Nouvelles du 29-01- 2011

St François de Sales
Texte Pris sur le site Fides


MESSAGE DU SAINT-PÈRE BENOÎT XVI
POUR LA 45ème JOURNÉE MONDIALE
DES COMMUNICATIONS SOCIALES

le 5 Juin 2011

Texte intégral ci-dessous

Vérité, annonce et authenticité de vie à l’ère du numérique

Message pour la prochaine Journée mondiale des communications sociales


VATICAN - Message pour la Journée mondiale des Communications sociales : « même dans le monde numérique il ne peut y avoir d’annonce d'un message sans un cohérent témoignage de la part de qui l’annonce »

Cité du Vatican (Agence Fides) – « Comme tout autre fruit de l’ingéniosité humaine, les nouvelles technologies de la communication doivent être mises au service du bien intégral de la personne et de l'humanité entière. Sagement employées, elles peuvent contribuer à satisfaire le désir de sens, de vérité et d'unité qui reste l'aspiration la plus profonde de l'être humain ». Il s’agit d’un extrait du Message du Saint-Père Benoît XVI pour la 45° Journée mondiale des Communications sociales qui cette année sera célébrée le dimanche 5 juin et portera sur le thème : « Vérité, annonce et authenticité de vie à l’ère du numérique ».

Le Message souligne que « Les nouvelles technologies ne changent pas seulement le mode de communiquer, mais la communication en elle-même ». Dans le monde numérique, la communication est considéré d’abord et avant tout « comme dialogue, échange, solidarité et création de relations positives ». Toutefois, cette conception se heurte à un certain nombre de limites : « la partialité de l'interaction, la tendance à communiquer seulement quelques aspects de son monde intérieur, le risque de tomber dans une sorte de construction de l'image de soi qui peut conduire à l’auto complaisance ».

Le Pape met en évidence le fait que ce sont surtout les jeunes qui vivent ce changement radical de la communication, caractérisé par « l'implication toujours majeure dans l’arène numérique publique, celle créée par ce qu’on appelle les social network », poursuivant : « La présence dans ces espaces virtuels peut être le signe d'une recherche authentique de rencontre personnelle avec l'autre si l’on est attentif à en éviter les dangers, ceux de se réfugier dans une sorte de monde parallèle, ou l'addiction au monde virtuel ». L’opportunité « de se rencontrer au-delà des frontières de l'espace et des cultures, inaugurant ainsi un tout nouveau monde d’amitiés potentielles » comporte toutefois des risques contre lesquels le Saint-Père met en garde, en concluant : « Il est important de se rappeler toujours que le contact virtuel ne peut pas et ne doit pas se substituer au contact humain direct avec les personnes à tous les niveaux de notre vie ».

Dans la deuxième partie du Message, le Pape rappelle que « même dans l'ère numérique, chacun est placé face à la nécessité d'être une personne sincère et réfléchie ». En outre, il « existe un style chrétien de présence également dans le monde numérique… Communiquer l'Évangile à travers les nouveaux media signifie non seulement insérer des contenus ouvertement religieux dans les plates-formes des divers moyens, mais aussi témoigner avec cohérence, dans son profil numérique et dans la manière de communiquer, choix, préférences, jugements qui soient profondément cohérents avec l'Évangile, même lorsqu'on n’en parle pas explicitement. Du reste, même dans le monde numérique il ne peut y avoir d’annonce d'un message sans un cohérent témoignage de la part de qui l’annonce ».

Dans la partie conclusive du Message, Benoît XVI met en évidence que « la vérité de l'Évangile n'est pas quelque chose qui puisse être objet de consommation, ou d’une jouissance superficielle, mais un don qui requiert une libre réponse.

Même proclamée dans l'espace virtuel du réseau, elle exige toujours de s'incarner dans le monde réel et en relation avec les visages concrets des frères et soeurs avec qui nous partageons la vie quotidienne… Même dans ce champ, nous sommes appelés à annoncer notre foi que le Christ est Dieu, le Sauveur de l'homme et de l'histoire… La vérité qui est le Christ, en dernière analyse, est la réponse pleine et authentique à ce désir humain de relation, de communion et de sens qui émerge même dans la participation massive aux divers réseaux sociaux - social network ». (SL) (Agence Fides 24/01/2011)

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Texte intégral

Vérité, annonce et authenticité de vie à l’ère du numérique

Chers frères et soeurs,

A l’occasion de la 45ème Journée Mondiale des Communications Sociales, je désire partager quelques réflexions, suscitées par un phénomène caractéristique de notre temps: l’expansion de la communication à travers le réseau Internet. La conviction est toujours plus répandue que, comme la révolution industrielle produisit un profond changement dans la société à travers les nouveautés introduites dans le cycle de production et dans la vie des travailleurs, ainsi, aujourd'hui, la profonde transformation en acte dans le champ des communications guide le flux de grands changements culturels et sociaux. Les nouvelles technologies ne changent pas seulement le mode de communiquer, mais la communication en elle-même. On peut donc affirmer qu'on assiste à une vaste transformation culturelle. Avec un tel système de diffusion des informations et des connaissances, naît une nouvelle façon d'apprendre et de penser, avec de nouvelles opportunités inédites d'établir des relations et de construire la communion.

On explore des objectifs auparavant inimaginables, qui suscitent de l’étonnement à cause des possibilités offertes par les nouveaux moyens et, en même temps, exigent toujours plus impérativement une sérieuse réflexion sur le sens de la communication dans l'ère numérique. Cela est particulièrement évident face aux potentialités extraordinaires du réseau Internet et la complexité de ses applications. Comme tout autre fruit de l’ingéniosité humaine, les nouvelles technologies de la communication doivent être mises au service du bien intégral de la personne et de l'humanité entière. Sagement employées, elles peuvent contribuer à satisfaire le désir de sens, de vérité et d'unité qui reste l'aspiration la plus profonde de l'être humain.

Dans le monde numérique, transmettre des informations signifie toujours plus souvent les introduire dans un réseau social, où la connaissance est partagée dans le contexte d'échanges personnels. La claire distinction entre producteur et consommateur de l'information est relativisée et la communication tendrait à être non seulement un échange de données, mais toujours plus encore un partage. Cette dynamique a contribué à une appréciation renouvelée de la communication, considérée avant tout comme dialogue, échange, solidarité et création de relations positives. D'autre part, cela se heurte à certaines limites typiques de la communication numérique : la partialité de l'interaction, la tendance à communiquer seulement quelques aspects de son monde intérieur, le risque de tomber dans une sorte de construction de l'image de soi qui peut conduire à l’auto complaisance.

Les jeunes, surtout vivent ce changement de la communication, avec toutes les angoisses, les contradictions et la créativité propre à ceux qui s'ouvrent avec enthousiasme et curiosité aux nouvelles expériences de la vie. L'implication toujours majeure dans l’arène numérique publique, celle créée par ce qu’on appelle les social network, conduit à établir des nouvelles formes de relations interpersonnelles, influence la perception de soi et pose donc, inévitablement, la question non seulement de l'honnêteté de l’agir personnel, mais aussi de l'authenticité de l’être. La présence dans ces espaces virtuels peut être le signe d'une recherche authentique de rencontre personnelle avec l'autre si l’on est attentif à en éviter les dangers, ceux de se réfugier dans une sorte de monde parallèle, ou l'addiction au monde virtuel. Dans la recherche de partage, d'« amitiés », on se trouve face au défi d'être authentique, fidèle à soi-même, sans céder à l'illusion de construire artificiellement son « profil » public.

Les nouvelles technologies permettent aux personnes de se rencontrer au-delà des frontières de l'espace et des cultures, inaugurant ainsi un tout nouveau monde d’amitiés potentielles. Ceci est une grande opportunité, mais comporte également une attention plus grande et une prise de conscience par rapport aux risques possibles. Qui est mon «prochain» dans ce nouveau monde ? N’y a-t-il pas le danger d'être moins présent à ceux que nous rencontrons dans notre vie quotidienne ordinaire ? N’y a-t-il pas le risque d'être plus distrait, parce que notre attention est fragmentée et absorbée dans un monde «différent» de celui dans lequel nous vivons? Avons-nous le temps d’opérer un discernement critique sur nos choix et de nourrir des rapports humains qui soient vraiment profonds et durables ? Il est important de se rappeler toujours que le contact virtuel ne peut pas et ne doit pas se substituer au contact humain direct avec les personnes à tous les niveaux de notre vie.

Même dans l'ère numérique, chacun est placé face à la nécessité d'être une personne sincère et réfléchie. Du reste, les dynamiques des social network montrent qu'une personne est toujours impliquée dans ce qu’elle communique. Lorsque les personnes s'échangent des informations, déjà elles partagent d’elles-mêmes, leur vision du monde, leurs espoirs, leurs idéaux. Il en résulte qu'il existe un style chrétien de présence également dans le monde numérique : il se concrétise dans une forme de communication honnête et ouverte, responsable et respectueuse de l'autre. Communiquer l'Évangile à travers les nouveaux media signifie non seulement insérer des contenus ouvertement religieux dans les plates-formes des divers moyens, mais aussi témoigner avec cohérence, dans son profil numérique et dans la manière de communiquer, choix, préférences, jugements qui soient profondément cohérents avec l'Évangile, même lorsqu'on n’en parle pas explicitement. Du reste, même dans le monde numérique il ne peut y avoir d’annonce d'un message sans un cohérent témoignage de la part de qui l’annonce. Dans les nouveaux contextes et avec les nouvelles formes d'expression, le chrétien est encore une fois appelé à offrir une réponse à qui demande raison de l'espoir qui est en lui (cf. 1P 3,15).

L'engagement pour un témoignage de l'Évangile dans l'ère numérique demande à tous d'être particulièrement attentif aux aspects de ce message qui peuvent défier quelques-unes des logiques typiques du web. Avant tout, nous devons être conscients que la vérité que nous cherchons à partager ne tire pas sa valeur de sa «popularité» ou de la quantité d'attention reçue. Nous devons la faire connaître dans son intégrité, plutôt que chercher à la rendre acceptable, peut-être «en l’édulcorant». Elle doit devenir un aliment quotidien et non pas une attraction d'un instant. La vérité de l'Évangile n'est pas quelque chose qui puisse être objet de consommation, ou d’une jouissance superficielle, mais un don qui requiert une libre réponse. Même proclamée dans l'espace virtuel du réseau, elle exige toujours de s'incarner dans le monde réel et en relation avec les visages concrets des frères et soeurs avec qui nous partageons la vie quotidienne. Pour cela les relations humaines directes restent toujours fondamentales dans la transmission de la foi!

Je voudrais inviter, de toute façon, les chrétiens à s'unir avec confiance et avec une créativité consciente et responsable dans le réseau de relations que l'ère numérique a rendu possible. Non pas simplement pour satisfaire le désir d'être présent, mais parce que ce réseau est une partie intégrante de la vie humaine. Le web contribue au développement de nouvelles et plus complexes formes de conscience intellectuelle et spirituelle, de conviction partagée. Même dans ce champ, nous sommes appelés à annoncer notre foi que le Christ est Dieu, le Sauveur de l'homme et de l'histoire, Celui dans lequel toutes choses trouvent leur accomplissement (cf. Ep. 1, 10). La proclamation de l'Évangile demande une forme respectueuse et discrète de communication, qui stimule le coeur et interpelle la conscience; une forme qui rappelle le style de Jésus Ressuscité lorsqu’il se fit compagnon sur le chemin des disciples d'Emmaüs (cf. Lc 24,13-35), qui furent conduits graduellement à la compréhension du mystère à travers la proximité et le dialogue avec eux, pour faire émerger avec délicatesse ce qu’il y avait dans leur coeur.

La vérité qui est le Christ, en dernière analyse, est la réponse pleine et authentique à ce désir humain de relation, de communion et de sens qui émerge même dans la participation massive aux divers réseaux sociaux - social network. Les croyants, en témoignant leurs plus profondes convictions, offrent une précieuse contribution pour que le web ne devienne pas un instrument qui réduise les personnes à des catégories, qui cherche à les manipuler émotivement ou qui permette à qui est puissant de monopoliser les opinions des autres. Au contraire, les croyants encouragent tous à maintenir vivantes les questions éternelles de l’homme, qui témoignent de son désir de transcendance et de sa nostalgie pour des formes de vie authentique, digne d'être vécue. C’est sûrement cette tension spirituelle profondément humaine qui est derrière notre soif de vérité et de communion et qui nous pousse à communiquer avec intégrité et honnêteté.

J'invite surtout les jeunes à faire bon usage de leur présence dans l'arène numérique. Je leurs renouvelle mon rendez-vous à la prochaine Journée Mondiale de la Jeunesse de Madrid dont la préparation doit beaucoup aux avantages des nouvelles technologies. Pour les opérateurs de la communication j’invoque de Dieu, par l’intercession de leur saint Patron François de Sales, la capacité d'effectuer toujours leur travail avec grande conscience et avec un sens professionnel scrupuleux. J’adresse à tous ma Bénédiction Apostolique.

Du Vatican le 24 janvier 2011, fête de Saint François de Sales.


BENEDICTUS PP. XVI

 


site Fides
2010-01-29
St François de Sales


MESSAGE OF THE HOLY FATHER BENEDICT XVI
FOR THE 45th WORLD COMMUNICATIONS DAY 2011

5th June 2011

Truth, Proclamation and Authenticity of Life in the Digital Age

Below full text

Entire networks of friends, chat rooms open all day and night, instant news and entertainment on our phones, ipods or ipads. There is no doubt that with all the latest digital technology, we’re more connected than ever before. Yet paradoxically many experts says we’re now less able to communicate and more lonely, searching for some kind of ‘real’ meaning in our lives.

That’s why Pope Benedict’s message for this year’s World Communications Day is entitled ‘Truth, Proclamation and Authenticity of Life in the Digital Age, calling for a creative and responsible use of the latest technologies in order to communicate the lasting truth of God’s love for the world.
The Pope’s message, released on Monday, notes all the positive developments offered by the new media which, at the same time however, demand a serious reflection on the true significance of communication.

Young people, in particular, he says, are increasingly involved in social networks, posing important questions about the authenticity of one’s own being. In the search for sharing and finding new “friends”, the message stresses, there is the challenge to be authentic and faithful, and not give in to the illusion of constructing an artificial public profile for oneself. It is important, the Pope reminds us, always to remember that virtual contact cannot and must not take the place of direct human contact with people at every level of our lives.

Archbishop Claudio Celli heads the Pontifical council for Social Communications which is responsible for helping the Pope draw up this annual message. He told Philippa Hitchen that in his message Pope Benedict expresses the great positive aspects offered to the human being today to communicate. (Radio Vatican)

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Truth, Proclamation and Authenticity of Life in the Digital Age

Dear Brothers and Sisters,

On the occasion of the 45th World Day of Social Communications, I would like to share some reflections that are motivated by a phenomenon characteristic of our age: the emergence of the internet as a network for communication. It is an ever more commonly held opinion that, just as the Industrial Revolution in its day brought about a profound transformation in society by the modifications it introduced into the cycles of production and the lives of workers, so today the radical changes taking place in communications are guiding significant cultural and social developments. The new technologies are not only changing the way we communicate, but communication itself, so much so that it could be said that we are living through a period of vast cultural transformation. This means of spreading information and knowledge is giving birth to a new way of learning and thinking, with unprecedented opportunities for establishing relationships and building fellowship.

New horizons are now open that were until recently unimaginable; they stir our wonder at the possibilities offered by these new media and, at the same time, urgently demand a serious reflection on the significance of communication in the digital age. This is particularly evident when we are confronted with the extraordinary potential of the internet and the complexity of its uses. As with every other fruit of human ingenuity, the new communications technologies must be placed at the service of the integral good of the individual and of the whole of humanity. If used wisely, they can contribute to the satisfaction of the desire for meaning, truth and unity which remain the most profound aspirations of each human being.

In the digital world, transmitting information increasingly means making it known within a social network where knowledge is shared in the context of personal exchanges. The clear distinction between the producer and consumer of information is relativized and communication appears not only as an exchange of data, but also as a form of sharing. This dynamic has contributed to a new appreciation of communication itself, which is seen first of all as dialogue, exchange, solidarity and the creation of positive relations. On the other hand, this is contrasted with the limits typical of digital communication: the one-sidedness of the interaction, the tendency to communicate only some parts of one’s interior world, the risk of constructing a false image of oneself, which can become a form of self-indulgence.

Young people in particular are experiencing this change in communication, with all the anxieties, challenges and creativity typical of those open with enthusiasm and curiosity to new experiences in life. Their ever greater involvement in the public digital forum, created by the so-called social networks, helps to establish new forms of interpersonal relations, influences self-awareness and therefore inevitably poses questions not only of how to act properly, but also about the authenticity of one’s own being. Entering cyberspace can be a sign of an authentic search for personal encounters with others, provided that attention is paid to avoiding dangers such as enclosing oneself in a sort of parallel existence, or excessive exposure to the virtual world. In the search for sharing, for “friends”, there is the challenge to be authentic and faithful, and not give in to the illusion of constructing an artificial public profile for oneself.

The new technologies allow people to meet each other beyond the confines of space and of their own culture, creating in this way an entirely new world of potential friendships. This is a great opportunity, but it also requires greater attention to and awareness of possible risks. Who is my “neighbour” in this new world? Does the danger exist that we may be less present to those whom we encounter in our everyday life? Is there is a risk of being more distracted because our attention is fragmented and absorbed in a world “other” than the one in which we live? Do we have time to reflect critically on our choices and to foster human relationships which are truly deep and lasting? It is important always to remember that virtual contact cannot and must not take the place of direct human contact with people at every level of our lives.

In the digital age too, everyone is confronted by the need for authenticity and reflection. Besides, the dynamic inherent in the social networks demonstrates that a person is always involved in what he or she communicates. When people exchange information, they are already sharing themselves, their view of the world, their hopes, their ideals. It follows that there exists a Christian way of being present in the digital world: this takes the form of a communication which is honest and open, responsible and respectful of others. To proclaim the Gospel through the new media means not only to insert expressly religious content into different media platforms, but also to witness consistently, in one’s own digital profile and in the way one communicates choices, preferences and judgements that are fully consistent with the Gospel, even when it is not spoken of specifically. Furthermore, it is also true in the digital world that a message cannot be proclaimed without a consistent witness on the part of the one who proclaims it. In these new circumstances and with these new forms of expression, Christian are once again called to offer a response to anyone who asks for a reason for the hope that is within them (cf. 1 Pet 3:15).

The task of witnessing to the Gospel in the digital era calls for everyone to be particularly attentive to the aspects of that message which can challenge some of the ways of thinking typical of the web. First of all, we must be aware that the truth which we long to share does not derive its worth from its “popularity” or from the amount of attention it receives. We must make it known in its integrity, instead of seeking to make it acceptable or diluting it. It must become daily nourishment and not a fleeting attraction. The truth of the Gospel is not something to be consumed or used superficially; rather it is a gift that calls for a free response. Even when it is proclaimed in the virtual space of the web, the Gospel demands to be incarnated in the real world and linked to the real faces of our brothers and sisters, those with whom we share our daily lives. Direct human relations always remain fundamental for the transmission of the faith!

I would like then to invite Christians, confidently and with an informed and responsible creativity, to join the network of relationships which the digital era has made possible. This is not simply to satisfy the desire to be present, but because this network is an integral part of human life. The web is contributing to the development of new and more complex intellectual and spiritual horizons, new forms of shared awareness. In this field too we are called to proclaim our faith that Christ is God, the Saviour of humanity and of history, the one in whom all things find their fulfilment (cf. Eph 1:10). The proclamation of the Gospel requires a communication which is at once respectful and sensitive, which stimulates the heart and moves the conscience; one which reflects the example of the risen Jesus when he joined the disciples on the way to Emmaus (cf. Lk 24:13-35). By his approach to them, his dialogue with them, his way of gently drawing forth what was in their heart, they were led gradually to an understanding of the mystery.

In the final analysis, the truth of Christ is the full and authentic response to that human desire for relationship, communion and meaning which is reflected in the immense popularity of social networks. Believers who bear witness to their most profound convictions greatly help prevent the web from becoming an instrument which depersonalizes people, attempts to manipulate them emotionally or allows those who are powerful to monopolize the opinions of others. On the contrary, believers encourage everyone to keep alive the eternal human questions which testify to our desire for transcendence and our longing for authentic forms of life, truly worthy of being lived. It is precisely this uniquely human spiritual yearning which inspires our quest for truth and for communion and which impels us to communicate with integrity and honesty.

I invite young people above all to make good use of their presence in the digital world. I repeat my invitation to them for the next World Youth Day in Madrid, where the new technologies are contributing greatly to the preparations. Through the intercession of their patron Saint Francis de Sales, I pray that God may grant communications workers the capacity always to carry out their work conscientiously and professionally. To all, I willingly impart my Apostolic Blessing.

From the Vatican, 24 January 2011, Feast of Saint Francis de Sales

BENEDICTUS PP. XVI