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1. Dieu n'est propriété privée de personne !
2. La Sainteté n'est propriété d'aucune religion
!
La Première Tâche

" Notre première tâche en approchant Un autre peuple,
Une autre culture, Une autre religion consiste à enlever ses
chaussures car l'endroit que nous approchons est SAINT. Autrement, nous
pourrions nous trouver en train de piétiner les rêves d'une
autre personne. Pire encore, nous pourrions oublier que DIEU était
déjà là avant notre arrivé. " (Max
Warren)
3. Dieu seul et son Royaume sont absolus. Tous les restes sont relatifs
! (Paul VI, EN, 8)
4. Plusieurs choses sont précieuses sur la terre, certaines sont
saintes, l'humanité constitue le saint de saints ! (Abraham Joshua
Heschel )

Ne mêlons pas Dieu à nos conflits humains. Laissons Dieu
à être Dieu et ne nous prenons pas trop vite pour ses envoyés
ou pour les exécuteurs de ses jugements. Le jugement ne nous
appartient pas. (Clavérie)
5. Lorsque la religion, l'état et la terre se confondent, les
autres n'ont plus qu'à s'effacer ou à se soumettre. (Clavérie)
6. Chaque religion porte en elle le germe de totalitarismes possibles
! (Clavérie)

" Je suis persuadé que l'humanité est pluraliste.
Et lorsque nous prétendons posséder la vérité
ou parler au nom de l'humanité, nous tombons dans le totalitarisme
et l'exclusion
Personne ne possède la vérité
; chacun est à sa recherche. Je crois qu'il y a un Dieu mais
je ne prétends pas posséder ce Dieu
On ne possède
pas Dieu. On ne possède pas la vérité et j'ai besoin
de la vérité des autres qui la cherchent. C'est là
mon expérience au contact de milliers d'Algériens dont
je partage l'existence et dont les questions sont devenues mes questions.
(Clavérie, dans Les Cahiers du Sud, Janvier, 1996 (95 ?)
7. J'aime toutes les religions, mais je suis amoureuse de la mienne.
(Mother Thérèse )
8. La meilleure religion est celle qui rend la personne humaine meilleure.
(Dalaï-lama )

" Il n'y a ici-bas de sacré que l'homme, image et ressemblance
de Dieu. L'espace n'est sacré que par l'homme qui l'habite. Plus
encore qu'une frontière, la dignité de cet homme et la
justice à son égard délimitent un lieu saint et
fondent une action politique. L'espace peut être sacralisé
et l'homme y mourir en esclavage, affamé, exploité et
méprisé. Les lieux ne valent que par la manière
dont les hommes les habitent. " (Clavérie)
9. Aucune religion n'est une île ! (Abraham Joshua Heschel)
10. Sans la paix entre les religions, il ne peut y avoir la paix dans
le monde ! (Hans Kung )
Toute prière authentique est suscitée par l'Esprit Saint
qui est mystérieusement présent au cur de tout homme.
" (J. Paul II, aux Cardinaux de Curie, Déc. 22, 1986)
La Première Tâche.

" Nous sommes invités, avec force, à aborder tout
homme, toute culture, toute religion, avec "sympathie " dans
le souci de connaître et de comprendre, pour discerner l'action
de l'Esprit Saint à l'uvre dans l'histoire.
Nous devons donc veiller à ne pas nous laisser importer par les
jugements tout faits hérités d'une historie mouvementée
ou façonnés par une lecture superficielle des événements.
Rechercher et rejoindre, pour autant qu'on le puisse, la vérité
de l'autre tel qu'il se veut : telle est la première tâche.
"
(Mgr Pierre Clavérie, Lettres et Messages d'Algérie, p.
45)

11. Efficacité et fécondité ne sont pas la même
chose ! La fécondité est une vie et non pas un chiffre
ou un nombre. La religion est pour la fécondité, pour
la vie en plénitude et non pas pour l'efficacité. (Jean
Fisset, M.Afr.)
" Je viens parmi vous en pèlerin de la paix, et en compagnon
de voyage sur la route qui conduit au complet accomplissement des plus
profondes aspirations de l'homme. "
(J. Paul II, A des représentants de diverses religions de l'Inde,
Nov. 1999)
12. L'Eglise n'est pas au monde pour le conquérir
ni pour se sauver, elle, ses biens et son personnel. Elle est, avec
Jésus, liée à l'humanité souffrante. (Clavérie)
13. Nous sommes un peuple des témoins et non pas de définisseurs
de Dieu ! (A.J. Heschel )

" Nous ne devons pas nous rencontrer comme de
simples touristes, mais comme des pèlerins qui vont chercher
Dieu, non dans des édifices de pierre, mais dans le cur
des hommes. L'homme doit rencontrer l'homme, les nations doivent se
rencontrer comme des frères et surs, comme les enfants
de Dieu "
(Paul VI, A des représentants de diverses religions de l'Inde,
Bombay, le 3.12.1964)

14. N'ayez pas peur des gens qui croient en Dieu, plutôt, ayez
peur des gens qui se croient être des dieux !
15. Quand la religion essaie d'expliquer (définir) le monde,
elle échoue ! Quand la religion essaie de contrôler le
monde, elle échoue ! Quand la religion essaie d'échanger
la vie, elle réussit ! (Rabbi Jonathan Sachs. Great Britain
)

" Tandis que nous marchions en silence, nous avons réfléchi
au chemin que parcourt la famille humaine : soit dans l'hostilité,
si nous ne savons pas nous accepter les uns les autres avec amour ;
soit comme une route commune vers notre haute destinée, si nous
comprenons que les autres sont nos frères et nos surs.
Le fait même que, de diverses régions du monde, nous soyons
venus à Assise est en soi un signe de ce chemin commun que l'humanité
est appelée à parcourir. Ou bien nous apprenons à
marcher ensemble dans la paix et l'harmonie ou bien nous partons à
la dérive pour notre ruine et celle des autres. " (Jean
Paul II, 1986)
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Pensées à méditer
- 2 -
Pape Paul VI
Extraits du livre de Francesco Gioia : Le Dialogue Interreligieux
dans l'Enseignement de l'Eglise Catholique (1963-1995). Boston 1997.
1. Toute religion nous élève vers l'Etre
transcendant, unique raison d'être de l'existence, de la pensée,
de l'action responsable, de l'espérance sans illusion. Toute
religion est une aube de foi. (art. 192)
2. Ne sommes-nous pas tous unis dans ce combat pour un monde meilleur,
dans cet effort pour procurer à tous ces biens nécessaires
pour remplir une destinée humaine et vivre une vie digne des
enfants de Dieu ?
C'est pourquoi nous devons nous rapprocher les uns des autres non pas
uniquement par les moyens modernes de communication, la presse et la
radio, les bateaux et les avions à réaction, mais nous
devons nous rapprocher par le cur, dans la compréhension
mutuelle, l'estimes et l'amour. Nous ne devons pas nous rencontrer comme
de simples touristes, mais comme des pèlerins qui vont chercher
Dieu, non dans des édifices de pierre, mais dans le cur
des hommes. L'homme doit rencontrer l'homme, les nations doivent se
rencontrer comme des frères et surs, comme les enfants
de Dieu. (art. 200)
3. Nous sommes tous enfants d'une seule et même famille humaine,
fils et filles du Dieu unique et c'est dans cet esprit que, ensemble,
nous ferons tous nos efforts pour que la terre devienne un lieu vivable
où tous les hommes puissent jouir normalement de la création
de Dieu. (art. 218)
4. Toute aspiration à la perfection tend vers Dieu. (art. 257)
5. Il n'y a pas de dialogue possible sans une compréhension approfondie
de notre interlocuteur, ou, comme on se plaît à dire aujourd'hui,
de l'autre. Ce noble programme exige un sens généreux
de l'homme, un véritable ascétisme ! Il est nécessaire
de dépasser les limites qu'imposent tout langage, les réflexes
culturel, même les polémiques et la méfiance, pour
s'ouvrir au dépassement de soi et à l'universalité.
(art. 295)
6. Nous souhaitons voir prochainement le jour où toutes les religions
uniront concrètement leurs efforts au service de l'homme, de
sa liberté, de sa dignité. (art. 297)
7. Nous ne pouvons omettre une allusion aux religions non chrétiennes
; celles-ci, en effet, ne doivent plus être considérées
comme des rivales, ni comme des obstacles à l'évangélisation,
mais comme un secteur de vif et respectueux intérêt et
d'une amitié future et déjà commencée. (art.
317)
8. Tous, nous sommes en pèlerinages vers l'Absolu et l'Eternel,
qui seul peut satisfaire complètement le cur de l'homme.
(art. 319)


Pensées à Méditer
- 5 -
Pape Jean Paul II
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" J'ai toujours considéré
que le contact avec des personnes appartenant à des traditions
religieuses différentes était une partie importante
de mon ministère ". Tout au long de son pontificat,
J. Paul II a vécu selon sa parole. Il ne manque jamais
d'occasion pour rencontrer les croyants d'autres religions, qu'il
soit à Rome ou ailleurs dans ses visites pastorales. Aux
croyants d'autres religions, il se présente soit comme
un pèlerin de paix et de bonne volonté, soit comme
un frère en humanité et dans l'adoration du Dieu
Unique, soit simplement comme un ami ! Il a, souvent, insisté
sur la nécessité et l'urgence du dialogue et de
la coopération entre les croyants des diverses religions,
surtout dans un monde de plus en plus interdépendant. D'ailleurs,
il exprime ouvertement sa foi et son espérance que ce dialogue,
"s'il se fait dans la docilité de l'Esprit, portera
des fruits, même si les temps et les moments sont réservés
au Père ".
Extraits du livre de Francesco Gioia : Le Dialogue
Interreligieux dans l'enseignement officiel de l'Eglise Catholique.
(1963-1995). Boston 1997.
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1. Pour nous, croyants, l'origine de l'unique famille humaine se trouve
en Dieu. Nous pouvons attribuer à Dieu bien des noms, sans jamais
cerner complètement sa réalité, car elle nous dépasse.
Mais nous pouvons reconnaître en Lui le Créateur, Vivificateur,
Providence et Destin suprême de l'homme. (art. 740)
2. Le Dieu vivant, créateur du Ciel et de la Terre et Maître
de l'histoire, est le Père de la grande famille humaine que nous
formons. Il veut que nous travaillions ensemble pour la promotion humaine
et le développement à tous les niveaux, au service du
bien commun, en assurant le respect réciproque de la liberté
religieuse des personnes et des communautés. (art. 808)
3. La foi en Dieu en tant que Créateur de toutes choses est un
stimulant puissant à promouvoir un dialogue respectueux entre
les fidèles des diverses religions. (art. 657)
4. Notre Dieu est un Dieu de dialogue, qui depuis les origines, s'est
engagé dans un dialogue de salut avec l'humanité qu'Il
a créée, un dialogue qui continue aujourd'hui et qui se
poursuivra jusqu'à la fin des temps. (art. 744)
5. Rien plus que la foi ne nous rappelle que, si nous avons un unique
Créateur, nous sommes aussi tous frères et surs
! (art. 797)
6. Les rapports de l'Eglise avec les autres religions sont inspirés
par un double respect : Respect pour l'homme dans sa quête de
réponses aux questions les plus profondes de sa vie, et respect
pour l'action de l'Esprit dans l'homme. (art. 177)
7. La présence et l'activité de l'Esprit ne concernent
pas seulement les individus, mais la société et l'histoire,
les peuples, les cultures, les religions. En effet, l'Esprit se trouve
à l'origine des idéaux nobles et des initiatives bonnes
de l'humanité en marche. (art. 176)
8. L'action de l'Esprit qui, en tout temps et en tout lieu, a préparé
les âmes et dans les peuples la rencontre du Dieu véritable,
uvre encore maintenant dans le cur des hommes, dans les
cultures et dans les religions. (art. 710)
9. Toute prière authentique est suscitée par l'Esprit
Saint, qui est mystérieusement présent dans le cur
de tout homme. (art. 177)
10. Ce qui semble rassembler et unir, de manière particulière,
les chrétiens et les croyants d'autres religions est une reconnaissance
du besoin de prière, en tant qu'expression de la spiritualité
de l'homme orientée vers un Absolu. Même lorsque, pour
certains, il est le Grand Inconnu, il n'en reste pas moins toujours
en réalité le même Dieu vivant. Nous sommes sûrs
que chaque fois que l'esprit humain s'ouvre dans la prière à
ce Dieu Inconnu, un écho sera entendu de cet Esprit qui, connaissant
les limites et les faiblesses de la personne humaine, prie lui-même
en nous et pour nous en gémissements inexprimables " (Rm
8 : 26). (art. 371)
11. La prière est le meilleur moyen qui peut unir toute l'humanité.
Elle dispose les personnes à accepter la volonté de Dieu
pour elles. Elle affecte aussi la relation de ceux qui prient ensemble
afin d'arriver ensemble devant Dieu ; dans la prière, on peut
plus ignorer ou haïr les autres. Ceux qui prient ensemble découvrent
qu'ils sont des pèlerins et des chercheurs du même but,
des frères et des surs qui partagent la responsabilité
envers la même famille humaine, des enfants du même Dieu
et Père. ( 517)
12. Dans ce témoignage rendu au caractère absolu du bien
moral, les chrétiens ne sont pas seuls : ils se trouvent confirmés
par les sens moral des peuples et par les grandes traditions religieuses
et sapientielles de l'Occident et de l'Orient, non sans une action intérieure
et mystérieuse de l'Esprit de Dieu. (art. 185)
13. Avec les religions du monde, nous partageons un profond respect
de la conscience et l'obéissance à la conscience qui,
à tous, nous apprend à chercher la vérité,
à aimer et à servir toutes les personnes et tous les peuples,
et, par conséquent, à faire la paix entre les personnes
et entre les nations. (art. 543)
14. Un chrétien trouve plus grand intérêt à
observer des gens vraiment religieux, à lire et écouter
les témoignages de leur sagesse, à avoir une preuve directe
de leur foi, une foi qui fait qu'on se souvienne des paroles de Jésus
: " Chez personne je n'ai trouvé pareille foi en Israël
" (Mt 8 :10). (art. 332)
15. N'arrive-t-il pas parfois que la fermeté de la croyance des
membres des religions non-chrétiennes - effet elle aussi de l'Esprit
de vérité opérant au-delà des frontières
visibles du Corps mystique - devrait faire honte aux chrétiens,
si souvent portés à douter des vérités révélées
par Dieu et annoncées par l'Eglise, si enclins à laisser
se relâcher les principes de la morale et à ouvrir les
portes à une morale permissive ? (art. 150)
16. L'évangélisation est un chemin à double sens.
Celui qui propose la Bonne Nouvelle invite les religions non chrétiennes
à découvrir le Christ, mais il est aussi appelé,
par les signes de la présence de Dieu dans ces religions, à
recevoir des éclairages nouveaux sur des façons différentes
de vivre en homme, et donc avec Dieu. (art 636)
17. Dieu ne veut pas être l'idole au nom de laquelle on tuerait
d'autres hommes. Il veut au contraire que, dans la justice et la paix,
nous nous mettions ensemble au service de la vie. Comme serviteurs de
sa Vie dans le cur des hommes et dans les communautés humaines,
nous sommes tenus de nous communiquer les uns aux autres le meilleurs
de notre foi en Dieu, notre Père commun. (art. 808)
18. Si les religions ou des groupes de leurs disciples se laissaient
aller à une sorte de fondamentalisme et de fanatisme dans l'interprétation
et la pratique de leurs fois respectives en justifiant par des motifs
religieux les luttes et les conflits avec autrui, ce serait aberrant.
S'il ya lutte digne de l'homme, elle est contre le désordre de
ses passions, contre toutes les formes d'égoïsme, contre
les tentatives d'asservissement du prochain, contre toutes sortes de
haine et de violence. En un mot, elle est lutte contre tout ce qui est
l'opposé exact de la paix et de la réconciliation. (art.
735)
19. Le dialogue est fondé sur l'espérance et la charité,
et il portera des fruits dans l'Esprit. (art. 179)
20. Le dialogue tend à la purification et à la conversion
intérieure qui, si elles se font dans la docilité à
l'Esprit, seront spirituellement fructueuses. (art. 179)
21. Le dialogue est un chemin vers le Royaume et il donnera sûrement
ses fruits, même si les temps et les moments sont réservés
au Père. (art. 180)
22. Le fruit du dialogue est l'union entre les hommes et l'union des
hommes avec Dieu, qui est la source, celui qui révèle
toute vérité, et dont l'Esprit ne guide les hommes vers
la liberté que lorsqu'ils rencontrent les uns les autres en toute
honnêteté et amour. Par le dialogue, nous permettons à
Dieu d'être présent au milieu de nous ; car lorsque nous
nous ouvrons aux autres dans le dialogue, nous nous ouvrons nous-mêmes
à Dieu. (art. 510)
23. Je suis pleinement convaincu que le temps est venu dans l'histoire
pour les adeptes des diverses religions de chercher à exprimer
un nouveau respect entre eux. Dans un monde de plus en plus interdépendant,
il y a un grand besoin de dialogue et de coopération parmi les
croyants afin de construire l'avenir de la famille humaine sur la solide
base du respect pour l'inaliénable dignité de chaque personne,
d'une justice identique pour tous, de la tolérance et de la solidarité
dans les relations humaines. (art. 821)
24. Il n'est aucun groupe religieux qui ait les moyens de vivre et d'agir
dans l'isolement. Tout en respectant les convictions religieuses les
uns des autres, nous avons besoin de nous aider mutuellement. La mission
qui nous incombe aujourd'hui est de vivre en paix et harmonie en respectant
la dignité humaine de tous. Dans cet effort le Dieu d'amour et
de paix sera avec nous. (art. 464)
25. Non seulement les chrétiens, mais les peuples de toutes religions
doivent faire face au défi d'apprendre à comprendre les
autres croyances et pratiques religieuses, à résoudre
les conflits dans la paix, à développer l'estime et le
respect entre ceux dont les voies et les valeurs dont différentes.
(art. 672)
26. Dans le monde d'aujourd'hui, il est plus important que jamais que
les hommes de foi mettent au service de l'humanité leurs convictions
religieuses, fondées sur la pratique quotidienne de l'écoute
du message de Dieu et de la rencontre avec Dieu dans l'adoration et
la prière. (art. 514)
27. Avec le dialogue cuménique, les contacts interreligieux
semble désormais une voie obligée pour que les nombreux
et douloureux déchirements survenus au cours des siècles
ne se reproduisent plus et que les blessures qui demeurent soient bientôt
guéries. (art. 734)
28. L'humanité est à la recherche de nouveaux équilibres
sociaux. C'est pourquoi il est nécessaire de retrouver le goût
et la volonté de marcher ensemble pour construire un monde plus
solidaire, en dépassant les intérêts particuliers
de groupe, d'ethnie, de nation. Quelle tâche importante, dans
ce domaine, les religions peuvent-elles accomplir ! Pauvres en moyens
humains, elles sont riches de cette aspiration universelle qui trouve
sa source dans le rapport sincère avec Dieu. Toutes rappellent
aux hommes et aux femmes de ce monde qu'il existe un destin commun,
celui de former l'unique famille de Dieu. (art. 800)
29. Tandis que nous marchions en silence, nous avons réfléchi
au chemin que parcourt la famille humaine : soit dans l'hostilité,
si nous ne savons pas nous accepter les uns les autres avec amour ;
soit comme une route commune vers notre haute destinée, si nous
comprenons que les autres sont nos frères et nos surs.
Le fait que, de diverses régions du monde, nous soyons venus
à Assise est en soi un signe de ce chemin commun que l'humanité
est appelée à parcourir. Ou bien nous apprenons à
marcher ensemble dans la paix et l'harmonie, ou bien nous partons à
la dérive pour notre ruine et celle des autres. Nous espérons
que ce pèlerinage à Assise nous réappris à
prendre conscience de l'origine commune et de la destinée commune
de l'humanité. Puissions-nous y voir une préfiguration
de ce que Dieu voudrait que soit les cours de l'historie de l'humanité
; une route fraternelle sur laquelle nous nous accompagnons les uns
les autres vers la fin transcendante qu'il établit pour nous.
(art. 546)
30. Sur cette terre nous sommes tous pèlerins vers l'Absolu,
l'Eternel qui seul peut sauver et satisfaire le cur de la personne
humaine. Cherchons ensemble sa volonté pour le bien de toute
l'humanité. (art. 342)
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