MESSAGE DU SAINT-PÈRE POUR LA
49ème JOURNÉE MONDIALE DE PRIÈRE
POUR LES VOCATIONS

29 Avril 2012 - IVème DIMANCHE DE PÂQUES

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Statistiques Etudiants - Ordinations 2011 - Prieres pour les vocations missionnaires
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Statistiques - Prières

Photo du webmaster à l'angelus fevrier 2009


«Pour un « discernement attentif » et une « vérification approfondie »


ROME, lundi 13 février 2012 (ZENIT.org) – « Je souhaite que les Églises locales, dans leurs différentes composantes, deviennent les "lieux" d’un discernement attentif et d’une vérification approfondie des vocations, offrant aux jeunes gens et aux jeunes filles un sage et solide accompagnement spirituel », déclare Benoît XVI dans son Message pour la 49e Journée mondiale de prière pour les vocations – sacerdotales ou à la vie consacrée -.

Message de Benoît XVI

Chers frères et sœurs,

La 49ème Journée Mondiale de Prière pour les Vocations, qui sera célébrée le 29 avril 2012, quatrième dimanche de Pâques, nous invite à réfléchir sur le thème : Les vocations, don de l’Amour de Dieu.

La source de tout don parfait est Dieu Amour – Deus caritas est –: «celui qui demeure dans l’amour, demeure en Dieu et Dieu en lui» (1 Jn 4, 16). L’Écriture Sainte raconte l’histoire de ce lien originel entre Dieu et l’humanité, qui précède la création elle-même. Saint Paul, écrivant aux chrétiens de la ville d’Éphèse, fait monter un hymne de reconnaissance et de louange au Père, Lui qui, avec une infinie bienveillance, met en œuvre, au cours des siècles, son dessein universel de salut, qui est un dessein d’amour. Dans son Fils Jésus – affirme l’Apôtre – Il «nous a choisis avant la création du monde, pour que nous soyons, dans l’amour, saints et irréprochables, sous son regard» (Ep 1, 4).Nous sommes aimés par Dieu "avant" même de venir à l’existence ! Mû exclusivement par son amour inconditionnel, Il nous a "créés de rien" (cf. 2M 7, 28) pour nous conduire à la pleine communion avec Lui.

Saisi d’émerveillement devant l’œuvre de la Providence divine, le psalmiste s’exclame: «A voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas, qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils d’un homme, pour que tu en prennes souci?» (Ps 8, 4-5).La vérité profonde de notre existence est ainsi contenue dans cet étonnant mystère: chaque créature, en particulier chaque personne humaine, est fruit d’une pensée et d’un acte de l’amour de Dieu, amour immense, fidèle, éternel (cf. Jr 31, 3). Découvrir cette réalité change véritablement notre vie en profondeur. Dans une page célèbre des Confessions, saint Augustin exprime avec une grande intensité sa découverte de Dieu, suprême beauté et suprême amour, un Dieu qui lui avait été toujours proche, auquel il ouvrait enfin son esprit et son cœur pour être transformé: «Bien tard je t'ai aimée, ô beauté si ancienne et si nouvelle, bien tard je t'ai aimée! Et voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors. C’est là que je te cherchais. Tout disgracieux, je me ruais sur tes gracieuses créatures. Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi. Loin de toi, elles me retenaient, elles qui ne seraient, si elles n’étaient en toi. Tu m’appelas, crias, rompis ma surdité. Tu brillas, et ta splendeur a ôté ma cécité; tu répandis ton parfum, je respirai, je soupirai, je t’ai goûté, et j’eus faim et soif; tu m’as touché, et je brûlai du désir de ta paix.» (X, 27.38). Par ces images, le saint Évêque d’Hippone cherche à décrire le mystère ineffable de la rencontre avec Dieu, avec son amour qui transforme toute l’existence.

Il s’agit d’un amour sans réserve qui nous précède, nous soutient et nous appelle tout au long du chemin de la vie et qui s’enracine dans l’absolue gratuité de Dieu. Se référant en particulier au ministère sacerdotal, mon prédécesseur, le Bienheureux Jean-Paul II, affirmait que «tout acte ministériel, en même temps qu'il conduit à aimer et à servir l'Église, pousse à mûrir toujours davantage dans l'amour et dans le service du Christ Tête, Pasteur et Époux de l'Église; cet amour se présente toujours comme une réponse à l'amour prévenant, libre et gratuit de Dieu dans le Christ» (Exhort. apost. Pastores dabo vobis, 25).Chaque vocation particulière naît, en effet, de l’initiative de Dieu, est don de l’amour de Dieu !C’est Lui qui fait le "premier pas", non à cause d’une particulière bonté rencontrée chez nous, mais grâce à la présence de son amour «répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint» (Rm 5, 5).

En tout temps, à la source de l’appel divin, il y a l’initiative de l’amour infini de Dieu, qui se manifeste pleinement en Jésus Christ. Comme je l’ai écrit dans ma première Encyclique Deus caritas est:«En fait, Dieu se rend visible de multiples manières. Dans l’histoire d’amour que la Bible nous raconte, Il vient à notre rencontre, Il cherche à nous conquérir – jusqu’à la dernière Cène, jusqu’au Cœur transpercé sur la croix, jusqu’aux apparitions du Ressuscité et aux grandes œuvres par lesquelles, à travers l’action des Apôtres, Il a guidé le chemin de l’Église naissante. Et de même, par la suite, dans l’histoire de l’Église, le Seigneur n’a jamais été absent : il vient toujours de nouveau à notre rencontre – par des hommes à travers lesquels il transparaît, ainsi que par sa Parole, dans les Sacrements, spécialement dans l’Eucharistie» (n. 17).

L’amour de Dieu demeure pour toujours, il est fidèle à lui-même, à la «parole édictée pour mille générations» (Ps 105 [104], 8). Il faut donc ré-annoncer, spécialement aux nouvelles générations, la beauté attrayante de cet amour divin, qui précède et accompagne: c’est lui le ressort secret, la motivation qui ne fait jamais défaut, même dans les situations les plus difficiles.

Chers frères et sœurs, c’est à cet amour que nous devons ouvrir notre vie, et c’est à la perfection de l’amour du Père (cf. Mt 5, 48) que Jésus Christ nous appelle chaque jour! Le haut degré de la vie chrétienne consiste en effet à aimer "comme" Dieu; il s’agit d’un amour qui se manifeste dans le don total de soi, fidèle et fécond. A la prieure du monastère de Ségovie, peinée par la situation dramatique de la suspension dont il était l’objet au cours de ces années, saint Jean de la Croix répond en l’invitant à agir selon le dessein de Dieu: «Ne pensez à rien d’autre, sinon que tout est disposé par Dieu; et là où il n’y a pas d’amour, mettez l’amour et vous récolterez l’amour» (Lettre,26).

C’est sur ce terrain d’oblation ouverte à l’amour de Dieu et fruit de cet amour, que naissent et grandissent toutes les vocations. Et c’est en puisant à cette source dans la prière, avec une fréquentation assidue de la Parole et des Sacrements, particulièrement l’Eucharistie, qu’il est possible de vivre l’amour envers le prochain dans lequel on apprend à découvrir le visage du Christ Seigneur (cf. Mt 25, 31-46). Pour exprimer le lien inséparable qui relie ces "deux amours"– l’amour envers Dieu et celui envers le prochain – jaillissant de la même source divine et orientés vers elle, le Pape saint Grégoire le Grand recourt à l’exemple de la jeune pousse: «Dans le terrain de notre cœur, [Dieu] a d’abord planté la racine de l’amour envers Lui, et puis, comme une frondaison, s’est développé l’amour fraternel» (Moralium Libri, sive expositio in Librum B. Job, Lib. VII, cap. 24, 28; PL 75, 780D).

Ces deux expressions de l’unique amour divin, doivent être vécues avec une particulière intensité et pureté de cœur par ceux qui ont décidé d’entreprendre un chemin de discernement vocationnel vers le ministère sacerdotal et la vie consacrée; elles en constituent l’élément caractéristique. En effet, l’amour pour Dieu, dont les prêtres et les religieux deviennent des images visibles – même si elles sont toujours imparfaites – est la motivation de la réponse à l’appel à une consécration spéciale au Seigneur par l’Ordination presbytérale ou la profession des conseils évangéliques. La vigueur de la réponse de saint Pierre au Divin Maître: «Je t’aime, tu le sais» (Jn 21,15), est le secret d’une existence donnée et vécue en plénitude, et par là comblée d’une joie profonde.

L’autre expression concrète de l’amour, celui envers le prochain, surtout envers les plus nécessiteux et les plus souffrants, est le meilleur ressort qui fait du prêtre et de la personne consacrée, un artisan de communion entre les gens et un semeur d’espérance. Le rapport des consacrés, spécialement du prêtre, à la communauté chrétienne est vital et devient aussi une part fondamentale de leur horizon affectif. A ce sujet, le saint Curé d’Ars aimait répéter: «Le prêtre n’est pas prêtre pour lui. […] il l’est pour vous.»(Le Curé d’Ars. Sa pensée – Son cœur,Foi Vivante, 1966, p. 100).

Chers frères dans l’épiscopat, chers prêtres, diacres, consacrés et consacrées, catéchistes, agents pastoraux, et vous tous qui êtes engagés dans le domaine de l’éducation des nouvelles générations, je vous exhorte avec une vive sollicitude à vous mettre à l’écoute attentive de tous ceux qui à l’intérieur des communautés paroissiales, des associations et des mouvements perçoivent les signes d’un appel au sacerdoce ou à une consécration particulière. Il est important que dans l’Église se créent les conditions favorables afin que puissent éclore beaucoup de ‘oui’, comme autant de réponses généreuses à l’appel d’amour de Dieu.

Ce sera la tâche de la pastorale des vocations d’offrir des lignes directrices pour un cheminement fructueux. Un élément central sera l’amour pour la Parole de Dieu, en cultivant une familiarité croissante avec l’Écriture Sainte, et une prière personnelle et communautaire attentive et constante, de manière à être capable d’entendre l’appel divin au milieu de tant de voix qui remplissent la vie quotidienne. Mais par-dessus tout que l’Eucharistie soit le "centre vital" de tout cheminement vocationnel: c’est là que l’amour de Dieu nous rejoint dans le sacrifice du Christ, expression parfaite de l’amour, c’est là que nous apprenons toujours plus à vivre selon le "haut degré" de l’amour de Dieu. Parole, prière et Eucharistie constituent le trésor précieux qui fait comprendre la beauté d’une vie totalement consacrée au Royaume de Dieu.

Je souhaite que les Églises locales, dans leurs différentes composantes, deviennent les "lieux" d’un discernement attentif et d’une vérification approfondie des vocations, offrant aux jeunes gens et aux jeunes filles un sage et solide accompagnement spirituel. De cette manière la communauté chrétienne devient elle-même manifestation de l’Amour de Dieu qui prend soin de tout appel. Une telle dynamique, qui répond aux exigences du commandement nouveau de Jésus, peut trouver une réalisation éloquente et singulière dans les familles chrétiennes, dont l’amour est l’expression de l’amour du Christ qui s’est donné lui-même pour son Église (cf. Ep 5, 32).Dans les familles, «communautés de vie et d’amour» (Gaudium et spes, 48), les nouvelles générations peuvent faire une admirable expérience de cet amour oblatif. En effet, elles sont non seulement le lieu privilégié de la formation humaine et chrétienne, mais elles peuvent représenter «le premier et le meilleur séminaire de la vocation à une vie consacrée au Royaume de Dieu» (Exhort. Apost. Familiaris consortio,53), en faisant redécouvrir, justement à l’intérieur de la famille, la beauté et l’importance du sacerdoce et de la vie consacrée. Que les pasteurs et tous les fidèles laïcs sachent toujours collaborer afin que se multiplient dans l’Église ces «foyers et écoles de communion» sur le modèle de la Sainte Famille de Nazareth, reflet harmonieux, sur la terre, de la vie de la Sainte Trinité.

Avec ces souhaits, j’accorde de tout cœur la Bénédiction Apostolique à vous, Vénérables Frères dans l’épiscopat, aux prêtres, aux diacres, aux religieux, aux religieuses et à tous les fidèles laïcs, en particulier aux jeunes gens et jeunes filles qui se mettent avec un cœur docile à l’écoute de la voix de Dieu, prêts à l’accueillir avec une adhésion généreuse et fidèle.

Du Vatican, le 18 octobre 2011

BENEDICTUS PP XVI

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Pour Plus en français : Voir Service National des Vocations France

Quelques chiffres France

En 2008
15 008 prêtres diocésains
4 632 prêtres religieux

Les ordinations
89 ordinations de prêtres diocésains en 2009
98 ordinations de prêtres diocésains en 2008
101 ordinations de prêtres diocésains en 2007
32 ordinations presbytérales de religieux en 2007

2 250 diacres permanents en service
94 ordinations de diacres permanents en 2008
121 ordinations de diacres permanents en 2007
101 ordinations de diacres permanents en 2006

Les instituts religieux masculins (1er janvier 2009)
7 504 religieux résidant en France (7 033 français) :
1 185 moines (dont 77 étrangers)

Des jeunes se préparent à :
–> devenir prêtres diocésains (2009-2010)
125 entrées en 1ère année de formation au ministère de prêtre diocésain
(au 15 novembre 2009)
756 séminaristes en formation en 2009 (non compris les propédeutiques)
–> devenir religieux (2008-2009)
79 novices français dont 35 moines

(source : SNV)

Statistiques Vocations en France
Statistiques: vocations spécifiques en france

* * *

Prière


Christ Jésus,
serviteur de l’amour du Père,
Tu es venu parmi nous,
Pour nous appeler à vivre
Avec Toi et comme Toi
Pour un monde plus juste
et plus fraternel,
Tu appelles toutes tes créatures
À participer à ta mission
Suscite en ton Église,
Des disciples ardents,
Conduits par le souffle de l’Esprit
Loué sois-tu Seigneur
Pour les consacrés et les prêtres
Serviteurs de ton peuple
Que ton Esprit guide
Les jeunes que tu appelles
A être signes de ta charité et de ton espérance
Qu’à travers toutes les vocations
Se révèle ton visage
De lumière et de paix
Amen




MESSAGE OF HIS HOLINESS POPE BENEDICT XVI
FOR THE 49th WORLD DAY OF PRAYER FOR VOCATIONS

See the Formation of the Missionaries of Africa
Statistics Students - Ordinations 2011 - Prayer of the Missionaries of Africa for Vocations
See also Formation Msola (Sisters)

29 Avril 2012 - FOURTH SUNDAY OF EASTER

Photo du webmaster à l'angelus fevrier 2009

Theme 2012 : "The Source of Every Perfect Gift Is God Who Is Love"


VATICAN CITY, FEB. 13, 2012 (Zenit.org).- Here is a Vatican translation of Benedict XVI's message for the World Day of Prayer for Vocations, which will be marked April 29, the Fourth Sunday of Easter.

* * *

Dear Brothers and Sisters,

The 49th World Day of Prayer for Vocations, which will be celebrated on 29 April 2012, the Fourth Sunday of Easter, prompts us to meditate on the theme: Vocations, the Gift of the Love of God.

The source of every perfect gift is God who is Love – Deus caritas est: "Whoever remains in love remains in God and God in him" (1 Jn 4:16). Sacred Scripture tells the story of this original bond between God and man, which precedes creation itself. Writing to the Christians of the city of Ephesus, Saint Paul raises a hymn of gratitude and praise to the Father who, with infinite benevolence, in the course of the centuries accomplishes his universal plan of salvation, which is a plan of love. In his Son Jesus – Paul states – "he chose us, before the foundation of the world, to be holy and without blemish before him in love" (Eph 1:4). We are loved by God even "before" we come into existence! Moved solely by his unconditional love, he created us "not … out of existing things" (cf. 2 Macc 7:28), to bring us into full communion with Him.

In great wonderment before the work of God’s providence, the Psalmist exclaims: "When I see the heavens, the work of your hands, the moon and the stars which you arranged, what is man that you should keep him in mind, mortal man that you care for him?" (Ps 8:3-4). The profound truth of our existence is thus contained in this surprising mystery: every creature, and in particular every human person, is the fruit of God’s thought and an act of his love, a love that is boundless, faithful and everlasting (cf. Jer 31:3). The discovery of this reality is what truly and profoundly changes our lives. In a famous page of the Confessions, Saint Augustine expresses with great force his discovery of God, supreme beauty and supreme love, a God who was always close to him, and to whom he at last opened his mind and heart to be transformed: "Late have I loved you, O Beauty ever ancient, ever new, late have I loved you! You were within me, but I was outside, and it was there that I searched for you. In my unloveliness I plunged into the lovely things which you created. You were with me, but I was not with you. Created things kept me from you; yet if they had not been in you they would have not been at all. You called, you shouted, and you broke through my deafness. You flashed, you shone, and you dispelled my blindness. You breathed your fragrance on me; I drew in breath and now I pant for you. I have tasted you, now I hunger and thirst for more. You touched me, and I burned for your peace." (X, 27.38). With these images, the Saint of Hippo seeks to describe the ineffable mystery of his encounter with God, with God’s love that transforms all of life.

It is a love that is limitless and that precedes us, sustains us and calls us along the path of life, a love rooted in an absolutely free gift of God. Speaking particularly of the ministerial priesthood, my predecessor, Blessed John Paul II, stated that "every ministerial action - while it leads to loving and serving the Church - provides an incentive to grow in ever greater love and service of Jesus Christ the head, shepherd and spouse of the Church, a love which is always a response to the free and unsolicited love of God in Christ" (Pastores Dabo Vobis, 25). Every specific vocation is in fact born of the initiative of God; it is a gift of the Love of God! He is the One who takes the "first step", and not because he has found something good in us, but because of the presence of his own love "poured out into our hearts through the Holy Spirit" (Rom 5:5).

In every age, the source of the divine call is to be found in the initiative of the infinite love of God, who reveals himself fully in Jesus Christ. As I wrote in my first Encyclical, Deus Caritas Est, "God is indeed visible in a number of ways. In the love-story recounted by the Bible, he comes towards us, he seeks to win our hearts, all the way to the Last Supper, to the piercing of his heart on the Cross, to his appearances after the Resurrection and to the great deeds by which, through the activity of the Apostles, he guided the nascent Church along its path. Nor has the Lord been absent from subsequent Church history: he encounters us ever anew, in the men and women who reflect his presence, in his word, in the sacraments, and especially in the Eucharist" (No. 17).

The love of God is everlasting; he is faithful to himself, to the "word that he commanded for a thousand generations" (Ps 105:8). Yet the appealing beauty of this divine love, which precedes and accompanies us, needs to be proclaimed ever anew, especially to younger generations. This divine love is the hidden impulse, the motivation which never fails, even in the most difficult circumstances.

Dear brothers and sisters, we need to open our lives to this love. It is to the perfection of the Father’s love (cf. Mt 5:48) that Jesus Christ calls us every day! The high standard of the Christian life consists in loving "as" God loves; with a love that is shown in the total, faithful and fruitful gift of self. Saint John of the Cross, writing to the Prioress of the Monastery of Segovia who was pained by the terrible circumstances surrounding his suspension, responded by urging her to act as God does: "Think nothing else but that God ordains all, and where there is no love, put love, and there you will draw out love" (Letters, 26).

It is in this soil of self-offering and openness to the love of God, and as the fruit of that love, that all vocations are born and grow. By drawing from this wellspring through prayer, constant recourse to God’s word and to the sacraments, especially the Eucharist, it becomes possible to live a life of love for our neighbours, in whom we come to perceive the face of Christ the Lord (cf. Mt 25:31-46). To express the inseparable bond that links these "two loves" – love of God and love of neighbour – both of which flow from the same divine source and return to it, Pope Saint Gregory the Great uses the metaphor of the seedling: "In the soil of our heart God first planted the root of love for him; from this, like the leaf, sprouts love for one another." (Moralium Libri, sive expositio in Librum B. Job, Lib. VII, Ch. 24, 28; PL 75, 780D).

These two expressions of the one divine love must be lived with a particular intensity and purity of heart by those who have decided to set out on the path of vocation discernment towards the ministerial priesthood and the consecrated life; they are its distinguishing mark. Love of God, which priests and consecrated persons are called to mirror, however imperfectly, is the motivation for answering the Lord’s call to special consecration through priestly ordination or the profession of the evangelical counsels. Saint Peter’s vehement reply to the Divine Master: "Yes, Lord, you know that I love you" (Jn 21:15) contains the secret of a life fully given and lived out, and thus one which is deeply joyful.

The other practical expression of love, that towards our neighbour, and especially those who suffer and are in greatest need, is the decisive impulse that leads the priest and the consecrated person to be a builder of communion between people and a sower of hope. The relationship of consecrated persons, and especially of the priest, to the Christian community is vital and becomes a fundamental dimension of their affectivity. The Curé of Ars was fond of saying: "Priests are not priests for themselves, but for you" (Le cure d’Ars. Sa pensée – Son cœur, Foi Vivante, 1966, p. 100).

Dear brother bishops, dear priests, deacons, consecrated men and women, catechists, pastoral workers and all of you who are engaged in the field of educating young people: I fervently exhort you to pay close attention to those members of parish communities, associations and ecclesial movements who sense a call to the priesthood or to a special consecration. It is important for the Church to create the conditions that will permit many young people to say "yes" in generous response to God’s loving call.

The task of fostering vocations will be to provide helpful guidance and direction along the way. Central to this should be love of God’s word nourished by a growing familiarity with sacred Scripture, and attentive and unceasing prayer, both personal and in community; this will make it possible to hear God’s call amid all the voices of daily life. But above all, the Eucharist should be the heart of every vocational journey: it is here that the love of God touches us in Christ’s sacrifice, the perfect expression of love, and it is here that we learn ever anew how to live according to the "high standard" of God’s love. Scripture, prayer and the Eucharist are the precious treasure enabling us to grasp the beauty of a life spent fully in service of the Kingdom.

It is my hope that the local Churches and all the various groups within them, will become places where vocations are carefully discerned and their authenticity tested, places where young men and women are offered wise and strong spiritual direction. In this way, the Christian community itself becomes a manifestation of the Love of God in which every calling is contained. As a response to the demands of the new commandment of Jesus, this can find eloquent and particular realization in Christian families, whose love is an expression of the love of Christ who gave himself for his Church (cf. Eph 5:32). Within the family, "a community of life and love" (Gaudium et Spes, 48), young people can have a wonderful experience of this self-giving love. Indeed, families are not only the privileged place for human and Christian formation; they can also be "the primary and most excellent seed-bed of vocations to a life of consecration to the Kingdom of God" (Familiaris Consortio, 53), by helping their members to see, precisely within the family, the beauty and the importance of the priesthood and the consecrated life. May pastors and all the lay faithful always cooperate so that in the Church these "homes and schools of communion" may multiply, modelled on the Holy Family of Nazareth, the harmonious reflection on earth of the life of the Most Holy Trinity.

With this prayerful hope, I cordially impart my Apostolic Blessing to all of you: my brother bishops, priests, deacons, religious men and women and all lay faithful, and especially those young men and women who strive to listen with a docile heart to God’s voice and are ready to respond generously and faithfully.

From the Vatican, 18 October 2011

BENEDICTUS PP XVI