ROMA
13-04-2014


Dimanche des Rameaux & Rassemblement
de la Jeunesse Place St-Pierre
Avec le Pape François

. .

Début à 9h30

Bénédiction des rameaux au pied de l'obélisque

. .

. .

Texte Homélie / Homily

. . .

. . .

* * *
La Croix des Journées mondiales de la jeunesse et l’icône de Marie "Salus Populi Romani" ont été remises par des jeunes brésiliens de Rio2013, à des jeunes polonais, qui les apporteront en pèlerinage jusqu’à Cracovie où auront lieu les prochaines JMJ en 2016. Puis salutation aux Cardinaux et le pape a fait ensuite un grand tour de la place Saint-Pierre

. . .

. . .

. . .

Crédit Photo Webmaster Rome et Jacques Poirier (sur la 2eme photo dernière ligne)


Texte Pris sur le site Zénith

Photos

"Un chrétien ne peut jamais être triste"
Homélie du pape François, dimanche des Rameaux

ROME, 13 avril 2014 (Zenit.org) - « Qui suis-je devant Jésus ? » : le pape François invite le chrétien à se positionner, à prendre conscience de son attitude face au Christ, ce 13 avril 2014, lors de la célébration du Dimanche des rameaux et de la Passion.

Le pape a inauguré la Semaine sainte ce dimanche matin, avec la bénédiction des palmes et des rameaux d'olivier à 9h30, place Saint-Pierre.

Il a présidé la procession rappelant l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, de l'obélisque situé au centre de la place jusqu'à l'autel, sur le parvis de la basilique vaticane, avec la participation de jeunes du diocèse de Rome et du monde entier, le dimanche des Rameaux marquant aussi la Journée mondiale de la Jeunesse, intitulée cette année "Heureux les pauvres de cœur, car le Royaume des Cieux est à eux" (Mt 5, 3).

Pour l'occasion, le bâton pastoral du pape a été conçu par des détenus de la prison de San Remo, à l'ouest de la Ligurie, dans le nord de l'Italie : en bois d'olivier, il était surmonté d'une croix et portait également le blason du pape François.

Comme chaque année, les 3.000 feuilles de palmiers utilisées pour la procession provenaient de San Remo et de Bordighera, tressées selon la tradition locale. La palme du pape, composée de trois feuilles reliées, symbolisait la Trinité. Les oliviers et fleurs utilisées pour orner la place avaient quant à eux été offerts par la région des Pouilles, dans le sud-est de l'Italie.

Après la procession, le pape a célébré la messe de la Passion du Seigneur, mettant de côté son homélie écrite pour parler d'abondance de cœur en invitant à se poser la question : « Qui suis-je devant le Seigneur ? »

Selon la tradition ignatienne qui invite à "entrer" dans la scène même de l'Evangile, le pape a invité à une véritable prise de conscience : « Qui suis-je devant Jésus qui entre en fête à Jérusalem ? Suis-je capable d'exprimer ma joie, de louer, ou bien est-ce que je prends des distances ? »

« Qui suis-je devant Jésus qui souffre ? », a poursuivi le pape, qui sur un ton méditatif, grave, a passé en revue les protagonistes de la Passion, pour conduire le chrétien à une prise de position inéluctable : « Qui suis-je, devant mon Seigneur ? »

« Suis-je comme ces prêtres, pharisiens, docteurs de la loi qui ont décidé de le faire mourir ? Suis-je comme les disciples qui étaient endormis quand le Seigneur souffrait ? Ma vie est-elle endormie ? Ou suis-je comme cet autre disciple qui voulait tout solutionner par l'épée ? »

« Suis-je comme Judas qui fait semblant d'aimer Jésus en l'embrassant pour le trahir ? Suis-je comme ces gens qui font les faux témoins durant le procès ?... Suis-je comme Pilate quand je vois que la situation est difficile : je me lave les mains ? Je ne sais pas assumer ma responsabilité ? Je laisse condamner ou je condamne moi-même les personnes ? »

« Suis je comme cette foule qui choisit Barabbas ?... Suis je comme les soldats qui insultent Jésus, qui se divertissent en humiliant le Seigneur ? Suis-je comme Simon de Cyrène qui rentre du travail fatigué mais avec la bonne volonté d'aider le Seigneur à porter la croix ? Suis-je comme ceux qui passent devant la croix en disant 'Descend de la croix et nous croirons en toi !' »

« Suis-je comme ces femmes courageuses et la mère de Jésus qui étaient là et souffraient en silence ? Suis-je comme Joseph d'Arimathie, le disciple secret qui porte le corps de Jésus avec amour ? Suis-je comme les deux Marie qui restent devant la porte du sépulcre en pleurant et priant ? Suis-je comme ces dirigeants qui vont à Pilate, qui bloquent le sépulcre, qui bloquent la vie pour défendre la doctrine, pour que la vie ne sorte pas ? »

« A laquelle de ces personnes est-ce que je ressemble ? Que cette question nous accompagne durant toute la semaine », a conclu le pape.

A la fin de la messe, avant l'angélus, la Croix des Journées mondiales de la jeunesse et l’icône de Marie "Salus Populi Romani" ont été remises par des jeunes brésiliens de Rio2013, à des jeunes polonais, qui les apporteront en pèlerinage jusqu’à Cracovie où auront lieu les prochaines JMJ en 2016.

Après la célébration, le pape a fait un grand tour de la place Saint-Pierre, bénissant des enfants, des malades, buvant un maté - boisson d'Argentine - offert dans la foule et descendant de voiture pour des bains de foule et des photos au milieu des jeunes.

Homélie du pape François

"Où est mon coeur ?", la question à se poser devant l'Evangile de la Passion

Homélie du Dimanche des Rameaux, 13 avril 2014 (texte intégral)
Pape François

ROME, 13 avril 2014 (Zenit.org) - « Où est mon cœur ? Qui suis-je devant Jésus ? » : c'est la question que le pape François invite à se poser en méditant sur l’Évangile de la Passion, pour l'entrée dans la Semaine sainte.

Le pape a célébré la procession et la messe du Dimanche des Rameaux et de la Passion, ce matin, 13 avril 2014, place Saint-Pierre.

Écartant l'homélie écrite qu'il avait préparée, le pape a prononcé d'abondance de cœur une méditation poignante en invitant le croyant à prendre conscience de son attitude en face de Jésus : est-il dans la louange comme la foule des Rameaux ou étouffe-t-il la vie comme les chefs des prêtres ? Fait-il 'semblant d'aimer' comme Judas ou est-il en prière devant le sépulcre comme les femmes ?

Est-il dans la fuite de ses responsabilités comme Pilate ou aide-t-il Jésus à porter la croix comme Simon de Cyrène ? Sa vie est-elle 'endormie' comme le sont les disciples, est-ce qu'il se moque de Jésus comme la foule ?... Sur un ton méditatif, grave, le pape a passé en revue les protagonistes de la Passion, pour conduire le chrétien à une prise de position inéluctable : « Qui suis-je, devant mon Seigneur ? »

Homélie

Cette semaine commence par la procession festive avec les rameaux d'olivier : tout le peuple accueille Jésus. Les enfants, les jeunes chantent, louent Jésus.

Mais cette semaine se poursuit dans le mystère de la mort de Jésus et de sa résurrection. Nous avons écouté la Passion du Seigneur. Cela nous fera du bien de nous poser une seule question : qui suis-je ? Qui suis-je, devant mon Seigneur ? Qui suis-je, en face de Jésus qui entre dans la fête à Jérusalem ? Suis-je capable d'exprimer ma joie, de le louer ? Ou est-ce que je prends de la distance ? Qui suis-je, devant Jésus qui souffre?

Nous avons entendu tant de noms, tant de noms. Le groupe des dirigeants, certains prêtres, certains pharisiens, certains docteurs de la loi, qui avaient décidé de le tuer. Ils attendaient l'occasion de l'arrêter. Suis-je comme l'un d'eux ?

Nous avons entendu aussi un autre nom : Judas. 30 pièces d'argent. Suis-je comme Judas ? Nous avons entendu d'autres noms : les disciples qui ne comprenaient rien, qui s'endormaient pendant que le Seigneur souffrait. Ma vie est-elle endormie ? Ou suis-je comme les disciples, qui ne comprenaient pas ce qu'était que de livrer Jésus ? Comme cet autre disciple qui voulait tout résoudre par l'épée : suis-je comme eux ? Suis-je comme Judas, qui fait semblant d'aimer et embrasse le Maître pour le livrer, pour le trahir ? Suis-je un traître ? Suis-je comme ces dirigeants qui dressent un procès hâtif et cherchent de faux témoins : suis-je comme eux ? Et quand je fais ces choses, si je le fais, est-ce que je crois qu'ainsi je sauve le peuple ?

Suis-je comme Pilate ? Quand je vois que la situation est difficile, est-ce que je me lave les mains, ne sais pas assumer ma responsabilité et laisse condamner – ou bien je condamne moi-même – les personnes ?

Suis-je comme cette foule qui ne savait pas bien si elle était dans une réunion religieuse, dans un procès ou dans un cirque, et qui choisit Barabbas ? Pour eux c'est la même chose : il était plus amusant d'humilier Jésus.

Suis-je comme les soldats qui frappent le Seigneur, lui crachent dessus, l'insultent, s'amusent avec l'humiliation du Seigneur ?

Suis-je comme le Cyrénéen qui rentrait du travail, fatigué, mais qui a eu la bonne volonté d'aider le Seigneur à porter la croix ?

Suis-je comme ceux qui passaient devant la Croix, et qui se moquaient de Jésus : "Il était si courageux ! Descends de la croix, pour que nous croyions en Lui!". Se moquer de Jésus…

Suis-je comme ces femmes courageuses, et comme la Maman de Jésus, qui étaient là, et souffraient en silence ?

Suis-je comme Joseph, le disciple caché, qui porte le corps de Jésus avec amour, pour lui donner une sépulture ?

Suis-je comme les deux Marie qui restent devant le Sépulcre en pleurant, en priant ?

Suis-je comme ces chefs qui le jour suivant sont allés dire à Pilate : "Attention il a dit qu'il ressusciterait. Qu'il n'y ait pas d'autre mensonge !", et qui bloquent la vie, bloquent le sépulcre pour défendre la doctrine, pour que la vie ne sorte pas ?

Où est mon cœur ? A laquelle de ces personnes est-ce que je ressemble ? Que cette question nous accompagne durant toute la semaine.

* * *

Angélus du 13 avril 2014, Dimanche des Rameaux
Pape François

ROME, 13 avril 2014 (Zenit.org) - Le pape François confirme sa rencontre avec la jeunesse d'Asie, pour la sixième Journée de la jeunesse asiatique, à Daejeon, en Corée du Sud, le 15 août 2014

Au terme de la célébration du Dimanche des Rameaux et de la Passion, ce 13 avril 2014 place Saint-Pierre, le pape François a introduit l'angélus en évoquant les JMJ : les Rameaux coïncident en effet chaque année avec la Journée mondiale de la jeunesse.

Le pape a confirmé que "Jean-Paul II, qui a été l'initiateur des Journées mondiales de la jeunesse, en deviendra le grand Patron ; dans la communion des saints il continuera à être pour les jeunes du monde un père et un ami".

La célébration de cette année a été marquée par la remise solennelle de la croix des JMJ et de l'icône "Marie Salus Populi Romani", des mains d'une délégation de jeunes brésiliens, à de jeunes polonais, qui les emporteront en pèlerinage jusqu'à Cracovie pour la préparation des JMJ de 2016.

Paroles du pape François avant l'angélus

Au terme de cette célébration, j'adresse un salut spécial aux 250 délégués – évêques, prêtres, religieux et laïcs – qui ont participé à la rencontre sur les Journées mondiales de la jeunesse organisée par le Conseil pontifical pour les laïcs. Le chemin de préparation du prochain rassemblement mondial, qui aura lieu en juillet 2016 à Cracovie et qui aura pour thème « Bienheureux les miséricordieux, car ils trouveront miséricorde » (Mt 5,7), a ainsi commencé.

Sous peu les jeunes brésiliens remettront aux jeunes polonais la Croix des Journées mondiales de la jeunesse. C'est le bienheureux Jean-Paul II qui remit la croix aux jeunes il y a trente ans : il leur demanda de la porter au monde entier comme signe de l’amour du Christ pour l’humanité.

Le 27 avril prochain nous aurons tous la joie de célébrer la canonisation de ce pape, et de Jean XXIII. Jean-Paul II, qui a été l'initiateur des Journées mondiales de la jeunesse, en deviendra le grand Patron ; dans la communion des saints il continuera à être pour les jeunes du monde un père et un ami.

Demandons au Seigneur que la Croix, ainsi que l’icône de Marie Salus Populi Romani, soient signes d'espérance pour tous en révélant au monde l’amour invincible du Christ.

[Remise de la Croix]

Je salue tous les romains et les pèlerins ! Je salue en particulier les délégations de Rio de Janeiro et de Cracovie, guidées par leurs archevêques, les cardinaux Orani João Tempesta et Stanislas Dziwisz.

Dans ce contexte j'ai la joie d'annoncer que, s'il plaît à Dieu, le 15 août prochain, à Daejeon, en République de Corée, je rencontrerai les jeunes d'Asie lors de leur grand rassemblement continental.

Tournons-nous à présent vers la Vierge Mère, afin qu'elle nous aide à suivre toujours avec foi l'exemple de Jésus.




site Zenit


Pope Francis' Palm Sunday Homily

Photos

Pope Francis' Homily at Palm Sunday
VATICAN CITY, April 13, 2014 (Zenit.org) -

This week begins with the festive procession of olive branches: the whole people welcome Jesus. The children, the young people sing, they praise Jesus.

But this week then moves forward into the mystery of the death of Jesus and of his resurrection. We have heard the Passion of the Lord. We will do well to pose just a single question: Who am I? Who am I before my Lord? Who am I before Jesus who enters into Jerusalem? Am I capable of expressing my joy, of praising him? Or do I distance myself from him? Who am I before Jesus who suffers?

We have heard many names, many names. The group of leaders, some priests, some Pharisees, some teachers of the Law, who have decided to kill him. They waited for the opportunity to seize him. Am I like one of them?

We have also heard another name: Judas. 30 pieces of silver. Am I like Judas? We heard other names: the disciples who understood nothing, who slept while the Lord suffered. Do I sleep through my life? Or am I like the disciples, who did not understand what it meant to betray Jesus? Am I like that other disciple who wanted to resolve everything with the sword? Am I like them? Am I like Judas, who pretends to lover and kissed the Master to hand him over, to betray him? Am I a traitor? Am I like the leaders who hastily put together the tribunal and look for false witnesses? Am I like them? And when I do these things, if I do them, do I believe that I save the people in this way?

Am I like Pilate? When I see that the situation is difficult, do I wash my hands and not know how to accept my responsibility and let people be condemned, or condemn them myself?

Am I like that crowd that did not know whether it was in a religious meeting, a trial or a circus, and chooses Barabbas? For them it was the same: it was more entertaining to humiliate Jesus.

Am I like the soldiers who strike the Lord, spit upon him, insult him, have fun humiliating him?

Am I like the Cyrenian who was returning from work, tired, but who had the good will to help the Lord carry the cross?

Am I like those who passed in front of the cross and joked about Jesus: “He was so courageous! Let him come down from the cross and we will believe in him! Joking about Jesus...

Am I like those courageous women, and like Jesus’ Mother, who were there, suffering in silence?

Am I like Joseph, the hidden disciple, who carried Jesus’ body with love, to put him in the tomb?

Am I like the 2 Marys who remain at the tomb crying, praying?

Am I like those leaders who on the following day went to Pilate to say: “Look, he said that he would be raised. Make sure that more deception does not happen!” and hold back life, block the tomb to defend doctrine, so that life does not come out?

Where is my heart? Which of these people am I like? May this question accompany us this whole week.

[Translation by Joseph Trabbic]

* * *

Angelus

On Palm Sunday
VATICAN CITY, April 13, 2014 (Zenit.org) - Here is the translation of the Holy Father's address prior to the recitation of the Angelus at the conclusion of the Palm Sunday Mass in St. Peter's Square.

* * *

At the end of this celebration I offer s special greeting to the 250 delegates – bishops, priests, religious and laypeople – who participated in the meeting about World Youth Days that was organized by the Pontifical Council for the Laity. In this begins the journey of preparation for the next world gathering, which will take place in June 2016 in Krakow and will have as its theme “Blessed are the merciful, for they will find mercy” (Matthew 5:7).

In a moment the young people of Brazil will hand over the World Youth Day Cross to the young people of Poland. 30 years ago Bl. John Paul II handed over the cross to young people. He asked them to carry it throughout the world as a sign of Christ’s love for humanity.

On April 27 we will all have the joy of celebrating the canonization of this Pope together with John XXIII. John Paul II, he started the World Youth Days, will become their great patron saint. In the communion of saints he will continue to be a father and friend to the young people of the world.

Let us ask the Lord that the Cross, together with the image of Mary “Salus Populi Romani,” be a sign of hope for all, revealing to the world the unconquerable love of Christ.

[The Brazilians hand over the cross to the Polish.]

I greet all the Romans and the pilgrims! I greet in particular the delegations from Rio de Janeiro and Krakow, led by their archbishops, Cardinals Orani João Tempesta e Stanislaw Dziwisz.

In this context I have the joy to announce that, if it pleases God, on August 15 in Daejeon, in the Republic of Korea, I will meet with the young people of Asia during their great continental gathering

And now, let us turn to the Virgin Mother that she might help us to always follow Jesus’ example with faith.

[Translation by Joseph Trabbic]