Missionaires d'Afrique
Rome Synode
Raphaël Deillon M.Afr.Echos du Synode,
entendus par un auditeur libre. (Suite)
(Je continue mes impressions libres, après une interruption survenue avec le décès de ma mère, ce 10 octobre dernier. Merci à tous ceux et celles qui se sont unis à notre peine et qui prient pour elle.)
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Mgr Happe, Mgr Silota, Supérieur Général, Mgr Rault, P. John O'Leary M.Afr
présents au SynodeMardi 13 octobre était le dernier jour des interventions des Pères du Synode.
Ils ont été plus de 200 à parler leur "5 minutes" pendant près de 10 jours. Il y a eu de très belles interventions, d'autres qui n'ont pas pu atteindre leur but, freinées par un préambule trop gonflé de politesses et de remerciements et d'autres qui ont endormi les plus courageux qui avaient pris soin d'enlever leur calotte...
A entasser des centaines d'interventions les unes sur les autres, aussi bien ficelées qu'elles soient, on finit par ne plus remarquer ce qui faisait la couleur de l'une, l'audace de l'autre. Pourvu que la pile de documents ne tombe pasOn retiendra cependant que les évêques africains ont eu le courage de dénoncer ce qui depuis si longtemps fait la désolation de leur continent, l'indifférence extérieure envers les problèmes qu'il doit affronter le plus souvent seul: exploitation sournoise de ses richesses, guerres non déclarées, expropriations à grandeurs gigantesques, insécurité alimentaire, éclatement de la famille, misère, maladies, urbanisation désordonnée, immigration. Ils n'ont pas eu peur non plus de mettre en cause leurs propres gouvernants ainsi que ceux qui dans leurs Eglises ne prennent pas au sérieux la responsabilité de pasteurs qui leur a été confiée.
La question du dialogue interreligieux, pourtant enjeu incontournable dans ce continent, a du mal à se faire une place plus grande que les quelques lignes qui lui ont été accordées dans les lineamenta Peut-être aura-t-il sa place au Synode de l'an prochain?
Les questions de Justice, de Paix et de Réconciliation commencent par contre à secouer les consciences et à prendre la juste place qu'elles réclament aujourd'hui à côté du sacramentaire.
Réconciliation. Un réel effort est à faire pour que la réconciliation dont il est question dans le titre du Synode ne se limite pas aux célébrations liturgiques ni au sacrement de la réconciliation, mais bien à l'effort de rapprochement des peuples, des ethnies, des familles, des couples, et des individus entre eux. Et c'est ainsi que certains évêques ont osé - et c'est tout à leur honneur - demander aux communautés religieuses de commencer par balayer d'abord dans leurs maisons, avant d'aller faire justice, paix et réconciliation au dehors.
Justice. Là aussi un réel effort est à poursuivre pour faire prendre conscience à chacun que les questions touchant à la sécurité alimentaire des uns dépend du commerce équitable des autres. Nous sommes dans une processus de mondialisation que personne ne peut ignorer. Nous devons en tenir compte et agir jusque dans notre vie quotidienne de consommation.
Paix. Je terminerai sur cette note pleine d'espérance qui ressort de la louange de certains évêques pour leurs peuples qui font souvent plus qu'on ne pense pour semer la paix autour d'eux. Et nous trouvons là tous ceux et celles, religieux ou laïcs, qui à leur niveau, s'organisent pour veiller à ce que la paix revienne et perdure entre groupes, familles, foyers et individus.
Le Synode continue. Que l'Esprit Saint accompagne ces vaillants travailleurs d'un mois jusqu'à des décisions concrètes et enthousiastes! (A suivre )
Raphaël Deillon.
* * *
1ére Partie
Echos du Synode,
entendus par un auditeur libre.
Je ne fais partie ni des 240 évêques, ni des 50 "Pères synodaux", ni des 40 "auditeurs", ni des "Secrétaires" D'ailleurs mes chiffres sont approximatifs et sont basés, comme le reste, sur ce que l'auditeur libre, très libre que je suis, a pu entendre des conversations de participants.
J'étais simplement à la Maison Généralice des Pères Blancs quand tout ce beau monde est arrivé à Rome et qu'une bonne douzaine d'entre eux ont élu domicile dans notre grande maison. J'ai même accompagné l'un ou l'autre jusqu'au Hall Paul VI où se déroule l'événement pour aller récupérer, le dernier jour ouvrable avant l'ouverture, le fameux sac offert par les services du Vatican. Ce sac contient le précieux badge qui permet d'entrer en scène sans encombres, quelques documents pratiques, les listes de participants, le Who's who et le manuel du parfait participant au Synode Africain 2009.
Mes impressions.
En effet, en qualité d' "accueillant" je ne peux avoir que des impressions de couloirs, des réflexions attrapées au vol, des flashs sur les visages
En général, les participants sont jusque là satisfaits et de l'organisation "impeccable" et des interventions intéressantes. Chacun a exactement 5 minutes chrono lancé, pour dire ce qu'il a à dire, après quoi c'est le tour d'un autre. Alors si tu commence par saluer tous les assistants par ordre de préséance, tu n'as déjà plus que trois minutes Les plus malins vont, sans protocole, directement au sujet. Passent d'abord les Pères Synodaux, puis les auditeurs puis les "viennent ensuite".
Le matin du premier jour de session, après les Laudes psalmodiées en latin par toute l'assemblée, la méditation impromptue de 20 minutes du pape Benoît XVI en italien fut un moment de prière profond, et émouvant. Il parlait avec son cur!
Ont été notées comme "remarquables", l'homélie du pape Benoît XVI prononcée à la messe d'ouverture du Synode, dimanche 4 octobre dans la basilique St Pierre. Le pape a eu des mots forts pour dénoncer le matérialisme de l'Occident qui exporte ses "déchets toxiques spirituels vers l'Afrique", exploite ses ressources minières, tout en créant des sources intarissables de conflits et de corruptions Il s'en est pris également aux sectes et autres groupes qui se répandent sur le continent africain, " enseignant intolérance et violence ".
Il a eu un avocat éloquent auprès de Mgr Philip Naameh, archevêque de Tamale, (Ghana) interrogé par Frédéric Monnier de "La Croix": " Que les chrétiens d'Europe et d'Amérique prennent l'Afrique au sérieux et que l'Occident cesse d'exploiter notre continent sans vergogne ".
Le cardinal Peter Kodwo Turkson, archevêque de Cape Coast (Ghana) et rapporteur général de cette assemblée, a rappelé les nouvelles données à prendre en compte pour le continent noir : croissance exceptionnelle de l'Église, désir d'une "renaissance africaine" chez les responsables politiques (viciée par la dictature, la politisation ethnique ou le manque de transparence), pressions sur le mariage et la famille, changements climatiques
"Continent noir" Avez-vous dit ? C'est alors que, arabe palestinien, Mgr Maroun Lahham l'évêque de Tunis, dans son intervention, a redressé la barre, faisant remarquer que le Maghreb fait partie intégrante de l'Afrique. S'étonnant du peu de place donnée dans les lineamenta aux relations avec l'Islam, il a souligné que la Rencontre avec les autres religions fait aussi partie de l'apostolat en Afrique. Il a conclu en disant que l'Eglise d'Afrique du Nord ne devait pas être laissée de côté dans ce Synode ou alors, il serait heureux que le Maghreb soit invité au Synode du Moyen Orient annoncé par Benoît XVI en 2010
Sa parole est tombée sur un tapis de silence ouaté (A suivre). Raphaël Deillon M.Afr, auditeur libre.
VATICAN - Homélie du Pape Benoît XVI à la Messe dOuverture de lAssemblée Spéciale pour lAfrique du Deuxième Synode des Evêques : « Le Synode est un moment propice pour repenser lactivité pastorale, et pour renouveler lélan dévangélisation » (In English)
Rome (Agence Fides) « Pax vobis », par ces paroles du salut liturgique, le Pape Benoît XVI sest adressé aux Pères du Synode et aux collaborateurs de la II° Assemblée Spéciale pour lAfrique du Synode des Evêques, au début de la Messe solennelle concélébrée, quil a présidée dans la Basilique Saint-Pierre, ce dimanche 4 octobre (fête également de Saint François dAssisse). Le Saint-Père rappela le 10 avril 1994, il y a quinze ans, louverture de la I° Assemblée Spéciale pour lAfrique du Synode des Evêques, et déclara : « Le fait que nous nous trouvons aujourdhui ici même pour inaugurer la II° Assemblée, veut dire que cela a été certainement un événement historique, mais pas isolé. Il a été le point darrivée dun cheminement, qui sest poursuivi par la suite, et qui arrive, à présent, à une nouvelle étape significative de vérification et de relance ».
Le Saint-Père commenta les lectures bibliques du dimanche, qui parlent précisément du mariage, mais qui parlent plus précisément du dessein de la création, de lorigine, et donc, de Dieu », en soulignant « la primauté de Dieu Créateur, avec la valeur éternelle de son empreinte originelle et la préséance absolue de sa Seigneurie, et déclara : « La reconnaissance de la Seigneurie absolue de Dieu est certainement un des traits dominants et unifiants de la culture africaine ». Les cultures nombreuses et différentes qui sont présentes en Afrique « semblent toutes concorder sur ce point. Dieu est Créateur, et la Source de la Vie. La vie à présent, nous le savons bien, se manifeste principalement dans lunion entre lhomme et la femme, et dans la naissance des enfants ; la loi divine, inscrite dans la nature, nen est que plus forte et prééminente, par rapport à toute loi humaine ».
Le Saint-Père a souligné ensuite trois aspects qui ressortent de la Liturgie de la Parole, qui interrogent les Pères du Synode : la Primauté de Dieu, Créateur et Seigneur, le Mariage ; les Enfants. « Sur le premier aspect, lAfrique est dépositaire dun trésor inestimable pour le monde entier : son sens profond de Dieu ». Et le Souverain Pontife a cité alors le patrimoine spirituel et culturel du Continent comme étant « un immense poumon spirituel, pour une humanité qui apparaît en crise de la foi et de lespérance ». Ce qui menace la « santé » de ce poumon, ce sont le matérialisme pratique, combiné avec la pensée relativiste et nihiliste, déjà répandue dans le monde occidental (ce que lon appelle le premier monde, a exporté parfois et exporte des résidus spirituels toxiques, qui contaminent les populations des autres Continents, parmi lesquelles, en particulier, les populations africaines. En ce sens, le colonialisme, terminé au plan politique, na jamais été entièrement terminé ») ; et aussi « le fondamentalisme religieux, mêlé avec des intérêts politiques et économiques ».
A propos du thème du mariage, le Saint-Père a déclaré : « La vie conjugale entre lhomme et la femme, et donc de la famille qui en découle, est inscrite dans la communion avec Dieu et, à la lumière du Nouveau Testament, elle devient Icône de lAmour Trinitaire et Sacrement de lUnion du Christ avec lEglise. Dans la mesure où elle conserve et développe sa foi, lAfrique pourra trouver des ressources immenses à donner, au profit de la famille fondée sur le mariage ».
Lenfance enfin « constitue une grande partie, et malheureusement souffrante, de la population africaine », déclara le Saint-Père rappelant la page évangélique où Jésus accueille les enfants, en sopposant aux disciples qui voulaient les éloigner ; dans cette page, « nous voyons limage de lEglise qui, en Afrique, et dans toutes les autres parties de la terre, manifeste sa propre maternité, surtout vis-à-vis des plus petits, même quand ils ne sont pas encore nés ».
Dans lhomélie, le Saint-Père a insisté de nouveau sur la continuité entre les deux Assemblées Spéciales consacrées à lAfrique, et a souligné les fruits qui ont été présentés dans lExhortation Apostolique « Ecclesia in Africa ». « La tâche première de lévangélisation reste naturellement valable et actuelle, et plus encore dune nouvelle évangélisation qui tienne compte des changements sociaux rapides de lépoque qui est la nôtre, et du phénomène de la globalisation mondiale. On doit dire la même chose du choix pastoral dédifier lEglise comme Famille de Dieu ».Après avoir rappelé le grand dynamisme de lEglise Catholique en Afrique lors de ces dernières années, le Saint-Père a déclaré : « La croissance de la Communauté Ecclésiale dans tous les domaines, comprend aussi les problèmes ad intra et ad extra ; le Synode est un moment propice pour repenser lactivité pastorale, et pour renouveler lélan dévangélisation ». Il a invité ensuite à rechercher toujours plus la « mesure élevée » de la vie chrétienne, cest-à-dire la sainteté, pour les Pasteurs et pour tous les membres de la communauté ecclésiale, en souhaitant que lEglise en Afrique puisse toujours être « une famille de disciples authentiques du Christ, où la différence entre les ethnies devienne une raison et un encouragement en vue dun enrichissement humain et spirituel réciproque ».
Enfin, le Souverain Pontife a rappelé la grande contribution que lEglise peut apporter en Afrique à toute la société, par son uvre dévangélisation et de promotion humaine, étant donné que sa vocation « est celle dêtre prophétie et ferment de réconciliation entre les différents groupes ethniques, linguistiques, et religieux également, au sein de chaque Nation et dans tout le Continent. La réconciliation, don de Dieu que les hommes doivent implorer et accueillir, est un fondement stable sur lequel construire la paix, condition indispensable pour le progrès authentique des hommes et de la société, selon le projet de justice voulu par Dieu ».
Puis le Saint-Père a invité, pour terminer, à prier pour les travaux de lAssemblée Synodale : les fidèles présents, les monastères de clôture, les communautés religieuses répandues en Afrique et dans toutes les parties du monde, les paroisses, les mouvements, les malades, et ceux qui souffrent : « A tous, je demande de prier pour que le Seigneur rende fructueuse cette Deuxième Assemblée Spéciale pour lAfrique du Synode des Evêques ». (S.L.)
(Agence Fides, 5 octobre 2009L'Homélie du Saint-Père a été prononcée en italien
VATICAN - Benedict XVI opens II Special Assembly of the Synod of Bishops for Africa: the Synod is the propitious moment to rethink pastoral activity and renew the impulse of evangelization.
Vatican City (Agenzia Fides) With the liturgical greeting Pax vobis the Holy Father Benedict XVI addressed the Synod Fathers and Collaborators of the II Special Assembly of the Synod of Bishops for Africa during the Mass presided in the Vatican Basilica on October 4. Recalling the April 10, 1994 opening of the First Special Assembly of the Synod of Bishops for Africa, Benedict XVI highlighted: The fact that today we find ourselves here to inaugurate the second, signifies that the first was indeed a historical event, but not an isolated one. It was the point of arrival on a path, that was pursued later on, and that now reaches a new significant stage of verification and impulse.
Commenting on the Biblical readings for Sunday, which speak of marriage, and as the Pope pointed out more radically, speak of the design of creation, of the source and, therefore, of God, and he noted the Primacy of God the Creator springs forth in a very evident manner, with the eternal validity of his original imprint and the absolute precedence of his lordship, the Holy Father observed that the acknowledgment of the absolute Lordship of God is one of the salient and unifying features of the African culture. The many and diverse cultures present in Africa all seem to be in agreement on this point: God is the Creator and the source of life. Now life - as we well know - manifests itself primarily in the union between the man and the woman and in the birth of children; divine law, written in nature, and thereby stronger and prominent with respect to any human law.
Benedict XVI then highlighted three aspects from the Liturgy of the Word that are specifically relevant to the Synodal Fathers: the primacy of God, Creator and Lord, matrimony, and children. As to the first aspect Africa is the repository of an inestimable treasure for the whole world: its deep sense of God, the Pope said, mentioning the spiritual and cultural heirlooms of the continent as an enormous spiritual 'lung' for a humanity that appears to be in a crisis of faith and hope. Threatening the health of this lung are practical materialism, combined with relativist and nihilist thinking spread by the Western World (the so-called 'First' World has exported up to now and continues to export its spiritual toxic waste that contaminates the peoples of other continents, in particular those of Africa. In this sense, colonialism which is over at a political level, has never really entirely come to an end.) and religious fundamentalism, mixed together with political and economic interests.
As for the subject of marriage, the Pope recalled that married life between a man and a woman, and therefore of the family that springs from that, is inscribed into the communion with God and, in the light of the New Testament, becomes the symbol of Trinitarian love and the sacrament of the union of Christ with the Church. To the extent to which it looks after and develops its faith, Africa could discover immense resources to give in favor of the family that is built on matrimony.
Childhood constitutes a large and, unfortunately, suffering part of the African population, Benedict XVI said, recalling the Gospel passage in which Jesus welcomes the children, opposing the disciples who wanted to take them away from Him, we see the image of the Church that, in Africa, and in every other part of the planet, demonstrates her maternal concern especially for the littlest, even before they are born.
In the homily, the Pope once again reflected on the present Synod as a continuation of the previous Synod that was dedicated to the continent of Africa, the fruits of which are present in the Apostolic Exhortation Ecclesia in Africa. Pope Benedict said: Naturally, the primary task of evangelization remains valid and actual, or rather a new evangelization that bears in mind the rapid social changes of our era and the phenomenon of world globalization. The same can be said for the pastoral choice of edifying the Church as the Family of God. After recalling the great dynamism of the Catholic Church in Africa in recent years, the Holy Father noted the growth of the ecclesial community in all areas also bears ad intra and ad extra challenges, the Synod is the propitious moment to rethink pastoral activity and renew the impulse of evangelization. He then advised all to aim at the 'high measure' of Christian life, that is to say holiness. All the Shepherds and all the members of the ecclesial community are called to saintliness, the lay faithful are called to spread the perfume of the holiness in the family, in workplaces, in schools and in every other social and political field. May the Church in Africa always be a family of true disciples of Christ, where the difference between the different ethnic groups becomes a reason and a stimulus for mutual human and spiritual enrichment.
In closing, Benedict XVI mentioned the great contribution that the Church can make to Africa and the entire society through her work of evangelization and human promotion, in that her vocation is that of being the prophesy and leaven of reconciliation among the various ethnic, linguistic and even religious groups, within each individual nation and throughout the continent. Reconciliation, a gift of God that men must implore and embrace, is the stable foundation upon which one builds peace, the necessary condition for the true progress of men and society, according to the project of justice wanted by God.
At the close of the homily, the Holy Father invited everyone to pray for the sessions of the Synodal Assembly, in cloistered monasteries and the religious communities in Africa as well as all over the world, parishes and movements, sick and suffering: I ask all to pray that the Lord may make this Second Special Assembly for Africa of the Synod of Bishops fruitful. (SL) (Agenzia Fides 5/10/2009)
the Holy Father's homily was in Italian
VATICAN - Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson's Report Before the Discussion: it is time to 'shift gears' and to have the truth about Africa told with love, fostering the development of the continent which would lead to the well-being of the whole world
Vatican City (Agenzia Fides) Relator-General for the Second Special Assembly for Africa of the Synod of Bishops, Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, Archbishop of Cape Coast (Ghana), presented his Report Before the Discussion to the Synod Fathers on Monday, October 5. First of all, he recalled the First Special Assembly for Africa of the Synod, in 1994, and the guidelines that came out from it. With the publication of the Post-Synodal Apostolic Exhortation Ecclesia in Africa, the Church in Africa received a new impulse and a new élan for its life and activity on the continent, as a missionary Church, namely, a Church with a mission. The Synod gave the Church in Africa a new impulse based on the hope of the Risen Christ, as a new impetus for living out her programme and evangelizing mission; a new paradigm: the Church as Family of God; a unity of pastoral priorities: evangelization as a Proclamation, Inculturation, Dialogue, Justice and Peace...
Cardinal Appiah Turkson thus enumerated a series of social and ecclesial facts from the continent, showing, among other things, the signs of the Church's growth: the increase in African members of missionary congregations in positions and roles of guidance; the efforts for auto-financing on the part of local Churches; the increase in ecclesial structures and institutions; increase in experts and managers for research in the area of faith, missions, culture, and inculturation, history, evangelization, and catechesis. Among the terrible challenges of the Church in Africa is the fact that north of the Equator there is a very small presence; the fidelity and commitment of some priests and religious to their vocation; the need to evangelize (or re-evangelize); the loss of members who have gone over to new religious movements or sects. Catholic youth travel outside (to Europe and America), and return non-Catholic, because they felt less at home in the Catholic Churches there.
After offering a panorama on the various social, economic, and political aspects of the continent, Cardinal Appiah Turkson highlighted that although the continent and the Church on the continent are not yet out of the woods, they can still modestly rejoice in their achievement and positive performance, and begin to disclaim stereotypical generalizations about its conflicts, famine, corruption and bad governance...The truth is that Africa has been burdened for too long by the media with everything that is loathsome to humankind; and it is time to shift gears and to have the truth about Africa told with love, fostering the development of the continent which would lead to the well-being of the whole world.
In the second part of his address, the Cardinal reflected on From Being Family of God (evangelizers) to Being Servants (ministers=diakonoi) of Reconciliation, Justice and Peace. Gathering from Biblical passages, he observed that in a Church, which is a family in communion, reconciliation becomes not a state or an act, but a dynamic process, a task to be undertaken everyday, a goal to strive after, an unending setting out to re-establish, through love and mercy, broken friendships, fraternal bonds, trust and confidence.
Speaking of the witness, which in Ecclesia in Africa Pope John Paul II exalted as an essential element of missionary cooperation to be salt of the earth and light of the world, Cardinal Appiah Turkson mentioned that the 'salt' symbol invites the Church-Family of God in Africa to accept to expend herself (dissolve) for the life of the continent and its people and Jesus' expression Your are the light of the world expresses the lofty vocation of the disciples, a call to fulfill, in Christ, Israels vocation in the Old Testament to be witness of the light of knowledge of Gods Law (Gospel) and of his salvation in the world. (SL) (Agenzia Fides 6/10/2009)