MESSAGE DU SAINT-PÈRE POUR LA
47ème JOURNÉE MONDIALE DE PRIÈRE
POUR LES VOCATIONS

25 Avril 2010 - IVème DIMANCHE DE PÂQUES

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Statistiques Etudiants - Ordinations 2009 - Prieres pour les vocations missionnaires
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Statistiques - Prières

Photo du webmaster à l'angelus fevrier 2009


« Le témoignage suscite des vocations »


ROME, Mardi 16 février 2010 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le Message de Benoît XVI pour la 47ème Journée Mondiale de Prière pour les Vocations, qui a lieu chaque année le IVe dimanche de Pâques - dit « du Bon Pasteur » -, cette année, le 25 avril. Un message en date du 13 novembre 2009.

Benoît XVI rappelle aussi trois aspects « essentiels » au témoignage sacerdotal: « l'amitié avec le Christ », « le don total de soi à Dieu » et la « communion dans l'amour ».

Vénérables Frères dans l'Épiscopat et dans le Sacerdoce, chers frères et sœurs!

La 47ème Journée Mondiale de Prière pour les Vocations que nous célébrerons le 4ème dimanche de Pâques - dimanche du «Bon Pasteur» - le 25 avril 2010, me donne l'occasion de proposer à votre méditation un thème qui est bien en harmonie avec l'Année Sacerdotale: Le témoignage suscite des vocations. En effet, la fécondité de la proposition vocationnelle dépend avant tout de l'action gratuite de Dieu; mais, comme le confirme l'expérience pastorale, elle est aussi favorisée par la qualité et par la richesse du témoignage personnel et communautaire de ceux qui ont déjà répondu à l'appel du Seigneur dans le ministère sacerdotal et dans la vie consacrée: leur témoignage peut susciter chez d'autres le désir de répondre à leur tour, avec générosité, à l'appel du Christ. Ce thème est donc étroitement lié à la vie et à la mission des prêtres et des personnes consacrées. C'est la raison pour laquelle je voudrais inviter tous ceux que le Seigneur a appelés à travailler dans sa vigne, à renouveler la fidélité de leur réponse, surtout en cette Année Sacerdotale ouverte à l'occasion du 150ème anniversaire de la mort du saint Curé d'Ars, Jean-Marie Vianney, exemple toujours actuel de prêtre et de curé.

Déjà dans l'Ancien Testament, les prophètes savaient qu'ils étaient appelés à témoigner par leur existence de ce qu'ils annonçaient, et ils étaient prêts à affronter même l'incompréhension, le rejet, la persécution. La mission que Dieu leur confiait les impliquait complètement, ils avaient au cœur comme un «feu dévorant» qu'on ne peut contenir (cf. Jr 20,9) et ils étaient prêts à mettre au service du Seigneur non seulement leur voix, mais aussi tous les aspects de leur existence. Dans la plénitude des temps, il appartiendra à Jésus, l'envoyé du Père (cf. Jn 5,36), de témoigner, par sa mission, de l'amour de Dieu à l'égard de tous les hommes sans distinction, avec une particulière attention aux plus petits, aux pécheurs, aux marginaux, aux pauvres. Il est, par excellence, le Témoin de Dieu et de sa volonté que tous soient sauvés. à l'aube des temps nouveaux, Jean-Baptiste, par sa vie entièrement consacrée à préparer les voies du Christ, témoigne que les promesses de Dieu s'accomplissent dans le Fils de Marie de Nazareth. Quand il le voit venir au Jourdain, où il baptisait, il le désigne à ses disciples comme «l'Agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde» (Jn 1, 29). Son témoignage est si fécond, que deux de ses disciples «en l'entendant parler ainsi, suivirent Jésus» (Jn 1, 37).

De même, la vocation de Pierre, selon ce qu'écrit l'évangéliste Jean, passe par le témoignage de son frère André qui, après avoir rencontré le Maître et répondu à son invitation à rester avec lui, éprouve le besoin de lui faire part immédiatement de ce qu'il a découvert en «demeurant» avec le Seigneur: «Nous avons trouvé le Messie - autrement dit le Christ - et il l'amena à Jésus» (Jn 1, 41-42). C'est ce qui est arrivé aussi à Nathanaël, Barthélémy, grâce au témoignage d'un autre disciple, Philippe, qui lui communique avec joie sa grande découverte: «Celui dont parlent la loi de Moïse et les Prophètes, nous l'avons trouvé: c'est Jésus fils de Joseph, de Nazareth» (Jn 1, 45). L'initiative libre et gratuite de Dieu rencontre et interpelle la responsabilité humaine de ceux qui accueillent son invitation à devenir, par leur propre témoignage, des instruments de l'appel divin. Ceci arrive encore aujourd'hui dans l'Église: Dieu se sert du témoignage des prêtres qui sont fidèles à leur mission pour susciter de nouvelles vocations sacerdotales et religieuses au service du peuple de Dieu. C'est la raison pour laquelle je désire rappeler trois aspects de la vie du prêtre, qui me paraissent essentiels pour un témoignage sacerdotal efficace.

L'amitié avec le Christ est un élément fondamental et reconnaissable de toute vocation au sacerdoce et à la consécration. Jésus vivait en constante union avec son Père, ce qui suscitait chez les disciples le désir de vivre la même expérience, en apprenant de Lui la communion et le dialogue incessant avec Dieu. Si le prêtre est l'«homme de Dieu», qui appartient à Dieu et qui aide à le connaître et à l'aimer, il ne peut pas ne pas cultiver une profonde intimité avec Lui, demeurer dans son amour, en faisant place à l'écoute de sa Parole. La prière est le premier témoignage qui suscite des vocations. De même que l'apôtre André annonce à son frère qu'il a rencontré le Maître, celui qui veut être disciple et témoin du Christ doit l'avoir «vu» personnellement, doit l'avoir connu, doit avoir appris à l'aimer et à demeurer avec Lui.

Le don total de soi à Dieu est un autre aspect de la consécration sacerdotale et de la vie consacrée. L'apôtre Jean écrit: «Voici à quoi nous avons reconnu l'amour: lui, Jésus, a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères» (1 Jn 3, 16). Par ces mots, il invite les disciples à entrer dans la logique même de Jésus qui, dans toute son existence, a accompli la volonté du Père jusqu'au don suprême sur la croix. La miséricorde de Dieu se manifeste là dans toute sa plénitude: amour miséricordieux qui a vaincu les ténèbres du mal, du péché et de la mort. Le geste de Jésus qui, à la Dernière Cène, se lève de table, dépose ses vêtements, prend un linge dont il se ceint, et se penche pour laver les pieds des Apôtres, exprime le sens du service et du don manifestés dans son existence tout entière, en obéissance à la volonté du Père (cf. Jn 13, 3-15). à la suite de Jésus, toute personne appelée à vivre une consécration spéciale doit s'efforcer de témoigner de ce don total de soi à Dieu. C'est de cela que naît la capacité de se donner ensuite à ceux que la Providence lui confie dans le ministère pastoral, avec un dévouement complet, permanent et fidèle, dans la joie de se faire compagnon de voyage de tant de frères, pour qu'ils s'ouvrent à la rencontre avec le Christ et que sa Parole devienne lumière sur leur route. L'histoire de chaque vocation est presque toujours liée au témoignage d'un prêtre qui vit avec joie le don de lui-même à ses frères pour le Royaume des cieux. Ceci parce que le voisinage et la parole d'un prêtre sont capables de faire surgir des interrogations et de conduire à des décisions, même définitives (cf. Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synod. Pastores dabo vobis, n. 39).

Enfin, vivre la communion est un troisième aspect qui ne peut pas ne pas caractériser le prêtre et la personne consacrée. Jésus a indiqué la profonde communion dans l'amour comme signe distinctif de celui qui veut être son disciple: «Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples: c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres» (Jn 13, 35). De façon particulière, le prêtre doit être un homme de communion, ouvert à tous, capable de faire marcher dans l'unité tout le troupeau que la bonté du Seigneur lui a confié, en l'aidant à dépasser les divisions, à recoudre les déchirures, à aplanir les oppositions et les incompréhensions, à pardonner les offenses. Lorsque j'ai rencontré le Clergé d'Aoste en juillet 2005, j'ai dit que si les jeunes voient des prêtres isolés et tristes, ils ne se sentent certainement pas encouragés à suivre leur exemple. Ils restent perplexes s'ils sont amenés à penser que tel est l'avenir du prêtre. Il est au contraire important de réaliser la communion de vie qui leur révèle la beauté du sacerdoce. Alors le jeune dira: «Cela peut être un avenir également pour moi, on peut vivre ainsi» (Insegnamenti I, [2005], 354). à propos du témoignage qui suscite des vocations, le Concile Vatican II souligne l'exemple de charité et de collaboration fraternelle que doivent offrir les prêtres (cf. Décret Optatam totius, n. 2).

Je rappelle volontiers ce qu'a écrit mon vénéré Prédécesseur Jean-Paul II: «La vie des prêtres, leur dévouement absolu au peuple de Dieu, leur témoignage de service d'amour pour le Seigneur et son Église - un témoignage marqué du signe de la croix, acceptée dans l'espérance et la joie pascale -, leur concorde fraternelle et leur zèle pour l'évangélisation du monde sont les premiers et les plus convaincants des facteurs de la fécondité des vocations» (Pastores dabo vobis, 41). On pourrait dire que les vocations sacerdotales naissent du contact avec les prêtres, à la manière d'un précieux patrimoine qui est transmis par la parole, l'exemple et toute l'existence.

Ceci vaut également pour la vie consacrée. L'être même des religieux et des religieuses parle de l'amour du Christ quand ils le suivent en pleine fidélité à l'Évangile et en assument avec joie les critères de jugement et de comportement. Ils deviennent «signe de contradiction» pour le monde, dont la logique est souvent inspirée par le matérialisme, l'égoïsme et l'individualisme. Parce qu'ils se laissent conquérir par Dieu en renonçant à eux-mêmes, leur fidélité et la force de leur témoignage continuent de susciter dans le cœur de tant de jeunes le désir de suivre le Christ à leur tour et pour toujours, de façon généreuse et absolue. Imiter le Christ chaste, pauvre et obéissant, et s'identifier à Lui: tel est l'idéal de la vie consacrée, témoignage du primat absolu de Dieu dans la vie et l'histoire des hommes.

Tout prêtre, tout consacré, toute consacrée qui est fidèle à sa vocation communique la joie de servir le Christ et invite les chrétiens à répondre à l'appel universel à la sainteté. Par conséquent, l'exemple de ceux qui ont déjà dit leur «oui» à Dieu et au projet de vie qu'Il a sur chacun, est indispensable pour promouvoir les vocations spécifiques au ministère sacerdotal et à la vie consacrée, pour rendre plus fort et plus incisif l'appel vocationnel. Le témoignage personnel, fait de choix existentiels et concrets, encouragera les jeunes à prendre, à leur tour, des décisions exigeantes qui engagent leur avenir. Pour les aider, il faut cet art de la rencontre et du dialogue capable de les éclairer et de les accompagner, grâce surtout à l'exemplarité d'une existence vécue comme une vocation. C'est ce qu'a fait le Saint Curé d'Ars: en contact permanent avec ses paroissiens, il «enseignait surtout par le témoignage de sa vie. A son exemple, les fidèles apprenaient à prier» (Lettre pour l'Indiction de l'Année Sacerdotale, 16 juin 2009).

Que cette Journée Mondiale puisse offrir encore une fois une précieuse occasion à beaucoup de jeunes pour réfléchir sur leur propre vocation, en y adhérant avec simplicité, confiance et pleine disponibilité! Que la Vierge Marie, Mère de l'Église, protège tout germe de vocation, si petit soit-il, dans le cœur de ceux que le Seigneur appelle à le suivre de plus près; qu'elle fasse en sorte qu'il devienne un arbre robuste, chargé de fruits pour le bien de l'Église et de l'humanité tout entière! Je prie pour cela et j'accorde à tous la Bénédiction Apostolique.

Du Vatican, le 13 novembre 2009

BENEDICTUS PP.XVI

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Pour Plus en français : Voir Service National des Vocations France

Quelques chiffres
15 440 prêtres diocésains
5 083 prêtres religieux
101 ordinations de prêtres diocésains (2007)
2061 diacres permanents en service
(source : SNV)

Statistiques Vocations en France
Statistiques: vocations spécifiques en france

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Prière


Christ Jésus,
serviteur de l’amour du Père,
Tu es venu parmi nous,
Pour nous appeler à vivre
Avec Toi et comme Toi
Pour un monde plus juste
et plus fraternel,
Tu appelles toutes tes créatures
À participer à ta mission
Suscite en ton Église,
Des disciples ardents,
Conduits par le souffle de l’Esprit
Loué sois-tu Seigneur
Pour les consacrés et les prêtres
Serviteurs de ton peuple
Que ton Esprit guide
Les jeunes que tu appelles
A être signes de ta charité et de ton espérance
Qu’à travers toutes les vocations
Se révèle ton visage
De lumière et de paix
Amen




MESSAGE OF HIS HOLINESS POPE BENEDICT XVI
FOR THE 47th WORLD DAY OF PRAYER FOR VOCATIONS

See the Formation of the Missionaries of Africa
Statistics Students - Ordinations 2009 - Prayer of the Missionaries of Africa for Vocations
See also Formation Msola (Sisters)

25 April 2009 - FOURTH SUNDAY OF EASTER

Photo du webmaster à l'angelus fevrier 2009

Theme 2010 : “Witness Awakens Vocations .”

VATICAN CITY, FEB. 16, 2010 (Zenit.org).- Here is Benedict XVI's message for the 47th World Day of Prayer for Vocations, to be celebrated on Good Shepherd Sunday, which falls on April 25 this year. The message was signed by the Pope on Nov. 13, and released today by the Vatican press office.

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Dear Brothers in the Episcopate and in the Priesthood,
Dear Brothers and Sisters!

The 47th World Day of Prayer for Vocations, to be celebrated on the Fourth Sunday of Easter -- Good Shepherd Sunday -- 25 April 2010, gives me the opportunity to offer for your meditation a theme which is most fitting for this Year for Priests: Witness Awakens Vocations. The fruitfulness of our efforts to promote vocations depends primarily on God's free action, yet, as pastoral experience confirms, it is also helped by the quality and depth of the personal and communal witness of those who have already answered the Lord's call to the ministerial priesthood and to the consecrated life, for their witness is then able to awaken in others a desire to respond generously to Christ's call. This theme is thus closely linked to the life and mission of priests and of consecrated persons. Hence I wish to invite all those whom the Lord has called to work in his vineyard to renew their faithful response, particularly in this Year for Priests which I proclaimed on the 150th anniversary of the death of Saint John Mary Vianney, the Curé of Ars, an ever-timely model of a priest and a pastor.

In the Old Testament the prophets knew that they were called to witness by their own lives to the message they proclaimed, and were prepared to face misunderstanding, rejection and persecution. The task which God entrusted to them engaged them fully, like a "burning fire" in the heart, a fire that could not be contained (cf. Jer 20:9). As a result, they were prepared to hand over to the Lord not only their voice, but their whole existence. In the fullness of time, Jesus, sent by the Father (cf. Jn 5:36), would bear witness to the love of God for all human beings, without distinction, with particular attention to the least ones, sinners, the outcast and the poor. Jesus is the supreme Witness to God and to his concern for the salvation of all. At the dawn of the new age, John the Baptist, by devoting his whole life to preparing the way for Christ, bore witness that the promises of God are fulfilled in the Son of Mary of Nazareth. When John saw Jesus coming to the river Jordan where he was baptizing, he pointed him out to his disciples as "the lamb of God, who takes away the sin of the world" (Jn 1:29). His testimony was so effective that two of his disciples, "hearing him say this, followed Jesus" (Jn 1:37).

Similarly the calling of Peter, as we read in the Evangelist John, occurred through the witness of his brother Andrew, who, after meeting the Master and accepting his invitation to stay with him, felt the need to share immediately with Peter what he discovered by "staying" with the Lord: "We have found the Messiah (which means Christ). He then brought him to Jesus" (Jn 1:41-42). This was also the case for Nathanael, Bartholomew, thanks to the witness of yet another disciple, Philip, who joyfully told him of his great discovery: "We have found him of whom Moses in the law and also the prophets wrote, Jesus of Nazareth, the son of Joseph" (Jn 1:45). God's free and gracious initiative encounters and challenges the human responsibility of all those who accept his invitation to become, through their own witness, the instruments of his divine call. This occurs in the Church even today: the Lord makes use of the witness of priests who are faithful to their mission in order to awaken new priestly and religious vocations for the service of the People of God. For this reason, I would like to mention three aspects of the life of a priest which I consider essential for an effective priestly witness.

A fundamental element, one which can be seen in every vocation to the priesthood and the consecrated life, is friendship with Christ. Jesus lived in constant union with the Father and this is what made the disciples eager to have the same experience; from him they learned to live in communion and unceasing dialogue with God. If the priest is a "man of God", one who belongs to God and helps others to know and love him, he cannot fail to cultivate a deep intimacy with God, abiding in his love and making space to hear his Word. Prayer is the first form of witness which awakens vocations. Like the Apostle Andrew, who tells his brother that he has come to know the Master, so too anyone who wants to be a disciple and witness of Christ must have "seen" him personally, come to know him, and learned to love him and to abide with him.

Another aspect of the consecration belonging to the priesthood and the religious life is the complete gift of oneself to God. The Apostle John writes: "By this we know love, that he laid down his life for us; and therefore we ought to lay down our lives for the brethren" (1 Jn 3:16). With these words, he invites the disciples to enter into the very mind of Jesus who in his entire life did the will of the Father, even to the ultimate gift of himself on the Cross. Here, the mercy of God is shown in all its fullness; a merciful love that has overcome the darkness of evil, sin and death. The figure of Jesus who at the Last Supper, rises from the table, lays aside his garments, takes a towel, girds himself with it and stoops to wash the feet of the Apostles, expresses the sense of service and gift manifested in his entire existence, in obedience to the will of the Father (cf. Jn 13:3-15). In following Jesus, everyone called to a life of special consecration must do his utmost to testify that he has given himself completely to God. This is the source of his ability to give himself in turn to those whom Providence entrusts to him in his pastoral ministry with complete, constant and faithful devotion, and with the joy of becoming a companion on the journey to so many brothers and sisters, enabling them too to become open to meeting Christ, so that his Word may become a light to their footsteps. The story of every vocation is almost always intertwined with the testimony of a priest who joyfully lives the gift of himself to his brothers and sisters for the sake of the Kingdom of God. This is because the presence and words of a priest have the ability to raise questions and to lead even to definitive decisions (cf. John Paul II, Post-Synodal Apostolic Exhortation Pastores Dabo Vobis, 39).

A third aspect which necessarily characterizes the priest and the consecrated person is a life of communion. Jesus showed that the mark of those who wish to be his disciples is profound communion in love: "By this all men will know that you are my disciples, if you have love for one another" (Jn 13:35). In a particular way the priest must be a man of communion, open to all, capable of gathering into one the pilgrim flock which the goodness of the Lord has entrusted to him, helping to overcome divisions, to heal rifts, to settle conflicts and misunderstandings, and to forgive offences. In July 2005, speaking to the clergy of Aosta, I noted that if young people see priests who appear distant and sad, they will hardly feel encouraged to follow their example. They will remain hesitant if they are led to think that this is the life of a priest. Instead, they need to see the example of a communion of life which can reveal to them the beauty of being a priest. Only then will a young man say, "Yes, this could be my future; I can live like this" (Insegnamenti I, [2005], 354). The Second Vatican Council, in speaking of the witness that awakens vocations, emphasizes the example of charity and of fraternal cooperation which priests must offer (cf. Decree Optatam Totius, 2).

Here I would like to recall the words of my venerable Predecessor John Paul II: "The very life of priests, their unconditional dedication to God's flock, their witness of loving service to the Lord and to his Church – a witness marked by free acceptance of the Cross in the spirit of hope and Easter joy – their fraternal unity and zeal for the evangelization of the world are the first and most convincing factor in the growth of vocations" (Pastores Dabo Vobis, 41). It can be said that priestly vocations are born of contact with priests, as a sort of precious legacy handed down by word, example and a whole way of life.

The same can be said with regard to the consecrated life. The very life of men and women religious proclaims the love of Christ whenever they follow him in complete fidelity to the Gospel and joyfully make their own its criteria for judgement and conduct. They become "signs of contradiction" for the world, whose thinking is often inspired by materialism, self-centredness and individualism. By letting themselves be won over by God through self-renunciation, their fidelity and the power of their witness constantly awaken in the hearts of many young people the desire to follow Christ in their turn, in a way that is generous and complete. To imitate Christ, chaste, poor and obedient, and to identify with him: this is the ideal of the consecrated life, a witness to the absolute primacy of God in human life and history.

Every priest, every consecrated person, faithful to his or her vocation, radiates the joy of serving Christ and draws all Christians to respond to the universal call to holiness. Consequently, in order to foster vocations to the ministerial priesthood and the consecrated life, and to be more effective in promoting the discernment of vocations, we cannot do without the example of those who have already said "yes" to God and to his plan for the life of each individual. Personal witness, in the form of concrete existential choices, will encourage young people for their part to make demanding decisions affecting their future. Those who would assist them need to have the skills for encounter and dialogue which are capable of enlightening and accompanying them, above all through the example of life lived as a vocation. This was what the holy Curé of Ars did: always in close contact with his parishioners, he taught them "primarily by the witness of his life. It was from his example that the faithful learned to pray" (Letter Proclaiming the Year for Priests, 16 June 2009).

May this World Day once again offer many young people a precious opportunity to reflect on their own vocation and to be faithful to it in simplicity, trust and complete openness. May the Virgin Mary, Mother of the Church, watch over each tiny seed of a vocation in the hearts of those whom the Lord calls to follow him more closely, may she help it to grow into a mature tree, bearing much good fruit for the Church and for all humanity. With this prayer, to all of you I impart my Apostolic Blessing.

From the Vatican, 13 November 2009

BENEDICTUS PP. XVI