MESSAGE DU SAINT-PÈRE POUR LA
50ème JOURNÉE MONDIALE DE PRIÈRE
POUR LES VOCATIONS

21 AVRIL 2013 – IVe DIMANCHE DE PÂQUES

Thème: Les vocations, signe de l’espérance fondée sur la foi

Voir La Formation des Missionnaires d'Afrique
Statistiques Etudiants - Ordinations 2012 - Prieres pour les vocations missionnaires

Photo du webmaster à l'angelus fevrier 2009

 

Chers frères et sœurs,

En cette 50ème Journée Mondiale de Prière pour les Vocations, célébrée le 21 avril 2013, quatrième dimanche de Pâques, je voudrais vous inviter à réfléchir sur le thème: «Les vocations, signe de l’espérance fondée sur la foi», qui s’inscrit bien dans le contexte de l’Année de la Foi et dans le 50ème anniversaire de l’ouverture du Concile Œcuménique Vatican II. Le Serviteur de Dieu Paul VI, pendant l’Assemblée conciliaire, institua cette Journée d’invocations unanimes adressées à Dieu le Père pour qu’il continue d’envoyer des ouvriers pour son Eglise (cf. Mt 9,38). «Le problème du nombre suffisant de prêtres – soulignait alors le Pontife – touche de près tous les fidèles: non seulement parce que l’avenir religieux de la société chrétienne en dépend, mais aussi parce que ce problème est le signe précis et indéniable de la vitalité de la foi et de l’amour des communautés paroissiales et diocésaines particulières, et le témoignage de la santé morale des familles chrétiennes. Là où l’on vit généreusement selon l’Evangile, là jaillissent de nombreuses vocations à l’état clérical et religieux» (Paul VI, Radio message, 11 avril 1964).

Ces dernières décennies, les diverses communautés ecclésiales répandues dans le monde entier se sont retrouvées spirituellement unies chaque année, le quatrième dimanche de Pâques, pour implorer de Dieu le don de saintes vocations et pour proposer à nouveau à la réflexion de tous l’urgence de la réponse à l’appel divin. Ce rendez-vous annuel significatif a favorisé, en effet, un engagement fort pour mettre toujours plus au centre de la spiritualité, de l’action pastorale et de la prière des fidèles, l’importance des vocations au sacerdoce et à la vie consacrée.

L’espérance est attente de quelque chose de positif pour l’avenir, mais qui en même temps doit soutenir notre présent, souvent marqué par les insatisfactions et les insuccès. Où se fonde notre espérance? En regardant l’histoire du peuple d’Israël racontée dans l’Ancien Testament, nous voyons émerger, même dans les moments de plus grande difficulté comme ceux de l’exil, un élément constant, rappelé en particulier par les prophètes: la mémoire des promesses faites par Dieu aux Patriarches; mémoire qui requiert d’imiter l’attitude exemplaire d’Abraham, rappelée par l’Apôtre Paul, «espérant contre toute espérance, il crut et devint ainsi père d'une multitude de peuples, selon qu'il fut dit: telle sera ta descendance» (Rm 4,18). Une vérité éclairante et consolante qui émerge de toute l’histoire du salut est la fidélité de Dieu à l’alliance, dans laquelle il s’est engagé et qu’il a renouvelée chaque fois que l’homme l’a trahie par l’infidélité, le péché, de l’époque du déluge (cf. Gn 8,21-22) à celle de l’exode et de la traversée du désert (cf. Dt 9,7); fidélité de Dieu qui est allée jusqu’à sceller la nouvelle et éternelle alliance avec l’homme, à travers le sang de son Fils, mort et ressuscité pour notre salut.

A tout moment, surtout dans les moments les plus difficiles, c’est toujours la fidélité de Dieu, authentique force motrice de l’histoire et du salut, qui fait vibrer les cœurs des hommes et des femmes et qui les confirme dans l’espérance de rejoindre un jour la «Terre promise». Là se trouve le fondement sûr de toute espérance: Dieu ne nous laisse jamais seuls et il est fidèle à la parole donnée. Pour cette raison, en toute situation, heureuse ou défavorable, nous pouvons nourrir une solide espérance et prier avec le psalmiste: «En Dieu seul repose-toi, mon âme, de lui vient mon espoir» (Ps 62,6). Espérer signifie donc se confier dans le Dieu fidèle, qui garde les promesses de l’alliance. Foi et espérance sont ainsi étroitement unies. «De fait ‘espérance’ est un mot central de la foi biblique – au point que, dans certains passages, les mots ‘foi’ et ‘espérance’ semblent interchangeables. Ainsi, la Lettre aux Hébreux lie étroitement à la ‘plénitude de la foi’ (10, 22) ‘l'indéfectible profession de l'espérance’ (10, 23). De même, lorsque la Première Épître de Pierre exhorte les chrétiens à être toujours prêts à rendre une réponse à propos du logos – le sens et la raison – de leur espérance (cf. 3, 15), ‘espérance’ est équivalent de ‘foi’» (Enc. Spe salvi, n. 2).

Chers frères et sœurs, en quoi consiste la fidélité de Dieu à laquelle nous devons nous confier avec une ferme espérance? En son amour. Lui, qui est Père, répand son amour dans notre être le plus profond, par l’Esprit Saint (cf. Rm 5,5). Et cet amour précisément, manifesté pleinement en Jésus Christ, interpelle notre existence, requiert une réponse sur ce que chacun veut faire de sa propre vie, sur ce qu’il est disposé à mettre en jeu pour la réaliser pleinement. L’amour de Dieu suit parfois des chemins impensables, mais rejoint toujours ceux qui se laissent trouver. L’espérance se nourrit donc de cette certitude : «Et nous, nous avons reconnu l'amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru» (1 Jn 4,16). Et cet amour exigeant, profond, qui dépasse la superficialité, nous donne courage, nous fait espérer dans le chemin de la vie et dans l’avenir, nous fait avoir confiance en nous-mêmes, dans l’histoire et dans les autres. Je voudrais m’adresser tout particulièrement à vous les jeunes et vous redire: «Que serait votre vie sans cet amour? Dieu prend soin de l’homme de la création jusqu’à la fin des temps, lorsqu’il mènera à bien son projet de salut. Dans le Seigneur ressuscité nous avons la certitude de notre espérance!» (Discours aux jeunes du diocèse de San Marino-Montefeltro, 19 juin 2011).

Comme il advint dans le cours de son existence terrestre, aujourd’hui encore Jésus, le Ressuscité, marche au long des routes de notre vie, et nous voit plongés dans nos activités, avec nos désirs et nos besoins. C’est justement dans le quotidien qu’il continue de nous adresser sa parole; il nous appelle à réaliser notre vie avec Lui, le seul qui soit capable d’étancher notre soif d’espérance. Aujourd’hui encore, Vivant dans la communauté des disciples qui est l’Eglise, il appelle à le suive. Et cet appel peut nous rejoindre à n’importe quel moment. Aujourd’hui encore Jésus répète: «Viens! Suis-moi!» (Mc 10,21). Pour accueillir cette invitation, il faut ne plus choisir soi-même son propre chemin. Le suivre signifie immerger sa propre volonté dans la volonté de Jésus, lui donner vraiment la priorité, le mettre à la première place par rapport à tout ce qui fait partie de notre vie: la famille, le travail, les intérêts personnels, soi même. Cela signifie Lui remettre notre propre vie, vivre avec Lui dans une intimité profonde, entrer à travers Lui en communion avec le Père dans l’Esprit Saint et, en conséquence, avec les frères et sœurs. Cette communion de vie avec Jésus est le «lieu» privilégié où l’on fait l’expérience de l’espérance et où se réalisera une vie libre et remplie!

Les vocations sacerdotales et religieuses naissent de l’expérience de la rencontre personnelle avec le Christ, du dialogue sincère et confiant avec Lui, pour entrer dans sa volonté. Il est donc nécessaire de grandir dans l’expérience de la foi, comprise comme relation profonde avec Jésus, comme écoute intérieure de sa voix, qui résonne en nous. Ce chemin, qui rend capable d’accueillir l’appel de Dieu, peut advenir à l’intérieur de communautés chrétiennes qui vivent un intense climat de foi, un témoignage généreux d’adhésion à l’Evangile, une passion missionnaire qui conduit au don total de soi pour le Royaume de Dieu, alimenté par la fréquentation des Sacrements, en particulier de l’Eucharistie, et par une fervente vie de prière. Cette dernière «doit, d'une part, être très personnelle, une confrontation de mon moi avec Dieu, avec le Dieu vivant. D'autre part, cependant, elle doit toujours être à nouveau guidée et éclairée par les grandes prières de l'Église et des saints, par la prière liturgique, dans laquelle le Seigneur nous enseigne continuellement à prier de façon juste» (Enc. Spe salvi, n. 34).

La prière constante et profonde fait croître la foi de la communauté chrétienne, dans la certitude toujours renouvelée que Dieu n’abandonne jamais son peuple et qu’il le soutient en suscitant des vocations spéciales, au sacerdoce et à la vie consacrée, pour qu’elles soient signes d’espérance pour le monde. Les prêtres et les religieux, en effet, sont appelés à se donner d’une manière inconditionnée au peuple de Dieu, dans un service d’amour de l’Evangile et de l’Eglise, un service de cette ferme espérance que seule l’ouverture à l’horizon de Dieu peut donner. Ainsi, avec le témoignage de leur foi et avec leur ferveur apostolique, ils peuvent transmettre, particulièrement aux nouvelles générations, le vif désir de répondre généreusement et promptement au Christ qui appelle à le suivre de plus près. Quand un disciple de Jésus accueille l’appel divin pour se dédier au ministère sacerdotal ou à la vie consacrée, se manifeste un des fruits les plus mûrs de la communauté chrétienne, qui aide à regarder avec une particulière confiance et espérance vers l’avenir de l’Eglise et vers sa mission d’évangélisation. Cela nécessite toujours en effet de nouveaux ouvriers pour la prédication de l’Evangile, pour la célébration de l’Eucharistie, pour le Sacrement de la Réconciliation. Par conséquent, que ne manquent pas les prêtres zélés, qui sachent accompagner les jeunes comme «compagnons de voyage» pour les aider à reconnaître, sur le chemin souvent tortueux et obscur de la vie, le Christ, Voie, Vérité et Vie (cf. Jn 14,6); pour leur proposer, avec courage évangélique, la beauté du service de Dieu, de la communauté chrétienne, des frères! Des prêtres qui montrent la fécondité d’un engagement enthousiasmant, donnant un sens plénier à leur propre existence, parce que fondé sur la foi en celui qui nous a aimés le premier (cf. 1 Jn 4,19)! Je souhaite également que les jeunes, au milieu de tant de propositions superficielles et éphémères, sachent cultiver l’attrait pour les valeurs, les buts élevés, les choix radicaux, pour un service des autres sur les pas de Jésus. Chers jeunes, n’ayez pas peur de le suivre et de parcourir les voies exigeantes et courageuses de la charité et de l’engagement généreux! Ainsi vous serez heureux de servir, vous serez témoins de cette joie que le monde ne peut donner, vous serez les flammes vives d’un amour infini et éternel, vous apprendrez à «rendre raison de l’espérance qui est en vous» (1 P 3, 15)!

Du Vatican, le 6 octobre 2012

BENOÎT XVI

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Pour Plus en français : Voir Service National des Vocations France

Quelques chiffres France

En 2008
15 008 prêtres diocésains
4 632 prêtres religieux

Les ordinations
89 ordinations de prêtres diocésains en 2009
98 ordinations de prêtres diocésains en 2008
101 ordinations de prêtres diocésains en 2007
32 ordinations presbytérales de religieux en 2007

2 250 diacres permanents en service
94 ordinations de diacres permanents en 2008
121 ordinations de diacres permanents en 2007
101 ordinations de diacres permanents en 2006

Les instituts religieux masculins (1er janvier 2009)
7 504 religieux résidant en France (7 033 français) :
1 185 moines (dont 77 étrangers)

Des jeunes se préparent à :
–> devenir prêtres diocésains (2009-2010)
125 entrées en 1ère année de formation au ministère de prêtre diocésain
(au 15 novembre 2009)
756 séminaristes en formation en 2009 (non compris les propédeutiques)
–> devenir religieux (2008-2009)
79 novices français dont 35 moines

(source : SNV)

Statistiques Vocations en France
Statistiques: vocations spécifiques en france

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Prière


Christ Jésus,
serviteur de l’amour du Père,
Tu es venu parmi nous,
Pour nous appeler à vivre
Avec Toi et comme Toi
Pour un monde plus juste
et plus fraternel,
Tu appelles toutes tes créatures
À participer à ta mission
Suscite en ton Église,
Des disciples ardents,
Conduits par le souffle de l’Esprit
Loué sois-tu Seigneur
Pour les consacrés et les prêtres
Serviteurs de ton peuple
Que ton Esprit guide
Les jeunes que tu appelles
A être signes de ta charité et de ton espérance
Qu’à travers toutes les vocations
Se révèle ton visage
De lumière et de paix
Amen




MESSAGE OF HIS HOLINESS POPE BENEDICT XVI
FOR THE 50th WORLD DAY OF PRAYER FOR VOCATIONS

See the Formation of the Missionaries of Africa
Statistics Students - Ordinations 2012 - Prayer of the Missionaries of Africa for Vocations

21 April 2013 - FOURTH SUNDAY OF EASTER

Photo du webmaster à l'angelus fevrier 2009

Theme 2013 : Vocations as a sign of hope founded in faith


Dear Brothers and Sisters,

On the occasion of the 50th World Day of Prayer for Vocations, to be held on 21 April 2013, the Fourth Sunday of Easter, I want to invite you to reflect on the theme: “Vocations as a sign of hope founded in faith”, which happily occurs during the Year of Faith, the year marking the 50th anniversary of the opening of the Second Vatican Council. While the Council was in session, the Servant of God, Paul VI, instituted this day of worldwide prayer to God the Father, asking him to continue to send workers for his Church (cf. Mt 9:38). “The problem of having a sufficient number of priests”, as the Pope stated at the time, “has an immediate impact on all of the faithful: not simply because they depend on it for the religious future of Christian society, but also because this problem is the precise and inescapable indicator of the vitality of faith and love of individual parish and diocesan communities, and the evidence of the moral health of Christian families. Wherever numerous vocations to the priesthood and consecrated life are to be found, that is where people are living the Gospel with generosity” (Paul VI, Radio Message, 11 April 1964).

During the intervening decades, the various Christian communities all over the world have gathered each year on the Fourth Sunday of Easter, united in prayer, to ask from God the gift of holy vocations and to propose once again, for the reflection of all, the urgent need to respond to the divine call. Indeed, this significant annual event has fostered a strong commitment to placing the importance of vocations to the priesthood and the consecrated life ever more at the centre of the spirituality, prayer and pastoral action of the faithful.

Hope is the expectation of something positive in the future, yet at the same time it must sustain our present existence, which is often marked by dissatisfaction and failures. On what is our hope founded? Looking at the history of the people of Israel, recounted in the Old Testament, we see one element that constantly emerges, especially in times of particular difficulty like the time of the Exile, an element found especially in the writings of the prophets, namely remembrance of God’s promises to the Patriarchs: a remembrance that invites us to imitate the exemplary attitude of Abraham, who, as Saint Paul reminds us, “believed, hoping against hope, that he would become ‘the father of many nations,’ according to what was said, ‘Thus shall your descendants be’" (Rom 4:18). One consoling and enlightening truth which emerges from the whole of salvation history, then, is God’s faithfulness to the covenant that he entered into, renewing it whenever man infringed it through infidelity and sin, from the time of the flood (cf. Gen 8:21-22) to that of the Exodus and the journey through the desert (cf. Dt 9:7). That same faithfulness led him to seal the new and eternal covenant with man, through the blood of his Son, who died and rose again for our salvation.

At every moment, especially the most difficult ones, the Lord’s faithfulness is always the authentic driving force of salvation history, which arouses the hearts of men and women and confirms them in the hope of one day reaching the “promised land”. This is where we find the sure foundation of every hope: God never abandons us and he remains true to his word. For that reason, in every situation, whether positive or negative, we can nourish a firm hope and pray with the psalmist: “Only in God can my soul find rest; my hope comes from him” (Ps 62:6). To have hope, therefore, is the equivalent of trusting in God who is faithful, who keeps the promises of the covenant. Faith and hope, then, are closely related. “Hope” in fact is a key word in biblical faith, to the extent that in certain passages the words “faith” and “hope” seem to be interchangeable. In this way, the Letter to the Hebrews makes a direct connection between the “unwavering profession of hope” (10:23) and the “fullness of faith” (10:22). Similarly, when the First Letter of Saint Peter exhorts the Christians to be always ready to give an account of the “logos” – the meaning and rationale – of their hope (cf. 3:15), “hope” is the equivalent of “faith” (Spe Salvi, 2).

Dear Brothers and Sisters, what exactly is God’s faithfulness, to which we adhere with unwavering hope? It is his love! He, the Father, pours his love into our innermost self through the Holy Spirit (cf. Rom 5:5). And this love, fully manifested in Jesus Christ, engages with our existence and demands a response in terms of what each individual wants to do with his or her life, and what he or she is prepared to offer in order to live it to the full. The love of God sometimes follows paths one could never have imagined, but it always reaches those who are willing to be found. Hope is nourished, then, by this certainty: “We ourselves have known and believed in the love that God has for us” (1 Jn 4:16). This deep, demanding love, which penetrates well below the surface, gives us courage; it gives us hope in our life’s journey and in our future; it makes us trust in ourselves, in history and in other people. I want to speak particularly to the young and I say to you once again: “What would your life be without this love? God takes care of men and women from creation to the end of time, when he will bring his plan of salvation to completion. In the Risen Lord we have the certainty of our hope!” (Address to Young People of the Diocese of San Marino-Montefeltro, 19 June 2011).

Just as he did during his earthly existence, so today the risen Jesus walks along the streets of our life and sees us immersed in our activities, with all our desires and our needs. In the midst of our everyday circumstances he continues to speak to us; he calls us to live our life with him, for only he is capable of satisfying our thirst for hope. He lives now among the community of disciples that is the Church, and still today calls people to follow him. The call can come at any moment. Today too, Jesus continues to say, “Come, follow me” (Mk 10:21). Accepting his invitation means no longer choosing our own path. Following him means immersing our own will in the will of Jesus, truly giving him priority, giving him pride of place in every area of our lives: in the family, at work, in our personal interests, in ourselves. It means handing over our very lives to Him, living in profound intimacy with Him, entering through Him into communion with the Father in the Holy Spirit, and consequently with our brothers and sisters. This communion of life with Jesus is the privileged “setting” in which we can experience hope and in which life will be full and free.

Vocations to the priesthood and the consecrated life are born out of the experience of a personal encounter with Christ, out of sincere and confident dialogue with him, so as to enter into his will. It is necessary, therefore, to grow in the experience of faith, understood as a profound relationship with Jesus, as inner attentiveness to his voice which is heard deep within us. This process, which enables us to respond positively to God’s call, is possible in Christian communities where the faith is lived intensely, where generous witness is given of adherence to the Gospel, where there is a strong sense of mission which leads people to make the total gift of self for the Kingdom of God, nourished by recourse to the Sacraments, especially the Eucharist, and by a fervent life of prayer. This latter “must on the one hand be something very personal, an encounter between my intimate self and God, the living God. On the other hand it must be constantly guided and enlightened by the great prayers of the Church and of the saints, by liturgical prayer, in which the Lord teaches us again and again how to pray properly.” (Spe Salvi, 34).

Deep and constant prayer brings about growth in the faith of the Christian community, in the unceasingly renewed certainty that God never abandons his people and that he sustains them by raising up particular vocations – to the priesthood and the consecrated life – so that they can be signs of hope for the world. Indeed, priests and religious are called to give themselves unconditionally to the People of God, in a service of love for the Gospel and the Church, serving that firm hope which can only come from an openness to the divine. By means of the witness of their faith and apostolic zeal, therefore, they can transmit, especially to the younger generations, a strong desire to respond generously and promptly to Christ who calls them to follow him more closely. Whenever a disciple of Jesus accepts the divine call to dedicate himself to the priestly ministry or to the consecrated life, we witness one of the most mature fruits of the Christian community, which helps us to look with particular trust and hope to the future of the Church and to her commitment to evangelization. This constantly requires new workers to preach the Gospel, to celebrate the Eucharist and the Sacrament of Reconciliation. So let there be committed priests, who know how to accompany young people as “companions on the journey”, helping them, on life’s often tortuous and difficult path, to recognize Christ, the Way, the Truth and the Life (cf. Jn 14:6), telling them, with Gospel courage, how beautiful it is to serve God, the Christian community, one’s brothers and sisters. Let there be priests who manifest the fruitfulness of an enthusiastic commitment, which gives a sense of completeness to their lives, because it is founded on faith in him who loved us first (cf. 1 Jn 4:19).

Equally, I hope that young people, who are presented with so many superficial and ephemeral options, will be able to cultivate a desire for what is truly worthy, for lofty objectives, radical choices, service to others in imitation of Jesus. Dear young people, do not be afraid to follow him and to walk the demanding and courageous paths of charity and generous commitment! In that way you will be happy to serve, you will be witnesses of a joy that the world cannot give, you will be living flames of an infinite and eternal love, you will learn to “give an account of the hope that is within you” (1 Pt 3:15)!

From the Vatican, 6 October 2012

BENEDICTUS PP. XVI