Nouvelles du 09-11- 2005
Texte Pris sur le site Zénith
Charles de Foucauld béatifié dimanche prochain, 13 novembre
Dix-sept béatifications annoncées
ROME, Mardi 8 Novembre 2005 (ZENIT.org) Frère Charles de Foucauld (1858-1916, cf. Zenit, 1 novembre) sera béatifié dimanche prochain, 13 novembre, en la basilique Saint-Pierre, lors dune célébration présidée (à 9 h 30) par le cardinal préfet de la congrégation pour les Causes des saints, José Saraiva Martins.
Deux servantes de Dieu italiennes seront béatifiées au cours de la même célébration : Maria Pia Mastena (1881-1951), vierge, fondatrice des surs de la Sainte-Face, et Maria Crocifissa Curcio (1877-1957), vierge, fondatrice de la congrégation des Carmélites missionnaires de Sainte-Thérèse de lEnfant Jésus.
« Les serviteurs de Dieu que lEglise proclame bienheureux proposent à nouveau à chaque chrétien linvitation à marcher sur les chemins du Saigneur, comme des fils de la lumière, dans lengagement à annoncer lEvangile du Royaume », souligne le bureau des Célébrations liturgiques pontificales.
Les béatifications continueront le dimanche 20 novembre. Ce sont celles des 13 serviteurs de Dieu suivants:
Anacleto Gonzales Flores et 8 compagnons, martyrs
José Trinidad Rangel
Andrea Solá Molist
Leonardo Pérez
Dario Acosta ZuritaLe bureau des Célébrations liturgiques pontificales annonce également pour le 28 mai 2006 la béatification de Rita Amada De Jesus (1848-1913).
ZF05110803Annonce de la béatification de Charles de Foucauld
Par Mgr BouvierROME, Mardi 1er Novembre 2005 (ZENIT.org) Voici lannonce de la béatification de Frère Charles de Foucauld faite par le postulateur de sa cause, Mgr Maurice Bouvier, le 23 septembre dernier, comme lindique le site de la conférence des évêques de France (www.cef.fr). Frère Charles sera béatifié à Rome le 13 novembre.
Annonce de la béatification de Charles de Foucauld
23 septembre 2005
Le 17 février 2005, deux mois après le décret de reconnaissance dun miracle attribué à lintercession du vénérable Charles de Foucauld, un message de la Secrétairerie dEtat annonçait que le Saint-Père avait décidé que la cérémonie de béatification de Charles de Foucauld aurait lieu place Saint-Pierre à Rome le dimanche 15 mai 2005 en la fête de la Pentecôte et que seraient béatifiés avec lui un groupe de sept martyrs et trois religieuses.
La proximité entre la décision du décret ouvrant la voie à la prochaine béatification et la date de lévénement lui-même nous surprenait, nous obligeant à des préparatifs plus rapides que prévu. Mais il fallait sans doute y voir un indice du vif désir, plusieurs fois exprimé, du Souverain Pontife Jean Paul II de proclamer combien la vie et le message de Charles de Foucauld sont un signe pour notre temps, une voie de sainteté évangélique offerte aux chrétiens du 3e millénaire, une grâce manifeste de Dieu faite à toute lEglise et à chacun de ses membres.
Amis et disciples de frère Charles, nous avions accueilli dans la joie et laction de grâces cette proposition du Saint-Père. Ne venait-elle pas confirmer ce que nous sentions, depuis que nous fréquentons frère Charles et depuis quil nous accompagne les uns et les autres dans cette communion qui relie mystérieusement lEglise du ciel et celle de la terre ?
Jean Paul II, rappelé à Dieu le 2 avril, aura fêté tout autrement sa rencontre avec Charles de Foucauld. Dès le 5 avril, un message téléphonique de la Secrétairerie dEtat nous indiquait que la cérémonie prévue pour le dimanche de la Pentecôte était renvoyée à une date ultérieure, quil appartiendrait au prochain Pape de fixer. Peu après son élection, le Souverain Pontife Benoît XVI indiquait quil entendait présider seulement les canonisations et quil se ferait représenter pour les béatifications, lesquelles pourraient avoir lieu dans les diocèses ou les pays des bienheureux.
En ce qui concerne la béatification de Charles de Foucauld, le postulateur présentait une requête pour quelle soit maintenue à Rome. Le 11 juillet, un message de la Secrétairie dEtat faisait savoir que le Saint-Père en avait fixé la date au 13 novembre 2005 et le lieu en la basilique Saint-Pierre de Rome. Avec lui seront béatifiées deux religieuses appartenant à des congrégations italiennes.
Nous remercions le Seigneur qui nous fera vivre cet événement de la béatification de Charles de Foucauld le dimanche où la liturgie invite les chrétiens à porter leurs regards vers le Retour du Seigneur. Lors de cette cérémonie de béatification, cest en notre nom à tous que lévêque de Laghouat (Ghardaïa), Mgr Claude Rault, demandera au représentant du Saint-Père de bien vouloir mettre Charles de Foucauld dans la liste des Bienheureux et de permettre quil soit vénéré comme tel en certains lieux et par certains groupes de fidèles. La réponse à cette demande du peuple de Dieu sera précisément cette reconnaissance par lAutorité suprême de lEglise, reconnaissance qui nous permettra de vénérer le Bienheureux Charles de Foucauld. Son prénom et son nom seront suivis de la mention : prêtre diocésain, et aussi de cet autre nom : frère Charles de Jésus quil sétait donné pour vivre dans la Fraternité quil souhaitait rassembler pour porter lEvangile aux pauvres du Sahara.
Monseigneur Maurice BOUVIER, postulateur
Cause de canonisation de Charles de Foucauld
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--------------------------------------------------------------------------------Biographie de Charles de Foucauld
ROME, Mardi 1er Novembre 2005 (ZENIT.org) Frère Charles de Foucauld sera béatifié à Rome le 13 novembre. Cette biographie est publié par le site de la conférence des évêques de France (www.cef.fr).
Charles de Foucauld est né à Strasbourg le 15 septembre 1858. Il a une sur Marie, de 3 ans plus jeune que lui, qui épousera en 1884 Raymond de Blic. Les deux enfants deviennent orphelins en 1864. Charles a alors six ans. Son grand-père maternel le recueille avec sa sur et se charge de leur éducation. Après la guerre de 1870 et lannexion de lAlsace par lAllemagne, il choisit pour eux la nationalité française et vient habiter à Nancy.
Charles continue ses études au lycée de cette ville. La formation chrétienne de son enfance lui permet de faire une fervente Première Communion en 1872, mais elle ne va pas être assez solide pour laider dans son adolescence et, à partir de 1874, il perd la foi.
Il prépare son entrée à lEcole de Saint-Cyr pour devenir militaire et y est admis en 1876. Sous-lieutenant de cavalerie, il mène une vie assez désordonnée, ce qui ne lempêche pas de se montrer courageux dans les opérations militaires auxquelles il participe dans louest de lAlgérie.
En 1882, il donne sa démission de lArmée et entreprend un voyage dexploration dans le Maroc. La réussite de cette périlleuse expédition lui vaut honneurs et estime, lui ouvrant les portes du monde des géographes et des explorateurs.
Mais il est habité alors par une quête religieuse. Sous linfluence discrète de sa famille quil a retrouvée à Paris, il cherche à avoir des cours de religion et demande laide dun prêtre pour être éclairé sur la religion catholique. Il parle à ce prêtre, labbé Huvelin, à la fin octobre 1886, à léglise Saint-Augustin à Paris. Au lieu de lui donner un cours de religion, le prêtre linvite à se confesser et à communier : pour Charles cest la conversion, une grâce qui va le transformer pour la vie. Résolu de ne plus vivre désormais que pour ce Dieu de Jésus-Christ qui est venu à sa rencontre, il fait le pèlerinage de Terre sainte. Il y découvre quelle fut la vie humble et cachée du Fils de Dieu incarné en devenant cet homme Jésus, pauvre ouvrier à Nazareth. Attiré par le désir de laimer et de limiter de toutes ses forces, il décide de se faire moine trappiste.
Entré en 1890 au monastère de Notre-Dame-des-Neiges, en vue daller senfouir pour toujours dans une pauvre Trappe de Syrie, il cherche à avancer de plus en plus dans limitation de la vie de Jésus à Nazareth.
Six ans plus tard, il demande à quitter la Trappe ; on le lui accorde et en février 1897, il est autorisé à suivre sa vocation personnelle.
Suivant le conseil de labbé Huvelin, il se rend à Nazareth, demande à loger à la porte du couvent des Clarisses et se fait leur domestique. Il vit ainsi en ermite dans la prière, la pauvreté et la recherche de la volonté de Dieu sur lui. Au bout de trois ans, son désir dimiter Jésus dans sa Charité universelle lui fait accepter la perspective du sacerdoce. Il sy prépare à la Trappe de Notre-Dame-des-Neiges et, le 9 juin 1901, il est ordonné prêtre du diocèse de Viviers ; cest pourquoi il sera béatifié avec la qualification de « prêtre diocésain ».
Pour faire rayonner la Charité divine et porter la présence eucharistique aux pauvres des régions non-évangélisées, il pense aller au sud du Maroc, où il a voyagé autrefois, et sétablit pour cela à Beni-Abbès, aux confins algéro-marocains. Il ne pourra pas réaliser ce projet, mais Mgr Guérin, le premier préfet apostolique du Sahara, acceptera quil aille dans le sud algérien. Charles se fixe en 1905 à Tamanrasset, dans le Hoggar, au pays des Touaregs. Il apprend leur langue pour devenir proche de tous et pour sauver leur culture.
Il cherche, en utilisant au mieux les ressources apportées par la nation colonisatrice quest la France, à promouvoir leur progrès humain, intellectuel et moral, les préparant ainsi à découvrir un jour ce qui fait le secret de sa vie religieuse. A Tamanrasset comme à Beni-Abbès, les compagnons espérés ne viendront pas ; il y reste seul, mais il veut quen France on partage la responsabilité missionnaire qui est la sienne, et il envisage en ce but une « confrérie » qui unirait toutes les bonnes volontés chrétiennes dans un grand réseau au service de ces pays en cours de développement et non touchés par le message évangélique.
Il meurt dans un guet-apens devant son ermitage, victime dun coup de feu, le 1er décembre 1916.
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site Zenith
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