ROMA
24-03-2013


Dimanche des Rameaux & Rassemblement
de la Jeunesse Place St-Pierre
Avec le nouveau Pape François

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Début à 9h30


Bénédiction des rameaux au pied de l'obélisque

Texte Homélie / Homily

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. lecture de la Passion . lecture de la Passion . Homélie

. Homélie . Homélie .

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Photo du Pape François en hélicoptère allant à Castel Gandolfo samedi 23 Mars
(Prise depuis notre terrasse)

 

Crédit Photo Webmaster Rome Nikon M.Afr.


Texte Pris sur le site Zénith

Photos

"Un chrétien ne peut jamais être triste"
Homélie du pape François, dimanche des Rameaux

ROME, 24 mars 2013 (Zenit.org) - « Ne soyez jamais des hommes et des femmes tristes », exhorte le pape François, car « un chrétien ne peut jamais l’être ». En effet, explique-t-il, la joie du chrétien « n’est pas une joie qui naît du fait de posséder de nombreuses choses, mais elle naît du fait d’avoir rencontré une Personne : Jésus, qui est parmi nous ».

Le pape François a présidé ce matin, 24 mars 2013, la célébration des Rameaux, place Saint-Pierre au Vatican. Quelque 200.000 personnes étaient présentes, dont de nombreux jeunes, à l'occasion de la Journée mondiale de la jeunesse, traditionnellement célébrée le dimanche des Rameaux.

Le pape leur a donné rendez-vous aux jeunes pour la JMJ de Rio, qui aura lieu du 23 au 28 juillet 2013, en leur demandant de s’y préparer spirituellement afin que « cette Rencontre soit un signe de foi pour le monde entier ».

Il les a également encouragés à dire au monde : "il est bon de suivre Jésus ; il est bon d’aller avec Jésus ; le message de Jésus est bon ; il est bon de sortir de soi-même, vers les périphéries du monde et de l’existence pour apporter Jésus".

Homélie du pape François

1. Jésus entre à Jérusalem. La foule des disciples l’accompagne en fête, les manteaux sont étendus devant lui, on parle des prodiges qu’il a accomplis, un cri de louange s’élève : « Béni soit celui qui vient, lui, notre roi, au nom du Seigneur. Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux » (Lc, 19, 38).

Foule, fête, louange, bénédiction, paix : c’est un climat de joie que l’on respire. Jésus a réveillé dans le cœur tant d’espérances surtout chez les gens humbles, simples, pauvres, oubliés, ceux qui ne comptent pas aux yeux du monde. Lui a su comprendre les misères humaines, il a montré le visage de miséricorde de Dieu, il s’est baissé pour guérir le corps et l’âme. Ça, c’est Jésus. Ça, c’est son cœur qui nous regarde tous, qui regarde nos maladies, nos péchés. L’amour de Jésus est grand. Et ainsi il entre dans Jérusalem avec cet amour, et nous regarde tous. C’est une belle scène : pleine de lumière – la lumière de l’amour de Jésus, celui de son cœur –, de joie, de fête.

Au commencement de la Messe nous l’avons répété nous aussi. Nous avons agité nos palmes, nos rameaux d’olivier. Nous aussi nous avons accueilli Jésus ; nous aussi nous avons exprimé notre joie de l’accompagner, de le savoir proche, présent en nous et au milieu de nous, comme un ami, comme un frère, aussi comme un roi, c’est-à-dire comme un phare lumineux de notre vie. Jésus est Dieu, mais il s’est abaissé pour marcher avec nous. Il est notre ami, notre frère. En cela il illumine notre marche. Et ainsi nous l’avons accueilli aujourd’hui. Et c’est la première parole que je voudrais vous dire : joie ! Ne soyez jamais des hommes et des femmes tristes : un chrétien ne peut jamais l’être ! Ne vous laissez jamais prendre par le découragement ! Notre joie n’est pas une joie qui naît du fait de posséder de nombreuses choses, mais elle naît du fait d’avoir rencontré une Personne : Jésus, qui est parmi nous ; elle naît du fait de savoir qu’avec lui nous ne sommes jamais seuls, même dans les moments difficiles, même quand le chemin de la vie se heurte à des problèmes et à des obstacles qui semblent insurmontables, et il y en a tant ! Et à ce moment-là vient l’ennemi, vient le diable, si souvent déguisé en ange, et qui insidieusement nous dit sa parole. Ne l’écoutez pas ! Suivons Jésus ! Nous accompagnons, nous suivons Jésus, mais surtout nous savons que lui nous accompagne et nous met sur ses épaules : ici se trouve notre joie, l’espérance que nous devons porter dans notre monde. Et s’il vous plaît ! ne vous laissez pas voler l’espérance ! Ne vous laissez pas voler l’espérance ! Celle que Jésus nous donne.

2. Deuxième parole. Pourquoi Jésus entre-t-il à Jérusalem, ou peut-être mieux : comment Jésus entre-t-il à Jérusalem ? La foule l’acclame comme Roi. Et lui ne s’oppose pas, il ne la fait pas taire (cf. Lc 19, 39-40). Mais quel type de Roi est Jésus ? Regardons-le : il monte un petit âne, il n’a pas une cour qui le suit, il n’est pas entouré d’une armée symbole de force. Ceux qui l’accompagnent ce sont des gens humbles, simples, qui ont la capacité de voir en Jésus quelque chose de plus ; qui ont le sens de la foi, qui dit : C’est le Sauveur. Jésus n’entre pas dans la Ville sainte pour recevoir les honneurs réservés aux rois terrestres, à qui a le pouvoir, à qui domine ; il entre pour être flagellé, insulté et outragé, comme l’annonce Isaïe dans la première Lecture (cf. Is 50, 6) ; il entre pour recevoir une couronne d’épines, un bâton, un manteau de pourpre, sa royauté sera objet de dérision ; il entre pour monter au Calvaire chargé d’un bois. Et alors voici la deuxième parole : Croix. Jésus entre à Jérusalem pour mourir sur la Croix. Et c’est justement ici que resplendit son être de Roi selon Dieu : son trône royal est le bois de la Croix ! Je pense à ce que Benoît XVI disait aux Cardinaux : vous êtes des princes, mais d’un Roi crucifié. Le bois de la croix est le trône de Jésus. Jésus prend sur lui… Pourquoi la Croix. Parce Jésus prend sur lui le mal, la saleté, le péché du monde, et aussi notre péché, de nous tous, et il le lave, il le lave avec son sang, avec la miséricorde, avec l’amour de Dieu. Regardons autour de nous : combien de blessures le mal inflige-t-il à l’humanité ! Guerres, violences, conflits économiques qui frappent celui qui est plus faible, soif d’argent, que personne ne peut emporter avec soi, on doit le laisser. Ma grand-mère nous disait à nous enfants : le linceul n’a pas de poches. Amour de l’argent, pouvoir, corruption, divisions, crimes contre la vie humaine et contre la création ! Et aussi – chacun de nous le sait et le reconnaît – nos péchés personnels : les manques d’amour et de respect envers Dieu, envers le prochain et envers la création tout entière. Et sur la croix Jésus sent tout le poids du mal et avec la force de l’amour de Dieu le vainc, le défait dans sa résurrection. C’est le bien que Jésus fait à nous tous sur le trône de la Croix. La croix du Christ embrassée avec amour ne porte pas à la tristesse, mais à la joie, à la joie d’être sauvés et de faire un tout petit peu ce qu’il a fait le jour de sa mort !

3. Aujourd’hui sur cette place il y a beaucoup de jeunes : depuis 28 ans le Dimanche des Rameaux est la Journée de la Jeunesse ! Voici la troisième parole : jeunes ! Chers jeunes, je vous ai vus dans la procession, quand vous entriez ; je vous imagine à faire la fête autour de Jésus, agitant les rameaux d’olivier ; je vous imagine alors que vous criez son nom et exprimez votre joie d’être avec lui ! Vous avez une part importante dans la fête de la foi ! Vous nous portez la joie de la foi et vous nous dites que nous devons vivre la foi avec un cœur jeune, toujours : un cœur jeune, même à soixante-dix ou quatre-vingts ans ! Cœur jeune ! Avec le Christ, le cœur ne vieillit jamais ! Pourtant nous le savons tous et vous le savez bien que le Roi que nous suivons et qui nous accompagne est très spécial : c’est un Roi qui aime jusqu’à la croix et qui nous enseigne à servir, à aimer. Et vous n’avez pas honte de sa Croix ! Au contraire, vous l’embrassez, parce que vous avez compris que c’est dans le don de soi, dans le don de soi, dans le fait de sortir de soi-même, que se trouve la véritable joie et que par l’amour de Dieu, le Christ, Lui a vaincu le mal ! Vous portez la Croix pèlerine à travers tous les continents, par les routes du monde ! Vous la portez en répondant à l’invitation de Jésus « Allez ! De toutes les nations faites des disciples » (cf. Mt 28, 19), qui est le thème de la Journée de la Jeunesse de cette année. Vous la portez pour dire à tous que sur la croix Jésus a abattu le mur de l’inimitié, qui sépare les hommes et les peuples, et qu’il a apporté la réconciliation et la paix. Chers amis, moi aussi je me mets en route avec vous, dès aujourd’hui, sur les traces du bienheureux Jean-Paul II et de Benoît XVI. Désormais nous sommes proches de la prochaine étape de ce grand pèlerinage de la Croix. Je regarde avec joie vers juillet prochain, à Rio de Janeiro ! Je vous donne rendez-vous dans cette grande ville du Brésil ! Préparez-vous bien, surtout spirituellement dans vos communautés, pour que cette Rencontre soit un signe de foi pour le monde entier. Les jeunes doivent dire au monde : il est bon de suivre Jésus ; il est bon d’aller avec Jésus ; le message de Jésus est bon ; il est bon de sortir de soi-même, vers les périphéries du monde et de l’existence pour apporter Jésus. Trois paroles : joie, croix, jeunes.

Demandons l’intercession de la Vierge Marie. Elle nous enseigne la joie de la rencontre avec le Christ, l’amour avec lequel nous devons le regarder sous la croix, l’enthousiasme du cœur jeune avec lequel nous devons le suivre en cette Semaine sainte et dans toute notre vie. Ainsi soit-il.

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La célébration des rameaux était en effet l’occasion, pour le diocèse, de lancer officiellement les Journées mondiales de la jeunesse qui auront lieu dans la ville brésilienne, du 23 au 28 juillet prochain, sur le thème « Allez ! De toutes les nations faites des disciples. » (cf. Mt 28, 19)

Pour la première fois depuis son élection, le 13 mars dernier, le nouveau pape a annoncé officiellement sa venue aux JMJ : « moi aussi je me mets en route avec vous, dès aujourd’hui, sur les traces du bienheureux Jean-Paul II et de Benoît XVI », a-t-il assuré aux jeunes durant son homélie.

Le pape leur a également demandé de se préparer aux JMJ, « surtout spirituellement », afin que « cette Rencontre soit un signe de foi pour le monde entier ».

« Les jeunes doivent dire au monde : il est bon de suivre Jésus ; il est bon d’aller avec Jésus ; le message de Jésus est bon ; il est bon de sortir de soi-même, vers les périphéries du monde et de l’existence pour apporter Jésus », a-t-il exhorté.

Au terme de la messe, pour introduire la prière de l’angélus, le pape François a souhaité un « bon chemin vers Rio » en italien, en français, en anglais, en allemand, en espagnol, en portugais et en polonais.



site Zenit


Pope Francis' Palm Sunday Homily

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VATICAN CITY, March 24, 2013 (Zenit.org) - Here is the translation of Pope Francis' homily for Palm Sunday which was held at St. Peter's Square earlier today.

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1. Jesus enters into Jerusalem. The crowd of disciples accompanies him in celebration, cloaks are placed on the road before him, his miracles are spoken of, a shout of praise goes up: “Blessed is he who comes in the name of the Lord, the king. Peace in heaven and glory in the highest heaven” (Luke 19:38).

Crowd, celebration, praise, blessing, peace: it is a climate of joy that is being experienced. Jesus has reawakened many hopes of the heart, above all in the humble people, the simple, poor, forgotten, those who do not count in the eyes of the world. He understood human misery, he manifested the face of God’s mercy and deigned to heal the body and soul.

This is Jesus. This is his heart that looks upon all of us, that looks upon all of our afflictions, our sins. Jesus’ love is great. And so he enters into Jerusalem with this love, and looks upon all of us. It is a beautiful scene: full of light – the light of Jesus’ love, the light of his heart – of joy, of celebrating.

At the beginning of Mass we too repeated this. We waved our palms. We too welcomed Jesus; we too expressed the joy of accompanying him, of knowing that he is near, present in us and among us, as a friend, as a brother, and as king, that is, like a glowing beacon in our life. Jesus is God but he lowered himself to walk with us. He is our friend, our brother. Here he lights our way. And in this way we have welcomed him today. And this is the first word that I want to say to you: joy! Never be sad men and women: a Christian can never be! Never give in to discouragement! Ours is not a joy that arises from possessing many things, rather it comes from having met a Person: Jesus, who is among us; it comes from knowing that with him we are never alone, even in difficult moments, even when the journey of life collides with problems and obstacles that seem insurmountable, and there are many! And it is in this moment that the enemy comes, the devil comes, many times disguised as an angel, and he speaks to us deceitfully. Do not listen to him! We follow Jesus! We accompany, we follow Jesus, but above all we know that he accompanies us and he carries us: here is where our joy lies, the hope that we, in this world of ours, must have. And, please, do not let hope be stolen from you! Do not let your hope be stolen! The hope that Jesus gives us.

2. But we ask ourselves – here we approach to the second word – Why does Jesus come to Jerusalem? Or perhaps better: How does Jesus enter into Jerusalem? The crowd acclaims him King. And he does not oppose this, he does not silence them (cf. Luke 19:39-40). But what kind of King is Jesus? Let us see: he rides a colt, he does not have a court that follows him, he is not surrounded by an army that would symbolize power. Those who welcome him are humble, simple people, who have the sense to see in Jesus something more; they have that sense of faith, which says: this is the Savior. Jesus does not enter the Holy City to receive the honors reserved for earthly kings, to those who have power, to those who dominate; he enters to be beaten, insulted and reviled, as Isaiah foretold in the first reading (cf. Isaiah 50:6); he enters to receive a crown of thorns, a reed, a purple cloak, his royalty will be an object of scorn; he enters to climb Calvary, carrying a tree. And this is the second word: cross. Jesus enters Jerusalem to die on the cross. And it is exactly here that his being a king, as God, is manifested: the royal throne is the wood of the cross! I think of what Benedict XVI said to the cardinals: you are princes but of a crucified King. That is Jesus’ throne. Jesus takes it upon himself… Why the cross? Because Jesus takes upon himself evil, filth, the sin of the world, even our sin, the sins of all of us, and he washes them away with his blood, with mercy, with God’s love. Let us look around: how greatly does evil wound humanity! War, violence, economic conflicts that harm the weakest, desire for money, which no one can take with them, it must be left behind. My grandmother said to us children: the shroud that they bury you in won’t have pockets. Love of money, power, corruption, divisions, crimes against human life and against creation! And – we all know – there are our own sins: lack of love and respect for God, for our neighbor, for the whole of creation. And Jesus on the cross feels the whole weight of evil and with the power of God’s love conquers it, he defeats it in his resurrection. This is the good that Jesus does for all of us upon the cross. The cross of Christ, embraced with love, never brings sadness with it, but joy, the joy of being saved and of doing a little of what he did on the day of his death.

3. Today there are many young people in this piazza: for 28 years Palm Sunday has been the Day of Young People! This is the third word: youth! Dear young people, I saw you in the procession, when you came in; I imagine you celebrating around Jesus, shaking the olive branches; I imagine you as you shout his name and express your joy at being with him! You have an important part in the feast of faith! You bring us the joy of faith and you tell us that we must live the faith with a young heart, always, a young heart even at 70 or 80! Young heart! With Christ the heart never grows old! But we all know that the King that we follow and who accompanies us is very special: he is a King who loves even to the cross and that teaches us to serve, to love. And you are not ashamed of the cross! On the contrary, you embrace it, because you have understood that it is in the gift of self, in going out of yourself that you have true joy and that with God’s love he conquered evil. You carry the Pilgrim Cross across all the continents, down the roads of the world! You carry it responding to Jesus’ invitation, “Go and make disciples of all nations” (cf. Matthew 28:19), which is the theme of World Youth Day this year. You carry it to say to everyone that on the cross Jesus broke down the wall of enmity that separates men and peoples, and brought reconciliation and peace. Dear friends, I too journey with you, starting today, in the footsteps of John Paul II and of Benedict XVI. We are already near this next stage on this great pilgrimage of the cross. Look with joy to July, to Rio de Janeiro! I have an appointment with you in that great city in Brazil! Prepare yourselves well, above all spiritually in your communities, so that meeting will be a sign of faith for the whole world. The young people must say to the world: it is good to follow Jesus; it is good to go with Jesus; Jesus’ message is good; it is good to go out of yourself to the ends of the earth and existence to bring Jesus! Three words: joy, cross, youth.

Let us ask the intercession of the Virgin Mary. She teaches us the joy of the encounter with Christ, the love with which we, at the foot of the cross, must look upon him, the enthusiasm of the young heart with which we must follow him this Holy Week and our whole life. Amen.

[Translation by Joseph Trabbic]

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VATICAN CITY, March 24, 2013 (Zenit.org) - Here is the translation of the address Pope Francis' delivered prior to the recitation of the Angelus at the end of today's Palm Sunday Mass at St. Peter's Square.

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Dear brothers and sisters,

At the end of this celebration, we invoke the intercession of the Virgin Mary that she might accompany us during Holy Week. May she who followed her Son to Calvary help us to follow him, carrying his cross with serenity and love, to reach the joy of Easter. May the Virgin of Sorrows especially comfort those who are facing the most difficult situations. A thought goes out to those who suffer from tuberculosis since today is the World Tuberculosis Day. To Mary I entrust you in particular, dear young people, and your journey toward Rio de Janeiro.

See you in Rio in July! Prepare your heart spiritually.

Buon cammino a tutti!

Bonne route à tous !

I wish you all much joy on your journey.

Alles Gute für euren Weg auf Ostern hin und nach Rio!

¡Buen camino para todos!

Um bom caminho a todos!

Dóbrey drógui!

[Translation by Joseph Trabbic]