MESSAGE DU SAINT-PÈRE POUR LA
46ème JOURNÉE MONDIALE DE PRIÈRE
POUR LES VOCATIONS

3 May 2009 - IVème DIMANCHE DE PÂQUES

Voir La Formation des Missionnaires d'Afrique
Statistiques Etudiants - Ordinations 2008 - Prieres pour les vocations missionnaires
Voir Formation Smnda (Soeurs)
Statistiques - Prières

Photo du webmaster à l'angelus fevrier 2009


« La confiance dans l'initiative de Dieu et la réponse humaine . »


Texte intégral


ROME, Mardi 31 mars 2009 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte intégral du Message de Benoît XVI pour la 46ème Journée de prière pour les vocations, qui aura lieu le 3 mai. Elle pour thème : « La confiance dans l'initiative de Dieu et la réponse humaine ».

* * *

Vénérables Frères dans l'Épiscopat et dans le Sacerdoce,

Chers frères et sœurs!

Pour la prochaine Journée Mondiale de prière pour les vocations au sacerdoce et à la vie consacrée, qui sera célébrée le 3 mai 2009, Quatrième Dimanche de Pâques, j'ai choisi d'inviter tout le Peuple de Dieu à réfléchir sur le thème: la confiance en l'initiative divine et la réponse humaine. L'exhortation de Jésus à ses disciples résonne sans cesse dans l'Église: «Priez donc le Maître de la moisson, afin qu'il envoie des ouvriers à sa moisson!» (Mt 9,38). Priez! L'appel pressant du Seigneur montre comment la prière pour les vocations doit être incessante et confiante. C'est, de fait, seulement si elle est animée par la prière que la communauté chrétienne peut effectivement «avoir plus de foi et d'espérance en l'initiative divine» (Exhort. apost. post-synodale Sacramentum caritatis, n. 26).

La vocation au sacerdoce et à la vie consacrée constitue un don divin spécial qui s'insère dans le vaste projet d'amour et de salut que Dieu a sur chaque homme et sur l'humanité entière. Dans sa lettre aux Éphésiens, l'apôtre Paul, dont nous faisons mémoire de façon spéciale pendant cette Année paulinienne du bimillénaire de sa naissance, dit: «Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis par toutes sortes de bénédictions spirituelles, aux cieux, dans le Christ, nous a élus en lui dès avant la création du monde pour être saints et immaculés en sa présence, dans l'amour» (Ep 1,3-4).

Dans l'appel universel à la sainteté se détache l'initiative spéciale de Dieu qui choisit certains afin qu'ils suivent son Fils Jésus Christ de plus près et soient ses ministres et ses témoins privilégiés. Le Divin Maître appela personnellement les Apôtres «pour qu'ils soient avec lui et pour les envoyer prêcher avec le pouvoir de chasser les démons» (Mc 3,14-15); ceux-ci, à leur tour, se sont associés d'autres disciples, fidèles collaborateurs dans le ministère missionnaire. Et c'est ainsi que dans l'Église, au long des siècles, en répondant à l'appel du Seigneur et en se montrant dociles à l'action de l'Esprit Saint, une multitude de prêtres et de personnes consacrées se sont mises au service exclusif de l'Évangile. Rendons grâce au Seigneur qui, encore aujourd'hui, continue d'embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il est vrai que dans telle ou telle région de la terre on constate un manque préoccupant de prêtres et que des difficultés et des obstacles se dressent sur le chemin de l'Église; cependant nous sommes soutenus par la ferme certitude que le Seigneur guide l'Église avec sûreté sur les sentiers de l'histoire vers l'accomplissement définitif du Royaume, lui qui choisit librement et invite à sa suite des personnes de toute culture et de tout âge, selon les insondables desseins de son amour miséricordieux.

Notre premier devoir est donc de maintenir vivante, par une prière incessante, notre supplication pour que s'exerce cette initiative divine dans les familles et les paroisses, dans les mouvements et les associations engagés dans l'apostolat, dans les communautés religieuses et dans toutes les structures de la vie diocésaine. Nous devons prier pour que le peuple chrétien tout entier grandisse dans la confiance en Dieu, dans la certitude que le «maître de la moisson» ne cesse pas de demander à certains de consacrer librement leur existence pour collaborer plus étroitement avec lui à l'œuvre du salut. Et de la part de ceux qui sont appelés, il faut une écoute attentive et un discernement prudent, une prompte et généreuse adhésion au projet divin, un sérieux approfondissement de ce qui est le propre de la vocation sacerdotale et religieuse afin d'y correspondre de façon responsable et convaincue. Le Catéchisme de l'Église Catholique rappelle avec justesse que la libre initiative de Dieu requiert la libre réponse de l'homme. Il s'agit d'une réponse positive qui présuppose toujours l'acceptation du projet que Dieu a sur chacun et la coopération à celui-ci; une réponse qui accueille l'initiative d'amour du Seigneur et devienne pour qui est appelé une exigence morale qui engage, un hommage reconnaissant à Dieu et une pleine coopération au plan qu'il poursuit dans l'histoire (cf. n. 2062).

En contemplant le mystère eucharistique, qui exprime de la façon la plus haute le don libre fait par le Père dans la Personne de son Fils Unique pour le salut des hommes, et la disponibilité pleine et docile du Christ à boire jusqu'à la lie la «coupe» de la volonté de Dieu (cf. Mt 26,39), nous comprenons mieux comment «la confiance dans l'initiative divine» modèle et donne valeur à la «réponse humaine». Dans l'Eucharistie, don parfait qui réalise le projet d'amour pour la rédemption du monde, Jésus s'immole librement pour le salut de l'humanité. «L'Église - a écrit mon bien-aimé prédécesseur Jean-Paul II - a reçu l'Eucharistie du Christ son Seigneur non comme un don, pour précieux qu'il soit parmi bien d'autres, mais comme le don par excellence, car il est le don de lui-même, de sa personne dans sa sainte humanité, et de son œuvre de salut» (Encycl. Ecclesia de Eucharistia, n. 11).

Les prêtres sont destinés à perpétuer ce mystère salvifique à travers les siècles jusqu'au retour glorieux du Seigneur, et c'est précisément dans le Christ eucharistique qu'ils peuvent contempler le modèle parfait d'un «dialogue vocationnel» entre la libre initiative du Père et la réponse confiante du Christ. Dans la célébration eucharistique, c'est le Christ qui agit en ceux qu'Il choisit comme ses ministres; il les soutient pour que leur réponse se déploie en une attitude de confiance et de gratitude qui dissipe toute peur, même quand devient plus forte l'expérience de la faiblesse personnelle (cf. Rm 8,26-30) ou plus rude le contexte d'incompréhension, voire même de persécution.

La conscience d'être sauvés par l'amour du Christ, que chaque Messe alimente chez les croyants et spécialement chez les prêtres, ne peut pas ne pas susciter en eux un abandon confiant dans le Christ qui a donné sa vie pour nous. Croire au Seigneur et accepter son don conduit donc à s'abandonner à Lui avec un cœur reconnaissance, en adhérant à son projet salvifique. Quand cela advient, volontiers l'«appelé» abandonne tout et se met à l'école du divin Maître; un dialogue fécond s'instaure alors entre Dieu et l'homme, une rencontre mystérieuse se réalise entre l'amour du Seigneur qui appelle et la liberté de l'homme qui lui répond dans l'amour tandis que résonnent en lui les paroles de Jésus: «Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, mais moi qui vous ai choisis et vous ai établis pour que vous alliez et portiez du fruit, et que votre fruit demeure» (Jn 15,16).

Cet échange d'amour entre l'initiative divine et la réponse humaine est également présent, d'une manière admirable, dans la vocation à la vie consacrée. Le Concile Vatican II rappelle: «Les conseils évangéliques de la chasteté consacrée à Dieu, de la pauvreté et de l'obéissance, fondés sur les paroles et les exemples du Seigneur et recommandés par les Apôtres, les Pères, les docteurs et les pasteurs de l'Église, sont un don divin que l'Église a reçu de son Seigneur et qu'elle conserve toujours avec sa grâce» (Const. Lumen gentium, n. 43). Là encore, Jésus est le modèle exemplaire d'une pleine et confiante adhésion à la volonté du Père, que chaque personne consacrée doit regarder. Attirés par lui, une multitude d'hommes et de femmes ont, depuis les premiers siècles du christianisme, abandonné famille, propriétés, richesses matérielles et tout ce qui est humainement désirable, pour suivre généreusement le Christ et vivre sans compromis son Évangile devenu pour eux une école de sainteté radicale. Aujourd'hui encore, beaucoup parcourent cet exigeant chemin de perfection évangélique et réalisent leur vocation par la profession des conseils évangéliques. Le témoignage de ces frères et de ces sœurs, dans les monastères de vie contemplative comme dans les instituts et les congrégations de vie apostolique, rappelle au peuple de Dieu «le mystère du Royaume de Dieu, qui agit déjà dans l'histoire, mais qui attend de prendre sa pleine dimension dans les cieux» (Exhort. apost. post-synodale Vita consecrata, n. 1).

Qui peut se juger digne d'accéder au ministère sacerdotal? Qui, en ne comptant que sur ses seules forces humaines, peut embrasser la vie consacrée? Il est utile, une fois encore, de rappeler que la réponse de l'homme à l'appel divin - quand on est conscient que c'est Dieu qui prend l'initiative et que c'est lui aussi qui conduit le projet salvifique à son terme - ne ressemble jamais au calcul craintif du serviteur paresseux qui, par peur, a enfoui dans la terre le talent qui lui a été confié (cf. Mt 25, 14-30), mais s'exprime en une prompte adhésion à l'invitation du Seigneur, comme le fit Pierre quand il n'hésita pas à jeter de nouveau les filets en se fiant à sa parole, alors qu'il avait peiné toute la nuit sans rien prendre (cf. Lc 5,5). Sans abdiquer en rien sa responsabilité personnelle, la libre réponse de l'homme à Dieu devient ainsi «coresponsabilité», responsabilité dans et avec le Christ, dans la puissance de l'action de son Esprit Saint; elle devient communion avec Celui qui nous rend capables de porter beaucoup de fruit (cf. Jn 15,5).

Nous trouvons une réponse humaine emblématique, une réponse de totale confiance en l'initiative divine, dans l'«Amen» généreux et plénier que la Vierge de Nazareth a prononcé dans une adhésion humble et décidée aux desseins du Très-Haut que l'envoyé céleste lui a communiqués (cf. Lc 1,38). La promptitude de son «oui» lui permit de devenir la Mère de Dieu, la Mère de notre Sauveur. Marie dut ensuite répéter tant d'autres fois ce premier «fiat», jusqu'au moment culminant de la crucifixion de Jésus, alors qu'elle «se tenait près de la croix», comme le note l'évangéliste Jean, participant à l'atroce douleur de son Fils innocent. Et précisément sur la croix, Jésus mourant nous l'a donnée comme Mère et nous a confiés à elle comme ses fils (cf. Jn 19,26-27), Mère spécialement des prêtres et des personnes consacrées. Je voudrais lui confier ceux qui entendent l'appel de Dieu à se mettre en marche sur la route du sacerdoce ministériel ou de la vie consacrée.

Chers amis, ne vous découragez pas devant les difficultés et les doutes; confiez-vous à Dieu et suivez fidèlement Jésus, et vous serez les témoins de la joie qui jaillit de l'union intime avec lui. A l'imitation de la Vierge Marie, que les génération proclament bienheureuse parce qu'elle a cru (cf. Lc 1,48), engagez-vous avec toute votre énergie spirituelle pour réaliser le projet salvifique du Père céleste, en cultivant comme elle, dans votre cœur, la capacité de vous émerveiller et d'adorer Celui qui a le pouvoir de faire de «grandes choses» parce que Saint est son nom (cf. ibid., 1,49).

Du Vatican, le 20 janvier 2009

BENEDICTUS PP. XVI


* * *

Pour Plus en français : Voir Service National des Vocations France

Quelques chiffres
15 440 prêtres diocésains
5 083 prêtres religieux
101 ordinations de prêtres diocésains (2007)
2061 diacres permanents en service
(source : SNV)

Statistiques Vocations en France
Statistiques: vocations spécifiques en france

* * *

Prière


Christ Jésus,
serviteur de l’amour du Père,
Tu es venu parmi nous,
Pour nous appeler à vivre
Avec Toi et comme Toi
Pour un monde plus juste
et plus fraternel,
Tu appelles toutes tes créatures
À participer à ta mission
Suscite en ton Église,
Des disciples ardents,
Conduits par le souffle de l’Esprit
Loué sois-tu Seigneur
Pour les consacrés et les prêtres
Serviteurs de ton peuple
Que ton Esprit guide
Les jeunes que tu appelles
A être signes de ta charité et de ton espérance
Qu’à travers toutes les vocations
Se révèle ton visage
De lumière et de paix
Amen




MESSAGE OF HIS HOLINESS POPE BENEDICT XVI
FOR THE 46th WORLD DAY OF PRAYER FOR VOCATIONS

See the Formation of the Missionaries of Africa
Statistics Students - Ordinations 2008 - Prayer of the Missionaries of Africa for Vocations
See also Formation Msola (Sisters)

3 May 2009 - FOURTH SUNDAY OF EASTER

Photo du webmaster à l'angelus fevrier 2009

 

Theme: “ Faith in the Divine Initiative -- the Human Response.”

VATICAN CITY, MARCH 31, 2009 (Zenit.org).- Here is a Vatican translation of Benedict XVI's message for the 46th World Day of Prayer for Vocations, to be observed May 3.

* * *

Brothers and Sisters,

On the occasion of the next World Day of prayer for vocations to the priesthood and to the consecrated life, which will be celebrated on 3 May 2009, the Fourth Sunday of Easter, I want to invite all the People of God to reflect on the theme: Faith in the divine initiative - the human response. The exhortation of Jesus to his disciples: "Pray therefore the Lord of the harvest to send out labourers into his harvest" (Mt 9:38) has a constant resonance in the Church. Pray! The urgent call of the Lord stresses that prayer for vocations should be continuous and trusting. The Christian community can only really "have ever greater faith and hope in God's providence" (Sacramentum Caritatis, 26) if it is enlivened by prayer.

The vocation to the priesthood and to the consecrated life constitutes a special gift of God which becomes part of the great plan of love and salvation that God has for every man and woman and for the whole of humanity. The Apostle Paul, whom we remember in a special way during this Pauline Year dedicated to the Two-thousandth anniversary of his birth, writing to the Ephesians says, "Blessed be the God and Father of our Lord Jesus Christ, who has blessed us in Christ with every spiritual blessing in the heavenly places, even as he chose us in him before the foundation of the world, that we should be holy and blameless before him" (Ef 1:3-4). In the universal call to holiness, of particular relevance is God’s initiative of choosing some to follow his Son Jesus Christ more closely, and to be his privileged ministers and witnesses. The divine Master personally called the Apostles "to be with him, and to be sent out to preach and have authority to cast out demons" (Mk 3:14-15); they, in turn, gathered other disciples around them as faithful collaborators in this mission. In this way, responding to the Lord’s call and docile to the movement of the Holy Spirit, over the centuries, countless ranks of priests and consecrated persons placed themselves totally at the service of the Gospel in the Church. Let us give thanks to God, because even today he continues to call together workers into his vineyard. While it is undoubtedly true that a worrisome shortage of priests is evident in some regions of the world, and that the Church encounters difficulties and obstacles along the way, we are sustained by the unshakable certitude that the one who firmly guides her in the pathways of time towards the definitive fulfilment of the Kingdom is he, the Lord, who freely chooses persons of every culture and of every age and invites them to follow him according to the mysterious plans of his merciful love.

Our first duty, therefore, is to keep alive in families and in parishes, in movements and in apostolic associations, in religious communities and in all the sectors of diocesan life this appeal to the divine initiative with unceasing prayer. We must pray that the whole Christian people grows in its trust in God, convinced that the "Lord of the harvest" does not cease to ask some to place their entire existence freely at his service so as to work with him more closely in the mission of salvation. What is asked of those who are called, for their part, is careful listening and prudent discernment, a generous and willing adherence to the divine plan, and a serious study of the reality that is proper to the priestly and religious vocations, so as to be able to respond responsibly and with conviction.

The Catechism of the Catholic Church rightly reminds us that God’s free initiative requires a free response on the part of men and women; a positive response which always presupposes acceptance of and identification with the plan that God has for everyone; a response which welcomes the Lord’s loving initiative and becomes, for the one who is called, a binding moral imperative, an offering of thanksgiving to God and a total cooperation with the plan which God carries out in history (cf. n. 2062).

Contemplating the mystery of the Eucharist, which expresses in a sublime way the free gift of the Father in the Person of his Only Begotten Son for the salvation of mankind, and the full and docile readiness of Christ to drink to the dregs the "cup" of the will of God (cf. Mt 26:39), we can more readily understand how "faith in the divine initiative" models and gives value to the "human response". In the Eucharist, that perfect gift which brings to fulfilment the plan of love for the redemption of the world, Jesus offers himself freely for the salvation of mankind. "The Church", my beloved predecessor John Paul II wrote, "has received the Eucharist from Christ her Lord not as a gift – however precious – among so many others, but as the gift par excellence, for it is the gift of himself, of his person in his sacred humanity, as well as the gift of his saving work" (Ecclesia de Eucharistia, 11).

It is priests who are called to perpetuate this salvific mystery from century to century until the Lord’s glorious return, for they can contemplate, precisely in the Eucharistic Christ, the eminent model of a "vocational dialogue" between the free initiative of the Father and the faithful response of Christ. In the celebration of the Eucharist it is Christ himself who acts in those whom he chooses as his ministers; he supports them so that their response develops in a dimension of trust and gratitude that removes all fear, even when they experience more acutely their own weakness (cf. Rm 8:26-28), or indeed when the experience of misunderstanding or even of persecution is most bitter (cf. Rm 8:35-39).

The awareness of being saved by the love of Christ, which every Mass nourishes in the faithful and especially in priests, cannot but arouse within them a trusting self-abandonment to Christ who gave his life for us. To believe in the Lord and to accept his gift, therefore, leads us to entrust ourselves to Him with thankful hearts, adhering to his plan of salvation. When this does happen, the one who is "called" voluntarily leaves everything and submits himself to the teaching of the divine Master; hence a fruitful dialogue between God and man begins, a mysterious encounter between the love of the Lord who calls and the freedom of man who responds in love, hearing the words of Jesus echoing in his soul, "You did not choose me, but I chose you and appointed you that you should go and bear fruit and that your fruit should abide" (Jn 15:16).

This intertwining of love between the divine initiative and the human response is present also, in a wonderful way, in the vocation to the consecrated life. The Second Vatican Council recalls, "The evangelical counsels of chastity dedicated to God, poverty and obedience are based upon the words and examples of the Lord. They were further commanded by the apostles and Fathers of the Church, as well as by the doctors and pastors of souls. The counsels are a divine gift, which the Church received from its Lord and which it always safeguards with the help of His grace" (Lumen Gentium, 43).

Once more, Jesus is the model of complete and trusting adherence to the will of the Father, to whom every consecrated person must look. Attracted by him, from the very first centuries of Christianity, many men and women have left families, possessions, material riches and all that is humanly desirable in order to follow Christ generously and live the Gospel without compromise, which had become for them a school of deeply rooted holiness. Today too, many undertake this same demanding journey of evangelical perfection and realise their vocation in the profession of the evangelical counsels. The witness of these our brothers and sisters, in contemplative monasteries, religious institutes and congregations of apostolic life, reminds the people of God of "that mystery of the Kingdom of God is already at work in history, even as it awaits its full realization in heaven" (Vita Consecrata, 1).

Who can consider himself worthy to approach the priestly ministry? Who can embrace the consecrated life relying only on his or her own human powers? Once again, it is useful to reiterate that the response of men and women to the divine call, whenever they are aware that it is God who takes the initiative and brings His plan of salvation to fulfilment, is never patterned after the timid self-interest of the worthless servant who, out of fear, hid the talent entrusted to him in the ground (cf. Mt 25:14-30), but rather expresses itself in a ready adherence to the Lord’s invitation, as in the case of Peter who, trusting in the Lord’ word, did not hesitate to let down the net once more even after having toiled all night and catching nothing (cf. Lk 5:5). Without in any sense renouncing personal responsibility, the free human response to God thus becomes "co-responsibility", responsibility in and with Christ, through the action of his Holy Spirit; it becomes communion with the One who makes it possible for us to bear much fruit (cf. Jn 15:5).

An emblematic human response, full of trust in God’s initiative, is the generous and unmitigated "Amen" of the Virgin of Nazareth, uttered with humble and decisive adherence to the plan of the Most High announced to her by God’s messenger (cf. Lk 1:38). Her prompt "Yes" allowed Her to become the Mother of God, the Mother of our Saviour. Mary, after this first "fiat", had to repeat it many times, even up to the culminating moment of the crucifixion of Jesus, when "standing by the cross of Jesus" as the Evangelist John notes, she participated in the dreadful suffering of her innocent Son. And it was from the cross, that Jesus, while dying, gave her to us as Mother and entrusted us to her as sons and daughters (cf. Jn 19:26-27); she is especially the Mother of priests and consecrated persons. I want to entrust to her all those who are aware of God’s call to set out on the road of the ministerial priesthood or consecrated life.

Dear friends, do not become discouraged in the face of difficulties and doubts; trust in God and follow Jesus faithfully and you will be witnesses of the joy that flows from intimate union with him. Imitating the Virgin Mary whom all generations proclaim as blessed because she believed (cf. Lk 1:48), commit yourselves with every spiritual energy, to realise the heavenly Father’s plan of salvation, cultivating in your heart, like her, the ability to be astonished and to adore him who is mighty and does "great things", for Holy is his name (cf. Lk 1:49).

From the Vatican, 20 January 2009

BENEDICTUS PP. XVI