieu, est descendu vers nous, et dans son amour crucifié, nous prend par la main et nous conduit vers le haut.

Nous allons en pèlerinage avec le Seigneur vers le haut. Nous sommes à la recherche d'un cœur pur et de mains innocentes, nous sommes à la recherche de la vérité, nous cherchons le visage de Dieu. Nous manifestons au Seigneur notre désir de devenir justes et nous le prions : Attire-nous vers le haut ! Rends-nous purs ! Fais que soit valable pour nous la parole que nous chantons dans le Psaume de procession ; que nous puissions appartenir à la génération qui cherche Dieu, « qui recherche ta face, Dieu de Jacob » (Ps 24, 6). Amen.

Benedict XVI's Palm Sunday Homily

To the "Heights of God" He "Wanted to Lift Every Human Being"

VATICAN CITY, APRIL 17, 2011 (Zenit.org).- Here is a Vatican translation of the homily Benedict XVI gave today when he celebrated Palm Sunday Mass in St. Peter's Square.

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Dear Brothers and Sisters,

Dear young people!

It is a moving experience each year on Palm Sunday as we go up the mountain with Jesus, towards the Temple, accompanying him on his ascent. On this day, throughout the world and across the centuries, young people and people of every age acclaim him, crying out: "Hosanna to the Son of David! Blessed is he who comes in the name of the Lord!"

But what are we really doing when we join this procession as part of the throng which went up with Jesus to Jerusalem and hailed him as King of Israel? Is this anything more than a ritual, a quaint custom? Does it have anything to do with the reality of our life and our world? To answer this, we must first be clear about what Jesus himself wished to do and actually did. After Peter's confession of faith in Caesarea Philippi, in the northernmost part of the Holy Land, Jesus set out as a pilgrim towards Jerusalem for the feast of Passover. He was journeying towards the Temple in the Holy City, towards that place which for Israel ensured in a particular way God's closeness to his people. He was making his way towards the common feast of Passover, the memorial of Israel's liberation from Egypt and the sign of its hope of definitive liberation. He knew that what awaited him was a new Passover and that he himself would take the place of the sacrificial lambs by offering himself on the cross. He knew that in the mysterious gifts of bread and wine he would give himself for ever to his own, and that he would open to them the door to a new path of liberation, to fellowship with the living God. He was making his way to the heights of the Cross, to the moment of self-giving love. The ultimate goal of his pilgrimage was the heights of God himself; to those heights he wanted to lift every human being.

Our procession today is meant, then, to be an image of something deeper, to reflect the fact that, together with Jesus, we are setting out on pilgrimage along the high road that leads to the living God. This is the ascent that matters. This is the journey which Jesus invites us to make. But how can we keep pace with this ascent? Isn't it beyond our ability? Certainly, it is beyond our own possibilities. From the beginning men and women have been filled - and this is as true today as ever - with a desire to "be like God", to attain the heights of God by their own powers. All the inventions of the human spirit are ultimately an effort to gain wings so as to rise to the heights of Being and to become independent, completely free, as God is free. Mankind has managed to accomplish so many things: we can fly! We can see, hear and speak to one another from the farthest ends of the earth. And yet the force of gravity which draws us down is powerful. With the increase of our abilities there has been an increase not only of good. Our possibilities for evil have increased and appear like menacing storms above history. Our limitations have also remained: we need but think of the disasters which have caused so much suffering for humanity in recent months.

The Fathers of the Church maintained that human beings stand at the point of intersection between two gravitational fields. First, there is the force of gravity which pulls us down - towards selfishness, falsehood and evil; the gravity which diminishes us and distances us from the heights of God. On the other hand there is the gravitational force of God's love: the fact that we are loved by God and respond in love attracts us upwards. Man finds himself betwixt this twofold gravitational force; everything depends on our escaping the gravitational field of evil and becoming free to be attracted completely by the gravitational force of God, which makes us authentic, elevates us and grants us true freedom.

Following the Liturgy of the Word, at the beginning of the Eucharistic Prayer where the Lord comes into our midst, the Church invites us to lift up our hearts: "Sursum corda!" In the language of the Bible and the thinking of the Fathers, the heart is the centre of man, where understanding, will and feeling, body and soul, all come together. The centre where spirit becomes body and body becomes spirit, where will, feeling and understanding become one in the knowledge and love of God. This is the "heart" which must be lifted up. But to repeat: of ourselves, we are too weak to lift up our hearts to the heights of God. We cannot do it. The very pride of thinking that we are able to do it on our own drags us down and estranges us from God. God himself must draw us up, and this is what Christ began to do on the cross. He descended to the depths of our human existence in order to draw us up to himself, to the living God. He humbled himself, as today's second reading says. Only in this way could our pride be vanquished: God's humility is the extreme form of his love, and this humble love draws us upwards.

Psalm 24, which the Church proposes as the "song of ascent" to accompany our procession in today's liturgy, indicates some concrete elements which are part of our ascent and without which we cannot be lifted upwards: clean hands, a pure heart, the rejection of falsehood, the quest for God's face. The great achievements of technology are liberating and contribute to the progress of mankind only if they are joined to these attitudes - if our hands become clean and our hearts pure, if we seek truth, if we seek God and let ourselves be touched and challenged by his love. All these means of "ascent" are effective only if we humbly acknowledge that we need to be lifted up; if we abandon the pride of wanting to become God. We need God: he draws us upwards; letting ourselves be upheld by his hands - by faith, in other words - sets us aright and gives us the inner strength that raises us on high. We need the humility of a faith which seeks the face of God and trusts in the truth of his love.

The question of how man can attain the heights, becoming completely himself and completely like God, has always engaged mankind. It was passionately disputed by the Platonic philosophers of the third and fourth centuries. For them, the central issue was finding the means of purification which could free man from the heavy load weighing him down and thus enable him to ascend to the heights of his true being, to the heights of divinity. Saint Augustine, in his search for the right path, long sought guidance from those philosophies. But in the end he had to acknowledge that their answers were insufficient, their methods would not truly lead him to God. To those philosophers he said: recognize that human power and all these purifications are not enough to bring man in truth to the heights of the divine, to his own heights. And he added that he should have despaired of himself and human existence had he not found the One who accomplishes what we of ourselves cannot accomplish; the One who raises us up to the heights of God in spite of our wretchedness: Jesus Christ who from God came down to us and, in his crucified love, takes us by the hand and lifts us on high.

We are on pilgrimage with the Lord to the heights. We are striving for pure hearts and clean hands, we are seeking truth, we are seeking the face of God. Let us show the Lord that we desire to be righteous, and let us ask him: Draw us upwards! Make us pure! Grant that the words which we sang in the processional psalm may also hold true for us; grant that we may be part of the generation which seeks God, "which seeks your face, O God of Jacob" (cf. Ps 24:6). Amen.

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